Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 20 mai 1863, mercredi 20 mai 1863
7èine année.QUEBEC, MERCREDI 20 MAI IS03.Numéro 4*r».ïp (£0 u r r i r r JOURNAL DES INTERETS CANADIENS >.\uqry ^ ^te^r.^ro^rlétaireï—UEGER B ROUSSEAU* TF.CROIS J’ESRÈRB F.T VATA*" Italie.Ruine, 25 avril 1863.Nous avons vu encore cette semaine des journaux ullinner que la santé du Saint-Père est.chancelante, et chercher, en dépit de la vérité et des démentis réitérés, à répandre l'inquiétude au sein du inonde catholique.Il faut avoir le privilège d’une hardiesse incomparable pour venir ainsi affronter le témoignage accablant.de 50,000 étrangers (pu nous quittent tous les jours, et cpii s'en vont se répandant par toute l'Europe, attestant ce qu'ils ont vu de leurs propres yeux, et donnant les démentis les plus robustes et les plus accentués aux assertions mensongères d'une presse qui sc souvient, du: Mentez, mentez toujours! île Voltaire, et tient au triste honneur de mettre cette maxime en pratique.La santé du Pape est bonne et ne laisse rien à désirer pour le moment.L’épreuve et la fatigue des fonctions de la semaine sainte et des cérémonies des fêtes de Pâques, parfaitement supportées, ont dissipé bien des inquiétudes et ranimé bien des confiances dont l'affectueuse so licitude avait été éveillée par quelques accidens survenus dans la situation normale de Sa Sainteté.Cette préoccupation liliale de la saute du Souverain-Pontife est générale dans le monde catholique; vous ne sauriez vous faire l'idée du nombie de lettres écrites à ce sujet, soit directement au Pape, soit à ceux «pii l'entourent, soit à différentes personnes de Home.Chacun croit posséder un remède souverain et est convaincu (pic si le Saint-Père voulait suivre les conseils indiqués, il sc verrait délivré à l'instant et préservé à tout jamais de toutes les misères humaines.Le Pape doit quitter Home, le 0 ou le 7 mai, pour quelques jours.Sa Sainteté visitera diver-cs localités dans les délégations de Velletri et de Frosinone.Elle se rendra entre autre à Sermoncta, où elle vient de faire restaurer l'ancienne abbaye du lieu, dont les droits du patronage lui ont été cédés dernièrement par le duc de Gaétani, et à Anagni, où elle assistera à l'inauguration des beaux travaux hydrauliques que l'on doit a un habile ingénieur français, M.Pounet, et qui doivent fournir à cette ville des eaux en abondance.Ce voyage durera plusieurs jours et sc fera entre la fête de saint Pie V et celle de l’Ascension de Noire-Seigneur.Un sait (pie, ce jour-là, le Pane se rend à Saint-Jcan-dê-Latran, où il tient chapelle papale et où il donne la bénédiction papale du haut de la grande loge clémentine.# La mort du cardinal ayant amené la vacance de diverses charges, le Souverain-Pontife vient d’y pourvoir en partie.11 a nommé secrétaire des brefs Son Eminence le cardinal Clarelli.qui cesse il être préfet de la congrégation (les évêques et réguliers.11 est remplacé dansées fonctions par le cardinal Quaglia.Le cardinal Asquini est nommé préfet de la S.congrégation de l'immunité ecclésiastique, et le cardinal Panebianco, de l'ordre des mineurs conventuels, préfet de la congrégation des indulgences et des SS.Reliques.La lettre du cardinal Pentini au Jour-nul il*' Home, dans laquelle il proteste de son inviolable attachement au Saint-Siège et à son pouvoir temporel, a fort déconcerté nos italianissimes.Ils avaient fait grand bruit, comme vous savez, d'un certain incident du dernier consistoire et voulaient faire croire que le nouveau prince de 1 Eglise était en dissidence d o-piniou avec le reste du Sacré-Collège.Aujourd'hui, ils gardent, le silence dans leurs feuilles, se bornant à faire éclater leur rude mécontentement dans la conversation et les réunions privées.Si Son