Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 13 novembre 1863, vendredi 13 novembre 1863
7ème année.UUEBKC; VENDREDI 13 NOVEMBRE 1863.Numéro 117.JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS JTÆPBRE ET TA TME, €'O il H II «lsi«Mi*siil4r ihiaucl Dé])tch*' île Ion! Iiusuel/ nu ministre nng/nis à b ronrfurt.Monsieur, Votre dépêche u° 128 du 21 septem-bro démontre d’uue manière concluante quià l’étut des choses devient très-hé-rieux entre le Danemark et l’Allumage- , ., Vous me tnnndoz qu'une motion émanant d’un comité a été soumise à la Diète germanique, et il ressort de l’analyse que vous faite de cette motion que ceux qui l’ont présentée recommandent vivement l’exécution dans le duché de Holstein, que cette exécution a été décidée, du même mois.Le prélat avait désigné pour prédicateur le très Révérend César Contini, prêtre romain missionnaire.Pendant que le Cardinal adressait une circulaire à toutes les églises «le son diocèse, le zélé missionnaire faisait de son côté, par la voix «le la presse, un appel à tous les Italiens.On assure qu’il se présenta lui-même dans les maisons et dans les magasins où il espérait rencontrer des compatriotes.Le résultat de ces démarches fut on ne peut plus heureux.Bien que tous les Italiens soient dispersés de côté et d’autre dans cette immense cité, on les voyait arriver en masse le s«.»ir, et.dans la dernière semaine, l'église ne pouvait contenir la foule «les fidèles.On y remarquait des hommes qui, d'abord entraînés par 1 urs compatriotes, les mazziniens et les garibaldiens de Londres, ont -aisi cette occasion de se séparer d'eux.La mission rencontra, du reste*, quelques obstacles.Il s'était tonné une association de musiciens italiens dans le but de faire échec au missionnaire.Durant les premiers jours, les membres de cette bande se réunissaient dans la nie pour assourdir les oreilles du bruit de leurs instruments, pendant que Dont Contini prêchait.Mais ils finirent par se raviser et.par pénétrer dans l'église, où ils firent entendre une douce harmonie, pour mieux témoigner de leur repentir.Nuit et jour on assiégeait les tribunaux de la pénitence.Ceux qui avaient cru* le plus haut venaient à résipiscence, et Ton vit avec joie dans le leniplo du Seigneur des impies qui auparavant blasphémaient son saint nom.On parle de protestants qui se sont convertis.Le nombre des communions s’est élevé à deux mille.Le jour do la clôture de la retraite offrit un spectacle extrêmement édifiant.Notre correspondant, témoin oculaire, fut étonné et ravi de l'immense atlluence des fidèles.La grand'messe fut dite en musique, avec accompagnement d'or-chostre.La procession du Saint-Sacrement, qui termina cette belle et touchante cérémonie, redoubla la ferveur «les assistants, «pii se retirèrent après avoir reçu la bénédiction pontificale, emportant dans leur demeure le souvenir d’un jour qui a été pour eux un jour (ie grâce et de conversion.91.Rllilaiiil.Sous ce titre, nous lisons dans le Moniteur : “ L’homme se mesure à ses œuvres.11 eu est ainsi de M.Billault.On le voit grandir d'année en année, grandir par le travail, par l’expérience, par la passion do se surpasser lui-même.Sa vio, toute d’élan fut une constante aspiration au progrès.44 Cette ardeur d’esprit, cette facilité d'intelligence, qui devaient plus tard en faire un des plus admirables athlètes des assemblées parlementaires, il les avait à quinze ans.Dès cet âge, il était prêt à subir ses examens de bachelier, avant mémo que les règlements lui permissent de sc présenter au concours ; il dut attendre une année pour venir conquérir son diplôme.M.Billault avait pourtant été élevé dans un petit collège de province, à Saint-Pol-do-Lôon.Son père, receveur principal des douanes tombé en disgrâce sous la Restauration par son attachement aux idées bonapartistes, avait été envoyé do Vannes à Morlaix.C’était dans la première de ces villes qu’était né M.Billault, le 12 novembre 1805.‘k Lejeune homme tint tout ce qu’avait promis l’enfant.Reçu avocat à Rennes, il se fit inscrire au barreau de Nantes, où il conquit si rapidement une autorité personnelle, qu’à vingt-cinq ans il était appelé à faire partie du conseil municipal de cette grande ville.Bientôt, après il devint bâtonnier de l’Ordre.44 A cotte époque, la Bretagne était agitée par de graves événements politiques.Différentes personnes, compromises dans les troubles de l'Ouest, venaient d’etre traduites devant les conseils de guerre.Parmi lus accusés se trouvait M.de Kersabiec : c’était une tâche hardie et dangereuse que de se charger «le sa défense.Quoique d’opinion politique différente, M.Billault n’hésita pas ; il pensa que là où il y avait péril, son devoir d’avocat ne lui permettait pas de transiger.L’irritation de la population était telle, qu’on crut devoir l’engager à plaider sans robe, pour pouvoir échapper plus facilement aux violences