Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 8 mai 1865, lundi 8 mai 1865
9ème nmié< Q REBEC, L^NDT 8 M4T 18 (55.Numéro 41 t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CHOIR ITEBPEBE HT d’AIME.ru O O II 1* S L É G I 8 L A 1 I • Séance du 15 avril 1805.M ,.K rttlMlBBST BC.ISK1DKK : La ris»»* sur lu § 19 et sur 1 amen«¦ nu.„t ,1c M Bernard et autres, rel.ilil à la convention du ! 5 sept eu»bre.La parole est A M.le minis" ci ^ ^ s hxu.m.uouiiEit, ministre n Lt.it .-'1 • sieur», l'honorable M.Thiers a .livwé le ;, ;l ld sujet ,,ui vous occupe en deux ques-Ho principale» : h» q„e»L«.n .talienne et a îiueslion romaine, .le fera, mes eflorl.s jlour contenir le début dans le cadre -sairemuai, selon lui, el Koine, qui appm; tient à la catholicité, et Venise, qui est de- leu,lue par l’Europe.lv, traitant la question romaine, 1 l.ono- ral.le M.Thiers, avec une *ruditioii profonde et un art inimitable, a retrace la nécessité d’une religion pour les sociétés, et I histoire de cette grande religion catholique qui a mi» l’esprit humain au berceau et 1 a conduit dans ses développements successifs.M Thiers a «lit comment le jour de 1 em.in-cipation est venu et comment I Egl.se a renoncé à certain» droit- «là certains devoirs que lui conférait cette maternité dans la {fa montré ensuite les inconvénients et les dangers des Eglises nationales et de cette maxime qui a été s, souvent mise en avant dans ces dernier» temps : L Jujh* Ulre dan» F Etat libre., .Dans cette partie de son discours j ai pu, comme vous, me laisser aller au charme de cette parole éloquente, car aucune pensée de contradiction ne se presonUit A mon e -mit Ce n’était plus au Douvenieu.ent qu il s’adressait, c’était à ses anus qu il parlait et donnait des conseils., ./} » Descendant ensuite de ces regions élever».l’honorable M Thiers a apprécié la Cou-volition ,11.15 septembre.Cette convention a eu, selon lui, un objet puéril, presque ndi- , cuir-, et, en tout cas, impossib.e, ce!.de faire croire à l’Italie qu’on bu abandonne Rome, et à la France q» un Home pour la catholicité.Aux yeux de M.liners, ’abandon de Homo est dans la < onvcntion, et la liberté d’action que le Gouvernement s’est réservée est impossible et illusoire.Je veux rechercher quel acte le caractère de la guerre d’Italie, quelle était la mission ,!u gouvernement de la France et ent re les diverses solutions proposées, ’devait surtout être acceptée.En pat hint d, la Convention du 15 septembre, je redie.cl e-r-û C, elle a été bien interprétée, et si elle contient les erreurs et les dangers qu on a signalés avant-hier.rp.• La guerre, a dit 1 honorable M.Hue.», aurait pu être évitée.Elle n était pas necessaire.Le temps, un temps prochain, aurait assuré l'indépendance de cette nation »i chère à son cumr et à ses souvenirs.Cette affirmation est contraire îi la nature de» choses et aux circonstances dans lesquelles a éclaté la guerre.1 l>„ur répondre à celte assertion, j exan.i- lierai quelle était la situation de 1 Autriche en Italie, dans quelles circonstances la gUCrre de 1859 a éclaté, et vous conclurez Les traités de 1815 avaient donne en Italie de» possessions à l’Autriche ; mais a coté de ces possession» il» axa.ent placé de» Etats souverains et indépendants.' L’Autriche a-t-elle respecte \ œuvre du Congrès ï N ullcinent.Sa punsée constante a été .l’étendre sa domination sur 1 Italie tout entière, de faire de l’Italie une vassale dont elle serait la suzeraine.(Lest vrai, très bien !) Ce travail de 1 Autriche a commencé au moment même où se signaient les traités.Ainsi, le 12 juin 181.» I Autriche faisait avec le grand-duc de toscane un traité d’alliance ollensive et defensive, et «le garantie réciproque en vue du maintien du repos et de la tranquillité de 1 Italie.Le même jour, la même puissance traitait avec Naples et stipulait les mêmes en-gaoeuieiit» ; mais il fallait plus encore a la cour de Vienne vis-à-vis de ce royaume ébranlé et conservant les souvenirs de 1 épopée de l’Empire ; elle demanda la garantie que sans son consentement préalable aucun changement intérieur no pourrait se faire dans les Etats du rot des Deux-riieiles.C’était l’objet «Fun article secret joint au