Eminence a perdu l'estime de messieurs les unitaires,—ce à quoi elle tenait fort peu, crovons-nous,—elle aura été amplement dédommagée par la joie qu'elle a procure au cœur des amis du Saint-Siège et par les nombreuses félicitations qu'on lui a prodiguées de tous les côtés.La reine de Naples a été reçue, en audience particulière, par le Saint-Père, samedi dernier.L'entrevue a duré plus (le cinq quarts d'heure.Le roi était présent et on leur a rendu, au Vatican, tous les honneurs dûs aux tètes couronnées.La reine a commencé à recevoir.Elle avait refusé dans les premiers jours de -«•n arrivée, d'accueillir les nombreuses demandes d’audience qui lui étaient a./essées et les avait ajournées jusqu'après sa visite au Pape.La joie est entrée avec elle au palais Farnèse; avec clic reviendra aussi l'union et l'accord dans les rangs des Napolitains et des serviteurs de François 11, et ce beau spectacle, dont nous avons été les témoins au retour de Marie-Sophie, ou tous les rangs et tous les partis se trouvaient confondus dans les mêmes sentiments de respect et d’amour, portera d'heureux fruits et conduira a une communauté de désirs et d'efforts sans lesquels un parti ne saurait espérer rien de grand, de sérieux et de durable.Les deux carrousels qu'un des escadrons du 4e hussards nous a donnés jeudi 10 et dimanche (lenders, sous l'habile direction de M.le capitaine de Kerhué, ont été fort brilla ns et très applaudis.La foule de spectateurs à la villa Bor-glièsc était énorme.Durant près de trois heures, les hussards, ont execute, avec autant d'ent rain que d'habileté, les divers exercices usités en pareil cas sous les yeux charmés de la population.Aucun accident n est venu diminuer la joie générale, de sorte (pic ces deux jours ont été deux bonnes journées pour tous; pour les Romains qui ont joui d'un charmant spectacle, pour AIM.les hussards dont 1 adresse et le courage ont été chaleureusement applaudis enfin poulies établissements charitables (pii ont fait une abondante recette et rempli leur petit trésor d'un secours inespéré.On se préoccupe toujours dans certains cercles de 1 audacieux enlèvement des papiers du procès Yemmzi et Faust i.Il parait (pie cette soustraction est moins importante qu'on l'avait cru d’abord, et (pie l'action de la justice, (pie l'on avait cru pouvoir entraver, n'en suivra jais moins son cours.On dit même que le tribunal criminel ne tardera pas a prononcer sa sentence dans les affaires Yc-nanzi et Faust i.Les eiifans Maggiori, complices de la soustraction, se sont i\ fu-giés à Najdes.Les religieux du couvent de St.-Uliry-sostôme ont célébré, au commencement de la semaine, un Tri duo en l’honneur de saint Michel de Sanctis, (pii a attire une foule des plus considérables des lidc-les.Le concours a été continuel dans cette église décorée avec un luxe, une profusion de riches ornemenset en même temps avec un goût et un art extraordinaires.Le Sotiverain-Rontife s'y est rendu dans la soirée de mercredi pour prier devant les reliques du saint.Son | passage à travers le Tran-tevere a été salue par les plus vifs npphiudisscmcns des liabitans de ce quartier qui, on lésait, ont la prétention d'être les seuls et uniques deseendnns des vieux Romains.Les cérémonies religieuses ont été toutes faites ou présidées par descvèqties ou des cardinaux, et la chaire sacrée a été occupée par des orateurs des plus distingues.Le dernier jour du tiiduo, le sermon, ou plutôt le panégyrique du saint, a etc prêché par S.Em.le cardinal Altieri, camerlingue de la sainte Eglise romaine.Mardi dernier, la congrégation des rites s’est réunie au palais du Vatican pour la décision préparatoire sur les miracles proposés pour la canonisation de la bienheureuse Marie-Françoise des plaies de Jésus, Tertiaire professe de