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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 10 juin 1868
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1868-06-10, Collections de BAnQ.

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|2toa® année QUEBEC, MERCREDI JUIN Numéro 53 JOURNAL LES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.Allocution Poiitliicale.Vniip empruntons a uno correspon-Jc°c adressée de Rome à l’Univers Sllocation adressée à l’année pontih-1 „ mir lo Saint Père, le.5 mai, a la Itréineuio de la bénédiction des dra-Ct ux Voici eetto allocution telle l,e:“rt’ pu lu recueill r des personnes parfaitement placées pour l’entendre : ‘•Saint Pic V, bien qu’il tut le Y îc nre , Dieu de paix, voulut bénir les dra-J x jü8 notions cbrétieunes qu’il avait lui memo réunies pour combattre les musulmans.C’est dans le mémo sentiment que Moi, son indigne successeur, je bénis en ce jour, où nous célébrons la mémoire de ce grand Pontife, ies deux drapeaux qui vous ont été envoyés de fAncien et du Nouveau Monde._ u Vu tempe de Saint Pie V, la puisse musulmane, devint un danger imminent pour la chrétienté.Qu’elles n'eussent pas été les conséquences terri-bleB de la victoire de ces barbares s’ils fussent parvenus à occuper nos terres 1 mais ce "rand Pontife leur opposa la |j"(io catholique, les battit et en triom- pha* .“A cette heure, d autres ennemie, d'autres barbares menacent le inonde.Ils sont baptisée, mais leur baptême ne es empoche pas de s’élever contre l’E-y-ise et do marcher sous la bannière do Satan.Leurs projets ne sont.pas moins im*)ics (pie ceux dee anciens musulmans.« Lp6 laits qui sc «ont passés pendant rautomno dernier vous l’ont prouvé ! “ Voue avez vu les églises qu’ils ont dépouillées et profanées, les populations qu'ils ont opprimées, les désordres abominables que partout ils ont commis, et leurs actes vous ont laissé la conviction H que ces hommes non-seulement méprissent Dieu et son Eglise, mais encore qu’ils dégradent en eux-mêmes la dignité de la nature humaine.•‘Vous les avez vaincus par votre M râleur ; cependant, sachez-le bien, ils I n’ont point changé leurs desseins.Loin delà ; ils méditent eu ce moment sur J la manière de renouveler leur guerre impie et sacrilège.“ Mais vous êtes les instruments que la Providence a choisis pour lc8 battre encore, pour briser leurs forces.“Je connais votre bravoure, votre fidélité ; vous m’en avez donné J’écla-taLts témoignages : après Dieu, c’est en cette bravoure, en cette fidélité que je mets ma confiance.*• Ah ! souvenez-vous, mes cliers enfants, que pour être des instruments convenable au service de Dieu, il ne suffit pas que vous portiez en vos mains des armes de ter ; il faut que vous portiez ¦ ces armes spirituelles que l’on appelle la J foi et fanion r de Dieu ; la foi et l’amour qui doivent agir en vous, la foi et l’a-aotirjqni doivent régler votre conduite de chrétiens et de soldats.“C’est par la puissance de cette foi et de cet amour que vous humilier vos ennemis, que vous les vaincrez et assurerez votro triomphe.“ Ne voyez-vous pas les sympathies et Icsgloircs que vos combats vous ont ac-(juiees dans l’Ancien et lo Non veau-AIon-de, parmi ces généreux catholiques des Etats-Unis, parmi les peuples fidèles de :afidèle Espagne, qui vous remettent pas mes mains ces deux drapeaux ?U \T • • # '-No croyez pas qu’il me soit malsé- ant (chcrni sconvengx.a dit le Pape avec force) à moi, Vicaire d’un Dieu de paix, de vous exciter à la vaillance dans les combats.Je suis obligé en concience do défendre les droits et les intérêts do l’Epouse Immaculée do Jésus-Christ, ot, comme Roi, de faire usage des armes pour luire triompher la souveraineté temporelle de l’Eglise.Cette Egliso sainte loue et admire particulièrement de saint Pie V le courage, l’énergie qu’il a déployés pour 'abattre les ennemis du nom chrétien, et la prière universelle dit aujourd’hui : “ /Lus qui ad conter endos Ecdesiœ luœ fiostcs.bealur/i Idiuin V pont fie tm maximum cligerc dignatua es.Après avoir commenté en quelques mots très accentués ce texe sacré, Pie IX a terminé en disant : u Agenouillez-vous, mes enfante, je vais vous bénir encore.” Et il a prononcé la formule latino do la bénédiction apostolique Intrigue* ïtu.sfcc* contre la France.Les journaux de Copenhague contiennent des révélations édifiantes relativement à l’intervention de la Russie dans les difficultés pendantes entre la Prusse et le Danemark.D'après ce6 journaux, le prince Gortcliakofl aurait tenu au représentant de cette dernière puissance à Saint-Pétersbourg le langage le plus se- ll huillftoi; bu (Soumet* bu Qlanaba._ 10 juin 18G8.UNE VEILLEE EN NORMANDIE.Le père Michel est un do ces Nor-nuuids do la vieille roche, à la fois hon-I !R e* f'dés, qui se feraiont un scrupule e duper leur prochain, mais qui seraient yès d’etre dupés par lui.S’il avait ^gentilhomme, il aurait pu iucriro sur 600 blason cette devise : 44 A renard, re-;iarJ et demi.” Mais lo père Michel n’é-"lil }»aa gentilhomme, c’était un bravo e laSnü fermier, louant assez de terre P°Ur occuper denx charrues, et possédant propre un pacage où paissaient plu-bol les vaches.Il était veuf, mais .*Vait la famille, un fils et une fille, [[R mariés, et dos petits-enfants ^lnfi B *1 ün pleuvait.Tout cela vivait .°.nno intolligonco dans la forme, qui "7,88uit (^u l)a’*n a tontes ces bouches, 106 °u grandes.Malgré ses quatro-g doux ans sonnée, lo père Michel Aa‘ 0I,c°ro d’une main fermo le man-par*1 lîll0,?*la,*ruc, et il n'avait pas son ^ ei u dix lieues à la ronde, cotnmo heur111-*! p^ua.ut a lft faulx du moisson-jj8 * * ^ remise aux mains de son lards -6 ?n K0Itdrc, deux solides gail-• j,VlUl 8 entendaient à mener le branle fe„ l:'m(lUo de la moisson, Los doux ilIaM^ ^U8 a£Ûo dos jeunes filles J: lr,dre les vaches dans le pacage, tietV» ,,6a8e do *a Normandie, où l’on d'1 l,as rentrer les bestiaux à l’étable, lj,ra 011 es laiôse hiverner dans les pâ-Diep 8f \ * Plfi® petits savaient prier et ^ lours parents, deux Vft,,CC8 80 tiennent.Pondant l’été, ai0û^ ^ l’école chez les Frères et les n'Auj* .ot l’hiver, comme les chemins 1 8u^re praticables, ot que les voro ; il aurait exprimé d’abord le regret de voir les négociations entre ie Danemark et la Prusse trainer en longueur ; dès les premiers mots, il n'aurait pas caché le vif déplaisir causé au gouvernement du czar par l’attitude du cabinet de Copenhague, qui semble tout espérer d’une intervention française en sa faveur et parait compter sur une guerre entre la France et la Prusse.Rappelant le voyage du général Ruaslofi à Paris, le chancelier aurait dit que de pareilles demarches font ressortir la fausse situation dans laquelle s’est placé le Danemark.