dans le cas ou le prétoire serait envahi.M.Billault refusa.Le jeune avocat avait dés lors conquis une haute place dans l’estime ' “ a c, et on le voit successivement, en 1834-, nommé membre du conseil général de la Loire-Inférieure.et en 1837, p«irté à la Chambre des Députés par trois collèges électoraux de ce département, ceux du Nantes, d’Ancenis et de Paiinbœuf.M.Billault opta pour .ncenis.44 C’était un grand changement dans la vie de M.Billault que ce passage subit du barreau à la vie politique.Il ne l'ignorait pas.A cetto époque comme au jour «lo sa mort, il ne possédait pas une de ces fortunes qui rendent faciles les laborieux loisirs nécessaires au service de l’Etat.Il n’était connu à Paris que par le bruit lointain «le 6es succès de province.Mais il avait confiance dans nos forces ; ii éditait s’agiter en lui le génie politique qui devait le porter si haut.44 M.Billault vint donc résolument à Paris.Eclairé sur la nécessité de se rompre avant tout à l'étude des «flaires parlementaires, il s’adonna spécialement aux discussions moins brillantes, mais essentiellement pratiques des bureaux.Les travaux publics, qui tenaient alors I nu rang de premier ordre daus les intérêts du pays, furent l'« stabilité dos nouvelles 1 ._ .! institutions.Londres, 27 octobre.La mission du maréchal Nid à Saint-Pétersbourg est considérée comme une dernière tentative de la part de l’empereur Napoléon, pour persuader le ezar Alexandre d’accorder aux Polonais les concessions que la diplomatie européenne n’a pas réussi à obtenir do lui.I4IT» im fcR* température.—Mercredi il a neigé une partie de la journée.lieu est tombée une couche de deux ou trois pouces d’é- Il existe des carrières du plus beau granit à Stone Mountains, à seize milles d’Atlanta, sur lo chemin de fer central d© la Géorgie, et les habitants du pays ont le projet d’employer à peu près exclusivement ces magnifiques matériaux aux constructions futures de la ville, qui doit, suivant toutes les prévisions, prendre un développement féerique.Dès à présent, Atlanta est dans un état de prospérité qui contraste avec la situation de toutes les autres villes du Sud.EU© est le grand magasin militaire des Etats séparés, ©t l’entrepôt général COUR HIER DU CANADA.des approvisionnements maritimes.1) y existe un arsenal, on vaste laboratoire de chimie et une manufacture d’armes.On y fond des bombes, des boulets dep pièces de siège et de campagne, des olnisiers, etc.On y fabrique des capsules, des machines explosibles, des selles de cavalerie, des harnais pour Pnrdllerie, des aifuts de canons, dos ambulances, des fourgons, des tentes, toutes les chaussures et tous les vêtements du département de l’Ouest.L'arsenal confectionne des fusils du modèle de Springfield, et il y existe des laminoirs pour les plaques a blinder les navires.Enfin on y prépare en grande quantité des conserves do viande pour l’année.On pont donc assurer avoc certitude que c’est la ville la plus florissante de la confédération dn Seul, quoique la première maison y ait été bâtie en 1845.—L’amiral russe a donné, mercredi, un bai à bord de son bâtiment, pour rendre à la population de Now York lotîtes les politesses dont les officiers «le sa Hotte ont été l'objet depuis leur arrivée parmi nous.Mais, comme un bâtiment, â moins d’etre aussi grand que le Great Eastern, ne saurait contenir â l’aise .Mutant de dansions (pie l’Académie de Musique, le nombre des invitations avait été limité au chitire de 500.—{Alessager Fran co-A nie r ica in.) une des skit Tferns ms i.a aferu apocalyptique.—On écrit à Y Emancipateur de Cambrai : “ .le ne puis résister au désir de vous faire connaître, d'après le numéro du 10, «le la Revue de lu Presse comme quoi M.Renan est une des sept têtes «le la bête apocalyptique.On lit dans le chapitre XIII de l’Apocalypse que saint Jean vit s’élever de la mer une bête qui avait sept têtes, et que sur ces sept têtes il y avait des noms «le blasphèmes !____Il nous «lit encore qu’il fut donné à la bête une bouche qui se glorifiait insolemment et qui blasphémait contre Dieu, contre son saint nom, contre son tabernacle et contre tous ceux «pii habitent «lans le ciel.“ C’est ici qu’est la sagesse ajoute saint Jean ; que celui qui a «le l'intelligence compte le nombre de la bête, car son nombre est six cent soixante-six.“ Il s’agissait donc, «lit l’auteur u quelque chose.( )n ne ménageait pas l'absent, et c’était â qui ferait à son tour un petit boni de réquisitoire.—Voyons, dit le spirituel dramaturge., n'allons pas trop loin .on fait toujours noirs qu’ils ne le sont.COLONISATION BU BAS-CANADA, DUPUIS DIX ANS, (1851 à 1861).Constatant l'étendue des défrichements, de P ouverture des chemins et du développement de la population canadienne-françaisC) en particulier.Ouvrage ««rich» Ui Nept carte* relative* au BaN-«Jaiia
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