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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 5 juillet 1869
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1869-07-05, Collections de BAnQ.

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13ème année QUEBEC, LUNDI 5 JUILLET 1869 Numéro JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.JLii langue île IMcti* (Suite et fin.) Revenons aux calculs généraux.il est bien évident que les opérations il eilbctuer sur les trois valeurs des mots doivent être les menus toujours et dans tous les cas.Des combinaisons arbitraires ne constitueraient plus un calcul, mais une fantaisie plus ou moins ingénieuse ; le mathématicien ne serait plus qu’un habile prestidigitateur, un escamoteur de formules et de mots ; il amuserait sans instruire.* Après bien des tâtonnements, M.l’abbé Martot a enfin découvert la clef du calcul.“ Tontes les fois qu’il sc trouve en présence d’une expression hébraïque, il s'empresse do la représenter par des chiffres, c’est-à-dire do faire la somme de scs valeurs alphabétiques suivant chacune de scs trois dimensions.11 obtint ainsi trois nombres simples : 44 io Valeur du nombre.44 2o Valeur de la mesure; 44 3o Valeur du poids ; 44 11 prend ensuite ces sommes deux à deux, ce qui lui donne : , 44 -io Le systèmes combiné île nombre et de mesure ; .44 5oLo système combiné dénombré et do poids ; 44 Go Le système combiné du mesure et de poids ; 44 7o La somme do ces trois dimensions prises ensemble, ce qu’il appelle le nombre complexe ; 44 So Et enfin, il cherche eo qu’il appelle le nombre calculi' ou transcendental, qu’il obtient par un procédé un peu lent, mais invariable, en combinant toutes les operations que nous venons d’indiquer et en n’employant toujours que les quatre règles de l'arithmétique.C’est lo nombre calculé qui est le plus souvent fécond en magnifiques résultats.44 Dés lors qu’en faisant ces calculs, on les applique également, invariablement, à tontes les expressions hébraïques suivant des lois inflexibles, il est évident qu’on suit un procédé parfaitement rationnel et légitime.” Ceci une fois posé, complétons, par exemple, le calcul (pic nous avons commencé sur l’alphabet lui-même.En faisant la somme des deux nombres obtenus précédemment (70 et 100), M.l’abbé Marict obtint 170.Or, d’après la même loi que nous avons suivie jusqu’à présent, lo mot hébreu A cio him, c’est-à-dire le Dieu, le Dieu par excellence = 170.En réunissant les deux sommes, il trouva 170 -h 305-^4SI.Eh bien ! la traduction hébraïque de ce nombre (d’après la même loi complexe) cet le nom du firmament.44 Notez que 4SI n’est même autre chose (pic le carré de 22.Or, nous savons que 22 est la somme des lettres de l’alphabet ; c’est par conséquent, la plus simple expression de la langue hébraïque, c’est cotte languo elle-même réduite à sa dimension de mesure, au verbum pur et simple.Ce n’est pas tout.En faisant la somme des trois colonnes horizontales dont nous avons parlé, il trouva pour la première 1,405, pour la deuxième 253, et pour troisième 132.La somme de ces trois nombres est 1,SS0, dont il fut longtemps à trouver lo 6cns.Mais quand il eut découvert le moyen do former le nombre calculé 1 reconnut que ce nombre i ,SSU n’était autre que la somme des trois nombres 913+551+41 G, ou deux nombre 1030+341.Or, 013 est le nombro calculé du mot Jésus.55L est le nombre calculé du mot Verbe.41G est le nombre calculé du mot Jé-liova.1030 est le nombre calculé du mot sceau (signaculum).841 est lo nombre calculé du mot l.bri (livre).L a réunion de ces trois équations avec leur traduction hébraïquo nous donne donc : 013 + 551 + 41G * 1SS0 » 1039 4.841.Jouis Verbum Dci signahdum libri.Jésus le verbe du Dieu, est le sceau Je ce livre.M.de Warren annonce que M.l’abbé Martet doit publior un livre dans lequel il décrira et expliquera tous les résultats qu’il a obtenue pendant trente ans de recherches.Nous y renvoyons le lecteur.Nous terminerons par deux exemples frappants, qui feront comprendre toute l’importance do la clef découverte par le sa vaut abbé français.Nous l’avons dit, chaquo lettre représente un chiffre ; chaque mot représente dans un nombro de un ou plusieurs chiffres, et ces chiffres additionnés, dans lo même mot, représentent des sommes.Tous les mots qui représentent la même somme doivent avoir entre eux une relation déterminée, et parmi oux, un mot doit être comme l'objectif commun, doit renfermer l’idée dominante de Vinscription formée par la juxtaposition de tous les mots qui out la mémo somme que lui.Si cette loi est exacte, il faut trouver trois choses : Il faut: io.dégager le mot objectif do la série ; 2o.connaître exactement tons les mots de la série; 3o.enfin trouver le moyen de les disposer dans l’ordre qui doit donner à cet objectif sou explication, sa partie et son complet développement.Pour lo premier point, il faut du temps et une sorte d’intuition ; pour ie second, il faut une patience à toute épreuve; pour la troisième, le plus dillicilc, il faut de la patience ot encore de la patience.Heureusement il existe certains fils conducteurs qui facilitent beaucoup cette dernière recherche.Nous abrégeons les préliminaires pour venir plus vite à l’exemple.M.l’abbé Martet a rétabli, entre autres, Vinscription qui répond aux mots dont la somme est égale à 150.11 y a exactement 150 de ces mots tirés des livres saints.Mais avec les répétitions du même mot, le nombre des mots de l'inscription s’élève à 4S3.L’objectit de cetle série est le mot hébreu qui signifie la Vierge.Tous les mots hébreux dont la somme est égale à 150, et rien que ceux-là, combinés et juxtaposés, donnent une inscription magnifique, dont nous citerons seulement les strophes les plus remarquables.44 O rois, qui vous élevez contre moi, et qui, en dehors de mon peuple, montez de la caverne des démons, comme des corrupteurs, pour confondre mon œuvre de la rédemption, votre bouche a préva-riqué contre ma doctrine, contre mon Orient, votre roi.C’est pourquoi ma fureur combattra contre les orgueilleux; je les rejetterai comine cette paille légère qui tombe an temps do la moiseon dans des brasiers dévorants dans la région des démons.