Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 3 novembre 1865, vendredi 3 novembre 1865
T T 9èmc année QUEBEC, VENDREDI 3 NOVEMBRE 1865.Numéro 114 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS TE CROIS- J’ESPERE ET J’AIME.ko mi; it Voici un Article publié par le Journal de Ilorrie en réponse il différents jonr-minx, notamment au Paysct à la France : u Plusieurs journaux ont récemment publié, sur le rappel partiel de l’armée française de l’Etat pontifical, des articles qui paraissent être tous jetés dans Je môme moule, et qui semblent à première vue avoir pour but de rassurer les esprits ot de calmer des appréhensions raisonnables touchant les événements qui se préparent.“ Les lecteurs de la France et du Pays, sans parler des autres, auront, en effet, remarqué que ces journaux ont tenté par des expressions presque identiques d’insinuer : 41 1° Que le gouvernement nui, s’ôtant emparé de la manière (pie l’on sait de presque tous les Etats de la Péninsule italienne, entoure actuellement la partie du territoire qui est matériellement restée au Saint-Siège, et pèse sur elle par rhostilitô de ses aspirations persistantes et jamais démenties,—aurait dopuis quelque temps donné des preuves évidentes d’un profond, changement, les menaces d'agression s'étant transformées en promesses de protection et déclaration de respect.44 Que cette transformation doit être attribuée à la complote diversité de principe* à laquelle obéissent salutairement «es hommes d’Etat ; que si, dans des moments d'effervescence, ils ont voulu la ruine de la 'Papauté, aujourcThui -ils se sont convaincus (pie la Papauté n'est pas pour V Italie une cause de faiblesse, mais bien, au contraire, la plus heureuse des nécessités et une source de force et d'influence.# 44 Nous ne pouvons pas dissimuler que ces assertions inattendues nous ont surpris extrêmement, en face surtout des déplorables événements dont nous sommes les témoins.44 En réalité, soit de la part de Tannée régulière, soit de la part des gardes nationaux qui dépendent dudit gouvernement, les violations du territoire de l’Etat pontifical actuellement commises en la présence de l’année française sont très-fréquent06 et encore très-récentes.Non-seulement olles forment un contraste très-frappant avec ce prétendu système de protection ut de respect, mais elles fournissent au contraire une très-sérieuse raison pour juger bien différemment de ce qui doit être regardé comme la conséquence la plus probable do ce rappel annoncé.44 Les principes qui maintenant encore continuent d’inspirer les hommes d’Etat dudit gouvernement ne paraissent pas être en désaccord avec les faits tels qu’ils sont réellement.Quelle autre signification donner à la persécution non interrompue de l’Eglise catholique dans ses institutions, à la récente clôture des séminaires épiscopaux et aux nouvelles entraves qui, par leur nature, tendraient jusqu’à faire cesser la succession des prêtres dans la maison de Dieu i L)o telles mesures font clairement voir que leurs auteurs sont bien éloignés de la conviction qu’on leur prête et do l’idée de reconnaître aujourd’hui dans la Papauté une vraie gloire do 1 Italie.Ou ne peut pas être animés do principes do respect pour son indépendance politique, quand ou se montre avec tant de violence ennemi des institutions catholiques les plus grandes et les plus vitales, d institutions respectées mèaie dans des pays dissidents et infidèles.44 Voilà donc à quoi su réduisent les pompeuses assurances do ces journaux ! Elles ne sont que de pures illusions.” Belgique.Le Sancho cousacre à la scandaleuse manifestation par laquelle l’université maçonnique a inauguré sou nouveau lo-:al un article plein de verve caustique ut de bon sens ; nous le reproduisons : 44 Notre profonde horreur des cérémonies officielles, des* discours d’apparat, ilébités avec emphase et farcis de banalités bruyautes et creuses, de vocables àouorcs empanachés d’adjectifs montrant [a cordo à force d’avoir traîué partout, Liütte vive antipathie pour tout ce qui est faux, prétentieux et gourmé, nous a empêché d’assister à l’apothéose de feu Verhaegen, qui vient d’entrer dans ce Panthéon rationaliste qui parait Jdesti né il remplacer le ciel chrétien.Nous avons craint de ne pouvoir garder un sérieux assez officiel devant cotte cérémonie, et, partant, nous nous sommes privés des torrents d’éloquence ot de poésie qui ont coulé à cette occasion.44 Nous voyons, sans étonnement, la ville de Bruxelles compléter sou enseignement supérieur, en mettant cai renient Dieu à la porte de son université.Newton, Pascal, Descartes, Arago, Leibnitz, Jussiou, Buffon, aubentou et cent Mitres crétins vivant dans l’ombre du christianisme, ot privés des vives lumières du rationalisme moderne, rencontrant Dieu à chaque pas dans l’étude do la nature, s’arrêtaient souvent terrifiés de respect.Newton surtout, un vieux bonhomme, qui ne fût pas venu à la cheville de nos aigles universitaires, avait la sotte habitude d’ôter son chapeau, chaque fois qu’il prononçait le mot : God ! Espérons ([lie cet abus d’un autre Ago ne se verra jamais à l’université do Bruxelles, mais (pic de jeunes lévites brûleront, chaque matin, des parfums devant la statue de Verhaegen, en chantant l’hymne du rationalisme athée, dû à la muse sans-culotte de M.Potvin : Plus do dogme, aveugle lien, Plus de joug, tyrans, ni measioB.44 Ce programme auquel on no peut reprocher ni l’absence de grandeur, ni le manque de clarté, généra, pensons-nous, un pou les bourgeois, le jour où le peuple de travailleurs, qui crée les millions de la féodalité industrielle et manufacturière dans ces bagnes homicides et fétides qu’on appelle des fabriques, se lèvera en masse pour revendiquer sa part légitime d’air, de soleil et de bien être auquel il a droit! Ah! vous lui aurez ôté avec le dogme, la foi, la croyance, l’espérance en un monde meilleur où Dieu le récompensera de 6a longue captivité terrestre, et vous voudrez Tern pêcher de prendre on ce monde sa part de votre luxueuse oisiveté, de vos voluptés, de votre bien-être ! Ah ! vous lui parlez de progrès et de solidarité, et vous vous calfeutrez dans votre féroce égoïsme, en comptant sur la gendarmerie pour remplacer Taction du dogme sur ces déshérités du monde, voués à un travail incessant, et voyant leurs filles vouées au démon de ia débauche et leurs fils chargés du soin de défendre vos coffres-forts.Merci pour le peuple de lui avoir tracé sa voie, indique sa conduite dans un prochain avenir ! Merci d’avoir enseigné aux prochaines démocraties que les dogmes ne sont qu’un mot, qu’il ne faut ni maîtres, ni lois, et Y âme pétant supprimée ainsi que Dieu, comme des abus d'un autre âge, merci d’avoir appris au peuple qu’il peut sans remords, prendre, enfin, une légitime et consolante revanche de dix siècles d’oppression, de misères, de mensonges et d’hypocrisie rationaliste.” Nouvelle* il’Europe .jusqu’au 19 OCTOBRE.Le comte du Sartiges, ambassadeur de France, a été reçu samedi matin, 14 octobre, au Vatican, en audience particulière par le Pape.S'il faut en croire la Correspondance générale italienne, il aurait, dès 6on arrivée, fait savoir au gouvernement pontifical que le mouvement de retraite des troupes françaises serait plus considérable qu’on ne le supposait.Deux régiments et.un escradon de hussards uitteront la frontière qui s'étend de rosinone à Terracine, et jusqu’à leur prochain départ se concentreront à Ci-vita-Vecchià, Palo, Borncti, et Viter-be.Des pépèches de Toulon nous annoncent en mémo temps que les trégates Eldorado, Corner, Mogador et Labrador, seront réunies à Oivita-Vecchia le 1er novembre, et doivent, ramener en France 3,700 hommes d'infanterie et de cavalerie.La corvette VEclaireur qui partira d'ici le 25 octobre, ira en station à Civita-Vecchia pendant le départ de nos troupes à Rome.Une correspondance adressée do Rome à la Gazette du- Midi, donne aussi quelques détails sur l’évacuation d'une partie dos Etats du Saint-Siège par les troupes françaises et sur leur remplacement par l’année pontificale.Elle ajoute qu’il est impossible de préciser quelle sera l’attitude de Pie IA c.i^ présence des éventualités qui se présenteront.Doux puissances européennes viennent de renouveler l'invitation qu’elles lui avaient faites- d’accepter un asile 6iir leur territoire dans le cas où de puissantes et impérieuses considérations le forceraient à quitter la ville étcruello.Au milieu de ces tribulations, le généreux pontife u’a point oublié les souffrances de la malheureuse Pologne.C’est pour remplir une mission à ce sujet que Mgr Franchi se rend à Saint-Pétersbourg, accompagné do l’abbé Roucetti, qui a déjà été en Russie avec Mgr Cliigi, lors de la mission extraordinaire de ce prélat au couronnement du czar., Le curé Prouzelle, où est mort le général de Lamoricière, e6t arrivé à Rome.Le pape Ta envoyé chercher à la Minerve dans une voiture de la cour, et s’est fait raconter en détail les derniers moments du général.Le curé de Prou-zello est, dit-on, porteur de divers papiers qu’il importait au Saint-Père de connaître.On lit dans le Mémorial diplomatie que : 44 Le gouvernement impérial a fait déclarer à Rome qu’il accorderait toutes Ie6 facilités désirables pour les opérations du recrutement pontifical en France., H résulte môme do nos informations que dans les départements de l’Ouest, le nombre des engagements volontaires est assez important.Mais il faut considérer comme une invention des journaux italiens le bruit d’après lequel un général français aurait été proposé pour ï prendre lo commandement on chef do l’armée romaine.” On Ta dit, et on no saurait trop le redire, les élections du 22 octobre décideront des destinées do l’Italie.Les catholiques, unis dans une môme pensée, agissent comme un seul homme, et gagnent chaque jour du terrain.Déjà ils ont publié un grand nombre d’écrits, entre autres la Lettre do Cesare Gantù, nui a produit une si vive impression ; l1 opuscule de M.Luigi Alberti, intitulée : Il 22 octobre 18G5, parole agli electori ; la brochure de M.Clémente B nsi, sons ce titre : 1 conservatori cat-tolici e le clezioni.Une correspondance do Florence nomme un grand nombre de collèges électoraux où les catholiques paraissent devoir l’emporter ou du moins disputer vivement la victoire.Mgr de Mérode, ministre des armes à Rome, dont l'Opinion nationale avait annoncé la mort, n’a eu qu'une indisposition sans gravité dont il est parfaitement remis.Des troubles assez graves ont éclaté à Munich dans la soirée du 8 octobre, et se sont renouvelés le 9 et le 10.La cavalerie et l’infanterie ont chargé le peuple à plusieurs reprises.Un grand nombre de personnes ont été blessées et arrêtées.A une heure du matin la troupe était encore postée devant la Weetendhalle.Le Frendénblatt publie une correspondance