Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1 juillet 1864, vendredi 1 juillet 1864
Sème année QUEBEC, VENDREDI 1er JUILLET 1864.Numéro 65 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS J’ESPERE ET J'AIME.AftftUMftlLiuti UiraSLATDK Séance de mercredi, 22 juiu; DISCOURS IR M.BROWN SUllLES HÉCKNÏKS NÉUOCIATIONS POLITIQUES.L’hou.M.Biiown, nous l'effet do la plus vivo émotion se lève ot dit que si, ou cette oe-cutiiuu, il cherchait à cacher sou émotion à cotto chambre, eu égard à la punition où il ko trouve eu co inomout, il lui faudrait user do déception.Car, dit l’hou.monsieur, je n'ai pas oublié lu positiou quo j'ai occupée dans le pays depuis plusieurs années.«J’ai fait une opposition constante aux Messieurs qui se trouvent actuellement à la droite pondant dix ou douze années, et cola de la manière la plus hostile.Eu entreprenant do résourdre la grande question de uos dillioultés, eu consentant à entrer dans le mémo cabinet avec des hommes d’une opinion politique toute différente, j'as-suuie «u face du pays une position que ne pourrait aucunement justiiier le langage que f'ai tenu vis-à-vis de ces messieurs en maintes occasions et qui no peut-être justiüée que par l'arrangement qui viout d’ôtro lu et qui a été signé avec les conditions qui accompagnent ordinairement les alliances politiques.Je tromperais cette chambre, si je tentais de lui cacher pour un moment que je ressens pleinement la péuible position quo j’occupe devant le pays.On pourra peut-être attribuer à la marche que je prends des motifs d'ambition personnelle, des vues d’agrandissement.(Non, non ! ) Ju suis libre de confesser que si les eirconstanees sous lesquelles le pays se trouve placé, eussent été d'une ^moindre importance, je ne serais pas entré eu négociation avec les lions, messieurs de la droite.«Je crois que la chambre verra que si jamais il y eut dans les affaires d’aucun pays une occasion qui put justiiier une telle coalition, une telle crise u lieu en ce moment eu Canada.(Ecoutez ! écoutez et applaudissements.) 11 est bien connu que, depuis un certain temps, je croyais qu’en conséquence des dilfi-cultés sectiounelles qui existaient on cette province, il était absolument impossible que le gouvernement de ce pays pût fonctionner d’une manière harmonieuse et avantageuse, et iju’iL n'y avait qu’uu moyeu d’obtenir une bonne législation dans co pays, et que ce moyen était celui qu’ont plis les bons, messieurs de la droite, en adoptant la marche qu'ils ont prise et à laquelle j’ai prêté mou concours.J’avais déjà dit que j’étais prêt, eu autant quo j’y étais concerné, à me joindre à qui que ce lut, peu importe à quel parti il appartieur, dans le but d’en venir à uu règlement de ces grandes questions qui ont pendant si longtemps divisé le pays.Nous avons eu depuis de longues années de grandes difficultés provenant de ^existence de deux différents systèmes de religion, de deux langages différents et de causes scetionnelles.La conséquence on était qu’il était presque impossible de nous réunir sans augmenter ces difficultés.Ces difficultés se sont continuées, s'augmentant en gravité, jusqu’à présent.Le liuut-Ounada a uuo majorité sur le Bas-Caua-da de 400,UOü âmes, laquelle n’est pas représentée dans la législature, pendant que la province supérieure paie une portion éuoruie,— de beaucoup la plus grande portion,—des taxes, sans être représentée d’uue maniéré proportionné dans la législature.J'ai toujours maintenu,—pondant que je soutenais la représentation d'après la population pour le Haut-Canada,—que les sentiments du Bas-Canada devaient être consultés ; que j’étais prêt à entrer •n des arrangements qui régleraient cette question et rendraient justice aux deux scctious de la province.Le jour d’uu tel évéuomont est entiu venu et si je n’avais pas prêté l’oreille aux avances que m’ont laites les bon.messieurs do la droite, j’eus été le plus grand hypocrite qui fut jamais entré dans la vie publique.(Ecoutez, écoutez) Je dirai cependant, que ce n’est pas sans uu scntiiueut péuible que j’ai accueilli l’ouverture de ces messieurs.J ai été piaulant de longues auuées allié à uu parti bas-cuuadicu que jai appris à estimer, qui a traversé avec moi de graudes difficultés et dont .ne pourrai jamais oublier la bonté.(Leou- toz, écoutez.) Mais les alliances do parti et les intérêts du pays sont deux choses différentes.A l'égard de mes bous amis d'IIochelaga et do Chatcauguay, je ne puis trouver d’expressions convenables pour exprimer l'attachement pcrsonuel qui existait ontr'eux et moi.11 n’y avait que l’urgento nécessité du cas et la manière décidée dont l’hou.député do Montréal Est et ses collègues ont abordé la question qui pussent m’induire à faire ce que les bon.députés d’IIochelaga et de Chatcauguay pourraient trouver quelque pen en contradiction avec la positiou dans laquelle j’étais vis-à-vis d’eux.Je pense que ces messieurs comprendront et reconnaîtront cette justification de ma conduite ; d’ailleurs ils savent que depuis longtemps je les sollicitais instamment d’aborder la question de la même manière qu’elle l’est aujourd’hui.«J’avais espéré jusqu'au dernior moment que mes bon.amis se seraient joiuts à moi dans le mouvement actuel ; qu’ils m'auraient accompagué uu comité pour délibérer sur le réglement de nos difficultés.Mais quand j’ai vu qu’ils ne voulaient pas agir avec moi, qu’ils ne voulaient pas soutenir le rapport lu à.cette Chambre,—quand j’ai vu que les bon.messieurs de la droite demandaient uno conférence pour traiter sur le sujet, je no pouvais me refuser à les rencontrer et à faire tout en mon pouvoir pour eu venir à une solution de nos difficultés.Mes honorables amis de la gauche mo rendront cette justice de dire qu’avant que je me sois rapproché des honorables messieurs de la droite, après en avoir été invité de leur part, j'ai saisi la première occasion de m’assurer si mes anciens amis ne consentiraient pas à me donuer leur aide sur le sujet.(Ecoutez î écoutez !) Lors de la première discussion entre les honorables messieurs de la droite et moi, j’ai demandé à mes amis du Bas-Canada d'agir de concert avec moi dans le projet eu contemplation.J'espère que la marche que j’ai cru de mon devoir d’adopter n’aura pas pour effet d’affaiblir les liens d’amitié personnelle qui out existé jusqu’ici entre mes honorables amis et moi.J'espère que Je jour viendra où ils regarderont mou procédé comme le meilleur qui put être adopté.(Ecoutez ! écoutes !) 11 n’y a pas un homme en cette Chambre qui ü’ndmettc pas que nous étions dans une grande crise ; que nous avions eu élection après élection, et que nous n’avions pas été capables de trouver une solution aux difficultés.Et si j’ai demandé à mes amis du Bas-Canada d’accorder uue aide généreuse au gouvernement dans cette matière, je ne leur ai pas demandé de s’engager à quoique ce fut, mais seulement de donner au gouvernement le temps de produire sa mesure afin qu’nlors ils pussent juger s’ils devaient l'appuyer ou non.(Ecoutez ! écoutez !) Ces honorables messieurs pouvait-il* penser qu’il y avait plaisir, ou gain pour moi à siéger dans lu cabinet des honorables messieurs de la droite et de me trouver eu opposition avec mes anciens amis '( Rien autre chose que le plus puissant sentiment du devoir a pu me mettre dans uue telle positiou.J’ai cherché à me dispenser d’entrer dans le gouvernement.