« i4 Votre roi, qui procède de moi-même, embrassant mon œuvre de la rédemption, s’est humilié dans les entrailles de la Vierge, sous l'ombre du chaume, et il s'çst abaissé jusqu’à vous.44 Car par sa voix, votre roi, sur le sein do la Vierge, suscita les princes do l’Ethiopie, do la Poree et de l’Orient ; et il les fit accourir, dans les litières ; et comme une lampe ardente, il les convoqua : et pour les instruire, il rassembla, comme docteurs, les princcB de mon temple, faisant monter les rois jusqu’à l'ombre du chaume, jusqu’aux fondements des rochers.Et ils portaient avec eux des présents, des tiares, des aromates sur des balances, un bouclier avec des llèchcs pour défendre la Vierge, une chaussure précieuse et des bracelets d’es-carbouclc pour voire beauté; une longue robe ; un grand voile, propre à vous envelopper, à protéger vos yeux, 6 Vierge.44 Votre roi s’humilia, et il 6e joignit comme pauvre au dernier des hommes pour so présenter dans le parvis do mon temple.44 La fureur do mes ennemis s’éleva comme la flamme d’un incendie de la part des dénione.Et le chef violent de mon peuple agit de perfidie contre mon germe; il lo poursuivit et déploya sa cruauté par des flèches pénétrantes jusqu’aux alentours de ma demeure.Il lit un grand massacre, selon le temps indiqué par les rois suivant leurs paroles.44 Mais la Vierge et Joseph, mettant à couvert leur espérance, prévinrent le crime, et ils emportèrent avec eux, dans leurs liras, leur enfant, votre roi, jusqu'à Memqyhis, jusqu’aux peuples éthiopiens.44 .Au temps marqué, votre Roi se leva pour la prédication, pour affirmer la Rédemption de mon peuple.” 44 .Au temps marqué, à la Pâque, votre Roi s’humilia jusqu’à être suspendu au signe par les deux mains.Et il fut élevé à mon signe.Sur cette balanco il accomplit mon œuvre de la Rédemption.Et par un grand cri, il ébranla les rochers, les fit éclater.” 44.Votre Roi ressuscita du milieu des rochers, du sein des enfers ; il fit son Vsccnsion pour demeurer à ma droite jusqu’à l’accomplissement de mon œuvre.M.do Warren cito un autre exemple.L’inscription qui renferme tous les mots dont la somme est égale à 73, raconte la vie do la Sainte Vierge, précise le rôle qu’elle devait jouer, tant dans le mystère de la Rédemption comme mère du Sauveur, que comme médiatrice par son intercession entre Dieu et les hommes à partir de l’établissement de la nouvelle Loi.Nous avons promis un second exemple ; le voici, mais il est d’un genro tout aillèrent.M.l’abbé Martet prend dans les proverbes do Salomon, ces doux sentences : Gloria Doi est celare verbum, et gloria regnin investigate sermonem.liC mot investigare va ètro le principe d’un calcul extraordinaire.44 Investigare, en hébreu, a pour nom-b e simple 308 : sa mesure - 47, son « -15 ; la somme {de mesure et poids) est G2, et son nombre complexo (;nombre, mesure cl poids)*** 370 ; enfin, son nombre calculé est de 783, qui est la somme des nombres suivants : 783 1S4 + 182 + 2S0 + 02 +45 Or ces derniers chiffres, juxtaposés lui donnent le numérateur de la formule.1841822,809245 02,370 qui lui donne elle-même.29j, 5305885721500 mouvement syn««liquc de la lune.* ‘‘ Quant au dénominateur, on voit qu’il sc forme du nombro mesure et poids G2 et du nombre complexe 370 {juxtaposés.De sorte (pie la formule elle-même n’est que le rapport du nombre calcule (développé) avec le nombre (mesure et poids) et le nombre complexe justapo- 8CP.44 Comment a-t-il eu l’idée do composer le nombre 783 de cette manière ?Parce quo ces nombres partiels donnaient le texîo ténébreux: Laudato Dominum cl Deurn ttsquc in aie/num ; et (pic 184 à lui seul veut dire à lni-mème Alleluia.Qn’cst-cc qui lui a donné l’idée que le mot investigare l\ii donnerait le mouvement d’un astre ?C’est qu’il avait on hébreu le même nombre que ad lumina-f ia (Moïse, chap.1er, v.15).44 C’est en s’appuyant sur les nombres fournis par les noms hébreux des trois astres qui nous intéressent le plus directement dans le système planétaire (la terre, le soleil et la lune), qu’il a fait sa première découverte astronomique ; il a trouvé la fraction.00711,145711 273 ' 3G5,2422019S16S49S1GS.