la réforme de saint Pierre d'Alcantara.On sait que d’ordinaire une cause qui a subi les épreuves anti-préparatoires et préparatoires, est promptement soumise a la congrégation générale qui termine le procès de la canonisation.De sorte que la cérémonie de la canonisation se fera probablement dans le cours de l'année.Aujourd'hui a du s'ouvrir l'exposition de l'Académie française à Rome pour les travaux des pensionnaires de cet établissement ; elle durera huit jours.Je vous en parlerai dans une prochaine lettre.M.l'abbé Uugo, neveu, si je ne me trompe, de AL Victor iJugo, vient de mourir à Rome duns rétablissement de îSaint-Louis-des-Français où il se trouvait depuis quelques mois.AI.Renet, l'auteur des beaux travaux sur les catacombes de Rome, a été reçu derniùremert, en audience particulière, par le Saint-Père qui l'a accueilli de la manière la plus bienveillante.11 a mis sous les yeux de Sa Sainteté le résultat de ses longs et fructueux efforts et lui a lait don de son ouvrage enrichi de tout ce que l'art de la reliure peut produire de plus remarquable.Le Saint-Père a daigné agréer avec bonté l'offrande et adresser à l'auteur les félicitations les plus flatteuses sur la beauté de son œuvre.—(L'Union.) a u foi.Si mon pauvre petit écrit peut peut faire un seul ami à notre bien 44 aimé Père, j'en serai mille lois heureux.” Le grand cœur et la grande foi de AI.Veuillot se révèlent tout entiers dans ces quelques lignes.'’ Une traduction espagnole de cet écrit de M.Louis Veuillot a déjà paru à Ma-drnl, et nous apprenons (pi un écrivain distingué de l'Allemagne lui écrit pour demander l'autorisation de publier une traduction allemande.Bakuiki:.On écrit de Naples, à ia Gaz*tic Ju Midi : 44 Un procès vraiment gigantesque vient d'étre jugé à Lanciam», c’est celui de la réaction nui a ou lieu le Samedi-Saint de 1801, a Castigliono (Ahruzze citérieure).Le ministère public a employé neuf heures de suite pour soutenir l'accusation.Les avocats chargés de la défei se oui parlé pendant deux séances sible sans des lois exceptionnelles, ce qui, en bon italien, signifie état de siège, fusillades .-ans aucune forme de procès, déportations, emprisonnements, etc., etc.Le bruit court à Païenne qu'un bataillon (lu 4Se de ligne a été mis en déroute dans les campagnes dcTermini pai les insurgés.Ce qui est certain, c'est i • « L’instruction du procès delà princesse Sciarra Barborini est terminé ; on pense qu’elle ne tardera pas à s'asseoir sur les bancs de la Cour d assise, et bien qu'il n’y ait aucune preuve contre elle, on envisage sa condamnation comme certaine.Son défenseur, M.Tarentini, vient de publier un brillant Mémorandum, où il expose les raisons qui avait amené la # princesse a Naples, et réfute avec beau- j quo plusieurs colonnes mobiles sont par-coup d enorgie toutes les aecusaiins mi- ties pour aller renforcer celles qui se ses a la charge de sa cliente par les sbi- trouvaient en marche depuis quelque jours, et (ju'àfcPalerme il n'est resté cju'tin petit nombre de soldats, signe évident que les affaires ne vont pas bien poulies Piémontais.En attendant, le décret de la garde notionale mobile commence à avoir son exécution ; déjà on a afliché à l'IIôtel-de-Y ille les listes des jeunes gens des classes de 1840, 1841 et 1842, ce qui produit une grande fermentation.Aussi, Y res piémontais.Le jeudi 10, vers minuit, six individus du bas peuple so sont présentés dans une espèce de restaurant nommé la Pizzeria di Tenta, situé an quartier du Piirgaturiu, et là, en presence d'une dizaine d'individu-(jni coupaient,ils intimèrent l’ordre au propriétaire do dépendre les portrait & de \ ictor-Emmnnuel et de Garibaldi, ainsi que le drapeau piémon- tais qui ornaient hs murs, et de mettre l’on ne rencontre partout (pie des liotn-lo tout au fou : ordre qui fut scrupuleuse- mes du peunlci frémissants et des fem* 'N,c' r" lm"V l,,;iKUUn ment exécuté ; ensuite, leur audace au- 1 me.