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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 23 août 1865
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1865-08-23, Collections de BAnQ.

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9ème année QUEBEC.MERCREDI 23 AOÏTT 1865.Numéro 85 : oo* JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.nROIS- T’ESPERE F!T .T'AIME.t ««nomieuioiit «!e sont toujours distingués par j leur dévotion à Marie et leur dévouaient au Saint-Siège.Tel est eu substance le discours «le Mgr l’Archevêque «le' Rennes, discours qui a paru produire sur l’assistance une profonde impression.Lorsque la messe, «pu t avait été chaulée en grande pompe et avec accompagnement «le chœurs, a pris fin, les Evêques, revêtus «le chapes, couronnés «le la mitre, et tenant la crusse ù la main, sont sortis de la cathédrale pour se reluire sur la place qui i’avoi-siue et au cm re «le hujuelie on avait élevé un élégant reposoir.La statue de Notre-Dame d’Espérance, portée par des prêtres en tunique, s’avançait au milieu des chanoines ; en avant, les deux couronnes étaient aussi pol ices par des prêtres.Douze cér«>-1 raires entouraient la statue et les couronnes.En ce moment la place s’est trouvée couverte de monde.La foule était si compacte qu’il dévouait impossible d’approcher.Un Révérend Fère Carme prononce une courte et éiicrgigue allocution qui excite l'enthousiasme de ceux qui peuvent l’entendre.Le secrétaire de Mgr l'Evêque de Saint Bricuc lit à haute voix le Bref «lu Pape qui le délègue pour couronner la statue de Notre-Dame d’Espérance.Mgr David bénit, encense, asperge les couronnes et les place sur la tète de Jésus et sur celle de Mûri* .Les autres prélats touchent d’une main le» couronnes pendant qu’elles sont déposées.Le chant du Magnificat, s'échappant «le mille poitrines, atteste la pieuse joie des fidèles.Cette cérémonie s’accomplissait en face des tours carrées et massives de la cathédrale, semblables à des forteress s percées de meurtrières, emblème de l'Eglise, qui est une citadelle vraiment et éternellement imprenable.Ce temple a été, comme on >ait, bâti sur remplacement «lu monastère fondé par le saint dont la ville porte le nom, au commencement du Vie aiccle.Un «lus successeurs «le saint Bricuc, qui fut aussi un saint, Guillaume, dont on célébrait en ce jour-là même l’anniversaire, a .-ans doute prié en ce heu, qui conserve encore son tombeau.Quel spectacle! et «juels souvenirs ! La procession s’ébranle.Les délégués des paroisses, avec leurs bannières, les corporations et les congrégations convoquées pour faire un cortège d’honneur à Notre-Dame d'Espérance ouvrent la marche.Il serait impossible d'énumérer tous ces groupes.La ville «le Saint-Bricuc ne les avait pas seule fournis.Les campagnes voisines avaient donné leur contingent.On voyait avec édification ces rudes campagnards, procédés de la croix et suivis «K* leur curé.Les enfants de ia première communion, les orphelins, les jeunes tilles élevées dans les communautés formaient un charmant contraste.Los congrégations religieuses ne pouvaient se compter.Lus Sœurs du Saint-Esprit, répandues dans toutes la Bretagne, et dont la maison mère se trouve à Saint-Brieuc, étaient à elles seules au nombre de cinq cents.Ce qui nous a le plus ému peut-être, c’est la colonie agricole jointe à l’orphelinat de Saini-Ilan.Ces enfants, ces adolescents, courts do taille, trapus et robustes, respirant dans leurs traits un air de santé physique et morale, défilaient au pas militaire derrière leur étendard.J'lus loin venaient «les marins de l’Etat, en grande tenue, avec leur petit chapeau ciré, leur veste ouverte et leur giand col rabattu, entourant un navire porté sur les épaules «lo matelots «l’élite.Des soldats sans armes venaient ensuite ; ils uccompagnuicut un trophée fort artistement arrangé.Un vœu rappelant «les grâces obtenues par l’iliter-cession «le Notre-Dame «l’Espérance précédait l’image couronnée «le Marie.Le cortège triomphal se fermait par les cinq prélats priant et bénissant la foule agenouillée.Il faut renoncer à décrire les décorations de la rue, les arcs-du-triomphc, les couronnes, les corbeilles de fleurs, les diadèmes, les bandorollcH, les images et les statues de la Vierge.Quelques fenêtres étaient encadrées de verdure.Plusieurs inscriptions n aient le nouveau vocable de Marie ou faisaient allusion à la cérémonie : Spes nostra y salve.I*rosj)cre procédé et régna.N ous avons remarqué un charmant arc-«le-triom-phe exclusivement composé d’armes.Des sabres, «les pistolets, des baïonnettes rendaient hommage* à Celle qui ne domine que par la douceur.Ou lisait d’un côté : Per te fuyuntur host es, et «le l’autre : Per te pax firmatur.Deux pièces «le canon inollénsi-ves faisaient mine do défendre ce trophée militaire.Une halte fut faite au haut de la place Saint-Pierre, tout près de la chapelle «le Notre-Dame-d’Espérance.La statue ayant été «léposée sur un charmant reposoir, Mgr l’Evêque d’Aire adressa à la foule quelques paroles «pii remuèrent tous ies cœurs.Alors eurent lieu, suivant la forme antique «lu cérémonial, les acclamations et lus icattons.Lu coryphée, le chœur ut le peuple se répondaient : A JJ ica le Père^des Miséricordes.Rt au Christ régnant à jamais.A T Esprit consolateur .A l'Im- maculée X urge, à la glorieuse mere de Dieu .A notre Très-Saint-Père le Pape.Pie AV, à T infatigable propagateur île la vérité chrétienne .Aux révérendissimes Evêques.1 Cexcellente ville de Saint-JJrieuc.1 tous ceux qui sont ici présents, à tous cens, qui vous ont donné leur* noms, leurs vaux, leurs cœurs, 6 Bienheureuse ! ” Après )e dernier Amen, on gravit les degrés qui conduisent à l’Oratoire, et au moment d’y pénétrer, les ciuq prélats s’arrêtant aux pieds de la croix de granit placée ii l'entrée, se retournent vers la foule et donnent