«Je voulais l’aider et rester en dehors du cabinet, tout eu lui donnant toute l’aide honnête, loyale et cordiale qu’uu homme peut donner Je dirai ceci à mes honorables amis du Bas-Canada : 44 Essayons de turns élever au-dessus des simples considérations de parti politique et d’envisager cette question comme elle le doit.Attendez qu’une mesure soit présentée, et si ensuite nous devons être condamnés, soyons le.Mais, dans tous les cas, donnez-nous une occasion de démontrer que nous sommes honnêtes ot que nous voulons remplir uos devoirs vis-à-vis du pays.” (Ecoutez ! écoutez et applaudissements.) A mes amis du Bas Canada qui sout effrayés du caractèro de la mesure, ou qui pourraient peu-ser quo lo Haut-Canada pourraient obtenir des avantages par ce règlement, je dirai que tout ce qui sera fait, set a fait ouvertement et avec justice, quo tout ce qui sera fait sera libre comme l’air.Eu disant ceci, je suis persuadé que je ne fais qu’exprimer les sentiments de chacun des messieurs qui ont pris part aux négociations.(Ecoutez ! écoutez ! ) Il n'y a eu rien autre chose qu'un désir do tirer notre pays de la position malhcûireuso où il se trouvait placé.(Applaudissements.) Si je disais que je no ressens pas la positiou très pénible dans laquelle jo me trouve vis-û-vis de mes anciens amis, je ne dirais pas la vérité.Dans le» vicissitudes de mu vie publique, pendant que jo luttais contre les nom-1 breuses difficultés qui m'obsédaient, s’il y avait une chose plus qu’une autre qui mo donnait du courage, c’était lu pensée que jo possédais les sympathies des honnêtes cultivateurs du Haut-Canada qui, j’en étais convaincu, étaient toujours prêts à me donner la main de l’amitié et m’exprimer leurs remercîincntfl pour mes humbles services envers le pays.Et s’il est quelque chose qui puisse m'inspirer uu sentiment pénible au sujet de ma ligne de conduite actuelle, c’est l’appréhension que cotte classe d’hommes donne une mauvaise interprétation à mes motifs.Je pense que j’ai droit à la sympathie des bons, messieurs de la gauche dans ma présente position.Je n’entretieus aucune crainte sur les sentiments du pays, non plus que sur les résultats de la mesure quand elle aura été comprise convenablement.Jo ne doute pas non plus de la siucérité de ceux qui ont pris part aux négociations.Car depuis la longue période de vingt années que je suis dans la vie publique, je n'ai jamais trouvé que le peuple du Haut-Canada eut failli à découvrir où était la vérité et la sincérité en traitant soit avec los hommes, soit avocles mesures.(Ecoutez ! écoutez !) Je desire qu’il soit clairement compris que l’alliance entre les lions, messieurs do la droite et moi, ainsi qu’entre ceux qui nous suivent, n’est pas une alliance politique ordinaire, pour des fins politiques ; cette alliance a été amenée par la crise qui est .survenue daus les affaires publiques et ma justification pour la présente alliance à mou entrée daus lo cabinet se trouve daus la manière juste, franche et décidée avec laquelle l’hou.député de Montréal Est a envisagé nos difficultés.(Applaudissements.) ïSi l’on me demande comment je puis entrer dans le Cabinet avec seulement doux membres de l’opposition auxquels les neuf autres membres du Cabinet seront opposés, jo répondrai que peu importe qu’aucun de mes amis m’accompagne dans le Cabinet, à moins que ce no soit pour l’habileté qu’ils peuvent mettre au service du gouvernement ; car je suis tellement convaincu de l’honnêteté ot de la sincérité des bous, messieurs de la droite qui ont abordé cette question, tellement convaincu qu’ils douncrouteffet à leurs promesses, que j’aurais consenti à entrer daus le cabinet seul, «ans la garantie additionnelle dounéo par l’admission do deux dejnes amis.(Applaudisse monts.) C'était peu de chose pour moi, pour l’hou.ministre des Finances, ou pour l'hon.procureur-général ouest, que l’on en vînt au compromis ayant pour objet le bieu du pays, mais c’était beaucoup de la part de l’hon.procureur-général est, d'avoir abordé cet to question d’une manière aussi décidée, aussi franche qu’il l’a fait.Feutaut qu’un grand mal pesait sur le pays, il a voulu y porter remède.(Applaudissements).J’ai compris alors que je devais à cet bon.monsieur de lui donner tout l’appui, touto la protection en mou pouvoir, même au risque de ma position politique.(Applaudissements.) Le gouvernement va procéder de suite à la considération du plan eu perspective ; il va envoyer des délégués à uue couveulion intercoloniale à Charlottetown, et aussi en Angleterre, afin d’efi'cetuer uue fédération aussitôt que possible.Il n’en est venu à aucune con-elusion quant à savoir si cette proposition serait une question ouverte, ou uue mesure du gouvernement (Ecoutez ! écoutez !) Eu autant que j’y suis concerné, je suis entré dans le cabinet pour le réglement do cette question, et avec elle je me maintiendrai, ou je tomberai.(Applaudissements.) Si jamais il y eut uno question importante devant lo pays, c’est bieu celle-ci.Et je dois féliciter cette chambre de ce quo nous ayons eu des hommes des deux partis, qui se soient unis , avec la détermination do sacrifier même des ! liens de partis et dos affections persouuellcs1 pour le bien du pays.Je suis persuadé que si les membres do cette chambre regardaient j avec attention la difficulté scctionnellc impliquée dans ce mouvement, ils déclareraient do suite que si le gouvernement se présente à la prochaine session avec uue solution do la présente difficulté, acceptable à cette chambre et au pays, il aura de» titres à autant do crédit qu’en aurait eu lo gouvernement des Etats-Unis, si celui-ci avait pu régler, avec des moyens de paix, la dispute scctionnellc qui a dégénéré en uuo guerre.Si, dans ina carrière politique, il n’y a rien autre chose à ma louange, l'avantage d’avoir contribué à la formation d’un gouvernement ayant une force que nul autre gouvernement n’avait eu depuis de longues années,—un gouvernement formé dans le but de régler les difficultés sectiounol-lcs entre le Haut et le Bas-Canada, sera quelque chose dont je pourrai in’énorgucillir et je pourrai dire aussi, je crois, que j'ai fait quelque chose pour le pays.Je n’envie, pour ines enfants, aucun autre honneur que celui-là.Je conçois que je ne pourrais avoir de plus noble héritage à transmettre à mes descendants que l’honneur atta-chélà la part que j’aurai prise à ce grand œuvre.(Applaudissements prolongés.) LA FÊTE DE ST.LOUIS DE GOk'ZAQUn AU COLLEGE DE STE.ANNE Le 21 juin dernier était un beau jour pour les élèves du Collège do Ste.Anne, c'était celui de la lête de leur aimable et glorieux patron, St.Louis de Gonzague.Toujours cette fête «a été pleine de charmes pour les enfants de cette maison.Us ont compris tout d’abord que l’Eglise dans sa sagosse et dans sa sollicitude ne pouvait pas donner un protecteur plus puissant et un modèle mieux fait pour leur âge que ce jeune saint.C'est dans le Collège que St.Louis de Gonzague a acquis et pratiqué ces rares vertus qui ont fait l’admiration îles hommes de sou temps, et qui étonnent tous ceux qui lisent encore aujourd'hui cette vie angélique.Tout enfant pieux se sent naturellement porté à imiter cette pureté, cette humilité, et cet amour de Dieu qui, dans ce beau modèle de la jeunesse studieuse, ont brillé d'un si pur et si vif éclat.11 y a bien là, eu vérité, tout co qu’il faut pour faire aimer et pratiquer la vertu.Tel est aussi le but de ces solennités religieuses.Dans une maison d’cducatiou chrétienne, la fête d’un saint patron n’est pas seulement un jour de joie, mais un jour de piété et de ferveur, un jour où Dieu se montre prodigue de ses faveurs.On le sait, on s’v prépare à l’avance par la prière et le recueillement.Dès la veille la chapelle avait été décore e avec un goût exquis.Au-dessus