de Belgrade qui annonce que de sérieux événements se préparent du côté de la Servie, et que la Russie a l'intention de tenter un coup en Orient.Qu’elle y songe, car Y Invalide russe lui-même avoue que 44 tous les peuples qui sont sous sa domination sont actuellement travaillés par dus aspirations au séparatisme.” Un journal de Vienne, le Wanderer, croit pouvoir prédire le prochain réveil de la question d'Orient, et invite les puissances à prendre dès maintenant leurs positions.A l’appui de ce pronostic, le Wanderer annonce que le prince de Serbie réuuira sous peu de jours son armée pour lui faire exécuter de grandes manœuvres, et l’armée serbe est nombreuse.Il y a quatre ans, elle ne comptait que cinq à six mille hommes ; aujourd’hui elle en compte cent quatre-vingt mille.Le Wanderer ajoute que le prince de Montenegro arme, lui aussi.De plus, il vient d’instituer une médaille militaire,* pour récompenser les soldats qui 6e sont distingués dans la dernière guerre.Auront droit à cetto médaille tous ceux qui ont rapporté au moins une tète de Turc.Do son côté, la Turquie a fait frapper, elle aussi, une médaille destinée aux Amantes qui ont combattu les Monténégrins.Une nouvelle prise d’armes de la part du Montenegro est regardée comme imminente.L’Evening Star affirme do nouveau que l’Autriche 6’est entendue avec la Unisse pour la laisser maîtresse absolue du Sleswig-Holstein, à la condition d’une indemnité pécuniaire.Peudant ce temps, les journaux de ces duchés soutiennent contre les feuilles prussiennes une vive polémique, réclament la convocation d'uno assemblée de représentants et revendiquent pour les populations le droit de décider elles-mêmes de leur sort.Cette question des duchés, on le sait, a été l’occasion d'une scission entre les principaux représentants du parti libéral en Prus6e.Quelques-uns ont refusé d’assister au congrès des députés de Francfort, sous le prétexte que, tout en repoussant les moyens employés par M.de Bismark, ils ne pouvaient 60 prononcer contre le but politique, qui est l'agrandissement de la Prusse.Un des doyens de la chambre des députés prussiens, M.Harkort, vient do leur répondre, en élevant la question à sa véritable hauteur: 44 Moi aussi, dit-il dans une lettre adressée aux journaux, moi aussi j’estime la puissance do ma patrie prussienne autant que M.Twes-ton et ses amis; tuais ce que j’estime au-dessus de tout, c’est lo droit.Celui qui ne respecte pas lo droit d'autonomie des autres peuples sape sa propre liberté.Jamais je n’obéirai à cette doctrine dangereuse que la force prime le droit." De grands préparatifs so font à Pesth, où l’Empereur d’Autriche passera plusieurs mois pendant la session delà Diète hongroise.Les armements en Prusse se poursuivent avec la pins grande activité.La construction des navires, qui devait être répartie entre plusieurs années, doit notamment être activée de façon que la plus grande partie de ces navires soit terminée avant deux aus.Les journaux hollaudais discutent maintenant la politique de M.do Bismark, à laquelle ils attribuent le projet d’annexer la Hollande à la Prusse.Plusieurs notabilités politiques se rendent à Nantes, soit de Paris, soit des départements, pour assister au service on l’honneur du général de Lamoricière ; on cite MM.Berryer, de Réinusat, Changarnier, Lft6teyrie, Duvorgier de Hau-ranne, etc.Mgr l’archovèque do Paris est allé voir plusieurs fois M.Dupin, dont la santé donne, parait-il, dos inquiétudes.La Gazette de Madrid phblie lo décret qui prononce la dissolution de la Chambre dos députés espagnols, convoque les électeurs pour le 1er décembre et les jours suivants, ot fixe l’ouverture des Cortès au 27 du même mois de décembre.La Espcranza du 11 fait le plus grand éloge du dévouement manifesté par les Sœurs de charité et lo clergé pendant l’épidémie qui sévit*à Madrid.Ils n’ont pas le temps, dit ce journal, d’écrire dans les feuilles périodiques des articles sur la philanthropie; ils n’ont pas le moyen d’ouvrir des souscriptions, leurs bourses étant vides; ils ne vont pas an café ni au théâtre, après avoir tenu do pompeux discours sur l’amour de l’humanité.Le temps que les philanthropes passent à parler, à écrire et à se distraire, ils le consacrent, eux, à consoler et bénir les malades et les moribons.On écrit de Londres, 9 octobre, au Jour mil de s Villes et Campagnes : 44 La condition des ouvriers anglais dans certains districts est digne de pitié.Le quatrième rapport de la commission chargée de surveiller le travail des enfants dans les manufactures vient de paraître et révèle encore des faits déplorables.A Sheffield, où l’on fabrique de la coutellerie, on voit des enfants coin mencer dès T âge de cinq ans à travailler avec leur père ou môme seuls, de sept heures du matin à sept heures du soir, et quel travail ! Ils frottent les pièces 6ur la meule et avalent ainsi une grande quantité de poussière d'acier d'autant plus pernicieuse, que pour vendre l’acier meilleur marché on fait entrer dans sa composition une foule d’ingrédients plus ou moins nuisibles.44 La mortalité parmi ces ouvriers est effrayante : sur 1,000 d’entre eux, il eu meurt 475 entre 20 et 29 ans.Mais la misère physique n’est rien comparée à li misère morale.Ces malheureux enfants sont plongés dans l’ignorance la plus profonde.Us no savent pas qu'ils vivent en Angleterre, ils n'ont jamais entendu parler de Londres.L’idée de Dieu leur est étrangère.La reine, le prince de Galles et la princesse Alexandra ne font qu'un à leurs yeux, ‘4 c’est celui qui a tout Tor et tout l’argent.” Il n’est pas étonnant que le sentiment moral ne soit pas élevé chez les femmes et qu’on voit quatre d’entre elles (pas plus longtemps qu’avant-hier) te déshabiller jusqu’à la ceinture et se boxer avec acharnement au milieu d'un cercle d’amateurs.” On écrit do Moscou, 5 octobre, au Journal des Villes et Campagnes : Un ukase important et dont jusqu’ici les journaux n’ont pu parler, a été signé dans la résidence impériale d’illins-koe, et envoyé immédiatement au général comte de Berg.Par cette pièce importante, 44 défense est faite à tout ecclésiastique voulant exercer un ministère catholique dans Y ancien royaume de Pologne et ses annexes, de se servir de la langue polonaise ; tous les sermons, les relations avec leurs ouailles, n'importe dans quel but, l’enseignement du catéchisme, doivent être traités dans le dialecte russe.44 II est interdit aux évêques de recevoir dan8 leurs séminaires et d’administrer les ordres à quiconque n’aura pas justifié devant le6 commissions militaires, de sa parfaite connaissance de la langue russe ; aucun prêtre étranger sons peine d’emprisonnement et de déportation no pëut administrer les sacrements, prêcher les tdogmes de la religion catholique ou se mettre en rapport avec ses coreligionnaires à quelque titre que ce soit.A partir du 1er janvier prochain, les cathéchismes écrits en langue polonaise seront portés au chef de districts et échaugoe contre de nouveaux dans l’idiome national qui doit être commun daus toute l’étendue do l’empire.Tout prêtre qui aura prêté les secours de sa religion à un ennemi du czar sera considéré comme traître à la patrie et envoyé en Sibérie ou incorporé dans les compagnies d’Orembonrg.” On comprend toute la portée de ces prohibitions ; on n'a pas osé parler du secret de la confession, mais Tordre de délation se saisit facilement.Les premières familles d'Allemagne, on se le rappelle, ont offert un bouclier d'argent à Sa Majesté le roi des Deux-Siciles ; la remise en a été faite au palais Farnose par le comte Théodore de Stolberg Wernigerode, major on retraite des gardes du corps du roi de Prusse.François II, portait la croix du Mérite militaire de Prusse, dont lui seul, parmi les souverains d’Europe, est décoré, et-nous publions le discours de M.de Stolberg, et la réponse remarquable du roi : “ Sire, 44 II y a quatre ans que Votre Majesté 44 et Sa Majesté la reine ont xiaigné ae-44 cepter deB mains du prince do Sayn-44 Wittgenstein une adresse signée par 44 plusieurs centaines do gentilshommes 44 do toute lLillemague,—adresse par 44 laquelle nous nous permettions de pré-li 8cnter nos hommages à Vos Majestés, 44 afin do constater que.si nous n'avions 44 été retenue par des liens sacrés au| rès 44 de nos propres souverains, nous serions accourus tous, l’épée à la maiu, pour 44 prendre part à l’héroïque défense de 44 Gaëte et y mourir pour le principe “ sacré de la légitimité.44 Dan6 la même adresse, nous deman-44 (lions humblement à vos Majestés la 44 permission de leur offrir un bouclier 44 en souvenir de la défense de Gaëte.44 Cette Adresse ayant été conçue pa** 44 le prince Emilie de Sayn-Wittgenstein, 44 le prince Charles Egon de Fursten-44 berg, le comte régnant d’Erbach-44 Furstonau, le comte héréditaire de 44 Leiningen Billigheim et le comte Eve-44 rard de Stolhurg-Wernigerode, mon 44 frère, je fus chargé par ces messieurs 44 de déposer aux pieds de Vos Majestés 44 ce bouclier.4‘ En m’acquittant do cette mission, 44 j'ose prier Vos Majestés de bien vou-44 loir accepter, avec cet humble souvenir, nos hommages les plus respectueux *4 et les plus dévoués.*’ Lo roi a répondu également eu français : 44 Monsieur le comte, 44 Nous sommes, la reine aussi bien 41 que moi, très touchés de la pensée 44 qu’on a eue en Allemagne de nous of-44 frir un cadeau en souvenir de Gaëte.44 Nous croyons avoir rempli alors un 44 devoir sacré, attaché à notre qualité 44 de souverains et de citoyeus.En défendant l’autonomie des Deux-Siciles, 44 nous croyons avoir défendu en princi-44 pe la cause d • tout souverain et de tout peuple.44 Vous nous dites que si vous n’aviez 44 été retenus par des lieii6 sacrés auprès 44 de vos souverains, vous seriez venus 4' tous à Gaëte.Cela suffît pour que nous 44 vous en exprimions notre vive recon-44 naissance, et (pie nous vous téinoi-44 gnions notre admiration ; car en vous 44 montrant prêts à accourir au secours 4‘ de princes et de peuples qui ne sont 44 pas les vôtres, vous vous êtes montrés 44 comme les véritables soutiens de vos 44 souverains et de vos peuples.44 Nous ne nous berçons nullement de 44 trompeuses illusions sur l’avenir, mais 44 nous avons une ferme confiance en cet 44 avenir.44 Dans l’espace de cinq ans, les hom-44 mes de l’Italie septentrionale n’ont 44 rien fondé de bon, rien qui soit solide 4% et durable daus le Midi, et les peuples 44 du Sud ne se sout nullement fondus 44 avec ceux du Nord.44 L’Europe ouvrira les yeux, l’Italie 44 elle-même se réveillera enfin de ce 44 rêve : ce c'est jour-là qu’il nous faut at-44 tendre.Savoir attendre, c'est notre 44 tâche, mais une tâche bien rude.44 Recevez, monsieur le comte, les ex-44 pressions do notre plus vive rccoimais-44 sance envers vous-même et envers ceux 44 qui vous ont envoyé.Veuillez en traus-44 mettre