simultanément leur bénédiction.Mgr l’Archevêque de Rennes entonne alors le Te lJcum, que tous les assistants continuent avec joie.La journée n’était pas finie.Le soir, à sept heures et demie, l’office «les vêpres fut chanté solennellement à Xotre-Dame-d'Es-pérance.Mgr Plunder prononça une allocution qui ravit le trop petit nombre «le ses auditeurs privilégiés.Faisant allusion aux diadèmes étincelants qui venaient d’être placés sur ces insignes images, l'éloquent prélat dit «pie s’il y avait «les couronnes «l’or, il se rencontrait aussi des couronnes d’épines.Celles-ci, hélîis ! meurtrissent d’augustes fronts.Chacun de nous, d’ailleurs, u’est-il pas appelé à porter successivement les unes et les autres, celles-ci sur la terre, celles-là dans les cieux ?Voilà le grand enseignement «pio l’on doit retirer de cette belle solennité destinée à réjouir nos cœurs et, à fortifier nos volontés.Saus doute cette grâce ne deviendra pas stérile ! A la fin de l’office, la chapelle se couvrit extérieurement «le feux ; sa flèche aérienne surtout était étincelante.Au même instant la ville entière s'illuminait, et les étrangers mêlés aux habitants, tous vêtus d’habits «lo l’êtes, parcouraient les rues pour admirer ce dernier témoignage de dévotion à Marie.Les emblèmes, les monogrammes, les inscriptions, ies transparents étaient multipliés.La cité briochine, avec ses rues escarpées, «dirait ça et là de ravissantes perspectives.Des cordons lumineux couraient le long des grandes lignes de la Préfecture et «le i’IIô-iel-de-Ville.Les hautes tours de l’église Saint-Michel couronnaient lu tout.Les quartiers pauvres et populeux ne s’étaient pas moins distingués, et nous avons noté oms d’une misérable masure dont les fenêtres garnies «le chandelles «le suif portaient, entourées de fleurs et do feuillage, une grossière statuette de Celle que les Bretons appellent «lans leur naïf langage : u La bonne et douce Dame ! ” L ko n ck de La Kalla yb.—(Ar Monde.) France.Paris, 5 août.Le Bad isc her Beobachter (Observateur «le Bade) a publié, il y a quelques jours, un re-muiTpiable article «le fond, à propos des négociations entamées entre la cour «le Rome et celle «le Florence.Quelques personnes ont prétendu que le véritable auteur «le l’avortement de la tentative faite à l’instigation de notre Saint-Père le Pape était l’empereur Napoléon, irrité qu'il se passât dans la Péninsule, entre le Saint-Siège et le gouvernement de Vic-tor-Emmauuci, quehjue chose qui n’émanât pas directement «le son ingérence.Lu feuille budoise ne partage pas cet avis.Quelque issue que prennent les événements, «lit-elle, l’influence «le l’empereur Napoléon «lcuieurcra toujours prépomiérante dans ce règlement «le compte de notre siècle.Ce qu’il y a «loue «le plus intéressant, c’est «Fé-luilicr «lans quel sens cette influence devra se produire.Or, il est vrai «pic les actes «le Napoléon III dans les affaires (l’Italie, considérés isolément, ont été souvent de nature à causer des alarmes aux conservateurs et spécialement aux catholiques.Mais l’ensemble du résultat «pie se propose l’Empereur dans la question italienne, et auquel tendent ses actes comme les moyens tendent au but, cet ensemble peut mener à une fin meilleure qu’on n'est souvent porté à le croire.L'empereur Napoléon connaît et apprécie à sa valeur (c’est le Bmlischcr Beobachter qui parle) l’importance de la religion positive, et du catholicisme en particulier, pour lo maiutieu de l’ordro social ot politique.Il n’est point dominé par les préjugés vulgaires «lu libéralisme antireligieux, que tant de gouvernements craignent d’aflronter, et, malgré les sujets de plainte «pie l’Eglise catholique a encore en France, elle n’a pas joui dans ce pays sous Louis Philippe d’autant de liberté ni d'autant «l’influence que pendant la période du second empire.Pour ce qui est de la question d’Italie en jarticulier, il est certain (pie la politique de a France, depuis la paix de Zurich, n’a pas toujours répondu à la légitime attente «les catholiques.Maison ne peut niécoun litre (pie l’Empereur a fait depuis «le louables efforts pour arrêter le mouvoment révolutionnaire imprudemment déchaîné.S’il n’a pas déployé assez «le fermeté pour faire prévaloir le système fédéraliste, il a du moins désavoué le programme unitaire.S'il n'a pu obtenir du Piémont la réparation de ses injustices, il lui a du moins fait comprendre qu’il «levait s’efforcer de donner satisfaction aux intérêts religieux et s’abstenir d’agrandir la distance qui le sépare «le la cour romaine.Aux tendances schismatiques il a cherché à substituer—et il y a réussi jusqu’à un certain point—le désir d’une entente qui peut devenir la préface d’une situation toute nouvelle.Les dernières négociations suivies par M.Yegezzi sur le terrain ecclésiastique n’auraient pas été possibles saus ce revirement.Leur début était «le telle nature qu’on pouvait y voir le signe salutaire d’un nouvel et meilleur ordre «le choses.Même aujourd’hui, on ne peut abandonner entièrement cet espoir.Or, si ces négociations contiennent le moindre germe «le conciliation, si elles préparent à un degré quelconque les voies à un accord, il est impossible que leur rupture ait été désirée et amenée par l’empereur «ies Français.Celui-ci ne peut que désirer, au contraire, conformément à l’idée maîtresse «pii le guide, que ce premier élément de conciliation soit préservé et développé autant que possible.Four tout ce qui touche spécialement la Papauté et l’Eglise catholique, la politique suivie par le gouvernement impérial en Italie, tout en leur assurant une protection, leur a suscité de grands périls.Mais, d’un autre côté, c’est l’Empereur Napoléon (pii a principalement en maius, autant que le* hommes peuvent l’avoir en de telles affaire-, le pouvoir et les moyens «l’écarter les périls, «le réparer le mal qui a eu lieu, et de faire qu’une