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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 27 avril 1866
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1866-04-27, Collections de BAnQ.

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lOème année QUEBEC VENDREDI 21 AVRIL 1866 Numéro 36 anaîia t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.• 4» • JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.bulg»«*ri3.Vous lisons dans 1’ Union do Paris : î'K.diBe calholi.juede Bulgarie puur- fS ïi nous avons bien souvent k.tU |-„.H A Constantinople, elle jouit limite, dans une certaine mesure, f; tülémnce dont le gouvernement U» nu* a Oiabitude d’user envers tous " ‘ tes, depuis que sa politico le 'W„ .‘ï entretenir de bons rapports avec fiLc.Mais dans les provinces, .1 e't mall.enreuseme.it pas de meme, “ L catholiques » y jouissent pas de la liberté accordée aux autres rites et aux aies croyances.Quoique, appareiller E'dise soit reconnue et leur culte mibliijiieutent autorise, ou se retuso en 1 !|J H les distinguer de la eoiiimuuau-T,rücuuu et les pachas gouverneurs «rûteiideut les maintenir bous la juridical, patriarcat.plusieurs ioib nous avoua lepete ies listes qui se sont élevées en leur ta-«ur dans les organes indépendants de presse d'Orient, eL nous avons plus Àme t'ois constate que l’autorité musul-,um,c prêtait son appui aux vexations et uiéuic aux persecutions dirigées par les Ijcliisumtiqiies contre la nouvelle Eglise.Vous avons vu que les évêques du scliis-lue iireteudaieut prélever sur les catlio-i«iuuâ uu impôt destine a 1 extinction J lu dette patriarcale dont on contesté la légitimité dams la communauté Ijjrucuuo elle-même et quo plusieurs Kembres de cette commun auto se refu-raient à payer.Le prélèvement de eut Iimpôt arbitraire à continué à s’exercer Ur ies catholiques, et, après une résistance inutile, les catholiques ont cédé.Jules mettait dans l'alternative de pa-Lr, binon dans toute l’étendue de la contrée où se pane la langue bulgare et Lu la conversion catholique s’est propaL, au moins dans toutes provinces où lit» pachas gouverneurs ont prêté leur Lppui au patriarcat.C’est aiusi que dans toutes les circonscriptions bulgares du gouvernement de lllonastir (Bitûlie) la soumission s’est fai-L&"h sans protestations, sans luttes et Laus efforts, mais elle s'est laite; on a cuu&enti à payer l’impôt unique, et ou Liait prêt partout à le payer quand les [collecteurs se sont présentés.Dans un village voisin de ALonastir, a p uulO kilomètres seulement de la rési-leuee du gouverneur général, quand les [collecteurs, suivis d’une escouade de pptics ou gou*larmes, se présentèrent, [tuiis lus habitants étaient dans l’église iù le curé du lieu offrait le Saiut-îSacri-ice.Un lit dire aux collecteurs d’atten-ire la lin de la messe pour commencer la perception ; mais ils repondirent qu’iib ke le pouvaient pas, ils entrèrent dans l’église comme des forceués et avec un fraud scandale ; ils coururent dans le Euuctuaire, et ne craignirent pas de s’a-iresser directement au prêtre qui en était l'élévation.Le prêtre les pria d’aiten-iro quelques iustauts pour lui laisser le Kaipb de terminer le îSaintdSacniiee, Lais ils ne l’écoutèrent.pas, et l'un d’en-freux saisit le calice et renversa le vin jcouëacré.Bientôt ils so jetèrent tous Kir le^ prêtre, et, l'arrachant au sanctu-fire, ils le menèrent hors de l'église oil P 1 accablèrent d’insultes de coups et de ion tes sortes de mauvais traitements., [ A cette vue, la foule, indignée d'abord, iiiit par céder sous les menaces et s’éloi-rna.luutc celle escouade de gendarmes •tnt bien armée, cLles habitants du vil-|ao1') surpris dans 1 exercise de leurs de- voirs religieux, n’avaient pas meme de! soit pour son honneur ; et il insinue que, bâtons pour se défendro ; aussi en eut-on' la Constitution fédérale étant mal com- bon marché et put-on aussi facilement les réduire à la fuite.Ce lait a été dénoncé par le Courrier dro.U,.tlu Prendre au mut ,du 4,,aliüor sou œuvre du Uun l! v d° Wound ?