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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 15 septembre 1865
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1865-09-15, Collections de BAnQ.

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$ènw année QÏJEBÈC.VENPREm 15 SEPTEMBRE 1865.Numéro 95 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS flTE.’füROIS' J’ESPERE ET J'AIME.Sermon uni* la Pologne: Prononcé le 3 septembre 18Ü5 dans Véglise de la paroisse de Montréal par le réo.Père JÊROMK KaIBIBWICZ, supérieur des pré-très de la Résurrection.s Miseremini, miseremini, sal-tera rofl amici tuei quia inanus Domini tetigit me.(Ayez, pitié do moi, ayez pitié do moi, vous au moins qui êtes mes amis, parce que la main do Dieu s’est appesantie eur moi).Job, chap.xix.Mes tris chers frères en Jésus-Christ, C’est en ce» termes que le saint homme Job, cet homme de douleur, conjurait ses amis indiscrets et impitoyables qui voulaient le persuader qu’il était le plus coupable des hommes, puisqu’il Était tellement éprouvé par son Dieu, c’est en ces memes termes (pie le peuple polonais, ce Job des nations, s’adresse à vous on ce moment, mes frères, par la bouche de ses enfants, et vous dit : ayez pitié de moi, ayez pitié do moi, parce quo la main de Dieu s'e3t appesantie sur moi.La Pologne plus heureuse dans ses afflictions que le saint patriarche, rencontre rarement ces faux zélateurs qui lui imputent en crime la longueur de ses souffrances.En général notre cause est sympathique à tous les cœurs bien faits, malgré la différence d'opinion.Tantôt ellu est chère comme la cause de la justice et du droit opprimés, tantôt comme la cause de la vraie civilisation et do la liberté en face do la force brutale et de la tyrannie.La cause de la Pologne représente tout cela et plus encore, mais comme je parle devant une assemblée de fidèles dans le temple du Seigneur, je n’en toucherai que le côte religieux, et je vous réciterai, mes frères, une page moins connue du martyrologe général, le martyrologe do l’égliso do Pologne depuis cent ans.^ Dans les premiers siècles de l'Eglise, il arrivait parfois qu’un catholique de l’Orient, fuyant la persécution dans son says, se réfugiait dans quelque contrée le l’empire romain, et là accueilli avec charité parses coreligionnaires, introduit dans leur assemblée, il racontait d’une voix émue, avec un accent étranger, les souffrances de ses compatriotes; peuple de Ville-Marie, voilà ce que vient faire au milieu de vous un enfant de Marie la Reine de la Pologne, j’espère que mon discours édifiera votre piété à l'égal de toute autre instruction religieuse ; animé par cet espérance, j’aborde mon sujet.Rcgina Poloniaora pro nul is.La Pologne, mes frères, la nation la plus avancée par sa position géogra.ii-quo vers le Nord et l’Orient de l’Europe catholique, lui servait de boulevard, de rempart, et c’est pour cela qu’elle était appelée par le Saint-Siège : Àntemuralc Christianitatis, le fort avancé de la chrétienté.Semblable à ccs constructions qui protègent les ponts contre la masse des glaces, au moment des débâcles, la Pologne recevait le premier choc de ces hordes qui menaçaient l’unité politique et religieuse de l’Europe.Celle-ci étudiait, labourait, édifiait; la Pologne toujours à cheval veillait pour elle.Dans nos grandes plaines, on voit des longues lignes de monticules, ce sont les toinbeaux des anciens combattants reposant.désormais en paix.Nos chroniqueurs comptent jusqu’à mille batailles et combats livrés contre les infidèles seulement.Aussi il n’est pas étonnant ce qu'ils rapportent que lorsque une ambassade polonaise demandait des reliques au Saint-Siège, lo Pape Paul IV leur a répondu : à quoi bon, prenez une poignée do la terre de votre pays, serrez là, il en sortira du sang, c’est le sang versé pour la défense de la chrétienté, n’est-co pas une relique.Enfin c'est la Pologne qui a donné à la fin du XYIIo siècle le coup de grâce à la puissance musulmane sous les murs de Vienne.Je cite ce seul fait, comme lo plus intéressant pour vous, car c’est grâoo à cette victoire, mes frères, que la fête patronale cio notre ville, que vous allez célébrer dimanche prochain, la fête du Saint nom de Marie, a été étendue à l’église universelle.Oui jo puis dire que c'est avec la pointe du sabre de notre gr.nd Roi, Jean Sobieski, que, cotte belle fèto a été imprimée dans lo calendrier de l’église universelle avec du sang polonais.En souvenir de ce grand événement, la confrérie du Saint nom de Marie à Rome, sort en procession tous les ans, en ce jour avec son étendard qui rappelle cette mémorable bataille et va demander la bénédiction du Saint-Père à son palais du Quirinal.Mais la Pologne ne servait pas seulement la chrétienté en la défondant contre les invasions des infidèles, elle protégeait encore son admirable et divine unité contre le Schisme Oriental.Je laisse de côté lu longue lutte de Constantinople contre Rome terminée pur la victoire du turban ot du croissant; la Pologne, dont la moitié appartenait au culte greeo-8lavo, subissait aussi le contre-coup de la lutte entre les deux grands centres du inonde chrétien ; je prends cette lutte dans la seconde moitié du XVe siècle, quand les grands ducs do Moscou apres avoir refusé d’accepter le Concile de Florence, 6e trouvèrent, après la chute de Constantinople, la seule puissance schismatique.Alors ils se posèrent comme héritiers légitimes des empereurs ce Byzance, mais comme pour se mettre en rapport avec les schismatiques grecs, il leur fallait passer sur lo corps de la Pologne ; de là au XVIe siècle et pendant tout le XVlie siècle des guerres sanglantes dans lesquelles deux cent mille combattaient et plus (chose inouïe alors) se présentaient de chaque côté: Nom restâmes longtemps, dit un chroniqueur polonais, nous restâmes longtemps avant d'engager le combat, étonnes des deux côtés de notre nombre.Après de telles luttes contre les Turcs, contre les Russes et ensuite contre les Suédois au XVIIo sièclo, il ne faut pas s’étonner que la Pologne fut épuisée et affaiblie vers le milieu du XVIllo siècle par la perte d’un si grand nombre de ses enfants ; elle était donc dans un épuisement extrême comme un « orps saigné à blanc ; mais aussitôt 6es ennemis profitent de l’occurrence ; la Russie schismatique s’entend et se réunit avec la Prusse héritique, ils attirent à leur dessein l’Autriche elle-même ; à qui la peur d’un dissentiment fait oublier les devoirs les plus sacrés de l’honneur et de la religion, et, enfin, ils décrètent et commencent à exécuter par tous les moyens la destruction et le partage de l'ancien royaume de Pologne.C’est ici que commence ce martyre douloureux de la Pologne qui a déjà duré cent ans et qui justifie si bien l'application do ces paroles du saint homme Job: Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous au moins gui êtes mes amis, parce que la main de Dieu s'est appesantie sur moi.Les Polonais voyant le danger, se réunirent tous dans une grande ligue nationale et religieuse, pour sauver leur nationalité et leur foi qui étaient également menacées ; cetre ligue fut formée dans la ville de Bar et prit le nom de la Confédération de Bar.Voilà quelle était leur devise si significative : Nous gui préférons la liberté à la vie et la religion à la liberté ellc-mcme.J Mais alors la souveraine de la Russie, Catherine II, donne seciètement ordre aux populations cosaques d’entrer dans les provinces non défendues, et leur enjoint d’exterminer tous les catholiques sans exception.Ces barbares, ne connaissaient pas d'autre loi quo celle dc*6 massacres et du pillage.Les villes sont envahies et incendiées, les châteaux dépouillés, les églises profanées ; deux cent mille personnes furent massacrées dans la première expédition et un puits très-profond dans la ville do Hiemene fut comblé jusqu’à l’ouverture des corps des jeunes enfants.Les prêtres russes accompagnés des Soldats forçaient ceux qu'ils rencontraient, à ap06tasicr ; on ouvrait de force la bouche de ces malheureux, on y introduisait l’hostie consacrée et puis on les inscrivait comme convertis.Les prêtres et gentilhommes sont mie en prison ou déportés en Sibérie au nombre de cent mille.Après quoi la religion dans ccs provinces appartenant au rite grec fut presque entièrement 'lé-truite ; ce n'était que le commencement de la persécution, qui continua jusqu’à la mort do Catherine II arrivée en Tannée 1796.Pendant ces massacres, arriva un fait extraordinaire relaté dans la dépêche offioiello de Mgr Durini, le dernier nonce apostolique de la Pologne indépendante : on vit dans lo ciel, vers le soir, comtno la liguro d’un malheureux blessé couvert de plaies ; il portait l'habit national des Polonais, il avait plusieurs traits enfoncés dans lo corps et un sabre plongé dans la bouche ; épuisé, il 60 tramait sur ces genoux et sur ses mains et il semblait se diriger de l’Orient vers l'Occident.Ce qui fit penser alors quo la Pologne n’avait plus do secours à attendre du côté do l'Orient et que 6on secours no pouvait être désormais que du côté do l’Occident.Or n’est-ce pas là, mes frères, co qui s’est précisément réalisé jusqu'à présent.A partir de 1796, l'Eglise Je Pologne eut un peu de ropos sous les deux empereurs Paul 1er., et Alexandre 1er., et elle commençait à se relever de ses ruines, lorsque, en 1825, arriva au pouvoir Nicolas 1er, avec le plan arreté de détruire le Catholicisme dans ses Etats.Il commença par exhumer toutes les lois de persécution préparées par Catherine II, et il les augmenta pendant tout le cours de son règne.11 s’attacha, d’abord, aux restes de l’Eglise Grecque unie dans les proviuces ruinées par Catherine II et no voulut tenir aucun compte de la constitution accordée par Alexandre 1er au potit royaume de Pologne, créé par le congrès de Vienne en 1815.Les Polonais souffrirent, d’abord, avec patience pendant 15 ans, les mauvais traitements de l’empereur, qui, à la fin, provoquèrent l’insurrection de 1830, laquelle, à sou tour, a servi de prétexte à Nicolas de persécuter l’Eglise à outrance.JI1 détruisit les reste do Téglises groc-que-unio.Lo6 prêtres fidèles moururent dans les cachots et la Sibérie.On réduisait ou bien on détruisait des villages entiers par le glaivo et meme par le feu.On prenait des populations entières, on les enfermait dans des cours et on les entourait de paille à laquelle on mettait lo fou.Un jour, la population d’un village s’étant retirée sur un étang glacé, on coupa la glace tout autour, et co6 braves gens furent engloutis, tandis au’ils criaient tous d’une même voix : Nous mourons Catholiques.Celà se passait do 1S33 à 1839, pendant que Nicolas envoyait 6on propre fils, l’empereur actuel, complimenter le Pape Grégoire XVI, à Rome.Ce malheureux tyran fit môme mentir le bronze en faisant frapper une médaille : en souvenir du retour libre et spontané, disait il, des Grecs- Unis à VEglise Dusse.Les Polonais du rite latin ont eu leur tour : 200 couvents latins en Lithuanie furent abolis d’un trait do plume.Tons les biens du clergé furent confisqués.Des évêques furent envoyés on exil.Le nombre des curéB fut réduit.L’éducation de la jeunesse fut donnée exclusivement aux schismatiques, et l’administration des Séminaires mise sous la direction du gouvernement.Enfin, la persécution, tantôt hypocrite, tantôt cruelle, était si habilement combinée qu’on pouvait compter la plume à la main, dans combien d’années l’église catholique cesserait d'exister en Russie.