Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 12 juin 1865, lundi 12 juin 1865
Oème année QUEBEC, LUNDI 12 JUIN 1865.Numéro 55 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS J’ESPERE ET J’AIME.|iruc«it *I«h couHplrMoun.Nous lisons dan» le Courrier rles Etait-Unis du 5 juin : % Nous nous bornons pour uujourd hui à glaner quelques détails de la séance de samedi, qui n’a offert qu'un médiocre intérêt.La chambre des séances était encombrée a l’excès et il y faisait une chaleur terrible.Les interrogatoires s'épuisent rapidement ; cependant il n’est pas probable que le procès suit terminé avant la tin de cette semaine.La plupart «les témoins entendus ont été mis en liberté, et notamment .Miss Anna Surratt qui a été admise, dans Paprès-midi, à s’asseoir près de sa mère et à causer librement avec elle.Elle était strictement vêtue de noir, et son visage portait les traces d’une profonde affliction.Mme.Surratt de son coté paraît frappée au cœur.Elle ne quitte pas sa tille du regard, et ses yeux fixés sont empreints d'une tristesse qui touche à l’égarement.A propos de Mme Surratt, on sait que la circonstance qui l’accuse le plus gravement, c'est sa visite à Surrattsville le jour «le l’assassinat, et l’ordre qu’elle avait donné à Lloyd, propriétaire de la taverne, de tenir prêtes pour le soir les carabines «pie Booth et Harold ont été prendre avant de pénétrer dans le Charles County.C’est là le principal point respectivement affirmé et contesté par le ministère public et par la défense.Or voici un témoin «pii, dans la séance de vendredi, a déclaré que Lloyd était ivre ce jour là, ce qui peut infirmer la confiance «jue mérite sa déclaration.1).—Avez-vous vu M.Lloyd dans la soirée de co jour à.Surrattsville ?IL—Nous y sommes venus ensemble co jour-là do Marlboro.D.—Quelle était la situation do Lloyd à ce moulent ?.IL—Il était parfaitement ivre, de crois quo je suis arrivé à Surrattsville environ une minute et demie av nt lui.D.__Avez-vous vu la prisonnière, Mme Surratt, ce jour-lk Y IL__.le l’ai vu comme elle partait pour re- t«)urner chez elle.D—Etait-ello réellement prête à repartir chez elle au moment où Lloyd est arrivé Y IL-—Oui ; le tilbury l’attendait, et elle est partie environ quinze minutes après.|)._—Vous avez dit «pie Lloyd était ivre ; comment le savez-vous ?IL—.J’ai bu avec lui.D.—Qui a bu le plus des deux ?K.—,Je n’ai pas mesuré.D.—Etiez-vous aussi ivre «pie lui Y IL — Pas tout à fait, de n’ai pas «lit quo j’étais ivre ; je ne sais pas si jo l étais, mais j’avairt bu très sec ec jour là avec lui D.—Demourea-vous à Surrattsville Y IL__Non ; un mille et demi au-dessous.D.__Quelles ont été vos occupations dans 1«!S deux ou trois dernières années.'' IL—.J’ai été fermier tout le temps, de ne me suis pas éloigne do ma maison plus loin que Washington dans tout ma vie.Une déposition nouvelle est venue aussi expliquer un fait relatif au cas de Spangler.On blent s'être appliqués à semer les indices aux quatre vents de l'horizon comme pour guider la justice sur leurs traces.(Vest «l’abord la lettre de Booth à M.Johnson, puis la lettre ramassée par Mine 11 udpcit dans un car de la dîne avenue ; puis un sac de nuit avec des notes signées de Booth, laissé dans une auberge à New Haven ; puis une carte tombée dans un couloir d’hôtel à Buffalo, et «jui fait arrêter un peusiounuire de cet hôtel inscrit sous le nom de \V.1).Beers.Enfin voici une correspondance eu chiffres recueillie entre deux eaux dans le dock de Morehcad City (Caroline «lu Nord), et dont on a fait la traduction suivante : '* Washington, 15 avril 1865.u Cher John :—de suis heureux de t’informer \\ sert une uouvelle période." A .Montréal, eu février dernier, j'ai entendu Sauinlers désigner nombre «le personnes comme disposées à se débarrasser refusée.Eu quittant la chambre «le NI.Thompson j’ai rencontré «laus le eorrhlor, près de la porte, l‘ayne causant avec NI.C.C.Clay.NI.Clav m'arrêta et termina sa conversation avec l‘avne à voix basse.» Quand il me quitta il me dit : attendez-moi, je reviens «b* suite ; pemlaut son absence je parlai à l’ayne et lui «Iemandai qui il était ; ii me répondit: Oh, je suis Canadien, ce «pii équivalait â «lire : je ne veux rien vous «lire «le plus.Lorsquo je revis plus tard NI.Clay je lui parlai «le cet homme ; il me demainla ce «pi'il m’avait dit ; je lo lui répétai et il aj«mt « en riant : oui, c'est vrai, il «*st Camu lien.X ou* avons confiance en lui.