traité.M le ministre donne lecture de cct article par lequel le roi des Deux-Sioiles s'engage à n’admettre dans la constitution de hmT royaume aucun changement qui ne puisse se concilier soit avec les anciennes Constitutions monarchiques, soit avec les dispositions adoptées par I Autriche elle-même, pour le régime intérieur de ses possessions italiennes., Ainsi, continue l’orateur, tout progrès, tout changement dans la Constitution est subordonné, à Naples, à 1 appreciation de 1?Autriche, et & hi question île savoir .si la sécurité des possessions autrichiennes en Italie n’en >erait pas compromise.En 18*20 (je marche rapidement ; je ne cite que des dates, je ne veux pas fatiguer la Chambre).% .m.voisic : Vous no la langues jamais.m.le ministre: En 1820, un mouvement a lieu à Naples, une Constitution est acceptée par le souverain.L’Autriche s’émeut, et dans une note adressée aux puissances, l'empereur d'Autriche parle connue le gar- dien naturel et le protecteur de la tranquillité publique en Italie, et déclare qu il est bien résolu, vis-à-vis des événements qui viennent, «lu s’accomplir à Naples, a remplir cet impérieux devoir.Je le demande, lorsque l’empereur d’Autriche se présente comme protecteur île la tranquillité publique en Italie (pie devient la doctrine des traités «lu Vienne, cette doctrine qui dit : Eu Italie, il y a des Etats souverains et indépendant.?Cependant les théories de l’Autriche font un progrès, lo royaume de Naples est envahi par une armée autrichienne de 80,000 hommivs, puis viennent les congrès de Trop-pan et de Laybach.A la date de 1821, nous trouvons une convention qui règle l’itinérairedes troupes autrichiennes à travers la Toscane et qui permet aux Autrichiens tie se transporter, lorsque cela conviendra, du nord au sud et du sud au nord de lTtalie.On imposait au Piémont l’occupation d’une année il c* 1 2,000 hommes pour protéger les possessions autrichiennes contre les tendances libérale." de ce pays.En 1822, l’Autriche déclarait au duc de Parme qu’elle tiendrait garnison à Plaisance, en laissant seulement au Duc l’autorisation d'avoir quelques troupes dans la forteresse.Voilà comment, à cotte époque, 1 Autriche se plaçait vis-à-vis de ces Etats qui devaient être souverains et indépendants.(C’est vrai ! Très bien !) ^ Ce mouvement continue.Je laisse de coté les événements do 1830 et j’arrive à 1847.Lu sentiment libérai se réveille en Italie; le Souverain-Pontife se inet à la tête du mouvement ; il montre des institutions nouvelles.Comment répond l’Autriche ?Elle occupe les Légations, qui, comme l’a dit un homme d’Etat éminent, étaient la muisun de campagne de l’Italie.-V cette même époque le prince de Alcttcruicli dit toute sa pensée à la face de l'Europe, et il emploie celte expression (pii a contribué plus qu'aucun acte à la libération do TItalie : 44 L’Italie n'est qu'une expression géographique." M.le ministre donne lecture «Time dépêche M.de -Metternich dans laquelle il est déclaré que l'Autriche maintiendra à tout prix les transactions intervenues entre elle et les princes italiens.Enfin, dit l'orateur, nous arrivons à la révolution de Février, sur laquelle je passe encore, et, enfin, au congrès de 1S5G.Après la guerre de Crimée, après le succès qui la couronna, la question italienne se posa au congrès.Le Piémont réclama Talfranchis.se-meiit de l'Italie ; l’Autriche fut mise en demeure, elle tut avertie.Elle maintint r>es idées.Pendant ce temps-là le Piémont grandit, il se trouva face à lace avec l'Autriche.Ce qu'il y a de vrai c'est que l'Autriche ne put pas soutenir ce tète à tête sans irritation.Elle provoqua le Piémont.La France s'empressa-t-elle d’aller au secours de son ancienne alliée ?Courut-elle immédiatement à sa défense ?Non.Elle chercha les transactions, mais ce fut en vain.Interrogeons les faits : l’Autriche menace le Piémont, les grandes puissances s émeuvent; l'Angleterre envoie un de scs plus habiles diplomates en Italie ; la Russie propose un congrès ; la F rance y adhère.L'Autriche résiste toujours.On va plus loin ; on parle du désarmement général.La France adhère encore ; vile est d'accord avec toutes lus puissances, excepté avec l'Autriche.Ici sc présente la sommation autrichienne du 19 avril : le Piémont doit désarmer dans trois jours.Le général Giulay envahit le Piémont.Ah ! vous me demandez fi la guerre pouvait être évitée, s'il était possible de ne pas tirer l'épée ; s'il était passible à celui qui porte le nom du vainqueur d'Arcole, de Aloiite-notte, de Marengo, do s'arrêter devant l'envahissement de l'Autriche sur ce territoire italien qui est la clef des Alpes ! Ah ! si 1 Empereur avait agi ainsi, il n'aurait pas eu les susceptibilités légitimes que les gouvernements précédents avaient toujours éprouvées devant les envahissements de l'Autriche.