du maître-autel se voyait le tableau de St.Louis de Gonzague environné de riches bannières et de nombreux drapeaux.L’autel lui-même chargé des plus belles Heurs cueillies dans los jardins des élèves, et entouré de jeunes sapins et arbustes au feuillage verdoyant et touffu, présentait avec ses nombreux cierges et ses brillants chandeliers d’argent un ravissant coup d’œil.Au milieu du chœur était suspendue à la voûte une superbe couronne, précieuse relique des fêtes du passé, de laquelle se détachaient avec grâce des banderollos de diverses couleurs allant se déployer de chaque côté sur les galleries.On comprenait facilement, quo des mains pieuses et intelligentes avait présidé à ces décorations.Déjà plusieurs curés du voisinage étaient arrivés.Comme par le passé ils venaient rehausser par leur présence la solennité du cette loto.On remarquait avec plaisir parmi eux le G.V.McDonald de Ivingstou.Ce concours d’amies plait aux eufauts de Ste.Anne, et daus ces circonstances ils savent toujours manifester la joie qu’il leur cause.Mais en ce moment la divine Providence leur ménageait une bien agréable surprise.Mgr de Tloa, parti le même jour de la Malbaie, terme de sa visite pastorale sur la rive nord du fleuve St.Laurent, arrivait à Ste.Anno accompagné du- U.P.Beaudry, et de M.Lceours et Gosselin.Cette heureuse nouvelle so répandit avec une rapidité extraordinaire dans toute la communauté.La joio et la gaité se voyaient sur toutes les figures.Les élèves s’estimaient heureux de posséder au milieu d’eux celui qu’ils ont tant raison d’aimer et de respecter.Ils reconnaissent en lui non seulement le digne chef de ce diocèse, mais encore leur protecteur dévoué, le fidèle ami du Fondateur de leur florissante institution, le noble et généreux M.C.F.Paincliaud.De plus, c’était la première fois qu’ils avaient le bonheur de voir leur digne évêque au milieu d’eux en ce jour fortunée.Monseigneur paraissait lui-même heureux et content de se trouver avec ses enfants en un pareil jour.Quoiqu’il dut nécessairement éprouver le besoin de se reposer un pou des fatigues de sa visite, il voulut bien consentir à célébrer le lendemain matin la messe de communauté.Il communia tous ces enfants de sa main.Parmi eux, six s’approchaient pour la première ibis du banquet eucharistique.Quel suave et touchant spectacle (pie celui de la communion générale de toute uno communauté d’enfants.Comme ils étaient doux à voir ces fronts ours et recueillis.Je iroublicrai jamais l’impression déco délicieux moment.Puissent ceux qui l’ont produite eu moi en conserver éternellement le souvenir! Du haut du ciel, Louis de Gonzague devait contempler avec amour ces enfants imitant, à cet instant où Jésus-Christ descendait dans leurs cœurs, ce recueillement et cet amour qu’il apportait toujours au piod des autels, amour qui lui faisait verser de délicieuses larmes d’attendrissement.Pas de doute qu’il aura obtenu de Dieu d'abondantes et précieuses grâces pour ces chers enfants qui s’efforcent de marcher sur ses traces.Quelques heures après cette touchante cérémonie du matin commença la grand’-messe, chaulée par le Rôvd.M.Fafard, curé de St.Sylvestre, avec diacre et sous-diacre.Mgr de Tloa était présent, assisté des ltévds.3LM.Fortin, curé de St.Aubert, et A.Winter, curé de Douglastown.C’était un plaisir et une douce satisfaction que d'entendre ces chants d’église si beaux, si magnifiques, avec accompagnement de l’orgue, et exécutés avec tout le soin et la précision possibles.On se sentait enlevé, tant il y avait dans ce chant d'âme et de vie.(Jette réunion de voix d’oulants de différents âges, dirigées avec habileté, produit un effet tout à fait saisissant qui remue jusqu’à la dernière fibre du cœur.Le prédicateur de ce jour fut le Révd.31.A.T.Hébert, curé de Kamouraska.Il prit pour texte ces paroles : /Incest voluntas Vti) sanctijîcatio vestra.Il nous fît voir éloquemment que la Sainteté doit être le but où doit tendre toute âme noble, qu’elle n’est ni au-dessus ni au-dessous de nous.Et dans toutes les considérations qu’il fit il ne manqua pas de présenter â son jeune auditoire l’exemple de celui qui était actuellement l’objet de leurs louanges et do leurs hommages.31.Hébert a traité noblement et dignement le sujet qu'il s’était choisi.Nous avons tout raison de croire que la bonne semence qu’il a jetée dans les cœurs dos élèves produira scs fruits.Après I a messe, les élèves eurent la consolation de voir un instant leur digne Evêque qui leur adressa quelques paroles d’en-couragemynt.11 leur dit qu’il s’intéressait â eux, qu’il aimait à travailler pour leur bonheur, et qu’il éprouvait une grande satisfaction â les voir dans un aussi beau jour qui réveillait chez lui des souvenirs j bien chers.11 les félicita de leur bon esprit, : de leur application et de leur docilité.Ces paroles ont étu accueillies avec un respect j et une joie bien vivo.Ils étaient fiers et heureux «le cette attention et de cetto pa-tcrnelle bouté avec laquelle 31onseignour leur a parlé.Vers une heure après-midi, à la demande de 3L.le Directeur de l’Ecole d’Agriculturc Sa Grandeur voulut bien avoir la complaisance de présider à la distribution des prix et des Brevets do capacité des élèves de cette institution.Les prêtres venus pour la fete ainsi que quelques-uns des principaux citoyens de .Ste.Anne y assistèrent.En Octobre 1859, Mgr bénissait cette institution agricole destinée à venir au secours d’un certain nombre de nos jeunes gens qui, après quelques années d’étude, ne se sentant aucune inclination pour les professions hbéinlcs, vegetaieut dans le désceuvre-ment, sans songer à se rendre utiles en aucune manière, et le 21 juin 1804, par un bout eux hasard, il donuait lui-même les premiers Brevets de capacité qu’ont mérité les, élèves laborieux et persévérants.Sa presence a dû être bien agréable à ces jeunes gens.L) ailleurs il.u ignorent pas combien fca Grandeur s’est toujours iutéressée à leurs succès.A la suite de cette séance Mgr se rendit au Collège pour les vêpres.Ou remarqua daus le chant «les psaumes et des hymnes lo même entrain, je dirais presque le mémo enthousiasme qu’à l’otlico du matin.Après les vêpres la communauté conduisit l'Evêque à la station du chemin de fer.Ses nombi euses et importantes occupations ne permettaient pas a Sa Grandeur de séjourner plus longtemps au collège.Il était beau de voir tous ces élèves eu grand nombre marcher dans l’ordre le plus parfait.C’était des entauts reconnaissants allant saluer une dernière lois leur Père et leur Bienfaiteur \ oulant pi otiter de sa presence jusqu’au moment de la séparation.Quelques minutes après notre arrivée à ia gare, lus chars apparurent et nous enlevèrent celui qui était l’objet de tous nos respects.Les quelquos heures qu’il a passées au milieu de ses enfants du collège et de l’Ecole d’Agriculturc sont des heures précieuses qui laisseront des souvenirs bien chers.C’est bien le cas de dire : transiit bcnc/ticiendo.La journée u était pas te nui née, restait encore une pieuse et touchante cérémonie affectionnée par les enfants du collège, je veux dire les prières de l’archiconfrérie.Ici lo culte de la tete.Vierge a toujours tenu une grande place daus les soleunités tie 1 année.Un a compris que ce cuite était nécessaire à l'homme, qui est intelligence et cœur.Il est par excellence''le culte des aines tendres qui veulent demeurer pures.Or les enfants, sortant des bras de leurs mères et les aimant avec nue sorte d’adoration n’ont qu’à faire servir ce penchant de leur cœur à aimer la mère divine qui leur sourit et leur tend lus