- eu pieu.*, nui maudissent le galant- l sep ^ lûmes c mutin ., a pi < .-.ic eut a mentant, ils ordonnèrent au chef de l’é- homvit et nui font des prières pour le re- / I 0 * t ^ I V • 1 I II N V II V I VI v AV W I U 111 I * 'U i V.consacre sept heures au resume des de- , tabii|1.,.,1It.nt ,-e raser su barbe (la barbe I f ur de Franeoi0 II.bats ei a posé au jury 4,125 question-.La Cour s’est constituée en permanente le Jo mai- et n’en est sortie que le 4 avril, à sept heures du soir.k* Le- j u rés sont restés lin jour*el deux nuits dans la salie (h s délibérations.Us ont émi- un verdict de culpabilité contre tous les accusés, moins deux, qui ont été aussitôt remis en liberté.Il y en a est maintenant à Naple.- un signe révo- Au palais royal, on fait des préparatifs I .* ! .* • • i .• ‘ i « • » — « .• j.• # i lutionnaire) ; après quoi ils partirent tranquil lenient, sans que personne ait osé aller chercher la three publique.Tout le monde a « té bien étonné do voir, le lendemain matin, AI.Tcshi sans barbe lui qui en avait une si belle et qui en faisait parade.Ce petit épisode a égaye beaucoup les habitants du quartier et tou- i ., .* .j \ e uuiiueoui> ies miuiiaiiTS un quartier ( eu vmgt-Jimt condamnes a mort, r vin- .v., / i i r , r*.» »• , • , n , a expose le clicl de 1 etablissement a toi et un condamnes aux travaux forces ou oc* î;.t.» , ., .,, .i tes soir es de ( ttoiioets.n la reclusion.Contrairement a beau- i i • , ., L ne quarantaine de réfractaires (.coup de sentences, on observe dans cel- , i i ., i » -il d ancien» soldais qui partaient pour a Ic-ci que les peines les plus graves trap- i, .- .i.,, i .i V, J „ - * -, - i ! , * , .1 ici le oinaie les bandes ont etc arrête Ic-ei que les peu lies les plus graves frappent le pins grand nombre, et les peine* moindres la minorité des accusés, pres- et rjm j>ai raient pour aller rejoindre les bandes ont été arrêtés par la police dans la nuit du 10 au 17 : le matin, on les a vus traverser la ville • i • • iv iiimuii.vu u * «o ua»çirvi ui > 11 » que en îu’oponion directe.Enfin, coin- i , ttvt ,, • , 1 .* ., ’ .; attaches et eminenottes comme le vile- nie s: tout devait ctre taial dans ce juge- j crilniiad- ment, il s’est rencontré que, malgré tant it„.\ \ „ i .1 1 n L ne immense bombe en papier carton a éclaté dan» lequarlici de la lie légion de circonstances qui pouvaient e.i r» tarder 1 instant, il a été prononcé just( ment le Samedi-Saint de l'atinee iS(ï:j, deux ans après, jour pour j mr, la consomma-tiofi des délits.< )n ne dît pas si les nombreux accusés oui interjeté appel.Sans doute qu'ils se consultent.* b vient de Sicile des nouvelles fort «;•,.•,• , • .• „ • » .i • .tonctjoiiuaires (.le la légion et les ont inquiétantes.Les ournaux sont remtjiis- i .¦ » » ,, •- • , , j , • , .‘ .I obliges de liuttre en retraite dans le de suspensions, de restrictions, d articles pour l'arrivée prochaine du lils aine de Yictor-Emmanuel, le prince Humbert.< )n dit qu'il va eu Sicile pour apaiser le mécontentement.Dans la nuit du 11 courant, les barques de la Questurel (pii silonnent les mers ont surpris, tout près du cap Gallo, une barque de jurâtes qui donnait l'assaut à un petit navire qui venait de vendre du vin à Baienne.Il y eut un coin- v bat d'une heure entre les agents de la Questure et les pirates ; mais enfin, ces derniers ont pris ia fuite.Pologne.On écrit de Yarsovic les intéressants renseignement.