“ Comme elies peuvent se renouveler et amener des complications, aurait ajouté le prince Gortchakofr, le gouvernement impérial croit devoir exposer, avec une entière franchise, sa manière de voir an cabinet de Copenhague, pour ne lui laisser aucune illusion sur la ligne de con-duiteque la Russie entend suivre dans toute cette affaire.” Cette ligne de conduite consisterait à appuyer d’autant moins le Danemark qu’il sc montrerait plus confiant en l’appui do la Franco, et à intervenir résolument, énergiquement en faveur do la Prusse si par hazard le gouvernement français voulait s’immiscer dans l’affaire du Sleswig.Le ministre russe a exprimé à diverses reprises des sentiments tout à fait hostiles à la politique française.Il s’est prononcé très nettement contre une intervention possible do la France dans la politique du nord de l’Europe.Le cabinet des Tuileries no peut, suivant lui, sous aucun prétexte, prétendre au droit de s’immiscer dans cette affaire qui, outre le Danemark, ne regarde que l’Autriche et la Prusse.L’Autriche seule, a-t-il ajouté, aurait le droit d’intervenir dans cette question.Eu prononçant ces dernières paroles, ie chancelier n’aura certainement pas pu so défendre de sourire intérieurement et de laisser percer un peu d’ironie ; car i il sait à merveille à quel point l’Autriche se sent portée à intervenir dans les affaires du Danemark contre la Prusse.Il ne saurait ignorer que l’idée seule do cette intervention, mise en avant par le moindre des journaux, cause à M.de Benst des trépidations nerveuses et le pousse à multiplier les démentis.Le prince Gortschakoff s’est attaché, dans cette conversation, à s’exprimer, par rapport a la France, de la manière la plus décisive.11 a dit que malgré des déclarations pacifiques, toute l’attitude du gouvernement français semblait indiquer une pensée d’antagonisme à l’égard do la Prusse.II a ajouté que le cabinet de Saint Pétorsbourg est bien résou lu à employer toute l’influence do la Russie pour prévenii de nouvelles complications sur ce point ; que, notamment, il se prononcera contre toute immixtion de la France dans l’affaire du Sleswig, et qu’il prêtera au besoin son concours le plus énergique à la Prusse.Le Danemark n’a donc rien à attendre de ce côté, et son propre intérêt devrait l’engager à hâter a conclusion d’un arragement direct a vec la Prusse.Lo Prince Gorstchakoff a bien voulu, A titre défiché de consolation, promettre, en terminant, que la Russie est prête à employer à Berlin hes boi s offices pour faciliter cet arrangement et obtenir de la Prusse les meilleures dispositions possibles en faveur du Danemark.Encore un point noir.fa!u b Unie h pain noie A propos du pain, il se présente une question de ia plus haute importance et qui cependant est encore indécise ; c'est celle de savoir quel est lo plus nutritif du pain blanc ou du pain noir,—bien entendu à poids égal dans leur état naturel ou mieux encore à poids égal après en avoir éliminé l’eau parla dessication.On serait porté à croire d'abord que 10 pain noir qui certes e?t plus massif renferme une plus f rte proportion d’eau ; mais on en pourra douter quand on aura lu ce qui me reste à diie sur l'art de faire ie plus de pain blanc avec le moins de farine possible.L’aromc joue un très grand rôle dans la nutrition ; nous ne consommons pour ainsi dire que des aliments aromatique?, 11 n’y a guère que la saveur sucrée qui y lasse exception.Un fruit, 4111 semble exquis en le consommant à l’ordinaire, parait dépourvu de toute espèce do goût dès qu’on le mange en sc pinçant le nez ; il faudrait faire effort et ce serait s’imposer uno pénitence que de manger quoi que ce soit en observant cette condition.Ou sait déjà que le pain bis a plus d'arome, et partant plus de goût que le pain blanc, ce qui est bien près de prouver qu’il renferme plus de matières azotées ; et do plus il est, de l'aveu de tout le monde, plus massif, et, comme l’on dit très bien, plus long digérer, ce qui est justement le cas de toutes les substances fort nouriesantes.Mais il faut admettre en même temps que l’estomac d'1111 rude travailleur digère aussi bion un pain bis grossier qu’une femme casanière digère du pain blanc ; et si l'on intervertissait les rôles, chacun s’eu trouverait mal, et surtout lo travailleur nécessiteux, qui consomme peu do chose avec son pain.travaux des champs exigeaient moins de bras, et que lo père Michel ressentait, de temps en tomps, les atteintes de son catarrhe, c’était lo graud-poro qui so chargeait de faire iire les petits enfants.Il fallait voir l’empressement avec lequel les marmots apportaient leur livre ! t C’était à qui lirait le premier.—Grand-papa Michel, disait une petite blondi-* nette, si vous saviez combien j’ai ôté sage hier, certainement vous commenceriez par moi.—Grand-papa Michel, interrompait un gros petit bonhomme coiffé du bonnet de colon traditionnel, qui, sur cette face joufflue ot rubiconde, faisait l’effet d’un cornet sur une pomme d'api, j'ai deux ans do plus que Madeleine ot je lis couramment tandisfpi’elle ne sait que ses lettres.—C’est pour cola, interrompait lo grand-pore, que je commencerai \ ar Madeleine.Vous savez, mes chors enfants, ce que nous répétait, dimancho dernier, M.le curé, apres l’évangile : 44 Notre Seigneur disait à ses apôtres : Laissez approcher de moi lus petits.' Eli ! bien, les grands-pères, qui représentent Dieu dans la famille, doivent suivre son exemple.Laissez donc approcher d'abord les plus faibles ot les plus petits.Viens lire entre mes genoux, Madeloino ; Jacques, ce sera ton tour après ta sœur.C’est parce que tu es plus grand, plus fort et plus instruit, que tu dois la laisser passer avant toi.” Lorsque les enfants avaient été sages touto la semaine, que les deux mères do famille étaient contentes de leurs nichées, il était convenu quo le père Alichol devait raconter une histoire.C’est cju’elleâ étaient Délies, les histoires du pore Michel ! Tout comme le grand ouvrage de M.Thiers, elles embrassaient la Révolution française, le Consulat et l’Empire ; elles entamaient même l'iiiatoiro do la Quelques heures après son repas, son estomac serait vide et il éprouverait un malaise caractéristique bien connu qui est excessivement pénible.U se peut qu’un définitive le pain blanc soit aussi nutritif que le pain bis ; mais à coup sur il 11e soutient pas autant, et, si nous le comparons au pain coloré normal dont il a déjà été question, il est un quart plus cher.La conviction que je me suis formée sur la puissance nutritive du sou m’est venue de l’étude approfondie que j’ai faite do cette substance à ce point de vue, chez M.Delamarre, avant et pendant la tenue'do sou dock modèle de la vie à bon marche.Pendant plusieurs années j'ai eu à ma disposition de la vapeur, un pétrin, un four, de la belle farine er du son.Avec du son seul, j’ai fait quelquefois du pain à mie dorée fort extraordinaire ; en soumet tant le son à la fermentation, il a développé une senteur vineuse exquise, et j'en ai dégagé un gluten d’une blancheur