Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 28 septembre 1870, mercredi 28 septembre 1870
I4ème année QUEBEC, MERCREDI 28 SEPTEMBRE 1870 Numéro |0X JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J’ESPERE ET J'AIME.sorum.Lch évéïicnicniH et les eiiHCi^ne.monts.(de 1- Univers du 7 septembre) il est assez dillicile de savoir si ce certain allégement qu’on a remarqué dans Paris avant-hier et hier, tenait i\ l’espérance d’une prompte victoire, ou à celui d’une prompte paix.L’inconnu qui a proclamé la république voulait-il renouveler les prodiges de i)2, ou tout simplement mettre sa boutique à l’abri des bombes ?Il a bien enveloppé son secret et n’en dira jamais que la moitié, probablement colle qui ne sera pas vraie ; et il se peut encore qu’il ait deux secrets au lieu d’un, sans qu’il sache lui-même quel est le secret do 6a tête et quel est celui de son cœur.Il y a de ce mélange dans la population parisienne.On s’exposerait bien aux horreurs de la guerre pour sauver l’honneur de la France, ou s’exposerait bien aux horreurs de la paix pour empêcher qu’il arrivât malheur aux demoiselles Carpeaux.Mais la proportion du mélange et le désir dominant, qui la connaît ?Dans la chose qui s’est faite dimanche, il y a eu de l’élan, il y a eu aussi de la conspiration.En général, la conspiration ignore moins ce qu’elle fait.Elle gouverne l’élan, elle le pousse: il attrape les marrons.La conspiration les croque, et l’élan connaît qu’il a été dupe, mais il est tombé.Il n’y a rien de vieux ni de nouveau comme cette histoire.Elle commence à peu près avec le genre humain, elle sera nouvelle jusqu’à la fin du inonde.Selon nous, le résultat de l’aventure de dimanche, c'est (pic le feu do la chanson 6’est rallumé dans la rue, et quo la résolution d’aller au feu du rempart a baissé dans les cœurs.Nous ne voudrions pas nier qu’il existe (à l’heure qu’il est) dans Paris, plus d’amour et plus de goût qu’aillcurs pour la république ; mais il y a daus Paris beaucoup moins de France qu’on ne croit.Paris forme une nation à part, et ne s’estime pas tant la capitale do la France que la capitale du monde.La France u’cctque son faubourg, sou jardin et sa ferme.Telle est la pensée do cette partie de la population politique, qui se regarde comme le cerveau de tout le rostc: non sans raison puisque le reste lui obé.t.Et c’est un cerveau parfaitement dégagé des surprises du cœur, ou qui n’en est.jamais embarrasse longtemps.Il y a dans Paris des gens qui disent : Parce que la ferme C6t ravagée, ce qui est certainement un grand malheur, faut-il pourtant mettre le feu à la maison ?Et d’autres gens, qui n’auraient pas d’eux-mêmes trouvé cola, finissent cependant assez vite, après un petit tressaillement français, par reconnaître que cette raison parisienne est.très bonne, et qu’en effet il ne faut pas s’exposer à faire brûler la maison.La Marseillaise, les drapeaux, les caricatures, tout cela est bon quand lo Prussien est encore loin, et tonte cette rumeur a son côté amusant.Elle réjouit les vioux 03 révolutionnaires, clic rajeunit le vieux Garnier-Pagès, clic ramène un velouté de printemps très drôle sur la face inimaginable du bon juif Gré mieux ; et c’est encore un intermède assez salé de voir Glais-Bizoin fleurir à l’âgo qu’il a, et Rochefort, enfermé pour délit particulier, sortir de sa prison violée pour monter an trône, en même temps que ces messieurs do la Villetto rentrent dans leurs droits de citoyens.Ces épisodes sont parfaits pour abolir les vieilles lois, la vieille morale, les vieilles mœurs.Pour «pii *«08 ignobles entraves ?Mais enfin, mais enfin, il no faut mourir