(Très bien î Très bien î) Je le dis à fhonuuiir de la Restauration : olle pensait comme nous, et elle faisait entendre sa voix dans îles circonstances difli-oiles pour elle ; car elle devait quelque reconnaissance aux puissances qui avaient signé les traités de 1815.Eh ! bien ! en.1829, la Restauration eut un langage plein d élévation.L’orateur donne lecture d’une dépêche de M.Portalis, dans laquelle ce ministre, protestant contre une nouvelle tentative d'ingérence de l'Autriche en Italie, déclare que si on porte cette atteinte aux traités de 1815, le gouvernement du Roi se dégagera îles obligations qui lui ont été imposées par ces traités, ne consultera que son honneur et les intérêts de la France, et lera même usage, s'il le faut, des forces que la Providence a mises à sa disposition.(Très hieu ! très-bien !) Voilà, ajoute AL le ministre, comment la Restauration répondait aux provocations de l’Autriche.• Je ne crains pas de le dire, l'honorable AI.Thiers, en nous proposant d'éviter la guerre, a méconnu la politique traditionnelle de notre pays.J'ajoute qu'il a donné un démenti à ses propres paroles à ses propres actes.Ces questions, elles se sont présentées en 184 7.En bien î quel langage tenait al.1 hiers a cello époque, en presence non pas d'unu attaque violente et résolue comme celle de l'Autriche en 1859, mais en présence seulement d'une tentative nouvelle d’ingérence de la part tie cette puissance en Italie.Exprimant en 1848 son opinion sur la question italienne, M.Thiers disait: 44 \’ous savez que toutes les lois (pie ces ennemis invétérés do notre pays, qui s'appelaient jadis les impériaux, aujourd'hui les Autrichiens.'’Il ue s'agissait pas alors de la sage Autriche.(On rit.) 44 Toutes les lois que ces ennemis invétérés, disait M.Thiers, ont voulu attaquer notre pays, ils sont constamment vernis par l’une de ses deux roules: la vallée du Danube ou celle du Fô.'’ L'orateur, continuant la citation des paroles de Al.Thiers, rappelle qu’eu 1848 son honorable contradicteur déclarait que toute intervention do l’Autriche en Italie avait été constamment regardée comme un cas de guerre.11 ne considérait pair cette politique comme une politique révolutionnaire, comme nue politique impérialiste, mais comme la politique traditionnelle de la France, politique suivie également ’par AI.de Mau-repas, par AI.de Choiseul, par le faible cardinal Fleury ; politique de tout temps pratiquée par le cabinet do Versailles.AI.Thiers ajoutait, en parlant de l'Autriche, (pie toutes les fois que la F rance voyait un souverain absolu disparaître et être remplacé par un gouvernement libre, la France était délivrée d'un ennemi et gagnait un ami.Enfin, parlant dus traités de 1815, l’honorable AI.Thiers disait qu’il fallait les observer jusqu’au jour où 011 aurait la guerre, mais les détester tout en les observant, et il ajoutait que le Gouvernement d’alors (c'était au mois de janvier 1845) n'avait pas fait tout ce qu'il aurait pu et tout ce qu'il aurait dû taire.Il maintenait que l'Italie avait le droit de se donner librement les institutions qui lui plaisaient, sans qu'aucune puissance put intervenir, et à cette époque, il invitait les Italiens à s’unir, engageant les princes à déposer toutes les parties de leur pouvoir qui ne leur étaient pas nécessaires, et les peuples à renoncer a leurs exigences, de layon à sceller entre eux la concorde sur l’autel u>f:\t'si •iinkideu : Je prie l’bo- \P,tale d“ ^om/c chrétien, et j’aunis Jiriyt norable ministre de ne pas s’arrêter à ces in- | ,e que le monde politi- terruptioiiK.et je le prie surtout de ne pas y répondre.M.