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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 3 juin 1868
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1868-06-03, Collections de BAnQ.

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j9èmé année —— QUEBEC, MERCREDI JUIN 1868 Numéro' 50 till a lut Lia JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.t JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.el Hlèclo.relise et le siècle, telle cat la grave |ft fois religieuse et eocmle, 1ue8L|.’ Mermilloil, üvôque d’LLébron, qUe;iMiTrê de Genève, a traiiôo, dans une r iïneo donnée dernièrement à la &' d'Emulation de Bruxelles.1 ITL défraie contient dans eu derme II 4l levant vous ?Elle est en ccb quel- I Générale contient uanB«» um-uioi PL,, !o texte de cette remarquable KLacnte causerie du grand orateur Lcn Nous en détachons les frag-„.-Us ulus importants, ceux surtout fûvoqne rts.,,.» lolu !Léede sa magnifique conference : lk “je vous arrive peut-être avec une , üie t'Htiguéo une poitrine briséo, mais V frêles et chétifs organes qui sont au Lire de la pensée deviennent cepe» i puants quand ils secondent u.Uir qui se trouve on présence d Intel Lices disposées à la comprendre.IjeTÙrc une mes forces ne trahiront ni volonté, ni ma tendresse, ni mon ", irane.(Applaudissements.) » Maiiiteuani, quelle est la question «ne je vais poser devant ' Jinots que j’m donnes pour titre a ‘i!te conférence: L'Eglise et le aiecle.C’est tout un monde d’idées, c’est tout îhOcéan sur lequel nous devons nayi-?;er, c’est tout un ensemble do pensées -ceie dois dérouler devant vous.Nous Lues, nous serviteur des consciences K des âmes, nous n’avons pas le temps de préparer nos discours, nous allons m cœurs, comme l’homme dévoué et -fatigable court aux incendies, au péril, dévouement.Nous ne cherchons ¦s, la littérature ; mais si parfois nous t rencontrons un peu sur notre chemin, rêvons eu otonuez pas.Notre divin fiUitre n'a-t-il pas dit : “ Cherchez d'abord le royaume de Dieu, et le reste Tiendra par surcroît.” " Lo siècle, quoi est-il ï E6t-ce un en-:emi ou un ami de l’Eglise ?l'Eglise i-telle pour ce siècle de la haine ou de s tendresse?Vous le voyez : je pose Ixtinidiateuiuiit la question sous sa for-[ieia plus visible, la plus ardue j’ose dire la plus téméraire.•• Voua savez comment l'Eglise avait Iréforuié la vieille Europe, que noue ap* l'dions la république chrétienne ; coin* lümt elle l’avait faite si grande et si Kilo malgré ses décadences et ses abais-K'jients, si puissante malgré ses taibles* fe-etees défaillances; vous il'ignorez |py comment l'Eglise a relevé les ruines de l’empire romain, broyé par le torrent Jto invasions ; comment, de cette décré-ipitnde mêlé à cette barbarie, elle a tait jsiilir les sociétés fécondes du vue, du tneet du ixo siècle ; vous savez coincent enfin les germes qu’elle y avait jetés èe sont épanouis, au moyeu Age, en lîoraisuns gigantesques et magnifiques p la science et du travail.Je dis mu* rnifiquoF, parce que ces créations du pf'Ven âge avaient d’admirablcB grandeurs ; parce qu’il y avait alors des ictumes comme saint Thomas d’Aquin, finissant cette domine théologique qui à l’horizon des esprits ce que la ca-iédrale de Cologne est daus le monde tfehitecttirai ; des hommes comme saint Struard, soulevant Icb populations en-*^0U6ia6tes et les jetant avec une idée wpied du tombeau du Christ.Les piples élevaient alors à lour Dieu et à fwrs libertés ces morveilletisoe basilines et ces hôtels do ville que nous ad-\hoii6 ot (iue nous sommes impuissants uniter.Des décadences et des abais-•tnenta de l’empire romain, l’Eglise a ¦lit cette grande chose du moyen àgo.pouvez essayer de la uier dans le Kvsent, mais non dans le passé.Elle a Nia plus grande, la plus snblimo ou-Mèro des temps écoulés : Oui, l’Eglise ^ une grande ouvrière, vous pouvez °* disputer le présent, tna.s vous ne pouvez lui ravir le passé.(Applaudis-^üietue.) ’ Maintenant elle doit s’armer pour la Qui peut s’y soustraire dans ce j-,ndo ?i£lle a soulfert la contradiction.paig no la rencontrez-vous pas aussi lQ8 votre vio littéraire et politique 1 'e roncontrée-vous pas dans vos agita* et vos émotions et jusquo dans les b'es les plus douces du foyer domesti- h j.ha lutte est partout.Pourquoi TglifcC ne la 6ubirait-ello pas à sou jQr f ” r I Ici l’éminent orateur parle des vicissi-Mco de l’Egliso pendant le xivo, le p°lo xvio, le xvne et lo xvme siècle ; r airivo ainsi à l’époque do la Terreur ; éprend ainsi : I 11 y unt je ne sais quelle confusion b quelle agitation profondo ; des idées |ca:tnt en lutte dans les âmes.Des J^nes montèrent en foule sur' l’éeha->11,1 6aug innocent et pur fut mêlé J1! *ang corrompu et coupable ; on a hi fois dus supplices et des marty- ^ y a eut cependant, en lin do ^‘l'b, une conquête.Par doià cotte '••quôto du la Terrour, lo xixo siècle ' j il se leva d’uno façon étrange.Voyait alors quo la Papaiitô était jQto, quo l’Egliee1 catholique était en *ne di8eoiutiôu ot no pouvait échap h a m,ort*.C’était uno période do dé • A l’horizon, ancun bras no si pomme dans tout mouvement so- J levait pour la défendre dans le raou veinent des idées et des livres ; aucune plume éloquente ne lui prêtait ses services ; dans 1 o’dre social, l'ancienne protection des souverains lui faisait défaut ; dans l’ordre populaire, quelques martyrs énergiques et ignorée continuaient seuls à lui porter le témoignage de leur foi.Il paraissait qu’il ne restait plus à l’Eglise qu’à subir les conséquences de cet abandon lorsque s’ouvrit le xixe siècle.Siècle donnant ! Il vit surgir tout d’abord quelques-uns de ces hommes providentiels, chez lesquels on voit les dessins de Dieu sur l'humanité marqués en signes éclatants : ces hommes, je veux vous k*6 signaler.Lo premier, c’est Joseph de Maistre, qui, au pied de l’é-ch ifaud, en face de 1793, écrivait: u L’esprit religieux renaîtra ; il produira ” des merveilles.” 44 Puis, comme à l’appel d’un prophète, un hardi capitaine, qui avait conduit sa vaillante armée au pied de6 pyramides, revient victorieux.I) trouve la France ensanglantée, il connaît à peine la religion, mais il sait que la religion est une force, il n’ignore pas qu’un penile incrédule est difficile à gouverner, iedoutant l’impuissance du gouvernement, il s’en va chercher à ltome ce.vieillard élu dans le conclave de Venise, sous la protection des baïonnettes russes, Ce hardi capitaine dit a cc vieillard, Pie VII : “ Traversez l’Europe, 44 venez me donner la main sous les voû-44 tes de Notre Dame.” 44 C’est encore Chateaubriand, prenant, au sein des ruines, sa plume et écrivant le Génie du christianisme, ce cantique des temps nouveaux, chantant le retour de l’exil.Le6 âmes, émuet comme par quelque chose d'inaccontu-me, d’inouï, 6ont saisies, remuées, entraînées par cette poésie.44 Puis encore, l’abbé do Lamennais qui, s’enfermant dans une bibliothèque, se met en contact avec mon compatriote, Jean-Jacques Rousseau, le lit, le dévore, et trouve dans les sillons de sa pensée les germes de l’avenir des temps modernes.Il écrit VJ'èssai sur l'indifférence en matière de religion, pages de logique et de llamme qui vont secouer l’humanité dans sa torpeur.44 Voilà le monde moderne qui surgit.Le concordat trançais est conclu ; la religion renaît triomphante, i-lle a des plumes pour la défendre : la poésie, par Ciiateaubriaud, la