série de dissonnances également blessantes pour l’oreille et pour l’âme, about isse par d’heureuses transitions à l’harmonie d’un accord final.Puisse son bon bon génie obtenir ce succès! Je me suis attaché à résumer «le mou mieux l’article du journal badois, parce qu’il m’a paru tout à lait digue d'attention.Si je suis bien renseigné, cet article aurait été inspiré par un homme d’Etat étranger qui, depuis longtemps, a attaché son nom à la défense des intérêts catholiques dans son pays et qui est en bonne situation pour apprécier sainement les négociations engagées outre Rome et Florence.Je ne saurai*, sans commettre une grave indiscrétion, en dire davantage.Les articles «pie vous avez publiés dernièrement sur l’Espagne et le nouveau cabinet présidé par le maréchal O Donnel ont été tres-remarqués dans le monde politique de Paris.Mieux informé que beaucoup d’autres journaux, vous avez laissé au maréchal la responsabilité toute entière de l’acte par lequel il a signalé son arrivée à la tête des affaires de son pays.Tous ceux «jui ont la mémoire des faits se rappelleront, en etfet, que lorsque la Reine, après la retraite «le M.Mon, offrit au maréchal la présidence du conseil avec le portefeuille «les affaires étrangères, il présenta un programme dont la première condition était que l'Espagne reconnaîtrait le royaume d’Italie.La Reine eut assez de fermeté pour repousser cette condition, et O’Don-ncl renonça à prendre le pouvoir.Appelé plus tard par 6.M.Catholique à remplacer Narvaez, il a représenté son ancien programme, et, cette fois, malheureusement, la Reine n'a pas eu la force de résister : O’Donnel, devenu maître «le la situation, n'a eu rien de plus pressé que «le taire «les ouvertures au cabinet «le Fioreuce, et la reconnaissance de l’Italie par l’Espagne a été bientôt un fait accompli.Voilà la vérité, et si j’ai tenu à l’établir exactement, c’est qu’il m’a paru bon «le faire peser sur la tête du maréchal O’Donnel l'entière respousabilité d’un acte tout spontané «le sa volonté et dont il ne peut, par conséquent, rejeter la faute sur la France.Un lit dans le Monde : L’année 1805 ne compte encore que sept mois et déjà l’on peut marquer sa place parmi les plus néfastes.Pas de jour que la presse de tous les pays ne nous apporte le récit d’horribles catastrophes, d'accidents épouvantables, de crimes effrayants.Il y a quelques mois, la peste de Russie fit trembler l’Europe ; aujourd'hui le choléra, ce terrible fléau qui se rit de la science, du progrès, ce messager «le la colère divine, ravage l'Egypte, frappe Constantinople, s’élance sur Ancône.Où s’arrêtera-t-il, où s'arrêteront les fureurs de forage l Vit-t-on jamais de pareils «lésastres ?Ici des cantons unit entiers hachés par la grêle, «le magnifiques moissons anéanties en un clin d’œil, «le p« lits ruissoaux devenus «l’impétueux torrents emportant tout sur leur passage ; la désolation, la misère «lans des milliers de la mi 11 es.Là ce sont «les convois «io chemin de fer se ruant les uns sur les autres et couvrant le s*>l «le cadavres ot de débris ; en Auiériipic, c’est un vapeur sautant avec 1,100 victimes ; c’est le William-S cl sim devenu la proie «les flammes au milieu de f< >«•••-an.Si nous descendons dans le* profondeurs de la terre «pie tfaochlents eu Belgique, on France, en Angleterre ! «juq du fa- milles en deuil par le feu grisou.Et les assassinats et les suicides ! On peut dire que le suicide et l’homicide sont à la mode.L'assassin frappe aujourd’hui avec d'autant plus «l’assurance qu’il peut compter sur les circonstances atténuantes : son audace croît en raison de la faiblesse d'une société victime d’utopistes qui ne lui laissent même pas l’énergie «le la répression ni le sens moral de la défense.Quant au suicide, ce dernier acte de l’homme qui ne croit plus à Dieu, il marche aussi vite «pie le progrès, le grand mot du jour.C'est tout simple.L’école saint-si-monienne, doublée «les fils (le Voltaire, prêche le Dieu raison, insulte le Dieu de la crèche et du Calvaire, récuse son intervention dans les choses «Fici-bas, et livre l’homme à lui-même.Pour remplacer ce ciel, qui jadis lui donnait le courage de souffrir et la force d'attendre, elle fait briller à ses yeux les jouissances de la terre, elle lui montre For comme l'unique mobile de ses efforts et de sa vie, elle le matérialise ; et lorsque, victime et dupe «le ces docteurs «l’incrédulité, l’homme voit la maladie torturer son corps, la misère envahir son foyer, la rage au cœur, le désespoir dans Fame, il tourne contre lui-même le fer homicide, et brise cette vie qu’il tient «le Dieu seul, et dont Dieu seni s’est réservé le droit de disposer.Et pourquoi vivrait-il donc, cet homme que la souffrance clou»» sans espoir sur un lit «le douleur, qu’une spéculation malheureuse réduit à la misère ainsi «pie ses enfants, s’il ne croit pas à Dieu, si pour lui tout finit avec la matière ?Ah ! c’est sur les dalles «le la Morgue que nos petits philosophes devraient étudier le progrès des lumières.Si ces cadavres, exposés jusqu’à ce qu’un ami ou un pamit vienne les réclamer, pouvaient parler, i! n’en est pas un qui ne leur dise : C’est vous qui m'avez tué ; c’est vous, ce sont vos enseignements, vos écrits, qui m’ont conduit ici ! Ah ! si je n’avais pas abandonné mes devoirs religieux, s’écriait l’assassin Decouai* la veille de son exécution ! Voilà «*ù m'ont conduit l’oubli de Dieu, l’amotii de l’argent et la cupidité ! Quelle élocpieiice «lans ces quelques mots d’un misérable assassin ! Mais quelle responsabilité pour ceux «pii Font entraîné dans la voie fatale ! Nous nous sommes depuis quelque temps spécialement occupés de cette triste question du suicide.Nous avons pris des notes sur *J50 «les plus récents, et nous avons remarqué que la plupart sont prémédités, souvent longtemps d’avance, et accomplis avec un sar.g-froid, un