“ Canadien " est.une expression qui signifiait «pi'il était «le leurs amis et sa conduite est une indication (pie leurs rapports étaient, «le la nature la plus confiilentielle.Je suis allé au Garni la depuis l'assassinat ; qtiebpie* jours après mon arrivée je rencontrai Beverly Timker à Montréal ; il «lit : “ NJ Lincoln méritait la mort depuis longtemps ; c’est pitié vraiment qu'il ne soit pas mort | auparavant ” : il «lit aussi qu’il était malheureux «pie h s ** boys " n'aient pas eu la permission d’agir «piaud ils voulaient le faire.Il voulait parler des individus qui «lu l'résident, «lu Vice-I’résident, «lu cabinet «lovaient l'assassiner.J'ai ou une eonver-et de plusieurs des principaux généraux «les satiou avec NI.W.Cleary et lui répétai ce Etats-Unis; et il a ajouté (pi'il y avait de I que NI.'Thompson m’avait dit en janvier, l’argent pour atteindre ce but.Il a alors II répliqua que Booth était un de ceux aux- in une lettre qu’il disait avoir reçue «lu Président de notre confederation, voulant dire quels M.Thomps«m avait fait allusion ; ii «lit aussi «pu* c était «lommage «pie la beso- Jeff'ersou Davis, laquelle lettre l’autorisait à gne n’eût pas été faite complètement.Clea-preiulro telles dispositions «pi’il faudrait ry «pii passait pour très «liscret m'a «lit que pour réussir.Il y aîeu à cette époque une Booth avait rendu visite à Thompson «laus pom réunion «le ces rebelles, et il leur a été lu uuo lettre dont la substance était «pie si !«•'¦ l’hiver et pendant Tété.Ces personnes surent «pi'olles étaient soup-gens «lu Suil qui étaient au Canada et ilans ! çonm’xs d'être «•o.nplicos dans l'assassinat, les Etats voulaient être gouvernés par un «pielques jours après, et elles se mirent à tyran tel que Lincoln, lui, Davis, ifcnten- détruire une gramle «juautite de papiers ; je «lait pas les reconnaître pour amis, et «pi'il approuvait la proposition «le l'assassiner.Le colonel Steele a lu la lettre, ainsi que le ,capitaine Scott, George Young et Hill.Cette réunion à eu lieu vers le milieu «le février dernier.Saunders y a nommé quehpies-unes des personnes «pii «levaient exécuter Tassns->inat, et entre autres J.W.Booth, «pie j'avais vu à Montréal en octobre; il a aussi nommé George Harper, Charles Cold well, tiens d'elles « «* «l«*t il.J’ai agi en qualité «l'agent secret «lu gouvernement au Cana«la où j'avais pris le nom «le Janu'sTliotnpson, quoiqm* je n'aie jamais enregistré «*e nom «*t en uio toujours donné un autre.Nl«m seul objet était de servir le gouvernement.J'ai vu ce papier (trouvé dans les effets «le W ilkes Booth) à la maison «le M.Clav à St«*.Catherine, daus Tété «le is6-l.J ai porté «l«»s dépêches «lu Randall el Harrison; c’était Harold que | Canada à G«>r«h»nss iile ot j'ai reçu une réponse» que j'ai rapportée.J’ai traversé cha- ’ ,¦» • i i V | ._ au service du gouvernement confédéré.J’ai reçu cette dépêche en octobre dernier.Clay se «lisait le représentant du département (l’Etat.Tous ont approuvé l’incendie des villes du Nord et ils prétendaient être investis, par le gouvernement rebelle, «le pleins pouvoirs pour agir sans être obligés d’en référer à Richmond.Thompson et Clay ont cliacun «lit cela.Je savais qu'ils étaient engagés dans un complot pour brûler New-Vork et j'allai à W ashington trois jours avant qu'il n’éclatât, pour le communiquer.La commission militaire a entendu hier plusieurs témoins, «pii ont attesté la déloyauté de Lccd Jenkius, proche parent «le Mme Sun ait.Un «Feux a dit que Jenkins, aussitôt «pi'il a eu perdu un nègre, a perdu avec lui tous s«*s sentiments unionistes.Il a attesté aussi les tendances sécessionnistes de Mme Surratt.Le révérend W.B.Evans, ministre de l’égliso presbytérienne, a témoigné qu’il avait vu le docteur Mudd aller chez .Mme Surratt entre le 1er et le 4 mars.Le contre interrogatoire de la défense Ta fort embarrassé, et il s’est plusieurs fois coupé.Il a reconnu la contusion «le ses idées et de ses souvenirs, et s’en est excusé en disant qu'il avait été presque fou depuis T assassinat de M.Lincoln.Le docteii Samuel Cox, du bas ^Maryland, prévenu d'avoir donné asile à Booth et à Iiarolc), a été remis en liberté.Le colonel Green, propriétaire à Washington, et sa femme ont été également élargis.On supposait «pie NI.Lincoln devait être séquestré «laus la maison de NI.Green après avoir été enlevé, comme les conjurés en avaient d’abord eu l'intention.Du lit dans la Guicnne do Bordeaux : “ M.Victor Hugo vient «Tadrésser à NI.Eugène Gru, auteur d’un livre intitulé : Les Morts violentesj la lettre suivante, qu'un grand nombre «le journaux ont reproduite : “ Ilauteville-I louse, 7 mai.“ Je suis comme vous, Monsieur, l'ennemi des violences.\ otre livre, répertoire utile i*t curieux, en inspire l'horreur.Vous êtes sévère, et vous avez raison.“ N’oubliez pas pourtant «pie les violences de la Révolution, douloureuses représailles, sortent de la monarchie.Lrs rois ont fait 03.Votre livre seul suffit à lo prouver.“ Recevez, etc.Victor Hugo.’’ “ Que NI.Victor Hugo ait entassé apostasie sur apostasie ; «pi’après avoir mangé le pain des Bourbons, il ait hanté les antichambres de l'orléanisme ; «pie de la pairie orDauiste il soit tombé dans les lilets de la démocratie, et qu'en définitive il soit aujourd'hui à la remorque des démagogues les plus effrénés, tout cela nous étonne peu, tout cela ne saurait nous indigner : tant d'hommes plus ou moins célèbres ont suivi depuis quarante ans le chemin «le NI.Victor Hugo.