philosophie, par de Maibtre, la théologie, par Lamennais.Le monde étonné regarde ; lui qui a vécu loin de ces idées nu peut s'en rendre compte.44.C’est quelque chose de mer- veilleux et qui doit vous saisir quo ce retour de notre siècle aux croyances des anciens temps.Pouvons-nous dès lors voir en lui un ennemi ?Non.Je dirai : il est un exilé, qui n’a plus qu’un souvenir confus de sa patrie, mais qui l’aime encore, ii ne connaît pas la religion, mais il en a les aspirations ; il ne vient pas à nous comme un adversaire ; c’est une erreur de le traiter comme tel.Sans doute, il y a des adversaires.Je sais qu’il y a des hommes qui ne veulent pas de nous.Il y a des hommes qui ont leurs convictions arrêtées, qui sont puissamment organisés, et qui e’énorguoillis-sent de leurs lumières et de leurs liber tés : ce ne sont pas là des ennemis qu’on puisse mépriser ; et c’est cependant ce qui fait notre force à nous.Quand nous les regardons, nous sommes d’abord é-iiius ; mais quand noti6 les considérons plue atten .veinent, nous sommes tiers, parce que nous 6enton6 que nous ne combattons pas des enfants.u.Notre siècle pose trois pro- blèmes principaux.Le premier, c’est celui que j'ftppellerai le problème politique, le problème du pouvoir, de sa forme extérieure ot de son organisation.C’est un problème dont l’actualité ne peut être niée et auquel nous essayerions vainement d’échapper.Quel est lo point de jonction, quel est le trait d’union entre l’autorité et la liberté ?44 Le second problème qui sc pose dans les temps modernes, e’est celui des rapports de l’intelligence et de la croyance, de la science et de la foi.La science est évidemment un prodige ; elle a fait des conquêtes magnifiques.Nier la puissance de la science, c’est nier l’éclat du soleil.Si nous le faisions, nous serions stupides, permettez*moi de le dire.Quand on nous accuse d'avoir pour de la science, on nous lance une accusation niaise.Pourquoi en aurions-nous peur ?je vous le demande.Ne sOinmes-nous pas nés an siècle d’Auguste, on pleine lumière ï N'avons-nous pas recueilli la science dans la robe de nos moines au moyen-Age ?N’avons* noufl lias ouvert dos écoles et des universités i D’ailleurs, Benoit XIV, un grand pape, n’a-t-il pas dit, dans une bulle incomparable, quo le plus grand mal de peuple, c'est l’ignorance ?Voilà ce quo Benoît XIV a affirmé au xvnio siècle, alors qiio surgissait cette philosophie fausse et dédaigneuse qui, par la bouclio de son oracle suprême, Voltaire, proclamait l’indignité des manants.Dans ver en Belgique, pour montrer que dans votre libre pays vous avez créé une université catholique.Il in’est doux do saluer ici l’Université de Louvain.(Applaudissements.) # “ La science doit-elle tuer la foi ?La foi doit-elle s’appuyer sur la science ?voilà la seconde question.u II y a une troisième question, question capitale, terrible, menaçante, gouffre béant 60us nos regards ; e’est la question sociale, la question industrieli.ea la question ouvrière.Au fond, e’est la vraie question, il n’y en a plus d’autre.II y a donc trois problèmes que le xixe siècle est appelé à résoudre, trois problèmes puissants qui, comme un sphinx, se dressent devant nous : la liberté et l'autorité ; la science et la foi ; enfin la question du patron et de l’ouvrier, du capital et du travail, si vous le voulez.“ D’oii viendra lu soutient L’Eglise est-elle impuissante à la donner?N’est-elle plus qu’une arriérée dos temps passés, une légende i Ne faut-il plus y voir qu’une cathédrale mystique, une auréole antique, une splendeur architecturale, comme Saint-I’ierre de Romeou le dôme du Cologne ?Est-elle désormais incapable de rien faire, de rien corriger, de rien innover dans les temps modernes?Toute la question est là.“ Eh bien ! l'Eglise ne recule ni devant l’autorité, ni devant la liberté ; elle reconnaît hautement la nécessité de ce;: doux éléments de toute société bien ordonnée, et loin de les sacrifier l'un à l’autre, elle s’efforce de les concilier eu leur assignant respectivement leur mission légitime.Pour quo l'autorité acoui-plisso cette mission, qui doit-elle respecter, sinon l'idée religieuse ! Là où le respect lait défaut, l’autorité disparaît.Si les cheveux blancs ne paraissent plus au foyer domestique entourés de cette auréole devant laquelle les enfants s’inclinent, vous avez beau faire, vous n’aurez plus le respect de la paternité, le respect des traditions, le respect de la grandeur.Ainsi, quelque organisation que vous donniez à la hiérarchie politique et sociale, quoi, que vous fassiez, vous ne pouvez pas vous passer de respect.Sans respect, vous ne créez aucune société.En dehors de l’autorité acceptée p^r le respect, il n’y a (pie ie droit du r; ccès, de l’habileté et de la force ; et je veux croire que nous ne sommes pas encore assez abaissés pour nous courber humblement devant l'habileté, le succès et la force.(Applaudissements.) u Mais il n’y a pas seulement que l'autorité, il y a la liberté.44 La liberté est une grande chose.Dieu* m’a crée libre ; c’est une grandeur, c’est une beauté.Dieu ne s’est il pas exposé à la liberté de ma haine pour avoir la liberté de mon amour ?Ne s’est ii pat exposé à la liberté de mon insulte pour recueillir la liberté do mon hommage i Dieu m'a donné ma liberté ; il me l'a laisséo dans la sphère ou je me meus ; cette liberté, nous pouvons en user pour résoudre les problème sociaux : tout se réduit, à cet égard, à une question de mesure.44 Mais cotte mesure, elle est discutable ; vous aussi, hommes du siècle, vous la discutez.Eh bien ! souvent il arrive (pie pour assurer votre liberté propre, vous attentez à celle d’autres.Souvent vous entravez ta liberté de ma parole, la liberté do mon ministère et par 6iiite de mon dévouement.Est-ce que vos sociétés modernes ne posent pas tous les jours des entraves et des barrières aux ideeset aux institutions qui contrarient leurt tendant ces, ou, pour s’exprimer avec plus de vérité, contrecarrent les plans et l'action des hommes ou des partis qui les dominent ?Si je veux monter on chaire avec une corde autour de mes reins, si jo veux renoncer à la fortune de mon père terrestre pour répondre à l'appel de mon Père céleste et me sacrifier pour mes frères : bi je n’ambitionne qu’un bien, la liberté de la pauvreté, je rencontre parfois dans vos sociétés modernes mi obstacle insurmontable.Par conséquent, vous portez atteinte à ma liberté : alors l'Eglise se lève, elle vous dit : Si vous voulez la liberté de la haine, laissez-moi an moins la liberté de l’amour.Cette question pourrait être discutée et étudiée dans tontes 606 phases.Nous pourrions creuser bien d’autres problèmes encore.Quoi qu’il en soit, je suis convaincu que l'Eglise seule possède le moyen de concilier la liberté avec l’autorité.44 Je ne veux pas fuir uno objection qui se dresse devant nous.Vou6 me direz peut être : Mais vous avez l’Encyclique, vous avez le Mouve- ment d’attention.) Ce sont là de grands mots.Notre époque vit de mots.Il y en a qui lui font peur comme à un enfant.Il y a des siècles qui sont hommes.J’espère qu’à i)Ü ans, notre xixe siècle atteindra l’âge d'homme, aujourd’hui, nous sommes encore adolescents.Nous avons peur des mots, des mots de maitt- ucy .N _ on vivent.Nous ressuscitons les contes do nos temps modernes, quand on accuse *gô d’avoir peur do la scienco, il mt du traverser la France, d'arri- inortc, de Syllabus, d’Encyclique, de cléricalisme, de jésuitisme.Nos ennemis Croquemitainc avec lesquels on rrui6 endormait quand nous ôtions enfants.J’es-pèro qu’on 1890, le xixo eièclo, plue éclairé, n’aura plus peur ces mots.