* Il était interdit au St.Siège d’avoir un Nonce à St.Pétersbourg, tandis que la Russie se servait do son ministre à Rome pour tromper le Pape, de manière que celui-ci no pouvait rien connaître directement de tout co qui se passait, et, en mémo temps, avait peine à croire à tant de tromperie et de barbarie, de la part d’un souverain, qui se posait comine le défenseur des principes conservateurs dans toute l'Europe.Mais, à la fin, tout se découvre ; Grégoire XVI parvient à connaître toute la vérité et il prend légitimement sa rovau-che, en publiant son allocution de 1842 et en l’appuyant de tout un volume de documents que la Russie ne pouvait nier et qui dévoila à l’Europe étonnée un tel amas de crimes.Enfin, ce malheureux persécuteur a eu l'audace d’aller à Rome en 1845, pour tromper de vivo voix le Pape : mais Attila a rencontré Léon’ot il revint, sinon converti, au moins décontenancé et confus, et il restreignit s’il n'abolit pas tout à fait ses mesures de persécution.Mes frères, c'est vers l’époque de l'allocution de Grégoire XVI, que plusieurs exilés polonais, unis déjà en société à Paris, ayant achevé leurs études ecclésiastiques à Rome, so réunirent pour travailler à conserver la foi dans le cœur de leurs malheureux compatriotes exilés.Ils étaient semblables à ce petit Pat* e, et même moins que cela, qui e’en allait avec sa fronde au devant du terrible géant Goliath.Mais, enfin, nous no pensions (car j’étais du nombre,) nous ne pensions, dis-je, qu’au péril de notre église et à notre devoir en laissant le reste à celui qui est tout Puissant.Nous tachions d’atteindre tous nos compatriotes tant exilés que ceux qui voyageaient à l'étranger.Là ou notre voix ne pouvait | énétror, nos livres arrivaient et nos publications, ordinairement sous le voile do l'anonyme.De tel lo sorte qu’après vingt ans d’un travail opiniâtre, notre action a commencé â se faire seutir.Enfin, le Saint-Siège a élargi lui-même notre cercle d’action, en nous chargeant de travailler à la conversion des Bulgares, peuple slave comme nous, de quatre millions d’âmes, et établi en Turquie, lequel, il y a quelques années, a proclamé lui-même sou retour à l’unité catholique.On comprend l’importance d'un tel évènement, puisque les Bulgares sont établis entre l’empire russe et le monde oriental.Empêcher la réunion de ces deux schismes, c’est arrêter et paralyser les plans séculaires de la Russie, do domination ot de réunion do toute l’égliso grecque d’Orient.C’est vers ce temps, qu’une dernière insurrection a éclaté en Pologne sous lo nduvol empereur Alexandre II.Je no dis pas, mes frères, quo co souverain n’aurait pu être bon et humain dans tout autre pays.Mais, eu Russio, le souverain est tout puissant pour le mal, et il est presque impuissant, pour le bien ; toutes les lois ont été faites pour le triomphe du mal et sont plus fortes que lo caractère du prince.Ainsi, lnrs-qu’Alexaudro II vint, pour la première fois, à Varsovie, en 1S56, les Polonais allèrent avec empressement et sincérité vers lui, ne lui imposant aucune exigence, mais espérant, au moins, quoique favour.Or Alexandre II comme Roboam, n’écoutant quo de détestables conseillers intéressés à la continuation de la persécution et de la spoliation, .Alexandre II no sut faire entendre que dos paroles semblables.Les Polonais ne doivent pas faire de rêves, car je saurai sévir ; et il ajouta : Le bonheur de la Pologne dépend de son entière fusion avec le peuple de mon empire.Ce que mon père a fait est bien fait, et je le maintiendrai .Mon rogne sera la continuation du sien.Quant à la religion, il ne supprima aucune des lois do persécution do Catherine II et de Nicolas ; il est vrai que l’exécution eu ôtait alors moins rigoureu- se.Mais dès que les anciens grec-unis voulurent reprendre la pratique publique de leur religion, les persécutions recommencèrent aussi cruelles qu’aux premiers jours de Catherine II.C’est alors que les Polonais découra- lu se joindre à nous et qui travaillent dans le diocèse d’Hamiltou et aussi en Italie; la Pologne spoliée ne peut, pour le moment, nous aider â fournir des missionnaires pour ses propres enfants dispersés sur lu vaste continent améri-• • ¦ * .# -— -r V «Ml » V» rouit WlillUUIll auuuii- géa de no pouvoir rien obtenir de la son- cain.Alors, mes frères, j’ai pleuré à mission et de la patience la plus entière, mon tour : j’ai prié et je me suis relové commencèrent ces réclamations et ces décidé à m’adresser à vous.On m’avait démonstrations pacifiques, qui ont cou- d’ailleurs encouragé à le faire, puisque quiH 1 admiration du monde entier.des cœurs généreux de ce pays, m’ont 1 lut a Dieu qu ils eussent pu persister donné sansque j’eusse demandé, et m’ont: dans cette opposition purement passive ! do plus, parlé do votre zèle et de votre mais il y a eu trop d’excitation de la | charité pour toutes les jrtaies de l’église ^ je 'non.» OUI 1-1111111*11 L | U U 11 lu la malheureuse jeunesse à un pas doses- cœur., D’aillonrs, ou tronverniB-je en Arnôri- .J18 doute, on doit regretter tout ce que une seconde grniide ville catholique qui s ou est suivi, mais il faut avouer que dont ies citoyens descendent comme vous jamais, les J olonais n avaient encore do ces français qui nous appellent leurs montre une telle forco de cohésion, un frères du Nord et nous traitent comme tel esprit d organisation, do dévouement tels, de ces français qui regardent les et do sacrifice.Do manière qu’avec des intérêts do toute l'église comme leurs moyens presque nuis, ils ont tenu en intérêts propres ?à qui pourrais-je adres-echec,pendantdeux aimées consécutives, scr comme à vous ces paroles - Avez toute 1 année rueso, jusqu’à forcer l’em-1 pitic de moi, ayez pitié de moi, voue, au pereur d envoyer ses gardes, de Si.Pé- moins, mes amis, parce que Ut main de tersbeurg.I üùu s'est apesantïe sur moi.Un sait quel es furent les tristee conaé- Par amour de J.Christ, uidez moi à quences pour la religion, de cette levée sauver, à préserver la foi do ces hommes de bouchers ?Des évoques, des centaines Aidez moi, afin que cee pauvres exilés, do prêtres.200 mille fideles furent trans- en entendant la parolo do Dieu dans portes en biberie.30,000 jeunes gens leur propre langue, en chantant les can-périrent en combattant, tandis que plus tiques pieux qu’ils ont appris dès leur de dix mille durent chercher leur salut à enfance, aient la consolation do penser 1 etranger.Ions les couvents, sans ex- qu’ils n’ont pas tout à fait perdu leur pa-cephou ont été supprimés.Lo clergé, trie.Aidez moi, suivant la bonne vo-dopomlle de la moitié de son revenu, est Ionie de vos cœurs, pour ce peuple qui menace de perdre le reste.Enfin, le souffre depuis cent ans ; ainsi, mes frères, gou\ornement russe a appliqué, en Polo- vous remercierez diguomentleSouveraiiî gne, lee principes destructeurs du socia- Maître de la paix qu'il vous a donnée usine.11 donne aux populations rurales pendant ce temps ; vous mériterez, à la les biens des seigneurs et les biens du fois, quelle vmis soit conservée, et quelle cierge ; enfin, il emploie lous les moyens soir couronnée par une paix encore plus d intimidation et de corruption, pour parfaite dans les séjours heureux do l’é-gagner et pervertir les âmes et les cous- tornité, ce que jo vous souhaite de tout ci en ces.Il serait trop long d’énumérer tous les détails de cette œuvre de perfidie, mais nous ne pouvons passer sous silence, un phénomène remarquable et tout nouveau ; c’est que la Russio pour la première fois, depuis qu’elle existe, ne se donne plus la peine de masquer ses plans; elle dit ouvertement aux.Bolonais par 6C8 organes officiels et officieux : Notre mission historique et providentielle nous appelle â Constantinople et à Jérusalem.Vous êtes là à nous embarrasser constamment / aussi faut-il que nous vous exterminions ; laissez donc votre catholicisme suranné ou bien périssez.Et comme Dioclétien, qui avait fait frapper une médaille pour célébrer la destruction du culte chrétien : Christiano nomine delecto, les Russes supputent déjà dans combien d'années il n'y aura plus do trace de catholicisme en Russie.Humainement, on pourrait croire et dire que nous sommes perdus ! mais c’est justement à cause de cet orgueil de nos persécuteurs : Superbia eormn ascendit semper ; c'est justement à cause de cet aveuglement, qui est le précurseur des châtiments d'en haut, que j’espère, mes freres.Oui j’espère.Mais je demande vos prières, comme je lee demande à tous et partout, car la prière est la dernière mai6 la plus puissante arme des vaincus et des déshérités d'ici bas.Vous savez, mes frères, que le St.Père à fait prier publiquement à Rome, afin que la Pologne garde 6a foi et continue sa mission do défendre l'église, or co vœu du grand et Saint Pontife me fait croire que Dieu, après nous avoir protégé jusqu’à présent, ne nous abandonnera pas ; il faut des moyens do réduire les Pharaons d'ici bas.Oui j’espère que nous sortirons de cotte épreuve terrible, comme jadis l'Eglise Universol le sortit triomphante des étreintes de Dioclétien, toute puro ot rayonnanto do fraîcheur ot de beauté.* * Mais d'ici là, mes frères les Polonais exilés arrivent en Amérique, à travers l’océan, comme les débris d’uu vaisseau nanlragé.Les Polonais de la Pruseo moine, sous la pression d’une administration partiale ot haineuse, no trouvent plus moyeu de vivre sur leur sol natal, et, ont commencé leur oxode, à la suite de l'exode irlandaise.Us sont dispersés dans tout l’Ouest des Etats-Unis, ils viennent chercher los évêques, se mettent à genoux, répètent ces mots Polish priest et pleurent ; et l’évôquo no pouvant, ui les comprendre, ni leur répoudre, ni les satisfaire, finit par plouror lui-tnemo.Nous avons reçu des lettros pressantes à cet égard, do Mgr l'évêque de Détroit, et, à la suito, j’ai détaché un prêtre polonais de notre mission du Haut-Canada, pour les visitor deux fois l’an, jusqu’à co qu’ils aient bâti une église.De plus, pendant la retraite que j’ai eu l'honneur de prêcher à MM.les curés du diocèse, Mgr.l’évoque d’Alton m’a demandé des missionnaires pour les Polonais répandus dans l'Illinois.11 faudrait donc former des nouveaux missionnaires, il faudrait les envoyer à travers l'Océan ; mais où trouver les moyens pour cola ?La Pologne qui était jusqu'à présent notre seule ressource, la Pologne qui nous a aidé mémo à préparer plusieurs Allemands et Bolgcs, qui ont vou- mon cœur.Amen.pni des désobéissances depuis deux siècles.M.Cabuchot avait été séduit par les raisonnements captieux et l’éloquence entraînante de l’intrus, et il était revenu itnbu de toutes les doctrines constitution neiles-schismatiqnes.Arrivé eu chaire, le curé tire donc un mandement, nou do l’évêque de Mâcon, le pasteur légitime, mais du prétendu archevêque do Lyon, et il se prépare à en donner lecture______On se regarde avec terreur.Lo vicaire s’enfuit à la sacristie.Alors un vieillard, prenant son chapeau, pousse un cri : “ Sortons tous “ dit-il avec forco.Le loup est dans la 44 bergerie.” f En un clin d’œil l’église est vide.M.Cabuchet resta seul avec le sacristain qui lui servait la messe et qui n’osa pas sortir.Quelques instants après, tonte la population rentrait dans le lieu saint pour entendre la messe du vicaire resté fidèle et satisfaire ainsi au précepte.La stupeur était générale.4 Quant à M.Cabuchet, frappé de cocoup do foudro qui fut un coup de grâce pour lui, aussitôt la messe terminée, il avait pris où il avait pu un cheval, ,et déjà il arrivait précipitamment danB une paroisse voisine, à Saint-Vincent do Reims, auprès du curé, M.Emery, vieillard respectable, entre les bras duquel il se jetait, lui racontant tout, consterne, anéanti, pénétré du plus profond chagrin.Peu après l’un et l’autre rentraient à Saint-Bonnet-le-Tronci, et l’ou sonnait les vêpres.Les fidèles, réunis sur la place publique avec cet air lugubre qu’a lo peuple au jour où éclate subitement la peste, restaiout immobiles.M.Emery sort do la cure ; M.Cabuchet lo suit les yeux baissée.u Entrez, mes enfants, 44 disait le vieux prêtre, entrez.C’est 44 moi, qui chanterai vêpres.” On craignait peut-être encore nue surprise ; ou hésitait.