“ Niais que NI.Victor Hugo saisisse toutes les occasions d’outrager gratuitement la monarchie, dont les miettes l'ont nourri pendant longtemps, voilà ce qui ne saurait être assez flétri par tous ceux qui ont une conscience.“ NI.Victor Hugo est un apostat.Qu'il s’en vante, à la bonne heure! Mais nous ne lui permettrons pas sans protestation d'être à la lois un ingrat et un détracteur.Et puisqu'il ose écrire la monstruosité que nous avons soulignée, nous prendrons la liberté de raconter une petite anecdote.“ l‘eu de temps après la révolution «le 1S.30, un poète déjà célèbre assistait à une réunion d'hommes de lettres.Ce poète, «pii avait chanté la Restauration et reçu de Charles X la croix de la Légion-d’Honneur, mais qui tournait le «los au soleil couchant, s'emporta, dans la discussion, jusqu'à injurier le régime «léiffiu.Un «les assistants, NI.Théodore Aune, vaillant soldat et vaillant écrivain, se leva indigné :— “ Avant «le continuer sur ce ton, Monsieur, «lit-il au poète, vous devriez cacher le ruban que vous tenez «le Charles X ! ’’ “ Le poète rougit et garda lo silence.Co poète, c'était NI.V ictor Hugo.A cette époque-là, il rougissait encore ! —Ch.de Batz-Trenquelléon.J ii ü M Tou désignait sous le nom «le Harrison.J'ai aussi entendu nommer Surratt.U y avait aussi un imlividu qu’on appelait Plug Tobacco.J'ai vu Harold à Tor«»nt«».Saunders «lisait «pie Booth était «lan> » affaire corps et âme ; il était cousin «le Beale, «pu a «*te pendu à New-York.Il a ajouté «pu* > il pouvait «Imposer «le Lincoln, eu serait une que fois VN ashington et j'ai re uis les dépêches au gouvernement «les Etats-Unis.A Gor«l«msville j’ai reçu les dépêches des maius d'un employé au département «l'Etat.J’ai porté ce papier à 'Thompson.'Toutes les personnes désignées ci-dessus, Thompson, C.C.Clay, Cleary, etc., prétendaient être Orient.Nous recevons «le Constantinople, «lit VL mon «le Paris, «1«» bien tristes détails sur la situation des eathol’upies bulgares.Nous avons déjà dit t«>ut ce «pie les persécutions «les évêques grecs, aidés par l'autorité musulmane, pour le recouv rement de l'impôt patriarcal avaient «l'odieux.Quelque temps, ces malheureuses populations ont cherché à résister et se sont refusées à payer une contribution qu'elles ne doivent à aucun titre au patriarcat et qui est, dans la circonstance, une aggravation «le misère intolérable.Elles espéraient «pie «piehpie secours leur viendrait «lu dehors pour les soustraire à la rapacité «le leurs po sécii-tours, mais ce secours ne venant pas, elles se résignent enfin à donner leur dernière obole.Moyennant leur apostasie, les évêques grecs les auraient tenus quittes «le l'impôt, et on le leur fit partout proposer.Niais nous avons la satisfaction d'apprendre qu'aucun n'a consenti, pas même ceux qui avaient demandé la protection britaimi«pio et offert leur tnlhésiou à l'Eglise anglicane.Ceux-là mémo, revenus d’un moment «Té-garement inspiré par le désespoir, sont aussi termes «pie les autres contre les menaces et les séductions «lu schisme «pii voudrait les ravoir à tout prix.Un fait qui à sa valeur ut sa signification, c'est «pie le clergé grec n’est ni soutenu ni approuvé dans ses persécutions contre les catholiques bulgares par 3416 37 LE cor KIRK DU CANADA.les laïques île son Eglise.Loin Je là, nous apprenons que l’évêque (le Monastir, voulant faire signer par ses diocésains une adresse au Sultan on témoignage de satisfaction sur sa conduite, n a jusqu ici rencontré , un vieillard exalté du nom de John brown se met dans la tète qu'il sauces 4ww ww.— - - > , .lions contre les catholiques ne s exercent- est le Messie envoyé par le ciel pour elles que par des \oie> détournées, et lit £miincj.Uîr ]es noirs et lever le drapeau pouvant les attaquer dans leurs biens, les ; 1 .r attaque-t-on dans leurs personnes.Tout ré- de 1 insurrection abolitionniste.I n heu- cemineiit, plusieurs ont été victimes île roux coup de main lui livre le petit guets-apens nocturnes.I n protro, le 1 .Sün;l| Jt.Harpers Ferry, situé dans l'é Anastase.a etc assailli la nu t dnn?* s.i mai* j » \ ¦ * * * < i e iuwbi.Lt, .i ^ .1.tll.leil1lv de la \ irgime, et sur les contins du a son oar Quatre hommes armes de massues , .‘ .•le, et I ouvrier agricole proprement dit / 1 .l’existant pas aux Etats-Unis, où le sen- ,‘t> 1* 1,8 11 r* iment de rindépedance se double d’uni “ Konei comparée a son par quatre tartares, qui l’ont trappe jusqu a ce qu ils Taie ort.Fort heureusement il ne l'était pas et il n’avait pas reçu de blessures mortelles.