“ L’Encyclique, ie SyllabuB, qu’e?t-ce ?Pie IX est chef de l'Eglise.Il y a 200 millions d’àuies soumises à son autorité, et qui veulent lui être soumises.Cette prétention est bien pardonnable.Il y en a tant qui veulent être indépendantes, permettez à quelques-unes d’être dociles.A une époque comme la nôtre, époque de lièvre de démocratie et d indépendance, ne serait-il permis d’avoir la lièvre de la soumission,?Et ne nous accusez pas d' xgération ; ce serait crier au feu pendant lu déluge.Eh bien ! cette soumission est pour nous un acte de foi tout à fait libre et spontané.Le chef de l’Egl ise parle aux fidèles.Il leur dit : Vous pouvez exister comme individu, vous pouvez exister comme famille, vous pouvez exister comme société.Mais comme individu, comme famille et comme société, vous avez de3 devoirs.Vous devez respecter la vérité et obéir à Jésus-Christ.Ces devoirs, vous devez les remplir.Telle est la règle, et vous ne pouvez vous dispenser de l'observer sans renier à la fois votre qualité de chrétiens et vos saints engagements.“ Mais on ne peut se dissimuler qu’il y a des faits (pie vous devez aussi accepter.Vous vous êtes liés par des promesses, des serments ; vous avez pris des engagements légitimes : vous avez pu les prendre : je ne condamne pas vos sociétés actuelles.Remarquez bien que je ne prétends pas que le XVIu siècle soit la perfection plus (pie le XI Ile ou tout autre.Je ne prétends pas que le XIXe soit la perfection plus que le XXe a venir.Certains siècles se rapprochent par un côté de l’idéal chrétien et s'en éloignent par un autre.Dans cent ans, que pensera-t-on de nous ?Nos arrière-neveux auront d’autres idées, seront en pretence d’autres problèmes, auront besoin d'autres solutions.(a continuer.) IMc IX.Nous empruntons à une Revue littéraire les ligues suivantes.Elles plairont certainement, car les laits qui te rapportent à la vie de l’illustre Pontife qui gouverne aujourd'hui si glorieusement l'Eglise, offrent toujours un véritable intérêt et sont lus avec une pieuse avidité : Le Souverain-Pontife, que la vieillesse et le malheur doivent rendre 6acré, même pour ceux qui ne croient pas à sa mission, est d’uno angélique bonté, il a aujourd’hui soixante-quinze ans.Sa tête, aux mollos teintes de marbre, ne se détache point de sa robe d’n \ blanc laiteux ; seuls, les yeux noirs, fort vifs, d une explosion pleine de finesse, éclatent sur cette pâleur maladive.Tant et de si cruels soucis n’ont point éteint sa gaîté naturelle; un sourire sans contrainte est l’expression habituelle de ce doux visage.Il ne se regarde point comme un chef, c'est un pèro, lo saint père, le père de tous.Pie IX appartient à la famille des comtes Mastai Ferretti.Il est né le 13 mai 1792, à Sinigaglia, dans les Marches d’Ancône.Un des premiers exemples qui frappèrent ses yeux fut l’arrestation de sou oncle, l’évê ne de Pesaro, conduit à la citadelle de Mautoue par les Français.Dans toute la force de la jeunesse, à l’âge où il allait prendre une carrière, il était épileptique, et comme Pie VII, auquel il avait confié ses inquietudes, le pressait néanmoins d'entrer dans jus Ordres, et de se réfugier dans la prière, il crut à un miracle, et se voyant après quelques années délivrer d’une maladie réputée incurable, 6a piété s’en augmenta.L'abbé Mastai était humble, il dehorn comme desservant dans l’hospice de Tata-Giovanni ; il y resta jusqu’à 1S23, en devint directeur et quitta ses élèves pour accompagner Monseigneur Muzi au Chili, afin de prendre en mains les iutérèts des missionnaires ruinés par les révolutions qui desol.dent l'Amérique du Sud.Le voyage fut cruel.Une tempête sur les côtes do Catalogne, une arrestation à Palma par les autorités espaguoio: un abordage de llibustiers et une seconde tempête dans le Pacifique, mirent à l'épreuve lo courage des missionnaires.Cinq mois après le départ, ayant traversé la Oordilliore des Andes, marchant sans trêve nuit et jour, entourés de dangers, ils arrivèrent à Santiago, ot, malgré leur résignation, leur sang-froid et leur énergie, ils durent repartir sans obtenir satisfaction.Rentré en 1825 à Rome, lo pape Léon Xll fit Mastaï chanoine ot l'appela à la direction de l’hospice do Saint-Michel, à Ripa-Crande.Nommé en 1S27 évêque de Spolote, ii y resta cinq années.Ses ouailles s’associent au mouvement national italien pour secouer le joug des Autrichiens, et comme un général à la tête do trois mille hommes s’avançait pour mettre la ville en état de siège et réclamer qu'on livrât les insurgés, il sortit seul, U mitre en tète ei ia crosse à la main, et demanda qu'on lo laissât le maître de ramoner les coupables.Un commissaire délégué pour punir les re- belles restait dans l’enceinte de la ville ot venait, après enquête, lui soumettre la liste avant de l’envoyer à Rome.L’évêque de Spolote alla droit à la cheminée et la livra aux flammes.Nommé en 1832 évôqr.d’imola, sa charité devient légendaire ; il vend ses meubles, sou argenterie, engage ses émoluments pour soulager les pauvres, est surpris par lescardinaux dans un complet.dénument.Nommé cardinal on 1840 lil fut élevé trè'inopiné iient au pontificat en R io, un e mcurrence avec le célèbre LambruM Itini.Son élection est une des plus admirables dont l'histoire ait gardé le souvenir ; il y eut quutre jours de scrutin, et eoux qui lui donnèrent Tmio voix ne le connaissaient que par ses vertus, puisqu’il ne hantait jamais Rome.On se rappelle l’ivresso des premières années du pontificat, les réformes, les amnisties, la concorde et la paix, l’enthousiasme qui débordait, les députations qui venaient du monde entier s’agenouiller au Vatican.Le Pape devint l'admiration de l'Italie, son portrait se répandit à des milliers d'exemplaires; les juifs lui rendirent hommage et ordonnèrent dans les synagogues des prières en favour de celui (pii avait supprimé le Ghetto ; le sultan lui envoya le Cheker-Eflendi au nom de l'islamisme, et à Belfast, dans un meeting protestant, Grimehawve et Montgommerry, du clergé presbytérien, déclarèrent que le Saint-Père serait le régénérateur de l’Europe.11 était populaire tout en étant grandiose.il allait au chevet du pauvre, goûtait le pain des soldats pontificaux et le faisait manger, ajoutait au charbon noir sur un mur une réponse à une interrogation politique et séditieuse adressée à son ministre Gizzi, caractérisait par un mot alerte ut vif mutes les situations, et l'Europe entière s'associait à l’admiration qu’il soulevait en Italie.C'était le temps où M.Thiers, peu prophète, s’écriait à la tribune : 44 Courage ! le Saint-Siège et le Piémont sont appelés à être les deux grands instruments de la régénération italienne, le Pape en est l’âme, le Piémont en est le bras.” La république est proclamée en France, le Tyrol se soulève, Venise secoue ses fers, Charles-Albert marche contre Ra-detzki, et Pie IX est débordé.Rossi, son ministre, est assassiné ; le fer qui l'a frappé, couronné de fleurs, est exposé au café des Beaux-Arts.Le Pape quite Rome, la république est proclamée.Le 25 avril 1849, après une entente de la France, de l'Autriche, du royaume de Naples et de l’Espagne, les troupes françaises débarquent à Civitta-Vecchia.Le 