“Je vous supplie, mes enfants, 44 d’entrer.Vous me connaissez bien.u M.Cabuchet confesse son erreur.£n-44 trez, vous prierez avec moi.” Us ee décidèrent enfin et entrèrent.On entonna les vêpres.Après le Magnificat, M.Cabuchet monte eu chaire.Tous les yeux 6out sur lui, tous les cœurs battent.On attend dans un sentiment d’indéfinissable curiosité, d’indicible émotion.“ Mes cliers paroissiens, dit le curé paroisses qui 6e distin- 44 d’une voix altérée, mes chers parois-ucement de la Révo- J u siens, s’il m’est permis de vous appeler —( Minerve.) Variété*.TOUCHANT EPISODE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE.Pasteur sauvé parses brebis.Entre toutes les gu ère ut au commencement _ _ iiition française par leur inébranlable attachement au Souverain-Pontife, colle de Saint-Bonnet-le-Tronci tient le premier rang.Elle appartenait alors au diocèse de Mâcon, dont elle n’a ôté 44 encore de ce nom, je viens, accablé de 44 la plus vive douleur, vous demauder “ publiquement pardon du déplorable u scandale que je vous ai donné ce ma-“ tin.Le Seigneur, touché de vos ver- que lus premiers nuages ___ pète révolutionnaire parurent à l’horizon, il mesura d'un œil pénétrant l’immensité du péril ut prévit que l’Assemblée nationale conduirait tout droit la France au gouffre du schisme.Dès lors, on pasteur vigilant et dévoué, et peudant u mercie, vous m’avez sauvé." A ces mots, toute l'assemblée fond on larmes.- Aussitôt après les vêpres, la population entière sort de l’église comme elle avait fait le matin, mais sous une impression bien différente.On court, s m m • _ plusieurs mois, il insista avec la plus on sc précipite, ou entoure le presbytère, grande force sur la doctrine do l’Eglise, I ou sc presse autour de M.Cabuchet ; sur lus prérogatives sacrées et inaltéra- on lo 6erre, on l’embrasse, ou le couvre blés du Vicaire de Jésus-Christ, promu-1 do larmes.Parmi cette foule atteudrie, nissant ses ouailles et allant môme jus-1 ce n’est que des pleurs et des gémisse-qu a leur dire, dans sa paternelle sollici-1 ments.Les sanglots, comprimés dans tude, on public et du haut de la chaire I lo hou saint, éclatent de toutes parts, de vérité : “ Mus frères, si jamais moi-1 Les enfants ont retrouve leur père, le “ môme jo venais à vous enseiguer une père a retrouvé scs enfants.44 autre doctrine, ne me croyez pas ot ! Jusque-là, M.Cabuchet avait été prè-44 dites que le loup est daus la bergerie.” I tre édifiant ; dès ce moment il devint un Ces paroles firent sur tous les cœurs 6aint.Et souvent, ou pensant aux hou-une impression profonde.une iinpres-1 roux résultats de sa courte erreur de sion durable, on va le voir.I quelques heures, il disait: O fclix cul- Bientôt l’orage éclatait, et l’autorité Ij?#/ Sus coufrères remarquèrent on lui, civile remaniant, sans l'intervention du depuis cotte époque, une humilité plus Souverain-Pontife et par une mesure grande, beaucoup do défiance de lui-mê-schismatique, tous les territoires des tne ; et un uouvel ornemont vint ss’ajouteà diocèses du France, enlevait Saint-Bon- ses vertus et à ses talents: la modestie.Gé-uet-le-Tronci à l’évêque de Mâcon, le I néreux, intrépido, il so dévoua corps et - 1 - -7 I.1 / - - - WW donnait à l’archevêque do Lyon et on- âme, plus que jamais, au bien do sa pa- e dernière ville un hora- roisso.De leur côté, les fidèles s’atta- _ > _ I ¦ % • mm « voyait dans cette i itiiiuo ijniuuuitue, qui vuiiiiiL, pariiLiu î [val i I118UUU1UI] soucie qu il lâche apostasie, de reconnaître laconsti- leur avait douuéo, les avait entretenus tution civile du clergé.daus la doctrine do vie ; ils l’aimaient Un iour le bruit se répandit tout à comme un fils, car c'étaieut eux qui l’a-coup dans la paroisse quo M.Cabuchet vaient sauvé ; ils le vouéraieut comme (nom du curé de Saint-Bonnet-le-Tronci) une copie vivante de Jésus-Christ.lia était allé à Lyon.Une vague inquiétude se seraient, disait un ecclésiastique de s'empara tout aussitôt des esprits.Que Saint-Bonuet, fait tuor pour lui.va-t-il faire à Lyon?se demandait-on u Ah ! ’’disait à sou tour, environ de toutes parts avec un triste pressenti- soixante ans apres, un prêtre à cheveux meut qu’on osait à peine s’avouer.Quels blancs, do qui uous tenons presque tous rts peut-il avoir outre notre curé | ces détails, “ 6i quelqu’un {rendait bien ‘ “ ces scènes émouvantes, que ce serait “ touchau t ?Il aurait fallu eutondre les “ vieillards raconter cotte histoire dans “ leurs familles.Qu’ils étaient intéres-44 sauts ! Jamais jo ne l’oublierai.” Dieu bénit co bon peuple ; sa foi lutta jusqu’au bout contre l’impiété gouvernementale ; lofigteinps encore, et lorsque tout pliait sous lo Joug ou France, on fit à Saiut-Bonnet-le-Tronci les offices publics du culte catholique comme si Tou eût été en pleine paix.En vain envoya-t-on un prêtre intrus daus cotte commuuo pour la pervertir ; en vain fit-ou violouce aux haoitants ; en vain sai-sit-ou les femmes pour les porter de vive forco à l’église, il fallut y rouoncer.Bien plus, celles-ci remplissaient de pierres rapports pontet Lyon ?nous ne sommes pas du diocè-so de Lyon.Le dimanche suivant, l’église était comble.La messe commonco comme à l’ordinaire : on so tranquillise.L’Evan-gilo dit, le curé monte en chaire.Tous ces bons paysans attendent daus la plus grande anxiété.Ilélas ! il n’était que trop vrai, l’or du sanctuaire s’ôtait obscurci.M.Cabuchet avait oublié la maxiino de TEvaugilo : Qui aime lo danger y périra.Et cotte autre : Que celui qui n’écoute pas l'Eglise soit pour vous comme un païen, Il avait tu et outendu Lamourotte.Celui-ci, sans doute, avait fait briller à ses yeux, en les grau-dissaut outre mesure, lo prestige des libertés gallicanes, co grand point d’ap- LE COÎTURTER DU CANADA leurs tabliers, et quand l’iutrus passait elles les lui jetaient, comme elles eussent fait au diable.Il jugea plus prudent de déserter le poste.Toutefois, pendant les persecutions du Directoire, il.Cabuchet fut obligé do se cacher ; mais il n'abandonna pas sa chère paroisse, et il continua il la desservir la nuit.Il avait partagé son territoire en plusieurs sections, et dans le cours d’un mois il avait parcouru toutes ces diverses sections et confessé 6es ouailles.Il eut beaucoup à souffrir dans ce tempe d’épreuve, soit pour le logement, soit pour la nourriture ; mais sou dévouement apostolique était plus grand de toute nécessité qu’ils ^’arrêtent à un taux acceptable pour ia majorité et le taux de six par cent no l’est prçs et ne sera jamais accepté.Une autre réflexion : pourquoi M.Bourrassa et les antres partisans do la limitation veulent-ils, tout en limitant à 6 le taux d’intérêt sur prêts entre particuliers, donner aux banques l’autorisation d’exiger huit par cent ?Le taux actuel iixé pour les banques est de 7 par cent ; les banques sont satisfaites de ce taux ; pourquoi donc l’augmenter { Nous engageons fortement les députés que toutes les privations.° , , ., ., ,, Transféré eu mil huit cent cinq par le bas-canadiens et spécialement les députes cardinal Fe6ch, archevêque de Lyon, dont il dépendait depuis le Concordat, à la cure de Mornant (ce qui fut une désolation pour Saint-Bouuct-le-Tronci), il est mort dans sa nouvelle paroisse en odeur de sainteté, plus grand devant Dieu et devant les hommes après son oubli de quelques heures, qu'il no l'avait été avant sa chute par s*6 talents, ses vertus et sou intégrité sacerdotale Ce qne^l’auteur de*cet article dit delà sainteté de M.Cabuchet ne saurait être taxé d’exagération.Un témoignage récent en est la preuve.Le 3 août 1S63, un vénérable Cardinal, âgé de soixante-seize ans, écrivait de Castel Gaudolfo : 44 Je fus envoyé par l’archevêque üe 4‘ Lyon à Mornant, pour termer les yeux “ au vénérable M.Cabuchet, curé de 44 cette grande paroisse.Il avait vécu 44 encore douze jours et m’avait fjrande-44 ment édifié.Ou me laissa seul a Mor-44 nant pendant deux mois et demi, c’est-44 à-dire jusqu’à ce qu’on eut donné un 44 successeur à ce véritable apôtre, dont 44 je ne perdrai jamais le souvenir.Là, 44 je me levais à trois heures du matin 44 pour faire mes exercices de piété à peu 44 prés pour toute la journée, etjonesor-44 tais plus de l’église que pour prendre 44 quelques bouchées à la hâte ou aller 44 visiter les malades.44 Avant le jour, dans le tort de l'hi-44 ver, il y avait déjà à l'église quatre ou 44 cinq cents personnes en oraison.” Un pasteur qui, en mourant, laisse après lui une telle ferveur dans une paroisse, doit lui-même être un saint.Leserf.CANADA.•J, U Eli LC, 15 SEPTEMBRE ISo5.Lek Chambre*.Séance d'hier.Les discussions oiseuses'et les débats incidents sont passés à l'ordre du jour dans la Chambre d'Assemblée.Il ne se passe presque pas do séances sans que les animosités de partis ne soulèvent des tempêtes qui retardent l’expédition des qnelques mesures qui restent devant la Chambre.Pour peu que cette veine de logomachie continue, la session pourrait bien se prolonger encore huit jours.La séance de mercredi a été en grande partie absorbée par un débat 6crio-comi* que 6ur le projet de loi de M.Bourassa relatif au taux d'intérêt.Parmi les orateurs qui ont pris part à ce débat, quelques uns ont discuté de bonne foi le mérite de la mesure ; le plus grand nombre n'ont parlé que pour parler, ou pour avoir occasion de faire des jeux de mots et des ealembourgs d'un bon goût et d'un à propos plus ou moins contestables.il y a dans les leux Chambres plusieurs partisaus de l'usure et nous ne serions pas surpris qu'il y eut même quelques usuriers ; toujours est-il qu’il est difficile d’expliquer autrement l'hostilité ouverte ou déguisée qu'ont toujours rencontrée i.