-Oh 1 pour Li ûmJnn"1110 l*Ul oroiruil pouvoir su fliaJ'i||td u fournirait à Julus Elu sus (VT T1U OUCiwio" du décocher M’uiuTr ’“T8 0,1 mieux aiguisées, ou i«t 6d:iu du r"'u 108 i,lus il» «l les plus joyeux ! 1 ‘S l»u esl-* donc Ï-C’ust à la lois uu récit et uu tableau : c’est le récit émouvant •les malheurs du la conquête et des épreuves auxquelles peuvent être soumis l'amour, l’amitié et la reconnaissance ; c’est le tableau animé de la société canadienne à la tin du 18e siècle ; C’est encore une suite d’esquisses, dont quelques-unes sout empruntées à l histoire ; les autres, à la tradition; d’autres, aux souvenirs personnels de fauteur ; d’autres, enfin, à cette faculté qu’on a trop irrévérencieusement nommée la folle du luyù* ; C'est, si fou veut, un roman historique, plein du charme et d’intérêt,—un drame national et domestique à la fois, dont tuas les personnages sont sympathiques, et les caractères nettement tracés.Ajoutons que l’intrigue du roman est bien nouée, bien conduite, que le dénouaient en est fort heureux, et que tout l’ouvrage est enrichi d’une foule d’anecdotes et de légendes, où l’esprit et le naturel sont toujours présents.On aurait tort, toutefois, d’assimiler les Anciens Canadiens aux compositions du même genre qui ont lait la réputation de quelques écrivains de ce siècle.—Talent d’exécution à part, il y a autant do ditVu-rencu entre l’ouvrage de AL.de (Jaspé et les prétendus romans historiques de Victor Hugo, d’Alcxuiidro Dumas, etc., qu’entre la vérité et l’eiTreur.L’auteur canadien procède plutôt—pour le tond, bien entendu, et dans une certaine mesure seulement,— de Chateaubriand, de Conscience, de Walter Scott, de Alauzoni, de Bresciani et de Feni* more Cooper.Encore est-il bon d’ajouter, en passant, que les Anciens Canadiens offrent dans tous les laits qui les composent, un degré de vérité qu’on rencontre trop rarement dans la presque totalité des ouvrages qui ont pour base l’histoire, et dont les ornements sont fournis par l’imagination.Mais eu qui distingue avant tout le livre de AL.do Gaspè, c’est ia forte couleur locale dont sont empreintes les traditions, les habitudes, etc., qu’il retrace.Par ce coté spécialement, il forme une couvre à part dans la littérature de ce pays.Nous ne craignons pas de dire qu’au besoin il pourrait être présenté comme une réponse victorieuse ù ceux qui du demandent encore si, en Canada, nous pouvons avoir une littérature nationale.On sail, en effet, que, depuis qu un certain nombre de Canadiens-Français s adonnent au culte des Belles-Lettres, bien des personnes se sont adressées cette question.Beudant quelque temps, elle a été à 1 ordre du jour au sein des sociétés de discussion, dans les recueils purement littéraires, et même dans les journaux politique*.Les uns out soutenu l'affirmative, les autres— eu bien petit nombre, il est vrai,—se sont inscrits en taux contre cette solution.Mais dans le temps même que, d’un côté, on cherchait ù paralyser le uiouvemeut littéraire inauguré par les Etudes jdii/usoplinjues de Al.Et.Parent, VHistoire du Canada, de Al.F.X.Garneau, et Charles Guérin, du M.P.J.O.Chauveau,—d’autre part, des ouvrages vraiment nationaux, comme les Léyendc* Canadiennes, Jean Jtivaid, Pures-tiers et Voyageurs, les Anciens Canadiens, etc., mj frayaient dans le public une voie large et sûre, et réduisaient â néant les arguments passionnés et les jugements erronés des détracteurs de la littérature canadienne.Quoi qu’on en dise, nos mœurs et nos habitudes ont un profond cachet d'originalité; elles ne sauraient être confondues avec celles d’aucun peuple.