remarquable, noircissant rapidement au contact de l’air, et ce qui m'a le plus frappé c'est l’odeur le plus infecte que le son exhalait quand il subissait h* fermentation putride, preuve manifeste de sa nature azotée qui le rapproche de la viande.Si l’on voulait introduire le son dans le pain, tel qu’il est, en gros fragments il serait, en effet peu assimilable ; on y obvierait, il est vrai, en bonne partie par des extraits à la presse après la fermentation vineuse; mais ça constituerait une manutention très-peu usuelle ; tandis que le procédé de M.Perrot qui le transforme en farine, va droit au but ; sa division extrême mettrait en prise toutes ses substances nutritives et les rendrait complètement assimilables.Au lieu de cela, nous allons donner un curieux échantillon des raffinements dans la confection du pain blanc qui ont été présentés comme un progrès, il y a six ans, à l’Académie des sciences.M.Mégo-Mouriés, leur auteur, a soumis à la savante compagnie du pain fait par son nouveau procédé, qui consiste à éliminer de la belle farine, par ventilation, une faible proportion de matière celluleuse, qu’il nomme céréaline et qui, selou lui, dans le cours de la panification, liquéfie l’amidon et tend à faire du pain bis ; si bien qu’a près avoir enlevé la céréaline, AI.Mége-Mouriés produisait beaucoup plus de pain avec la même quantité de farine ainsi purifiée qu’il n'en eut fait avec la farine intacte, et il se vantait môme du compenser ainsi le déficit de 45 jours de nourriture (pie représente une mauvaise récolto.Il est évident que c'était là un faux raisonnement ; aussi le général Morin s’empressa-t-il de lui poser cette question : Il y a donc pins Veau dans votre pain i A quoi il a été simplement répondu : On fait avec uno mime quantité de farine pl us de pain ft nd u de première qualité.D’ou, il résulte évidemment que le général Morin avait parfaitement raison ; que ce pain soit disant perfectionné de AI.Mège-Mouriés, préparé avec une farine dont on avait exclu la céréaline sans s'inquiéter, avant de l’exclure, si cette substance n’était pas ello-môme nutritive, que ce pain, dis-je, n’était eu réalité qu’une éponge fournissant plus à boire qu’à manger, et portant un moyen très subtil de tromperie sur la valeur intrinsèque d’un objet de Restauration.Le père Michel avait été mêlé à toutes ces grandes scènes avec un rôle mode6te, il est vrai, mais il y avait été mêlé.Sa famille était religieuse, et elle avait couru do grands risques, du moins on le disait dans le pays, pendant la sombre période de la Terreur.Sous l’Empire, il avait fait, comme les jeunes gens de sa génération, ces merveilleuses campagnes qui conduisirent nos bataillons dans toutes les contrées de l'Europe.Revenu sain et sauf de ces terribles tournées qui avaient couché tant de moissons humaines sur le champ de bataille, il s’était marié à l’époque de la Restauration.Tout lui avait prospéré, ses champs comme son foyer semblaient bénis, et quand on s'étonnait de sou bonheur constant, il disait en souriant : 44 Que voulez-vous f j'ai un talisman qui fait réussir tout ce que j’entreprends.” Quel était eu talisman ( Il ne l’avait dit à personne, pas même à son lils et à sa fille.On avait remarqué seulement qu’il y avait une espèce d armoire ou do placard dérobé dans l’épaisseur de la muraille ot formant cachette, dont il portait toujours la clef sur lui.Il no l’ouvrait quo lorsqu’il était seul.Un jour cependant, la petite Madeleine, qui était sa favorite, étant entrée à l'impro-vistc, le trouva priant devant un grand crucifix enfermé dans ce placard, et qui ressemblait aux crucifix que les prêtres suspendent dans leur chambre au-dessus do leur prie-Dieu.Elle le dit naturellement à ses frères et sœurs ot à ses cousin* et cousines.Tonie la famille entourant le père Michel, le supplia de raconter l’histoire qui se rattachait vraisemblablement à co crucifix.Lo pôro Michel 6C fit longtemps prier, mais son lils et sa fille, son gendre et sa bru s’étant mis de la partie, il ne résista plus que faiblement et il promit enfin de raconter l'his- co«sommation de premier ordre.Il résulte, au contraire ces essais de M.Mège-AIonriès que le pain bis à poids égal, ne contient pas autant d’eau que le pain blanc, malgré l’apparence contraire et qu’il a doit renfermer plus do matière nutritive, en poids à l’état sec si ce n'est même deR substances plus nutritives.La prééminence attribuée au pain blanc n’est donc pas justifiée; c'est un préjugé fort enraciné, il est vrai, et par là-même très-funeste.La défaveur attachée à Baria au pain de seconde qualité est venu uniquement de l’emploi pour le préparer de farines avariées ; mais aujourd'hui que la boulangerie est devenue libre, on a toute latitude pour fabriquer du pain à tous les degrés, sans que l'autorité ait le droit d'intervenir.C’est, selon moi, une circonstance tro6-heureuse dont pourraient amplement profiter les classes nécessiteuses.Fabriquons donc du pain ave dos farines moins blutées, et surtout avec la mouture provenant de la totalité du grain, afin d'en avoir pour tons les goûts et toutes les bourses, et alors chacun lo payera moins eéer en tout temps, puisqu’on en produira d’avantage et qu’il sera plus nourrissant.A la faveur de ces considérations, et pour résumer ma pensée, je dirai donc que l’obligation où nous étions, avant la liberté de la boulangerie, de consommer exclusivement et de payer très cher le pain blanc dit de première qualité, fabriqué avec des farines blutées à outrance, et par cela meme très avides d'eau, était, an point de vue de la nutrition, un monument de la bêtise humaine.M.A.Gaudin.IM© IV proCccitMir «le* art*.Un matin, Pie IX parcourait une des salles du Vatican ; io Saint-Père était seul.Il aperçut un jeune homme en contemplation, je devrais dire en extase, devant une admirable fresque du divin Raphaël.Le Pape se garda bien d'interrompre le visiteur, mais quand celui-ci tourna la tête, il aperçut un vieillard en robe blanche qui le regardait en souriant d’un sourire intelligent et doux.Pie IX avait deviné une âme d’artiste.Vous êtes peintre, mon enfant ?—Oui, Saint-Père.—Vous êtes venu à Rome pour étudier ?—Oui, Saint-Père.— Vous ôtes sans doute élève de l'Académie do peinture \—Hélas ! non.—Alors, vous avez un professeur ?—Non, Saint-Père, je suis trop pauvre ; j’étudie seul, et Raphaël est mon maître.—Eh bien ! mon enfant, entrez à l'Académie ; vouiez-vous ?je payerai votre trousseau.—Oh! Saint-Père.—Ne me remerciez pas.Votre Sainteté ignore.que.—Par- lez, dit Pie IX avec boute.—Je suis protestant.—Oli ! oh ! lit en riant ie Pape, cela ne regarde pas l’Académie !.George Johnson a, depuis ce jour, sa pension à l'Académie payée par le Souverain Pontife.H111 le! iu] a mûri cal n.