*s mesures destinées à lier les mains a ces vampires qui jouent avec le oouheur Ues famille.Ceux qui, dans la Chambre d'Assemblée, se sont constitués les avocats de la limitation du taux d'intérêt savent parfaitement que la plupart des députés haut canadieus, M.Brown en tête et quelques députés Bas-Canadioii6, M.Galt en autres, sont résolus à faire tout en leur pouvoir pour empêcher leurs opinions de triompher, mais ce qu'ils ont l’air d’ignorer c'est que leur bonne volonté viendra immanquablement se briser devant le défaut d’entente entre eux.Parmi les députés qui sont eu faveur de la limitation du taux d’intérêt, il y eu a qui veulent que le taux légal soit iixé à 6 par cent, d’autres à 7, d'autres à 8.Ce désaccord e6t exploité par les partisans de la liberté du commerce des capitaux.A la 6éauce de lundi, on a remarqué que M.Brown et quelques autres partisans de l’usure ont voté pour un amendement de M.J.S.Macdonald fixant le taux d’intérêt à six par cent et imposant comme pénalité, contre ceux vqui prêteraient à un taux plus élevé, la perte du capital et des intérêts.L’intention do M.Brown eu votant pour cet 'amendement était de donner le coup de mort à la mesure, car il est bien certain que le projet tel qu’amendé par M.J.S.Madonald ne passera jamais daus le Conseil Législatif.Si les partisane do la mesure tiennent, comme nou6 y tenons, à ce que le taux d’iutérêt sur prêt soit fixé d’une manière permanente, il faut des campagnes, les plus intéressés dans cette question, à bien calculer leurs chances de succès et à ne pas s’exposer, eu demandant trop, à ne rien avoir, puis à se délier des ruses des députés qui ne partagent pas leurs opinions.Pendant l’interminable débat qui eut lieu sur la mesure, cinq ou six amendements furent successivement proposés et rejetés.Finalement la Chambre so forma on comité général et la mesure fut amendée dans le sens de l’amendement do M.J.S.Macdonald.Le comité se leva et fit rapport.La troisième lecture fut remise à la séance suivante.La Chambre s’ajourna à trois heures et cinq minutes après minuit.Au commencement do cette séance un assez vif débat avait eu lieu sur les sent résolutions suivantes proposées par M.Bell : 44 1.Qu'il est à propos que toutes les facilités possibles soient données pour favoriser l’accroissement du commerce de ce pays, et pour la défense nationale.4* 2.Que pour ces objets, une voie de communication par eau à l'intérieur, possédant dos avantages supérieurs quant à la capacité, à la distance et à la position, et reliant le fleuve St.Laurent au lac Huron, est de la plus grande importance.44 3.Que la route qui passe par la rivière des Outaouais, le lac Nipissing et la rivière des Français, possédant tou6 ces avantages à un haut dégré, et étant de la plus graude capacité, très-éloignée de la frontière, et plus courte qu'aucune autre route entre nos ports de mer et le lac Huron, est particulièrement propre à attirer vers nos ports le commerce immense qui s'écoule entre le grand ouest et le bord de la mer, et offre par conséquent tout à la fois des avantages commerciaux, politiques et internationaux.44 4.Que cette route passant par un nouveau et vaste territoire, qui est riche en forêts et en minéraux, et qui possède des facilités immenses pour les manufactures, serait, plus que tout autre, propre à attirer des colons dans ce territoire.44 5.Que l'ouverture de cette ligne de navigation de la rivière des Outaouais au lac Huron tendrait grandement à favoriser l'immigration et l’établissement du seul territoire considérable qui reste disponible au Canada.44 G.Que pour les fins do la défense du pays, de nécessité, les avantages do cette route sont incomparablement plus grand que ceux que l'on pourrait obtenir par tout autre ligne, attendu qu'elle permettrait aux vaisseaux de guerre propres au service des lacs de 60 transporter promptement du bas du fleuve St.Lair-rent à ces lacs en passant par l'intérieur du pays et loin de la frontière.44 7.Qu’eu vue do la grande importance et de la valeur croissante pour le Cauada do cette ligne de communication, des mesures devraient être prises aussitôt que possible pour faire ouvrir et utiliser cette route.” La Chambre, après avoir discuté ces résolutions, passa à un autre sujet avant de s’ètre prononcée sur leur mérite Débit!* mut la Confédéral!on.Par un rapport de la chambre haute, dit la Minervey nous trouvons que l'impression des débats sur la confédération a coûté la somme de $14,490.55.Il y a eu onze mille cinq cents copies à $1.26 par copie.Si l'on considère qu’il y a plus de 1,200 pages de matière solide imprimées en anglais et en français, l’on vwra que cette somme n’est pas trop considérable.Le camp «( Instruction.Nous voyous par les journaux de Montréal qu’il a été décidé que le camp d'instruction militaire sera établi dans la belle plaine de Laprairic; Les tentes doivent être placées aujourd’hui par des détachements de réguliers.Samedi, le IG courant, les cadets do l’école militaire qui ont passé leurs examens, devront so réunir au bureau du major de brigade, et recevront l’ordre ue sc rendre à La-prairie dans l’après-midi, à bord d’un vapeur frété pour ce service.Nous apprenons avec plaisir quo M.le lieut.Col.L.1.Suzor, a été choisi pour commander un des trois régiments qui vont être formés au camp d’instruction do Montréal.Ce régiment se composera de tous les gradués canadiens-français, qui seront au nombre d’environ cinq cents.Les doux autres régiments, composés des gradués d’origine anglaise, seront sous le commandement de deux officiers de la troupe régulière.Le col.Suzor est parfaitement qualifié pour remplir la fonction pleine de responsabilité qui vient de lui être assignée, et nous sommes convaincu qu’il fera tous ses efforts pour que les gradués catia-diens-fiançais se montrent avec honneur et qu'aucune injustice ne soit commise à leur détriment.Quartier Jacques-Cartier.La votation s’est terminée hier soir daus ce quartiar.M.Pierre Légaré a été élu à une majorité de 201 voix.Le nombre de voix enregistrées est de 307, dont 254 pour M.Légaré et 53 pour M.Grégoire.Séance d'hier.A la séance d'hier, la Chambre d’Assemblée a lait peu de besogne ; en revanche il s’eBt prononcé beaucoup de discoure sur différents sujets.La troisième lecture des projets de loi rotatifs à l'usure et à la Corporation do Québec a été de nouveaux remise à la «séance suivante.Les débats qui ont occupé cette séance ont surtout roulé sur le projet de loi des subsides, qui a subi sa troisième lecture et sur un projet de loi de M.Cock-burn pour amender l’acte d’incorporation de la compagnie de chemin de fer de Peterboro.La chambre s’e6t ajournée à trois heures et vingt minutes apreB minuit.La convention commerciale.La convention commerciale, à laquelle doivent preudre part les délégués de toutes les provinces de l’Amérique anglaise, doit commencer ses séances aujourd’hui, dans la Salle du Conseil Exécutif, 60U6 la présidence de Son Excellence le Gouverneur-Général.Les déléguée des provinces maritimes actuellemout à Québec sont : l'hon.M.Pope, de l'ilc Prince-Edouard ; l’hon.M.Shea, de Torreuouve ; l’hon.M.Ritchie, de la Nouvelle-Ecosse; et l’hon.M.Wilraot, du Nouveau-Brunswick.M, Ooualnjrur.Les Espagnols ont évacué St.Domin-gue.La rébellion est terminée.un succès.La salle était littéralemon’ comble.Los Châteaux en Espagne ont été bien joués et à plusieurs reprises les acteurs ont été chaleureusement applaudis.La partie musicale de la soirée n’a pas été moins heureuse et moins applaudie.La bande l’artillerie royale a exécuté pendant les intermèdes différents morceaux, la pluspart empruntés à des aire canadiens, qui ont été fort goûtés.Nous empruntons nu Propagateur Catholique, excellente feuille do la Nou-velle-Orléaus, la notice négroiogique suivante sur une sainte servante de Dieu qui a laissé à Québec do touchants souvenirs : 44 Le 1*2 août dernier, est morte au Couvent des Ursulines de Gahrestou, la sœur St.Ambroise, daus le monde Mlle.Elisabeth Bennett, âgée de soixante quatre ans, dont trente deux aus consacrées à la vie religieuse.44 Née à Boston, de parents protestants, n’appartenant elle-même à aucune secte, elle se sentit do bonne heure attirée vers le Catholicisme, et s’étant adressée à Mgr de Cheverus, alors évêque de Boston, mort depuis archevêque de Bordeaux et cardinal, «•lie fut reçue dans l’Eglise Catholique.44 Elle n’était encore que novice au Couvent de Charlestown, près Boston, lorsque, on 1834, cet établissement fut détruit par les puritains fanatiques du Massachusetts qui le saccagèrent et le brillèrent, au nom de la liberté.“ N'étant que novice, la sœur St.Ambroise eut pu rentrer dans le monde ; mais fidèle à sa vocation, elle se retira chez les Ursulines de Québec, et y resta jusqu’au moment, où ayaul perdu l’espoir de voir rétablir sa communauté, elle obtint de venir chez les Ursulines de la Nouvelle-Orléans, d’oà elle fut envoyée à Galveston, en 1847, lorsque Mgr Odin fonda une communauté.4* Là encore elle vit do près les dangers, eut à souffrir des horreurs de la guerre, ot dut, avec ses sœurs, quitter momentanément sa communauté.44 Enfin, après tar.t d’agitations et d’épreuves, au milieu desquelles elle était toujours restée calme, douce et résignée, elle est allée, nous l’espérons, goûter, dans le sein de Dieu, ce repos des élus, qui n’est plus troublé par les passions des hommes.” Quartier Montcalm.La nomination des candidats pour ce quartier a ou lieu ce matin à 10 heures.Trois candidats ont été proposés : M.Chas.Langlois, M.Gilchon et M.Ü’Far-rel.Fins de 6ix cents électeurs étaient présents.Publication*.On savait depuis longtemps dans nos cercles littéraires que M.Pamphile Lemay, un de nos jeunes poètes canadiens les plus distingués, travaillait à un poème de quelque importance.Ce poème vient de paraître dans un recueil de poésies qui porto pour titre Essais Poétiques, et qui contient en outre une cinquantaine de pièces de vers de M.Lemay, dont la pluspart ont déjà paru dans les journaux.Le poème de M.Lemay compte au delà de 3,000 vers et a pour sujet l'émouvante légende historique si naïvement et si bien racontée par le poète américain Longfellow dans son charmant poème intitulé Evangèline.Evangeline, tel aussi le titre du poème de M.Lemay.Notre jeune poète s’est étudié à conserver à 1’Evangeline de Longfellow son originalité et son coloris et nous croyons, 6ans prétendre nous constituer juge en dernier ressort, qu’il a parfaitement réussi.Ses vers sont bien tournés et harmonieux ; il y a certains passages qui sont tracés de main de maître.Nous félicitons sincèrement notre jeune ami de son succès et nous espérons que sa muse ne 6’arrètera pas on si bon chemin.Les Essais Poétiques sortent des ateliers do M.Desbarats.L’ouvrage est bien imprimé sur beau papier ot avec goût.Klouplce île la Charité.Le douze do ce mois M.le Grand Vicaire Cazeau a donné l'habit des Sœurs de la Charité, dans la Chapelle de ia Communauté, à Sœur Mario Horteuse Hamelin, dite Marie du Précieux Sang, à Sœur Mathilde Emilie Bélanger, dite Marie du Crucifix, à Sœur Mario Praxi de Fournier, dite Ste.Angèle.Les Sœurs Mario Olympe Michaud, dite Ste.Eulalio, Marie Augustine Langlois, dite Ste.Phiiomône, et Caroline Maximilienue Lemieux, dite Ste.Cécile, ont été admises à la profession.La noire*» de la Halle Jacqueh- Cartler.La soirée dramatique qui a eu lieu hier soir à la Salle Jacques-Cartier a été Nous lisons dans la correspondance parlementaire du Pays : “ Nous venons de reconduire à bord du North American notre ami M.le Dr.Alphonse Hébert qui part aujourd’hui pour l’Europe.M.Hébert e&t un élève distingué du Collège de Montréal et de l’Université-Laval.Après avoir fait de profondes études sous MM.les Sulpieieus d’abord et ensuite à l'Université, il consent à s’éloigner do son pays pour un an, afin de couronner aux foyers de la science médicale, ses etudes consciencieuses au milieu de nous.Il étudiera à Londres jusqu’à la tin do mars, et au commencement d'avril il se rendra à Paris.Il s'appliquera davantage à la pratique de la médecine en suivant régulièrement les grands hôpitaux de ces villes, sous la direction des célèbres professeurs Laurence, Gibbs, Hardi, etc.Ce sont principalement la maladies des enfants qui l'occuperont.44 A son retour d’Europe, M.Hébert enseignera l'anatomie pratique à l’Université-Laval dont il vient d'être nommé professeur extraordinaire.See talents Bolides et son amour de l’étude sont les plus sûrs garants des succès qu’il ne peut manquer de remporter.Comme tous ses confrères qui professent à l’Université, il fera certainement honneur au corps scientifique qui vient de se l’adjoindre.44 M.Hébert a pour compagnon de voyage M.l’abbé Méthot qui va étudier la théologie à Louvain pendant un an, pour l'enseigner à sou retour.On assure quo M.Méthot étudiera aussi le rectorat d'administration des universités ; il paraît qu'il remplacera à son retour M.le Docteur Taschereau.44 Nous devons féliciter Messieurs les directeurs de l’Université Lavai de la générosité dont ils font si souvent preuve en envoyaut en Europe les hommes de talent qui peuvent jeter du lustre sur les Sofessious libérales de ce pays.M.