bras.Aussi ce culte île .Marie entre naturellement dans leur âme et y ainèiue l’amour du bien : il convient parlàitumcnt à l’enfance.Ils viennent doue souvent au pied de son autel lui exposer leurs peiues, leurs misères, et lui demander avec continuée la grâce d’êtro bons.C’est ce besoin du cœur qu’ils voulaient satisfaire en ce grand jour.Aussi est-ce avec une respectueuse attention qu’ils écoutèrent de nouveau .M.le Prédicateur leur parlant de celle qu’ils aiment comme do bons fils.Puis, après les avoir entretenus de l'amour que cette mère eélesie porte à nu chacun de nous, il leur parla de la vénération et de l'attachement qu’avait eu pour elle leur bicn-aiiuë patron, St.Louis de Gonzague.Le sermon fut immédiatement suivi d uu salut solennel, et Jésus sortant do sou tabernacle répandit avec profit-sion scs grâces sur ces enfants qui avaieul eu lo bonheur do le recevoir dans la communion le matin.loi lut le couronnement d uu jour si bien commencé.Voilà encore une do ces fêtes qui devra vivre longtemps dans le souvenir.Comme je le disais en commençant, elle a toujours été belle à Ste Anne.N’oubliez ; jamais, chers amis, ces graves jours de fête j qui doivent vous rendre doublement cher votre beau collège.Sachez un jour vous i souvenir.V ous vous rappelez toujours avec bonheur la maison paternelle, les lieux i qui vous ont vu naître vous sont chers, et .feuilleton îiu Courrier ïm Canaiia LE 1 JUILLET 1S64.üN-fai EVASION EPISODE DE 1795 CHAPITRE IL (Suite.) M.Hyacinthe avait voulu s’assurer si ses intelligences avec les militaires du caiitouneiueiit de Saint-Méeii avaient leur effet, et si ces militaires avaient tenu leur promesse de se trouver au rendez-vous qui leur avait etc assigné.Il avait dépêché un émissaire qui outrait en cotiiéronce avec lesorgeutau moment où M.Joseph se retirait.Cette confié-reuco avait été prolongée par l’arrivée d’un troisième persounuge qui, nécessairement, avait dû y être udtnis.A la tro«ipe, commandée pav le sous-otlieier républicain, destinée à se mettre en marcho le loudemain matin pour le Morbihau, devait se joindre à sou passage à Saint-Méeu, un uombre considérable de volontaires fournis par les localités voisines.Ces volontaires avaiout pour guide et pour chef un homme déjà avau-cu eu âge, nommé Lamotte-Jouau, naguère receveur des domaines, mais qui avait domic sa démission, afin de pouvoir exprimer librement ses opinions royalistes etjouir.de la pléuitude d’une liberté de langage et d’action que ses fouciious ne lui permettaient pas.11 était venu j 6’entendro avec le sergent au sujet de j l’heuic du départ, et la nature des communications qui l’amenaient faisait qu’il ne pouvait être de trop dans l'audition de celles dont était porteur l’envoyé du lieutenant de Saint-Regeaut, M.Hya-cimho J ni Hot du Plessis.—Voulez-vous que nous allions au-devant des hommes que nous attendons ce soir ?—Très volontiers, répondit Laruotte.Ils sortent ensemble par la petite porte du jardin.Eu tournaut à gaucho pour se diriger vers Saiut-Méon, par une allée de traverse, au lieu de dix-huit hommes, ils aperçoivent un corps nombreux qui franchit le fossé par lequel l’allée est séparée de ia route.Le sergent jette alors bin* sou compagnon uu coup d’œil scrutateur.Lainotte fait bonne conîo-nuuee, et, quoiqu’il uii deviné de suite la trahison, il est le premier à continuer de marcher à la rencontre do la colonne.Quand il est arrivé nez à nez avec les premiers soldats, il se place sur un des bords de l’allée, appelle a côté de lui le ser-gout qui su laisse prendre au geste le plus gracieux par lequel un homme puisse eu inviter uu autre, et tous deux restout immobiles comme dos généraux, devant losquels s’accomplirait un défilé.Quand tous los soldats sont passés, le sous-ofiieier et l’ex-iecevour suivent à quelques pas en arriére.Mais, au moment ou la troupe allait quitter l’allée de traverse pour prendre la grande, le sergent eut uu ordre à donner et se porta vivement à la hauteur du premier rang.Lainotto avait à sa droite uu fossé, pou élevé du côté de l’allée, mais qui dominait à pic, vu la profondeur d’une douve creusée de l’autre côté un épais fourré.S'en étant approché pou à peu, il le franchit d’un seul bond, avant que personne eût pu l’en empêcher.Un bruit 6ourd d'abord, puis l’agitation des broussailles et la disparition subite du compagnon du sergent attirèrent l’attention dos militaires.Le mouvement qui so fit dans leurs rangs fut comme un courant électrique qui atteignit en meme temps le sous-olficiur républicain.11 comprit de suite qu’il avait été deviné par lo vieux royaliste, et sur un geste de sa main, cent balles silllùrent aussitôt dans la direction du fourré.La plupart frappèrent les baliveaux du taillis, et avunt que les cent cinquante hommes fussent arrivés à la maison, Lamotte, qui connaissait les lieux, avait pu monter à l’appartement de M.Josoph, lui dire, ou le secouant rudement, ces mots que nous connaissons déjà : “ Sauvez-vous ou vous êtes perdu,” ot redescendre précipitamment l’escalier pour se mettre lui-même en sûreté.CHAPITRE 111.UNE I’KISON.L’un des derniers jours do ce mémo mois de juin, pendant lequel a commencé notre histoire, la petite ville de Mon-fort-sur-Meu était réveillée do très-grand matin par le bruit d'un tambour au son duquel marehait uno coloune, aloifl^ appelée vtobile, et forte d’une cinquantaine d'hommes.Peu d’habitants quittèrent leurs lits pour aller voir co qui se passait J au s la rue ; on était, en ce temps, trop habitué à ces sortes de spectacles, et ce fut a peine si la troupe vit apparaître derrière les vitres desfonêtrcs situées sur la route, trois ou quatre têtes ornées do bonnets à mècho : encore se retirèrent-elles promptement, do peur qu’un regard prolongé do la part des passants n’eût constaté que lo reste du costume était des plus incomplete.La troupe s'arrêta devant la porte d'une des anciennes tours do la ville, qu’on voit encore actuellement à gauche do la route do Rennes, ot qui servait alors de prison.La geôlière, escortée de pots et de verres, était allée au devant des soldats, avant même que les fusils eussent été mis en faisceaux au devant do la porte.—lié bien ! aimable citoyenne, dit le sergent qui commandait, avons nous quelqu’un en cagfc ?Nous n’avons pas fait de bonnes affaires cetto nuit.Ça pourrait aller mal pour moi, si le colonel, qui doit passer par ici, nous trouvait les mains vides.—Rassurez-vous, répondit la geôlière, on nous a amené du monde hier soir, mais parmi ceux que nous avons logés la nuit dernière, c’est pitié qu’il y en ait de si jeunes.J’en ai remarqué uu surtout qui a l’air doux, iuuoceut et bon garçon.Je no sais pas pourquoi on proud des agneaux comme ça.Quel mal peut faire un enfant de la sorte ?—Amenez-lo done 1 —Figurez-vou6, citoyen sergent, qu’il était resté là à causer avec nous; il n’y avait pas do danger qu’il s’échap- pât, parce que la porto du dehors était bieu fermée.Bien quo le bruit du tambour lui fait, parait-il, uno peine aflïou-60, car aussitôt qu’il l’a entendu, il a été pris d’une colique des plus violentes, et il est allé se coucher sur la paille où il so roule avec d’alfreuses convulsions.—(Jonduis-nous à son gîte, citoyenne.Et voilà bientôt le sergent, avec* quel- 3ues soldate, auprès du prisonnier qui, ans ce moment, étendu sur le ventre, faisait semblant do ronfler.—Allons, reveille-toi, petit ! firent-ils tous eusemblo.* Mais le prisonnier ronflait toujour» et no bougeait pas.—Ali ! tu no veux pas qu’on voit ta face qui est peut-être celle d’uu hou-hru ou d’un aristocrate.En proférant ces paroles, ils lo tournè-reut sur le dos.11 fallut bien qu’il résigna à ouvrir les yeux.