(du Courrier des Etats- Cnit do samedi.) L'importance des questions qui ont été agitées la semaine dernière à Chicago ot à Washington a eu pour effet naturel toiro, si les enfants restaient tout un grand mois sans encourir un seul repr »-elle.On voit bien, dans cette circonstance, quelle est la puissance de la solidarité.Les enfants se surveillaient mutuellement, et si AI.Jacques était tenté de commettre un acte de désobéissance, Melle Madeleine, cette blondinette dont je vous ai parlé, lui pinçait le bras en lui disant : “ Prends garde, Jacques, tu vas faire envoler notre belle histoire.” Par une réciprocité fraternelle, si Mlle Madeleine, qui était un peu gourmande, fais lit mine de pleurnicher parce que la pomme du son g* liter n’était pas aussi grosse que celle de sa cousine, Jacques lui poussait le coude en lui disant : 44 Prends garde, Madeleine, tu vas, comme notro graud’mèro Eve, nous faire tout perdre pour lino pomme.C'est bien vilain à toi, petite gourmande ! ” Les enfants se soutenant ainsi mutuellement, arrivèrent sans encombre jusqu'à la fin du mois.Le petit Guillaume, âgé de quatro ans, avait répété toutes ses lettres, sans commettre une seule faute.La petite Mario avait fini de tricoter sou bas sans laisser tomber une seule maille.Il fallut bien que le pèro Michel se décidât à s’exécuter, et il annonça qu’il tiendrait sa promesse dans la veillée du troisième dimanche do novembre.Touto la famille se réunit autour de la grande cheminée, où flambaient des fagots, au-dessus desquels l'une des deux mères se prépara à taire des crêpes, pour rendre la fête complète.Chucun prit sa place; les plus petits les premiers, selon l’ordre établi par le père Michoi ; Madeleine, sa favorite, à sa place accoutumée, sur une petite chaise, à côté du grand fauteuil do l’aïeul ; Jacques, l'aine des garçons, avec sou bonnet de colon tout droit sur sa tête, debout en face du gramlrpapa, et Annette, Paillée des filles, d exciter un vif interet dont la réaction se fait aujourd’hui sentir, car la chronique .journalière devient stérile, et les laits politiques sont d’une rareté désespérante.C est a peine si les correspondances de la capitale nous entretiennent de la question des candidatures démocratiques.A en juger par certains indices, il paraîtrait que la candidature de M.Cliase a de ia peine à se produire, l’élément ultra-démocrate du parti étant ré-î’du a «’accepter aucun compromis sur eu point.Al.Pendleton est en ce moment à^ Washington où il déploie une activité infc tiguable pour rallier à sa candidature les démocrates influents qui se sont prononcés jusqu’ici en faveur do la formation d'un tiers parti.Nous saurons bientôt ce qui sortira de toutes ces allées et venues.Au Congrès, on a beaucoup parlé hier, mais aucun vote important n’a eu lieu.Le Sénat a continué la discussion du bill de reconstruction ; la Chambre s’est occupée du nouveau bill des taxes.Selon touto probabilité ces deux projets de loi seront adoptés.Le Sénat a adopte un bill créant un nouveau territoire dans le Ear I Vest.Ce territoire situé entre le Nebraska, le Colorado, l’Utah, l’Idaho et le Montana portera le nom do Wyoming, et sa capita-tale sera Cheyenne, située sur la rivière Platte et sur le parcours du chemin de fer du Pacifique.Pendant que la captivité do AI.Wool- .ly so prolonge au Capitole de par l’or-dro dos ex managers do 1’impeachment.un autre prisonnier d’Etat gémit sous les verrous d un pénitencier de Brooklyn, sans pouvoir obtenir justice.Nous vous-lons parler du lieutenant J.C.Braine, de l’ancienne marine confédérée qui, emprisonné depuis bientôt doux ans, sans motif connu, bo voit refuser lo bénéfice d’une mise en liberté sous caution ou celui d’un jugement qui décide de son 6ort.Les conséquences de ce long emprisonnement 6ont pour le lieutenant Braine la perte de sa fortune, de sa santé et la misère pour sa famille.Ce malheureux prisonnier, qui semble oublié dans une basse fosse est une nouvelle preuve de la manière humaine et libérale dont s’administre parfois la justice dans ce pays.Hier a eu lieu à la Maison Blanche la réception officielle de l’ambassade chinoise.A midi, le Président a reçu, en présence des secrétaires Seward, McCulloch, Randall, Browning et Schofield, M.Anson Burlingame, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire, les deux grands mandarins Chih-Kang et Suu-Uliia-Ku, et les six attachés de 1ambassade, accompagnés du premier secrétaire Brown, et du second secrétaire DoCliamps.Nulle personne étrangère n’a été admise dans la salle de réception ; les membres des légations étrangères, la presse, et un grand nombre de personnes appartenant directement un indirectement au monde officiel, ont pu seulement observer la cérémonie en so tenant dans la salle d’attente.En remettant ses lettres do crédit, M.Burlingame a prononcé les paroles suivantes, qui ne manquent pas d'intérêt : 44 Monsieur le Président,—Le gouvernement impérial chinois ayant, dans le cours des trois dernières années, accepté qui pouvait bien avoir quatorze au6, tout prés de la cheminée.44 Aies enfants, leur d^t le père Michel, si j'ai tant tardé à vous raconter cette histoire, c'est que je n'aime point à parler de moi, surtout quand c’est pour en dire du bien.Je n’ai pas oublié le précepte de l’Evangile qui interdit à la main droite, quand elle fait une bonne action, d'un révéler le secret à la main irauche.Alais tant d'années se sont écou-lues depuis cvttc époque, et les mains maigres et ridées de votre grand-papa ressemblent 6i peu à ses mains d’enfant, que je me demando quelquefois si le vieux Michel d'aujourd hui est le môme que le petit Michel qui fut lo héros de cotte histoire.Je me fais bien vieux, car, vienne la Nooi, j’aurai quatre-vingt-trois ans ; on était en 03, j’avais donc neuf ans, tout juste ton âge, mon petit Juc-ques, toi que je vois là-bas, le nez au vont, l'œil éveillé et attaché sur moi, comme si tu voulais iire d'avance dans mon regard l'histoire que jo raconte.J’étais comme toi un garçou vif et avisé ; je crois vraiment que si mes parents m’avaient perdu dans une foret, je me serais retrouvé comme le petit Poucet, parce que j'aurais pris la précaution de semer des cailloux.J'étais on outre un hardi garçon : je conduisais les vaches et le taureau au pâturage, et quand ce dernier regimbait, je savais le mettre à la raison.J’onieiuis quelquefois des gens se plaindre du temps présent : qu’auraient-ils donc dit s'ils avaient vécu en 1793 l quelle époque, mes pauvres enfants ! Je vous parlais tout a l’heure du petit Poucet ; il y avait dans co tcmps-là de véritables ogres qui vivaient de meurtre et de carnage, et qui, partout où il y avait des honnêtes gens, sentaient l’odeur de la chair fraîcho.Un do cos ogres était venu de la part de la Convention dans notre Normandie, et il avait mie, comine on disait alors, la terreur à l’ordre du jour.Toutes les églises étaient fermées.On avait enlevé leur toiture en plumb pour couler des balles ; on avait pillé les vases sacrés et