(JauniER-l'AiïKS : Qu’on no nous provoque pas ! (A l’ordre !) Mais précisément sur cette question italienne nous ne sommes pas d'accord avec AI.Thiers, qui Ta déclaré.(A Tord 10 ! à Tordre !) M.LE PRESIDENT S‘ 'UNE! DE R : J O VOUS préviens que s’il y a encore interruption, je serai obligé de rappeler à l’ordre.(Très bien !) m le ministre d’etat : Je disais que mon devoir était d’apprécier le caractère d'une opposition, et que plus elle est grandement représentée, plus elle doit avoir d’échos dans le pays, et plus elle peut y porter do ravages, plus le devoir du Gouvernement est de "e défendre.(Très bien ! très bien !) Eh bien ! je l’ai déjà dit, l’honorable AI.d'hier" représente aujourd’hui une opposi- I tl,on ;«***“*“v:, tenu qu eue «e ueoat, aujour-tioji qu'il combattait il y a quelques années.^ ^n,b immense ; vue dans sa vérité, elm.tu î ers : .Je ne représente que moi.grande encore, puisqu’elle ein- (N'interrompez pas.) On n'a pas le droit bras>e le spirituel.Aussi, ce ne sont pas de mettre l’individu en cause.v X’intcrrom- Mrs °®priu* (pii sont troublés, ce sont les pez pas ! n'interrompez pas !) consciences.Lu orateur catholique, M.m.le président SCHNEIDER : Je prie kolb-Bernard, le premier parlé sur la encore une fois Thonorable Al.'Thiers d’etre question de la Convention, et il règne dans plus lo'érant, quand on attaque la ” tout son discours une tristesse profonde.qu’il proclame.Ce n’est pas sa personne .* qui est en cause, c’est uniquement sa politique.m.timers : Si ! si ! C'est la personne ; c’est scandaleux de changer une question de ce genre en question personnelle.m le président schneider: Vous répondiez, et je vous ferai avoir le silence.s.exc.m.lv: ministre d'état : Je sais parfaitement la sincérité profonde (pii anime Thonorable M.Thiers.Je sais comment dans sa conscience il explique sa situation, il Ta dit à la Chambre.m.timers : li ne s'agit pas de cela, s.exc.m.le ministre d'etat : J’en reviens à m « conclusion.Quand on a tenu en janviei 1848 le langage que vous avez tenu ; quand on a dit à un autre gouvernement :“ Protégez l'Italie, défendez les traité", fait ms qu'ii" ne soient pas brisés par l'influence autrichienne,’* je dis, et c'est là ma conclusion, qu'il faut un amour immodéré d'opposition pour venir soutenir que la guerre d’Italie n'était pas nécessaire.(\ ive adhésion et applaudissements.) La guerre d'Italie était nécessaire.M.timers : Non ! (.4 enntinuer.') Devant les complications les plus inquiétantes de la politique, l’esprit seul se préoccupe, mais le cœur s’inquiète et soutire lorsqu'on touche à ses affections les plus sacrées On lit dans lo Monde : Les journaux libéraux accordent au dis-m.timers : Je m'adresse à votre loyauté, cours de AI.Thiers des louanges perfides, l ordre ! à l'ordre !—Nouvelles inter-j II ne tient qu’à leurs lecteurs de le considé-ruptions.) m.le ministre d’etat : Messieurs, ai-je besoin de répéter que je tu* m'adresse qu’à l’homme politique ?.M.0RAN 1ER DE CASSAUNAC: C'est évident ! m.le ministre d'etat : A ."U conduite, à "CS actes ?m.Thiers : Je m'adresse, je If* répète, à ia loyauté du ministre.(Nouvelle et bruyante interruption., ! rer comme un morceau d'éloquence fossile, sans but, sans portée et surtout sans effet, une amplification stérile, expression de la bouderie des ancien* partis.L'opinion publique, qui lit ie compte-rendu et n'a pas encore, Dieu merci, aliéné tout son jugement aux mains «le messieurs les rédacteurs de V Opinion nationale, de la /Vi/nV, du Sic-ele et du Journal d>s lMitais, voit autre chose dan." ce discours et cherche dans la Cou- m, le president schneider : Je prie vention du i5 septembre, à défaut d'une lo-1 honorable Al.Thiers, qui a été entendu gi.pie apparente, une logique cachée.Il est dans la précédente séance avec i attention impossible «le prévoir piellesera lu réponse la plus scrupuleuse, de ne point interrompre ainsi.t n membre : Nous l'avons écouté pendant trois heures et demie.m.le ministre d'etat : Nous ni discutons pas les personnes, nous discutons les actes.m.le president schneider : AL Thiers aura la parole pour répondre ; ei, en attendant, je lui fais remarquer qu'on a discuté sa politique sans attaquer sa personne.m.jules paykr prononce quelque." paroles au milieu du bruit.m.timers : Encore une lois, je m'adresse à votre loyauté, Monsieur le miuistie.M.le ministre d'ktat : L’honorable AL d'hier." dit qu'il s'adresse à ma loyauté ; qu'il me permette de lui répondre que mon devoir o."t de continuer mon discours, et son droit sera de me répondre.