—Tiens ! mais c’est lui ! s’écrièrent ensemble le sergent et deux autres soldats ; c’est bien celui qui nous a échappé après le 60uper de Fautro soir.Puisque nous manquâmes alors notre coup nous allons prendre notre revanche.Ou croira sans peine que lo captif fit tous ses efforts pour leur persuader qu’ils se trompaient, mais ils persistèrent a reconnaître on lui M.Joseph, et ils disaient vrai.La discussion s’échauffa.Les militaires impationtés de l’énigme du jeuue chouan, tirèreut leurs sabres.Sans le factionnaire do 6ervico qui, entendant du tapage, intervint en croisant la baïonnette, c’était fait de M.Joseph.Comment ce dernier, après avoir échappé si heureusement aux périls qu’il avait courus au Plessis, après la trahison du sous officier républicain, se trouvait-il quelques jours après, à la prison de Mouttort ?Après s’être sauvé, avec Lamotte, du Plessis on nous avons vu qu’il avait failli être pris, le jeune chouan avait pu gagner, sans encombre, un vieux manoir solitaire, inhabité depuis longues années, situé à une petite distance, ut dont il connaissait le6 abords.Cette habitation, uommée le Bois-Patsei, si6e au milieu des marécages, entourée par do hautes avenues, lui semblait, par son éloignement do toute voie de communication, devoir lui offrir un asile sûr.Il y vécut quelques jours en effet, sans qu’aucun bruit fut venu troubler le sileuce de cette solitude ; car, quoique chasseur passionné, il n’osait pus tirer sur les lièvres sang nombre qui semblaient prendre plaisir à le défier, dos coups de fusil qui auruieut pu faire dresser des oreilles soupçonneuses; il se contentait de les surpreudre au gite dans les hauts genets, do les guetter aux passages connus, et de leur jeter en travers, soit des pierres, 6oit des bâtons qui parfois les clouaient sur place.Mais ne pouvant se résoudro à rester plus longtemps dans cette espèce de tombeau, il résolut d’aller voir ce qui so passait chez son père messiro Geoffroy', au manoir de la Lande, situé à deux lieues de là.Pensant qu’il uo serait guère prudent de voyager en plein jour, il se mit on route par uuo nuit très sombre.Cn.nu Boisuamon.(d continuer.) LK COURRIEK LMJ CANADA.eur no s’en sépare jamais sans dou-)h ! bien, ayez la même aflection- votre cœur leur.Ei ; H .pour votre institution qui est vraiment aussi une maison paternelle.La première vous a donné la vie corporelle, mais la second* vous donne la vie intellectuelle et la vie du cœur en vous initiant à la pratique des vertus.Kappelez-vous toujours les sages leçons qu'on s'efforce de vous donner, ce n’est qu’à cette condition que vous serez, un jour des citoyens vraiment utiles et vraiment honorables.Un Assistant.CAN v DA.QUEBEC, 1er JUILLET 1S64.rr Leu nouveaux ministre*.Hier, après la prorogation, M.Brown et deux de 6es amis ont prêté serment comme ministres de la couronne.M.Brown est nommé Président du Conseil Exécutif, à la place de M.Buchanan.M.O.Mowat, ex-maitre-géuéral des postes dans le cabinet Macdonald-Horion, est nommé maitre-général des postes a la place de M.Foley.M.W.Macdougall, ex-coimnissaire des terres de la couronne sous le gouvernement Macdonald-Dorion, est nommé secrétaire-provincial à la place de M.Simpson.Les brefs d'élection pour les comtés do Ontario-Sud, Ontario-Nord et Oxford-Sud, ci-devant représentés par les trois nouveaux ministres, ont été émis hier.Les élections auront lieu dans une quinzaine de jours.Ou ne croit pas qu’il y ait contestation.La ëolutlon.puis deux ans ; quand le char de l’etat est engagé comme maintenant dans une ornière d’où iî n’a pu être retiré, malgré tous les efforts que les doux partis ont fuit tonr-ii-tour ; dans ces circonstances, disons-nous, dans l’intérêt spécialement de nos finances, une conciliation peut et doit être admise.” Notre situation était donc des plus dangereuses.Le cabinet comprit qu’il fallait un remède énergique à un si grand mal, et résolut de le tenter.Deux voies différentes se présentaient pour tirer le pays d'embarras : un nouvel appel au peuple ou un raprochement entre les partis ou les fractions de partis.Le gouvernement redoutait, et à bon droit, non pas pour lui personnellement mais pour le pays, les résultats d'une élection générale, qui devait, selon tonte probabilité, ramener au parlement les deux partis avec leurs mêmes forces respectives et ajouter aux complications déjà existantes cotte intense irritation qui fait oublier aux hommes publics qu’avant d'être partisans ils sont citoyeus, et que le salut du pays doit passer avant le salut d'un parti.Rien moins que rassuré sur la 6Ûreté de cette première voie, le gouvernement résolut de se bazarder dans la seconde, tout en se réservant la faculté d'avoir recours aux élections générales, dans le cas où les tentatives de rapprochement resteraient sans succès.Les négociations s'ouvrent.Jusque là, rien de blâmable ; mais c’est ici que commence la phase criminelle de la solution.Nous examinerons cette phase dans notre prochain numéro.Les journaux de l’opposition s’efforcent, par leurs déclamations aussi maladroites qu’intempestives, d’entretenir dans le public la pénible anxiété causée par la dernière crise ministérielle.Ils n'ont pas de couleurs assez sombres pour exposer à leurs lecteurs les conséquences de cette alliance du parti libéral-conservateur avec M.Brown, alliance qu'ils représentent comme monstrueuse et devant amener, dans un avenir très prochain et à coup sûr, la ruine de notre nationalité et de nos institutions.A les en croire, la dernière heure du Canada-français est 6onnée et son annihilation complète n'est plus qu’une question de quelques années ; et tout cela pareeque, dans un moment d’embarras politiques tout-à fait exceptionnels et peut-être sans exemple dans les annales d’un pays comme le nôtre, le cabinet a cru de son devoir d'accepter la main qne lui tendait M.Brown et de consentir à un rapprochement que le6 circonstances rendaient nécessaire, indispensable.Qu’on n’aille pas croire que notre intention est de faire ici le panégyrique de M.Brown.Non.M.Brown reste toujours pour nous un homme dangereux et suspect ; 6a nouvelle alliance ne peut nous faire oublier son fanatisme, sa haine, nullement déguisée, contre tout ce que nous avons de plus cher, son passé enfin.Mais nous protestons avec indignation contre l’accusation de lâcheté que nous adressent certains journaux de l’opposition, parceqne nous n'avons pas fait écho an cri d’alarme qu’ils ont jeté, pareeque nous n’avons pas pilorié MM.Taché, Cartier, les autres ministres bas-canadiens et le parti qui les supporte.Jetons un rapide coup-d'œil sur la position que nous fait à nous bas-canadiens l’alliance de M.Brown avec les chefs du parti libéral-conservateur et voyons si cette position est assez critique pour justifier les accusations de “ traîtres ” lancées contre les hommes qui l’ont amenée et contre les feuilles publiques qui l’ont acceptée.D’abord, dans l’appréciation de tout événement, politique ou autre, il faut faire la part des circonstances ; sans cette précaution on s’expose à très mal juger.Voyons donc 60us quelles circonstances a été opérée la coalition que la presse de l’opposition dénouce comme un crime de haute trahison.Ballotée depuis trois an6 entre deux partis politiques d’une force numérique à peu près égale, désemparée par les fréquentes tempêtes qui l’ont assaillie soiia forme de crises ministérielles de plus en plus graves, de plus en plus compromettantes, la barque de l’état menaçait de venir, à un