30 juin, le colonel Niol, le même qui devait, dix-huit ans plus tard, devenu maréchal de France et ministre de la guerre, ordonner l’embarquement d’un nouveau corps expéditionnaire, allait porter au Pape, à Gaëte, les clefs de la ville de Rome.Le vainqueur de Tl»/ )doro«.Sir Robert Napier, qui vient de terminer si glorieusement la campagne d’Abyssinie, est né en 1810.Il est par conséquent dans sa 58e année.Il i/est allie que de très-loin au célèbre Sir Charles Napier, le héros et l’historien (le la guerre Ou ia Péninsule.Le père de Sir Robert était major dans le régiment dos ik Royal Engineers.” Sir Robert, né aux Indes, fut envoyé en Angleterre pour y faire son éducation.A l’Age de dix-sept ans, il entrait dans le régiment de son père où, à trente ans, il obtenait le grade ne capitaine.La guerre de Sutlej lui donna l'occasion de révéler ses talents et sa bravoure.Crée ingénieur en chef en 1846 et brigadier-major peu de temps après, ii fut chargé du siège de Kangrœ, dont le succès lui valut des ivmurciuieiits spéciaux et publics du la part du gouverneuiuut de l’Inde.Ii reçut une blessure grave au siège de Mooltan, en 1849.Sir Robert Napier prit ensuite une part active dans la guerre du Pundjab, et, devenu ingénieur civil en chef de cette province, il y exécuta de grands travaux publics.Des actions d’éclat, dans plusieurs expéditions dirigées contre des tribus rebelles, lui valurent en 1852 des hommes publies de la part du vice-roi, et le rôle éclatant qu'il joua pendant toute la durée de la révolte de l'Inde, un 1S57-5S, et surtout au siège de Luekâbw, lui fit conférer la croix de commandeur de l’ordre du Bain.En I860, ce fut lui qui commanda la 2e division du l’armée expéditionnaire de Chine dans l’affaire de Sinhoo.il était aussi à Tan ko, et, réunissant sa division et l’artillerie anglaise à la division française du général Oo’llihéau, il facilita la capture du fort de Takn, qui permit de marcher sur Pékin.Pendant la campagne do Chine, Sir Robert reçut deux fois les remerciements du Parlement.En 1861, il entra dans le conseil suprême de l’Inde et n'en sortit que pour prendre, on 1865, le commandement ou chef do l’armée de Bombay.Histoire d uo pauvre mendiant.A la porte d'uuu des églises de Paris, un vieux mendiant, connu sous le nom de Jacques, venait chaque jour, depuis nombre d’années, s’asseoir sur un des degrés du temple, et recevoir l’aumône.Il était triste et sombre.Il ne parlait presque jamais et se coutentait d'incliner la tète quand on lui donnait quelque chose.Une croix dorée se voyait tmr sa poitrine, quand ses haillons venaterrt à s ouvrir.Un jeune eccles^stique, M.l’abbé Paulin de., céluorait habituellement la messe dans cette église, et ne manquait jamais en entrant de donner sa petite offrande au pauvre Jacques.Issu d’une noble et riche famille, M.Paulin de.s'était consacré à Dieu daua le sacerdoce, et il répandait tout son bien dans le sein des malheureux.Saua le connaître, ie vieux Jacques l’aimait beaucoup.Un jour, l’abbé Paulin ne vit plus Jacques à sa place accoutumée ; et comme il remarquait que cette absence se prolonge dt, ii s'inquiéta du sort de Sun vieux protégé, et demanda son adresse pour aller le voir.On la lui indiqua, et un matin, après la sainte messe, il se dirigea vers la demeure de Jacques.Il frappa à la porte d'une mansarde, au 6e étage.Une voix alfaiblio lui répondit ; ii entra.C’était bien Jacques.Il était malado dans son lit, ou plutôt sur son mauvais grabat ; ie teint pâle, l'œil éteint.—44 Ah ! c'est vous, Monsieur l’abbé, dit-il au bon prêtre, quand il l'aperçut.Vous êtes bien bon de venir voir un mi- scruble comme mol.Je ne le mérite pas.—u Que dites-vous là, mou bon Jacques, dit l'abbé.Ne savez-vous pas que 10 prêtre est l'ami des malheureux ?D'ail- leurs, ajouta-t-il en souriant, nous sommes de vieilles connaissances.—k* Oh ! Monsieur, si vous saviez !.Si vous me counaisbiuz.vous ne me parleriez pas ainsi.Non, noti ; ne me parlez pas avec bonté ; je suis un misérable .maudit ue Dieu __ —44 Maudit de Dieu ! Y pensez-vous?Ah ! mon pauvre Jacques, ne dites jamais do ces choses-la.Si vous avez fait du mal, repentez-vous ; confessez-vous ; Dieu est la bonté même ; il pardonne tout au repentir.—Oh ! non ; il ne me pardonnera pas, à moi.—44 Et pourquoi donc ( Ne vous repentez-vous pas ?—44 Si je me repeus 1 si jejne repens I s'écria Jacques, en se levant sur sou séant, et en ouvrant des yeux égarés.bi je me repeus ! Oh ! oui, je me repens ; voici trente ans que je me repens.et cependant je suis nu maudit !.Le bon prêtre tâcha de le consoler, de l’encourager ; mais en vain.Uu mystère terrible était caché au fond de ce cœur, et le désespoir empêchait le coupable de découvrir sou crime.Enfin, vaiucu par la douceur, par la bonté do l’abbé de.le malheureux J acques so décide, et d’une voix étouffée, 11 lui dit ces paroles : 'k J’étais intendant du château d’une riche famille, lorsque la sanglante revolution du dernier siècle éclata.Mes fci maîtres étaient la bonté même.Monsieur le comte, madame la comtesse, ‘4 leurs deux filles et leur fils.Je leur devais tout : ma position, mon éducation, l’aisance dont jo jouissais.Quand vint la Terreur.jo les ai trahis ! .Ils étaient cachés.je savais où.; je les ai dénoncés pour avoir leurs biens, quo l’on promettait au dé-44 nonciateur.ils ont été condamnes à mort, tous !.excepte io petit Paulin .qui était trop jeune.” Uu cri involontaire sorti Je la poitrine du prêtre; une sueur froide coula sur son front.—44 Monsieur, continua le vieux 4k mendiant, qui n avait point aperçu “ l’émotion de son confident, Monsieur, 44 c’est horrible!.je les ai entendu 44 condamner à mort.Monsieur, 4* je les ai vu mettre tous les quatre dans ‘4 la chare t te.et j’ai vu leurs qua- *4 tre tètes tomber sous le couteau.44 Monstre ! monstre que je suis.Et 44 depuis ce temps, je n’ai plus de paix 44 ui do repos.Je pleure, je prie pour “ eux.Je les vois toujours, là de- 44 vaut moi.Tenez, il sont là, sous cotte 44 toile.Et on j al lant ainsi, Jacques montrait de sa main tremblante un rideau qui voilait un pan du mur.—k4 Ce crucifix ‘4 (iue vous voyez à mon lit, c’était celui »44 de Monsieur.; cotte petite croix 44 d’or, que je porte sur moi, c’était celle %t que Madame.avait toujours k4 avec elle.O Dieu ! quel crime ! “ quelle horreur ! quel rupeutir ! ! I ‘4 Monsieur l’Abbé, ayez pitié, de moi ! 44 ne me repoussez pas priez pour lo plus 44 criminel et lo plus malheureux des hommes !” Le prêtre était à genoux, près du lit, pâle comme un mort.Il resta près d’une demi-heure immobile.Fuis, se levant avec calme, il fit le signe de la croix, t » u .i i * » k u » k LE COURRIER DU CANADA et tirant lo rideau de la* muraille, il rit deux portraits.Jacques poussa un cri en les voyant, et eo rejeta sur son grabat.Le prêtre pleurait.