—Attachement inalterable à la foi catholique, autour sincère da pays, , attrait irrésistible pour le merveilleux, goût inné pour tous les divertissements honnêtes : tel est aussi ce qui forme encore la meilleure part des qualités de notre nation.“ Le Cmmdieu, comme scs pères, “ Aime à chanter, s’égayer.“ Doux, aisé, vif en ses manières, “ l*oli, galant, hospitalier, “ A son pays il ne fut jamais traître, “ A l’esclavage il résista toujours ; “ Kt sa maxime est la paix, le bien-être “ Du Canada, son pays, ses Amours I ” Ainsi s’exprimait,—il y a déjà longtemps, —M.G.E.Cartier, devenu depuis un des premiers hommes d'Etat do son pays.Souhaitons de toujours pouvoir dire avec le poêle,—ne fût-ce qu’eu des vers aussi faibles,—que nous avons su conserver intactes toutes les parties du précieux héritage que nous ont légué nos ancêtres.S’il arrivait, par malheur, que nous lussions tentés d’en laisser quelques débris importants aux ronces du chemin, les Anciens Canadiens seraient là pour nous l'aire rougir de notre insigne lâcheté, et nous apprendre comment nos pères préservèrent de tout naufrage leur loi, leur langue, leurs institutions, leurs mœurs, leurs lois, leurs usages, etc.On aime à retrouver dans l’œuvre de M.de Gaspé ces souvenirs de collège, qui nous charment encore ; cette vie de l'amiHe, qu’on n’apprécie au parfait que quand on est forcé de lui dire adieu ; ces fétus populaires, auxquelles nous avons pris part ; cos combats glorieux, dont le récit nous enthousiasme toujours ; ces chansons qui nous égayent et ces romances qui provoquent en nous l’attendrissement; enliu, — et pour abréger,—ces légendes et ccd contes,*— histoires de sorciers et de revenant.',—qui produisaient un effet si puissant sur nos jeunes imaginations, aux jours trois fois heureux de notre en tance.Al.de Gaspé doit, sans doute, à un esprit brillant et juste, à une imagination vive et gracieuse, à uu goût sûr et délicat, le talent de narrer avec clarté, naturel et précision, lie décrire avec fidélité, sans prétention et sans recherche, de peindre, en un mot, d'après nature; mais,son origine aristocratique, son éducation, la position qu’il a longtemps occupée dans le monde, ses alliances et ses relations avec les plus nobles familles du pays, lui ont singulièrement porté secours.Betit-tiis d'un capitaine dans la marine du la colonie, en rapports de parenté ou d’amitié avec les familles de Beaujeiq Casgrain, Baby, de Lanaudière, etc., il a pu recueillir, aux sources les plus directes et les plus sûres, tout ce qui s’est passé de mémorable pendant les dernières années de la domination française en Canada.C’est une bonne fortune dont peu de Canadiens peu eut se flatter d’avoir joui, et dont personne, peut-être, n’eût su mieux profiter que AI.de Gaspé.Si le roman dont nous sommes redevables à cet auteur distingué, n’en fournissait une preuve très-ample, on pourrait encore la déduire facilement des iVotrs mêmes qui se trouvent à la tin des Anciens Canadiens, et qui formeraient, à elles seules, avec un peu plus do luxe typographique, un fort joli volume.A joutons qu’elles n’augmentent pas peu le mérite, déjà très-grand, du roman qu’elles accompagnent et qu’elles expliquent.Seigneur de St.Jean Port-Joli,—au temps où le système féodal tlorissait encore,—Al.de Gaspé a été à même, en outre, d’apprécier le peuple avec justesse, de remarquer les légers défauts qui le déparent, et d’admirer les solides qualités qui le distinguent.Aussi voit-on que, si, d’une part, il aime,— faiblesse bien pardonnable !