Ta&ssurance au prince de Sayn-44 Wittgenstein et aux autres signataires Î5 ( D 44 de l’Adresse, do même qu’a tous ceux 44 qui ont contribué à ce magnifique ca-44 deau.Leur mémoire restera gravée 44 dans nos cœurs, et leur bouclier sera 44 toujours cuubervé dans notre famille 44 comme un précieux souvenir d’hon- 44 neur.” Iranc-mxpMiuerle.On lit dans le Monde du 14 octobre : La presse libérale de l’Allemagne au service de la secte occulte, et spécialement plusieurs journaux berlinois, attaquent la dernière allocution du Saint-Féru contre la Franc-Maçonnerie ot se servent d’expressioii6 tellement scanda lenses, qu'il est absolument impossible de les reproduire.Un des organes secrets de lu secte, la Freimaurcrzeitung do Leipzig, rapporte dans son numéro du 26 août 1SG5, (pie, malgré leur qualité do protecteurs des loges prussiennes, déjà trois rois de Prusse se sont vus contraints do prendre des mesures contre le révolutionnarisme de la Maçonnerie et de menacer les loges prussiennes d’une suppression violente.Nous citons ces faits d’après lo journal en question : Lo comte de llnngwitz, président du ministère prussien, présenta un acte d'accusation eu règle aux souverains réunis au Congrès de Vérone, en 1S22.Dans cet acte, il dénonçait lu travail révolutionnaire do l’ordre maçonnique et demandait la suppression des Loges.Il disait entre autres choses : “ A peine majeur, je me trouvais déjà ail faite île la Maçonnerie et affiliée aux degrés supérieurs ; j’étais désigné pour prendre la direction des loges prussiennes, polonaises et russes.Les deux grands partis qui se divisaient Tordre ne* s’accordaient que sur ce seul point : Dominer le inonde, s'emparer des trônes eu faisant des monarques leurs instruments dociles, voilà leur but commun.Cos deux partis me révoltaient ! Si je ne l'avais pas vu de mes propres yeux, je ne pourrais admettre encore aujourd'hui avec quelle insouciance et quello négligence les gouvernements ont pu tolérer et laisser grandir une pareille institution, exécrablo et dangereuse, qui forme un véritable Etat dans l'Etat, sans s’en préoccuper lo moins au monde.J'ai acquis la conviction que la Révolution française et le régicide avec toutes ses horreurs n’ont pas seulement été décidés dans les loges, mais qu’ils y ont été préparés de longue-main par des réunions secrètes, par des serments, etc.Les révolutions américaines, tant anciennes que récentes, sont toutes de mémo origine, c’est-à-dire qu’elles ont été décidées, préparées et exécutées par lo parti révolutionnaire des Loges.i{ Mon premier désir a été do taire part de mes observations et de mes expériences à Frédéric-Guillaume III.Nous eûmes la conviction que toutes les associations maçon niques, depuis les degrés les plus inférieurs jusqu’aux degrés supérieurs, subissent les impressions et les directions les plus diverses, que des sentiments religieux se confondent et se mêlent aux intentions et aux projets les plus criminels, et que le6 premiers servent de prétexte et do pavillon aux derniers.Le roi Frédéric-Guillaume III partageait complètement mon avis sur cette question.’ Le congrès de Vérone décida unanimement la suppression des Loges.Mais grâce aux efforts inouïs de l’entourage de Frédéric-Guillaume III, composé fresque exclusivement de francs-maçons, es Loges furent conservées en Prusse pendant ou’on les supprimait en Autriche, en Russie et dans d'autres pays.Néanmoins, en retour et comme condition dosa protection ultérieure, le roi de Prusse exigea, à son retour chez lui, que les grandes Luges renouvelassent ^assurance de leur fidélité et de leur obéissance.On abusa impertiuemment de cette condescendance du Roi, et les frères initiés des Loges prussiennes continuèrent à travaillerpactiveinent contre le trône et l'autel.ÏIHistoire critique de la Franc-Maçonnerie, par Fessier, un des chefs des Loges, on fait foi ; l’auteur engage 44 les chefs de Loges, ses associés et les frères initiés, et les conjure, au nom de tout ce qui leur est cher, do garantir son manuscrit de tons les yeux profanes par les mesures et les précautions les plus efficaces ot les plus sûres.” Puis il rapporte qu’en dépit do la censure prussienne, des écrits maçonniques, dans lesquels le christianisme était attaqué de la manière la plus criminelle, avaient été imprimés et répandus dans les Loges de Berlin.Au mépris des ordres formels du Roi, on recevait des mineurs dans les Loges.Les conditions exigées par le Roi étaient repoussées par les Maçons, qui n’en tinrent aucun compte.La seconde fois qu’il s’est agi de la suppression des Loges prussiennes, en IS52, Tordre de cabinet relatif à ce sujet était déjà préparé et attendait depuis huit jours la signature du roi Frédéric Guillaume IV.Cette signature ne fut pas donnée, grâce aux efforts do M.de Olfers, directeur général des musées royaux, qui, en sa qualité de membre du directoire suprême des Loges prussiennes, était spécialement chargé de représenter et de défendre l'Ordre auprès du Roi, ot qui réussit â lo détournor do prendre cette mesure.Néanmoins, cetto affaire eut pour résultat direct de faire sortir M.de Oilers de l'Ordre.Il eut tant du révélations, surtout en ce qui concerne la propagande révolutionnaire, et il apprit tant de choses â lui inconnues jusque-là, malgré la haute charge qu’il occupait dans l’Ordre, que sa conscience d'homme loyal no lui permit pas de rester plus longtemps membre d’une Association aussi criminelle.A 6on grand regret, le roi défunt dut reconnaître en 184S que ses ennemis les plus acharnés étaient fraucs-maçons.C'était M.Schulze-Felitsch, membre de Sa Loge de la Constance,—Desiwndiy-keit—à Berlin, qui s’écriait devant la Chambre : 44 La vieille raison sociale par la grâce de Dieu a fait banqueroute ; ” c’était le juif Jacobi, qui poussait l'insolence jusqu’à prononcer ces paroles : Les rois ?le veulent pas entendre la vérité ! et cela devant le Roi lui-même ; c’étaii MM.de Grabow et de Kirkmanu, qui, en novembre 1848, exigeaient l'incarcération de tous les ministres et du général de Wrangel et leur jugement par la Cour criminelle, ainsi que l'éloignement de tous les princes du sang, y compris le roi actuel, do l'entourage du Roi.Tous les antres chefs de l’Opposition, MM.Grabow de Bockum-Dollfs, Lette, Ziegler, etc., font partie de l'Ordre secret, auquel appartient l’Opposition actuelle, sans exception.C'est tout récemment que, pour la troisième fois, il s’est agi de la suppression des Logea en Prusse.Après avoir gardé un silence absolu pendant un au, silence qui fut observé par tous les organes secrets et publics de Y Ordre, la F'rei-maurerzeitung de Leipzic, du 2G août 1SG5, rompt enfin lo silence en rapportant qu’à une conférence des grands-maîtres, en juin 1SG4, l’auguste protecteur, Sa Majesté prussienne, s’est vu contraint do menacer de suppression les Loges prussiennes.Un sursis a été obtenu par les grandes Loges, à la condition d’adresser la fameuse circulaire du 14 juin 1SG4: à toutes les Loges prushiennes, cette môme circulaire qui a eu tant de retentissement dans toute la presse.On sait du reste que cette circulaire a produit tout lo contraire do ce qu’on eu attendait chez les membres des Loges auxquelles elle a été adressée.Les journaux L.E 00URRIER DU CANADA clandestine de la secte ont formellement Bommé les chefs de Loges de ne pas lire cette circulaire et de la renvoyer en protestant.~ Il résulte do ces faits incontestables que les augustes et bénévoles protecteurs do6 Loges, et surtout les personnages distingués, qu'on a revêtus de charges importantes dans les Loges, ne sont pas initiés d'une manière suffisante aux secrets et aux fins de la secte, et que bien des fois le doute à ce sujet s'empare de leur esprit.Quand ils voient clair, ils se retirent quelquefois, s’ils ont conservé assez d’énergie et assez d'intégrité de caractère.La condamnation solennelle de la franc-maçonnerie renouvelée par le Saint-Père ne pouvait donc venir plus à propos pour les éclairer.Cesdétails sont empruntés à un recueil de documents sur la Maçonnerie, qui se publiera très prochainement à Berlin, et dont une traduction française doit so préparer.Nous y renvoyons à l’avance pour les détails plus amples sur les points dont il a été question dans cette article.Hermann Kuhn.Le Calendrier du Diocèse de Québec, le seul autorisé par Mgr.l'éveque de J loa, Administrateur, est maintenant sous presse et en vente à la Librairie de M.Léger Brousscau, rue Buadc, Haute-Ville.< A N A L) A .UUEHEC, 3 NOVEMBRE lsti5.L Ecole utilitaire de Québec.Lorsque fut établie l'Ecole militaire de Québec, nous nous engageâmes à surveiller de près les autorités chargées de la diriger et à signaler toutes les injustices dont nos compatriotes pourraient avoir à souffrir.Nous avons été jusqu'à ce jour fidèle à cet engagement et c'est pour ne pas être accusé d'y avoir manqué à la dernière heure que nous croyons devoir démasque un petit complot, en apparence iunoceut, ourdi dans le but de rendre insupportable aux Canadiens-français le séjour de l’école.On 6e rappelle que 6iir les instances de la presse canadienne-française le gouvernement nomma, à l’ouverture de l'école militaire, un interprète chargé de traduire aux élèves canadiens-français qui ne saurait pas l'anglais les ordres et instructions des sergents instructeurs.Les élèves canadiens-français trouvèrent dans le col.Suzor un interprète compétent et intelligent.Ayant à cœur l'honneur de 6es compatriotes, le col.Suzor fit tout en son pouvoir pour écarter les obstacles que devaient nécessairement rencontrer sur leur chemin les élèves canadiens-français peu ou point au fait de la langue anglaise et les épreuves du camp de Laprairie sont là pour nous dire quel succès complet a couronné ses efforts.Dan6 cette lutte pacifique* entre les cadets des deux provinces et surtout ceux des deux origines, les Canadiens-français ont non-seulement égalé leurs rivaux, mais les ont surpassés, comme en font loi les compliments flatteurs que leur ont adressés les hommes les moins intéressés à avouer la supériorité de la race française en fait d'aptitudes militaires.IJ parait que dans certains quartiers on a été très mortifié du triomphe de nos compatriotes : ça se comprend.Nous comprendrions encore que les directeurs immédiats de l’école, en bons anglais, aient désiré de tout leur cœur éloigner de l’école le col.Suzor afin de laisser ainsi les Cauadiens-français dans l’alternative de faire préalablement un coure d’anglais ou de sortir fruits secs de l’Ecole.Mais ce que nous ne comprenons pas, c’est que l’éloignement du c»»l.Suzor de l’école ait pu devenir un fait accompli, c’e6t que cet acte d’injustice ait pu se commettre à la barbe de nos ministres canadiens-français.Nou6 ignorons do quel quartier e6t parti l’ordre donné au col.Suzor de ne plus paraître à l’école militaire en qualité d’interprète ; mais ce que nous savons et ce que les ministres canadiens-français doivent savoir c’est que la responsabilité de cet acte pèse sur eux.Nous ne faisons que nous faire ici l’écho des intéressés en attirant l’attention de nos ministres 6ur les fait6 suivants: 1° Que depuis un certain temps l’école militaire e6t 6ans interprète français.2° Qu’il est impossible aux élèves canadiens-français qui ne savent pas l’anglais de faire leurs cours dans trois mois sans l’aide d’un interprète.3° Que refuser aux élèves canadiens-français un interprète c’est leur fermer indirectement la porte de l’école.Si ces quelques mots ne suffisent pas pour obtenirjii6tice nous reviendrons sur le anjet avec quelques révélations qui pourraient bien compromettre—nous ne garantissons rien—des personnages intéressés à ne pas paraître sur la scène dans cette question.