ébert n'est pas le premier qui soit ainsi discerné par eux.11 nous suffit de citer MM.Larue, Langelier, Verge et Simard, saug compter de nombreux ecclésiastiques.C'est d'une protection aussi éclairée, aussi libérale, que les sciences ont besoin en Cauada.’’ publicaine du Sénat n’aynnt pas jugé à propos de le faire imprimer avant cette année.La contradiction flagrante qui existe eutro les instructions envoyées à M.Cox et les ordres secrets donnés à des capitaines do bâtiments placés sous sou commandement corrobore les assertions de M.Blair sur la duplicité de certains ministres qui jouaient M.Lincoln, les commissaires confédérés et leurs propres agents.M.Cox raconte qu’en vertu des instructions du secrétaire de la marine, il partit de New-York le 8 avril 1801 avec uuo escadre de quatre bâtiments pour ravitailler le fort Sumter.La frégate Powhattan, qui était le seul bâtiment de quelque importance daus l’escadre, était partie deux jours auparavant 44 pour se rendre devant Charleston.” Arrivé au large du fort Sumter, le jour où les troupes caroliniennes en commençaient le bombardement, le capitaine Cox ne crut pas devoir intervenir dans la lutte avant d’avoir été rejoint par le Powhattan.Ce bâtiment ne vint point, le fort Suinter fut pris et l’expédition revint à New-York sans avoir rien accompli.C’est alors que M.Cox apprit que le capitaine du Powhattan avait reçu, le jour de son départ, sans que lui, chef do l'expédition, en fût prévenu, un pli officiel lui ordonnant do se rendre dans le golfe du Mexique, au fort Pickens.Cet ordre Savait pas passé par le département de la marine ot était inconnu au secrétaire Welles.Il était néanmoins revêtu de la signature du Président Lincoln.Celui-ci écrivit peu de temps après une lettre à M.Cox, l’exonérant «le tout blâme pour l’insuccès do hou expédition en ajoutant : Je suis que c’est par suite d’un accident dont vous ne sauriez être responsable en aucune façon, et dont je.suis peut-être dans une certaine limite} que vous vous êtes trouvé privé d’une 1 régate qui était de la dernière importance pour le succès de l’entreprise.” M.Lincoln avait signé.l’ordre de dépêcher en toute hâte une frégate dans le Golfe, mais il n'avait pas désigné la Powhattan ; d’autres, qui avaient intérêt à ce que l’expédition ne réussît pas, l’avaient fait pour lui, et cela à l'insu du secrétaire de la marine, qui avait seul le droit et le pouvoir de s’occuper de ces sortes de choses.Nous recommandons cette réminiscence d’un passé obscur à ceux qui ont constamment rejeté sur le Sud la responsabilité des maux que la guerre a causés.Après avoir été annoncé, puis démenti par le télégraphe de Cairo, l’incendie de ohreveport (Louisiane) est définitivement confirmé par les journaux de la Nouvelle-Orléans.Le True Dctta contient un récit circonstancié de ce sinistre qui, paraît-il, est l'œuvre de la malveillance.Le feu, qui s'était déclaré dans une presse à coton, s’est rapidement propagé dans le quartier commercial de la ville et P a complètement détruit.Des quantités immenses de coton étaient emmagasinées dans les entrepôts des quais et de Texas street ; tout est devenu la proie des flammes.Il ne reste plus do cette ville autrefois si florissante que quelques faubourgs, le Capitole qui, grâce à l'étendue du square qui l'environne, a été épargné et une masse de ruines.Plusieurs centaines de familles louisianaises se trouvent aujourd'hui sans asile et sans ressource par suite de ce sinistre.ictatM-Uuli.Nou6 lisons dans le Courrier des Etats-Unis de mardi : Ou se rappelle le discours prononcé il y a quinze jours, à Clarksville (Maryland), par M.Montgomery Blair et les curieuses révélations qu’il contenait sur l’histoire seerète des manœuvres qui ont déterminé l’explosion de la rébellion.Passant tour à tour en revue la conduito de MM.Stanton, Seward, Holt, etc., à l’époque du ravitaillement projeté du fort Sumter, M.M.Blair nous les avait montrés jouant le rôle d’agents provocateurs fomentant l’émeute pour que la répression tût plus terrible et plus éclatante.Quelques feuilles avaient traité do calomnies inspirées par l’ambition déçue les as-Bi nions de M.Blair et accusaient ceux qui les enrégistraient de 44 dénaturer l’histoire.” Un document officiel de la plus hauts importance au point de vue historique nous met à môme de reconnaître l’exactitude des allégations de AI.Montgomery Blair qui les avait déjà justifiées, du reste, par des pièces authentiques.Ce document n’est autro que le rapport officiel de M.G.V.Co.\, sou H-secrétaire actuel de la marine, chargé en avril 1801 de ravitailler le fort Sumter, après l’insuccès du Star of the.West.Ce rapport n’avait jamais été livré à la publicité, la majorité ré- PROGES DE WIRZ.Washington, 11 sept.M.Baker demande qu’un courrier soit envoyé au Sud pour citer plusieurs témoins dont la déposition est nécessaire à la défense.La cour décide que la question eera résolue après la ‘présentation d’affidavits démontrant ce que le prisonnier espère prouver par ces dépositions.M.Baker l'ait quelques remarques au sujet de la véracité de plusieurs témoins et des motifs intéressé» qui les ont fait parler.La cour décide qu’on laissera au défenseur le temps nécessaire pour fournir la preuve de ce qu’il avance.Le général Wilson déclare que l’officier qu’il a chargé d'arrêter le capitaine Wirz ne lui a pas promis autre chose quo d’empêcher qu’il ne fut tué en route.Lu major Noyés a en eftet empêché qu’il ne fût pendu par la garnison do Chattanooga.Le général Wilson donne de nouveaux détails sur le régime inhumain auquel étaient soumis les malheureux prisonniers d’Ander-sonville.SUD OUEST.Cairo (Illinois), 8 septembre.Le gêuéral Sheridan est arrivé à Houston le 27.Le Herald, de San Antonio, annonce que les Indiens ont tué récemment neuf personnes près de Head Spring Creek.Les habitants ont demandé au gouverneur Hamilton l’autorisation de lever des troupes pour chasser les Indiens hostiles.John Akerman, «le la compagnie E, du 3me Michigan, et le sergent quartier maître du même régiment ont été assassinés «lans les rues de $au Antonio par des personnes inconnues, au moment où ils passaient tranquillement.Les assassins se sont retirés clans les bois.Le commandant du poste a offert $1,000 pour leur arrestation.détroit, 8 septembre.Des bandits sont entrés la nuit dernière dans la maison de Mme Drew, ont assassiné son enfant au lit, intimidé deux dames, les seules habitantes de la maison, qu’ils ont ensuite mise au pillage.Aucune arrestation n’a encore été fai to.Le major Welles, de l’état major du général Ord, et fils de Al.le secrétaire Welles, a été mis en état d’arrestation pour 44 assaut et batterie ” sur la personne «le dames faisant partie de la compagnie d’opéra do Campbell et Castle.La scène s’est passée hier soir, daus l’uu des hôtels fashionables de la ville.l’n discour» «le M.JoIiiinou.On lit dans le Courrier des Etats-Unis du 13: Honneur à AI.Johnson ! Le successeur do Al.Lincoln vient de répudier par ses paroles, comme il l'avait déjà fait par ses actes, toute connivence avec les radicaux.Il a osé rendre publiquement hommage aux grandes qualités et à la magnanimité de ce peuple du Sud, que MM.Stevens et Wilaoji parlent do dépouiller, do réduiro en esclavage et d’exterminer.Nous n’nfïaiblirons par aucune réflexion le discours qu’on va lire.Nous constatons seulement que désormais, si les radicaux sont conséquents avec eux-mêmes et leurs principes, la rupture entre eux et le Président doit être complète.C’est lundi que M.Johnson a reçu une députation de plusieurs Etats du Sud.A la tête des délégués était M.McFarlrnd, de la Virginie, qui a pris la parole en ces termes : M.le Président, Les personnes qui m’accompagnent et que j’ai l’honneur do vous présenter bünt au nombre des plus respectables citoyens de neuf Etats du Sud.Ils viennent vous manifester le respect et l’estime profonds qu'ils professent pour vous et vous exprimer leur sincère détermination de coopérer avec vous à tout co oui pourra tendro à servir les intérêts ot développer la prospérité de notre patrie commune ; ils viennent vous dire qu’ils sont aujourd’hui aussi sincères dans leur allégeance aux Etats-Unis et à la constitution de l’Union qu’autrefois, et qu'ils s’en remettent à votre sagesse pour cicatriser les blessures qui ont été infligées et pour exercer toute la clémence qui sera compatible avec une saine et judicieuse politique.Ils sont assurés, en faisant cette démarche quo votre désir ainsi quo votre intention est do défendre et de maintenir les droits du Sud dans l’Union des Etats-Unis.Le Président, visiblement ému à l’aspect d'une manifestation aussi imposante, a répondu de la manière suivante : Messieurs, Je ne puis que vous exprimer la haute satisfaction quo me causent les assurances que vient de me donner votre président.C'est plus que je n’étais en droit d’espérer dans les circonstances actuelles.Je dois dire que je n'étais pas préparé à recevoir une aussi nombreuse délégation que celle que je vois devant moi.C’est une complète surprise.Quand j'exprim.iis, il y a quelque temps, le désir de recevoir ceux d’entre vous qui jugeraient Apropos de me faire l’honneur de me rendre visite, je ne m'attendais pas à une démonstration semblable à oelle-ci.Je le dis on toute sincérité, cette manifestation excite en moi des sentiments et des émotions que la parole ne peut rendre.Lorsque je regarde eu arrièro et que je me rappelle l’époque à laquelle, il y a quatre ans à peine, je combattais pour de» principes que beaucoup d'entre vous supposaient et croyaient être mauvais, je me sens porté à dire que je combattais alors pour les mêmes principes que je défendu aujourd’hui—principes que, j'en rends grâce à Dieu, vous manifestez le désir «le soutenir.Je répéterai ce que j’ai eu maintes fois l'occasion d'affirmer, à savoir : que je n’ai aucun restituent personnel, aucune animosité contre un seul être vivant au sud de la ligne de Mason et Dixon, quelque graude que soit la dilî'éreuce de ses vues avec les miennes.Messieurs, nous en avons fini aveo cette rébellion.Je dis nous, parce que c’est nous qui en portons la responsabilité.Oui, le Sud a provoqué ce résultat et je connais assez la nature du peuple du Sud pour savoir que lorsqu’il est convaincu d’une erreur, il le reconnaît franchement, d’une manière ouverte, digne et directe ; aussi en le voyant aujourd’hui venir à moi, je comprends qu’il me dit : 44 Nous avons amené cette querelle, nous avons mis eu présence l'union des Etats avec l’institution de l’esclavage, nous avons choisi pour arbitre le dieu des bataillas, pour juge l’épée ; nous avons honorablement soutenu la lutte ; elle nous a été doublement adverse et noua sommes prêts à en supporter les conséquences.’’ Je vois partout cet esprit de justice et d’honneur prévaloir.Tout s’écrient : 44 Nous avons posé la question et le jugement a été contre nous ; uous sommes donc engagé d’honneur à nous soumettre à cette décision.” Quant à co qui me concerne personnellement, je no me laisse influencer par aucune question, qu’elle affecte le Nord ou le Sud, l’Est ou l’Ouest ; jo reste ce que J’ai toujours été, combattant pour la constitution et l’Union de ces Etats.En agissant ainsi, je sais que je me suis trouvé eu opposition aveo quelques-uns do vous, messieurs du Sud, alors que la doctrine de secession était invoquée par vous et que vous reudiquiez le droit de détruire le gouvernement et de désintégrer l’union ; mais eufiu le gouvernement a triomphé et je me plais à remarquer que le Sud, fidèle à ses instincts d’honneur et de franchise, est venu exprimer par votre intermédiaire sa volonté de se soumettro de bonne grâce au verdict suprême.Tout eu me félicitant de voir la rebellion arrêtée et subjugée, je désire que vous sachiez et que tout lo monde sache que si j'ai été l1 adversaire déclaré de 1a désintégration des Etats, jo ne suis pas moins opposé à 1» consolidation ou à la concentration du pouvoir ici à Washington, sous quelque forme qu’elle so préseute et do quelque nom qu'elle se pare et, si jamais la question est posée catégoriquement, je commuerai à ru’ellbr* cer d’éloigner do nous cette doctrine de tomber toujours dans l’extrême.Alain eu même temps je serai toujours d’avis d’appliquer les mêmes remèdes, do prendre la constitution pour guide.Que le maintien de cette constitution et l’union des Etats soient notre seul mot d’ordre.Ayons l’espoir que le gouvernement aéra perpétuel, et que les principes basés sur le droit et la justice, sur lesquels il repose pourront être transmis sans tache et sans défaut à notre postérité.Comme jo vous l’ai dit auparavant, je suis flatté de vous voir ici eu aussi grand nombre.C’est une manifestation éclatante do l’esprit qui vous anime et que jo suis heu-roureux d’observer.Je sais que l’on a dit do m*»i que j’avais lo caractère rempli d’aspérités ; que j’étais animé de sentiments de vengeance, et que je no manquerais pas de me prévaloir do l’occasion qui me permet» trait de satisfaire d’aussi méprisables instincts.Messieurs, si mes actes ne doivent pas parler pour moi et par eux-mêmes, toute apologie est inutile.* Mais si je me connais, comme jo lo pense, je sais aussi que je suis du Sud, que j’aime sou peuplo et que je ferai tout mon possible pour le rendre à cet état de bonheur ot du prospérité dont il jouissait, avant que des hommes égarés, daus lesquels il avait placé sa confiance, l’eussent entraîné à leur suite.Si je pu|l# faire quelque chose pour vous rendre cette situation, soyez assurés que jo le ferai.Por-mottez-moi de vous assurer aussi que le gouvernement n’est nullement disposé à traiter aveo rigueur le peuple du Sud.Cer- LE COURRIER DU CANADA.tain* discouru «ont animés d’un esprit différent; uu vous eu laissez pas émouvoir ; ne vous en mettez pas eu peine, mais croyez que le grand et unique objet du gouvernement est de rendre r union plus complète et plus parfaite que jamais, et de la maintenir fermement sus sa base constitutionnelle.Aussi, pourquoi ne nous raetiiion^ iious pas tous à l’œuvre dans un oomraun esprit ?Attachons-nous tous à la constitution, eu hommes qui aiment leur pays dans cette heure d’épreuve et de souffrance.Arran- geons toutes les diflicultés conformément aux principes de l'honneur et do la justice.L'institution de l'esclavage a péri.L’état antérieur du nègre a été changé, et en gens aa‘'es, nous n’avons qu’à reconnaître le fait et k nous plier aux circonstances.Je sais Ousts Diaz, revenu dans le pays, avait opéré sa jonction aveo Figueroa et leurs bandes réunies no se montaient pas à moins do cinq cents hommes,—quelques-uns disent davantage.En préseuce de COHO' énorme supériorité numérique, le commandant autrichien n'avait d’autre parti à prendre que «le se replier sur la ville.Ce qu'il lit.Le préfet lui conseillait môme d'évacuer la place, qu’il considérait impossible à détendre.L’officier s'y refusa et se renferma dans un couvent, où il so flattait do pouvoir tenir jusqu'à l'arrivée des renforts.L'événement devait malheureusement donner raison aux prévisions du préfet.Cernée dans le réduit où elle s’était retranchée, la garnison fut contrainte à captulor mardi matin et les dissidents se trouvèrent ville.Ils' no devaient pas A la première nouvelle do ce qui se passait, un détaohc- quo tel est votre programme, et que vous y maîtres de la ville.Ils' no obéirez fidèlement.Tout ce que je désire, toutefois y rester longtemps, et tout ce que je demande au Nord, au Sud, rH ,m,,VAn° /h* i,nî à l'Est et à l'Ouest, o'ost de s’appuyer sur la constitution.# On a beaucoup souffert des deux côtés.De braves gens sont tombés de p irt et d’au- tre ; la misère, résultat d’une lutte gigantesque, a été -grande.Réunissons-nous au-jourd’huir autour du commun autel de notre pairie pour panser les profondes blessures qui saignent encore: Le jour n'est pas éloigné où nous ressemblerons à une famille qui a été profondément divisée, et «’ont les membres de nouveau unis comparent les maux qu’ils se sont faits.Voyant leur erreur et ses résultats, et inûs par un généreux esprit de conciliation, ils en reviennent à la tolérance et au pardon, ils reprennent leurs vieilles habitudes de tendresse fraternelle, et deviennent meilleurs amis que ^Considérons donc que nos diflérends sont apaisés et ajustés h notre satisfaction mutuelle, et que nous sommes liés aujourd’hui par des chaînes d’amour, de confiance et de respect, plus fermes que jamris.Le Sud ne peut vivre sans le Nord, le Nord san3 le Sud, l'Est sans l’Ouest, l'Ouest sans l’Est ; il est de notre devoir do consacrer toutes nos forces à fortifier les liens d’une Union qui existe pour le bien commun de tous les intéressés, «le suis convaincu que cette Union, qui date à peine d’un siècle, doit être perpétuelle, et qu'elle ne peut être détruite que par la sagesse de Dieu qui l'a créée.Messieurs, je le répète, je vous ro-mercie sincèrement de votre démarche, et des expressions de confiance et d’approbation que vous m'avez fait entendre.Le chef de la deputation^ répondu : M.le Président, au nom de cette délégation, je vous en remercie sincèrement de votre courtoisie, do votre générosité, do votre magnanimité et de vos sentiments pour le Sud.Le procès do Wirz avance lentement.L’avant dernière session do la commission militaire a été presque exclusivement consacrée à une contestation entre le ministère public et la défense au sujet de la moralité de certains témoins à charge.M.Baker a indirectement accusé des membres do la cour d’avoir employé des moyens occultes pour se procurer des témoins et obtenir des dépositions contraires au prisonnier.Il n’a voulu toutefois nommer personne, bien que sommé de le faire par le général Wallace et le juge-avocat Chipnian.Une enquête préliminaire a été ordonnée à ce sujet.Los défenseurs de Wirz ont demandé un ajournement momentané des débats afin de pouvoir citer des témoius habitants d’Etats éloignés de l’extrême Sud.Cette demande a été écartée par la cour, quoique le juge-avocat- eût engagé les membres à l’accueillir favorablement.On a procédé ensuite à l’audition des témoins.Le général Wilson a nié avoir accordé à Wirz le bénéfice des traités dt.reddition ; il lui a seulement garanti la protection de son existence jusqu’à ce qu’il ait été remis entre les mains des officiera qu’ils plairait au secrétaire de la guerre de désigner pour le conduire à Washington.A l’arrivée du général Wilson à Andersonvil-le, il »e trouvait encore dans cette prison en viron 750 prisonniers unionistes, véritables aquellettes humains,dont plusieurs sont morts en entrant dans ses lignes Deux soldats de «couleur ont été entendus avant la fin de la scéance et ont confirmé les mauvais traitements infligés personnellement aux prisonniers par l’accusé.butions directes, ne doivent être considérés I NOITVFï T PC ntriTonur comme des motifs assez puissants pour dé- U V U Ü-UKOPE.truire les trois questions capitales, qui, dans I T .% — l’établissement des impôts, apparaissent sous I .,~*e ^avire a vapeur Asia, parti le 3 le point do vue social, sous ceux do l'ordre I ^ Angleterre, est arrivé hier à Halifax, économique et du produit des revenus.I nouvelles qu’il apporte sont sans “ Pour concilier les divers intérêts que I importance, représentent ces questions, il est hors de 1 On a commencé en Angleterre la fa-doute que le meilleur système d'impôts sera brication d’un nouveau cable trans&tlan-.U‘ °ra et combinera avec succès I tique, et un engagement a été conclu 1 8j .(pour cinq ans avec les propriétaires du Il y a dans notre paya une opinion gé- Great-Astern.néralisée, soit par 1 effet d une philanthropie I r« frun/10;0/ ., r> mal calculée, soit comme une arme de pa.lel uorùs 1 P,^8mon' tie pour favoriser le triomphe des révolu-1 P l,Ue 8urlL do br,llflnteB tious, d'exempter certaines classes du par- 1 n.t ,1_ î_./I .« .pros une série do brillantes fêtes.M.Cyrus Field est en route pour New-York.Mexique.Le steamer Liberty «st arrivé hier de la Havane qu’il a quitté le G.Il apporte des nouvelles importantes du Mexique.La prise de Chihuahua par les troupcH impériales est pleinement confirmée par la dépêche suivante, adresséo par le maréchal Bazaino au commandant supérieur do Vora-Cruz: Mexico, 28 août 1805.Monsieur le commandant, Le général Brincourt est entré à Chihuahua le 15 août.Juarez s’est enfui au Paso del Norto.Vingt-cinq pièces do canon sont tombées on notre pouvoir.Je suis, etc.Maréchal Bazaine.• Mexico, 23 août.La soirée de samedi a été troublée, dans la capitale, par des rumeurs alarmantes au sujet des prétendus «lésordres qui devaient éclater dans certains quartiers de la ville.Bien qu’il fût difficile d’attribuer uue valeur sérieuse à ces bruits, sans origine eonuuo, l’autorité militaire crut de son devoir do prendre quelques mesures do précaution, et pendant la soirée do fréquentes patrouilles parcoururent les rues.Soit quo cetto vigilance ait déjoue les projets do quelques ina-ïintationnés, soit que (comme cela est plus probable) les craintes répandues n'oussent aucune raison d’être, toujours est-il que Mexico n’a pas cessé un instant de jouir du calme lo plus profond.L’allerte aura toujours ou son bon côté, en prouvant une fois do plus à la population la sollioitude aveo laquelle l’autorité militaire veille au tnaiu-tien de la tranquillité, et la prompte répression que recontrerait toute tentative coupable.Le 12 courant, le commandant de la petite garnison autrichienne qui occupait Te-nuaoan, à 25 milles d’Orizaba, a été informé de l’approche d’une bande dissidente.Il se concerta avec le préfet, et celui-ci lui fournit un faiblo contingent d’auxiliaires.L’effectif de sa troupe se trouva ainsi porté à un peu plus d’une centaines d’hommes, à la tête desquels il marcha à la reucontre de l’ennemi.Mais oelui-oi ôtait en force ; ment français était parti d’Orizane ; Figueroa et Charo Diaz ne jugèrent pas prudent de I’aLtt ndrc.Le 14 au matin, ils abandonnaient en toute hfLte la conquête de la veille et nos soldats repreuait possession de Tehuacan.On voit par ces détails qu'il s'agit d'un simple coup de main des bandes dont l’existence était déjà connue, ot non pas d’un mouvoment insurrectionnel, comme avaient essayé de le faire croire de fausses rumeurs répandues par les adhérents secrets du iuarisme.Au surplus, voici uno autre version de cotte affaire.Trente-cinq des Autrichiens enfermés dans la place auraient fait une sortie et serait restés prisonniers entro les mains de l’ennemi.C’est après ce premier avantago que Figuerosa se serait avaucé jusqu’à la ville, où la population, appuyée par le reste de la garnison, lui opposa une énergique mais infructueuse résistance.La ville prise, les Autrichiens tenaient encore dans le couvent de Carmen, lorsqu’on leur fi: signifier que, s’ils ne se rondaient pas, on allait passer au fil de l’épée tous les prisonniers et les personnes les plus notables de la population.Cette menace les détermina à capituler.Figueroa a fait forcer les caisses rizaba pour Puebla.Informé de ce qui so passait, il fit un mouvement de flanc qui lui permit de réoccuper Tehuacan le 10 au matin.On sait déjà que les dissidents n'avaieut pas jugé à propos de l’attendre.Ils étaient partis dès le 14 au soir, emmenant leurs prisonniers.Le Ferro Carril d’Orizaba, qui confirme ces laits «latin leurs points essentiels, donne en outre les nouvelles suivantes sur le mouvement de Zongolica.