—à nous prés ou- ter la féodalité sous le jour le plus avantageux,—d'un autre côté, il so moutre constamment animé d’ui.véritable amour pour le peuple.Malgré le rôle nécessairement humble qu'il joue dans le roman, José est peut-être, «le tous les personnages des Anciens Canadiens, celui que l’auteur a peint avec le plus de sympathie, de soîu et do bonheur.C’est, au reste, une des qualités les plus remarquables de Al.de Gaspé, que le talent de tracer des portraits si vrais, si pleins de vie et de mouvement, qu'un reconnaît pour ainsi dire les originaux que l’écrivain avait ou vue dans l’exécution de son œuvre.Qui n’a entendu parler, en effet, de AI.dTlaberville, ce type du père inflexible, mais bon, du chaud patriote et de l’homme vindicatif ?Qui n’a connu Madame dT labcrvillc, ce modèle de la mère chrétienne, affectueuse et dévouée Y Qui ne s’est rencontré avec Jules, ce lutin bouillant d’esprit, étincelant de gaieté et rempli de générosité Y Qui ne s’est trouvé en face il'Arche de Locheill, cet homme qui met l'honneur avant tout ?Et l'oncle Raoul ?—il est vraiment de tous les pays et de tous les siècles.En est-il de même île Blanche dTIaber-ville, cette jeune tille si noble et si sublime dans son dévouement et ses vertus ?Si cotte fraîche et pure création n’est pas uu simple produit de l’imagination de Al.de Gaspé ; si ce type a réellement existé,—-comme le prétend fauteur, et connue nous le croyons volontiers,—ne tend-il j>as à prouver une fois de plus, ainsi que 1 a lait remarquer Al.Chauveau, que Io vrai n’est pas toujours vraisemblable ?Quoi qu’il on soit, Blanche dTlaberville LK CO!'H HIER Dll CANADA de personnes des autres paroisses s'étaient fait un devoir de venir donner une der- que toutes estimaieut et qui bieii des ’ Pelletier, curé de Stanfold, qui officiait, lu polémique que nous avons eue avec i— —-1.gcrvice.Et dire Louis Pothier, curé de Warwick et Pa- nière marque de sympathie à ce prêtre que toutes estimaient fois leur avait rendu que parmi cette masse de spectateurs, il n'y avait pas une figure qui ne portât l'expression de la tristesse et du deuil le plus profond ! Que de pleurs j'ai vus couler ! ! Que de sanglots j'ai entendus ! ! Ah î il eut fallu être bien troid pour n'ètre pas touché a la vus d un semblable spectacle.Et cet hommage du cœur, rendu par cette foule immense, ôtait certainement le plus bel éloge que de bous paroissiens pussent adresser à un bon curé.Us ont montré par là qu'ils ont su apprécier le mérite d'un prêtre qui, toute sa vie, fut leur modèle et se sacrifia pour leur bien.11 aurait fallu être bien aveugle aussi pour ne pas remarquer les qualités de ce digne prêtre.J‘en appelle à tous ceux général, qu'une assez grave indisposition empêcha de s’occuper activement de la j cérémonie ; les révérends MM.Narcisse • « ^ « « î • % % .L'«\|M)niiioii Dublin.Nos lecteurs se rappellent, sans doute, mase Morisset, ex vicaire à Somerset, qui agissaient comme diacre et sous-diacre ; aussi les révérends MM.P.Sax, curé de Saint-lîoinnald, J.M.Bernier, curé de Saint-Ferdinand, F.Brunet, curé de Sainte-Sophie, et F.X.Plarnon-dou, vicaire à Saint-Koch, qui faisaient chantres.On remarquait encore les révérends MM.llyp.Suzor, curé de Saint-Christophe, Cyrille Bochet, curé de Tingwick, Jos Bérubé, curé de Saint-Flavien, Jos.S.Martel, curé de Sainte-Julie, P .Roy, curé de Saint-Norbert, Dainase Matte, curé actuel de Saint Calixte, et Edmond Langevin, secrétaire du diocèse, qui fit l'absoute, après