ülort de lord 1**1 niera tou.L’Angleterre vient de perdre un de ses grands hommes : lord Palmerston, le premier-ministre de la Reine Victoria, est décédé le 18 novembre, à sa résidence, après une.courte maladie, à l'âgo de SI ans moins deux jours.Cette mort, dans l’état actuel de l'Europe et dans la position difficile que s’est faite l’Angleterre par sa politique d'expectative, prend; les proportions d'an événement, et, sous ces circonstances, nous comprenons parfaitement que le peuple anglais ait] accueilli cotte triste nouvelle par un immense cri de douleur.Lord Palmerston apporte avec lui dans la tombe une réputation colossale ; mais cette réputation ne soutiendra pas le regard scrutateur de l'historien impartial.Aux yeux des adorateurs du succès, aux yeux de ceux qui sont d'opinion que la fin justifie les moyens, lord Palmerston restera sans doute le type le plus parfait du grand homme d'Etat ; mais la postérité n’apposera certainement pas son visa sur ce jugement.Lord Palmerston jugé suivant les règles purement humaines a certainement droit à quelque admiration ; il a été habile diplomate, grand politique ; mais il aura à rendre compte de ses actions devant un autre tribunal ; et il se rencontrera là face à face avec quatre terrible accusateurs, la bonne foi, la justice, l’équité et le droit ; et le prestige attaché à 6on nom ne pèsera pour rien dans la balance.La mort de lord Palmerston est une grande leçon donnée aux ennemis de l'Eglise.Lord Palmerston, comme ses prédécesseurs, avait l'espoir de vivre assez longtemps pour assister à l’auéan-tissement du catholicisme et voir mourir le dernier Pape.Le catholicisme continue ses pacifiques conquêtes et le Pape siège encore au Vatican.Nous donnerons sur un de nos prochains numéro une biographie détaillée sur l'illustre défunt.Le Daily Witness de Montréal est très mécontent de ce que l’empereur Napoléon ait fait don de mille piastres à la petite colonie acadienne de Matapé diac.Il est vrai que ce don a, entre autres inconvénients, celui de donner lieu a un rapprochement qui doit agacer les nerfs des anglais du calibre des écrivains du Witness, puisqu'il aurait pu au besoin porter cet envoi : u La France qui n’oublie pas 6es enfants, aux victimes des barbaries de l'Angleterre qui n'a rien fait pour réparer ses torts.” “ Ce dont fait par Napoléon aux colons français du Bas-Canada sui la demande d'un prêtre, est-il, dit le Witness un simple acte de libéralité inspiré par un amour humanitaire s'étendant jusqu’aux rivages d'une lointaine colonie anglaise?Dans ce cas pourquoi cette libéralité n'atteint-elle pa6 aussi Cayenne et ne s'exerce-t-elle pas 6iir les milliers de malheureux qui sont retenus en exil et dans un vil esclavage, sou6 un soleil tropical et un climat mortel, pour lo fait seul de leurs opiniuns politiques.Ces infortunés au nombre desquels sont plusieurs français éminents ne seraient que trop heureux de venir, comme hommes libres, coloniser les forêts du Canada, 6i leur bienveillant empereur leur en donnait la permission.” Si nous avions pour misaiou de défendre Napoléon III, il nous semble qu'il nous serait facile de faire justice de cette tirade.Nous pourrions, par exemple, dire au Witness : Quand vous voyez les hommes d'état et le public anglais faire des souscriptions pour venir en aide aux révolutionnaires de tous les pays, vous trouvez ça magnifique, n’est-ce pas, et il ne vous vient pa6 à l’idée que ces souscriptions seraient mieux employées à empêcher les pauvres irlandais de mourir de faim ; pourquoi donc, brave homme, feriez-vous un crime à l’empereur des français de secourir les débris d’un peuple victime de l’intolérance protestante dont voue êtes un des plus dignes piliers ?Nous trouvons dans l'organe des mo-bocrates des Cantons de l’Est le trait d’esprit suivant.“ Le Courrier du Canada est tout ravi d'avoir trouvé, on France, un 60t plu6 sot que lui pour reproduire les fadaises qu’il a débitées à l’adresse de M.de Montalembert, au sujet de son admirable pamphlet sur la Victoire du Nord aux Etats-Unis.” Pauvre petit nain, vous aurez beau vous lever sur vos petit talons, vos insultes n’atteindrout jamais leur destination.Le journal qui a reproduit nos “ fadaises ” est trop haut placé dans la presse européenne pour faire cas de vos petits trépignements.Lu boue que vous lui lancez retombe sur vous.Il est vrai que ce contretemps n’a pour voue aucun inconvénient, attendu (jquo la boue ne fuit plus,jet pour cause, do tache sur vous.Kvpollllun d« Oublia t peu honorable pour qui se prétend Français d’aider activement ceux contre lesquels le drapeau de la France est engagé.Qu’on regrette que ce drapeau soit eu jeu, nous l’admettons, mais il nous semble (pie dans ce cas, le moins qu'on doive à sa patrie est de rester neutre.On n’est plus qu’un renégat, méprisable comme tous les réuégats, lorsqu'on fournit de propos délibéré des armes aux ennemis de son pays.” Société Canadienne» à San Francisco.Les Canadiens de San Francisco, vivement émus des avautages qu’il résulterait pour tous leurs compatriotes en général, de la création d’une association parmi eux, ont décidé, a une assemblée qui a eu lieu le 4 juillet dernier, de fonder une Société de Bienfaisance tet de Secours mutuels.Le but de cette association (comme de toute association de ce genre) sera de venir en aide à chacun de ces membres qui se trouverait dans le besoin.Les règles de l’association sont : 1° La Société sera connue sous le nom de Société Saint-Jean-Baptiste, de Bienfaisance de Secours mutuels de San Francisco et du Pacifique.2° Pour devenir membre, il faut être Canadien de naissance ou d’origine.3° Etre en bonue santé et posséder l’estime universelle de ses compatriotes.4° Le prix d’admission dans la Société est de deux dollars et demi.Celui des contributions régulières est de une piastre par mois.5° Un membre n’aura droit aux bénéfices de l’association qu’au bout de six mois après son admission dans la Société.6° Un membre malade aura droit à 5 piastres par semaine durant sa maladie.7° Un membre n’aura aucun droit aux bénéfices de la Société si sa maladie est causée par intempérance ou mauvaise conduite.Les règles ci-dessus mentionnées sont les bases principales do la Société.MM.Les Canadiens établis dans l’intérieur du pays et dans l’Orégon sont priés de vouloir bien entrer en correspondance avec le comité afin de répandre l’association parmi tous les Canadiens sur les côtes du Pacifique, Le bureau de l’Association se tiendra à la salle de l’Institut Canadien, No.585, rue Market, près de la rue Deuxième ; il sera ouvert tous les jours après six heures.Tous les membres sont spécialement priés d’assister à rassemblée qui aura lieu dimanche prochain 1er octobre, à deux heures après-midi.Dos affaires importantes seront soumises à l’assemblée.Tous les Canadiens sont respectueusement invités à cette réunion ; les démarches à faire à propos de l’Institut Canadien seront soumises à l’assemblée.Les journaux des différentes parties du Canada seront reçues dans quelques jours.Toutes peisonnes qui voudront bien venir en aide à cette institution peuvent le faire en envoyant des livres et des journaux, qui seront reçus avec plaisir par les directeurs de l’Institut.Les personnes donnant des livres sont priées d'inscrire la note suivante : Présenté à l’Institut Canadien do San Francisco le.1805, par M .Tous les journaux, envois, peuvent être adressés à l’Institut.Tous les livres présentés à l’institut devront être adressés à M.Joseph Couture (Directeur de l’Institut Canadien), aux soins de Win.H.Keith, droguiste, No.521, rue Montgomery ou les laisser à la salle de l’Institut après six heures du soir.Les journaux et instituts sont vivement priés de venir en aide à cette nouvelle association, spécialement ceux du Canada.Joseph Couture, Secrétaire-Trésorier de la Société Saint-Jean-Baptiste, de Bienfaisance et de Secours Mutuel, de San Francisco et du Pacifique, et directeur de l’Institut Canadien.Les “signatures suivantes sont les noms des personnes qui appuient l’association : MM.J.Perreault, M.D, ; S.Gadouas ; Pierre Larseneur, président; P.Quintal, vice-président.Toute correspondance devra être adressée : à J.Couture, Institut Canadien, San Francisco.Mexique.M.Juarez était encore au Paso le 3 octobre, mais s’il faut en croire une lettre de Mesilla (Nouveau-Mexiaue), un déUcfie-ment français était parti de Chihuahua pour le chasser de son dernier repaire.Une dépêche de la Nouvelle-Orléans du 30 octobre assure que le dissident Canales a été battu par Mejia devant Matamores.Les troupes de Canales et d’Escobedo ont été complètement battues par Mejia à trois lieues de Matamores.Les dissidents ont été complètement dispersés et ont perdu beaucoup de monde.Etati-Unl*, Nous lisons dans lo Courrier des Etats-Unis : Le Président Johnson, dit-on, est décidé à laisser au congrès le soin de reconnaître ou de ne pas reconnaître l’empereur Maximilien.Le Président Johnson a lancé la proclamation suivante qui fixe au premier jeudi do décembre la célébration d’un jour national d’actions de grâce : Washington, 28 octobre.Attendu qu’il a plu au Tout-Puissant, durant l’année qui approche de sa lin, d’éloigner de notre bien-aimée patrie lo fléau de la guerre civile, et de nous permettre du jouir des bénédictions de la paix, de l’unité et de l’harmonie, ainsi que do l’agrandisso-rnent de la liberté civile ; Attendu que notre Père Céleste a daigné aussi, durant cette anuée, détourner do nous les calamités de la guerre étrangère, de la pesto et de la lamine, et remplir nos gre niers des fruits d'une abondante moisson ; Attendu que la justice élève une nation, tandis quo le péché est un opprobre sur elle : Moi, Andrew Johnson, Président des Etats-Unis, je recommande à leur peuple, par les présentes, de mettre à part et d’observer le premier jeudi de décembre comme un jour d’actions de grâce nationales envers le