calme effrayants On voit «pie chez ces malheureux l’idée «le Dieu, d’une autre vie, est complètement nulle; certains même se tuent gaiement, qu'on nous passe l’expression.Le 17 mai dernier, on trouvait au bois de Boulogne, auprès du cadavre d’un jeune homme fort bien mis, ayant montre et chaîne «For, l’écrit suivant : “ On s’étonnera qu’un homme se suici«lo à u trente ans : ce n’est ni la misère ni l’a-u inour qui me pousse à me détruire ; je “ &uis ouvrier «»t je gagne bien ma vie, donc “je ne suis ni pauvre, ni paresseux ; mais “ «les goûts au-dessus de mon éducation “ m’empêolmnt de vivre comme je voudrais “ et surtout «le faire un mariage convenu-“ ble, je me pends! ” Pour d’autres, losui-citle est le moyen d’échapper à 1a justice humaine après la perpétration d’un grand crime.Il y a trois jours, un concierge de Boulogne, pour se venger de son maître, le frappe «le quatre coups de poignard et se brûle ensuite la cervelle.Il y a quelque temps une jeune fille «le dix-sepl ans, retirée «le la Seine encore vivante, déclara que l'ennui et le «légoût de la vie seuls l’avaient poussée au stiiciile.A peu près à la même époque, uu homme de Meu«lon commande lui-même son cercueil, désigne les personnes qui !• porteront de son domicile au cimetière et s’asphyxie lo jour même.Nous n’en finirions pas s’il nous fallait citer chacune de ces morts «lont l'incrédulité, l’iuconduite et l ivrognerie sont la cause première, et «jiii presque toujour* s’accomplissent «le sang froid.La frénésie du suicide, s’est emparée «le tous les âges.Sur notre liste funèbre figurent des enfant* «le treize, quatorze, quinze ans, auprès «le vieillards de quatre-vingts «»t au-dessus ; ci Fou nous parle «le progrès, «l’émancipation, «les conquêtes «le l’esprit moilcrne ! On prétend faire succé-«ler la vérité démontrée par la raison aux erreurs que l’ignorance entretient «lans la société, c’est-à-dire aux lois «le l'Eglise, niu-si désignc-l-m.dans le patois moderne le dogme catholique.Le ©uieide, le solidaire, voilà votre œuvre, francs-maçons philanthropes ! Ce sont des émancipes : ils n’ont plus de préjugés.Plus «le Dieu pour eux, plus d’avenir, plus d’âme immortelle ! L'égalité de la brute «levant la mort, oh! quelle grandeur dans l'homme ainsi compris Quand donc la société ouvrira-t-elle les veux ?Quand donc comprendra-t-elle le rôle fatal «le la Franc-Maçonnerie sur son avenir et sur sc.* «lest i nées ?X.DK Fontaines.Genève, 2S juillet.Les têtes dont la ville de Fribourg a boré la mémoire «lu P.Canisius ont remis à l'ordre «lu jour, en Suisse, la question des Jésuite.*.Ou s’est «le mai nié si l’édit «le proscription lancé eu 1847, à la suite de la guerre du Sonderbund, contre la célèbre Compagnie pouvait être maintenu, en présence de.* progrès inoessauts du libéralisme et «les doctrines ino«lernes du libre établis-tt nent accordé à quiconque so soumet au droit commun.C est la récente émancipation des juifs dans plusieurs cantons suissos qui u fait pu user aux Jésuites exilés.Ou sait que la France, à l'occasion du dernier traité «le commerco qu’elle a oouclu avec la Confédération, a exigé quo le droit de libre établis- sement en Suisse lût étendu à toutes les catégories de citoyens, aux juifs comme à tous les autres.Pour obtenir l’insertion de cet article, il a fallu peser fortement sur plusieurs cantons qui, jusqu’à cette année, avaient refusé les droits «le ^citoyens aux juifs, le canton-d’Argovie entre autres.Le traité de commerce une fois promulgué, on n'a pas manqué de faire ressortir les anomalies de l’état actuel des choses.“ Comment, a-t-on dit, voilà les juifs suisses complètement émancipés, voilà les juifs étrangers qui peuvent s’établir partout chez nous, ut les citoyens suisses qui ont adhéré dans leur for intérieur à la règle de l’institut des Jésuites ne pourraient pas rentrer dans leur patrie ! ” L'on ne manquait pas d’ajouter «pie les Jésuites, en 1847 n’avaient été qu’uzj prétexte et «jue l’on n’avait marché sur leur corps que pour arriver à la réforme du pacte fédéral.Il est évident que rien n’empêche les Jésuites de se conformer dans toute l’étendue de la Suisse aux règles du droit commun.Si donc l'on maintient contre eux le décret d'exil, c’est par pure tyrannie et au mépris de la tolérance comme de la liberté de conscience.Le conseil fédéral n’a pas pu ne pas reconnaître la force «le ce raisonnement.Un de ses membres, M.Dubs, s’est efforcé de faire disparaître les anomalies signalées.A cet effet, il a élaboré un projet de réforme de la Constitution fédérale qu’il vient de publier.A tous égards, ce projet est d’un libéralisme complet, même exagéré; mais, à l'égard des catholiques seuls, il propose des restrictions «pii ne sont «pie pure tartuferie.Au lieu du proposer, pour lescatho-ques comme pour les protestants, les juifs et les mécréants, le régime du droit commun, M.Dubs introduit un article restrictif contre les congrégations religieuses.Il veut qu’on ne leur accorde le droit de résidence qu’à la condition qu’elles seront compatibles avec l'ordre public.Vous voyez la finesse libérâtre : ou veut se réserver ia faculté de jouer avec une corporation religieuse 1a fable du Loup et de l'Agneau, qui a si bien servi contre les Jésuites eu 1817.Par le temps qui court, une menée antireligieuse sera toujours d’orgauisatiou daus uu canton.Si le gouvernement local s’obstine et refuse, on aura recours au conseil fédéral, cet état-major permanent des sociétés secrètes et «le la frauo-inaçouuurie dans toute la Suisse.Il le laut malheureusement reconnaître, en dépit «le ses continuelle» protestations et de la comédie permanente des banquets patriotiques, la vraie liberté, surtout la vraie liberté de conscieuee a encore beaucoup de progrès à faire eu Suisse.Les chaînes les plus lourdes, ies règlements les plus étranges entravent encore l'action de l'Eglise