que le plus tard que l’on peut, et no point s’exposer à la pluie absurde et brutale des bombes.Il n’y a quo ces stupides chrétiens pour imaginer encore que l’on ressuscite lorsquo l’on meurt pour Dieu et pour la patrie.Puisque le système ost changé, changeons la chanson : Vivre pour la patrie, C’est le Kort le plus beau, lo plus digue d'envie; C’est le hooooort.Et en concluant la paix, nous no faisons quo remplir un article do notre programme, qui comprend l’abolition do la peine de mort en matière politique.Telles sont les inductions quo nous.tirons de l’aventure de dimancho et des I flammés rosées de joio qu’ollc a répandues dans p0jut d lo peuple parisien.Si nous nous trom-1 simple pons, nous en romcrcions Dion comnio c»e6t d’une grande gràco accordée à la France, | et nous voulons bien nous 1 notre erreur à genoux sur M Si Paris no résiste pas, la Franco serai “ notre territoire ni une pierre do nos hon.euscmont et tout d’un coup préci- “ forteresses.” pitée dans une nuit longue et peut-être Voilà ce qui était à dire, et nous louons éternelle ; et l’empire d’Allemagne, Jo nouveau gouvernement do l’avoir dit.empire nécessairement tout militaire, par cette parole, appuyée et soutenue est fondé pour longtemps.La reddition comme il faut, les détenteurs actuels du do Paris sans coup férir, eflace comme pouvoir sc feront excuser de l’avoir sur-une chose de rien cette œuvre do tant de pri8.Vainqueurs ou vaincus, il y aura siècles et dotant do gloire qui tut la des circonstances atténuantes.(Joupa-h rance.^ # blcB d’avoir exposé la patrie, ils seront Nous avons dit hier, nous redisons nu* encore loués de n’avoir pas livré son hon-jourd’hui, et Dieu seul sait si cette pa- nenr.role nous coûte, qu’il faut leur obéir en Rcstons-on là.Nous ne tenons guère tout co qu’ils demanderont de juste.Ce à désabuser M.Jules Favre sur la gloire ._ menaçaient ., __ rant au moins la mort, et la postérité les I n’aurait plus manqué que cela au bon absoudra.état des affaires publiques ! M.Favre a Mais s’ils no sont sortis de leurs tnver- mille raisous de croire qu’on ne l’a point nos de conspiration que pour donner à | menacé pour tout do bon.Il se fait tort le Danemark, qui pardonnora jamais à sorte devrait savoir que s’il est beau leur mémoiro ?Quant à nous qui verrons d’être clément, il est moins beau de s’en ce malheur incomparable et le plus vanter.grand qui soit arrivé sur la terre, nous D0 telles allusions sont gênantes pour qui verrons s’ongoufirer dans la honte, l’opposition, et un gouvernement rèpri-par leurs mains, le dernier grand peuple blicain doit sc piquer de la laisser plus catholique, qu’ils nous envoient les gens tranquille.Ces messieurs auraient quol-de La Villottc : nous aimons mieux la que peine à persuader au monde et à la mort que de ne pas leur jeter la malcdic- France qu’ils ont été portés au pouvoir tion d’un cœur français.^ I par “ l’acclamation d’un peuple immeu- O Dieu juste ! votre France écraséo eo ” pour tirer vengeance de leurs propres sons une botte de ublan, et onsuite dévo- injures ou pour dire qu’ils daignent n’y rée par cea vers pullulant du cadavre de pas songer du tout.Dans le fond, leurs l’empire ! No permettez pas cela, Sei- amis eux-mèmes 11e leur demandaient gneur notre Dieu ! Ordonnez que vos qu’une distribution plus équitable à leur autels restent debout sur notre sol trompé gré des préfectures et des bureaux de do saug expiatoire.Prenez pour sacri- tabac.Use trouve qu’ils ont déplus, lice a la ici tout ce qui n’a été ofiert en co moment, la France à sauver.Voilà qu’en sacrifice a l’honuour ; que ce de quoi les occuper, et c’est là