• -3G5j., 5h., 48 m., 54 s., 0272175.Cette première découverte de M.l’abbé Martet ii déjà été publiée à Rome par le savant jésuite de Vico, en 1S4G.Or, chose étrange, le numérateur 90711, 145711 n'est rien autre que la déduction mathématique des quatre lettres du nom de Jéhova ; et de même au dénominateur le nombre 273 est encore une autre dérivation du même nom de Jéhova.Ne semblerait-il pas (pie le Créateur ait voulu marquer celte loi du mouvement tropique de la terre d’un double sceau pour la faire remonter jusqu'à lui ?Comme pour rendre ce tait plus saisissant encore, ce même nombre 99711,145711 réparait comme facteur commun dans toutes les formules astronomiques du môme réseau.Ajoutons que ce même nombro lu en langue hébraïque par la nouvelle loi des trois valeurs alphabétiques, fournit cinq mots hébreux, dont la traduction exacte en langue latine est le texte suivant : Pater filium suum unigenitum nomini suo consummavit.Le père a immolé son fils unique à la gloire de son nom.rn Tout cela n’est-il pas merveilleux ?El n’ôtes vous pas impatient de lire l’ouvrage promis du savant abbé ?Eu attendant la publication, lo livre de M.de Warren est déjà bien curieux, et nous le recommandons à l’attention de nos lecteurs.Ernest Scunaitek.La dime.A Limoux, les agents de M.Pereire.la plupart officiels comme lui, ont fait une guerre acharnée au candidat indépendant et ,catholique.Entre autres diffamations, ils l’ont accusé de s’étro engagé à provoquer le rétablissement de la dime.Nous avons mille exemple des parfaites stupidités que l’on peut fairo courir on temps d’élections.Un en composerait aisément un Electoriana, qui 11e manquerait pas de chapitres amusants ni de chapitres désolants ; mais rien peut-être ne vaudrait cette accusa tion touchant la dime, élevée contre un chrétien au profit d’un juif, et quel juif! Les juifs vivent principalement, pour no pas dire exclusivement, des dimes qu’ils s'entendent à prélever sur les chrétiens.Or, parmi ce peuple ardent et ingénieux à tirer le teston, personne, de nos jours, n’a plus âprement que les frères Poroirc dimé le chrétien.Faisons un peu d’histoire à l'usage des électeurs de Limoux, qui ont peur de la dime.La dîme ecclésiastique a été abolie en France durant la nuit du 4 août, il y a quatre-vingts ans.Il est probable qu’ati-jourd’hui peu do gens savent ce que c’était, autant ceux qui parlent do son rétablissement sans y croire que ceux qui affectent de s’en épouvanter.On traite la dime d’impôt, meme d’exaction.Elle n’était pas autre chose qu’une redevance, c’est-à-diro une propriété, la plus correcte et la plus antique qui existât.Cette propriété reposait sur la loi di-vino et sur la loi humaine.Elle représentait le domaine de Dieu, elle se justifiait et pc rajeunissait par un service permanent.Née do ce double principe, quo Dieu domeuro lo possesseur souverain de la création, et quo lo prêtre doit vivre do l’autel, elle lut d’abord acceptée comme de droit divin daus touto l’antiquité, non-seulement mosaïque, mais païenne.Entrée dans les coutumes chrétieunes, avec tout lo meilleur des traditions du genre humain, elle fut enfin constituée législativement par Charlemagne, d’après la raison mémo de son origine, in récognition cm supremi dominii De!, selon l’expression du grand législateur.D'une part, aveu public du supreme domaine du Créateur ; de l’autre , tribut Je justice pour l’entretien des églises, des prêtres et dos pauvres, et rémunération socialo du service (pie la religion rend à la société.Le prêtre se retire des trafics du monde?il ne sc livre pas à l’industrie, il 11e èiit pas lo négoce, il ne peut ni cultiver son champ ni paître son bétail ; il appartient de jour et de nuit à un service public.C’est un médecin qui n’a le droit ni de refuser, ni de taxer ses visites, ni de subvenir à ses nécessités par l’exercice simultané d’une autre profession.La communauté doit donc le nourrir, et le soin de sa subsistance est remis à chacun, puisqu’il sc donne lui-même à chacun, non dans la proportion de ce qu'il reçoit, mais tout entier.Voilà la dîme ecclésiastique.Elle était essentiellement paroissiale.Toute terre cultivée la payait, non au prêtre, mais au clocher.Les biens particuliers du prêtre n’en étaient point exempts.Pour donner à la dime son vrai nom, c’était simplement le budget du culte.Seulement, la sagesse do nos pères l’avait constitué comme une propriété.Il offrait ainsi plus de solidité ; la dignité et l'indépendance sacerdotales en étaient mieux garanties.En ces temps-là, on était fier, et personne, prêtre ou laïque, ne so lut accommodé de vivre uniquement par la grâce du budget.Il y avait pou de fonctionnaires, et le fonctionnaire n’absorbait pas l’individu.La dime était si bien une propriété, que l’on pouvait la vendre sous certaines conditions déterminées par la loi.Quant a la fixation et au mode do perception, ils dépendaient dos coutumes et «’offraient rien d’arbitraire.Nulle terre n’était diniable à merci, .et l’on peut croire qu'il a existé peu de redevances et de fermages sur lesquels autant do remises aient été faites an débiteur embarrassé.Ajoutons qu’au simple point de vue politique, aucune forme de la propriété 11’a été plus vigilante gardienne du droit de propriété.Il est certain qu’a partir de l’abolition violente de la dîme, -le droit de propriété n’a cessé de recevoir des atteintes qui l'ont considérablement affaibli.En moins d’un siècle il est tombé assez bas, ot les vingt années qui restent à courir pour arriver au siècle complet menacent d’être dures.La propriété ecclésiastique a péri tonte entière, sauf ce petit lambeau qu’on appelle l’Etat romain, par où Dieu est encore, jusqu’à certain point, reconnu copropriétaire de sa création.La sagesse moderne travaille, on sait comment, à l’exproprier de ce dernier coin.Si Dieu la laisse faire et lui dit ce fiat volontas tua, qu’elle ne lui dit plus, nous verrons le sort de la propriété