volé les cloches pour faire des gros sous.Ordre au curé do sortir de la commune, défense d'y rentrer sous peine de mort.Les églises étaient transformées en granges, et un y emmagasinait le blé etlos vivres qu'on nous volait : cola s'appelait les réquisitions.Cependant on avait écrit sur tous les édifices publics les mots de Liberté, Egalité, Eraternitc.Mon petit Guillaume, je t'ai fait lire, l'autre jour, l’histoire du Caïn et d’Abel.Eh ! bien, la fraternité qui régnait à cotte époque, c'était cello do Caïn.Ma mère, qui était une sainte femme, dit au curé de notro paroisse, qui no voulait pas abandonner son troupeau : 44 Monsieur lo curé, si vous restez dans votre presbytère, vous serez certainement arrêté et conduit au tribunal révolutionnaire, d’où personne no revient.Venez chez nous, noue avons une cachette qui remonte au temps des hugueiKV .Vous nous direz la messe, vous serez parmi d’hoDnôtes gens, incapables do vous livrer.44—Mais, ma bonuo dame Michel, répondit lo curé, vous joueriez à ce jeu votre vio et colle de vos enfants.44—Jo lésais, interrompit ma bravo femme do mère, mais nu taut-il pas risquer sa vio pour sa religion ?vous êtes prêtre, nous sommes chrétieus.14—J’accopto, dit lo curé, après uu moment de réflexion ; et il vint s'établir chez nous.(A continuer.) LE COURRIER DU CANADA 'Vl’XJ lo6 lois des nations telles qu’ollo* sc.i^J Bon Pasteur que leur recette avec cello ones ordinaires, avec les Etats-Unii», .J comme considérable, vu l'état de gêne Belgique, le Danemark, la Fran m, la où se trouve depuis longtemps la ville Grande-Bretagne, la Hollande, ' .\ta!iev j0 Québec.l’Allemagne du Nord, lu Russie, Y£s.pa- i Qnébeo 'l0 juin 1868.“ Ce désir du gouvernement cinnois est explicitement exprimé dans de* lettres adressées à chacune de ces puissances.Nous sommes chargés, an de nous exposer à une apparent., d’égoïsme, de dire qu’il y a neuf rangs oth-ciels en Chine.En vue de mont*.r le plus grand respect possible pour Kv puissances occidentales, les lettres auxquelles je fais allusion ont été remise' à mes soins personnels comme filant de premier rang, et à ceux de Chik Tajen et Je Sun Tajen, qui sont du second rang.— • étant moi-môme investi de fonctions extraordinaires et plénipotentiaires, et chacun de nous étant accrédité auprès de vous comme hauts ministres et envoyés.Le Pay8) qui fait depuis un an la guerre à l’épiscopat et au clergé canadiens, éprouve aujourd’hui le besoin Je citer les autorités qu'il a consultées avant de se mettre en compagne.Savez-vous au compte de qui le Pays a entrepris sa croisado contre les principes religieux et sociaux qui sont la base do toute société bien organisée?savez-vous au nom de qui il a injurié, insulté, calomnié ceux qui ont pour mission spéciale d’aider à l’homme :ï parvenir à ses fins der-neires ?Au compte de la Providence ! au chargé le ministre anglais à Washington de faire des ouvertures à M.Seward pour conclure un nouveau traité de réciprocité.On est d’opinion dans les cercles commerciaux ikç Etats-Unis, que les pourparlers qui ont eu lieu à ce sujet sont sur le point d’aboutir.^ -ce pas ?Eh ! lettres dans le nous remplissons les intentions île 1 em- : premier paragraphe d’un article publié pereur de la Chine, qui nous a Wgés j le Pays d’hier, en réponse à deux de vous assurer de ees vœux sincere*}.* pour votre sauté, votre élévation et votre V" raient eu l’mdéhcateeso bonheur personnel, et pour le bien-être I de dire que les beaux jours des libératres et la prospérité de la grand*, nation au en Canada étaient passés.;ouvernemont de laquelle, par la volonté Lisez plutôt : 41 Les efforts de qui que ce soit n'cmpêchc-iont pas le libéralisme de progresser ici comme ailleurs, et la Providence n'est pas de votre côté.Lu Providence est avec la liberté et les droits de l’homme contre la tprannie et l'abus qui les foulent aux pieds ; elle ne détruira • > 4 • pros’* lu Ciel, vous avez été appu-.é der.” ^ ^ Dans sa réponse, le Président a fait ressortir les avantages d une alliance intime entre toutes les rufficas du giobe.et il a signalé en termes généraux, ut flatteurs pour les nations europfieo ic-s, pas son œuvre, ni ne se démentira clle-mcme, 0 toicôtés pour le plaisir de marcher avec vous.” les efforts qui sont faits d pour rapprocher les distances avec l'e!.-pire chinois.Le canal de Suez et !e projet de canal inter-océanique dans l'isthme de Panama ont étéi'.bjet d’une allusion favorable de la part du Président.Les paroles de M.Johnson ont été traduites aux ambassadeurs chinois par un des interprètes do la mission, dont les membres ont été ensuite reconduits au département d'Etat où M.Seward leur a offert un banquet magnifique.CANADA: QUEBEC, 10 J U I N, 1S«S.Hier, a deux heures Je l’après r-idi, les cloches de la cathédrale annonçaient le départ de Mgr.F archevêque pour sa visite pastorale.Sa Grandeur a été reconduite à la Basse-ville par une douzaine de prêtres appartenant au clergé do Québec.Mgr.l’archevêque est accompagné de M.l'abbé Paradis, euro de Ste Anne Lapocatière et de MM.Gauvreau et Baillargeou, de l’archevêché.•% >• La Providence est donc l'alliée, le complice des ingrats qui font la guerre à l'Eglise et à ses ministres î Pour no citer que quelques applications : • Lorsque le Pays injurie son évêque pour le seul plaisir d'avoir quelques compliments des impies de son entourage, il ne fait que suivre les inspirations de la Providence.Lorsque le Pays se fait le complaisant écho de la propagande anti-catholique du Siècle, c'est encore la Providence qui l’inspire.Lorsque ie Pays attaque les traditions de l’Eglise catholique en prônant, par exemple, lo rationalisme, la Providence est à ses côtés et lui souiïlle les inepties qui passent par la plume de son rédac-teer.Pauvre Siècle au petit-pied, pauvre doublure du Messager Franco-Américain^ où donc s’arrêtera votre manie de poser en apôtre et de prendre lo Ciel à témoin de la justice d’une cause réprouvée par ceux qui ont reçu de cette même Providence, que vous avez l’impudence de rendre responsable de vos écarts, l’autorisation de vous conduire par la main.Mgr.l'évêque de Montréal a adressé dernièrement au clergé et aux fidèles de son diocèse une lettre pastorale sur la St.Jean-Baptiste.Sa Grandeur, après avoir constaté l’union intime qu* existe entre la patrie et la religion, “.près avoir parlé de la puissance du grand saint que les canadiens-françaia ont pris pour patron de leur nationalité, engage ses administrés à célébrer avec plue Je splendeur que jamais leur fête nationale, aujourd’hui que la nationalité cara-dienne-française compte près de deux cents soldats dans les rangs de l’héroïque armée qui monte la garde aux portes du Vatican.Mgr.l’évêque do Montréal conseille ensuite aux à se préparer à cette fête par Ci: pieux exercices et une fervente neu*.aine si'n d’attirer sur le Canada, par l’eiïtiemizo de St.Jean Baptiste, l'abond^ice des grâces du ciel.Le dispositif permet la célébration dans toutes les églises du diocèse, d’une neuvaine préparatoire à ia fête de St.Jean Baptiste.