catholique.Quand on pense que dans les cantons «le boleure et d’Argovie c’est une commission gouvernementale laïque qui préside aux examens des candidats à l'état ecclésiastique» qu’il faut son agrément pour commencer le» études, qu’d laut encore subir son examen quand uiles sont terminées, que c’est l’Etat qui désigne les sujets à tous les bénéfices 1 On devine les avauies «jue l’évêque est obligé do supporter.Uu n’est surpris que d’une chose, c’est «pie le clergé no soit pas encore plus «lépourvu de qualités sacerdotales.Un lait entre cent autres peint la situation.L’an dernier, un jeune clerc se présentait pour être moine à l’abbaye bénédictine do Mariastein ; la commission gouvernementale ia refusé, parce qu'il avait l’ait à ses examinateurs «ies réponse» jugées insuffisantes sur io système nerveux «les araignées ! (Je régime misérable pèse »ur tout le diocèse de Bâle, qui comprend neuf cantons.Avec des variantes, il eu est à peu près de même à Saint-Gall et a Coire.Daus le Tessin, c’est encore mieux.Le Conseil fédérai, «l’accord avec la minorité mécréante et maçonnique de ce canton, a supprimé toute action épiscopale depuis dix huit ans «fans ce pays.Les actes les plus o«iieux «io tyrannie s’exercent continuellement dans le canton du Tessin contre le cierge et contre les fidèles ; la Suisse entière le sait.Rien n’est lait pour modifier nue situation honteuse pour tout pays civilisé.Uu conçoit, du reste, (pie les véritables notion.* de la justice, de la tolérance et du vrai libéralisme soient méconnues dans uu pays où l’on a tait passer en règle que le caractère «lu libéralisme le plus parlait doit être la faculté d’imposer à l’Eglise catholique le système «l’oppression le plus absolu.Sous ce rapport, la connivence la plus intime est établie entre ies mécréants libres-penseurs et les protestant» «le toutes nuances.Ces derniers, qui ont l’épiderme si sensible dès qu’il s'agit «lus nègres ou dos Israélites, ne reculent devaut aucune iuiquités «lès qu’il s’agit «le l’imposer au catholiques.Pour eux, la religion est uu pur sentimentalisme ; sous prétexté de tolérauee, ils réclament des catholiques i'abaudou d'un dogme ou de la règle «iiscipiiuaire la plus sérieuse, c’est-à-dire, eu définitive, uu acte contraire à l’honneur et à la conscience religieuse.Mgr Mermillod a fait naguère à Genève l’épreuve «le ces notions de tolérance protestante à propos d un niaria»re mixte.Il laudra bieu pourtant que l'Eglise catholique en buisso, uu jour ou l'autre, sorte de cet état «le servitude et «lu decheance.11 y u encore beaucoup de foi, mémo «lans les cantons allemands, où ies actes intolérables que nous déplorons »e présentent plus irequemment ; mais il y a aussi le règne suuveruiu de ia routine et des habitudes «le servilisme.Ces habitudes avaieut moins d’inconvénient alors que les magistrats étaient religieux et croyants.Aujourd’hui que la plupart sont mécréants, cette routine constitue pour F Eglise un régime «l imiui-liatioti perpétuelle et d esclavage.Pour sortir de cette ornière, u faudra entamer franchement la lutte contre les pou- 47 5416 I•••••• •••••• •••••• •••••••••••••• Hôpitaux et hospices de ChArité.241,000 »•• ••• • • • >•••••••• ••• Arts, etc., etc.Chambre d’Agriculture.Emigration y compris la Grosse Ile.Pensions.Annuités des Sauvages • •••••••• ••••••«« •••••• Rentes, etc., y compris 2 années, Rideau Hall.Chemins, etc • ••••• ••••••••• •••••••• ••• ••••••••• Service des bateaux de l’océan et du Üeuve.»••••••••••••••••••••• Phares et service de la côte.112,000 • •• • • • • #••••• ••• •••••• •••••• •••••••• Les ( liambriN.Séance d* lundi.Lue question qui intéresse vivement les citoyens de Québec a occupé presque toute la séance de lundi qui s’est prolongée jusqu'à une heure assez avancée de la nuit.11 s'agissait de l'état délabré des finances de la cité de Québec.C'est M.Cauchon qui a mis la discussion sur ce terrein brûlant en proposant que les pétitions présentées à la chambre durant la dernière session et demandant la suspension temporuirc du système municipal, fussent renvoyées à un comité spécial.Ai.Cauchon a fait à l’appui de sa motion l'exposé succinct des finances de la Cité de Québec, qui sont, comme tout le monde le cait, dans uu état pitoyable, li a terminé en disant que lu Chambre en adoptant la motion ne voterait pas la suspension du système municipal mais autoriserait simplement une enquête sur l’état des affaires de la corporation._ „ -, TT ., ., ; Ecoles Supérieures M.ri not, ainsi que plusieurs deputes ! collège Victoria.qui ont pris la parole après lui.n'a pas “ de?la Reine tenu compte de 1 interpretation donnée ; .de St.Michel.par AI.Cauchon à sa motion, et il s'est élevé fortement contre toute tentative faite dans le but d’enlever aux citoyens ., , ., ., Octroi additionnel pour 1 éducation.de Quebec le contrôle de leurs atîaires Augmentation pour le fonds d éducaüuu locales.Cependant AI.Huot a admis que les plaintes des pétitionnaires étaient jusqu'à un certain point fondées, et il a fini par suggérer à Al.Cauchon de modifier sa motion de manière à ce qu’elle se bornât tout simplement à demander un comité d'enquête, sans aucune allusion aux pétitions qui demandent la suspension du système municipal : ce qui u'a pas empêché AI.Huot de voter quelques heures plus tard contre une motion conçue exactement dans les termes qu’il avait lui-même suggérés.Plusieurs orateurs ont successivement pris la parole après AI.Huot, entre antres AI AI.Perrault, Irvine, Huntington, Cauchon, Cartier, Evanturel et Brown.En général, tous ceux qui se sont opposés à la motion ont basé leur opposition sur la supposition tout-à-fait gratuite qu'en adoptant la motion ils se prononçaient pour la suspension du système municipal.MAI.Perrault, Huntington et quelques autres orateurs ont brodé de fort jolies choses sur la monstruosité