civile.Assurément elle ne retrouvera pus l’assiette durable (pie Charlemagne lui avait donnée.Mais dans tous les cas, elle a été ditnée depuis l’abolition des dîmes, elle est (limée, elle sera diméc.Elle a trouvé dans l’Etat un gros déci-maicur qui remplace bien à lui seul tons les anciens.Celui-ci ne s’est jamais contenté des prélèvements que faisaient ceux-là, ni des 44 additionnels ” et des 44 extraordinaires” qu'il n’a cessé d’ajouter d'année en année ; et il est constitué de manière à ne pas so contenter même lorsqu’il prendra tout.Et encore s’il était soul I Mais lus gros décimatcurs abondent.Après l’Etat il y a le vice, il y a l’emprunt, il y a la spéculation, il y a lo juif et ses congénères, source inépuisables de ces Mississipis dont les torrents perpétuellement déchaînés roulent toutes les fortunes à l’océan des banqueroutes.Ce sont là des dimes qui ne paraissent pas près d’êtres abolies, quoique assurément le besoin s’en fasse sentir.De ces dimes, MM.Pereire en ont pris lotir bonne part.Ils appellent cola des commissions.Commissions ou dime, le rapport 11’est point méprisable, et il élève ALM.Pereiro au rang des plus remarquables gros décimatcurs qu’on ait vus depuis longtemps.O11 a parlé de deux cents millions, ramassés en quelques années.Mettons qu’il y ait du compliment et que la somme soit moindre de moitié : cent millions à partager entre trois, c’est encore joli.Or, l’on en connaît d’autres qui n’ont pas laissé de glaner sur leurs traces assez gaillardement.Nous croyons volontiers quo les opérations ont été régulières.Mais régu-lioros ou non, le bilan prouve quo la dime est toujours fort bien payée, quoique ce ne soit plus au comptoir de Dieu.Nous croyons même qu’on paie double, —au moins ! Cotte nouvelle dime toujours grandissante n’engraisse pas le clergé.Elle va à un autre culte, et lo clergé no réclame rien, ni de celle-là ni de l’anoionne.Il vit comme il peut, du maigre arrérage do 6C8 propriétés confisquées.S’il faut un surplus, le fouruissout les fidèles, très heureux de se diinor eux-mêmes, parce qu’ils savent encore qu’ils tiennent de Dieu tout ce qui est en leurs mains.Que les courtiers électoraux delà libre ques réitérées._____________________ Trois compagnies du 4ème do ligne pensée cessent donc de nous imputer le conduisaient à St.Etienne une escouado dessein de rétablir la dime.Co n’est ! do prisonniers fait la veille au puits pas sur ce terrain-laque nous ferons concurrence aux puissants d’Israël.Nous savons assez quo le peuple libre penseur, ayant tant de templcBa soutenir, tant de prêtres a nourrir, et tant de prêtresses à gorger, en ne peut pas lui demander do faire davantage pour le culte du Christ.Nous nous bornerions à souhaiter le pouvoir de nous imposer volontairement nous-mêmes, et nous seuls, plus quo la libre pensée ne lo veut souffrir depuis qu’elle tient lo sceptre.Nous ferons cette tentative aux prochaines élections.Après avoir mis dans notre programme le droit du Pape, qui est aussi le droit de propriété et la liberté d’enseignement, qui est aussi la liberté de l'intelligence, nous y mettrons la liberté de la charité, qui sera aussi la liberté de payer la dime et de soulager d’autant ceux qui ne la paient pas.Nous verrons cela plus tard.En attendant et pour la satisfaction de la justice, nous demandons une chose à nos amis vaincus de la circonscription qui a ressuscité M.Pereire.C’est de tenir un compte bien en règle des opérations à la suite desquelles ce décitna-teura a été élu, et d’en envoyer une copie authentique à Paris, pour lo jour de la vérification des pouvoirs.Si les agents de M.I ’orcire ont outrepassé les limites très larges de l’industrie électorale, il serait bon de les faire juger.Peut-être parviendrait-on ainsi à sauver quelques décimes que la toge législative ne manquera pas d’engager à sc compromettre, comme il est arrivé précédemment.Louis Vku illot.pr Abraham.La situation des compagnies était loin d’être facile.Il fallait traverser le village de Ricarnarie, encombré de mineurs en grève, et où évidemment une partie des prisonniers habitaient.Le commandant ne crut pas prudent de suivre cet itinéraire.On prit donc par la campagne en faisant un détour dans les sentiers conduisant à une route dito do la Réraudièrc.La marche était assez pénible à cause dc6 prisonniers.Les 3 compagnies no représentaient pas 203 hommes d’effectif, et le bruit de l’arrestation s’étant répandu, des bandes qu’on peut évaluer à un chiffre de 5 à G00 personnes environ, se mirent à suivre la troupe réclamant les prisonniers.Au premier rang sc tenait une ving-taino de femmes dont lea cris forcenés et les gestes violents excitaient le3 hommes qui les accompagnaient.On les voyait ramasser toutes les pierres qu’elles trouvaient sur la route.On injuriait les soldats, on leur jetait do temps eu temps quelques projectiles, on les menaçait du poing et on les pressait tellement que la marche devenait à peu près impossible par moment.La foule grossissait de minute en minute.L’officier dut faire halte pour sc dégager, mais il devenait évident que quelque effort serait tenté avant l’arrivée à Saint Etienne, pour enlever les prisonniers.En effet, arrivée à un chemin creux, dominé à droite et à gauche par des talus do cinq mètres environ, commandé en arrière par le pont d’un viaduc, la troupe trouva lo pnssago oceuppé par avance.Les mineurs avaient pris position sur les côtes du talus ot sur