# Le moine Fatideleiinou, dont nous axons plusieurs fois parlé, quand le patriarche, contre tout espèci de droit et démolit légitime.le retenait à Constantinople, sous les verrous, après avoir recouvré sa liberté, a voulu retourner vers la province d'Antrino-ple.qu'il a à moitié conquise au catholicisme ; mais à peine arrivé, il y est naturellement devenu le point de mire des haines schismatiques, et deux lois il a vu des poignards assassins levés sur sa poitrine.Ce n’est que miraculeusement qu’il a échappé.L ne première lois il a lui-meme demandé au pacha-gouverneur la grâce île son assassin et, dans son admirable charité, il ne s’est pas laissé de repos qu’il ne l’ait obtenue.A la seconde tentative, il a icit les mêmes démarches, mais l’autorité paraît décidée à poursuivre 1 assassin, qui a cto mis en état d’arrestation./ Il serait à souhaiter que l'autorité musulmane, qui a bien agi, ne se ralentît pas dans son zèle, et qu’on pût remonter jusqu’aux instigateurs de ces guets-apens et de ces assassinats.< \ i ) A QUEBEC, JUIN lb»!5.I,a question cit* iVNCiavaite (Ah de.) Ce n’est pas par des compromis qu on résout les grandes questions ; le Nord ne tarda pas à s'apercevoir que .es coupables concessions ne faisaient qu'augmenter 1*animosité des partis esclavagiste et abolitionniste, en donnant au premier l’espoir d'un triomphe prochain et défi* nitii.et eu excitant l'indignation mal contenue de 1 autre.11 devenait de plus en plus évident qu’une collision était imminente et qu’elle se produirait à la première occasion.Cette occasion ne tarda pas a se présenter.Le congrès venait, avec la faiblesse dont il avait toujours fait preuve, d'.bo-)ir le compromis du Missouri en déclarant les territoires du Nebraska et du Kansas, situés à l’ouest du 3Gèmo dé-gré de lattitude, libres de choisir eux-mêmes leur constitution locale.Le 29 novembre lSod, c’est-à dire huit mois après l'annulation du compromis du Missouri, le Kansas avait à élire un délégué au congrès pour demander sa transformation de territoire en Etat de l’Union.Environ mille hommes armés descendirent d’un territoire voisin, bousculèrent votes et votants et élurent un partisan de l’esclavage.Mêmes scènes, mêmes violences à l’occasion de l’élection, 30 mars 1S55, des membres de la législature du Kansas.Enfin, à la fin de novembre de la même aimé' , le scrutin fut violé une troisième fois au moment de l’élection d'un nouveau délégué au congrès.Ces actes de violences émurent ie congrès et quelques uns des hommes du Nord, oubliant que ces actes étaient le résultat de leur politique à double face, élevèrent la voix pour condamner les chefs de cabale et demander que les auteurs des meurtres commis pendant les trois élections du Kansas fussent rigoureusement punis.Pendant les orageux débats qui eurent lieu dans le Sénat à cette occasion des paroles acerbes et des menaces furent échangées ; des menaces on en vint aux coups et on vit M.Brooks, un des sénateurs île la Caroline du Sud, assaillir en plein sénat le sénateur Sumner, du Maehussctts, et l'étendre sans connaissance sur le carreau eu lui assénant un coup de canne sur la tète.Finalement, après des débats qui oc- ar- état Maryland, et à la tête d'nnu centaine de » noirs il attend que* tous les esclaves se seule veut.Lu nouvelle «le cette hardie tentative jette répouvante dans le Sud er le trouble dans le Nord ; cependant les autorités virginiennes reprennent peu à peu leur sang-froid, elles demandent tics troupes au Président des Etats-Unis.Les troupes arrivent sur le théâtre de l'insurrection ; quelques heures suffisent pour déloger, décimer et disperser les insurreetionnistes ; le vieux P» row n est saisi, frappé de quatre coups de sabre et deux coups de bay»muette ; ses deux fils sont tués â ses cotés ainsi qu'une trentaine de noirs ; les principaux meneurs sont arrêtés.On fait subir à la hâfe un semblant de procès aux prisonniers, qui sont condamnés comme coupables de haute trahison, et le deux décembre leurs têtes tombent sur l’échafaud.Cet événement, sans avoir en lui-même une grande importance, empruntait, copendant, aux circonstances une gravité exceptionnelle.On était à la veille des élections présidentielles, et l’écliauflbu-rée do Harpers Ferry était un nouveau ferment de trouble ajouté à la fermentation électorale.Ce qui arriva est encore tout frais à la mémoire de nos lecteurs: M.Lincoln, candidat abolitionniste, fut élu à une grande majorité successeur de M.Buchanan â la Présidence des Etats-Unis.M.Lincoln, en montant au pouvoir comprit combien, en présence de l'excitation toujours croissante, sa situation était difficile.Le Sud interprétant l'élection de M.Lincoln dans le sens d'une victoire abolitionniste, prit nue attitude de résistance et menaça de rompre le lien fédéral qui le tenait attaché au Nord.Que fit M.Lincoln i 11 fit comme ses prédécesseurs: au lieu d'aborder franchement la