( Très bien ! très bien !) m.e.pelleTan : Si vous attaquez nos personnes, nous attaquerons h*" vôtres.m.le president sciiNEiDEK : Monsieur Felletan, vous n'avez pas la parole, et je serai obligé do vous rapeler à Tordre si vous continuez à interrompre.m.K.pellei an : Rappelez M.le ministre à la question, Alonsieur le président.Nous avons discuté lu question, et Al.le ministre discute les personnes.(A Tordre ! à Tordre !)—Rumeurs en sens divers.—Agitation.) m.o r an i k R -pages : On ne discute pas la piestion, mais les personnes.(Le bruit et l'agitation continuent.) M.le ministre d'etat : L'Opposition demande avec énergie le rappel à Tordre du ministre.(Non ! non !) M.Garnier-packs (au milieu du bruit ) : C'est le rappel à la question ! M.LE ministre d'etat : J'ai vu le temps où les mêmes hommes dem i iaieni avec une énergie non moins grande b rappel à ordre de Thonorable Al.Thiers.(( ’Y-n \ rai !) Il ne faut pas que des attaque." qui por- du Gouvernement et "i AI.Boulier redemandera au Corps Législatif le vote decon-fîanee qu’il a obtenu du Sénat; mais il est permis de dire à l'avance que ce vote venant après !o u prévoir que | Johnson est-il jus.tüable de qualifier de le parti politique qui, en 1659, marquait ropaire J’assa.'sins, dans un document de l'épithète infamante de reb,:îk* la officiel, en l’absence de toute preuve, un p,.ignee d’exaltés qui tentèrent l’émauci- pays avec lequel la république amôri-pation des esclaves et qui fair-ait cou- caine entretient des relations amicales ( be aucoup d'années s'écouleront avant j lace pour nous faire mer.Nous en su-que les vides qu'elle a produits soient binais les hazards, pourvu (pie vous nous parfaitement comblés.prometttiez un sauf conduit si noussotn- “ Ces remarques s’adressent surtout à mes acquîtes.” n >s c« mu patriotes «jui chaque jour lais- L'agent recruteur du Mexique avertit «eut le Canada, dans l'espoir d'obtenir publiquement dans le Chronicle do aux Etats-Unis, par l'effet du rétablissement de la paix, un salaire beaucoup plus élevé qu'au para vaut.C'est précisément le contraire qui a lieu.** Nous voyons avec peine quo l'émigration se t'ait sur un grand pied dans certaines paroisses.1 Jcjâjplusieurs ont vu leurs démarches parfaitement inutiles »*r ont dû revenir chez eux, par suite du manque d’ouvrage do l'autre côté des ignés.D'autres, et en grand nombre étaient inondés.A un moment le nègre s'en emplit les mains.Il poussa un rugissement d’horreur.On crut qu’il allait expirer.Essuyez-moi cela, criait il, es suyez.c'est le sang d'un maudit; je vais mourir.Pour des milliers de dollars je ne voudrais pas do cette tache.Et le pauvre homme pleurait comme un fou.les cotes du Cap-Breton lo 3 mai.Tout T6-quipage est sauvé.—Nous sommes prié d'annoncer que le service anniversaire de feu Dame Félicite Mi vil le DeChéne, veuve de feu Sieur .Joseph Legris dit Lépiue, ocra chante a Char les bourg, demain, le neuf du courant à 7} heures, A.M.Les parents et amis sont priés d’y assister.nn.LF/riN me la maladif: me meukuic.—- Enfin, comme pour ajouter un frisson à cette lamentable histoire, on raconte * / \ ' ri "w*.nm.AMir, OIS M KUKIilC.—- que ie cadavre a disparu-Du î coin- Le 5 mai, lo malade a subi les effets d’une ment?Allez le demander aux vents du | crise terrible: le délire lui a fait pous-ciel, aux entrailles «le la terre», ou aux sur des hurlements épouvantables.Après abîmes des Ilots.Un homme seul pour- s’être cru destiné à éclairer le monde, il est .i i* /o.1 __1 !.vocaXAPtlA/.: i .\N ashingtoii que les otliciers et soldats en congé trouveront de l'emploi au Mexique.On lit dans le Courrier des Etats-Unis : LA FIN DE HOOTII.On commit aujourd'hui les péripéties dramatiques de la découverte et de la mort de J.Wilkes Booth.Quand l'esprit sera un peu remis de la juste répro- probablement, îermit encore de môme, i .i;.