le pont.La bande pressant en queue, le détachement ne semblait pas diminuer.Les 180 hommes des compagnies se trouvaient là en présence de plus de S00 personnes menaçantes et déterminées.Ils avaient à franchir un défilé des plus resserres et des plus dangereux, et enfin plus de 40 prisonniers à maintenir.Le capitaine commandant le détachement comprit que le moment do la crise était arrivé ; il lit faire halte et essaya (l’apaiser l'émeute par ses exhortations.Il demeura ainsi plus de vingt minutes immobile et à parlementer.Les soldats étaient harassés : ils étaient pressés depuis une heure par les assaillants qui ______________________ w les forçaient à accélérer le pas.Le capi- cle la force armée.Du côté de la troupe, taine jugea qu’il était temps de conti-il y a eu quatre ou cinq hommes blessés nuersa route s’il no voulait pas voir les et des armes faussées par lo choc dos i forces de scs horainos s’épuiser et le nom-balles.bre des assaillants augmenter dans une Le calme n’a pas été troublé depuis I proportion peut-être irrésistible.Il cet:e terrible exécution, mais de grand es J ordonna aux soldats de se inettro e:i mar-precautions militaires ont été prises pour J cJic.empêcher toute nouvelle démonstration.I A ce moment le tumulte redoubla.On Un fait qui reste inexpliqué, mais qui I entendait crier : 44 Avancez, avancez, s’éclaircira sans doute, c’est la démission I ils n’ont q*ic des cartouches à blanc ! ” que Je maire de Saint Etienne a donnée I —Des pierres commencèrent à voler de ses fonction?, à la suite d’uno discus- plus nombreuses.Une dizaine de pri-sion fort vive, par correspondance, avec sonniers parviennent à sc dégager et à lo général comte do Palikao, commun- se sauver.La grêle des projectiles dant de la division dont le siège est à redouble: i! s’y môle des coups de pis-Lyon.‘ tolete.Plusieurs journaux publient l’histo- Quatre soldats sont atteints plus ou rique détaillé des troubles.Nous résu- moins grièvement et doux baïonnettes mous cet exposé dans scs traits essen- déformées portent l’empreinte toute tiels.chaude de balles.Que se passe-t-il alors On voit poindre la grève dès le 11 on un instant aussi rapide que l'éclair?juin ! elle s’accroît le 12! la suspension Nul des témoins, du côté des bandes, n’a du travail eo répand depuis Firminy pu nous le dire ; person no 11’a entendu jusqu’à Rive de Gier et dos bandes Mo commandement àtfen ! Les soldats armées parcourent les campagnes.Le do la première ligne ont spontanément 13, apaisement des esprits coïncidant tiré et quelques-uns s’élancent pour avec les dépêches annonçant que tout escalader le talus, la baïonnette en avant, est terminé à Paris.Le 14, les meneurs Mais à la voix du capitaine tout rentre reparaissent.soudain dans l’ordre.La nuit du H au 15, une pluie intense La décharge avait produit son effet vint entraver lo mouvement.Des ras- destructeur ; neut^victimes, sept hommes semblcments sc formèrent toutefois à la et doux femmes étaient tombés morts Grand-Croix et au puits de la concession sur le terrain.Montrambcrt.Les travaux d’entretien Deux blessés, transportés à l’hospice et d'épuisement furent interrompus à do la Ricarnarie, ont cessé de vivre peu Grand’üroix.On parvint à protéger les I après y avoir été déposés.Ce sont la Ia\ f usillade (le St.Etienne.De graves et tristes nouvelles nous arrivent de Saint-Etienne (France).Une sanglante collision a eu lieu dans un des bassins houillcrsen grève, aux environs du puits Abraham, entre trois compagnies du 4o régiment de ligne et un nombreux .rassemblement d'ouvriers qui voulaient délivrer un certain nombre de leurs compagnons précédemment faits prisonniers.Assaillis à coups de pierre et à coups de pistolet, Icb soldats ont fait feu.Douze morts au moins, parmi lesquels deux femmes et un enfaut do trois ans, et un nombre encore incertain de blessés, tel a été le résultat de celte sanglante collision.La bande s’est alors dispersée, en laissant trente-trois des siens aux mains parvint a j au tres éta bl issemeats.Copendant les chemins defer do scr- a • - _ femme licvol et un enfant de trois ans.fils do la veuve Fleuri ne, tué dans les vice furent partiellement détruits, et bras de sa mère, qui avait eu la mallieu sur plusieurs puits qui commençaient rouse imprudence de sc mêler aux per à être inondés on n’eut que le turbatcurs.La mère elle-même est at temps do fairo sortir les hommes et les teinte dangereusement.chevaux.• .En tout onze morts.L’un d’eux, fmp On ne perdait pas toutefois l’espérance pé d’une balle à la poitrine, a pu sc 1 armer a une transaction avec la par- trainer à cqnt mètres.Il est allé expirci 10, ( oâ 1111 n.°1118 /l,u 110 recherchaient au bord d'un chemin creux menant à h qu une amelioration do leurs intérêts ville.