moment donné, se briser sur le plus dangereux de6 écueils : l’écueil de l’anarchie.Cet état de chose n’était un mystère pour personne, excepté, peut-être, pour cette classe d’aveugles destinés à l’être toute leur vie.Certains journaux de l’opposition, tout en blâmant la solution donnée à la dernière crise ministérielle, n’ont meme pu se défendre de confesser la gravité de la situation.L'Ordre de Montréal disait encore dernièrement : “ Lorsque les affaires gont, comme aujourd’hui, en retard de- La seconde se6siou du huitième pa*liment provincial s’est terminée hier par les cérémonies qui ont coutume d'accompagner la prorogation.Un très petit nombre de membres des deux chambres étaient présents, la plupart ayant laissé, la veille, la capitale pour retourner dans leurs familles.A l'arrivée et au départ de Son Excellence du Parlement la salve habituelle de vingt et un coups de canon a été tirée de la terrace du château St.Louis.Quelques uns des ministres portaient le riche costume officiel qu’ils avaient à la réception du prince de Galles.Le premier-ministre, Sir E.P.Taché, portait son bel uniforme de colonel aide-de-camp de la Reine.La cérémonie de la prorogation, coin mencée à midi, ne s’est terminée qu’à deux heures.Nos lecteurs verront plus loin quelle quantité prodigieuse de projets de loi ont été soumis à la sanction ; leur nombre dépasse le chiffre do cent soixante dix.Ce serait un beau bilan si on était sur que nos législateurs n’ont pas sacrifié la qualité â la quantité.Un verrR aussi que le projet de loi de divorce, que les deux chambres ont adopté avec une si coupable complaisance, a été réservée â la sanction de la Reine.Hier, à midi, Sou Excellence le Gouverneur Général s’est rendue, avec les cérémonies ordinaires, à la Chambre du Conseil Législatif du Parlement.Les Membres du Conseil Législatif étant assemblés, il a plu à Son Excellence d’y faire requérir la présence de l’Assemblée Législative, et cette Chambre s’y étant rendue, les Bills suivants ont été sanctionnés au nom de Sa Majesté par Son Excellence le Gouverneur Général, savoir : Acte pour incorporer la Banque Royale du Canada.Acte pour autoriser la corporation du Village d’Yorkville à émettre des debentures pour racheter des debentures en circulation pour lesquelles il n’a pas été crée de fonds d’ainortisse-iucnt Acte pour incorporer l’Union Bethel des Marins de Montréal.Acte pour incorporer le Dispensaire d’Yamaska.Acte pour confirmer et continuer la municipalité de la paroisse de Saint-Gabriel de Brandon.Acte pour pourvoir aux transport des immeubles vendus par feu Charles Lawrcuce Uerchmer.£ ' ecr.Acte pour incorporer la Société Typographique de Québec.Acte pour changer la tenure des terres des Sauvages dans le township de Dundee, dans le comté d’iiuntingdon.Acte pour autoriser Maria Murney, exécutrice testamentaire, à vendre certaines portions des immeubles dépendant de la succession de feu nionorablc Edmund Murney, et pour d’autres fins.Acte pour autoriser John Thompson Iluggard à être admis à l’exercice de la profession d’avocat, procureur et solliciteur dans les cours de droit et d’équité du Haut-Canada.Acte pour autoriser le Lord Evêque du Diocèse d’Ontario et le Recteur de Kingston à disposer du terrain d’école de la rue de la Reine, dans la Cité de Kingston.Acte pour amender la charte de la banque des townships de l’Est.Acte pour amender l’acte relatif uux Cours do Surrogate.Acte pour déclarer propriéto^publiquc le monument à la mémoire des Braves de 1700, érigé sur les hauteurs de Ste.Foye.Acte pour naturaliser John Porterfield.Acte pour autoriser la Société des Hommes de Loi du Haut-Canadu à admettre l’honorable Michcül Hamilton Foley, comme avocat Acte pour amender l’acte d’incorporation do la compagnie du chemin de fer de la vallée de Massawippi.Acte pour autoriser les survivants des fidéicommissaires nommés en vertu du testament do feu le lieutenant-général Sir William Johnston, C.C.B., a vendre certains terrains en Canada appartenant à la succession dudit général Johnston.Acte pour reconstituer la dette en débentures de la cité d’Hamilton, et pour en faciliter le règlement Acte pour constituer en corporation la Société Philanthropique du Canada.Acte pour confirmer certains chemins latéraux dans le township de King, et pour pourvoir à leur tracé ainsi qu’à celui d’autres réserves et lignes de chemin, et pour établir une réserve de chemin à travers la première concession le long et sur la borne sud de ce township.Acte pour incorporer VAssociatiou de Bienfaisance des Bouchers Canadiens-Français de Montréal.Acte pour incorporer la Société de 44 l’Union St Jacques de Montréal.” «Veto pour amender l’acte incorporant l’asile du Bon Pasteur de Québec.Acte pour obliger les dénonciateurs poursuivant le recouvrement de pénalités, en certains cas, à fournir caution pour les frais.Acte pour amender de nouveau la charte de la compagnie des mines du Sud-Est du Canada.Acte pour amender les actes relatifs a la compagnie du chemin de fer de Welland.Acte pour incorporer la Chambre de Commerce de la cité de Hamilton.Acte pour changer l’époque des assemblées annuelles des sociétés d’agriculture dans le Bas Canada, et pour d’autres fins.Acte pour incorporer la Grande Division et les Divisions Subordonnées des Fils de la Tempérance dans le Canada Est.Acte pour incorporer l’Ecole Industrielle des enfants de la cite de Hamilton.Acte pour incorporer 44 la Maison de Refuge des Daines Protestantes de London.” Acte pour incorporer le Grand Temple et les Temples subordonnés de l’Ordre Indépendant des Bons Templiers du Canada.Acte pour incorporer la Société de l’Union Saint-Joseph d’Ottawa.Acte pour pourvoir à la nomination de successeurs aux syndics des propriétés de l’église et presbytère de la rue St.Gabriel, à Montréal, et pour régler les contestations pendantes au sujet de ces propriétés.Acte pour incorporer “ Les Sœurs du Précieux Sang” de St.Hyacinthe.Acte pour incorporer la Société de 44 l’Union St.Louis, de la Côte St.Louis, paroisse de Montréal, comté d’Hocheluga.” Acte pour amender les actes relatifs à la charte de la Compagnie du Canada.Acte pour permettre aux propriétaires des îles du Moine et des Barques de faire des règlements pour mieux administrer les dites iles.Acte pour venir en aide à la Société de Construction Permanente de l’Ouest.Acte pour autoriser le bénéficier et les syndics de l’église Saint James, dans le village de Carleton Place, à louer certaines minières qui se trouvent sur des terrains appartenant à la dite église.Acte pour amender le chapitre vingt-quatre des Statuts Refondus pour le Bas-Canada, intitulé : 44 Acte concernant les Municipalités et les Chemins dans le Bas-Canada,” et les actes qui l’amendent Acte concernant le service de la malle océanique.Acte pour permettre que certaines compagnies incorporées soient acceptées comme cautions,des officiers publics.Acte concernant la Faillite.Acte concernant les jurés et les jurys.Acte relatif à la représentation du peuple dans l’Assemblée Législative, quant aux comtés de l’Assomption, Joliette et Montcalm, et pour d’au ties fins.Acte concernant la perception, au moyen de timbres.des honoraires d’olllcc et droits payables à la couronne sur les procédures judiciaires et les enregistrements.Acte pour amender l’acte d’incorporation de l’Académie d'Iberville.Acte pour incorporer la compagnie pour l’amélioration de la rivière Mussassaga.Acte pour incorporer la compagnie pour l’exploitation et la fonte des minerais de Belvédère.Acte pour incorporer le compagnie pour l’exploitation et la