• • * , « • , .1 .x ¦ , .nation désormais inseparable de ce nom ; M.UB ces domoiiHgoments sont très.cou- uand „ 60lu p05aible^de regarder avec t.ux.et le pays y perd beaucoup.Morne I ,.iositô cettcVllre d„nt les veux se au point «le vue de la spéculation, i y a i .m • \ .1 , ’ - détournent aujourd hui avec horreur ; a -me he.neut beaucoup plus davantage ll;uul rob,ei.;.ation calme et sereine pour le travail dntiB notre pays n cessa de parler.Le colonel Conger, se glissant derrière la grange, tira quelques pailles à travers une fente, les alluma et les rejeta à l'intérieur.La paille était sèche ; elle »'enflainma en i un instant ; on put voir par ies ais disjoints tout s'emplir ne lueur et de fumée.Les plus noirs recoins s'illuminèrent de ; aire aux solives ; des teintes rouges et violettes dessinaient dans les angies, derrière les meules et les gerbes, le» charrues, h-s herses, les moulins à sucre, et faisaient briller ies grains battus comme des pierres fines.La flamme courait le long des poutres, s'enroulait autour des colonnes, léchait les parois de bois et s'accrochait aux arêtes des madriers.C'était une atmosphère ardente, comme un bloc de minière massive, au milieu duquel se ée-sinait une s 1.muette sinistre, celle d'un homme qui, sépare par un rideau de feu de tout ce qui Lentourrait dans îa nuit, était en pleine vue, tandis que son propre regard ne dépas>uit pas le cercle infernal dans lequel ii était en- Considérant qu'il résume de preuves., -, .i • tait rien i laites t« .mrs voitg nii*tipr do fournies au bureau de jubuce militaire, J lluuu UL que le meurtre atroce du dernier Préei- bourreaux et vous saurez après si les dent.Abraham Lincoln, et la tentative accusés sont coupables ou non ! d'assassinat »ui la personne de l’hon.Ta- Il y a encore un autre chose ineffable ble W.11.JSew.rd, secretaire d'Etat, ont été encourages, concertés et stimules par et entre Jelierson Davis, au tre lois de Richmond (Virginie), et «Jacob Thompson, C.ornent C.Clay, Beverly Tucker, Gcoige N.Saundvrs, VN.C.Clear v, et autres rebelles et traîtres pariai: .de la mort do Lincoln en termes fermé.A cet instant, il était debout, ap-déplacés.VN .C.Uoose, de New-Albany, Indiana, pour avoir dit qu' 1 damerait sur la tombe de Lincoln, a été condamné à 60 jours d** travaux l'*rcés.Les secessiomiistes de Charleston ont pu y é sur une béquille, comme LAsmodée du Tl ia lin ud.Il ressemblait, dit M.Conger, à sou frère Edwin, le grand tragique, à ce p«»int qu’on a cru un instant à une illusion.Bar un niouveme tt rapide, Wilkes laissa tomber sa béquille et si appris avec joie ie meurtre du President, j carabine, et, »e traînant sur ses main», rampa jusqu'à l’eu iroit où avait commence le feu, pour surprendre celui qui La- Des femmes sont tombées à genoux pour remercier le ciel d'avoir permis pie 'e crime fût commis.Mais l arres- dans la proclamation : c'est «pie le Pré- I talion du gouverneur Aikin et l'expulsion d'un ministre qui avait refuse de substituer le nom de Abraham Lincoln a celui de Jeficrson Davis dans ie» priè- »ident Johnson oflre «.ies recompenses pour l'arrestation de personnes établies à i étranger.Mai», ti.ruiis-nous avec un de nos confrères dt New-York, veut-on vait allumé et iu tuer.Se» yeux lau-raient des éclairs, et resplendiraient d line terrible beauté ; ses délits serrées brillaient dans »a bouche eutr’ou verte ; sa ligure était empreinte d'un calme diaboli- ‘V1* jairc tnUver MM.t.Clav, Beveriev, Col.Baker et son frère le lieutenant re» pubjiqties, i es a rendus plus sage».! que où se pressentait l'explosion de lat’o-Le VN ashingtoü Republican dit que le Le.Mais ses veux cherchaient en vain une de» »usdites personnes ou l une d entre , - « imites des Etats-U d.», afin qu'elles puissent être mises eu jugement, les recompenses suivantes i Jusqu'à ce jour, le cabinet fédéral s'était contente de laisser aux journaux ol* iieieux le soin de reprochera tout prc*pos au Canada l'asile qu’il donnait au confédérés; les convenances internationales comme le savoir-vivre diplomatique lui disaient assez que ce rôle ne convenait pas au gouvernement d'un peuple quia la prétention d’être la première nation du monde.Lors de la mise en liberté des confédéré» compromis dans l'affairo St.Alban, il eut même ie courage de désavouer la laineuse pioclatuatioii du fougueux général Dix qui voulait Est-ce à la police canadienne «pi'on offre une récompense : Lt tout cela, ça se trouve dans un document officiel destine a faire partie de l'histoire des Etats-L nis ! ! ! N avions-nous pas raison de dire «pie les Etats-Unis étaient le pays, par excellence, des i tu habilites ?