économiques et particulièrement lo dé- Huit blesses ont été transportés à Phô \cloppcment des caisses do secours pitul de Saint-Etienne, ac ne omunt organisées, et qu’ils trou- Du côté do la troupe, ou comptait ui \en insuffisantes.officier et treize soldats blessés, dont trois grièvement.Le capitaine, incertain des intentions des hommes qui venaient do so disperser devant la force seulement, ayant déjà perdu une partie de ses prisonniers, ne croit pas devoir ralentir sa marche.II so dirigo aussi vite que possible vers sa caserne, où il rentre à trois heures et demie, avec 33 prisonniers restés entre Un mémoire signé des mineurs et relatant leurs demandes fut publié dans tous les journaux du département et présente par les délégués aux directeurs des compagnies.Malheureusement, lo IG on apprit que la réponse des directeurs des mines n’était pas acceptée par lu» délégués des ouvriers, et le bruit sc rôpaudit de la collision survenue, à deux kilomètres environ de Saint-Etienne, à la hauteur du puits j Abraham.demie, avec 33 prisonniers ses mains.C’est par une de ces fatalités, dont la .f prudence la plus minutieuse no sauvait Ici se place le récit de la lutte entre, se rendro maîtresse, que la catastrophe les ouvriers et les soldats exaspérés, : a éclaté.En ces terribles circonstances paraît-il, par la fatigue et par des atta-1 quand lo soldat, harassé d’ailleurs do la LE COURRIER DU CANADA.tiguee, insulté, harcelé, lapidé, entend le6 balles frapper ses baïonnettes, il finit par if être plus maître de sa volonté, et les fusils partent comme malgré lui dans ses mains, sans attendre l’ordre de ceux qui lui commandent.Os manifestations ouvrières, bien qu’étrangères à la politique, nous semblent plus graves que les cris et les violences dont Paris a été troublé pendant quelques jours.La crainte a paralysé les affaires dans la capitale ; mais on sait avec quel élan, on pareil cas, le mouvement se reprend a Paris, aussitôt le danger passé.^Dans les grands centres producteurs ou manufacturiers, le contre-coup est plus direct et plus grave.Voila toute une contrée en chômage, car, des puits, le mouvement gagnera immédiatement, et par conséquence forcée, les établissements métallurgiques dépourvus de charbon.C'est une contrée entière condamnée, si le travail ne reprend pas, à tontes les horreurs de la misère et de la faim.Les grèves et les chômages sont les problèmes les plus sérieux de l’avenir, il importe que dès les premiers pas on s’attache à découvrir le secret de certains courante, à expliquer le pourquoi de certaines agitations, à en dégager les éléments politiques, les éléments sociaux.Il v a là une force immense et inconnue qui peut être pour la société une source féconde ou une menace terrible.Il faut la comprendre.Jusqu’à ce jour elle a été matière à théories spéculatives pour quelques écrivains on à répressions judiciaires pour quelques substituts : nous croyons qu’il y a plus et mieux à faire et que l’occasion est bonne de l’essayer.CANADA: QUEBEC, 5 JUILLET 1S69.On a besoin, au bureau de ce journal, d’un assistant-rédacteur.Les applications devront être adressées, par lettre, au propriétaire du Courrier du Canada.• Nous n’aimons pas les portraits chargés ; celui que fait de nous, pour les besoins do sa cause, la Minerve de vendredi, étant aesez dans ce genre, notre confrère ne trouvera pas mauvais que nous usions du droit de réclamer.On paraît être, ou on vent paraître, à la Minerve, sous l’impression que notre feuille vogue à pleines voiles, depuis quelque temps, sur la mer orageuse de l’opposition, et notre confrère, qui veut passer pour avoir un bon cœur, se donne le trouble de tirer le canon d’alarme, tout le long d’un deuxième-Montréal, pour nous prévenir et prévenir nos voisins que nous faisons fausse route.Tout on remerciant notre confrère de la sollicitude aveo laquelle il veille sur nous et de Vinteict qu’il nous porte, nous devons lui faire observer qu’il pourrait faire dosa poudre un emploi plus judicieux.Nous croyons, de bonne foi, n'avoir rien fait qui puisse justifier les inquiétudes de la Minerve èt son jugement sur notre compte, et noire confrère, en nous casant pans notre permission parmi les •'r.neinis du cabinet fédéral pour avoir l’oc^-.sion de nous servir une petite tranche de censure, nous fait positivement l’effet d’un pomp'er qui mettrait le feu aux maisons tout exprès pour se donner le mérite d’éteindre un incendie, ou, encore, d’un professeur de natation qui jeterait les gens à l’eau pour se ménager la gloire de les en retirer.L’article de la Minerve débute sur ce ton solennel, emprunté à la procédure des tribunaux en dernier ressort.“ Nous voyons avec peine le Courrier du Canada s’aventurer dans une voie qui ne sied pas il ses antécédents, è «on caractère et.il sa réputatiou légitimement au-puise de patriotisme.Lu guerre sans motifs que notre cofrère a déclarée au gouvernement fédéral, après avoir exprimé tant de fois sa confiance dans les mêmes hommes qu’il combat aujourd’hui, ne peut (pie nous surprendre.Notre confrère parait en vouloir particulièrement à filou.iM.Langovin.Un changement d’attitude aussi sérieux ne peut qu’être appuyé sur des rai-sous graves, que notre confrère n’a pas eucorc fait connaître.Nous savons que Pilon.AI.Lungcvio a, à la dernière session locale, pris la défeu se du bill sur l’éducation, combattue par le Courrier.Si c’est là le principal grief du Courrier, son opposition, c’est-à-dire l’opposition accentuée, aigre d’aujourd’hui, aurait où dater du printemps de I860.Plus loin, notre confrère affirme que nous avons attaqué sans provocation Plion.M.Langevi» et il sue sang et eau, pendant tout le reste de son article, pour arriver à établir la preuve de cette affirmation plus que gratuite.Réglons de suite l’affaire de nos escarmouches avec Plion.Secrétaire d’Etat, escarmouches auxquelles la Minerve parait attacher tant d’importance.Ce sera court.Premièrement.