Créateur de l’Univers pour ces bienfaits et ces bénédictions ; Je recommande de plus qu’à cette occasion lo peuple entier fasse une confession de nos péchés nationaux contre Sa bonté infinie, et implore d’un 6eul cœur et d’un seul esprit la Divine direction pour marcher dans les voies de la vertu et de la sainteté nationales.Andrew Johnson.W.11.Skward.Le Père Boyle, de l’église catholique, continue à assister le prisonnier Wirz depuis l’ajournement do la commission.Wir* écoute avec respect et confiance les exhortations religieuses.Mme Wirz, qui était venue voir son mari pendant son procès, est retournée en Géorgie depuis plus «le deux semaines.Il ne paraît pas qu’il y ait grande sympathie entre les deux époux.La dernière lettre qu’à reçue Wirz n’a pas paru lui donner beaucoup de satisfaction.Il s’attend à la mort, tout en déclarant que la condamnation qui le frappe n’est pas juste, ceux de qui il tenait ses instructions étant épargnés.En somme, il ne manque pas de fermeté ut cause de sang-lroid avec les personnes qui le visitent.La sentence de la cour martiale, quelle qu’elle soit, n’a pas encore été l’objet d’une décision de la part du Président, et il est probable que cette décision ne sera pas prise avant la semaine prochaine.La révolution haïtienne est terminée.On sait que M.Felsom, consul des Etats-Unis au Cap Haïtien, avait été fort mal mené par Salnave et les insurgés qu’il commandait.Le capitaine Wells, commandant de la corvette américaine Kansas, a tait savoir ii Salnave qu’il lo tiendrait responsable des violences dont M.Falsom pourrait être victime, et a réclamé du charbon appartenant à son gouvernement.Salnave a fait droit à sa requête, et l’on assure que, hors d’état do résister davantage, il a rendu la ville aux troupes de Geffrard vers le 2 octobie.Si le fait est confirmé, nous n’avons qu’à souhaiter que le parti mulâtre, dont M.Geffrard est le chef, n'abuse pas de sa victoire sur le parti nègre.Les plus anciens officiers de l’année régulière, après s’étre concertés, ont émis l’opinion que l’année permanente des Etats-Unis devait se composer de soixante quinze mille hommes, ce qui exigerait une addition aux forces régulières actuelles de vingt un régiments d’infanterie, trois de cavalerie et deux d’artillerie.On ne veut pas d’augmentation dans le corps des officiers, dont la solde serait diminuée.Le lieutenant-général recevrait annuellement $5,000, les majors-généraux $4,0Ü0, les brigadiers-généraux $3,000, les colonels $2,500, et ainsi de suite jusqu’aux sous-lieutenants, dont la paie serait de $1,000.Un |bill en ce sens sera sans nul doute proposé au Congrès.Washingtonf 30 octobre.Aujourd’hui, à midi, le Président a envoyé'sa voiture aux ambassadeurs tunisiens, qu’il a reçus officiellement.Us étaient amenés par M.Seward, le consul Perry et M.Cox, du département d’Etat.Nombre de spectateurs étaient présents.L’ambassadeur a lu les lettres de créance du bey de Tunis.Le président a répondu en exprimant sa satisfaction de cette visite, et des sentiments d’amitié qu’elle indiquait.lia ajouté qu’il donnerait à l'ambassadeur toutes les facilités désirables pour que leur visite lût à la fois agréable et intéressante.Le portrait du bey, dont l’ambassadeur a fait cadeau à M.Johnson, a été admiré comme une merveilleuse œuvre d'art.Les Tunisien» sont partis enchantés do leur réception.Peoria (Illinois) 29 octobre.Il est tombé hier environ trois pouces de neige, qui n'ont commencé à fondre aujourd’hui qu’à midi.Le thermomètre marquait ce matin à 6 h.29° Farenheit.MEURTRES.Chicago, 27 octobre.Une daino allemande de cette ville, Mme J.C.ShareR, a tué aujourd’hui son mari et ses doux enfants à coups de révolver, puis elle s'est précipitée daus lo puits de sa maison.SENTENCE DK WIRZ.Washington, 31 octobre.Le Président a examiné aujourd'hui les pièces du procès do Wirz.Il n’a pris encore aucune décision au sujet de la sentence de la cour.On le croit cependant disposé â commuer en emprisonnement perpétuel la condamnation capitalejprononcée par la commission militaire.Uno mise en liberté générale de tous les prisonniers détenus dans les forts pour crimes et délits militaires, vient d'être ordonnée par le secretaire de la guerre.Le Président a été officiellement informé ce matin que l’abolition de Pcsolavago a été voté à l'unanimité par la convention géorgien ue.Italie.On écrit do Florence, 16 octobre : En réponse au chaleureux appel du savant et habile défenseur des principes libéraux et catholiques dans le dernier Parlement, M.le chevalier Cesare Cautù, il a été créé dernièrement, à Gènes, un comité électoral catholique destiné à rallier et à guider, au moment des élections, tous ceux qui ont.compris qu’avec le nombre et le bon droit on no dovait pas s abstenir.Cette initiative ne devait pas tarder à trouver des imitateurs de bon vouloir, et lo comité oatholi- quo électoral s’est fondé pour les provinces toscanes ; suivant l’exemple do Gènes, dont le comité a choisi pour organe Le St end a r-do cattolico, le comité de Florence a décidé de profiter dès à présent d’un journal déjà existant, plutôt que d’en créer un temporaire de trop courte durée, pour se> publications, et on a eu recours au Firenze.Ce journal, à dater d’hier, publiera, chaque fois qu’il y aura lieu, un supplément d'un grand nombre d’exemplaires avec ce titre : l)ia-rio del comitato electorate cattolico par le pro.vincie Toscane.Nous assistons, du reste, à un spectacle de confusion parmi les opinions que l’on appelle avancées, quand ou ne veut pas lus qualifier d'exaltées.Je vous ai tenu au courant jusqu’ici de tous les écrits et programmes plus ou moins sincères, plus ou moins clairs et pratiques que nos ex-députés ont livrés à la publicité depuis le décret qui appelle au vote les électeurs.Il n’y :i j,;w un de ces manifestes qui s’accorde avec l’autre, et les journaux en sont arrivés, dans la erainto de se compromettre, ù reproduire purement et simplement, beaucoup d’entre ces écrits, en faisant leurs réserves.C’est qu’ils comprennent que s’il fallait en«M«ri;r la controverse â l’heure qu'il est, celu^viun-drait mettre le comble au désordre que tous ces programmes sont venus jeter dans les esprits.Pour comble do motifs de désunion, on a vu paraître ces jours-ci dans l’J.vanguard in une lettre de Mazzini qui mut fort en peine la partie de la presse qui avait encore conservé l’espoir du fameux parti compacte, prôné par M.Naloli.Mazzini comme toujours, est fidèle à ses menu*» moyens : “ Intimez au gouvernement, dit-il en s’adressant uix Turinois, qu’il ait a réclamer la liberté des prisonniers politiques retenus à Rome arbitrairement.Que les membres de la nouvelle Chambre l'exigent.L’opinion publique, soulevée jusqu* à la tempête, peut quelque chose ! ” Vous le voyez, il y a lâ dessous la menace et l’agitation séditieuse qui couve.Tout cela ne rassure pas le cabinet, et il éprouve dans son administration même de graves embarras.Ainsi M.le chevalier Guicciardi, préfet récemment destiné à la préfecture de Lucques, vient de donner Ha démission, et M.le chevalier Togas, qui avait été destiné à Messine, reste en conséquence â Lucques.Le poste de M.Valerio, vacant â Messine, demeurera dune, (piant à présent, sans direction.On ignore les motifs qui ont décidé M.Guicciardi à ne démettre en un semhlacle moment, et qui ont ainsi forcé M.Fegas à rester n son ancien poste, dans le temps où il allait su rendre à sa nouvelle destination.M.Tugaa passe pour un bon administrateur, et on sait que Messine en a assurément besoin.M.Natoli croit sans doute que P Italie a une abondance d’hommes capables telle qu'il puisse sans danger en dégoûter deux à la fuis ! Si je passe du l'administration aux finances, la situation vous paraîtra de plus en plus tendue, quand je vous dirai que M.Sella, qui nu semble pas découragé pur su triste campagne d’impôts, poursuit sus éludés sur l’application de la taxe de ia meunerie, et à l’intention d'imposer les porte* et les fenêtres.Il faut à tout prix de Purgent, et lus Italiens ne doivent-ils pas payer leur unité ! Le ministre des travaux publics a enfin compris que lus plaintes devenaient trop graves sur la façon dont les chemins de 1er étaient dirigés et surveillés, poui ne pas au moins donner à l’opinion quelque saiisfac-tion.Il a donc nommé une commission d’enquête pour qu’elle eût à examiner Pétat du service, particulièrement sur les chemina de 1er de la Toscane.L’accident de Lucques, tout dernièrement arrivé, à déterminé la mesure.Mais aboutira-t-elle cette fois.Tant d’autres enquêtes ont été ordonnées sans résultats î Le gouvernement avait fait démentir le bruit qui avait couru de la supposition de malveillance dans le déraillement de Lucques.il faut croire cependant que pa croyance n’était pas très-forte, car il vient d’être promis une récompense de 5,000 fraucs à celui qui parviendrait à fournir des indices sur les auteurs do ce méfait.Le gouvernement continue â s’emparer des locaux des couvents ; M.Cortôso vient ainsi d’en faire évacuer, dans la Terre de Labour, les Marches, et à Bari, pour être mis à la disposition des services publics.Tout cela est très-bien : mais, si vous voua rappelez, le ministre de la justice avait adressé aux procureurs généraux une circulaire pour leur recommander de ne pas entraver l’adresse au Saint-Père et la collecte annexée à cette adresse.Il paraît que dans certaines provinces MM.les procureurs généraux n’cu tiennent aucun compte.llurnièreM nouvelle» u’Eiiropu.Le navire à vapeur Damascus, parti do Liverpool le 19 octobre et de Londonderry lu 20, est arrivé à Québec mercredi matin.Il avait à son bord 10 passagers de chambre et 87 d’entrepont, ainsi qu’une cargaison complète de marchandises pour cette ville et Montréal.Londres, 19 octobre.Le Moravian est arrivé le 17 à Liverpool.Le steamship United Kingdom parti depuis 24 jours de New-York pour Glasgow est arrivé à Kathwnllen en désordre.Los consolidés ont fermé de 88S SS}.Lord Palmerston était sérieusement malade, depuis quelques jours, d’un rhume violent.Des symptômes alarmants su déclarèrent ; mais bientôt il prit du mieux.Dans la nuit du 17, cependant, lo bulletin de sa santé annonçait qu’il affaiblissait beaucoup depuis lo matin précédent et qu’on ne pouvait se faire illusion sur lu gravité de sa maladie.On envoya, presque suns intermission, des dépêches à la Reine à moral.Lord Palmerston allait deux jours plus tard, le 20 octobre, atteindre sa 81ômeau-née.Il est mort le 18 à 9.35 a.m.Sa maladie prit une tournure fatale, la nuit précédente, et il baissa rapidement.H fut plusieurs heures sans connaissance avant de mourir ot il expira sans souffrances.On dit que la cause do sa mort est une mahidio do vessie.A sa mort, les affaires furent suspendu*** et chacun manifesta un profond regret dfl cotte perte.Mercredi une