• «a».— pas u il moi uc vrai uni» lout ce qu dit jusqu'à pi osent à ce sujet.L n rabin juif a assuré «fans un récent issue : l'incendie l’aveuglait.Il se r leva et, avec le sang fivid d'un vétéran debout au milieu de tous les leux de ni bataille, il marcha droit à la porte, le revel ver au point, résolu à vendre chèrement sa vie.Ce fut à ce moment qu'un coup de fusil l’abattit.*%—Il s'est tué !" dit le colonel Baker.Non ; c'était le ser- i hopiial de la Mari .e d»* Québec, en remplacement du Dr.Itoy, qui a été, comme nous Lavons annoncé, nommé médecin visiteur di l'asile des Aliénés.Le Dr.Ca chier est qualifié sous îeu» venir empoigner ies iiicursiounistes jus- les rapport» pour remplir le» fonctions que sous !es canons de la citadelle de imp u tante» qui viennent «ie lui être eon- Québee.fiée», et sa nomination rencontrera cor- Le drame terrible qui est venu couvrit tainement l'approbation générale, d'une teinte de sang le triomphe définitif de la cause fédérale, a eu pour effet de faire perdre au cabinet de Washington cette attitude réservée et digne; et dans le document oificiel ci-haut cite, il n'a pu résister à la tentation de se faire l'écho accrédité et officiel de cette perli- qne.t )u lit dan» le Ti leg raph d e Montréal; u Tandis que le President accuse avec autant de légèreté des hommes «pii ne savaient rien d'un crime «pii est préjudiciable à eux et à leur cause, il n’est pas hors de propos «le demander à l'hom-Nous apprenons avec plaisir que no- ine qui seul a profité et qui seul devait tre ami le Dr.L.Catellier a été nommé Lruülcr i assassinat, compte de son par le gouvernement n.edt ein internede 1 i,lliuli^ „UVec 1 “=* l6sill> imiiuité biti“ t il', t 11 V*4 •!> le» do insinuation qui sert depuis quinze jours de thème aux journaux du Nora et qui consiste ù représenter le Canada comme .complice, à un dégr queicon- r.mkM aima .«u\ «.iao-l uK.Sous ce titre, la Mi to rvt donne avis »ages et patriotiques qui »uivt-nr : “ Les «lerniéiis nouvelles «ies Etat»-Unis nous apprennent «pie le gouverne ment a pris la résolution de licencier m «* partie consider .ble de l’armée.Pui».» là paix se rétablit complètement, il v., falloir licencier, non-beu lenient le» soldats, mai» toute* ce*te autre armée «i « ni- que, dos assassins du 1 resident Lincoln j p]0yéa «pii, dans les bureaux et dans li ât du Secretaire d'Etat.fabriques « et du Secretaire Cette insinuation le Président Johnson fabriques ont donné depuis quatre ans, tout leur travail au soutien de la guerre.sermon que M.Lincoln avait dit eu sa gout Corbett qui avait vu ses amis me* presence «pi il était de souche hébraï- naeés, et avait détourné la mort en tuant le meurtrier.'' Quand tout fut fini, le cadavre de Booth a été cousu dans une couverture militaire.Un vieux nègre du voisinage était possesseur d’un cheval.On le prit.Ce cheval semblait fait exprès pour une œuvre ténébreuse.hanches, ses côtes perçaient la peau ; son poil bourru ressemblait à lu toison de son maître.Ii marchait l'amble avec une désinvolture bizarre, et mesurait se- pas avec une lenteur «pu- 1 ,*s pins violents encouragements ne réussissaient pas à hâter.La charette à laquelle on l'attela n’était pas moins absurde : elle criait à chaque mouvement comme »i elle allait se disloquer, et les formes de sa membrure dispur .usaient sous une couche inégale de boue jaunâtre, qui lui faisait comme une carapace de tumeurs lépreuse».Ce fut sur ce: équipage que fut chaige le cadavre, et le convoi sinistre se mit en route au moment ou le crépuscule commençait à blauclnr le ciel.Pour compléter ie ta- d'un Monitor, sur le Potomac, puis débarqué à l'arsenal maritime, i! y est resté jusqu'au jeudi soir, avril.Le lendemain