leur titre sacrifice soit compté ;qu’après nous avoir pour demander à tout citoyen de leur humiliés, ils no puissent plus davantage prêter appui.nous corrompre : qu’autonr de vos autels | Louis Yeuillot.nous reprenions les vertus de 1103 pères ! Laissez-nous la foi de la Pologne et de I (de V Univers du 10 septembre.) l’Irlande et que les lils de nos fils soient Eutre C66a).ricn j^mpôchorait encore la 1* rance, refaite par son mal-¦ dc vonj ot Catilina que ricane pour-licur et digne de venger le Christ, Oicut rait c;, pntre l’armée dc Catilina sayilUü m manu potenUs, ilafihi exeus• | qu; aS[,ira|t a César et Tannée de César qui obéirait à Catilina, Cicéron s’écriait : Voyez do quelle mort ignoble nous périssons ! Il ne cherchait plus de remède ; (de l’Univers du 8 septembre) I remède, en efiet, n existait plus., Courbe sous l inexorable, c était la mort M.Jules havre, chargé du ministère do ,a république.Cicéron la pleurait, des affaires étrangères, publie et affiche parcc qu’ello était laite à son image, une circulaire :i nos agents diplomats (,u’cl|0 allait périr et qu’elle ne ressuscite* ques près les differentes cours de 1 En- niit pas.Un autre peuple dans Rome, rope.C’e6t, au tond, une demande un aut;c \)ieu sur le Capitole, une liber-d’intervention, ot il y proclame ouverte- ^ permanente 6ans tyrannie, c’était ce meut le désir d obtenir la paix.I ersonne quc Qîcéron ne pouvait prévoir, pas pins assurément no l’en blâmera.La.b rance | (lUqj n’eùt nu comprendre, un monde ne dissimule pas son besoin Tout agît dans les conditions.a.* - *«**.,.veille apres point de conditions qui lèsent l’honneur.A l’heure qu’il est, lu France et lo L honneur est lo grand interet qui nous I ,0 d(I IIIOl*do p^èdent qu .ntitéde reste a sauver et que nous pouvons eau-1 Qic£ron8 pins ou moins secrètement désespérés.Entre César qui renaît ton- Louis Yeuillot.mer- ver.Sous ce rapport, nous sommes heureux , .^ ^ 0ftlilillft qui II0 müi„t jttmilis, i|s de dire que la circulaue c A .Ju Cb désespèrent do la liberté et du genre lm-favre est satisfaisante.E e expt nue ma[n quqj8 ont faits à leur image.Point niiiOniipR nellnR niées.Je lanfrafiTG Cil est .n .1 .?.?» ., * 7 .1 • , ligues coiure eux.” iA>gi< parti lui ait fuit pour les circonstances Lf „ djt trèg bien Cicéron J.Favre, présentes, celui d’avoir combattu la #voîr cc fJU’il dit.Les Césars et guerre.Noiis aurions beaucoup contre les phrases où AI.à sa man * , .t « les Catilinas sont fait dc la main des il °I Cicérons, pour sc jouer des Cicérons.phrases ou M.^ *rc esquisse! jj y a chose, et nos Cicérons .mro histoire de cc1 troisième lcuran^ out tort de croire qu’il n’est avènement de la république.Sans ou e, pojnt do romédc, parce que le remède uno logique inexorable y a preside.Ce a n>C8t pa3 en eux et ne sera pas pour eux.• • y a longtemps que nous le Xl ‘ a la cho8C que l’ancien Cicéron ’entendre comme lui.11 a n,ft ' connaitrc &A quo les nouveaux 03t vrai, et il disons, sans 1 —- .— - 1 n»fl pu connaître et quo ™.raison encore do dire que lo gonverno- Cic^ronâ ont m6connuc.1! y a le Dieu ment napoléonien s est effondre.Nous .ft lô Romc ct arraché Thiuna- aussi, considérant scs onuotn.s ot ses tor- *.