vive anxiété régnait dnni1 toute l’Angleterre, et sa mort inspire de» inquiétudes.Los journaux do Londres et LE COURRIER DU CANADA des provinces rendent un juste tribut d'élo- samedi, à Albany, et prit le môme soir, go» à sa mémoire.le vapeur 44 St.John, ” pour se rendre à Le Morniny Postdit que le comte Russell New-York, va naturellement être appelé par la Reine On pense, généralement, quo la famille >our le remplacer.Si le noble lord refuse, ; était encore dans la chambre, lorsque l’ex-ord Granville ou lord Clarendon ho trouve- plosion a eu lieu.Nos dépêches noua ap- ront à hériter du poste.Mais il est probable que lord Russell acceptera.A‘«ss, M.Gladstone sera le leader de la Chambre des Communes.Le Temps, de Paris, dit qu’il meurt 200 personnes par jour du choléra à Paris.Le Times a publié une nouvelle qui a fait sensation.Il dit que le gouvernement américain a envoyé une demande péremptoire h la France de satisfaire à ses reclamations, mais l’impression que cette rumeur était fausse s’est trouvée confirmée par les nouvelles du Moravian.Le Times va jusqu’il dire que ces dépêches, quciqu’en soit le contenu, ont produit de la froideur dans les rapports entre la France et les Flats-Unis.Le Scar assure que ces nouvelles sont sans aucun fondement, et no sont qu’une pure absurdité.Le Daily News, dit que personne ne sait comment le gouvernement américain accueillera la réponse de lord John Russell ; mais on doit s attendre à prendre une attitude toute passive et ne pas faire de contre réclamations, avant que nous en ayions bien constaté la nature.Les Canadiens perdront le traité do réciprocité.On nie que le gouvernement de Prusse ait ordonné dix canonnières.L’épizootie s’est déclaré en Portugal.Line correspondance d’Espagne «lit que les progressistes constitutionnels ont décidé d’abandonner la politique d’abstention et de voter aux prochaines élections.Des lettres reçues à Florence annoncent que Mgr.de Mérode a remis son portefeuille de ministre de la guerre et que lu cardinal Antonelli lui succédait.On s’attendait à d’autre* changements.La Patrie annonce que la Turquie a consenti aux propositions do la France sur un • • congrès sanitaire: Une dépêche télégraphique particulière nous apprend qu’un nouvel et terrible incendie a éclaté à Constantinople le 5 octobre, dans le quartier d’Fg-hert-Bazar, voisin de celui qui a été détruit par l’incendie du t> septembre dernier.Le feu a commencé à cinq heures du matin et n’a pu être maîtrisé que dans l’après-midi.Plus d’un millier de maisons ont été réduites en cendres.FAITS OIVSRS prennent quo Mudame Archambault et sa petite fille sont morte.® instantanément.M.Archambault aurait survécu plusieurs heures.Une dernière dépêche annonçait même, qu’il avait eu le temps de se préparer à la mort.Madame Archambault était enceinte de 7 mois.Ou peut difficilement expliquer cot accident.Une personne compétente nous disait, hier, qu’il a dû nrovenir de la négligence île l’ingénieur.Le vapeur St John n’est bâti que depuis doux ans, et l’on doit naturellement supposer que la bouilloire n’a pas sautée par suite de vétusté.M.Archambault, avocat de talent, et jeune encore, avait un bel avenir, que cette horrible caU-trophe est venue briser.Ses belles qualités lui avaient fait un nombreux cercle d’amis, profondément désolés de cette fin tragique.Le défunt occupait une position avantageuse parmi ses concitoyens, et, comme conseiller de ville, jouissait d’une juste popularité.Madame Archambault, née Mathilde Dan-sereau, unissait toutes les qualités du cœur et de l’esprit, et nous devons regretter amèrement la perte si opinée d’une jeune canadienne, aimable, et qui faisait, par ses charmes, l’ornement de sa famille et de sa société.Monsieur ^ et Madame Archambault, avaient laissé, à Montréal, une petite fille, âgée d’un an, qui est le seul enfant survivant de cette famille.Une dernière dépêche nous appr.nd que les corps de M.et Mme Archambault et de leur enfant seront remis à l’Express et arriveront en cette ville mercredi.—{Minerve.) UN MALHEUR A M.J.IL LA BELLE.—Ilior soir, vers G heures, le feu s’est déclaré dans la résidence privée de M.J.Bte.Labelle organiste de la Paroisse, au-dessus du magasin de musique de Labelle et Rodier, rue .Notre-Dame.Par malheur l’élément destructeur parta ses ravages dans la garde-robe.C’était une chambre cousacrée exclusivement au linge et tous les vêtements des gens «le la maison s’y trouvaient.On y voyait les magnifiques toilettes en soie, velours, etc., et les pelleteries de Mme Labelle, les habits en drap de M.Labelle et tout ce qui appartenait à ses enfants.Pas un seul article n’a été sauvé.Les lingeries, effets de lits etc., toui est consumé et la famille de M.Labelle ne se trouve qu’avec les habillements qu’elle portait.Encore, un do scs enfants, qui était couché, ne reste-t-il qu’avec une jaquette.M.Labelle secondé de quelques amis est parvenu par des efforts surhumains, à étouffer l'incendie, sans appeler les pompes qui eussent causé de graves dommages à son magasin.Par malheur rien n’était assuré.Les amis de M.Labelle s’associeront à la douleur qui vient de l’éprouver.—{Minerve.) de l’eau !—L’uau est tellement basse que les vapeurs qui allaient dans les petites rivières ont été obligés de discontinuer leurs voyages.Le Prince of Wales, il y a quelques jours, venait de laisser l’excluse de Ste.Anne, lorsqu’il échoua sur un banc de sable, qui est ordinairement suffisamment couvert d’eau pour y passer.Heurouse-sement que le Star qui se trouvait près de — La pluie est tombée avec une grande abondance hier et a emporté la neige qui restait sur la terre.Il n’a pas gelé la nuit dernière et ce matin la température est tout à-fait radoucie.Il est probable qu’au-jourd’hui il va se faire une bonne journée de labours, car la terre est maintenant assez bien préparé.Espérons qu’avec ce beau temps nous entrons dans l’été des sauvages et qu’il durera quinze à vingt jours au moins.—Le Mercury dit qu’il est bruit qu’un des régiments de carabiniers actuellement eu Canada va être transféré sous peu à Halifax, pour remplacer le 1 Têtue qui est parti pour supprimer l’insurrection des nègres à la Jamaïque, et qu’un ou plusieurs régiments vont être envoyés d’Angleterre pour tenir garnison dans les différents postes militaires le long do la frontière.—Hier soir, entre 7 et 8 heures, on a surpris un individu qui était en train de dé- lu garue-cote américain qui faire la clôture qui entoure la propriété de Montréal, ces jours derniers, n’a pu passer M.Juneau, rue Claire Fontaine, faubourg dans le canal ; il tirait trop d’eau.On a îSt.Louis.Deux planches étaient déjà dé- été obligé d’enlevor une partie de ses ma cloués quand on l’a découvert.On a don- chines.né la chasse au malfaiteur ; mais il avait de On continue à se plaindre, à la campagne, bonnes jambes car il courre encore.Il a uni- du manque d’eau.Les labours se font avec porté les deux planches avec lui.I difficulté.—De bonne heure hier matin un domestique d’une maison bourgeoise sur le Cap a T,c _ découvert des voleurs confortablement assis peuvent amener un changement.—{Idem.) à table et mangeant.Us avaient fait plu-1 __On écrit de Rome lo 11 : Don Pros-1 mission scientifique en orient.—Le ’ .~ ’ ’ ,e ao Moniteur vient de publier le second rapport j.m scientifique en ainsi La frégate la Sémiramis, dit le Phare de la Loire, venant des mers de Chine, a mouillé, le 4 octobre à trois heures, en rade do l’île d’Aix.r Uarmi les passagers se trouve le nommé Tessier, impliqué dans l’affaire du Fœdcris-Arca, arrêté à Mayotte à bord du trois-mâts Jj.-B., puis transféré à la Réunion pour être conduit en France et mis à la disposition du parquet de Nantes.De tous les accusés, Daoulas et Orsoni sont les seuls qui jusqu’ici aient pu se soustraire aux poursuites.On sait comment l’un a disparu ; 1 autre, passé au Mexique, devait, disait-on, se présenter de lui-même â la justice, mais il n’en a encore rien fait.Cette nouvelle cause célèbre sera évoquéo dans la quatrième session des assises de la Loire-Inférieure, qui s’ouvrira le lundi 4 décembre, sous la présidence de M.Baudouin, conseiller à la cour impériale de Renues.C’est M.le procureur général près la même cour qui portera la parole contre les auteurs présumés des crimes qui ont précédé et suivi la destruction du malheureux navire dont le nom restera si tristement gravé dans nos annales judiciaires.La Sémiramis a reçu l’ordre d’aller désarmer à Cherbourg, la fièvre paludéenne qui sévit epidémiquemeut à Rochefort ayant probablement déterminé le ministre à no point assigner ce port pour entrée à la frégate.—Il paraît que les lauriers cueillis dans les congrès humanitaires par Mlle Clémence Royer empêchent certaines dames allemandes do dormir.Voici ce que nous lisons à ce sujet dans un journal très-sérieux d’outre Rhin : “ Le congrès de dames qui siégera à Leipzig du 10 au 18 s’occupera surtout de l’é-maucipation du travail des femmes.Les travaux à l’aiguille deviennent insuffisants, la branche de l’enseignement, des gouvernantes est encombrée.Il s’agit d’ouvrir aux femmes d’autres professions.A Munich, il existe déjà une école industrielle pour les filles ; on les y prépare au commerce ; l’imprimeur Payne, de Leipzig, emploie des femmes comme compositeurs ; à Berlin, deux jeunes dames apprennent l’horlogerie ; en Autriche, on emploie des femmes au service du chemin de for et à celui du télégraphe.Ces essais donnent l’espoir fondé qu’on pourra sans difficultés notables appliquer le beau sexe à des travaux industriels et même scientifiques.” Nous lisons dans le Charcutais : 4i Un déplorable accident qui a causé la mort de trois personnes est arrivé, dans la matinée du 21 septembre dernier, à Villars, commune de Saint-Ciers.Le sieur Buerne, propriétaire dans ce village, était allé avec sa femme vendanger en compagnie de plusieurs habitants du village qu’il avait priés de l’aider.Il avait laissé à la maison son père, sa mère et son enfant ; lo père avait soixante-dix-huit ans, la mère soixante-cinq et l’enfant dix.Tous les trois devaient, après leur besogne terminée à la maison, rejoindre Buerne dans ses vignes.Celui-ci étant revenu à midi pour prendre son repas, trouva la porte de la maison ouverte, mais personne ne se présentait.Il appela ; point de réponse.“ Buerne ne savait que penser, lorsque la femme Carron, une de ses voisines, qui est à la fois voisine et paralytique, lui dit que son enfant était tombé dans la cuve, qui contenait environ oO centimètres de ven- je fais trois pirouettes sur-moi-même, je vois i age.J uerne y courut, y trouva une echel-] trente-six chandelles ; comment voulez-vous I uo dc„ «ontre8 et\lo ,>ur leri’ heureusement, continûment cette rumeur.^ ceulftine do florintl.b M.Archambailla et sa dame laissaient DERNIER VOYAGE.LIGNE de la MALLE HO VALE.TROVINCKS Il’lCN RAS.