# “ Jaques, dit-il d’une voie tremblante, 44 je viens vous pardonner de la pan de u Dieu.44 Je vais vous confesser.Et, assis près du lit, il confessa le vieux Jacques.Quand le moribond ont achevé : 44 Jacques, lui dit l’abbé Paulin Dieu 44 vient de vous pardonner.Mais.44 ce n es pas tout.moi aussi je vous 44 pardonne.pour l’amour de lui; 44 Car vous avez tue.mon j)cre.ma mère et mes deux sa urs '!! ” Les cheveux de Jacques so dressèrent 44 sur sa tête.11 ouvrit les lèvres; quelques sons inarticulés seuls en sortirent____Il s’affaissa sur son lit.Le prêtre s'approcha.Le mendiant était mort.CANADA : QUEBEC, 3 J U Ils’, lSfiS.La politique du pencralGrant.Le candidat de la Convention de Chicago à la Présidence des Etats-Unis, lo général Grant, a fait, en réponse à la délégation chargée de lui annoncer sa nomination, an tout petit discours qui peut donner uuc idée assez exacte du programme politique qu’il entend enivre si les suffrages du ] euple américain le portent au fauteuil de premier dignitaire de la République .44 Si jo suis, a-t-il d’t, a pelé à remplir les hautes fonctions »nr lesquelles vous m’avez désigné, j'apporterai à on remplii les devoirs h.même énergie, la même activité et la inouïe volonté que j ai ap- La lecture à vol d'oiseau que nou portées dans 1 accomplissement de tone avons faite de l’ouvrage ne nous permet les devoirs qui mont ete dévolus lus- .^ .,, .F r , .qu’ici.Vous avez eu raison quand P°r,not paa d entrer dans une apprécia- vous a» wZ dit, dans lo cours do votre tion detainee.Aous pouvons «lire ce- discours, que je n’aurai point de politi- pendant, sans crainte d’avoir à revenir que personnelle à fail e prévaloir contre sui ce jugement, que Y Histoire des gran* Près do la moitié de l’ouvrage est.rempli par l’histoire de la famille du chevalier Benoist, histoire intéressante à j dus d’un titre ; les autres familles qui ont l’honneur d’y figurer, ont toutes inscrit leurs noms sur les plus belles nages do nos annales : ce sont les d'Aillebout, les Lemoine de Longuoil, les Rigaud de Vaudreuil, les Bouclier «le Boucherville, les de Beanjcn, les de St.Ours, les Chartier de Lotbinière, les Juchereau Duchés-nny, les ue Gaspé, les Fleury d'Escham-bault, les Ilertel de la Frcaiero, les de Montigny, les de Lauaudièrc, les de Sa-laberry, les Baby do Ran ville.\otivelle% religieuses.Nous lisons dans le Nouveau-Monde d’hier : Mgr Grandin est parti ce matin pour la Rivière Rouge par voie do St.1 aul, Minesota.Sa Grandeur est accompagnée d’uuo troupe de prêtres missionnaires et d'aides dont nous avons déjà donué les noms.On peuso que cette troupe d’apôtres n'arrivera à sa destination quo dans deux mois.Los llévds.MM.Ritchot et Giroux, «lu diocèse de Montréal, accompagnout Mgr Grandin et s’arrêteront à St.Boniface, terme de leurs missions.des familles françaises possède à un aseez haut degré les deux mérites qui font la réputation d'un livre de ce genre: profusion de renseignements et élégance de style* Quant à la valour extrinsèque Sur un de nos derniers numéros, nous insistions sur l'opportunité d’une entente sérieuse entre le gouvernement canadien et le gouvernement américain pour empêcher l’incursion projetée dos hordes fénieunes eu Canada ou.tout au moins, en limiter les dégâts.Nous ajoutions que les lois internationales imposaient au gouvernement américain !'• bligatiou rigoureuse de veiller à ce que le Canada ue soit pas attaqué par des bandes urinées organisées sur le territoire américain au vu et su de tout le monde.Nous sommes heureux de voir un journal américain, le Neio-York Herald soutenir avec conviction la thèse de la répression.44 Nous ne pouvons oublier, dit-il, que l’honneur de ce grand pays est ici en question.Nous n'avons aucun désir de noue immiscer dans les affaires du féuia-nisrne ; mais nous ne pouvons pas laisser le îenianisme ou toute autre organisation mépriser nos lois et jeter le déshonneur sur la république.Nous ne pouvons permettre aux ioniens de faire de ce pays une base d'opérations pour porter la guerre sur le territoire d’un peuple avec lequel nous sommes en paix.Le Président Johnson est maintenant, grâce au fiasco de la mise eu accusation, eu position Je prendre vis-à-vis des féniens l’attitude qui convient.Comme premier magistrat de la république, il a de lourdes responsabilités ; mais comme politicien il est libre.Ses intérêts no le lient à aucun des deux grands partis politiques ; le devoir veut qu’il protège 1 honneur et la dignité de la nation.Tout ce que nous demandons—et nous avons le droit de faire cette demande—c'est que le Président, dans l’éventualité d’une nouvelle invasion ionienne, voit, à ce que la loi soit promptement et efficacement exécutée.Nous pouvons avoir nos rancunes, mais même ccs rancunes doivent être manifestées d'une manière digne.La flibusterie n'est paa digne d’un grand peuple." On ne saurait parler plus sensément.• — Il est depuis quelques jours rumeur quo M.Howland, ministre des revenus intérieurs, va être nommé lieutenant-gouverneur do la Province d’Outario en remplacement du général Stistead qui aurait manifesté l’intention de donner prochainement sa démission.la volonté du peuple.” Le Courrier des Etats- Unis, après avoir cité ce petit speech, qui ne brilic assurément pas par la clarté, ajoute : Pour qui sait lire dans la langue discrète de Ja politique, cela veut dire que j i y • i vi , ., » A S1 .,, r> * • j?* 1 dL 1 ouvrage, il nous suffira de dire qu i! le general Grant, s il est élu J resident, .° \ .1 .réduira strictement 1c rôle du pouvoir lrurvbien imprime et qu il est enncla exécutif à l’enregistrement des volontés d ,1Iie cinquantaine île portraits litogrn-du Congrès et à leur mise en action, pliiés, et d’une vingtaine d'écussons et Il n’entreprendra pas, comme Andrew j je facsimile, pour la plupart d’une exe- ,4?v,eîl!er a" salnï de *a ,Co“?- ! cution irréprochable.‘ , s il plaît au Congres de la de- Johnson titution chirei, ou de résister aux empiétements du pouvoir Législatif s’il lui plait de réduire l’Exécutif à néant.Il reconnaît formellement l'autorité absolue des chambres comme représentant en tout temps et en tout cas la volonté du peuple, et il s’engage à s’y soumettre aveuglément.quand mémo dans son opinion cette autorité prétendrait s’exercer contrairement à l’esprit où à la lettre de la constitution.jLes meilleures nouvelles nous viennent de différents points de la Province de Québec sur l'état des travaux de la campagne.Dans le district de Montréal et dans celui de Trois-Rivières, les semences sont terminées depuis longtemps U les champs ensemencés, présentent la plus belle apparence.Dans le district de Québec et les autres districts du bas du fleuve les travaux des champs ne .-ont nas aussi avancés, mais il n'y a encore rien d'alarmant dari6 ce retard qui a été causé par les dernières pluies.Encore quelques jouis d’une température douce, et il ne restera plus un seul c*b imp à ensemencer.Comme dans les districts du haut du fleuve, le premier grain seine a, en général, la plus levée.Espérons que les cultivateurs ue seront pas trompés dans leur attente et que le Canada sen* favorisé cette année d’une récolte asssez abondante pour faire oublier les désastres agricoles de l'année dernière.Nous regrettons d'apprendre, dit lo Nouveau Monde que Mgr.Desautels, euro de Va-rouues, a été frappé, vendredi dernier, d’un coup d’apoplexie très-sérieux.Les soins habiles «jui lui turent sur lo champ prodigués rappelèrent copeudaut assez tôt la connaissance et les toi ces du malade, et ou croit le danger passé.Chandler l’uni accompagné dana eà traite, et d autres ont suivi lo fn^ ment.Cet incident n’ re- wouve- vitû cm lui-rnôaïc ; suiiloinenï ^i'n» ?ra' pas être grand prophète pour prévoir u!!