- qui suivent : Les nouvelles de la guerre annoncent de remarquables succès des insurgés, les de la garde nationale ; on ignore Fauteur de ce méfait, qui heureusement n'a lia- poisoiihc.mais qui aurait pu la.re j memes atrocités de la part des Russes, beaucoup de mal.Le lendemain, di- j et une ardeur devenant de jour en jour vers individu» ont attaqué a coups de i plus générale et plus vive pour prendre Tort/o (/• (rtsu nuovo, les lugubres et d'articles anodins.Les voyageurs que j'ai vu parlent d'une atuios-jdière de conspiration ot «le complot ; mais les Siciliens sont silencieux et graves ; ils ne dis.-iinulent pas h ur pensée, ils la cachent absolument : ils ne laissent voir qu'une clio-e, leur mécoiuent* nn iit et leur exécration taux.)e ne .-ai» moi ni que vous mander q mimer.Nt-:.re correspondant t*st, dit-il, en mesure de garantir qu'un grand nombre «le garibaldiens viennent de m* diriirer sur la le- armes contre eux.Les volontaire- se présentent en grand nombre, de nouveaux détachements se forment.Les paysans ne restent pas en arrière, et paraissent embrasser partout avec ardeur la cause nationale.En (Ju-javie.où, dès le début «le la guerre, les îr«»ntiere remanie, et «jue d’autres se (iis- campagnes se montrèrent peu favorables j posent a les suivre, alin de tenter de au mouvement, elles se soulèvent aujour-«um ma-imirm.„i«.-„i | ÿun^‘N L‘r ^°M‘rüV*nees (jui aj»partiemient d'hui et fournissent avec empressement e«M’.t»«- h - emitii;eu- e.llCnIC an ^ exciter les poptila- brnr contingent en hommes et en appro- i 11 (.m s vont i c i ai mee iraiicai—c.• vi^uiiiiii'iiiciitN I «* cn-ple dans ses désirs, fait courir le bruit qu'il a l'intention de démolir les forts de Saint-Lime et «le i ( )'Euf.Notre correspondant croit savoir do source certaine On lit dans la Correspondance de Jiut/it : 44 Une traduction de l'opuscule de M.Louis Veuillot, intitulé : ar les Fiémoniais : ii a accoj>-les deux forts.i té de servir les oppresseurs de sa patrie ; On dirait que l'on est revenu au tennis c'est une honte de [dus à ajouter à tant de la Régence, car chaque jour on a à d autres a la charge de rétat-ni:ij«*r mien registrar plusieurs duels.Un officiel de François II s'est battu av«»c un gari bnldien, et l’a blesse à la main.Le directeur de lVirlcjmino, M.Rosali, a eu une rencontre avec un officier de la garde nationale.Enfin, un officier piunmn-tais s'est battu avec un Napolitain, d'abord à l'épée, ensuite au sabre.L’officier piémontais a reçu un couj» de sabre à la ligure.La questeur a donné l'ordre à M.Pontiliio d'avoir à quitter Naples dailies vingt-quatre heures.On ne commit pas au juste les motif- de cet exil, mais on suppose, que c'est parce qu'il était neveu de Al.Alanescalchi, ancien directeur de la police à Baienne sous les Bourbons.Lorsqu’il a demandé de quoi il était coupable, on lui a répondu que la police n'avait à rendre compte dé ses ordres à personne.Une lettre de Bari dit (pie lesous-cais-sier de la poste, s'apercevant, qu'il manquait à sa caisse 13,0U0 francs, s'est suicidé par désespoir.La même lettre ajoute qu'à la suite de cela le marquis Riotra Alolara, inspecteur de la poste, a disparu.La justice instruit l'alfa ire, car un l'accuse d’avoir soustrait les 13,u3ü tï.Bins de deux cents personnes ont été arrêtées dans les environs de Sorrento, parmi lesquelles les curés et.les prêtres les plus influents.La désolation est très grande dans cette petite localité, cat presque toutes les familles y cuit aujourd'hui un membre en prison.Le syndic de Noctara a fait arrêter le vicaire, parce (pie, dit on, il ne voulait pas dire la prière pro Peyc.Les nouvelles de la Sicile devienent de plus en plus graves.Alais le Gouvernement lait tout son possible pour j cacher le mécontentement des popula-I tiens.Il parait à peu près certain que les Piémontais ont abandonné les petites localités pour se concentrer sut Messine, Païenne, Syracuse, etc.; car ils crai-j gnont qu’on étant