- - ^ - Les Dames Directrices du bazar qui vient de se terminer eu faveur de l’Asile du Bon Pasteur, se font un devoir d’oflrir leurs plus sincères remerchnents à toutes les personnes qui ont bien voulu coopérer â la bonne œuvre, soit par leurs dons, soit en venant acheter'à leurs tables.Elles croient devoir remercier d’une manière particulière Messieurs les journalistes qui ont recommandé gratuitement, à plusieurs reprises, ieur bazar i.iéressés auront bientôt le cœur net do iLe gouvernement américain et le» fcUlCUH.Il parait certain que le gouvernement canadien a fait des remontrances au y.avernemeut des Etats-Unis sur les préparatifs d’invasion des féniens.Le gouvernement américain aurait répondu : Que les féniens ne sont nullement à redouter ; Qu’ils n’ont ni armes, ni argent ; Qu’aucune incursion sérieuse ne peut être tentée.Si nous avons bonne mémoire, c'est à peu près là le langage rassurant que tenait lo cabinet do Washington aux autorités canadiennes dans le printemps de 1SC6 ; ce qui n’a pas empêché quelques milliers de féniens de faire en juin irruption sur notro territoire et d’y causer des dégâts assez considérables.— Les journaux d’Ontario discutent actuellement, avec une extrême vivacité, la question du choix du futur lieutenant-gouverneur du premier état delà Confédération.Tout naturellement, lesopinions sont partagées : quelques journaux soutiennent la candidature do M.Howland ; d’autres—et ce sont les plus nombreux —sont en faveur du juge Draper.Il est probable que M.Uowland sera nommé, en dépit de l’impopularité qui pèse sur lui.Quoi qu’il en soit, les in- la faveur du public ; le Colonel Facken- cette affaire, s’il est vrai qu’elle doit ham et les officiers du 30 c régiment, qui faire la matière do la prochaine séance dans la première période du cazar, l’hiver dernier, ont voulu contribuer à l’éclat de la fête par le concours Je leur excellente bande de Musique, à Mou-sieur Ernest Gagnou, organiste de ia Cathédrale, et aux autres artistes d\b- du cabinet fédéral.En attendant, les journaux hostiles à M.IIov- land font des revues rien moins que flatteries de su carrière politique *x vont jusqu’à le qualifier d’intrus, dh unevîor.iôte, de pauvre homme d’état.tingués qui ont répondu avec tant- de j Quand bien meme M.Howland n’aurait bonne volonté à l’invitaLou qu’on lem pas dVntre désagrément que eeiui-là, a faite de clore le bazar par u;i Goneerl nous considérons qu’il aura encore payé Musical, enfin a M.Morgan qui a bien assez cher sa promotion au poste de pre-voulu prêter pour le concert un de 6er mier magistrat de la province d’Ontario, plus magnifiques piano3.Apres avoir ainsi témoigné leur reconnaissance à qui elle appartient, ies Dames du bazar sont bien aises de faire savoir à tons les amis de l’œuvre du LJgEicp télégraphiques noun-marines Décidément, il n’est pas éloigné ie jour où les cinq parties du monde pourront échanger à toutes heures du jour leurs impressions par le moyen Jo câbles télégraphiques sous-marins.Depuis près de deux ans l’Europe et l’Amérique sont reliées par une ligne télégraphique dont le fonctionnement c*î parfaitement régulier , depuis cinq ans l’Afrique e t on communication télégraphique avec l'Europe par un câble jeté entre Malte et Alexandrie ; on parle maintenant, très sérieusement, de jeter une ligne télégraphique entre l’Amérique et l’Asie.Une compagnie de capitalistes cab bunions vient de remettre au congrès des E.-U., une pétition sollicitant l’appui du gouvernement américain pour la pose de lignes télégraphiques entre les côtes du Pacifique, la Chine et le Japon.On s’accorde à dire que cette gigantesque entreprise ne présente pas des difficulté a insurmontables.Voici, d’après un journal de New-York, l'itinéraire qu’on pour rait faire suivre à la ligne.I no ligne4 télégraphique pur voie de terre, des côte.* de San Francisco à Alaska, ne presén tera pas d'obstacles sérieux.Des càbh s sous-marins devront ensifto être immobiles d'Alaska au* Kainstchatka, c'o«t-;\ dire sur un parcours de deux mille cinq cents milles ; mais les lies qui existent untie ces deux points sou: assez rapprochées pour permettre de réduire la longueur do chacun de ces câbles à six cents milles au plus.Du Kamtschatka ati Japon, on compte cinq cents milles, tout le long desquels on trouve encore unecjmultitude (files.Enfin, quelques centaines de milles seulement séparent le Japon de^Shanghaï, où la ligne projetée se relierait à celle de la Compagnie télégraphique des Indes Orientales, laquelle a des ramifications dans toutes les parties do l’empire chinois.Ce traite de réciprocité.ki i’on eu croit le Courrier des Ktats-Oms, le gouvernement canadien aurait lleveuti* et dépense*.Les revenue de la confédération, pendant le mois de mai, ont atteint le chiffre ko $1,34:1,331 ; les dépenses pendant le même mois ont été de $906, 696 * ce qui donne un excédant de revenus de $435,GS5.Le future concile œcuménique.Il est bruit à Rome que le souverain Pontife promulguera le 29 juin, fête de St.Pierre, après la cérémonie, un décret qui fixera-l’ouverture du prochain, concile œcuménique au S décembre 1869.Mgr.Iloran, évêque de Kingston est à Québec depuis ce matin.XouvtlIcn religieuses.Nous lisons dans la Voix du Golfe de samedi : Co matin, samedi des quatre-temps, Mgr.l’Evêque de Rimouski a donné la tonsure à Messieurs Cyprien Larivéc de St.Octave, Arnaud Laçasse, de la Pointe-aux-Tremblcs, Québec, Majorique Bolduc de St.Victor de Tring, Cyprien Gagné, do St.Valier, et Jacob Gagné de P Ile aux Coudres ; et conféré ic sous-diaconat à Messieurs Josué Lepage et, Ferdinand Elzéar Couture, tous deux de la paroisse de llimouski.Il y%a eu une grande ordination samedi dernier à la Chapelle du Grand Séminaire.Les messieurs suivante y ont pris part : A la Tonsüee.—Alexandre M.N.Deschamps, Montréal ; François % lvacicot, do : Alexandre Mclnnis, Arichat ; Alexandre .McKinnon, do ; Joseph McLeod, do ; Jean Catien, Boston ; Guillaume McGinnis, do ; Hugh Smith, do ; Jacques McDonald, Charlottetown ; Marcel Richard, Chatham ; Patrico W.Brown, Halifax ; Jean Connolly, do ; Richard Kearns, do ; Mathurin McCabe, Hartford ; François O’Keefe, do ; Jean Russell, do , Guillaume F.Chapman, Saint Jean ; Ambroise Nolin, St.Hyacinthe ; Jean J.McKntoc, Toronto ; Patrice IL Finnegan, Hartford ; Thomas Lynch, do.Aux Ordres Mineurs.—Théophile J Giroux, Montréal ; Guillaume D.Kelly, Boston ; Daniel J.Gillis, Charlottetown 3 Jacques L.BroyduckJ do 5 Thomas F.Carroll, Hartford 3 Slatthieu McCabe, do ; Jacques B.Reynolds, do.Au Sous-Diaconat.