difficulté, au lieu d’obéir à ses convictions, il se présenta au Sud comme un médiateur.Nous extrayons le passage suivant de son discours d'inauguration : %i Les populations des Etats-Unis du Sud semblent appréhender que l'inauguration d'une administration républicaine ne mette en danger leurs propriétés, leur tranquillité et leur sécurité personnelle.Il n'y a jamais eu aucune cans».1 raisonnable à de telles appréhension-, La plus complète évidence du contraire a môme toujours existé, comme chacun a été libre de s'en assurer.On la trouve dans presque tous les discours publics de celui qui vous parle en ce moment.Je ne fais que citer un de ces discours lorsque je déclare que "je a ai dessein, ni dikkc 4 4 T F.M H N T NI 1XD1K KOI KM K N T d'i n UiJ'Vt H ir 4% dansVinstitution d* Vesclavage dans les " Etats où elle ixistt." J*, crois que je n\n ai paste droit, et je ne vit n suis paste de* sik.Ceux qui m’ont nommé et qui m'ont élu l'ont fait avec la plein » connaissance que j'avais fait ces déclarations et Indu-coup d'autres, ut (pie je ne les avais/a-mais rétractées.Plus encore ; ils ont placé dans le programme présenté à mon acceptation, comme une loi pour eux et pour moi, la résolution claire et formelle que je vtrs vous lire : 4* Le maintien in-“ tact dus droits des Etats, et spéciale-u ment des droits de chaque Etat, à rè-•4 gler et contrôler exclue cernent scs ins-“ titutions domestiques suivant sa maniè-44 ru de voir, est essentiel à cet équilibre 44 de pouvoirs d'où dépendent la perfec-4% lion et la durée de notre édifice politi-44 que ; et nous dénonçons l'invasion au “ mépris des lois par mie force année du 44 sol de tout état ou territoire, sous quel-u que prétexte que ce soit, comme le plus 44 grands des crimes." Ces assurances si formelles, ne produisirent pas l'effet qu'un attendaient M.Lincoln et le parti qui l'avaient hissé au pouvoir.Le Sud, jugeant îles promesses par les actes, refusa la main que cupèreut presque deux sessions entières lui tendait M.Lincoln parce qu’il avait ju Congrès, il lut décidé que le Kansas de graves raisons de suspecter sa silicone serait admis dans l’union qu’aprôs un.* ’ nouveau vote par lequel sa population accepterait des concessions moindres tel-* lus que celles faites au Mineeota, le congrès bcj réservant le «lroit d'approuver cette constitution sans intervenir dune lu question de l’esclavage, conformément au principe de la sonveraineté (les Etats reconnu par le projet de loi Kansas-Ne-braskt».Le conflit se termina par l’udo] -ti.rn, dans le Kansas, d’une constitution excluant l’esclavage.ri té.Le Sud ne pouvait oublier ce qui s'était passé dans les dernières années : en dépit de la loi dus fugitifs passée par le congrès en IS50 et en vertu du laquelle tout esclave fugitif devait être rendu à son maître, certains états avaient persisté à déclarer libres tout esclave qui toucherait leur sol.Le peuple du Sud vit donc, et avec raison, une menace durn* l’avènement au pouvoir de M.Lincoln, et il crut que le moment était arrivé du secouer lu joug du Nord.Pour lui, le maintien do l’esclavage était â la fois une question d'économie politique et une question de salut public.L'esclavage c’était la base de la constitution sociale des Etats du Sud, a cause du l'immense étendue dus propriétés territoriales, étendue qu'exige la nature dus cultures adoptées dans ces états." Le morcellement des terres, dit l’auteur, que nous avons déjà cité, y est inconnu et impossible, et lu système des termes ou du colonage étant impratica- bl.n i iment amour cflréue de la propriété, l’esclave seul peut se plier à être un serviteur dans toute 1 acception du mot, comme sa nature seule peut résister aux éprouves du rude climat sous lequel il accomplit son labeur.Le problème de l'aboli* lion de l'esclavage dans le Sud est donc comprimé dans un cercle vicieux : l'esclavage condamné en principe, est indispensable]! la culture et partant à la prospérité du Sud, prospérité ei richesse agricoles dont profite le Nord." Le Sud crut donc qu'il y allait de sa sécurité, et suivant l'exemple que lui donnait, le 20 décembre 1SOO, la Caroline du Sud, il leva l'étendard de la rebellion.etli-ait d'un trait de plume pour briser les chaînes des esclaves.Que les Etats du Nord ont mauvaise grace à su vanter d'avoir aboli chez eux l’esclavage, et à faire un crime au Sud du ne pas lus avoir imités, pareeque, d’abord, l'esclavage .i Nord était une affaire de luxe, îandLque qu’au Sud c'était une affaire de nécessité ; pareeque, en second lien, la pluspart des Etats du Nord qui ont, aboli l'esclavage sur leur sol, ne l'ont fait qu'après avoir vendu leurs esclaves aux Etats voisins ; 3° Que le parti républicain n’a pas fait lugiieire pour émanciper les esclaves : témoin, le discours d'inauguration du Président Lincoln, dont nous avons donné plus haut