(6 do 1 la * uculo dll IU0„8trc césarien.ces, nous disions qu’il no périrait que par Qq D| r(£idc t01lj ofiondrcinent, ot que d ai leurs 1 citron- j, n,cn dcscendra ours sur lo Capitole, pas parce qu’une j Lpcuplo impérissable, qui ne pliera pas .avec Cicéron.Le peuple do Dieu ne 0 r î r* émeute du genre humain abêti aura rablc.Seulement AI.Jules havre lait oclam6 6a déchéance.Il a fondé un ici beaucoup trop intervenir “ la popu- [ , - lation dc Taris ”, et allègue trop “ les *tvc* Cic6ron.Uo ,10up ncclaniations d’un nenple immense qui voat ni do Catilina, ni do César, ni de l’aurait mie, lui et les siens, la ou il6 son j>rlî(US - q 6e débarrassera de ces résidus pour lo moment.A affreux du vieux monde.La vérité est que la population de .E .,• Paris n’a point su cc qui s’opérait et que ^anô doute, il faudra du temps.La personne, sauf les ouvriers peu nombreux est rude et locondo en vicissitudes de la chose, n’a paru beaucoup sc sou- effroyables.Depuis trois 6iccles, a race cicr ni de qui s’on allait ni do qui venait, oaptiséo bat en retraite devant la race Les omnibus mémo n’ont pas mis d’ori- Catilina conduiio par Cesar, servie Il a le secours de Marie et la présence réelle du Dieu vivant.Quand la gloire de ses destinées reparaîtra pour les yeux du monde, le inonde verra qu’elle n’a pas été interrompue.Pour nous, notre espérance n’est point ébranlée.Nous regardons puiib trouble ces batailles perdues, ces séditions triomphantes.La pensée catholique en connaît trop l’origine pour 11’en par deviner la suite, ct nous no voyons tomber quo l’orgueil qui sc targue d’un succès immortel.Quand même le flot hérétique crèverait notre muraille et roulerait sur tous nos monuments, il no submergera pas VAve Maria ni la Présence Réelle.Il s’arrêtera sur le parvis de Notre-Dame.Là nouB prendrons l’hostie, et là recommencera la Franco, lavée de ses souillures dans le Ilot qui se promettait de la noyer.Quand le drapeau fronçais portera l’hostie, le pruesianisme reculera, comme l’arianisme et l’islamisme ont reculé.Comprenons seulement cc qui se passe, ct le monde reverra deB miracles.Nous ne pouvons périr que si nous achevons do nous trahir en oubliant Dieu et notre péché.Alais nous appellerons Dieu ct il viendra ; nous lui confesserons notre péché et il nous réconciliera.Dieu a donné à son Eglise la parole de réconciliation entre lui et les hommes.La réconciliation sera la vie et bientôt la victoire.II n’y a pas deux mois, Pie IX, parlant de la guerre que l’on sentait venir, disait à un catholique dc Franco : Jus-lüia elevat genlem ; miscros autem facit populos peccatum.Nous ne pouvons pas plus douter de notre péché que de notre misère.Nous sommes écrasés par h s enfantements d’une erreur qu’il nous appartenait de détruire, et que nous avons, au contraire, favorisée.Cette erreur a constitué la Prusse et développé la puissance prussienne.On peut croire (pie peu de protestants français fout des vœux pour la Prusse ; mais il n’est pas contestable que lo protestantisme ost prussien, ct que tout cc qui est antica-tholiquc dans lo inonde ct chez nous-mêmes est de fait, sinon (le volonté, antifrançais.Nous devins à l'erreur anticatholique les défauts qui nous divisent cuire nous, et qui éloignent de nous les autres peu ple6 comme ils nous éloignent de Dieu.Ceux d’outre nous qui récemment ont fait déborder la coupe profonde des vengeances en décrétant l’abandon dc Rome et l’npotheose de Voltaire, auraient vainement cherché ce qu'ils pourraient faire de plus anticatholique, c’est-à-dire de plus protestant, ct par là mémo de plus prussien et de plus antifrançais.Ils ont signifié au ciel ct à la terre l'apostasie de la France de saint Louis ei de Jeanne d'Arc, la France dc Dieu enfin conquise par Voltaire.Et cela est venu avec une telle concordance dc tous les détails ct un si horrible à-propos dc stupidité qu’on ne peut y méconnaître la colère du châtiment.Logique inexorable ! dérision formidable qui tombe sur le pécheur! Dans V lin fer de Dante, le diable, tourmentant un damné, lui montre par faits