—Pierre A.Campeau, Montréal ; Noel E.Demers, do 3 Eustacho A Coallier, do ; Jean B.Morrisaeau, do ; L.Marcel Dugas, do 3 M.J.Ilermenégildc 1x5-court, do ; J.B.A.Coussineau, do 3 Hernie» négildo Carrière, do 3 Stanislas A.Sauvé, do; E.Gaudefc, do ; Edouard F.Cassidy, Toronto ; Jacques Killaullin, do 3 A.Isidore Bessette, St.Hyacinthe.Au diaconat.—Maximo L.Laporte, Montréal ; J.Pierre Leduc, do 3 A.II.Paré, do 3 Charles F.E.Bousquet, do; U.U.Thibodeau do ; V.G.Villeneuve, do 3 Jean Flyn, Alton 3 J.Augusto Babineau, Chatham 3 Jean Carter, do ; Guillaume Varilly, do ; Robert J.Sullivan, Hartford; Edouard McKenna, New-York ; Antoino Ouellette, Saint-Jean.A la PRETRISE.—J.Euclidc Dugas, Montréal ; Jean Kelley, Toronto.—(Minerve d’hier.) Société «ri'rtucHfIon du dlNtrlrt de quebcc.L’élection annuelle des membres do cette Société a eu lieu luudi do cctto semaine, et lo résultat en fut comme nuit : Président : Picne Garneau, écuyer 3 Vice-Présidents : Mess ire s J.Auclair, ptro.et Tbs.Chandonnet, ptre.; Secrétaire : Napoléon Laçasse, écuyer; Trésorier : J.B.C.Hébert, écuyer 3 Membres du Comité de rétjie : Messircs C.F.Cazeau, V.G., ptro., Alex.Taschereau, V.G., ptre., Ant.Racine, ptre.et Adolphe Légaré, ptre., Vital Têtu, écuyer, Chs.Cinq-Mars, écuyer, Cirico Têtu, écuyer, Ls.Àmiot, écuyer, L.G.Baillargé, écuyer, Théop.Lo-droit, écuyer, N.Balzaretti, écuyer, Erne.>t Gagnon, écuyer, Frs.Vézina, écuyer, John Burroughs, écuyer, A.1>.Sirois, écuyer, Abr.Hamel, écuyer, J.D.Brousseau, écuyer, Jl.P., G.II.Simard, écuyer, M.P., J os.Hamel, écuyer, et F.E.Juneau, écuyer.Par ordre, Napoléon Laçasse, Secrétaire, S.E.D.Q.Le gouverneur général.Nous lisons dans lo Canada d’Onfca-onais d'hier : Le Gouverneur-Général va quitter la Capitale, pour Speueerwood, demain ; tout probablement, il ne reviendra plus ici.Sou Excellence et sa famille descendront par les chars jusqu’à Prescott, puis se rendront à Montréal, par le St.Laurent, afin do 1 sauter les rapides.Le Col.Mouck et plusieurs membres de 1 l’Etat-Major du Gouverneur, sont partis, hier matin, pour Québec.—• -o— ¦ — I/I1011.H.Langrvtn.t )n lit dans le Canadian Freeman : Il y a aujourd’hui en Canada, bien peu d’hommes publics plus universellement respecté et estimé que l'Ilon.M.Langcvin.Il doit à sa torce de caractère et à sou habilité d’être au premier rang do ses compatriotes.Et par son intégrité et sa consistance comme homme politique, comme par son urbanité et ses manières de gentilhomme dans ses relations avec tous ceux qui l’abordent, il s'est gagné la confiance et l’estime de toutes les classes de notre société, à quelqu’originc et è quelque religion qu'elles appartiennent.1 c> marques de distinction que vient de lui conférer Sa l'rès Gracieuse Majesté seront donc un sujet de réjouissance pour tout lo monde.^¦ - • - La Capitale fêine mesure .diéral ot uniforme.11 recommande celle eu ,1 en Angleterre, mais croit qu’elle devrait fi modifiés d après lo système métrique fraçais.Lo correspondant abyssinien du //t ni/,l J0 Nctv-lork croit savoir que les troupes and ai ses u évacueront pas complètement le naTa' mais quelles garderont un pied à terre à Zoulta, ville du littoral.Le correspondant ajout qu il me croit pas que le gouvernement anglais desire plus qu une station navale dans ce pays, s il désire un poste quoloonquo.DERNIERES DEPECHES.I.e territoire «lu Kord-OurM.Le télégramme suivant a été adressé ce matin au Mercury.Londres, 9 juin.Dans la Chambre des Communes, le puté de Buckingham, Sir Harry Veruty a interpellé le gouvernement au sujet des me-sun-’s à prendre pour l’ouverture du territoire du Nord Ouest de rAïuéricjuo.L'assistant secrétaire du Bureau Colonial a répondu qu'il était bien à désirer que ia colonisation du territoire, s'étendant du lac >up(*.rieur jusqu'à la côte de l'océan l’acifiquc ae lit le plus rapidement possible ; mais qu'il fallait que le gouvernement impérial attendit l’issue des négociations entamées avec la compagnie de la Haie d’Hudson et encore pen-«fautes pour faire des démarches à ce sujet.xr incendies.—Au moment de mettre sou presse, le télégraphe d'alarme appelle la Br gade du feu dans le voisinage de la boît d’indication No.53, St.Itoch, et, quelque minutes auparavant, le même télégraphe ai nonçait qu'un incendie avait éclaté au .V 42, rue St.Valier, faubourg St.Koch.î.e> \ OLONTAlltKs.—Le quartier-iuaitr Voyer est parti hier pour Richmond afin d préparer des logements aux deux compagnie de l’uscadronfles Hussards Canadiens do Qui bec qui ont reçu ordre de se rendre à la froi tière.N ous LA SOURCE D’IIUILE DE CHARRON, n avons pas à nous repentir dos réserves que nous avons faites en annonçant la découverte de la source de pétrole de la rue St.Joseph.11 paraît aujourd’hui bien établi qu'il n'y a plus de source d'huile de charbon que sur la main.I^a très-faible quantité d'huile mêlée à l'eau recueillie provenait d’une indiscrète banque de pétrole, de GO gallons, placée dans uu hangard adjoignant la propriété de M.Allard.11 va sans dire quo la source ne fournit plus dTiuile depuis qu’on a déplacé la barique dans laquelle on a constaté un vide sensible.QUARTIER MONTCALM.—L’élcctiou d’un échevin pour ce quartier aura lieu le JG et le 18 du courant.—Les Religieuses de l'Asile du Bon-Pasteur accusent avec reconnaissance réception de la somme de S 550 que Messieurs les Directeurs do la Caisse d'Ecouomic ont bien voulu al* ouer à leur Institution.—Les dames directrices de l’IIospicc St.Joseph do la Maternité de Québec offrent leurs sincères remeroîments aux directe-:» de la Caisse d’Economio pour le don de cinquante piastres qu’ils ont fait pour le soutien de l’institution.* note.—Un petit garçon, ilgédoll ans environ, «lu nom de Royuard, ot dont les parents demeurent au Cap Blauc, est tombé dans le fleuve, samedi dernier, pendant qu’il était à jouer sur du bois flottant, à quelque distance du rivage.L’infortuné fut emporté par le courant avant qu'on pût aller à son secours.—Un meurtre épouvantable est venu cnco-ro une fois jeter un voile sombre sur Montréal, et c'est encore un soldat du IGiètue régiment qui, à l’exemple de son ancien camarade John Mawn dont le crime a été expié sur l'échafaud en 18G2, a été l’auteur du forfait.Lo lGénie régiment compte dans ses rang?, un soldat du nom de Maurice Blake, do -•» ou 24 ans, qui s'est engagé ail service il )’ a 41 ans.Sa conduite n'était pas, paraît-il, des plus exemplaires : il était adonné à |a boisson au point que par fi is on lui trouvait l’esprit quelque peu dérangé ; mais il était parfaitement sobre quand il a commis le crime que nous allons raconter.En outre, sou insubordination lui avait déjà valu plus d’une punition, et pas plus tard que l’année dernière il recevait une volée do JO coups de fouet pour avoir voulu porter la main sur un officier supérieur.Vendredi après midi mémo, il -s°r' tait de prison où il avait oypiê une sentence do 48 houros d’arrêts pour mauvaise conduite, mais il en sortait résolu à se venger du sergent Bourne qui l’avait fait condamner.Vers