àg6e de 4 ans qui etatt attaquée d mie mala- ‘ ,o fairo -or ,nnifl U)u8 luH Boill9 d,e chronique et que ses parents voulaient }.inutiles : Le curé Lcrnic mourut trois ln.re soigner par un médecin américain, .dui BUil0, do ,0B affreuse, ble.- dont la spécialité regardait cette maladie.J 1 La famille Archambault passa la journée B * Lfc noavuau vapeur de première classe k Ilélioe “LADY HEAD,” Capitaine DAVISON, LAISSERA LE QUAI ATKINSON, MARDI, Le 7 NOVEMBRE prochaiu, A QUATRE heures P.M.tSi le temps le permet.Touchant aux places H-dessous allant et revt- liant : Gaspé, Paspébiac, Dalhousie, Miramichi.Shediac et Pictou.Tous les bagages sont aux risques des propriétaires Passage payable et lit pris an bureau.Il ne sera pas pris de fret après 2 heures, P.M le jour du départ.Pour fret et passage, s'adresser à ¦ F.BUTEAU, ~ Gérant, Quai Atkinson, r»** St.Jacques, gnébec, 3 novembre 1865.—1415 sorte corps à corps 44 M.Miller embarqua, sur le transport Assermenté dev de l’Etat la l'ruite, les précieux débris qu’il a conquis sur l’ignorance et le vandalisme des habitants do Thasos ; ceux-ci brisent lesAba9-roliefs, les statuts, les moindres fragments en croyant y découvrir des trésors, et les emploient ensuite comme matériaux de construction.Voici la liste des objets rapportés en Franco : trois bas-reliefs paraissant prévenir du même monument, où l’on croit reconnaître Apollon, Mercure et les neuf muses, et qui paraissaient d’un style antérieur à Phidias : uu admirable bas-relief représentant Ph\li*t fille ds Oléomède, Célkstin Courtois, aut moi,ce3lo jour de juillet, 1863.J.Boulakgbt, Juge de Paix.469 AVIS important.Le public est particulièrement averti d’examiner avec soin chaque bouteille do la SalsepareilU de Unstop qu’il achète, atteudu qu’aucune n’est véritable que celle qui porte la signature de Lamuan et Kernp écrite sur l’étiquette U.i,,* qui est à l’extérieur de l’enveloppe, autout ir chaque bouteille.La salsepareille véritable e&t préparée seulement par Lanman a K K Mi', Droguistes eu gros, New-York.AVIS.RICHELIEU Incorporée par Acte du Parlement.LIGNE QUOTIDIENNE DES Vapeur* d© la Malle Royale.¦HTM Québec et 31 ontréal Le splendide navire à vapeur EÜROPA, Capitaine J.B.LABELLE, LAISSERA LE QUAI NAPOLEON POUR MONTREAL.Cette apres midi a quatre heares.Prix du PaMsag© : CHAMBRE (Repas et lits de Cabine en bas inclus).$2.50 ENTREPONT.$i.oi La Compagnie ne sera pas rosponsable des montants d’argent ou effets de [valeur à moins qu’un connaissement spécifiant la valeur ne Boit signé à cet effet.Pour particularités s’adresser au Bureau.J.K.DESCHAMPS, Agent Québec, le 3 novembre 1865.—1222 BUREAU DE POSTE DE QUÉBEC.Québec, 31 octobre 1865.DURANT le mois de Novembre, les Malles pour lo Royaume-Uni, par la ligne canadienne, vis à-vis le St.Laurent, seront fermées à ce bureau tons ioB Samedis, le 4, 11 et le 18 do NOVEMBRE, k 7.00 A.M.Un sac supplémentaire â 8:30 A.M.Et vis-à-vis Portland le Jeudi, le 24 de Novembre à Un 6ac supplémentaire à 4.30 P.M.6.00 P.M, ?AU LA LION B CCNAUD T IA NEW-YORK : Les samedis du 11 et du 25 novembre à 5:00h.P.M.Et par la voie de Boston, avec les mal-Icb d’Halifax, de Terreueuve et de la Bermude les lundis du 6 et du 20 novembre à 5:0üL.P.M.Toutes les lettres mises à la poste pour les Sacs Supplémentaires doivent être payées d’avance par estampiles.Toutes les lettres enregistrées doiven» être présentées k la poste quinze minutes avant les heures fixées pour la fermeture des Malles.J.SEWELL, Maître de Poste.Québec, le 3 novembre 1865—1414 EuvoIn Américaine-Encoiiipieu.DEPARTEMENT DES FINANCES, Douanes, Québec, 16 mars 1863.L’HON.Miuistre des Finances a enjoint que désormais les Avis Hebdomadaires soient publiés et fournis aux Percepteurs des Douanes, relativement aux tAux de l’escompte qui doit être alloué sur les Envois Américains, lequel sera en conformité du prix de l’or tel qu’il est représenté par le change, à un taux égal.De tel avis devront paraître cbaquo samedi dans la Gaietts du Canada.• R.S.M.BÜÜCHETTE.I)£paktemint dis Finances, Douanes, Québec, 27 octobre 1865.I.^N conformité k l'ordre ci-dessus, avis est par 2j le présent donné que l’escompte autorisé est déclaré êtro ce jour, 30 p.100, lequel percentage de déduction devra être continué jusqu’au prochain avis hebdomadaire, et s'appliquer à tous les achat© faits aux Etats-Unis pendant cette semaine.R.S.M.BOUCHETTE.Québec, 3 novembre 1865—1416.} UN JEUNE HOMME qui voudrait apprendre l’art de Chirurgien et Mécanicien Dentiste, pour en faire sa profession, u’a qu’à s’adresser au Dr.Pourtier, N° 15, rue ïSt.Jean, où il obtiendra toutes les informations à ce sujet.On demande aussi un jeune homme pour faire les commissions, etc.Québec, 25 octobre 1865—1407 3f.p.ACTE CONCERNANT LA FAILLITE 1864.LES créanciers du soussigné sont notifiés de se réunir au bureau ae COME A.MORlSSET, Avocat, MERCREDI, 1© huitième jour de NOVEMBRE prochain, à dix heures du matin, afiu d© recevoir un état de ses affaires et de nommer un syndic.PIERRE LAMBERT, St.Nicholas, 23 octobre 1865—1405 2a.PROVINCE DU CANADA, District dk Montmagny, BUREAU DU PROTON OT AIR E, Montmagny, 21 oct., 1865."J^TOUS donnons avis, qu’en vertu do notre or-JL^I donnance en date de ce jour, promulguée en l’absence du juge, les procès-verbaux d’euchère et do vente préalables des immeubles ci-après désignés, ont été déposés en notre bureau afin d’y recevoir des sur-enchères pendant six semaines, après quoi il sera donné un titre de vente au plus haut enchérisseur uu sur-enchérisseur d'iceux, aux conditions mentionnées dans le dit procès verbal d’eu-chère.Les dites immeubles appartenants pour moitié indivise à Marie Tréflée Pelletier, enfant mineur issue du mariage de Origèue Pelletier, cultivateur, de la paroisse de JSte.Louise des Aulnets, duns le dit District, avec feue Marie Sophie Lebret dit St.Amant, sou épouse décodée, consistant en, savoir : 1° Un terrain situé en le troisième rang de la Seigneurie, Grande Anse des Aulnais, en la dite paroisse Sainte Louise, contenant deux arpents, quatre perches environ de front sur la profondeur qu’il peut avoir, boruaut au bout nord-ouest à la rrvièro ferrée, au bout sud-est, partie à Paul Lebel et partie à F.rmin Pelletier, au côté sud-ouest, à la route nommée Route seigneuriale, et au côté nord-est à Firmin Pelletier, avec les bâtisses dessus construites.2° Une terre, située eu le quatrième rang de la dite seigneurie, Grande Anse des Aulnais, en la dite paroisse Sainte-Louise, contenant deux arptntsde Iront sur environ cinq arpents et eusuite trois arpenta de front sur environ trente cinq arpents de profondeur, bornée comme suit, au bout nord-ouest, partie au troisième rang et partie au terrein de Frauçois Gagnon, au bout sud-est au terrein nommé le reste, au côté sud-ouest partie au dit François lagnon et partie à Joseph Rigodiau dit Labastille, et au côté nord-est à Jean-Baptiste Gamacbe, tel que le dit terreiu et la dite ter.e sont actuellement, avec leurs accessoires, appartenances et dépendances quelconques.La vente finale aura lieu dans ce bureau, LUNDI, le quatrième jour de Décembre prochain, à DEUX heures do l’après-midi.A.BENDER, P.C.S.M.30 octobre 1866.—1412 3t.SOCIÉTÉ CHARITABLE DBS DAMES CATHOLIQUES DE QUEBEC.XL y aura une Assemblée Générale des Membres de la Société Charitable des Dames Catholique* de Quét yc, LUNDI, le 6ème jour de NOVEMBRE prochain, à deux heures P.M., à la Chapelle St.LouU, dans la Chathôdrale de Québec, pour procéder à l’élection des officières pour 1866.Par ordre, JOSEPHINE H.HARDY, Secrétaire.Québec, 30 octobre 1865.—1411 4f. LE COURRIER DU CANADA.ES SOUSSIGNES en remerciant leurs pratiques et le public en géné-L rai, leur annoncent qu’ils ont transporté rOUT LEUR FONDS DE COMMERCE DANS LEUR NOUVEL ETABLISSEMENT VIS-A-V'IS LE OOXIVEISTT SOEURS DE LA CONGREGATION ST.ROCH, ET QU’ILS TIENDRONT TOUJOURS EN MAINS UN Assortiment des ~o 1 u s varies TELS QUE Drafts, Casimir s y Tweeds, Soies Noires et de Couleurs, Etoffes à robes, chapeaux, fleurs, rubans, plumes, etc., etcetc.LJf toujours ù des prix très réduits.(j.V’EZINA & CIE,.~ 75, Rue St.Joseph, St.Koch.Québec, 19 avril 1805—1217 12m» * iïïïi! 111 m iruiii F COMPLET AU MAGASIN D'E DRAPS 'v> o.37, Rue la Couronne, P.Couture Cie.LA maison ci-dessus, si bien connue pur le bas prix de ses marchandises, vient de compléter le plus grand assortiment possible en fait de marchandises de la saison.« Les Flannelles ayant été achetées avant la hausse qu'ont subie les lainages, pourront être vendues à bien meilleure composition que par aucun autre établissement.Comme par le passé, rassortiment de DRAP FIN et DOUBLE FOULÉ, DRAB DE CASTOR, DRAP DE MOSCOU et DRAP DE PILOTE, Sera très considérable et vendu à des prix qui délieront toute concurrence.P.COI Tl RE ET Cie.X.L>.—Ou aurait besoin Je CINQ C03IMIS capables pour rétablissement ci-dessus.P.C.et Cie.4 oct.1865—1252.DRAPS 9 9 VENANT D’ETRE REÇU AU MAGASIN DE P.COUTURE ET Cie., No.77, Rue St.Joseph, No.77, SAINT-ROCIT.UN SUPERBE ASSORTIMENT DE Drap double foule, Drap de Pilote, Drap de Castor, Drap de Moscou, Et une variété d’étoffes de tous genres pour Pantalons et Habits.LES soussignés prennent la liberté d'annoncer à leurs pratiques et au public en général que vu les bonnes conditions de leurs achats ils pourront détailler leurs marchandises à des prix tellement bas qu’il ne sera pas facile à toute autre établissement d égaliser.R < O ITERE ET Cie., 77, rue Saint-Joseph, Saint-Roch.N.B.—TROIS BONS COMMIS su; t démandés.P.C.et Cie.4 oct 1865—1252.LA ST.JEAN-BaPTISU A QHJ h: !B K CJ KN 18.6 S .• A ^OUS ce titre, les Edueurs du Canadien viennent de publier une brochure contenant : 44 Le compte-rendu de la Fête Nationale à Québec en 1865 ; • “ Le Bermon de l'Abbé Chandonnet ; “ Le Discours de M.P.G.liuot, M.P.P ; “ La Causerie de M.Hector Fabre ; 44 La chanson de la 6t.Jean-Baptiste, par un FraDçaiB-Canadien ; 44 La liste complète dea officiers de la Société 6t.Jean-Baptiste pour l’année 1865, comprenant le,, noms des officiers de la section 6t.Sauveur.” LE DOCTEUR La RUE a établi son domicile et son BUREAU de consultation au N° 16, rue 6te.Ursule, où on peut le consulter ù toute heure et surtout de 9h.à lOh.A, M., et de 4h.à 7h.P.M.Québec, 26 mai 1865—1258 6m Cette publication forme une jolie petite brochure de près de 100 pages, qu’on peut se procurer ù la LIBRAIRIE DU CANADIEN, 31, Cèle LaMontagne, Basse-Ville et chez les principaux libraires pour la modique somme do qu I.VZE 80 l S.Québec, 26 juillet 1865—1317.L .A.Vendre.ES six dernières années du COURRIER DU CANADA, complètes.S’adresser à JEPIPHANE LEFRANÇOIS, 43, Rue des commissaires, St.Rocb, où \ LÉGER B ROUSSEAU.Québec, 25 septembre 1865.Ucn 1*11ilIe*n d’Ayer.