avoir dit quelques mots.Ce fut un moment solennel et saisis- le Pays au sujet de l'exposition île Du hlin.Le Pays, sur son dernier ni méro, revient sur cette question dans un article qui a pour titre : “ Le Courrier du leurs, disait-il, la montre du Canada était déshonorante ; elle n'était rien du tout même à côté de colle d’autres colonies bien inférieures.Je lis ainsi le tour sans le découvrir (le département canadien) et j'arrivais à la conclusion que, peut-être, il n’y avait pas eu de place pour lui, lorsque après avoir traversé la gallerie de l'Inde, de la ^ ^ Chine et de l’Australie, j’aperçus^ à mon Canada enfoncé." 11 parait, à entendre grand orgueil le mot u Canada, ” loin notre confrère montréalais, que, cette dans un recoin.On l’avait eu- foie, nous sommes bien et dûment désat- 1 ^hé (le département canadien) dans un trou plus Ou* que la Nouvelle-Zélande et l'ile de Vancouver.” lit sienne, et qui sera toujours une lan- ; 44 éteinte ; ce sont les symboles .le guo vivante et parlée puisque toujours 44 qu'il y a de plus vivace tl;ins ° elle s’en servira.Elle la marqua d’un j44 âme, de plus auguste dans inu, cachet divin, l’enrichit d’une foule de 44 rances.Le vandalisme iiioder,,^* mots et d’expressions nouvelles, rajeunit 44 non-seulement à mes ymix uni.j* et ennoblit colles qu’elle conserva ; elle 44 1 ité et une sottise, c’est de ,,|llsU*H lui communiqua une lucidité inconnue 44 sacrilège.” h UI1 jusqu'alors et quelque chose de cette II i*sr enfin un art, le plus cliur,nH qui ont eu des rapports avec lui, et sur- saut, quand, à la fin de l'absoute, le tout à tous ceux qui eurent le bonheur révérend M.Jus.Martel, son parent et d'être au nombre de ses amis, et je pense son ami, s'approcha du cercueil où son qu’il n'y aura qu'une voix pour rappeler bien-aimé confrère était exposé, pour lui avec bonheur sa politesse exquise, ses rendre son dernier et pénible service, eu prévenances continuelles, sa gaieté fran- le dépouillant de ses vêtements sacerdo-chc.sa conversation spirituelle, sou ca- taux et en le couchant dans sa dernière ractère aimable, sa grande franchise, sa demeure pour y attendre, en paix, le charité sans borne et surtout sa rare moment de sa résurrection.Que de tris-piété.tes émotions cette simule et touchante Il possédait de plus à un haut degré cérémonie excita dans le cœur de tous le rare talent de savoir réprimander les assistants.sans choquer ; et que de réprimandes! Enfin, le cortège funèbre se mit eu n’a-t-il pas faites, car il ne faut pas ou-1 marche.On déposa le corps dans le blier que, quoique bon, il savait être vi- caveau de l'Eglise, et longtemps encore filant, énergique, et ferme.C'était après la cérémonie, on voyait, agenouil-daus la prédication surtout qu'on remar- lees, au lieu où était déposé leur cher et quait facilement qu'il possédait ces grau- vénéré pasteur, des personnes pieuses des qualités.D'une élocution très-faci- (qui répandaient devant le Seigneur leurs le, il savait instruire ét détendre hardi- larmes et leurs prières pour le bonheur ment les bons principes qu’il était char- de celui qu'elles avait tant aimé, gé de faire prévaloir.Et certainement | qu'à sa mort, il pouvait dire, comme saint Paul, sinon dans la même mesure 'C'Bo-n u m certa nie n ce rta v i.Tout dans sa personne prévenait en sa faveur : sa voix, son regard, sa tenue, ses manières, tout le faisait aimer.Je n'oublierai jamais surtout ce regard vif et intelligent au suprême degré, qu’il me fut donné de contempler tant de lois ! Et tous cela est fini.H ne reste piusàr contempler qu'un pauvre cadavre sur lequel la mort a exeicé de terribles ravages ; ou dirait qu'elle