et articles que sa punition est la couse qnonce naturelle de ses œuvres : u Tu ne savais peut-être pas, lui dit-il, que j’étais logicien.” Que l’on remonte au peuple français dont saint Louis et Jeanne d’Arc étaient l’expression, (pie l’on descende au peuple français que peut personnifier Voltaire, on aura la mesure du péché et de la destruction qui pont suivre, 6i le péché continue.Il faudra renoncer à trouver le peuple qui devenait le soldat de Louis do France pour la croisade contre l’infidèle et le soldat de Jeanne do France contre l’étranger.A la place de Jeanne, on a AI.Tlavin ; à la place du paysan croyant au Christ ct à la patrie, on a Al.Prud’homme croyant à son journal et sceptique en tout.Faire dc AI.Prud’homme un héros, vain espoir ! Avocat, orateur, homme d’Etat, bourgeois do ville ou do campagne, pris entre le socialisme et l’empire dont il pressent l’accord, AI.Prud’homme ses muscles qui soul de coton comino6on bonnet, et crier : Tremblez, tyran ! eu cherchant uno cachette.Tu ne sauveras rien et tu ne te sauveras pas, dévot do Voltaire ! Ton dieu dc zinc n’est pas venu pour sauver mais pour perdre, et tu ne l’auras tiré de la fosse quo pour lui donner le régal de te voir exécuter.Fuyant devant Catilinn, tu tomberas à plat ventre devant César.Sa clémence to donnera le temps dc manger les miettes qu’il aura bien voulu le laisser, et, conspiraillant encore, tu diras tout bas à tes intimes : Voyez de quelle mort ignoble nous périssons ! Vaniteux imbécile, de quelle mort prétendais-tu mourir ?Tu ne te convertiras point, et tu mourras éternellement, par la logique inexorable de ton péché.Et toi, César, qui que tu sois, tu no seras pas tranquille non plus ni content, ot tu auras raison.Do Catilina tu feras ton préfet do police et il te sera fidèle, mais tu croiras qu’il conpircavec Brutus, et il conspirera en efiet, parce que Catilina, préfet do police et fidèle, ne peut copendant que faire mépriser ct haïr César.11 est dans la nature humaine de vouloir être corrompue, et de mépriser et haïr le pouvoir qui la corrompt.Et César finit par être remplacé, mémo quand l’empire demeure.Cependant les catacombes se remplissent, et un jour elles débordent.Les chrétiens ne tuent pas l’empereur et ne le déplacent ni ne lo remplacent.Quci leur importe ?Alaia ils tuent ot remplacent l’empire, ils ont un moyen sûr : ils s’éloignent, l’empiro s’effondre.Au premier siècle de l’empire, les chrétiens out creusé sous le Vatican, ils y ont déposé un cadavre, et là le dôme de Saint-Pierre s’cet épanoui, visible du monde entier, siège do la république chrétienne qui sera hv république humaine, couronne et tiare du roi et du prêtre du genre humain.Quelle quo soit l’issue de la guerre, la Et cependant l’empire de l’esprit, l’empire du Christ, suns armes, sans appui, réduit à rien, enfermé tout entier durant des années dans les prisons dc Valence, de Savonc et de Fontainebleau, s’est relevé et s’est agrandi.Nous avons vu au Concile les évêques de la Chine, du Japon, du Thibet, do la Polynésie, nous y avons vu les évêques de Londres et de Genève qui notaient pas au concile dc Trente, ct tous ont décerné ou plutôt reconnu an Pape une dictature qui ne sera point ébranlée.Le poignard italien et le canon pruesieti, par un.accord do brève durée, pourront enlever au Pape son territoire, ils ne lui ôteront pas un sujet, et lui en amèneront au contraire davantage.Dieu donne à son Eglise l’épavo de tous les naufrages, cl tôt ou tard lo laurier de tons les triomphes.Il Jo fait ainsi, e t cotte perpétuelle vaincue est éternellement victorieuse, parco qu’elle n’abnndonno jamais la