“ Les chefs de l’insurrection sont MM.Léandro Amador, Guillermo Altamirano et Viconte Lebrija.Le manifeste qui proclame la révolte contre l’êmpire a été signé avec eux par plusieurs habitants paisibles, qui y ont été contraints.La nouvelle de ce soulèvement à été célébré le 2G juillet à Tlacotalpam et annoncée par un supplément du Bolctin de cette ville.On assure néanmoins que les nouveaux dissidents ne reconnaissent pas d’une manière positive l'autorité de M.Alejandro Garcia.” Uette dernière circonstance tendrait à confirmer ce que je vous disais dans ma dernière lettre, sur le caractère purement local et nullement politique du mouvoment de Zongolica.Le Journal d?/’Empire dément que M.Lar.glais vienne de France au Mexique, eu qualité} du ministre des finances.44 Nous Bomiücs surpris, dit le Diaso, qu’une pareille nouvelle ait pu être écrite d’Europe et acceptée sans réserve par le journalisme ici.Il est impossible d’acoue l-lir sérieusement l’idée que notre souvera* qui veille avec un soin si jaloux au bon bj> vice de la nation, confère à persouue le soin de lui nommer un ministre, surtout quand H s’agit d’une branche aussi délicate que celle des finances, sans connaître 1 homme, ni avoir étudié ses talents et ses qualités.De telles affaires ne se règlent pas et ne peuvent se régler do l’autre côté de l’Océan.44 II se peut que l’honorablo conseiller d’Etat dont il s’agit débarque bientôt au Mexiquo.Dans ce cas, il viendra coopérer de sa bonne volonté et de ses conseils à l’œuvro de régénération dans laquelle la Franco nous aide si efficacement ; il est possible qu’en mémo temps il veuille étudier le véritable état de la question franco-mexicaine pour éclairer son gouvernement.44 Nous avons déjà vu pareille mission remplie par l’hon.M.Corta, qui passa ici plusieurs mois, pour défendre ensuito notre cause avec une vigueur et une intelligence si applaudies dans la chambre des députés de France.” A propos de finances, l’empereur a adressé à son nouveau sous secrétaire du Trésor la lettre suivante, dans laquelle il indique les bases du nouveau système à établir.Chapultepee, 10 août 1865.44 Mon cher sous-secrétaire, 44 Et vous confiant lo poste de sous-secrétaire des fîuanoes, j’ai l’espoir que vous vous pénétrerez de la situation de cetto branche importante du Mexique et que vous mettrez en couvre les réformes nécessaires pour l’organiser et l’affermir.44 II est temps de se départir de l’erapiris-mo créé en matière do finances par de dangereuses utopies et do s’en tenir purement et simplement à co qui est susceptible «l'être mis eu pratique, avec la certitude do bons résultats.44 En partant do cetto base et en ayant sous les yeux les exemples olferts par les peuples los plus civilisés, vous remarquerez que c’est une ohimèro do se limiter, pour la formation d’un plan financier, à n’importe quel système d’exclusivismo en matièro d'impôts, pour fortement recommander qu’il soit par quelques économistes et quoiqu’on trouve malheureusement un grand nombre de gens qui sont partisans aveugles de certaines innovations, saim so rendre compte si clics sont ou non rationnelles.44 Ainsi, ui un enthousiasme mal compris pour ce «pi’on appelle liberté absolue du commerce, ni les cris qui s’élèvent xl’ordinai-re contre certains impôts, ni la vanité avec laquelle beaucoup do gens soutiennent la néoessitê d’établir exclusivement des oontri- lement des impôts.Cet erreur a donné pour résultat de rendre improductives ou insuffisantes les contributions établies, d’ac-1 Italie, coutumer le peuple à ne pas contribuer aux besoins publics et de sacrifier d’une manié-1 L«j correspondant du Monde donne tous re stérile les capitaux errées et les branches 1détails de la mesure par laquelle le gou-de production.verneraent italien a fermé lo séminaire d’A- A l’egard des douanes maritimes, il I quila (royaume de Naples), en prenant les faut exécuter une réforme importante, celle I prétextes suivants : do mettre notro industrie agricole et manu- 1° Lus professeurs n’étaient lias pourvus concurrence profitable aveo | de titres légaux ; faeturière en 1 agriculture et 1 industrie étrangères, en I 2° Les études au séminaire d’Aquila sont procédant de telle sorte qu’on ne rétablisse I dirigées de mauière à détourner les jeunes pas le système des prohibitions et que Pim-1 gens de la voie du bien ; poi tatiou des pioduits et dos marchandises I 3° Le supérieur a refuser de signer le d'outre mer que l'on trouve sur notre terri- procès-verbal de l’inspection faite dans cet toire ne serve qu'à activer le développe- I établissement, obtempérant en cela aux urinent de la richesse nationale.dres reçus de Rome et du son propre évê- “ Pour combattre la fraude, on devra que ! unir une juste modération dans l'évaluation II faut se rappeler que cet évêque, l'un des droits à une hrgo rénumération des des plus savants de l'Italie, avait établi employés de la douane ainsi qu’à l’établis- dans son séminaire un plan d’études litté-sement de peines très sévères et d'applica-J raires et historiques, tendant à favoriser tions possible contre les contrebandiers.! uue renaissance chrétienne, opposée à la re-Il faudra encore restreindre ces diapo- naissance trop païenne qui préluda au pro-sitions répressives et exagérées qui, sous testantisme.L’illustre JPère Ventura, ainsi prétexté d empêcher la contrebande, n'ont I que nos plus dignes prélats français, con-servi qu’à entraver le commerco de bonne naissaient et encourageaient parleur appro-f°i* bation les travaux de l’évêque d’Aquila.“ Comprenant que les contributions di- Telles sont les véritables raisons pour les-rectes doivent former plus tard la princi- quelles l’esprit du mal a poursuivi le docte pale ressources de nos finances, vous aurez et vertueux personnages dans ses œuvres, d'hui certain! détail! sur la cure opérée sur moi par la Salsepareille de Bristol achetée de vous.Je souffrais depuis plusieurs années d'une douleur rhumatismale qui me privait presqu’entlèrement de mou bras droit.Cette douleur traversait ma poitrine et mes reins ; «die m’empêchait de marcher et j’étais presqu’incapable de faire aucnn mouvement.De plus, j’avais mal au côté, co qui avait fait croire au médecin de ma famille que mes souffrances provenaient d’une uflection du foie.M.Kennedy, mon voisin, pour qui la Salsepareille de Bristol avait été des plus efficaces et produit une cure presque miraculeuse, me conseilla d'en faire aussi l’essai.Je le fis, et à votre suggestion, je pris eu môme temps une couple de pilules sucrées de Bristol.Je suis maintenant complètement guéri, et ex-| empt de toute eBpèce de douleur.Je me trouve régénéré, et je puis en toute confiance recommander la Salsepareille et les Pilules de Bristol S tous ceux qui seront atteints de la maladie que j’ai essuyée.Mme.OROSBY.Magasin de marchandise# sèches, rue Ste.-Marie, Montréal.443 AVIS IMPORTANT.Le public est particulièrement averti d’examiner avec soin chaque bouteille de la Salsepareille de Bristol, qu’il achète, *ttcudu qu’aucune n'est véritable que celle qui porte lu signature de Lanman et Kemp écrite sur l'étiquette bleue qui est à l’extérieur de l’enveloppe, autour de chaque bouteille.La salsepareille véritable est préparée seulement par Làhmah a Kxmp, Droguistes en gros, New-York.Agents à Québec :—John Musson et Cie ; J.S.Bowen ; J.E.Burke; Bowles et McLeod; K Giroux ; O.Giroux; J.H Marsh ; J.W.McLeod ; W.E.Brunette; R.Dugal.et J.-B.Martel et Cie.COMPAGNIE RICHELIEU Incorporés parfActe du Parlement.LIGNE QUOTIDIENNE DES Vapeurs de la Malle Royale.•BMTBB Québec et M outré al fera disparaître le désordre et la confusion jeuues gens et livré au vandalisme révolu-qui se sont glissés jusqu’aujourd’hui dans tionnaire les établissements florissants qui ces contributions, la haine qu'elles ont pro- étaient dus à la charité ou à la munificence duite envers ceux qui les ont imposées et des populations.l'insuffisance do leur rendement.Pendant que la Révolutions triomphante 44 Pour grever, par exemple, la propriété, se déchaîne ainsi en Italie contro le catholi-lo capital et le travail, il paraît juste et con- cisrae, quel contraste frappante nous est ?enable d’adopter la base recommandée par présenté par les sociétés religieuses qui ac-les économistes, c’est-à-dire de faire retom- courent à l’appel des malheureuses victimes ber tout impôt sur le produit net et non du choléra ! Des sœurs de charité viennent sur le capital, unique moyen de procéder de s’installer à Ancône, dans uue habitation avec équité et d’éviter l’épuiseuient des ¦ «nénipuan.mi«f» h L>nr Hiaitîr»n t-mr lo sources de la richesse.44 II serait iuutile de réorganiser le système actuel des impôts, si l’on ne mettait pas d’ordre dans l’administration désorganisée et si, dans la répartition des revenus, on n’agissait pas avec le soin et la régularité nécessaires pour empêcher la banqueroute du Trésor.Il n’est pas moins urgent de rendre uniforme le système «le la comptabilité, de changer la distribution du personnel des bureaux et les émoluments des employés.44 Un plan financier doit comporter le règlement des procédés coutentieur-adminis-tifs, l’organisation de la police dans un grand nombre de ses ramifications avec le système financier, les fonctions consulaires en tant qu’elles se rattachent aux transactions commerciales, la formation du budget des dépeuses, le rétablissement du crédit public, etc., etc.44 Les limites de cette lettre ne rne permettent pas de développer davantage les idées qui doivent présider à l’organisation des finances: mais votre sagacité saura les comprendre, suds perdre de vue qu’il s’agit aussi d’augmenter les revenus, afin de subvenir avec succès aux dépenses de l’empire.44 Signé : Maximilien." La fete du 15 août a été célébrée ici avec un grand éclat.La population française de Mexico s’y est associée avec cet enthousiasme unanime, qui fait plus qu« toutes les cérémonies d’apparat et tons les programmes officiels.Non seulement elle se pressait le matin dans la cathédrale, mais les tentures des fenêtres pendant la journée, et des illuminations nombreuses le soir ont témoigné publiquement de la part qu'elle prenait à l’anniversaire national.La solennité religieuse était, encore plus imposante et environnée de plus d’éclat que celle do l’année dernière.Lo corps diplomatique y assistait au grand complet.L’emporeur s’y était fait représenter par le grand maréchal de la cour, le grand maître des cérémonies et l’intendaut de la liste.A côté d’eux, on remarquait nombre d’autres fonctionnaires mexicains parmi lesquels plusieurs membres du conseil municipal.La revue qui a suivi le service religieux a fait briller une fois de plus, aux yeux «le 1» population de la capitale, la belle tenue et l'alluro martiale de nos troupes.Elles ont défilé dovaut M.le maréchal Bazaine, aux cris do 44 Vive l’empereur ! ’’ Le bauquet donné par S.M.