d’une pareille proposition.Enlever à des citoyens leurs franchises municipales, mais c*est un crime sans précédent dans nos annales, ont-ils répété à tour de rôle ! Tout ce monde-là nous fait l'efiét de ces ménagères qui ont une horreur instinctive du balai et qui aiment mieux porter leurs vêtements sales que de s'exposer,en les lavant, à en détériorer un petit peu les couleurs.Finalement, M.Cauchon, pour un*» tout prétexte à l’opposition «pu* rf-ueon-trait sa motion, conseu'ii a ia modifier dans le sens «uggeré par AI.Huo*.M.Tbibaudeau, qui a l’air d’avoir qutdqu’in-terêt à ce que les tripotages munie paux restent dans l'ombre, s'opposa à toute altération et ii fallut, dès lors, avoir recours à une motion un amiuidvinent.AI.Irvine proposa «loue vu amendement : ‘l Qu'un comité spécial de onze .membres fut tiotumé pour s'enquérir et taire rapport de l’état actm 1 des a fiai tes financières de la cité de Québec, avec unite la diligence possible, et que ce comité ait le pouvoir d'envoyer quérir personnes et papiers." Oette motion rencontra dans la clique rouge la même opposition que la précédente», et V Enfant terrible y après avoir déchargé sa bile contre le député de Montmorency et ceux qui pensent comme lui sur cette question, proposa en utnendement une motion contestant la nécessité de la nomination d'un comité d’enquête.La Chambre se divisa comme suit sur cette motion : I 70,000 UtUü0 22,000 229.000 11,000 62,000 244.000 39.000 10.000 40.000 160,000 00,000 5,000 5.000 3.000 2.000 4,000 1,400 10.000 3,600 32.000 30.000 19.000 13,500 8,200 3.750 2,050 8,600 8,000 49.000 3,500 4,800 53.000 141,700 72,500 20,000 32,500 50,000 BoiB de construction Pêcheries Divers.Transport à Ottawa.130,500 Collecteurs du revenu et douane.350,000 Accise.10,000 Bureau de poste.335,000 > •••••• Service postal par le chemin de fer.Travaux publics, entretien et réparation.Collection, etc.Arpentage.Autre département des Terres de la Cou-roune.18,500 250.000 40,000 C0,000 119.000 Pour : Messieurs Biggar, Boura&sa, Bur-weîl, Caron, Coupai, Cowan, Dickson, Dorion (Drummond et Arthabaska), Dufresne (Iberville), Evanturel, Gagnon, Gaucher, Gaudet, Geoffrion, Gibbs, Houde, Huntington, Huot, Jones (Leeds Nord et Grenville), Lajoie, Macdonald (Toronto Ouest), Mackenzie (Lambton), Alagiil, AlcConkey, MaGiverin, Muuro, O’Hallorun, Pâquet, Perrault, Pou-liot, Itos8(Prince Edouard), Iiymal,Scatcherd, Scoble, Stirton, Thibaudeau, Thompson, Wallbridge (Hastings Nord), Wells, White, Wood et Wright (York Est).—12.L’argent est-il une man liaudhc T Drus les débuta qui out.eu heu, vendredi dernier, sur la mesure de AI.Bou-rassu, touchant le taux d’intérêt, plusieurs députés, la plus part haut-canadiens, se dont formellement prononcés contre toute limitation du taux d’intérêt.Comme cette question doit prochainement revenir sur le tapis, il est important de faire connaître sur quels arguments se basent les partisans de l’usure et d’en faire voir •a futilité.Quelques réflexions sur ce sujet seront d'autant plus à propos qu’il y a, dans le Bas-Canada, uu petit noyau de progressistes qui font sur cette question cause commune avec ies usuriers et qui cherchent à propager petit-à-petit parmi leurs compatriotes les étranges principes d’économie politiques sur lesquels sont basées leurs doctrines.Dans toute discussion, dans toute étude d’une question il y a un moyen bien simple de se mettre en garde coutre les écarts de jugement : c’est de partir d’un point de départ sûr et solide.Examinons donc brièvement si le point de départ deB adversaires de ia limitation du taux d’intérêt réunit ces deux qualités.Tous les raisonnements des partisans de l’usure étant appuyés sur ce seul principe erronné que l’argent est “ une marchandise ordinaire ”, il nous suffira de démontrer la fausseté de ce principe fondamental pour démolir du coup tout l'échaffaudage de conclusions qu’en tirent ceux qui ont des intérêts directs ou indirect dans le commerce des capitaux.D’abord, qu’est-ce que l'argent ( Cette question, qui parait si naïve au premier abord, bon nombre de nos économistes en herbe qui marchent si dignement sur les traces des matérialistes européens seraient bien en peine de ja trancher par une définition claire, précise et exacte.L’argent monayé, dit de Bonald, n’est réellement qu’un signe de valeur et un moyen d’échange.Il fait dans la société l’office de signe ; il est regardé comme un signe par les gouvernements à qui et qui !c doimeui comme signe de salai re et U» reçoivent comme signe do l'impôt." Quelques rché devant qui semblerait donner un certain degré du vraisemblance à cette rumeur, c’est l’ordre lancé avant-hier par le département de la j guerre, et constituant une commission mili- j taire spéciale appelée à juger 44 tels orison-nier» qu’il plaira au gouvernement de tra- ( duire à sa barre.'’ La cour sera composée • des officiers généraux suivants : le général J.Holt, qui remplira les fonctions déjugé* avocat-général ; les majors-généraux L.Wallace, président ; L.Thomas ; G.Al oit ; J.W.Geary ; les brigadiers-généraux A.B.Underwood ; E.S.Bragg ; J.F.Ballier, et les colonels Allcock et Stibbs.La coin-1 mission a tenu samedi une séance secrète et i s’est ajournée à aujourd’hui.Elle s’occupera dans le commencement de cette semaine du jugement du capitaine Wirtz.Le général Schenck, l’ancien commandant militaire du Alaryland a prononcé jeudi, à Chillicotho (Ohio), un discours qui a fait sensation, en co qu’il reflète, dans une certaine, mesure, la pensée du Président.Nous détachons de ce discours les passages suivants, dont il est à peine besoin do faire ressortir l’importance dans les conjectures actuelles : Il y a huit jours, a dit le général Soheuek, j’ai eu l’honneur d’être reçu par le Président et j’ai eu avec lui un long et libre entretien.Il m'a dit qu’il regardait les