matin, il n'y était plus.Que s’était-il passé dans la nuit ?.Voici ce que l’on a raconté.A minuit, une barque sans fanal, montée de deux hommes, était partie sans bruit «le l'arsenal.Les hommes ramèrent silencieusement jusqu'à ci* que la dernière étincelle du village et le dernier bruit des avirons eut disparu dan» l'immensité de l'ombre et du silence.Depuis on ne les a pas revus.Ou sait qu'avant de partir, on leur avait fait prêter un serment solennel.C'était le sceau du secret qu’on mettait sur leur bouche.Il v avait dans la barque une caisse «ie bois grossier de six pouces de long et de dix-huit pouces de large.Qui pourra jamais «lire c«* qu'elle est devenue i Le meurtrier n'est pas seulement mort ; il n'fst plus rien, pas même une pincée «le cendre ; il est annihilé, et pas an être au tim » do, pas même sa mère ne saura où verseï une larme pour rafraîchir et consul, r son ombre.Est-il rien «1«* plus lamentable que cette légende ! Un homme «jui avait tout c«* que Dieu donne aux héros, «jui était beau, fort, vaillant et aimé : qui était riche ; qui mirait pu taire le bien routo vendredi matin.Il repousse cuergiquement toute accusation «jui tend à le faire paraître complice do l'assassinat du Président.11 déclare n’avoir eu connaissance du coin plot que le lendemain de l'assassinat, par la voie des journaux.M.Beverley Lucker, l'un des réfugiés susdites, pour l'arrestation duquel Johu- mui promet ^25,000, a publié jeudi àlbleau, Harold, ce bas comparse du grand Montreal, une lettre dans le Telegraph, protestant contre i'uccusatiuii de complicité dan» Lassas-itiui du président, et demandant aux autorités américaine» de lui faire connaître la nature des preuves contre lui, afin de pouvoir y répoudre.MM.baumier» et Tucker sont ;nèt» à se livrer aux autorités américaines, afin de subir leur procès pour accusation de com- mie drame, marchait gémissant, implorant et s'excusant lâchement, au bout d'une corde qui tenait d’une part à son cou, et «ie l'autre à la selle d’un cavalier.Quel tableau ! Ce vieux nègre, ce cheval squelette, cette voiture lépreuse, et ce pendu «jui marche, au milieu d’une escorte »i lencieuse, et de la nature enc«»re eiuiur- .- i i - -r*.44 * 4« ris, sous le nom de Lambert, Sous l'empire • le cette hallucination inouïe, il s’est imagine* (jue le Courrier du Canada avait crié : 44 Ohè, Ohé, avez vous vu Lambert ?” La dessus, il a lancé contre nous une tiratio «|ne V Union nationale reproduit sous le titre «le 44 Cazette pour rire” comme si ce n’était pas au contraire une gazette lamentable «jue VI nion.Au reste, voici le tourteau : 44 La rage a fait perdre au Courrier le peu «le tête qu'il avait.Il n’y :i pas longtemps, il faisait «.le M.Lavallée une «lcuioiselle qu’il avait trèsj.souvent admirée au piauo.On pouvait croire que le bonhomme n’avait perdu que le sens des sexes ; il est certain aujourd’hui «ju’il a «'gaiement perdu le bon sens.44 Le prétendu organe de Larehevéché «I ___.• i « t commerce.Par un proicsseui de eoinptabilité.A vendre chez LEGER BKüUSSEAU, Libraire, 7, Rue Buade, Haute-Ville.CuMdiTi(j> DU UÜÜiiiüJiK JJ U CAA Ai» A l’ria: de i'abomu suent : •• •••••• üi (Ira ariabiement d'avance.) t’AN A DA :—Un an .lirt »"l,vw .2,00 KTATS-UN’ly D’A.MKKIQL'K Uu hu .NOliVKLLK-fcCOBSB, .NOUVEAU-BRUNSWICK, f 3,or ANGLETERRE, FRANCK—Uu an.811 mot:.F rois mois.Pu au.Trois mois.2,uc .50 iraucf.8ix mois.25 Trois mois.Tarif des .issuances.Les annonces sont insérée* aux tondifior.pl * vantes, savoir : Six lignes et au-dessous.5 , Pour chaque iubwriion subséquente, ou I2i Pour les annonces d'une plus grande étendt j dies seront insérées à raison «le 8rfa par ligue po» •• ia première insertion, et de 2c.pour les iiiacrtio .1 mhséqucutes.WotT ileciames 20 cents la ligne ^ out ce qui a rapport à la rédaction dei n être adressé à M K.RENAULT.1 Toutes lettres d’argon», demandes d’abont • mente ot reclamations , doi ent être adressée M.LEGER BRGUSSKAU propriétaire, No.7 Rr Buade, vis-à-vis le Presbytère, ( francoj * ' 1-s* IMPRIMÉ ET PUBLIÉ PAR ).1.O E U ii R O U S S E A I ! Kditbur Propriétaire, 7, Rue Buade, vis-à-vis le l\esbytkrt.QUEBEC, ’
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