fonte des minerais de Sherbrooke.Acte pour faciliter l’administration des biens de feu Robert Shaw Miller et Eliza Mitchell, son épouse.Acte concernant la compagnie du chemin de fer de Waterloo et Saugecn.Acte pour dissiper les doutes pouvant surgir du testament de feu John Gray, en son vivant de Ste.Catherine, près Montréal.Acte pour amender l’acte d’incorporation de l’Institut Littéraire Canadien de Woodstock.Acte pour amender le chapitre cent un des Statuts Refondus du Canada, concernant la nomination des magistrats dans les parties éloignées de la province.Acte pour permettre à l’association des arts de Montreal, d’établir une société des Beaux Arts, en rapport avec ses autres opérations.Acte pour prolonger la charte de la compagnie du pont du Haut et du Bas-Canada.Acte pour incorporer le Collège Congrégationnel de l’Amérique Britannique du Nord.Acte pour incorporer les Syndics de la Société Presbytérienne Américaine de Montréal.Acte pour autoriser la corporation du village de Caledonia à émettre de nouvelles débentures pour en racheter certaines autres actuellement en circulation.Acte amendant l’acte pour consolider la dette du la ville Bowmanville.Acte pour incorporer le village de Napatice comme ville, et pour d’autres fins.Acte pour ériger en municipalités locales les paroisses de Ste.Brigitte, Su Wcnceslas, St.Cé-lestin, SU Eléonard et Ste.Eulalie, dans le comté de NicoleU Acte pour autoriser les fidéicommissaires de feu John Whyte à vendre certaines propriétés léguées par son testament.Acte pour diviser le township de Lochabcr, dans le comté d’Outaouais, en deux manicipalités distinctes qui seront respectivement désignées sous les noms de 44 Lochaber” et 44 St.Mala-chy.” Acte pour amender la troisième section du chapitre quatre-vingt-huit des Statuts Refondus pour le Haut Canada.” Acte pour amender les actes incorporant la compagnie des mines du St.Laurent.Acte pour incorporer la compagnie de Lévis pour l’exploitation des mines du Canada Est Acte pour incorporer la compagnie pour l’exploitation des mines d’or de l’Atlas.Acte pour naturaliser Sturling Dupree Payne.Acte pour conférer certains pouvoirs à la compagnie d’Assurance Mutuelle et Mobilière des fermiers du Canada Ouest.Acte pour autoriser certaines sociétés religieuses ou congrégations de chrétiens, à nommer des successeurs aux syndics des terrains possédés en leur nom.Acte pour amender l’acte intitulé : 41 Acte pour incorporer la compagnie d’assurance Maritime du Canada.Acte pour changer les limites de certaines municipalités dans les comtés de Wolfe et Arthabnska.Acte pour incorporer la compagnie du chemin de fer de Fergus, Eiora et Guelph.Acte pour amender l’acte intitutilé : 44 Acte pour incorporer la Banque des Marchands.” Acte pour incorporer la Compagnie de Navigation de Beauharnois, Chatcauguay et Huntingdon.Acte pour incorporer la Compagnie de Navigation de la Rivière Outaouais.Acte pour incorporer la 44 Compagnie pour l'exploitation do l’huile de Lancaster.” Acte pour incorporer la Compagnie pour l’exploitation des mines de plomb de Carleton.Acte pour incorporer la compagnie des mines d’or de Bunker Hill.Acte pour incorporer la Compagnie des mines d’or et do cuivre do l’Eldorado des townships de l’Est.Acte pour incorporer la Compagnie des mines do Mnrrington du Canada, (responsabilité limitée.) Acte pour incorporer la Compagnie (les mines d’qü d’Ophir.Acte pour incorporer la Compagnie des mines d’or de Magog.Acte pour incorporer la Compagnie des mines de St François.Acte pour incorporer la Compagnie des mines de la rivière Famine.Acte pour incorporer la Compagnie îles mines de l’Alliance.Acte pour incorporer la Compagnie des mines de Stadacona.Acte pour incorporer la Compagnie des mines d’Iialifnx.Acte pour incorporer la Compagnie des min-'S d’or et de cuivre de Haïti Sud.Acte pour incorporer la Compagnie des mines d’or d’ilavalah.Acte pour incorporer l’Association d’exploration des mines Anglo-Américaines.Acte concernant les formules abrégées de Mortgages dans le Haut Canada.Acte pour amender 44 Acte concernant la cour des sessions trimestrielles générales de la paix.” Acte pour étendre la juridiction des magistrat de police dans les villes du Haut-Canada.Acte relatif aux juges de paix en sessions trimestrielles dans les districts judiciaires provisoires du Haut-Canada.Acte pour permettre d’accoider des chartes d’incorporation aux compagnies de manufacture, de mines et autres.Acte pour annuler la proclamation qui déclare Walkerton le chef-lieu du comté de Bruce, et pour permettre aux contribuables du dit comté de décider si Paisley, Kincardine ou Walkerton sera le chef-lieu.Acte pour assurer les titres à certaines propriétés vendues par la voie du sort Acte pour amender la loi du Bas-Canada relativement à l’exécution des testaments en la forme anglaise.Actes pour conférer certains pouvoir à l’Association d’Assurance Mutuelle Beaver contre les accidents par le feu.Acte relatif aux lignes latérales du township de Bedford.Acte pour rcnouveller et continuer pour un temps limité l’octroi en faveur de l’Exploration Géologique de cette province.Acte pour incorporer la Compagnie des mines d’Autimoine de Nicolct.Acte pour incorporer la Compagnie des mines d’or de Kennebec.Acte pour incorporer la Compagnie des mines d’Yamaska.Acte pour incorporer la Compagnie des mines d’or du Loup.Acte pour incorporer la Compagnie des mines d'Escott, Canada.Acte pour incorporer la Compagnie des mines de cuivre du Bas-Canada.Acto pour incorporer la Compagnie pour l’exploitation des minerais de cuivre du Canada.Acte pour incorporer la Compagnie des mines de cuivre de Bedford.Acte pour incorporer la Compagnie Refondue des mines de cuivre.Acte pour réorganiser la Compagnie du chemin de fer de Port Hope, Lindsay et Beauvorton, et pour autoriser la dite Compagnie â acquérir le havre de Port Hope et pour d’autre lins.Acte pour expliquer et amender la section qua-ranto-et-une du chapiue vingt-quatre des Statuts Refondus pour le Haut-Canada, concernant l’arrestation et l'emprisonnement pour dette.Acte pour incorporer la Compagnie du chemin de 1er de Wellington, Grey et Bruce.Acte pour amender le chapitre quarante-cinq des Statuts Refondus du Canada, concernant l’inspection des bateaux à vapeur et pour la sûreté des personnes à bord.Acte pour régler l’inspection des cuirs et peaux crues.Acte pour ériger certaines nouvelles municipalités dans le comté de Drummond, sous les noms de Chutes de Kingsey et Durham Sud.Acte pour étendre les pouvoirs de la municipalité locale de St.Colomban de Sillery.Acte pour amender les Actes concernant la Milice et la Force de Milice Volontaire.Acte pour incorporer la compagnie provinciale de transport (responsabilité limitée.) Acte pour autoriser William Berc/.y et autres à aliéner certaines terres du domaine de bi ci-devant seigneurie de Daillebout, dans le district de Joliette.Acte pour amender et consolider les actes relatifs aux droits d'accise et pour l’imposition de certains nouveaux droits.Acte pour abroger le chapitre trente-huit des Statuts Refondus pour le Haut-Canada, intitulé : 44 Acte relatif à l'office de shérif,” et pour établir d’autres dispositions relatives à la dite charge.Acte pour amender le chapitre cinquante-quatre des Statuts Refondus pour le Haut-Canada, relatif aux institutions municipales du Haut-Canada.Acte pour incorporer la Compagnie pour l’exploitation des minerais de cuivre de Huntingdon Acte pour incorporer la Compagnie des mines et d’exploitation du Canada.Acte pour amender et refondre la loi concernant les