* es n-prouvus *0 forcît pa, faute 1er planter leur tente dans un autre cam, ’ qm ne demandera pas mieux de £ accueillir avec tous |C8 honneurs de j guerre.t oiiHell Général du lUrroau de I» Province d#* Quebec.Un supplément do la Gazette Officielle de la Puissance du Canada contient la nomination de Dion.John Hamilton Gray au poste d’arbitre pour la réparri-tion des dettes respectives des différents états de la confédération.Le même supplément contient la nomination officielle des sous-ministres des différents départements du gouvernement fédéral.Won veau-Br annwlck.Le6 derniers journaux d’Halifax don.nent comme certain le fait que le juge Wilmot, un des hommes les plus éminents du Nouveau-Brunswick et un des partisans les plus dévoués de la Confédération, va être nommé lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.• • • • * • — mm Une dépêche télégraphique des Etats-Unis nous apportent la nouvelle do la mort de M.J* mes Buchanan, ex-président de la république américaine.M.Buchanan était né en Pensylvau** en 1791 et avait par conséquent atteint sa 77ôme année d’existence.U fut élu président en 1850.Ai para vaut, il avait été successivement membre de la chambre des représentants, membre du Sénat ambassadeur à St.Pétersbourg et ambassadeur en Angleterre.——i mm - Un député de l'Ohio a présenté ce6 jours derniers à la chambre des représentants une résolution aux termes de laquelle un président des Etats-Unis ne pourrait être réélu et la charge de vice-président serait abolie.Association il*?* lo*t It incur*.La 34ème conférence des membres de cette association a eu lieu samedi dernier dans une des salles de l’Ecole Normale-Laval.L'assistance se composait de Thon.M.Chauveau, ministre de l'instruction publique, du Rév.M.Ohandonnet, principal, de M.l'abbé Albert Cliavigny de la Chevrotiêre, maître d’étude, d’une vingtaine d’instituteurs et des élèves-maîtres de l’Ecole Normale.Montréal, 30 mai 1SG8.Présents : William L.Felton, écr., C.R.Bâtonnier do la section du district de St.-François.Alexander Cross, écr., C.R.Bâtonnier de la section du district des Trois-Rivières.Mathew Aylward Ilearu, écr., Bâtonnier de la section du district de Québec.Gouzalvo Doutre, écr., B.B.L., Secrétaire Trésorier du Conseil Général.William Locker Felton, C.K., au fauteuil.Lecture est laite du rapport de la dernière séance du Conseil Général et le rapport est adopté.Lecture est laite du rapport aunuel du Secrétaire-Trésorier du Conseil Général.Proposé pur M.Cioss : Que l’état général des finances, eu date de ce jour, soumis par le Secrétaire-!résorier soit adopté et que le mou-taut dû par le Cuuseil Général soit réparti de la manière ordinaire sur chaque section, savoir : un tiers pour Montréal, un tiers pour Québec, un sixième pour Trois-Rivières, un sixième pour St.-François, et transmis aux sections pour recouvrement.l‘roposé eu amendement par M.Felton : Qu'au lieu du présent système do répartition qui était restée dans une des chambres et qu'aucun passager n’avait apportée.Il y avait deux chaloupes à bord qu’on mit aussitôt à l’eau, après quo lo bateau fut frappé.Comme on bo trouvait près do labou'o du lac, quatre personnes s’embarquèrent dans une pour aller chercher du secours.Cette chaloupe no revint pas, la force de la tempête l'empêchant de remonter.Plusieurs personnes sc précipitèrent dans l’autre qui Vêtait pas bien solide.Lo capitaine avertit les passagers de ne pas l'encombrer, car il périraient tous.Huit seulement s’y embarquèrent pour sc rendre rivage.11 y avait en tous vingt-sept personnes.Quinze se trouvaient donc sur lo troisième pont battu par la mer et qui menaçait à c* .que instant do se rompre.Par un bonheur iuespéré, le vaisseau qui était renversé toinaa et vint se placer on avant de ce pont, de manière à le protéger contre les vagues.Ces quinze naufragés parmi lesquels se trouvaient quatre femmes demeurèrent dans cette triste position jusqu’à quatre heures «lu matin, menacée à tout moment d’être engine tis par les Ilots.Ils n’avaient d’autre espoir de salut que celui d'être recueillis par quoique autre bâtiment qui les prendrait â son bord.On aperçut bientôt le bateau de nuit venant de Québec.Les quinze naufragés se mi: mt à crier et on sonna la cloche, un is iuutileiu :C.L’alarme ne fut pas entendue.11 fallut résigner de nouveau à descendre le tleuvc sur j hUPe cette frêle embarcation que les vagues coin- I farine.—Le» arrivages do fleur sur le » mençaient déjà à briser.La tempête u«- ra- j de Montréal sont très-considérables et ne troii ujours uvte vent point d'acheteurs.La superfine est cot/J ; cessait de à $0.10 et $0.25.N ° 2 $5.OU à *6 ü(i Des nue NOUVELLES Ü’ELJKOPE.(Pai io Télégraphe Transatlantique).-, ., , Loudres> 2 juin'.« ü.-puohes 1-09110* d’Abysbinia manrf.n.juc la giafinl Nupier est arrive à SenüfJVc U demaf °0,'P8 Ü*p6Jitl'J1~, ï Le graud jury u refusé de rendre uu »rr*.de mise en accusation eontre l’ex-gouverneu, i ^ j* 1q • • Le prince Napoléon est parti pour aff'vi si ter Bade.’** MARCHÉS l.K i^uKHEC.—Le prix de la farine ' superflue est tombé à 56.80.litres de l’Ecole Normale., 1,u“.ufu Pre,stul système cio reparution -w » *- i c to /ïi .Par *e!ue* Montréal et Québec paieut chacun MM.les professeurs J.13.Cloutier 1/8 et les Trois-Rivières et St.-Fraueois paient et D.McSweeney lurent chacun un essai, le premier sur l'importance de Y Arithmétique y et le second sur la Discipline dans les écoles.Dire que M.le Ministre a bien voulu demander aux conférenciers de publier leurs essais dans le Journal de VInstruction Publique et le Journal qf Education, dont il est, comme on sait, le rédacteur en chef,—c'est faire eu deux mots l’éloge du travail de chacun de ces deux excellents professeurs.Le sujet de discussion : 44 Serait-il à ‘ discipline, soient reçues et imprimées et mises i i.- i i » i en circulation, &c.propos de diminuer le nombre des con- 9 rançois paient chacun 1/3, un montant requis par le Conseil (jencrai boit assuré sur les différentes sections en proportion au nombre d’avocats résidants et pratiquant dans chaque section.L’amendement est perdu sur la division suivante : Pour : M.Felton.Contre : MM.Cross, Hearn, «le Niveryille et Doutre.La motion est ensuite adoptée sur ia même division.Proposé par M.f’rofis ot résolu unanimement : Que les règles préparées par le Secrétaire-Trésorier, pour servir de guido au Barreau et n ses membres dans leur conduite et Aux EtftM-Li.: , on compte, cette année.sur une récolte exceptionnelle de blé et de blé d lu Je.Les journaux d'Europe nous apprennent, de leur côté, que les moissons promettent beaucoup.Ces bonnes nouvelles ont produit une baisse considérable dans le prix de la farine, sur tous les marchés et en particulier sur les marchés du Canada.Bibliographie.Histoire des grandes familles françaises du Canada, ou aperçu sur U chevalier Benoist et quelques familles contemporaines : tel est le titre d’un beau volume de plus de six cents pages qui vient do s’ajouter à la bibliothèque historique canadienne-française.L’auteur n’a pas voulu faire connaître son nom eu public ; nous ne croyons pas cependant, commettre une indiscrétion en disant qu’on attribue la paternité de ce beau travail historique à un homme dont lo nom est familier à ceux qui s’occupent d’histoire.Comme lo dit l’auteur, dans son avant-propos, sou intention, lorsqu’il a commencé son travail était de limiter ses recherches â la famille du chevalier Benoist, personnage qui a joué un rôle assez brillant en Canada ; ce n’est qu’à la dernière heure qu’il e’est décidé à élargir lo cadre do son ouvrage de