un extrait.Conclusion générale : L’esclavage a été maintenu jusqu'en lSb5 par le lait de la lâcheté ou de la complicité du Nord : et si les esclaves sont libres aujourd'hui c'e&t par le fait d'un pur accident, puisque la question du l'abolition du l'esclavage n'entrait pas dans le programme du l’résident Lincoln.l'ropaçattoiK de la Fol.Le dernier N ° des Annales de la Propagation de la Foi contient le compterendu du l'œuvre pour l’année 1SG4.Les recettes s’élèvent au chiflre de 5,000,U4rl, trancs.11 dépasse de 301,54*1- francs celui de 1SG3.Dans ce chiffre, la France seule est comprise pour 3,479,200 francs.Lu diocèse qui a pris la plu» grande part à cette contribution volontaire est celui de Lyon : il a donné 343,055 francs.Cc6 chiffres que nous venons de mettre sous les yeux de nos lecteurs sont éloquents et ils prouvent doux choses : 1° (pie la nation française est celle de toutes lus nations du l'univers qui su montre la plus foncièrement catholique, la plus généreuse, et que l’Eglise de France marche, dans la ferveur de sa foi et dans l'ardeur du son zèle à la tète de toutes lus églises ; 2° que la ville de Lyon, la cité des Pothier et des Irénée, la Rome des Gaules, est toujours la ville des aumônes et dus grandes œuvres, et qu'elle nu su laisse surpasser par aucune.Malgré tous les efforts de l'incrédulité et du rationalisme, peut-elle périr !a nation qui prodigue ses aumônes et lu sang le plus pur de ses enfants pour conquérir des âmes à Jésus-Christ ï “ Ilélas ! disait 44 Mgr H.Joseph Flaget, Evêque de “ Bardstown, If.-P, on nous ditque l’ini-44 moralité et l’irréligion font des pro-*4 grès rapides en France, que la foi s’y 44 perd, et que la fausse philosophie, cette 44 fille du l’enfer, qui amène tous lus maux %4 sans aucun mélange du bien, s'y établit 44 et s'y fortifie de plus en plus ; et ce-44 pendant les bienfaits quo nous venons 44 du recevoir dus enfants du ce royaume 44 vraiment chrétien et charitable, non 4* attestent que la foi y règne avec encore noro, au plus haut dégré, elle répand les bienfaits de la civilisation parmi tons les peuples.L'Irlande, si pauvre et si écrasée par les taxes qu’elle paie à l’hérésie, donne à l’œuvre de la Propagation de la Foi des sommes considérables.4‘ Beaucoup ‘4 de familles dont la détresse est telle “ qu'elles sont forcées de vivre dans des “ cabanes à moitié dépouillées de toîtu-“ re, ne se croient pas dispensées par “ leur indigence d'acquitter ce qu’elles “ appellent la sainte dette.Une privation rien pour ces pauvres au bonheur de devenir “ membres de la Propagation du la Foi." Cut accroissement considérable des recettes est d’autant plus précieux que les progrès des missions et lus charges nouvelles permettront aux Directeurs de 1 œuvre d’envoyer des secours plus abondants et de répondre aux pressantes demandes de l'apostolat.Aujourd'hui (pie 1 empire chinois a été humilié par lus armées de la France et de l’Angleterre», une ère nouvelle, ère du la liberté religieuse, s’ouvre enfin pour ce pays infortuné.Le nombre des catéchumènes s’accroît chaque jour ; des villages entiers demandent ie baptême et brisent les idoles de l'impur paganisme.Dieu se laisse toucher par les prières des missionnaires et des fidèles.44 Quelle gloire pour l'Eglise (dit Mgr de Yerrolles) et pour sa fille aînée, notre France catholique ! que Dieu daigne, dans sa grande miséricorde, confirmer son œuvre, 6i glorieusement commencée l " Les Catholiques du Canada contribuent avec un zèle digne de tout éloge à l’œu- o O vre de la Propagation de la Foi : les paroisses lus plus petites ut les plus pauvres comme celles qui sont les plus riches et lus plus populeuses donnent avec générosité et comprennent toute l'importance tie l'œuvre.Comme Canadien, nous ne devons pas oublier lus missions tic notre pays.Souvenons-nous que nos frères qui s'enfoncent au fond dus forêts pour s'y établir ut former du nouvelles paroisses, ont besoin de nos secours pour la construction de leurs chapelles et pour le soutien de leurs Missionnaires.Donnons avec joie, et soyons heureux de prendre part aux travaux des zélés .Missionnaires, et de copérer avec eux à l'extension du catholicisme.VarU-UîN.CIIA3SK A I.’esOAKBOT.I/escarbot est un insecte coléoptère de la famille des solidicornes ou sté-réocères, qui se plait dans les matières infectes.11 va encore une autre variété d’escar-bots: l'escarbot-écrivassier-républicain ; celui-là marche sur deux pieds et ajuste assez d’intelligence pour se faire gloire d’avoir un goût prononcé pour les matières infectes et de préférer l'air empesté à l'air pur.C'est à cette dernière variété d’cicar-bots qu'appartient M.Buies, l'illustre M.Buies.L'escarbot en question a déserté les colonie s du Rays pour se réfugier dans cel lus du Messager Ainérieo-Francocain.L’atmosphère lu Pays lui parafait déjà trop