complices et fauteurs d'offenses poursuivables par indictements et pour d’autres fins relatives à la loi criminelle.Acte pour amender la loi relative aux comptes publics et au bureau d’audition.Acte pour remettre sous le contrôle du commissaire des Travaux Publics les améliorations effectuées dans la navigation du fleuve St.Laurent entre les havres (le Québec et Montréal.Acte pour amender le chapitre dix-neuf des Statuts Refondus du Haut Canada, iutitulô : 44 Acte relatif aux cours de division.” Acte pour incorporer la compagnie des mines de Reid H ill.Acte pour incorporer la compagnie des mines de Massawippi.Acte pour amender la loi concernant la navigation dans les eaux Canadiennes.Acte pour régler l'emmagasinage de la poudre dans et près les cités de Montréal et de Québec.Acte relatif aux évictions quand les locataires ne veulent pas vider les lieux après l’expiration des baux.Acte pour amender l’acte concernant les Emigrés et la Quarantaine.Acte pour imposer des droits sur les billets pro-inissoircs et les lettres de change.Acte relatif aux enquêtes sur les naufrages.Acte pour autoriser la corporation de la cité de Québec à émettre des débentures pour pourvoir à l’élargissement des portes de la dite cité.Acte pour la protection des oiseaux insectivores et autres, utiles à l’agriculture.Acte pour uinender l’acte passé dans la douzième année du règne do Sa Majesté, relatif à la Maison do la Trinité de Montréal.Acte pour amender la loi relativement aux actions qui tu ni.Acte relatif aux convictions sommaires en vertu de règlements municipaux dans le Bas-Canada.Acte pour diminuer les frais de vente en justice et de confirmation de titre, et pour faciliter les enquêtes, l’assignation des absents, la distribution, judiciaire des argents, la saisie des rentes constituées représentants les droits seigneuriaux, et pour pourvoir à la révisions des jugements dans certains cas dans le Bas-Canada.Acte pour amender davantage l’acte relatif uux droits de douane et à la perception d’iccux, et pour changer des droits sur certains articles.Acte pour amender l’acte concernant la pratique de la môdecino et de la chirurgie et l’étude de l’anatomie.Acte pour rendre valides certains actes de notaires décédés.Acte pour consolider la dette de la ville de St Thomas, Canada Ouest, et pour les autres fins y mentionnées.Acte pour remettre en vigueur et amender l’acte d’incorporation de la compagnie du chemin de fer de Stratford et Huron.Acte pour autoriser les syndics de la congrégation de l’église presbytérienne du Canada en union avec l’église d’Ecosse, dans le township d’Elgin, à transporter certain immeuble.dfeto pour amender les actes qui incorporent la cité de Trois Rivières.Acte pour donner do plus amples pouvoirs à la compagnie du chemin de 1er de Montréal et Champlain, pour confirmer une certaine convention conclue par la dite compagnie, et pour assurer rétablissement d’une gare permanente dans ’a cité do Montréal.Acto pour continuer peudniit un temps limité les divers actes y mentionnés.# Acto pour incorporer la compagnie des mines du havre du l’ortlock.• Acte pour autoriser le lord Evêque de Montréal, du consentement du titulaire cl des marguillers de l’église de la Trinité à Montréal, à faire un emprunt de dernier sur la garantie de certain immeuble dépendant (1e la dite église, dans le but de compléter l’église de la Trinité.Acte pour incorporer la compagnie du chemin de fer de la Vallée de la Chaudière.Acte pour amender les lois en force concernant la vente des liqueurs enivrantes et l’octroi de licences à cet effet, et pour réprimer autrement les abus résultant de ce commerce.Acte pour amender l’acte qui établit une institution de Crédit Foncier dans le Bas-Canada.Acte pour autoriser les sauvages Huron de la Jeune Lurette à régler la coupe du bois sur leur réserve.Acte pour amender l’aVto relatif aux aubergistes et à la vente des liqueurs enivrantes, chapitre six des Statuts Refondus pour le Bas Canada.Acte pour amender la douze Victoria, chapitre cent quatorze, relativement aux pouvoirs et devoirs de la Maison de la Trinité de Québec, et pour d’autres fins.Acte pour amender le chapitre soixante-ct-treize des Statuts Refondus pour le Bas Canada et pourvoir à la transmission des records des cours abolies, des registres des églises et des ministres, et des minutes des anciens notaires aux nouveaux districts judiciaires.Acte pour amender le chapitre soixante-ct-onze des Statuts Refondus pour le Bas Canada, relativement à la profession médicale et à la vente des médicaments.Acte pour amender les chapitres trente-six et trente-sept des Statuts Refondus pour le Bas-Canada, relativement à l’enrégistrcment des titres des hypothèques sur les immeubles et à l’acte qui l’amende.Acte pour autoriser Joseph Barsalou, écuyer, marchand, de la cité de Montréal, à prélever des péages sur un pont qu’il fait construire sur la rivière Vamaska, vis-à-vis la cité de St.Hyacinthe, dans le comté do St.Hyacinthe.Acte pour amender de nouveau le chapitre quarante-quatre des Statuts Refondus pour le Bas Canada, relativement au partage des terres possédées par indivis dans les townships.Acte pour amender l’acte concernant les Compagnies d’assuranco mutuelle.Acte pour amender les actes relatifs à la corporation de la cité de Montréal, et pour d’autres objets.Acte concernant les mines d’or.Alors, l’IIonorable Orateur de l’Assemblée Législative a adressé la parole à Son Excellence le Gouverneur-Général, comme suit : Qu’il claise a Votre Excellence, En soumettant à Votre Excellence le bill des subsides de cette session, je profiterai de l’occasion pour aborder quelques-unes des principales questions qui ont occupé l’attention de la législature durant la présente session.L’heureuse union des partis, ayant pour objet le règlement de questions irritantes et difficiles qui se sont élevées dans le fonctionnement de l'union législative entre le Haut et le Bas Canada, est le plus grand et le plus important événement de notre histoire politique qui ait eu lieu depuis un grand nombre d’années.L’esprit de conciliation et de bonne foi qu’ont montré nos premiers hommes d état, de nationalités opposées et de principes politiques différents offre la meilleure garantie du succès définitif de leurs efforts patriotiques.La section ouest do la Province, je n’en doute aucunement, verra ce projet avec une satisfaction toute particulière, et comme lu meilleure preuve que leurs représentants ont fait tout ce qu’ils ont dû faire pour leur, obtenir leurs justes droits, sans compromettre ni mettre en péril les institutions de leurs compatriotes fra 11 co-ca n ad i eus.Des mesures les plus importantes et qui méritent une mention particulière sont celles qui concernent les mines et minéraux.L’attention de la Législature ayant été attirée sur la nécessité de protéger cette nouvelle et importante industrie, c’est un indice certain que le pays peut s'attendre à retirer avant longtemps «le grandes richesses de cette source.Le Bill relatif aux mines d’or surtout a ôté préparé avec beaucoup «le soins, notre législature ayant profité en cela de l’expérience des législatures de l’Australie, de la Californie, de la Colombie Anglaise et des Provinces Maritimes de l’Amérique Britannique.Aucun pays contenant une population commerciale considérable ne pouvait se dispenser longtemps d’une loi en vertu de laquelle ceux qui sont malheureux dans le commerce pussent obtenir une quittance de leurs dettes, et devenir de nouveau des membres actifs et utiles
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