vérité.En ce temps, Dieu aussi se pique do vitesse et ne fait pas attendre l’accomplissement de sua décrets.Lo souverain puissant à qui Dieu avait confié la garde de Rome déserte 1e -1 août, et le 4 septembre ce souverain est détrôné ct prisonnier.Le Il août, Paris décerne une statue à Voltaire ; ot le 14 septembre, ayant fermé ses théâtres ct éteint lo gaz, réduit pour amusemeut et pour lumière à la lanterne voltairicnno de M.Rochefort, lanterne qui n’est plus allumée, Paris pourra entendre lo canon prussien.J’ignore co qui arrivera demain.Jo ue sais ce qu’aura fait le 11 novembre prochain Sa Majesté le roi de Prusse, et oïi.seront Leurs Excellences les trois Jules ct leur compagnie.-Je ne saurais dire quels seront à Paris, ou à Berlin, ou ailleurs les soucis do César, de Catilina et de Cicéron ; mais j’aflirme qu’ils auront des soucis, et j’affirme aussi volontiers quo co jour-là lo Chef de la famille chrétienne, entouré du Concile, Prusse y périt, par la défaite, comme I dira tranquillement sa messe dans Saint-uno citrouille qn’on écrase, suivant la Pierre, assuré du secours de Dieu ct de parole de -Joseph do Maistre ; par la vic- toire, comme la grenouille trop gonflée.La Prusse n’a pas ce qu’il faut pour ee remplir du monde.Dans ce corps immense, les vers 60 mettront bientôt.Il s y sont déjà.En vain elle se cerclera de fer, le fer 6era attaqué au dehors par la rouille, au dedans par la fermentation.La Lorraine ot l'Alsace, la Belgique, la Bavière, l’Italie môme no cesseront pas d’etre catholiques parce que la Prusse leur prendra des soldats et de l’argent et et tatouera son aigle sur leur peau.Plus i’aigle sera gravé profondément sur la peau, plus la croix se gravera dans les cœurs, parco quelle paraîtra seule capable d’effacer l’ignominieux tatouage.La croix sera le signe de la patrie.Quand le colosse aura écrasé Prud’homme, on vena ce que se diront entre eux hs peuples qui se souviendront d'avoir vécu catholiques et libres, et de la douceur du tribut de saint Pierre, qui ne leur demandait point de sang.Que la France commence à se souvenir.Elle est l'aînée, qu’elle dise la première ce grand l'cccavi, auquel le Père qui est aux cieux répond avec tant d'amour.Le cri de la France, sera io cri non plus d’un peuple, mais d'une race; et ceux qui adoreraient encore le canon d’acier à cause dc ses triomphes dans la guerre politique, sauront bientôt co que vaut le canon d’acier dane la guerre sainte.Us verront si lo résultat ost lo môme quand on abat des martyrs ou quand on abat des soldats.En attendant, il n’est pas super lin d’observer quo ce siècle, commencé par la révolte ct si glorieux d'être par excellence le siècle dc la révolte, se tord ct gémit vers sa fin, en travail do deux sortes d’empire.L’empire de la force, l’empire de l’esprit ; l’un qui veut unifier par la violence, l’autre qui veut unir par l’amour ; l’un, de ceux qui veulent commander et dominer, l’autre, do ceux qui veulent obéir ct aimer.Et des deux côtés ces mou vein on ts si contraires sont inspirés par lo besoin memo dc la vie ; l’obéissance du monde.Et s’il attend encore une adhésion trop tardive à la Constitution de l’infaillibilité, il la recevra ce jour-là, parce que ceux qui n’auront pue recueilli l’iuspira-tion du Saint-Esprit auront entendu lo cri du peuple fidèle et reconnu le doigt de Dieu.Louis Yeuillot.ne veut pas mourir pour tout do bon, seulement, le besoin matériel dirigo le n’ctnnt rien moins quo sûr dc revivre, premier et l’égare, lo besoin moral dirige s à la tête do leurs chevaux.P»r Cicéron.Lo Cicéron moderne craint i’eflorte, point d’acclamation : lo Catilina qui lui