pure ; il lui.fallait un milieu plus vicié, il a trouvé juste ce qui lui convenait dans la feuille new-yorkaise.C'est là que, avec ou sans sa permission, nous lui donnerons la chasse en nous amusant.Nous disions donc (pic M.Buies, hissé de faire dans les colonnes du Pays, avait choisi pour théâtre de so-» exploits le Messager Francocain, qui publiait triomphalement ces jours derniers le prouder produit de son illustre correspondant.Nous voudrions pouvoir donner en entier, à titre de curositô, ce splendide potiron, mais le défaut d’espace nous en empêche.Nous nous contenterons d’en faire quelques extraits.C'est daté de Montréal : 44 Depuis quelque temps, les conspirateurs sudistes semblent avo’»* disparu de notre ville, ce qui enlève presque tout intérêt aux journaux qui, pendant six mois, su sont nourris de l’affaire de St.Albati.11 y en a bien encore quelques uns qui ont le courage de publier les ridicules invectives de Saunders, qui partent d'un point inconnu pour frapper dans le vide.Entre autres, le Courrier du Canada, pour se consoler de n'avoir plus de scélérats à défendre, a imagine de dire que la religion catholique était persécutuu à outrance aux Etats-Unis et qu’il n'y avait plus là d’autre institution (pie ccMe du poignard.” M.Buies, c’est très mal eu que vous dites-là ; dites-nous franchement, là, la main sur la conscience, si nous nous “ pi us d autorité qu en aucune autre par- sommes jamais mis en frais de vous détic du monde —Oui, elle est admira- j fendre ou de défendre votre institut blc et sainte cette œuvre du la Propaga- pseudo-canadicn-français ! tion de la Foi ! Elle honore tous lus peu- j u Vous qui ne lisez ni la Minerve, ni pies catholiques et en particulier, et au le Courrier du Canada, ni tous cesau-j)lus haut degré, la France.Par ses prié- très journaux patriotiques, vous ne eau- res, par ses aumônes, par le M„g de ses rig cr(>iro 'l'g.gL'Ç lio dômen ., .1 .; ce les pousse la fausseté do leur position Missionnaires répandus dans tout 1 uni- ; et llw |ulirg principes.Et voilà, eepen- vers, la France propage la foi chrétienne; dant, ce «pii est lu pâture du peuple ca- avec les lumières de la foi, et elle s’ho- I *» nir»v*»n n.» i*.nadien.Le moyen, après cela, de faire entendre la voix de la raison et de prêcher la vérité ! ” Oui, comme c’est dommage que M.Buies naît pus une chaire dans quelques unes de nos universités • une chaiie de philosophie chrétienne, par exemple.11 pourrait faire entendre au peuple canadien lus belles vérités qu il a apprises pendant les quelques mois qu il a passés au service de Garibaldi ut nous répéter au besoin ce qu il disait, a son arrivée d'Europe, du Père Felix : k4 (fust un homme du talent, mais il a lu tort du prêcher une religion usée, qui n existera plus dans quc'quus années.” 44 11 n’y a à Montréal qu'un seul journal libéral français, le Pays, mais en revanche, on y est inondé de publications qui nourissent tous les préjugés, débitent tous les mensonges, entretiennent et fortifient l'atrophie intellectuelle.Le peuple des campagnes lisant peu et ne lisant surtout paste Fays, qui est défendu par les curés, on est sans ressources pour/7-clairer.üwv sa vraie situation, sur ses destinées, sur la nation américaine.Pauvre Pays, comme ça doit être humiliant pour lui d’entendre dire par un du ses collaborateurs qu’il n’a pas de lecteurs, que le peuple des campagnes ne veut pas le lire.Avisez-vous donc à présent de vouloir 44 éclairer le peuple sur sa vraie situation, su** ses destinées, sur la nation américaine/’ on prend ça pour des sottises! Qousque tandem le peuple des campagnes persistera-t-il a méconnaître lu génie du M.Buics, et à fermer lus yeux devant le flambeau du l’illustre institut patronise par une société du Luci-fers en tète desquels se trouve le pieux, le dévot Princo Jérôme Napoléon ! 44 Le Canada renferme en lui tous le: éléments d'une promote civilisation ; la liberté '* * ue a été depuis un demi siècle sa sauvegarde contre une parfaite annihilation de toute tendance progressive.11 a été longtemps comprimé ; mais sa population est vigoureuse, pleine d’avenir, intelligente malgré le despotisme séculaire qui a écrasé la manifestation des idées avancées, qui a étouffé toute lumière.On a tenu ses habitants dans une ignorance a peine concevable, quand on songe qu'ils vivaient à roté des Etats-Unis ; mais le temps approche où le Canada va sans doute revendiquer sa part dans lus progrès du siècle.Les flots s'amoncellent autour dus digues ; plus on lus refoule, plus ils s'irriteront, et bientôt lu ô t rent intellectuel va déborder on emportant avec lui tout lu limon fétide qui a longtemps arrêté sa course.Les vrais patriotes suivent avec intérêt le mon veulent des esprits, et en augurent bien pour l’avenir." 