manière à y faire figurer, à côté do la famille du chevalier Benoist, quelques urms do ces grandes familles qui ont jeté sur notre pays un si bel éclat ; cette circonstance explique pourquoi l’histoire do la famille du chevalier Benoist occupe une si large place dans l’ouvrage.IS Histoire d^s grandes familles françaises du Canada acccuse chez son auteur une rare connaissance do l’histoire intime de notre pays : il y a sur chacune des familles dont il a entrepris de déchiffrer les archives, une telle abondance de détails, une telle précision dans leur coordination, qu’on dirait des annales écrites par un contemporain des personnages qui sont mis ou scène.férences et de changer l’époque où elles ont eu lieu jusqu’à ce jour i ” fut alors soumis à l’assemblée, et, dans un discours fort varié et très-intéressant, M.le Ministre M.Gros?donne avis qu’il proposera l'adoption d'un réglement pour requérir d'un candidat a 1 admission au Barreau d’avoir servi comme clerc, pendant au moins les derniers six mois, dans la section où il se présente.Proposé par M.Doutre et unanimement ré- exposa toutes les raisons qui doivent j 80iu : Qu’un règlement d’interprétation soit engager les instituteurs à reudre leurs « fait,*déclarant qu'il doit s’écouler six mois curé un ion s de Tl • * 1 exprima — r- - et i examen uo l'aspirant à la pratiqu.du corps enseignant apprécieront davan- > vant la section où il a termine sa cléricature.lentissait pas, le vent souillait toujours la même force.Le capitaine ne rassurer les plus craintifs et faisait toujours entrevoir des espérances de salut.Uauimés par cette confiance, les passagers ne perdirent pas entièrement courage.Enfin vers quatre heures du matin la joie brilla sur toutes les figures, quand l’on aperçut un remorqueur, V Ignatius Tylor, « j ui descendait le fleuve avec deux barges et qui les recueillit à sou bord.Il était grandement temps, car le pont sur lequel se trouvaient les naufragés craquaient do tous côtés.Ils arrivèrent en ville à 7 i heures du matin, remerciant tous la Providence de les avoir si visiblement protégés, en les sauvant d’une mort presque certaine.Les personnes embarquées dans les deux chaloupes so sont toutes aussi sauvées.Il y avait à bord du Yamaska 4-00 quarts do fleur, «*t 12 quarts de lard, appartenant à des marchands de cette ville et des campagnes voisines, uue tonne de molasse, trois grandes caiscs d’effets et un lot de cuir très-considérable.Un boni me de nom de S.Thiffeati «jui s’eu revenait des Etats-Unis a perdu dans ce naufrage son coffre d’outils et 8.300, ses épargnes de plusieurs années, qu'il contenait.Il y avait encore un magnifique piano tout neuf, appartenant à M.Jos.Gaudet, représentant du comté de Ai col et, mais heureusement on a pu lo sauver devant cette ville.11 est cependant un peu endommagé.Ou a retiré aussi de l'eau la plupart des quarts de fleur et de lard.M.L’Heureux ej-tiine la perte à Ü3,000.Ce malheur lui porte un coup funeste.Navigateur habile et entreprenant, il commençait à entrevoir l’avenir avec bonheur.Une seule nuit a sutli pour détruire, ses plus belles espérances.Lu public ue saurait lui accorder trop do sympathies.{Journal île Truts-Ri-vièret.) • j ineiiuiieurs a reuure leurs « iau, ueciaruui «ju u uoit s'écouler six mois en-plus eu pins nombreuses, tiers et consécutifs entre le dernier transport i • .i „ « d’un brevet d’une section à uue autre section espoir qii3 tous les membres .* „ .: ., J * et 1 examen do 1 aspirant à la pratique do- tage, chaque jour l'importauco de semblables associati s.M.Bruno Pelletier, président, fut prié de fournir au ministère de l’instruction publique une liste des instituteurs qui assistent régulièrement aux conferences.Nous pensons que l'hon.M.Chauveau, —comme il en a déjà donné la preuve, du reste,—estQtout disposé à ne ”•.oriser que des maîtres qui aiment leur profession, cherchent à en élever le niveau, et s'efforcent, en un mot, de la rendre pins effective ot plus populaire.—C’est excellent.L u de6 membres fit remarquer que, jusqu’à ce jour, il a été impossible à l’Association de savoir le nombre et les noms de6 instituteurs qui enseignent dans la circonscription de l’Ecole Normale-Laval, attendu que de tous les inspecteurs d’écoles à qui elle s’est adressée dans ce but, trois seulement (MM.Bardy, Juneau et Tanguay), ont satisfait à sa demande ; quant aux autres, ils n’ont pa6 mémo ou la politesse d’envoyer un simple accusé do réception ! Aucune décision ue fut prise, cependant, sur le sujet de discussion, à cause du nombre trop restreint des instituteurs de la campagne présents à cette conférence : il reviendra donc sur le tapis à la réunion du mois d'aout prochain.Des félicitations furent ensuite offertes à l’hon.M.Chauveau, sur'son élévation au poste éminent de Ministre de l’instruction publique de la Province do Québec, et des remerciements lui furent votés pour avoir bien voulu aisister ot prendre part aux délibérations de la conférence.—(Communiqué.) Bazar du Bon Parleur.On nous prie d’annoncer que la rallie des objets sur lesquels d« s hilUtBoit été achetés l’hiver dernier et depuis Foncer turc du Bazar, aura lieu ce *\»ir ei «L main, depuis 2 heures P.M., juMju’à l’ouverture du concert.Lundi, Sa Grandeur Mgr.Grandin, évêque missionnaire du Nord-Ouest, a laissé Montréal pour son diocèse.Résolu sur proposition de M.cio Nivcrvil-le : Que le rapport ylu Secrétaire-Trésorier soit adopté et publié partiellement sous la direction du Président et du Secrétaire.Et procédant aux élections des officiers du Conseil Général.Mathew Aylward Ilearu, écr., Bâtonnier do la section de Québec est élu Président du Conseil Général.Frs.X.Archambault, éor., membre do la section de Montréal est élu Secrétaire-Trésorier du Conseil Général.Triste accident.NAUFRAGE DU VAPEUR YAMÀSKA.\ endredi dernier, au matin, nous parvenait la triste nouvelle du naufrage du Yamaska, joli petit bateau-à vapeur faisant lo trajet cn-tro la ville et les parc.'Ses d en bas du district et allaut une fois par semaine à Montréal.Ce nautrage qui n’a été accompagné d’aucune perte de vies, est arrivé dans les circonstances si extraordinaires que nous croyons intéresser nos lecteurs en leur racontant tous les détails de ce malheureux accident qui a englouti dans une seule nuit toutes les épargnes d’un honnête, laborieux et estimable navigateur, le capitaiuo L’Heureux.Le Yamaska s’en revenait do Montréal jeudi soir et était dans le lac St.Pierre, lorsqu il rencontra vers onze heures et demie une bargo chargée de bois ot dont les voiles étaient à mi-mât.Elle avait toutes les lumières nécessaires et s’avançait dans la bonne direction, tenant bien sa ligno.La tempête était assez forte.Un fort vent de Nord-Est souillait sans relâche.Au moment où elle approcha le bateau à vapeur, elle prit le coté Nord au lieu du côté Sud.Le capitaine L’Heureux voulut 1 éviter, mais la barge frappa pres-qu’aussitôt le Yamaska dans lo coté, un peu en avant do la roue.Le capitaino, en entendant le choc, s’écria : 44 Tout est fini." Il descendit aussitôt dans la cale, mais en y arrivant il fut obligé d’en remonter immédiatement, car il y avait déjà plus do trois pieds d’eau dans le bateau.11 donna aussitôt l’ordre â tous les passagers de monter en haut, sur le dernier pont.Ils étaient à peine tous rendus, que déjà le vaisseau était rempli d’eau.Grande fut la frayeur à bord, mais les passagers encouragés par lo capitaine, qui voyait à tout avoc un admirable sang-froid, so remirent bientôt.Lo vaisseau au lieu do couler bas, comino on s’y attendait à tout moment, renversa sur lui-même, et le second et le troisième pont tenus ensemble par do p< files et faibles colonnades se détachèronfc du reste du bateau et flottèrent à côté.On ne peut s’expliquer comment le vaisseau ue sombra pas et tous les passagers sont d'accord a attribuer ce fait étrange à une protection spéciale de la Providence.Le capitaine lit aussitôt amarrer au vaisseau les ponts qui s’étaient détachés.Une autre circonstance étrange, c'est qu’on trouva sous la main sur le pout, aussitôt qu’on la demanda, une Bulletin amérlcalu.La pente sur laquelle glisse !