vide la poche, il hait „ “ effondrement.” Logiquement, César qui lui paralyse la langue, mats il plus vrai, plus boau ot plus inexo- déteste lo Christ qui veut des humbles, _____ JVl.Favre ct sos amis, mieux des silcncioux dans l’occasion, ct parfois is excuser do | a“”',~tis que les autros, ont surpris ceux des martyrs.Il sert donc César ot Ca- ir lo rempart, ; ,)0Uvaicnt les empêcher.Ils sont ou tilina contro lo Christ, et sa haine est la entro M.Crémioux et M.Julos Ferry, ^ croicnt républicnins, ils ont offert ce I’1»8 tenace et la plus enragée, car à lui debout à nos côtés, un plumet rouge à >j|b appeUoiit ct croiout être la ré- fient il a plus d’orgueil que les deux lour chapeau.oublionc.La population les a reçus autres.C’est lui qui se proclame pur, 1 premier ct l’égare, lo besoin moral dirige l’autre ct le fait triompher.Caroenim concupiscit adversus spiriium : spiritum autem adversus carncm.Comme dans l’ancien paganisme, niais avec une rapidité vertigineuse, les en.-pires matériels sc succèdent ct se précipitent dans notre société moderne, matérialisée et paganiséc.Il y a ou l’empiro ses hé rau ce moins Nous avons cru toujours, ot nous avCc une certain© indéiTorencc qui croit n’avoir pas besoin de pardon, rrnvnns oncoro aii’il faut résister, que I • x .• .I qui so moque dc Catilina troublé de re- l’honncur le vont, que l’intérêt dc l’ave- Kt t‘ommo IXCC0{1 um*c ! ( ° im,el h pUhCn * mords, qui conseille à César de ne point nîr IV.xiVo.Nous croyons Qué ceux qui I Voilà l’hUtoiro.^ courber la toto et qui lo pousse à se do- ll serait difficile ct d'ailleurs superflu elarer Dieu.C’est lui qui mène la guerre nir l’exige.Nous croyons que ceux qui signeraient la capitulation de Paris sans pris entre les perça soldats morts leurs noms devront avant celui dc l’empereur Napoléon pour la France, et que faut regarder en face uno inexorabilité emparé dc la terre.Mais le peuple du vront être abolis même plus pressante.Christ est impérissable.Il a le Credo, ’empereurNapoléon.‘‘Nous ne céderons ni un pouce do|il ale repentir, les larmes, 1 espérance.éritiers*,-et loraqu’enfin tonte espé- violent do Napoléon, l’empiro politique dc règne est perdue, il vout au et marchand do l’Angleterre, menacé en se consommer lui-mètne.ce moment d’un terrible déclin ; voici C’est bien l’excès et l’horreur de notre peut-être l’cmpiro orgueilleux ct brutal misère, qu’on no la puisse ^contempler de la Prusse, et l’on pont déjà prévoir sans voir ce grotesque visage.A tra- qu’il aura pour adversaire et probablo-vers la tragédio qu’il a provoquée, con- ment pour vainqueur l’empire sauvage 1 en quelles mains il amis la do dc la Russie.Tous ccs cm jures sont; le poignard, Prudliomme, lo révolutionnaires, ct Voltaire, véritable H** Vnlmîi-o.nrmnAnn sea imaire do “ celui qui fut homicide des lo naissant torclio et ^ w .fils ct le dévot do Voltaire, promène ses transes, d’ailleurs légitimes, ot sa blôtnu terreur provoquo un rire qui déchire la plaie.O torturo do dérision qui fait deux fois invoquer la mort ! Alais détournons nos rogards dc cc 6ot épouvanté, encore plus ridicule ct odieux lorsqu’il feint de n’avoir pas peur.Lais- commenceinont ”, n’était j>as moins Russe que Prtissieu.Tous ces empires ont été ennemis du Christ et so sont armés contro son Vicaire ; tous ont promis do proscrire un jour la guerre, tous ont fait la guerre païenne ct répandu plus do ‘ la Lettre éditoriale de Manitoba.l'ort-Garry, le ü septembre.Je ne vous cacherai pas que la situation est ici des plus sombres, et qu’à moins d'un évènement radical, plus les choses iront ! plus il sera difficile d’éviter la