à Chapulte-pec, dans l’après-midi, a réuni plus do cent personnes.M.lo maréchal Bazaine, M.le ministre do France, et les officiers supérieurs ont pris place à la table impériale, tandis que le reste des invités trop nombreux pour trouver place dans une des salles du château avaient leur couvert mis sur la pelouse.Le dîner était magnifique*.Au dessert, l’empereur a quitté sa place, entouré do tous les personnages qui avaient eu l’houueur de dînor avec lui et 6’est rendu au milieu des officiers.Là, S.M.a porté la santé de l’empereur Napoléon III, en quelques paroles pleines de tact et do cordialité.M.le maréchal Bazaino a répondu par des remerciements et par l’assurance du dévouement qui anime le corps expéditionnaire.Il était six heures quand les invités ont quitté Chapultepee pour repreudrole chemin de la ville.A neuf heures et demie, un teu d’artifioe tiré dans le jardin du quartier général donnait lo signal dujdernier acte Je cette journée de fêtes.Peu d’instants après, une foule brillante remplissait les salons de M.le maréchal Bazaine, pour n’en sortir qu’à quatre heures du matin.Leb uniformes français, belges ot autrichiens, les' corps diplomatiques et les notabilités mexicaiues, les gracieuses représentantes do l'Europe ot de l’Amérique, formaient un tabloau des plus pittorestpies : aussi lo bal a-t-ii été des plus brillants.Hier matin, l’empereur a quitté la capitale pour une nouvelle excursion.Il so rend d’abord aux miues do Paehuca.—(Courrier dis Etat*-Unis.) spécieuse, mise à leur disposition par ie consul français, M.de Castellane, et d’où elles pourront porter des secours et des consolatious partout où il y aura des misères à soulager.Tous les évêques que l’émeute ou le gouvernement italien n'a pas repoussés de leurs sièges s’efforcent «i’y organiser la charité en vue des misères présentes et de celles plus grandes encore que l’épidémie fait redouter.C’est ainsi que les chrétiens se vengent et que les pasteurs donnent l’exemple, en pardonnant et en faisant le bien.Triomphe tlu grand Cathartique.—De toutes pnrts nous Tiennent des preuves continuelles do l’ellicacité deB Pilules sucrées de Bristol.Dans les districts infestés des fièvres bilieuses rémittentes, leur succès a été merveilleux.Une lettre d’un médecin de l’Ouest dit : “ Elles ont détroit les fièvres rémittentes dans cette région ; je les ai prescrites dans tous les cas de fièvres billieuses et je considère que c’est le meilleur remède de famille que nous puissions avoir.Leur effet sur l’indigeB-tion et toutes les maladies du foie et des boyaux qui en sont le résultat n’est pas moins extraordinaire.La douceur de leur opération surprend tous ceux qui en font usage pour la première fois tandis que leur propriétés sont louéed avec emphase.Elles surpassent rapidement les ancien* purgatifs drastiques, et par le fait qu’elles ne se détériorent pas qnand on les garde, étant contenues dsns des fioles, elles ont un immense avantage sur les autres pilules périssables.A vendre cher tousles pharmaciens.1126—421 J.F.Henry «fc Cie.t Agents-Généraux pour le Canada, 803, rue St-Paul, Montréal; vendu à Québec par tous les droguistes.Déct»*.A Montréal, samedi «lernier, le 9 courant, après uue courte maladie de cinq jours, Alfred G.Paré, écr., Marchand, a succombé ù une maiadio de nerfs.M.Paré, ôgé de 34 ans, 5 mois et 16 jours, quoique jeune encore, avait au mériter l’estime et s’attirer un grand nombre d’amis.Il laisse, pour déplorer sa perte, une épouse et trois enfanta inconsolables, ainsi que beaucoup de parents et d’amis.Le Révérend M.Aoustin et doux Sœurs de Charité étaient à son chevet.11 est mort dans ses sentiment* do repentance et de foi qui posent comme un sceau sacré sur une vie agitée.A St.Michel d’Yamaaka, le 11 du présent, après une maladie de quelques jours et à l’Age de soixante-quinze ans, Madame Magdeleine Routier,{épouse de Edmond Gédéon Dugré, écr., Juge de Paix.Les journaux français de Montréal et le Courrier des Etau- Unis sont priéa de reproduire ce décès.Le splendide navire à vapeur EÜROPA, Capitaine J.B.LABELLER LAISSERA LE QUAI NAPOLEON HOIU.’R.M O N T R! EAIL, Cette aprei midi a quatre hearea.Prix du Pauage|: CHAMBRE (Repas |etj lits de CabineJ en bas inclus).$2.00 ENTREPONT.$i.oa La Compagnie ne sera pas, responsable des montant* d’argent ou effets ,de valeur à moins qu’un connaissement spécifiant la valeur ’ne soit signé à cet effet.Pour particularités s’adresser au Bureau.‘ J.E.DESCHAMPS, Agent Québec, le 15 septembre 1865.—1222 Société de Colonisation de Québec.IL y aura uue ASSEMBLÉE GÉNÉRALE dea membres do cette Société pour la réceptiou du rapport du bureau de direction et pour l’élection des officiers, VENDREDI, lo QUINZE du courant, à 6 heure* P.M., à la Salle de lecture de l’Iuititut Canadien.Par ordre, • CY.TESSIER, Sec.-Arch.Québec, 8 septembre 1^65—1358.AVIS EST est par le présent donné que Dame MARIE LOUISE FRASER, épouse de JOSEPH EDMOND GELLEY, de la ville de LhVlS, commerçante, a institué ce jour, une action en séparation de biens centre son dit époux en la Cour Supérieure, siégeant à Québec.C.A.MORISSET, Proc, de la demanderesse.Québec, 9 *eptembre 1865—1360 lm.FAITS DIVERS.—On nous informe qu’il doit se donner prochainement à la salle Jacques-Cartier une soirée acrobatique au profit des incendiés de St.Rocb.les malles de l’hibernian.—Par suite de l’obscurité profonde, dimanche dans la nuit, dit le Canadien, le vapeur Hibernian, arrivé récemment dans le part, dut jeter l’ancre devant l’Isle d’Orléan9, et faire des signaux ordinaires pour annoucersa présence.Ces signaux ayant été aperçus par le capitaine riante, du vapeur traversier de l’isle le Canadien, celui-ci sachant que Y Hi* bernian apportait les malles «le l’Ouest, fit préparer son vaiaseau pour aller les chercher.Quelque temps après les malles étaient rendues à la Pointe Lévis, à la station du Grand Tronc, où elles furent mises dans les chars qui les attendaient.Le capitaine Plante mérite des éloges pour lo service important rendu au public en avançant ainsi de 10 heures la livraison des malles.NOUVEAU CABLE TRANSATLANTIQUE FRANÇAIS.—La Fiance, qui ne reste jamais en dehors du cercle de progrès, qui, chaque jour, s’agrandit en Europe, vient de former une Compagnie française dans le but aussi do relier le Nouveau Monde à l'ancien.Peudant que l’infatiguable Société anglaise, qui avait envoyé le Great Eastern immerger le cable par lequel une communication sous-marine permanente devait être établie entre l’Angleterre et le continent américain, sans se laisser décourager par les graves obstacle qu’elle rencontre, s’apprête à relever l’énorme cordage enseveli sous les flots, la Compagnie française a déjà posé los jalons de la nouvelle entreprise.Voici la route que suivrait le fil français : de Paris à Lisbonne et de Lisbonne au cap Saint-Vinceut par terre ; puis par mer, «lu cap Saint-Vincent aux îles Canaries, en suivant le littoral marocain ; des îles Canaries au cap Vert, en longeant le littoral africain, avec stations à Saint-Louis du Sénégal et à l’tle do Gorée ; du cap Vert (devenu dernièrement possession française) au cap Saint-Roque, sur la côte du Brésil, distance de plus de moitié moindre que celle que devait remplir lo cable du Great Eastern ; du cap Saint-Roque à Cayenne à la Nouvelle-Orléans, ou par le littoral ou par des cables reliant les principales îles de l'Archipel des Antilles.Ou dit que la Compagnie est assurée «iu concours du gouvernement impérial, qui serait tombé d’accord avec elle sur les conditions de la concession, et quo le Corps législatif sera saisi d’un projet de loi à cet effet à sa première session.ESSAIS POETIQUES PAR LEON PAMPHILE LEMAY.EDITION DE LUXE, iu 8°.$1.00 44 IN-SEIZE.60 En rente chez les libraire* et chez l’Editeur fl.B.DBSBARAT8.Québec, 15 «eptembre 1865-—1355.rilOUS ceux qui doivent à la luccession du Rév.1 El).FAUCHER, en son vivant, curé de Lotbi-niere, sont priéB de payer sans délai, et ceux qui ont des réclamations contre la dite succession, de les filer immédiatement entre les mains du soussigné, en sa qualité d’Exécuteur Testamentaire.J.B.PERRAS, Ptre.Ht Jean Desch&illous, 13 sept.1865—1364 3f.ANNONCF* VOI VFI.I.FN.Essai* Poétiques par Léon Pamphile Lemay—G.E.Desbarats.Départ de YEuropa—J.E.Deschamps.APPRENEZ Ce que dit l’un de ceux qui a fait usage de la SALSEPAREILLE ?V = MM.Devins et Bolton, Droguistes, Montréal : Messieurs.—-C’est avec un sentiment de la plus profonde reconnaissance que je vous donne aujour- District de Uimouski.UNE SESSION de la Cour da Banc de la Reine ayant juridiction criminelle pour le district de RIMOUSKI, sera tenu au Pa.la.is ds Jcbticb, de St.Germain de Rimouski, VENDREDI, le TREIZIEME jour d’OCTOBRE prochain, à NEUF heures, A M.Je donne avis par ces présentes à toutes les personnes désirant agir contre les prisonniers, détenus dans la prison commune do co district, d’ôtre là et alors présentes, pour procéder contre eux, ou autant qu’il sera juste.Je donue avis pareillement à tous les Juges de Paix, coroners, connétables et officiers de la paix dans et pour le dit district, de comparaître personnellement avec leurs rôles, actes d’accusation et autres documenta pour faire ce que, dans leur* différentes charges doit être fait par eux.S.J.CHALIFOUR, Shérif.Bureau du Shérif, 8t.Germain, 7 septembre 1865—1361.BUREAU DE POSTE DE QUÉBEC.Québec, 31 août 1865.IKS MALLES pour le Royaume-Uni, par la li-j gne canadienne, pendant le mois de SEPTEMBRE, seront fermées à ce bureau tous les Samedis, à 7.00 A.M.Un sac supplémentaire à 8:00 A.M PAU LA LKUfB 0GUARD VIA NBW-YORK : Les samedis du 2, 16 et 30 do septembre à 6:00h.P.M.Et par la voie de Boston, avec les malles d’Halifax, de Terreneuve et de la Bermude les lundis du 11 et du 25 de Septembre 6:00h.P.M.Toutes les lettres mises à la poste pour les Sacs Supplémentaires doivent être payées d’avance par estampiles.Toutes los lettres enregistrées doivent être présentées à la poste quinze minutes avant les heures fixée# pour la fermeture des Malles.J.SEWELL, Maître de Poste.Québec, le 1er septembre 1865—1353.F R DOCTEUR La RUE a établi son domicile et 1 a son BUREAU de consultation au N° 16, ru6 Ste.Ursule, où on peut le consulter à toute heure et surtout de 9h.à lOh.A, M., et de 4h.à 7h.P.M.Québec, 26 mal 1865—1259 6m4 DEPARTEMENT DES TRAVAUX PUBLICS.AVIS AUX CÔNTRACTEURS.ON RECEVRA à ce bureau, jusqu’à LUNDI, le 18 du présent, à MIDI, dea SOUMISSIONS cachetée# à l’adresse du Secrétaire du Département des Travaux Publics, pour le transport de QUEBEC à OTTAWA, entre le 25 Septembre courant et le 20 Novembre prochain, tel qu’on pourra l’ordonner, des archives, meubles et effets des differents bureaux publics, de l’Assemblée Législative et de la Chambre Haute.On pourra connaître, en s’adressant à ce bureau, à Québec, les termes et les condition# de ce transport.Les soumissions devront être accompagnées de la signature de deux personnes solvable# ou pins, disposées à se rendre caution de l’exécution complète et satisfaisante des clauses du contrat.Le département ne sera pas tenu d’accepter la soumission la plus basse ni aucune d’elles.F.BRAUN, Secrétaire.Département des Travaux Publics, Québec, 8 septembre 1865—1359 6f.AVIS I^STpar le présent donné par le soussigné rési-j dant en Canadu, qu’une demande sera faite k la prochaine Session du Parlement, pour obtenir nn Acte lui permettant, quoi qu’.4u6am, de prendre des brevets d’invention aux mômes condition# que les sujets Anglais.ANTOINE MICHEL.N° 13, Rue 8t.Georgo, Faubourg 8t.Jean.Québec, 17 juillet 1865—1308.LES PIluieN cattiurllquefl H JP
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