disséminés par petits I détachements, le peuple ne les massacre les uns après les autres.ne un chanoine qui, dit-on, avail refusé ],al- moitié de paysans.Pas de contrée de dire la prière pro IT y, ; enfin, dans lL>s villages restent encore indilfé-:mc petite localité de la province de j rmits ; ee qui se passe en Cujavie se re-r.’ggia.un juge royal a fait arrêter m> j nouvelle dans toute ht P.dogue.Alal-ea j *u ci n qui avait refusé 1 absolution a | heureusement les armes manquent, et un individu parée qu il ne voulait pas pun est forcé de refuser bien des volon-reconuaitre le tort (ja il avait eu de.| taires (ju'on ne j»eut armer.Les faux gnei une Ailrc—e au i aj»e pour engager j meme deviennent rares : dans plusieurs endroits un les a remplacées par des ser- be mou veulent insùrreetiomicU'étend-de jour en j«»ur en Sicile.Sur bej»t provinces, quatre sont presque entièrement en insurrection, sa\oir : la j»rovin-ee de Baienne, celle de Oirgenti, celle de Syracuse et celle de Trapani.Les insurges Si«m di-sémines sui torn les points par petites bandes de 40 à 5“ hommes et ils foui la guerre de partisans.Le nombre de ce- bandes est con- si il érable r» • le seul arrondissement [circondand) de Girgetui compte bOu réfractaires, outre les 150 évadés des priions et lotis ceux qui sont sous mandat il arrêt ; dans les autres provinces, lc-rétraetairos sont encore plus nombreux, et on tout ils atteignent le ch i lire de 4,OO0.Lt»s italianissimes sont clfrayé-des proportions quo prend le mouvement.La preuve en est une protesta-ti«>n que tous les révolutionnaires de Girgouti ont envoyée an Gouvernement, dans laquelle, après avoir constaté l'état do désoidro où se trouve ce malheureu-retix pays, ils implorent îles l«*is oxcep-;i«)iinelles, car celles du Piémont sont fatales à la Sicile.La conclusion de celte protestation, c'est que si le Gouvernement n'aecordc pas ce qu'on lui demande, les soussignés seront obligés d'émigrer en masse avec leurs familles pour se soustraire à l'action des malfaiteurs.On voit par là que les piémontis-tes (qui sont presque tous les régénérés en finance) se trouvent dant une position critique et que leur existence est impos- pes emmanchées à un long bâton.Dans le district de Czersk se trouve uu riche propriétaire russe nommé Emi-lianow.Pour effrayer les paysans de son domaine, il leur annonça qu'un ordre allait être donné par le Czar de termer l'église catholique du village, d'en chasser les prêtres, et de les remplacer jiar des popes orthodoxes.Les paysans, au lien de trembler devant cette menace s'empressèrent de s'insurger pour détendre leur foi et aller se battre contre les Ru—es.Ce moyen de terreur employé avec si peu de succès par le proprietaire moscovite, n’est point, du reste, un mensonge.Il n'est pas douteux que les Russes, s'ils sont vainqueurs, ne s acharnent avec j»lus de haine qu’auparavant contre la religion catholique, la sauvegarde et le soutien de la nationalité polonaise.Cette guerre est à la fois religieuse et nationale.Si, dans la population des villes, l'élément patriotique domine, dans les campagnes on s'arme plutôt pour sauver la foi que pour conquérir 1 indépendance politique.Au fond, ce- de x sentiments sont inséparables, et -'unissent intimement dans un seul but, qui est d'affranchir la Bologne, car la Bologne est une patrie et line religion.Que la nationalité ou la foi catholique disparaisse de son sol, elle périt également.Le 17 avril a eu lieu l'enterrement de 7o combattants polonais tués à Babice.Une foule nombreuse accompagnait le convoi ; les paysans en formaient la plus grande partie.