11 n'est pas difficile, M.Buies.Une population qui ne lit pas le J\iys, il appelle ça une population intelligente ! M.Buius ne peut pas revenir de son étonnement quand il songe (pie le peu pie canadien a encore sus idées arriérées de respect pour l’autorité, du respect pour les lois, d'horrutir pour lus doctrines impies, tout en ayant pour voisin les Etats-Unis, lu berceau des lumières (l'invention de la noix muscade du bois) ; lu berceau du la liberté (le régime cellulaire appliqué à des millieis et des milliers de prisonniers d'état), le berceau de la chrétienté (la proclamation du Lincoln fixant lu vendredi saint comme jour de réjouissance publique et la proclamation de Johnson fixant la fête du l’Ascension comme jour du deuil public) ! Mais cela n’empèehe pas lus vrais patriotes du suivro avec intérêt le mouvement des esprits.depuis l’esprit de vin jusqu'à l’esprit de tliérébentine.44 Vous Rapprendrez peut-être pas sans intérêt qu j V Institut-Canadien où s'est réfugiée toute la jeunesse pensante et libre, est dans une voie remarquable de j rospéritc.L’éddiee où il tient aujourd'hui sus séances, trop petit pour suffire à son développement, va être du moli dans lu cours du cet été, et sera remplacé l'automne prochain par un édifice au plan gianuioso et élégant, avec une magnifique salle du séances en ara pi théâtre, qui devra nécessairement convier davantage la jeunesse, eu donnant un plus vaste cours à son éloiiueu- ce.Nos lecteurs n’apprendront peut-être pas non plus sans intérêt que M.Buies est membre de cet Institut 44 où s'eot réfugiée tonte la jeunesse pensante et libre ".de dire des sottises.De la jeunesse pensante, n'en cherchez pas ailleurs ; elle est toute entière dans l’Institut ; et à preuve c’est que M.Buius, qui en fait partie, !o dit.Ça, ça s’appelle pousser à la roue ; et nous devons en justice dire que, sous ce rapport, M.Buies peut rendre des points à Robert Maeaire.44 Du reste, il y a une chose qui efface et domine tout dans le nouveau monde, c'est L' Union américaine / il semble que tout est entraîné et s’y absorbe.Il n’y a plus ici, comme en Europe, un certain équilibre des puissances qui complique toutes lus questions, et leur donne une innombrable variété d’aspects.On ne voit que les Etats-Unis qui semblent être à eux seuls l’Amérique entière.Espérons que cela sera bientôt, non-seulement une spéculation, mais encore unjait." Arrangez cela à la sauce républicaine et vous aurez la plus bulle prière annexionniste possible.44 II n’y n plus qu’un genre de conquête possible, c’ust.celui du l'homme «ur lui- même, sur les erreurs malheureuses et regardées comme dus vertus, qui ont longtemps comprimé l'essor de tous lus progrès; c'est à ce point, de vue que l’on peut dire en effet que les Américains sont le peuple le plus conquérant et le plus envahisseur du la terre.” Nous nous permettrons de signaler à M.Buius une autre conquête dignede lui ; c’est la conquête du sa têtu et de son jugement.Si jamais il met la main Milieux, nous lui conseillons de lus garder prisonniers tout le temps du sa vie ; il s’en trouvera biu M.Buies paraît avoir une théorie tout à fait nouvelle sur les vertus et sur lus erreurs; c’est du moins ce qui ressort du brevet de moralité et de perfection sociale qu’il donne au peuple américain.Est-ce que, par hazard, lus vertus défi pilules d’Ayer et de la Salsepareille du Bristol seraient les seules vertus reconnues par M.Buies ?Nous faisons grâce à nos lecteurs du reste de la tartino.Incroyable corrupt Ion 01 Niiliurna-tlon de témoin*.Un lit dans Y Union nationale : “ Canovcr a juré à Washington at K.Il y a plusieurs manières de tuer m homme sans attenter directement à s vie; on peut lui laisser une exisume misérable, U le tuer dans sa considéra tion, dans son honneur, dans ses allée tiens, dans tout ce qui l’attache à la ter re ; on peut lui permettre do vé-dite dans une cellule, en l'abreuvant d’.mtr ges et de mauvais traitements, mais ci lui donnant néanmoins dos aliments e tout ce qu’il faut pour soutenir un Cori» «pie 1 aaie n’habite déjà plus.LVnve loppe matérielle reste, plus ou moin endommagée, et répond «pie la victim est la, prête à être produite à la promié re requisition d’un tribunal ou de l’onj nion.Mais l'homme moral est mort toute énergie est abattue et bn'séo • I longue et douloureuse agonie de et «le l’intelligenoe est terminée.De tous Je?maux que peut souffrir m prisonnier, aucun n’a manqué à M l),« vis Si au lieu des horn,ne! du foîon 1 ritchard, 1 ex-Preaident eûtreucontré ui sergent C.jrbott sur son chemin, la bail d un soldat irréfléchi eût cent fois mien; ”, i Pyllr *u‘ (l,le le sort auquel il étai reserve.Un a commencé par l’accuse .e vol ; et il est prouvé qu’il était part de kichmond plus pauvre qu'il n v étai • i.,acu,ISt! d’assassinat fon 1, lletnt officiellement aux yeux des vain
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