— Etes- üi JB vous malade, faible et south-ant.N’ê-tes-vous pas dans votre état normal ?I J ^otre système est-il dérangé?Vous sentez-vous mal à l’aide ?Ces symp-0 lûmes sont souvent le prélude de maladies sérieuses.Lorsque vous êtes atteint de la maladie, prenez à temps, pour la détourner, le vrai remède.Servez-vous des Pilules d'Ayer, pour vous purger des mauvaises humeurs et purifiez votre sang.Elles stimulent les fonctions du corps et leur donnent de la vigueur; elles dégagent le fiystême des obstructions qui font la maladie.Le froid peut causer à l’intérieur du corps certains dérangements dans les fonctions naturelles.Si ces fonctions ne sont soulagées, elles peuvent réagir les uues contres les autres, affecter les organes environnant et produire une aggravation générale et une augmentation de souffrances.Lorsque voua êtes dans cet état, prenez les Pilules d’Ayer et vous verrez comme elles agissent efficacement ; avec elles vous recouvrez bientôt la santé.Ce qui est bon dans les maladies légères l’est aussi dans les plus dangereuses.Le même effet purgatif les guérit.Causées par des dérangements analogues des fonctions naturelles du corps, elles sont rapidement guéries par les mômeB moyens.Ceux qui connaissent la vertu de ces pilules ne négligeront jamais d’en user quand ils souffriront de maladies telles que mal de tête, impureté de l’estomac, disseuterie, affections bilieuses, indigestion, affection du foie, constipation, ardeur du cœur, rhumatisme, bydropisie, vers, etc.Elles sont recouvertes en sucre, et conséquem ment très agréables au goût, même le plus difficile.Un peut les considérer comme le meilleur purgatif qui existe.Préparé par J.C.Ayer et Cie., Lowell, Mass, e en vente chez Bowles et McLeod, Québec, et chez tous les droguistes partout.J.F.Henry et Cie., Montréal, agents générau x pour le Bas-Canada.2 octobre 1865—1057 2n», Dr.P I lesjardins, RUE DES EOSSES, N° 84.Prêt la.jRne de la.Couronne.Québec, 31 mai 1.865—1263 12m.TABLEAU SYNOPTIQUE DK L’ORNITHOLOGIE DU CANADA: Classification et nomenclature du 44 Smitbsouian Institution ” de Washington.LE CONSEILLER DES DAMES KT DIS DEMOISELLES JOURNAL D’ÉCONOMIE DOMESTIQUE ET DE TRAVAUX A L’AIGUILLE Rédigépar le* Sommités Littéraires et Artistiques.TOUS LIS ABONNBlfKXTB PARTKNT DD 1er W0VIMBB1 On ne l’abonne pas ponr moins d’une annee.Par JUL;F110I\K PRIX HUIT 60U8.Petite brochure maiuteuuut en vente à la Librairie de LEGER BROUSSEAU, 7, Rue Buade, Haute-Ville.Québec, 20 mai 1864 AMELIORATIONS APPORTAIS A la 19c Année 1865-1866 LEON PAMPHILE LEMAY.EDITION DE LUXE, in 8°.$1.00 44 IN-SEIZE.60 En vente chez les libraires et chez l’Editeur G.B.Ü BâRATS.Québec, 15 septembre 1865—1366./ 1ÔURS DE TENUE DES LIVRES» en partie Vy double et en partie simple, divisé en trois parties, comprenant: lo.Les principes raison ns6 de la Tenue des Livres en partie double et en par tie simple ; 2o.La pratique de la Tenue ties Li vres ou la comptabilité figurée d’une maison do commerce ; 3o.La correspondance commerciale suivie d’exercices pratiques et d’un vocabulaire explicatif des termes usuels decommeree.Par un professeur de comptabilité.A vendre chez LEGER BROUSSEAU, Libraire, 7, Rue Buade, Haute-Ville.Noua ne croyons pouvoir faire mieux, afin de témoigner A nos fidèles Abonnées toute notre reconnaissance pour les marques d’estime et de bienveillance qu’elles ne cessent d’adresser à notre Journal, que de leur annoncer les nombreuses améliorations qui auront lieu dans le couraul de l'aunée prochaine» A l’avenir, notre tixtb sera porté à 48 pages chaque mois, soit 16 packs d’augmentation, ce qui nous permettra de donner plus d’étendue et plus de variété à notre littérature.Les explications, déjà si complètes, ne pourront qu’y gagner.Le nombre de nos annkxch sera coksidékablk-mint augmenté, comme nos Abonnées peuvent le voir en lisant ce qui suit : Au renouvellement de chaque saison, nous donnerons un grand patron, soit deux par an, sur papier colombier semblable à celui que nous avons donné en supplément le 1er mai dernier, et qui nous a valu de si nombreuses félicitations.Nos chers petits enfants ne seront pas non plus oubliés, et auront 2 grandes planches spéciales dk patrons, recto et verso, pour confections petites tilles et petits garçons (hiver et été).Le nombre de nos grandes planches doubles Broderies et Patrons de chaque mois sera porté à six : soi.quatre d’augmentation.De cette manière, noos répondrons pjus tôt aux demandes de nos Abonnées.Nos dessins de Tapisseries, tous choisis dans le but d’une utilité générale, seront portés à six, et paraîtront régulièrement tous les deux mois Nos gravures de Modks coloriées, seront augmentées de deux, ce qui eu élèvera le nombre à quatorze.Nous continuerons toujours à y apporter le plu a grand soin comme exécution et choix de dessins.Un trouvera sur nos planche* tous les patrons de ces modèles Nous donnerons aussi deux charmantes gravures de Modes spéciales de costumes d’en ants (hiver et été).Nous donuerona de môme tous les patrous de ces costumes.Une direction artistique donnée à lu partie musicale assurera la variété et le bon choix des Morceaux, dont le nombre sera porté à 10 Albums par année au lieu de 6 que nous donnions précédemment.Vous aurez, Mesdames, di s Etudes dPiano, Valses, Quadrilles, Polkas, Polkas-Mazurkas, Romances, Recueil classique, etc., etc., par MM.Strauss, Olivier Métra, P.Magnus, Arlan, Jonas, Emile Et-tling, Ph.Stutz, Decombes, Roussclot, Antonin iTAt -genson, Louis Raimbaud, F.Karlstein, etc., etc.Par suite des nombreuses félicitations qui nous sont adressées journellement par nos Abonnées ru sujet des petites planches supplémentaires que nous publions depuis quatre mois, nous continuerons à donner, daus le courant de l’année prochaine, Deux grandes Planches de Crochets et de !Tapisseries Comme les années précédentes ; plus Dix planches de Crochet, Tricot et Guipure ; Quatre planches spéciales de Lingeries ; Deux de Coiffures ; Deux de garnitures de Robes ; et Deux de Passementeries.Cette année, notre Aquarelle est copiée d’après le charmant tableau do Metzu : Une Dame à ton clavecin.Nous donnerous aussi le délicieux pendant à l’A-quakklli (Nature morte), que tous avons fait paraître dans le mois d’aout dernier.Deux grandes planches de Manteaux et Confections (hiver et été) ; Une Sépia : Deux charmantes Gravures 3ur acier, représentant les embellissements de Paris ; Un joli Calendrier illustré.Des Rébus illustrées, etc., compléteront les annexes pour 1865-1866.LA PARTIE LITTERAIRE Sera traité avec le plus grand soin.LA CHRONIQUE DU MOIS Continuera à être écrite par Mlle.Emma Faucon, dont nous avons pu nous assurer lu concours pour l’année prochaine.Les articles Littérature, Nouvelles, Variétés, Comédies, Proverbes, Histoires, Biographie, Beaux-Arts, Science amusante, Education, Poésie, Traduction, Mosaïque, Enigmes, Charades etMétagrammes, seront signes par : MM Mme.Julie FertiauD continuera ses attrayantes et maternelles CAUSERIES.Par suite do l’augmentation du texte.l’économie domestique sera traitée, à l’avenir, daus un article spécial, écrit par Mme.Marie de Mellecey.LA REVUE DE8 MODES Sera toujours rédigée par notre conBcieuciouse Mlle.Blanche de Sérigny.LES CONSEILS, TRAVAUX, EXPLICATIONS DES PLANCHES Seront traités, à l’avenir, avec tout le développement possible, de manière que pas un seul ouvrage donné par le Üonbkillkr ne puisso être exécuté facilement.Ils continueront être écrits par Mlle.Clara Kaiser.Nous arrêtons là la nomenclature de nos promesses, assurant à nos Abonnées de ne négliger aucune occasion de les surprendre agréablement par quelques améliorations, chaque fois qu’une occasion favorable se présentera.—Etre utile et agréable, tel est, et tel sera toujours, notre plus constante préoccupation.A no* abonnée» «tii Canada.Pour éviter toute réclamation, les Abonnées devront s’adresser à l’avenir à M.Léger Bboubhiau, aeul^correspoudaut à Québec et,pour tout lea0anada.fs Gérant, VICTOR BOUKEY.PRIX Dl£ L’ABONNEMENT: 25 Francs ou S5.PAYABLE D’AVANCE.Les abonnés du Courrier du Canada qui ont payé ou qui payeront leur abonnement d’avance auront le privilège d’avoir un abounement au Conseiller des Dames, pour 84 au lieu de 85.LÉGER BROUSSEAU, Agent pour le Canada.Québec, 23 octobre 1866.AUX MEDECINS ET CHIRURGIENS, ETC.,ETC.REÇU aujourd’hui, directement dos étangs, an nouvel envoi des meilleures Sangsues Suédoises, n En excellente condition, au N o.32£ RUE ST.JEAN, Au pied de la Côte de la Prison.• TH OS.YALLERAND et Cia., Fournisseurs Médicaux.Québec, 11 août 1865—1206.H.BLAiNCHET, UHIBUHGIEh.N°.ü, KUE 13U PALAIS, (Ancienne résidence do son oncle, feu Jean Blanch et, Ch iru ry ien.) e LE DR.BLANCHE!’ prêtera une attention particulière au traitement des maladies Chirurgicales.Québec, 7 juin 1865—1269 AVIS ESTpar le présent donné par le soussigné résidant eu Canada, qu'une demande sera faite n la prochaine Session du Parlement, pour obtenir un Acte lui permettant, quoi qu’Anéain, de prendre des breveta d’invention aux mêmes conditions que les sujets Anglais.AN TOI N MICHELE.N° 13, Rue St.George, Faubourg St.Jean.Québec, 17 juillet 1865—130S.AVIS « ENTREE de lu Salle d'Exercicc, rue St.Louis, ±j ne t-em permise à l’avenir, pour le soir qu’aux personnes munies d’une CARTE d’admissiou, laquelle peut être obtenue eu s'adressant 6oit aux Chefs ou Majors de Bataillons, Capitaines de Compagnies ou au Major de Brigade.L.T.SUZOR, Lt.-Colonel.M.B.Québec, le 24 octobre 1864—1148 Mol LIN A FA RI N K A LOUER.Lt N moulin a farine contenant 2 paires de inou-/ langes pour l’Avoine et 2 paires de moulauges pour Je Ble, très-avantageusement situé pour le commerce, sur le bord du Fleuve du St.Laurent à 3 lieues do Québec.1 n magnifique lot de grève est attaché au mourn e».pourrait très bien être utilisé pour un loulou.S'adresser à E.G.CANNON, N.P.Q 'bin, o mai ^864 COMPAGNIE DIB Vapeurs Océaniques de Montréal.E T E 18 G;5.PasBayrerfl insentg pour Londonderry, ou Liverpool.MÊT Cartes de retour accordées à des taux réduits• IA ligue de cetto Compagnie est composée des j steamers de première classe suivants : PERUVIAN 2600 ton - - Capt Ballaniiue MORAVIAN 2650 tom - - “ A itou HIBERNIAN, 2434 ton - - “ Dutton NOVA SCOTIAN, 2300 ton - - “ Wylie ’ BELGIAN 2200 tom - - “ Brown NORTH AMERICAN 1784 ton - - 44 Karr * DAMASCUS, 1300 ton - - 44 Watts.Tranoportant lest Malle* du Catutda e$ des Etats- Unis.L'un des vapeurs ci-dessus désignés ou urn autre laisoera LIVERPOOL, tous les JEUDIS, pour Québec, et partira de ce dernier port tous les SAMEDIS, arrêtant à Loch Foyle pour recevoir à son bord et débarquer des passagers allant à Londonderry ou en revenant.Voici les dates de départ :— DE QUEBEC.H I B K K N IA N .a.HO (it Damabcus.44 JC) 4.*• Moravian.“ 26
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