gouvernement* locaux établis dans les Etats récemment en rebellion, comme des expériences temporaires, destinées à donner au peuple l’occasion de manifester des sentiments propres à démontrer leur aptitude h rentrer complètement dans le giron de l’Union et à reprendre leur aucieuue position dans le gouvernement.Tout en regardant ces gouvernements comme des essais, il a l’intention de couserver côté d’eux le pouvoir militaire pour les tenir en échec ; de sorte que s’ils s’avisaient de s’égarer de nouveau daus les sentiers de la rébellion, les forces militaires seraient là pour empêcher le mal qu’ils ont causé jusqu’ici de *e reproduire.M.Johuson a fait allusion, daus cette conversation, à la marche qu’il avait suivie dans la question des élections Je Ilichmoud, cù les citoyens avaient manifesté leurs sentiments hostiles eu élisant précisément les candidats qui venaient de porter les armes contre le gouvernement C’est avec sa sanction que les Autorités militaires avaient annulé ces élections et il a cité cet incident comme uu exemple de ce qui serait fait à l’avenir dans «les circonstances analogues.Relativement à la question du suffrage des noirs, M.Schenek n’a pas cru devoir révéler à ses auditeur» ce qu'en pense M.Johnson : il s’est contenté de leur exprimer à cet égard ses opinions personnelles «pii se traduisent ainsi : laissera chaque Etat, au Nord comme au ÎSud, le soin «le décider si la population «le couleur doit être ou non admise à exercer le droit électoral.Washington, 21 août—Le capl.Writz a été amené aujourd’hui devant la commission militaire, sous l’accusation d'avoir commis d’horribles atrocités sur la personne des prisonniers à Andersonville, de concert avec Robert E.Lee, James A .Seddon, Northrop et autres, et d'avoir maltraité et tué «les soldats en violation «les lois «h» la guerre.L’acte «l’accusation mentionne les pratiques les plus cruelles, telles que la vaccination avec des matières impures, le supplice «le 1h faim, l’emploi «le chiens dressés, etc.Lh Compagnie du Ilicliulleii.Qui veut de la prospérité, de l'aménité, de la politesse à coudées franches, n'a qu'à passer une heure sur un des vapeurs de la Compagnie du Richelieu.Nou» nous sentons, au premier abord, «fans un milieu tout emprêgné de soins exquis et de délicates attentions.C’est vraiment à se demander quel est l’heureux Génie qui {«résida aux choix dos différents officier», à commencer par le Directeur, AI.Lanière, l’homme auprès duquel tous les intérêts de cette puissante association sont sûrs de trouver une solution favorable.Il est.bien reconnu, aujourd’hui, que les talents administratifs de AI.La-mère le rendent d’un prix infini pour la prospérité de cette ligne canadienne ; et il n’est pas moins vrai d'ajouter que l’habile directeur joint à cette intelligence supérieure «les affaires un tact et des sentiments d’urbanité qu’on ne peut se lasser d’admirer.La Compagnie du Richelieu choisit, de temps à autre, de» circonstances plus favorable, oïl olle se livre, de tout, cœur, à l’expansion de son caractère éminemment social.N oils pouvons dire, en toute securité, «pie la charmante excursion dont un certain nombre d'invités ont été favorisés hier, u'est pas une des moindres fêtes qu'il faille enregistrer à son crédit.Il s'agissait d’aller constater l’état des travaux au fameux vapeur en voie do construction, le Québec, actuellement à SSorel.A 11 heures, hier, le Terrebonne partit de Montréal avec 50 oassagers.On remarquait entr’antres AI.Lainère, le gérant, MAI.John l'ratt, vice-président, Adolphe Roy, Zephirin Benoit, Wm.McNaughton, Phon.Ls.Renaud, David Torrance, directeurs, L.B.Voligny, gérant pour Montréal, de la Compagnie du Richelieu et un grand nombre d invités.AlAI.Atnédée Roy, Jules Fournier, C.E.Bell, Starnes, Cuvillier, Ls.Be-tournay, le Dr Leclerc, Daly, John Thompson, Peter McFarlane, Pex-Maire de Chicago, et les représentants de la presse.Le trajet »e fit uu milieu des circonstan ces les plus satisfaisantes pour un excursionniste.Inutile tie narler de l’amabilité des messieurs du Terrebonne et surtout du Cap.Roy, dont la politesse menace de devenir proverbiale.Heureux ceux qui ont connu le Capt.Roy, dans l’exercice do ces devoirs, comme en toute occasion.Ils seront surs d’avoir rencontré le type parfait do l’homme aimable, et si la Compagnie persiste dans le choix d’officiers aussi recommandables, nous serions en peine do pouvoir prédire l'éclat du succès oi* »ut le grand salon La dernière voûte »e termine en cintr** oa-cieux ; en sorti- que le coup d'œil sera réellement fuetique, quand «»n y au tu placé toutes le» ornementai ions.L-150 cabines que le vapeur |»o»»ède» nuit meublee» en l»«*i» de rp««-sa la sauté de 1 Hon.John Voting, quia tant fait pour ia navigation.AI.Moi4 A kl a NK proposa la sauté «le M.McNaughton.M.le Major Düveknay proposa (•«•! du Capt.Roy.Al.Ale N aughton proposa la santé « la pies&e, 4‘ dont on peut pas plus se pt ser que de pain et de beurre." AI.Düvernay, en y répondant, fit t marquer qu’une des plus grandes sut tactions de In press • de Montréal ét; de constater le progrès de la Compngn du Richelieu ; qu'elle remarquait avi bonheur les délicates attentions dont Compagnie environuo les voyageur qu’il était a regretter qu'un journal « la cité de Québec, sur do faux reuse gnemonts, se fut décidé la lui adress d’injustes reproches.On proposa alors la santé de AL L mère, qui y répondit on disant «pi donnait l'ordre le plus sévère à tous I officiers d’user de bous procédés à lega 411 56 LE COURRIER DU CANADA.de tout otiiuger.