G heures 10 minutes, les soldats du lGômo étaient réunis dans leur chambre de caserne Victoria—ancien Collège de Montréal—situéo au troisième étage, et Blake était avec eux, assis sur son lit ot paraissant pi»'11 gfi dans la méditation, pendant quo les autre» arrangeaient quolquos effets.Soudain, ils 1 in parc de son fusil lo charge, ajuste, ot, aynn quo personne puisse s’apercevoir do tout cc a, fait partir le coup.L’arme ayant dévie, balle alla frapper au oœur un soldat du no de J.England qui était paisiblement h bourrer r,a pipe et qui tomba mort.Un aube Hl) dat du nom de Win tors a été atteint au ,ra > mais sa blessure n’est pas gravo.Quant au sergent Bourne auquol Bjaa° .voulait, il n’était pas même daps la Hallo , t® lo meurtrier avait pris pour lui le sergent • LE COURRIER DU CANADA.en trouvait, lo dos tourné, à l’autre cx- tt'.wité de la chambre.nuVe a été arrêté sur lo champ et remis aux autorités oivilcs qui '.’out envoyé •> la priS° Sain edi une enquCio a été tenu., et un vor-,1e meurtre a été rendu contre iui [U Ordr?du S courant ) Itfg-Dt* vi Hier s de personnes attestent l'effl-cueilê de Veau de «Jacob.__jjlt parfaite digestion est Ce signe d'une i me santé et on l'obtient en faisant usage des pluies du DR.COLUY.lustre de HUNT pour la chevelure ru fraîchit la te te.I ptt«nimiriU«Mr no» ‘ •rHiihï€HClie-.|, /yü/lbil'hMÜM'U» Iiii«: S.A.Allen I ‘ «ni étraux, pour restaurer, raffermir, embellir °.Jnmcer les cheveux, les rendre doux, soyeux et , et Ihh fixer danB la position qu'on leur donne, U Mtiiit leur chute et leur donnant une couleur II r tu relie t de santé.Ils no manque^, jamais de fin* revenir les cheveux «ris à leur couleur pri- •t Ve Ils agissent directement su- 1m racine de j"1chevelure et leur donnent la nourr.tur j requise.?.noient la chevelure et lui procurent une odeur délicieuse, ils conviennent aux jeunes comme aux vieux.“ I,* HKàTAÜUATKim itl.TAHLIT.Lt CoSMKTiqUK NOURRIT HT KMHKLLIT.Si vos cheveux sont clairs-semés, t d,.à -jau s lustre, faites-en l’essai ; t>; •* »ur.faites-en l’essai, car tous ceux s conserveront leurs cheveux toute ctute chez tous k*5 droguistes.19 Auû 1807.—6in 0 Juin.Ardmillan, 987, R.R.Dobbell et Cie., terrain de Spencer.Clydestnlc, 990,1 Groenock, Ross et Cio., homo de Flanagan.Twilight, 778, Londonderry, J as.Oonuoly, anse Ottawa.Golcotidu, 1081, Liverpool, C.et J.Sharpies et Oie., anse Bridgewater.Annie Fawcett, 1018, Liverpool, R.K.Dobell et Cie., quai do Wilson.lieux, rais chauve e nrvent leur .En 30.bulletin commercial be montant de droits perçus è la douan** dans le j.urt de Québec le 9 du courant a éti (ib ^-,«30.49.IlflfOUrATflOXS.8.Juin.pftr U barque Boreas, Sweeney, de Cardiff—01 lou de charbon à Allans, Hue A o» ;.l';ir la barqno Wolfe’s Cove, Anderson, de Port Glasgow_350 tou.de charbon fi A Gilmour et Cie.Parle navire Ottawa, Gillies, de Mvcrpool— &’j88 sacs «le sel A A.Gilmour e.‘.j~e.Var la barque Galatea, Bulley.d** teignmouth, irrr* a pipes, 3 caisHCH fill GninniurGet Cie.pttr la barque Norma, Marsh, de LvtJ?*# -4 ballon» fi K.Burt tall.Par la barque Alia, Peterson «le SI.\ :Ida— 0.000 brique it leu à W m.Herring.Par la barque Marchioness de Queer:-bury, John-sû„f jt» Hull—oô4 toiu «le charbon ù oi Jr':.Par la barque Derweut, Tein le, de Workington —335 tun de charbon fi 1*.Robinson.Parle navire Governor General, GiflarJ, de Liverpool—4195 sacs de sel à M.G.Mountain.PRETS A PARTIR.8 Juin.Navire Arthur White, Murphy, Cork, C.A J.Sharpies à Cio.— Rock Cité, Lethbridge, Londres, II.Fry.— Anglo-Saxon, Leahy, Liverpool, R.R.Dobell A Cie.^ Barque Royalist, Webster, Leith, A.Gilmour A Cie.— Palais, Ebseu, Londres, C.& J.Sharpies A Cie.Goëlette Flying Fish, Pye, Gaspé, Hunt, Brock A Cie.9 Juin.S.S.Secret, Davison, Pictou, etc., Compagnie des Ports du Golfe.Navire Belmont, Hurrid, Londres, Beuson et Cie., — D’Israeli, Duun, Belfast, A.Gilmour et Cie.Barque Alice Wilson, Moulton, Port GlusgowyJien-son et Cie.— Chiftain, Russell, Lancaster, C.et J.Shar- pies et Cie.— Freinan, BuH, Dundee, D.D.Young et Cie.— New-York Packet, Thompson, Lancaster, C.et J Shut pies et Cie.— Thames, Curr m, Belfast, A.Gilmour et Cie.— Emmanuel, llassel, Muryp’t, D.D.Young et Goëlette Breeze Harbour, Gaspé, IL (Mass.RADEAUX ARRIVES A QUEBEC.8 Juin.Jus.Patton, douves, anse des Sauvages, ouest.Léandre Métbot, madriers, Atc., St.Nicolas.9 Juin.Cook et Bros, douves, anse St.Nicolas.Jean Erottier, madriers, anse Bu ratai!.forsyth et Pembertons, madriers, anse Alexandra.Fowler et Tssyltocs, douves, anse Dohell.J.McAlisters, douves, Compagnie des bassins de l’entrepôt de Québec.HOTEL DU GOUVERNEMENT, OTTAWA, Samedi, 30 mai 1868.P R K SEN T .* Sou Excellence le Gouverner.r Général en Conseil.SUR lu recommandation de l'honorable Ministre du Revenu de l’Intérieur, et sous l’autorité donnée par Pacte adopté fi la dernière session dn Parlement du Canada, 31 Vic.Chap, b, miaule .“ Un acte concernant le Revenu «le l’Intérieur, ” et par “ 1 acte concernant le Tabac non préparé, " 31, Viet.Chap.61, Son Excellence en Conseil a bien voulu ordonner, et il est par le présent ordonné que les réglements qui ccncerneut l’octroi de Licences et Permis aux Marchands de Tabac, soient el ils sont par le présents faits et établis.WM.II.LEE, G refiler du Conseil Privé.RÈGLEMENTS.1.Des licences pour faire lo commerce du tabac brut en feuilles et pour l’obtenir de rentnpôQ.de douanes pour la consommation en payant un droit, pourront être accordées par l’uu ou l’autre des officiers mentionnés plus bas en en faisant la demande eu due forme, savoir : Tous les percepteurs et députés percepteurs du Revenu de l'Intérieur.Tous les maîtres «le poste, n’excèdant pas un dans chaque paroisse, township ou municipalité où il n’y a pas d’autre ofiieier du Revenu de l’Intérieur, qui pourront être nommés de temps en temps par le ministre du Revenu «le l’Intérieur.2.La demande d’une licence devra être faite en üue forme, et contiendra toutes les informations que pourront requérir les réglements départementaux et devra aussi constater lo nom, le lieu de résidence et l’occupation de la personne «pii fait la demande.3.Une licence ne sera valide que lorsqu'elle aura été accordée d’après une formule fournie parle Département du Revenu de l’Intérieur, et signée par le commissaire ; et toute licence pourra être confis- BUREAU DE POSTE.Qcebkc, 1er.Mai 18G8.DEPART DES MALLES DE QUEBEC.LES PILULES TONIQUES ET Dü MALLES.F.tliMhi L UH.DR.GOLBY SONT un cathartique doux mais efficace et guérissant la dihpepsio et toutes les maladies prove-ui l d’un délabrement de l’esiomac du fois et des boyaux.Elles constituent le plue grand purificateur du sang que l ou connaisse.È*rix : 25 c.la Boîte contenant 26 pilules en- rîtûtes «le sucre.LA COMPAGNIE DU RICHELIEU.G.OOh.P.M.P.M.par LL VAPEUR DE MONTREAL 8 Ju'
de

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