—Lois de3 débats sur le projet de loi d’éducation, M.le Secrétaire d’Etat a fait une charge à fonds contre notre feuille qu’il a cherché àper-Jre dans l’estime du très honorable public qui nous lit.Le Courrier du Canada était encore, avant cette sortie, à dire un mot contre M.Langeviu.La Mi-, erve soutiendra-t-elle, maintenant, quo c’est nous qui avons été l’agresseur.Notre confrère parait croire que l’attaque dirigée contre nous, en pleine séance parlementaire, a été des plus courtoises.Voyons, cônfrère ; vous êtes homme d’honneur ; ch ! bien, que lericz-vous au mal-appris qui vous blesserait dans votre dignité ?Vous le cravacheriez, n’cst-ce pas ?Eh ! bien, M.Lange vin a blessé publiquement le Courrier du Canada dans sou honneur et su dignité en le représentant comment! journal religieux de contre-bande, et nous nous sommes permis ce que vous auriez fait vous mémo : nous Pavons cravaché.Nous allions oublier un point assez important.La preuve que M.le Secrétaire d’Etat en voulait particulièrement au Courrier, c’est qu’il a eu le soin de ne pas souiller mot des autres journaux qui, dès 1806, partageaient notre opinion sur la question des écoles.* Secondement—Notre querelle avec Plion.Secrétaire d'Etat est d’un caractère tout à fait personnel et notre confrère de la Minerve ne peut pas raisonnablement inférer de ces passes-d’armo que nous sommes hostile an cabinet fédéral et que, à l’instar du “ fier Sicambro ", nous brûlons ce que nous avons adoré.La Minerve est d’autant plus mal venue à se constituer notre censeur en celle occurrence, qu’elle u élé surprise,pendant la dernière session de la législature locale, faisant la guerre à un ministre local et la cour à tous les autres, et restant tout, de même ministérielle.La Minerve #nous reproche “ de nous aventurer dans une voie qui ne sied pas à nos antécédents, à notre caractère et a notre réputation légitimement acquise de patriotisme ” ; d'avoir, en un mot, déclaré une guerre sans motif au gouvernement fédéral.Voilà encore un compte que nous pouvons régler en peu de mots.Nous n’avons blâmé—et blâmé très courtoisement—que trois actes du gouvernement ; non pas des actes législatifs, —ce qui serait assez grave—mais des actes purement administratifs.Ces actes, ce sont la nomination de M.Brydgcs au poste de commissaire du chemin de fer intercolonial pour la province de Québec, la nomination du préfet du pénitencier et celle du chapelain du Sénat.Il est moralement possible que les, opinious soient partagées sur l’opportunité de ces nominations ; mais, à notre alvis et à l’avis de tout les principaux intéressés, la premièro blesse au vif les droits de la ma jorité canadien ne-française, la seconde est en contravention directe d'une tradition appuyée sur la stricte justice, la troisième est injurieuse aux catholiques.Notre confrère, qui passe pour être doué d’une mémoire heureuse, doit se rappeler d'avoir, il y a quelques jours, censuré assez vertement la nomination du préfet du pénitencier et personne n’a songé à lui reprocher d’etre, pour cela, entré dans l’oppo.-ition et d’avoir tourné !e dos à son passé.Si notre confrère veut être franc, il avouera qu’il a été bien près de censurer les deux autres nominations et qu'il ne lui a manqué pour cela qu’un peu d'indépendance.Au surplus, nous avons posé très nettement notre doctrine à ce sujet dans l'article même dont notre conirèro a cité deux extraits pris au hazard.Nous disions : “ Si c’était'le temps de faire une profession de foi politique complète, nous ajouterions qu'il y a deux espèces d’actes que nous ne pardonnerons jamais, et pour aucune considération, à n’importe quel cabinet : les actes impliquant un renoncement, quelque inoffensif qu’il suit, à uns droits acquis comme catholiques et les actes impliquant un renou cernent à nos privilèges reconnus comme canadions-français.” Avant «le nous faire de* remontrances, notre confrère est tenu : ou de nous dire qu'il n'a lirait pas le courage nécessaire pour contresigner cette déclaration, ou de nous prouver que les trois nominations on question ne tombent pas dans la catégorie des actes qu'un journal canudien-français et et 1 " o ne peut décemment tolérer.11 est fortement rumeur que M.Garou, député de Rimouski à la législature locale, va remettre son mandat, et que M.Alexandre Chauveau, fils de Plion.premier ministre de la province, va briguer l’honneur de remplacer le rés i g nu taire au parlement.Nous verrions avec plaisir cette rumeur passer à l’état de certitude.M.Alexandre Chauveau e6t un jeune homme de talents et il fera certainement honneur au comté de Rimouski.On assure que M.Rose et M.G ait vont être prochainement faits chevaliers de l’ordre anglais de St.Michel.épouserait prochainement la princesse Béatrice, lille de la Reine Victoria et monterait sur le trône ^’Espagne.En considération de ce mariage, l’Angleterre céderait Gibraltar à l’Espagne.Son Excellence le Gouverneur-Général et Lady Young sont attendus demain à Québec.Le nouvel adjudant-général, le colonel Robertson Ross et son fils, sont arrivés vendredi à Ou taon aie.Ils sont les hôtes de Sir George Etienne Cartier.U»h ITrMiiliikOH de Québec.Jeudi après-midi a eu lien, dans la grande salle du monastère des Ursulines, la distribution solennelle des prix aux élèves pensionnaires et mi-pensionnaires de cette précieuse institution.Un public d’élite s’était donné là rendez-vous.Dans la salle, décorée avec une simplicité pleine dégoût, on voyait les dessins au crayon et à l'huile faits durant l’année ; les ouvrages eu cire et à l’aiguille étaient exposés