« parti radical le conduit du plus en plus rapidement à l'abîme de l'intolérance ot de i absolutisme.Le voici uejà qui d’une part, se déchire de ses propres mains, et Je l’autre sc laisse aller à des inquiétudes, curieuses et maladives qui ne reculent pas devant les procédés de i inquisition.Ge u est encore que de la comédie ; mais Je là au drame il n’y a qu'un pas, ot lc*6 pantalonnades d'aujourd'hui peuvent devenir lus saturnales sanglantes de demain.Le fait sérieux, c’est que l’abîme s’élargit de jour en jour entre les radicaux à outrance do l’impeachement et radicaux moins tarouches qui n'ont pas voulu s’atteler au char des meneurs de la faction.Les sept sénateurs qui ont en le courage de leur opinion sont décide-1 d’Europe avec ment ouvertement, et probablement irré- j retenus au la missiblcment, à l’index du parti.Nous secours- disons les sept sénateurs qui (r t eu le courage de n'accepter lo mot d’ordre que de leur conscience, et nous nod.Vions pas seulement les sénateurs républicains qui out voté contre Y impeachment y parce qu’il est bien certain que parmi ^jux qui ont voté pour y il y en avait plus d’un qui pensait contre.Il nous suffira, pour établir ce -ait de citer une conversation qui a en lieu ces jours-ci à Washington, entre M.Fessenden et un autre sénateur, M.Nye, dans un car urbain où ils se sont rencontrés.Beu de mots ont été échangés, mais tous portaient.M.Nye taisait quelques observations, polies du reste, mais un peu amères, sur le vote.—44 Oui, monsieur, a répondu M.Fesai-miui, vous n avez pas eu le nert de laire *e que vous croyiez bien.Vous n’avez pas eu le courage de suivre les inspira ions de votre conscience, et vous avez laiesc sept «le nous porter tout le fardeau de la responsabilité.C'est un vilain tour.” -—M.Nye n’a répondu qu’évasivemeut a cet argument ad homineviy et.sans même repousser l'idée qu'il eut obéi à tout autre sentiment qu à sa conviction il s’est borné à dire qu’il n'avait été guidé par aucun esprit de malic* ou de jalousie.Co n’est pas, du reste, seulement dans des conversations particulières qn’nppa-rait la scission du parti radical.Elle se manifeste, elle éclate au grand jour, elle s’affiche publiquement et semble prendre à tâche Je s’affirmer assez hautement pour devenir irréparable.Les dissidents sont mis officiellement hors la loi.Mercredi dernier, à une réunion des sénateurs républicains, les chefs radicaux ont qii'ité la place à cause do la présence de six Jo ! eu i*8 collègues opposés à Y impeachment.M.Wilde, «pii n’a pas décoléré depuis s*i déconvenue, a éîé î«i premier a montrer une repugnance invincible a se retrouvei f.ice à face avec ceux «pii ur le l’ont privé do son logement gratis à la hacho Maison Blanche.Buis, MM.Cattcll ut *6 00.BANQUE DE QUEBEC.—La réuuiou «r^néra.le annuelle des actionnaires de la Banque Je Québec, a eu lieu avant-hier, à midi, au bureau de la Banque.Les directeurs élus sont • Son Excellence Sir N.F.JJelleau, chevR lier ; 1).D.Young.J.G.R,,,/ R ,, Smith, F.II.Dumi, Wm.Withall et |J.Fry, écuyers, SOCIETE AMICALE.—A uno réuni»,n (le cette société tenue hier s«»ir, M.Chs.Langlois a été élu unanimement trésorier, eu rempla-cetui'ut le M.»\.E.Bolduc, qui a résigné.M.Louis Leclerc, notaire, succède à M.U lis.Langlois, comme président.CHAMBRE DE DISCUSSION.—A la 2üie &S-semblée semestrielle de la dite société, teuue le 1er juiu, les membres suivants ont M \ élus officier?pour les six mois courant : Président—Ford.Jobiu.Vice-président—Chs.Boivin.Trésorier—J.F.Belleau.?Secrétaire—P.Cousin.Comité de régie—D.E.Gagnier, G.Amvot, L.Boivin, J.A.Bernard, L.Marcotte.' Bibiothécairc—J.A.Bernard.Comité de la Bibliothèque—L.J.Lafrance 5 Ignace Aubert, D.E.Gagnier, J.F.Bel- ^ leuu, D.Laliberté.B.Cousin, Secrétaire, U.D.QUARTIER MONTCALM.— Les électeurs de ce i quartier parJeut'd’élireUM.Olivier Déloriere, du faubourg St.Jean, pour remplacer, daus le i Conseil Municipal, Féchevin Kcrwin, qui a donné sa démission.la/, ar DU BON vaste ur.—Le bazar, corn- : inencé dans une salle de l’asile, sera continué * aujourd’hui et demain de 2 heures à 9 heures P.M, i Le dernier jour, le bazar se terminera pur un eonc rt qui commencera à 7 heures P.M., LES FENIENS.Ces messieurs auraient rôti- -S ré leurs approvisionnements de guerre de | »St.Albans pour les transporser ailleurs.I)’a- :: près la Gazette l'invasion se ferait par West Farnhum.A Ottawa on ne parait pas appré- ;! bander beaucoup la visite des féniens.MOUVEMENTS MILITAIRES.— On disait, hier, que le reste de la brigade des Carabiniers stationnée ici avait reçu ordre de partir pour la frontière.Les bussords canadiens ont i aussi reçu avis de se tenir prêts pour le ser- * vice .actif La batterio de campagne sous le f commandement du colonel Lamontagne s'eat * exercée ces jours derniers, et s'attend à être j prochainement passée en revue.On nous apprend aussi que toute la force volontaire a ^ été requise de se mettre sur pied de guerre.frison.—1.1 y avait, io 1er juin, dans la prison do cetto ville, 105 détenus, dont 4J femmes et 7 enfants.quarantaine.—Blusiours navires venu« des passagers sont actuellement lazaret do la Grosso-Lie.3.—La Canadienne a emporté des j grains de semence pour les pauvres cultivateurs des Iles do la Madeleino.nomination M est «juestion, parait-il, nommer le sergent Walsh, comme assistant du j chef ie police, en remplacement de M.| no Lis.décédé.vandalisme.—Les employés du D3ilj-News eu entrant dans l’atelier do ce journal, hier matin, ont trouvé les cases renversées sur le paru uct «l'autres dégâts indiquaient quo dcn ind’vidus s’étaient introduit, la nuit précédente dans l’établissement, pour satisfaire ainsi quelque vengeance contre scs propriétaires.COUR DES SESSIONS DE la paix —La session du terme de juiu, s’est ouverte, avant: ^ hier matin, sous la présidcnco dejSon Honneur lojugc Maguire.Deux individus ont été mis on accusation pour larcin et recel d’objets voléi.J GELÉE.—La gelée s’est fait sentir fortement, ;| ces jours derniers, à St.Victor do Tingwic*|j| diocèse de Trois-Rivières de TAPISSERIE DE BOIS.—Nou» Venons • _ recevoir «les échantillons de cette tapisse- • rie que notre ami et compatriote, M.ihéo-l philo Girouard, manufacturier du Stanfold, J a bien voulu nous envoyer.Nous devons dire malgré tout ce quo nous on attendions quo le fini de cetto tapissorio dépasse do boau- h coup l’idée que nous nous en étions taito.Jq Nous pouvons dire aussi que c’est un article de premier choix qui remplacera avantagé- j?soinont le papier—Union des Cantons chauds de la campagne à venir visiter v uv
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