“ Nous avons c.ulto année, dit-il.plus de visiteurs que les années dernières ; nous avons, par conséquent, besoin de redouoler détention ; et c’est je que nous ne manquons pas de faire.Notre unique but est de taire ce qui est bien.” Bientôt, chacun se choisit un genre d’afiiusement ; mais le plus grand nombre voulut jouir des charmes do la soirée.L’air était chargée d’une vividante fraîcheur ; la lune prodiguait les rayons Dans le siècle d'égoïsme que nous traversons, de pareils traits font du bien au cœur et ce serait presque faire uue mauvaise action que ne pas les rendre a *s.Hélas, pourquoi de si touchants et de si beaux exemples rencontrent-ils dans nos classes élevées si peu d'imitateurs ?— Vers 4 heures P.M.lundi le ciel s’est couvert d’épais et sombres nuages poussés par uu vent impétueux du nord-ouest et un orage violent a fondu sur la ville.Deux chaloupes ont été surprises par ce coup do vent et out _ _ chaviré vis-à-vis le terminu du chemin de fer les plus doux ; et, en présence des beaux Lévis.L’une de ces chaloupes a sombré souvenirs de la journée, le cœur débor- immédiatement après avoir chaviré et les deux dait de contentement, F.M.G A U LI) R K E- BO 11 lkau.—Nous avons la douleur d’annoncer la mort d’Augustin Gauhlrée-Boilleau, décédé le 13 courant à Little Neck, Long Island, à l’âge de onze mois, et fils de M.le baron Gauhlrée-Boilleau.consul général de France à New-York.Nos concitoyens s’associeront à un deuil qui sera d’autant plus sensible à M.Boilleau qu'il devait moins s’y attendre et que son fils est mort loin de lui.—(Courrier ties Etats-Cuis.) affaire ketchum.—On dit qu’on a vu, «le la maison en face de celle où demeurait le jeune Ketchum, celui-ci monter en voiture av«?c «leux malles mardi matin, entre cinq «*t .-i\ heures.Les dernières nouvelles n’al-I lient pas au-delà de lundi après-midi ; celle-ci serait, par conséquent, postérieure.Mais depuis lors, on a perdu toute trace, m-merçautes «lu Turkestan.Cet événement s’ést accompli «lans la nuit «lu 27 au 28 juin.—Les fouilles à Rompéi marchent avec une activité et un courage «pii re«Ioublcnt encore les importantes découvertes «pii se fout ii oliapie pas, et la quantité prodigieu so de monnaies d’or et «l’argent que l’on trouve, et qui paient bien au-delà les frais «le ces travaux.Ainsi, près du temple de Junon, dont on a parlé récemment, on vient «le découvrir une maison appartenant sans doute à quel-«pie millionnaire du temps, car les meubles sont en ivoire, en bronze et en marbre.Les lits «lu triclinium surtout sont d’une richesse extrême ; le parquet est une immense mosaïque fort bien conservée par parties, et «lans le milieu elle représente une table qui paraît servie pour un grand dîner.Au centre de la table, sur un plateau, on voit un superbe paon, ayant la «picuc déployée, dos à dos d’un autre oiseau couvert également «l’un très beau plumage.Autour d’eux sont rangés des homards, dont l’un tient «lans bc*s immenses pinces un œuf bleu ; le second une huître qui paraît fricassée, car elle est ouverte et couverte de fines herbes ; le troisième, un rat farci ; le quatrième, uu netit vase rempli de sauterelles grillées.Ensuite est une rangée de plats de poissons, entremêlés de plats de perdrix, de lièvres, d’écureuils qui tiennent tous leur tête entre leurs pattes.Après cela vient une rangée circulaire de saucissons sous tous les formes doublée «l’un rang d’œufs, d’huîtres et d’olives, qui lui-même est entouré d’un cercle de pêches, de cerises oü de petits melons, enfermés à leur tour dans un rang de légumes et de fruits «livers.Les murs de ce triclinium sont couverts de peintures à fresque.Ce sont «les oiseaux, «les fruits, des fleurs, du gibier, «les poissons de toutes sortes, le tout entremêlé «le dessins qui lui donnent une bizarrerie et un charme qu’on ne saurait dépeindre.Sur la table, en bois très rare, ciselé et incrusté d’or, de marbre, d’agate, de lapis lazuli, étaient posés des amphores contenant encore du vin, et quelques coupes en onyx.—Nous lisons dans le Mcsscujer du Midi : 44 Un événement des plus singuliers a excité pendant plusieurs jours une grande émotion «lans une des villes où les souvenirs du Moyen-Age ont conservé le plus «l’empire.M.(J., qui dirige une importante maison de commerce dont les relations s’étendent jusque dans le Levant, fait construire un superbe hôte! sur remplacement ¦ .I.K 3F O I ft K PRIX HUIT BOUti.Petite brochure maintenant eu vente i\ la Librairie de LEGER BROUSSEAU, 7, Rue Buade, Haute-Ville.Quèbeo, 10 mal 1864 PRIX DF PASSAGE DE QUEBEC.Chambre.$60.0( Intermédiaire.$40.0< Entrepont.$24.01 Les passagers intermédiaires de cette IigneBsoti fournis de lits, etc.• Pour Je plus amples informations s'adresser ù ALLANS RAE et CIE Agents, .21 uo Suint-Pierre.Quebec, le 9 août 1864.—1244 0 JL JL> o.Y J AI‘\ TENANT prêt et à vendre à la librairi.«LTJL du soussigné, -Li’OUJDi > de la province ecclésiastique, Pour l’iiunét* isg.Y LEGER BROUSSEAU-Quo bec, 24 octobre 1861./ 1ARTKS A JOUER de tous les gmus, ave Ky boite ou sans boites.A vendre chez LEGER BROUSSEAU, Libraire, 7, Rue Buade, Haute-Ville.~ CONDITIONS DD L’DliilttJUSJiJJü CAJMalLi Ë*rix tic I aàonnt nu ni : [Invariablement tfavance.) $V 1.3 ÿ6,l Six mois.3,C Trois mois.2,C 50 franc CANADA :—Un an Six mois.Trois mois.ETATS-UNIS D’AMERIQUE, Un an NOUVELLE-ECOSSE, NOUVEAU-BRUNSWICK, ANGLETERRE, FRANCK—Uu an.Six moiu.^5 Trois mois." Tarit tics nuance*.Le?auuoucea bout insérée** aux '‘oudiüon ê\ vantes, savoir : Six lignes et au-dessous.$00 5ü .Poui chaque Disunion subséquente, 00 12* Pour les annonces ,l’une plus grande étend' «dits seront insérées t\ raison île «r/x par l.cn" pu la première insertion, et do 2c.pour le* inaertio subséquentes.IttP* Mlcctanus au cents la ligne ; Tout ce qui a rapport A la rédaction det être adressé è M.K.RENAULT.tKèf" foutes leur es d'argon', demandes d‘alloue ments et reclamations , doi eut être adressées il.LEGER BROUSSEAU propriétaire, No.7, H Boude, via-è-vis le Presbytère, (franco) IMPRIMk KT PUUMk PAR I.I ; h* R H R O U s y g A | ! Edite oh PiioputérAia*, 7, Rue Buavl
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