* Ils ont été enterrés sur le champ de bataille où ils avaient versé leur sang pour leur pays.Le chef de cette poignée de braves, Valentin Re-miszewski, repose auprès de ses campa-gnons d’armes.Une scène émouvante est venue ajouter à l'impression profonde (pte cette lugubre cérémonie avait produite dans l'àmc des assistants.Une dame de Varsovie, de quarante ans environ, mère de l'un mort des morts, s'est jetée biir le corps de son tils, et le tenant étroitement embrassé, s'est écriée d'une voix entrecoupée de sanglots :4* J’avais ‘/ deux tils, tous les deux sont morts de 4 la main des Russes, en combattant pour leurs pays.Je vous en conjure, mes ainis, par la Passion de Notre-44 Seigneur, courez aux armes, n’épar- 44 gnez pas votre sang tant que vous 44 n’aurez pas chassé de notre sol le der-44 nier des Russes ! " Le 22, un service funèbre a été célébré dans toutes les églises de Varsovie pour les morts de Babice.L’autorité n'avait pas voulu permettre de prier publiquement pour ces infortunés.I/ar-clievéque Algr Felinski a cru pouvoir 6e passer delà permission de l'administration pour lino cérémonie purement religieuse.Il ïi maintenu énergiquement ses droits, et le service a eu lieu.On assure qu'il aurait dit à cette occasion les paroles suivantes : 44 Faisons notre *4 devoir sans crainte, partout et toujours.*4 Le royaume éternel nous attend au ** ciel, et la Pologne nous regarde sur la ** terre ! On sc rappelle que la démission donnée par l'Archevêque de scs fonctions au Conscil-d'Etat, avait été jusqu’ici obstinément refusée par le gouvernement russe.Il s'est enfin décidé à l'accepter.M.TengoLorski a été chargé de porter au venerable prélat la lettre officielle dans laquelle on lui annonce que sa démission est acceptée.Le messager du Gouvernement ajouta que l'Archevêque ayant demandé lui-mcme à s'éloigner des fonctions qui lui avaient été confiées, il ne convenait pas qu'il continuât ses visites au château.A ce congé peu poli, Algr Felinski répondit avec une dignité mêlée d'ironie : ** J'accepte la position “ •« A Va • .i i i mités d'un premier établissement corn- j par une nouvelle révolution, à la tête «le la-ercial, contre les déceptions du défri- : quelle -s’ôtait mis le général Aimé Legros; Moment, les embûches de l'usure et l’ef- i .le mouvement a avorté et son chef a Vonterie «l«^s spéculateurs américains, vto lait pn>omuer ?:ms «•«uip funr.ficult merci ch fromerie «i«^s spec tous les citoyens audessus de leur.- affaires avaient grossi du leur épargne le trésor du liv Les lettres «les Antilles françaises signalent divers sinistres, attribué.- à «l«*s ineen- ^ diaires.Le plus «*onsi«lérable a eu lieu le 3 livre» sterling, que 1 Angleterre a ! avril a la Guadeloupe.Vingt-troUmaisons reçu de ses cinquante colonies , mais ont détruites à la Pointe-à-Pitre, «lansla quand i»?ont appris qiiu lc*s ou\ri«*rs eu : rue de l'Eglise, et trois jeunes leimnes ont tonniers du la France criaient aussi fa-1 péri dans fus lîammes.mine surtout dans cette Normandie «pii j Les journaux «lu la Martinique enregis- _ .partage, avec le Poitou, la Saiutonge, le - treat le passage de «livers bâtiments portant viennent alarmant?à Fin- Perche et les villes maritimes, l'hon- | des renforts au Mexique: le Jcan-Bart, plus ht * « »1 i : i* u .* du ,'A : rieur d'être la souche de leur noble ua- avec 1.014 homme?du 7me «le ligne: le ‘ ‘ ., .1 .•• * tionalite, tout un monde de sentiments j Juremic, avec tin eîlectit semblableapparte- 1 1 nouveaux s'est réveillé dans tous leurs j nant au >mc ; le Tiisitt, avec 1,004 hommes cœurs.formant le complément «les corps déjà ren- Les journaux ont pris la parole, des i ^us a ^ llt‘hla ; le Mayntm, avec la legi«»n ( )n fait «Jjseï ver à ce ?uj«*t «piu îuaigré la lettre aut«igra| lie du Czar.qui a j recede a \ i«*tinu c«dl«* «le 1 empereur «le?Frnnçais, lu cabinet du \ iunnu a cm «lu-voir s'associer aux p i?-anc« ?««cciiiunta les par 1 «-11 v « »i «lu?