s'est étudiée à le défigurer î M.Matte avait demande de faire son purgatoire sur la terre, et je crois qu'il a été parfaitement exaucé.Ceux surtout à qui ii fut donné d'être les témoins de sa longue et cruelle agonie de 1- heures, n'opblierout jamais cette expression d'infinie douleur répandue sur sa figure ; et, malgré cela, il avait encore des regards de sympathie et des paroles d adieu pour ses parents et ses amis qui 1 environnaient ! C'est que, si ses soufirauces étaient excessives, sa patience, sa résignation et se piété furent admirables en tout temps.44 Mon Jésus, miséricorde, telle fut sa prière favorite pendant sa maladie, et quand il ne pouvait plus la réciter seul, il se faisait aider.Il avoua avant sa mort que sa dévotion particulière avait été la dévotion a son saint patron, St.Joseph, et qu il espérait ier-ruement entrer au ciel par son intercession.Aussi, St.Joseph ne l'a pats oublié.11 est mort le mercredi, jour dédié à St.Joseph, et pendant l'octave de la tète du patronage de ce grand saint.On ne saurait dire toutes les prières qui ont été faites en l'honneur do St.Joseph pour sa conservation ! Mais il était écrit que ses combats et ta peine étaient fiuis l Et sa prière fut plutôt exaucée que la nôtre ; c'est ce qu il lit .\ ___î.,: çouné, et qu'il ne nous reste plus qu’à lui demander pardon de l'avoir contredit.C'est ce que nous allons voir.Le Pays publie, à l’appui de son jugement sur le compte de l'exposition de Dublin et sur la manière dont le Canada y était représenté, une lettre de M.l’abbé Thomas Chaudonnet.Le brave homme de* rédacteur ne s'est seulement pas aperçu que cette lettre nous donne raison et contredit ses assertions et celles de ses correspondants sui les points principaux en litige entre lui et nous.logique que le christianisme possède à et le plus puissant de tous, celui < pond lu mieux aux besoins j l’âme, qui exprime le mieux nos L* vl UUQ.un si haut point, en la débarrassant de ses inversions, de son allure emphatique et contournée.Far une conséquence toute naturelle, Comme ou le voit, M.l’abbé Chan-1 la littérature et l’éloquence participèrent donnet que nous tenons pour bon juge ¦ à ce mouvement ascensionnel ; elles et pour juge désintéressé contredit sur s’imprégnèrent profondément de l’esprit tous les points importants les assertions religieux et par là réalisèrent la plus des correspondants.haute expression du beau, ce divin re- M.Perrault disait 44 que le Canada flet du vrai, cette fleur dont le bien est était représenté à demi et occuppait, le fruit et qui agit avec une force tonte-grâce à l’insigne négligence et au inan- puissante sur le cœur de 1 homme.Ea quede patriotisme de ses commissaires, versification antique, fondée sur la le coin le plus obscur dans tout l’édih-1 mesure ou la quantité tut aussi transfor- me eu une versification toute nouvelle, ; M.Grant disait quo *4 la montre du I fondée sur l'assonance et le nombre des ., .I Canada était déshonorante; qu’elle n'était syllabes.C’est ainsi qu'aux yeux d’un \ oici la lettre, dont .oit i i en ,>a*- ^ du tQUt mùme :x je cei|G d’au- observateur attentif, le moyen-âge n'ap- èant nous u entendons coiite»ter mil e-.g co,onie8 bien inférieures ; que le parait pus tant, en toutes ciioses, une , ., .1 departement canadien était cache dans époque cicatrice, que comme un est adressée à M.Perrault, une des deux 1 ., • n; „ •» k ., , n i /> i • un recoin, dans un trou plus luis fine la charge par Dieu du îolo plus uimcilc autorités sur lesquelles le / ays ae tondait ,, , , , , »r 4?' Hinl » ,potl .nnr 1 ,, , , Nouvelle Irlande et 1 île d
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