dans le parloir.Nous ne surprendrons personne en disant que tous ces ouvrages font à la fois honneur aux jeunes élèves qui les ont exécutés et aux vénérables sœurs qui les ont dirigées dans leurs travaux.Avant de passer rapidement en revue le programme de la séance, il n’est peut-être pas mal de montrer, par quelques chiffres, les développements qu’a pris l'institution qui a nom “ les Ursulines de Québec, ’’ et les services qu’elle rend à la société.Le nombre des élèves pensionnaires est de 1S5 ; Celui des élèves mi-pensioimairee, de 125 ; Celui des élèves externes, de 300 ; Celui des élèves-maîtresses de l’école-normale Laval, de 72.Total: GS2.Ces chiffres ont une éloquence que n’aurait pas le meilleur plaidoyer en faveur de l'institution.Quelques journaux espagnols ont lancé la rumeur suivante qui a déjà fait le tour du vieux continent: le jeune prince des Asturies, fils aîné do la Reine Isabelle, Des circonstances tout-à-fait indépendantes de notre volonté ont fait que nous avons été privé du plaisir d'assister à ce joyeux couronnement des travaux de l'aimée.Lis quelques notes que nous a passées un ami (le notre fouille nous serviront de canneras ; mais comme ces notes sont peu détaillées, ceux de nos lecteurs (pii n’ont pu assit crû la séance pourraient difficilement s’en faire une idée sans avoir sous les yeux le programme de la fête.Voici donc ce programme : Marche d’entrée.Kche.Harmonium :—Mlle Marie Rossé.Pianos :—Mlles.!.Neville, O.Koy, M.O'Connor, K.l'oiiliot, !.Lelièvre, Z.Vézina, K.cineui, K.Turcotte, J.Clarke, ,1.Lowe, .\.McMullen.C.Tims.ADRESSE A I.AUDITOIRE.Mlle.K.Iïe!M1l et du soin et de la loyauté avec laquelle elle est préparée.Kilo guérit radicalement les dartres anciennes, les rhumatismes et la goutte, les affections rachitiques, scorbutiques et scrofuleuses ; en un mot toutes les maladies entretenues pur un virus quelconque, toute acrimoric du sang anuoncéo par des démangeaisons, des cbuleurs, cuissons ou picotements, rougeurs à la peau, éruptions sur le corps, clous ou furoncles, pustules ou boutons au visage, sur la laugue, dans la bouche, dans la gorge; Aphthes, haleino chaude et forte, rougeur des yeux ; teint livido, plombé ou couperosé ; irritabilité excessive, humour noire, mélancolique.C’est également comme puissant dépuratif quo cetto Esshnck est employée contre 1rs catarrhes de la vesBio, hemorrhoïdes, lait* répandus et toutes les irritations et maladies qui fout le désespoir des femmes vers l’ûge critique.Sou usage habituel entretient la fraîcheur du teint et dispense des vésicatoires, des tétons et des cautères.Un peut affirmer quo la médecine possède peu do médicaments qui aient autant de vertu et de célébrité.Sa puissance égale celle de l’iode dans les scrofules.MANIÈRE I)’kN FAIRE U8ADK.Elle est simple et commode, et n’exigo aucune préparation.Un prend umtiu et soir, à une heuro uu moins du repas, une cuillerée à soupe d'EsHBNCn (et deux au moins ai la nmiadie est active ou ancienne) dans uu demi verre d’eau froide ou tiède d’orgea ou do lait.On donne aux enfants des doses proportionnées à leur ûge.Celte EssBNOB*n’a pas une saveur désagréable ; ou peut la sucrer.Kilo n’est pas échauffante.Loin de fatiguer l’estomac, elie excite l’appétit, facilite les digestions.Rien no désultèio ieux qu’une demi-cuillerée à soupe d * Euenet dans un ver» d’eau fraîche et surtout de Soda-wuter ou d’euu do selts.Le régime à suivre pendant lo traitement, qui ne doit pas être interrompu dès qu’il est commencé, eou&iste caseu-tiellemenl dans la sobriété.Ou préférera les viandes blanches, les farineux, le laitage, leu fruits el légumes (cuits surtout).Un évitera les épices et salaisons, le vin pur, lo café à l’eau.Kilo est également efficaces ou toutes saisons.Ou peut ajouter à la promptitude du traitement, en prenant touu les huit ou dix jours de l’eau do Sedlilx, ou tout autre purgatif, si toutefois il n’exieto pas d’irritation « nerveuses ; car alors il faut des calmants intérieurs et do grands bains.Ni l’irritation est locale, bains locaux, lotions ou injections (d’eau de guimauve).Recourir aux saugsucs et cataplasmes émollients, dauo loue les cas d inflammations ou de douleurs locales violentes, tout on continuant l’uGiige do VKucuce.l*liIX KT AVIS IMPORTANT.L’exploitation immense que la Puaumacil Co sut tait de sou Kb.sxscs ns Salsbpaubillm e /ranro et »\ l'étranger, lui permet dn la livre- nn prix de cixq francs le flacon.Six flacons pris à lu lois (quantité convenable pour uno maladie sinipl0 et récente) vingt-sept francs au lieu do trente (on^ hallage : uti franc).Payements en mandats sur la poste (affranchir).- Ou reprend le flacon vide pour 20 cont.à Paris seulement.Tout dépositaire qui rachèterait les flacons vides ferait soupçonner do la mauvaise foi.Chaque flacon porte sur le bouchon le cachet ci-dessous.H existe deH contrefaçons et imitations grossières do i’A'sscnc* de Salsepareille de la pharmacie Colhert, dont la réputation a tant excité la cupidité.Agent-Général pour U Canada: M.L£ubu huons* okàu, à Québec.Lcb prix eu gros sont les mêmes qu'à Paris.Québec, 11 juillet 1865.fi E VERS U O M G E U R de* -LiSOUIETES MODERNES, ou le paganisme, dans l’éducation, par l’Abbé J.Gaume, vicaire-général de Notais, docteur en théologie de PUnivcr-Bito île l'rugni, u.inbre de l’acadcmie «le la religion catholique de Rome et de l'académie d«.
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