«icruiuics n«»tcs.Il?«-pourrait donc, de l'autre côté, que la lettre* de l'eiuptM-eur Napolu«m III 11’al-rérâî que peu ou p«»int la |)oliti«pie lié» résui vée suivie j::?«]U*à j.ru ent par la c«»ur «Je \ ieiinu.Plus lu?y mplôm ?«lu- Zoii politique icliu devient qu'une des plus grandes compagnies de comités se sont formés, et bien que lCf.| étrangère.Ces divers «Kiaubemetiî?tor-chemin de 1er de L rance s est décidée a autres aient pris soin de saluer en noue | vaux- Le dernier transport avait «mitté ( Oil! t V «t‘‘ Î*«M 1 Ut IU.mettre à l'essai les traverses employées sur les voies ferrées du Canada, et que M.le consul-général de France aux efforts duquel ce résultat e?t dû a reçu des instructions à cet effet.Il nous est Que le ministère se liât e donc de par- ^ ^ 1er ; autrement, et si le programme se j re%enn (lu lln beaux bâtiniem?fait attendre indéfiniment, nous nous con&tlu^ts 1 hiver dernier à br.Kucli de verrons forcé de juger cette administra- Québec allait être acheté prochainement tien d'après les antécédents des hommes qui la composent : or.il faut bien dire que plusieurs d'entre eux ne nous inspirent qu'une médiocre confiance.Bulletin électoral.Nous continuons à donner les noms des candidats qui doivent, d'après la rumeur publique, se disputer les suffrages des comtés suivants :— Bagot.- MM.Laframboise, J.C.Perrault et Srfroi Denis.* Rouville.—Le major Campbell et M.Drummond.Ciiambly.—M.Darelie, ex-député et M.de Boucherville.Montke ai»- Centre.—M M.Rose et Holton.Montréal-Est.—MM.Cartier et A.A.Dorion.Montréal-Ouest.—M.McGee n'a pas encore d'antagoniste.Beauce.—MM.F.Taschereau et Déchu ne.Beauharnais.—MM.J.Doutre et P.Dénis.Iberville.—MM.Didace Tassé et Alexandre Dufresne.Wolfe et Richmond.—MM.Webb et Mackenzie.Levis.—Dr Blanchet et M.P.Légaré.Comté de Québec.—MM.F.E vantard, F.X.Langevin, et Dr.Hilarion Blanchet.Témiscocata.—M.M.Baby et J.B.Pouliot, Notaire de la Rivière du Loup.L’011 parle de M.Cassidy, avocat de Montréal, comme devant être nommé Solliciteur-Général pour le Bas-Canada.A^einbléeN publiques.Hier soir a eu lieu au marché Berthe-lot, quartier Montcalm, une assemblée convoquée parl’Hon.IsidoreThibaudeau dans le but d’assurer le succès de sa candidature dans la division de Québec centre.Plusieurs orateurs, entre autres M.M.1.Thibaudeau, A.A.Dorion, Sandfied McDonald, O'Farrell ont parlé à cette occasion.Dimanche, a une assemblée préliminaire, tenue à l’Hôtel St Jean, M.Isidore Thibaudeau, dit le Journal de Québec, a dit au milieu de son discours ;—u Aussitôt, après avoir été assermenté, j’ai délibéré avec mes collègues au sujet du prêt fait aux incendiés et ils ont consenti à en faire la remise.” Une autre assemblée doit avoir lieu ce soir au marché Berd elot.Les deux candidats, MM.Thibaudeau et Simard, sont invités, par les placards, de s'y trouver.Olvtftion Ste.Claire.M.John Wilson, a été élu vendredi, par acclamation, pour représenter dans le Conseil Législatif la Division Ste.Claire.pour le compte d'uuo compagnie fran- çaise.les loyaux alliés «le l'Angleterre, lessou venirs du la Crimée ou la seule humanité président moiii?à cette éclatante manifestation que tout ce qui réunit le?tronçons épars d'une nationalité : la confraternité du sang, la religion, la communauté de langue et «le traditions et M.le Ké«lacteur, ** Un du Uoialé " publie «hm- le (’«//u/-ditu d'hier une vingtaine «le ligne- p«»ur appris l’arrivée à destination d'une parue i «n^ntrer «jti'on soutire encore horriblement Je ces troupes.en certain lieu de la «lêfaite «le 1 SuI.Cer- sport avait »ieipali«Je Saint IV- Quodlatct arcana non enarrabile jibra.tersboarg à l'Empereur : Le comité «ie secours de Québec, au- j 4* Très gracieux s«3uv
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