catastrophe qui menace le pays.L’ m-nistie était ai tendue ; les métis y comptaient : aujourd’hui ils accusent le Canada de les avoir trompés, et les chefs, soyez-en sûr, ne seront pas tranquilles.Tous ceux (jni se croyaient compromis ou menacés se retiraient depuis déjà quelques jours sur les frontières vers Pembina ; l'amnistie eut ramené tout ce monde chacun chez soi.Ils n’y reviendront la plupart* quo pour emmener leurs families.Aussi, le gouverneur Archibald va-t-il 8c trouver dans une position des plus critiques.Animé des meilleures intentions, doux, poli, impartial, d’une assez bonne expérience politique, AI.Archibald serait certainement l’homme le plus apte à inaugurer la nouvelle constitution.Il lui manque malheureusement le seul moyen d’exercer toutes ces bonnes qualités, celui do faire oublier le passé par une amnistie complète.Cependant, attendons encore, et veuille la Providence, que tout va s’arranger avant qu’il ne soit trop tard.Si la catastrophe éclate que les horreurs en retombent sur la tète de ceux qui doivent en porter la terrible responsabilité ! Je vous le prédis, la catastrophe sera terrible.Jo vois co qui se dit, ce qui se nasse et cc qui se prépare.Le Dr.Schultz, l’iiôto choyé dc plu sieurs anglais respectables de Alontréal est arrivé à Winnipeg dimanche dernier au 6oir, le 4, ct ce matin vers huit heures il commettait à la tèto dc six haut-canadiens un assaut des plus graves sur AI.Spencc, le rédacteur de la New Nation.Sous lo prétexte quo l’établissement lui appartenait jadis en partie, il se présente à l’atelier où on lui dit quo AI.Spcnco est encoro au lit.Il monte Poscalicr, eo précipite dane la chambre de cc dernier, ct lui mettant lo pistolet sur la gorge il lui crit do so défendre en même temps qu’il lui jette nno anno.On comprend la terreur do la pauvre femme et des enlauts de AI.Spcnco.Aflblé dc terreur, celui-ci n’ose fairo nca^e do son arme contre les 7 pistolets * lit.sang qu’il n’en a été versé sur la terre sons-lc changer de coiffure, prendre Ici dans lo même espace do temps à aucune bonnet rouge, étaler sa force, montrer | époque do 1 histoire.it dirigés 6tir lui, ct se tapit dans son lit.lî8 Schultz l’appolo làclio, l’accable d’inju-le ros, lo jette à terre où il lo maltraite, ct finit par lui offrir la main.Ce dernier trait est à peine croyable, mais jo le tiens do la bouche memo do mon malhcurotix confrère.Fuis, la bande clesccud dans l’atelier, vuuiii-ViCiiv.xj U AUA.t en chasse les ouvriers et met lo eadeuas à toutes lc3 portes.Quel contraste, n’est-cc pas, entre cette conduite de sauvages et celle do nos metis qui, quoiqdo capables de résister, tiennent néanmoins leur promesse de se soumettre à la loi, d’accepter lo gouverneur, se retirent à l’écart pou: ne pas étro lu cause d'aucun trouble et y attendent patiemment l’heure de rentrer dans leurs foyers.Voila comment le parti de Schultz entend le respect de la loi et de l’autorité légitime.Il est bon que de telles violences se produisent en ce moment, afin que les hommes sensés comprennent enfin leur but et leurs intentions.II.Spence a demandé;protection nu Lieutenant-Gouverneur qui la lui a promises.La chose s’est passéo à quelques arpents du Port Garry, eu plein jour et sans le moindre étonnement du Ta part de qui que ce soit.Samedi dernier, à la Baie St.Paul sur l’Assiniboinc, sept ennemis des métis ont dévasté la | ropriété d’un nommé Morin surnommé Wabishka, brisant ses clôtures, volant ce qui leur tombai; sous la mail), et proférant,les plus horribles menaces contre ce vieillard seul, isolé et 6an6 défense.Tello est leur bravoure.Le cure de l’endroit, Al.Oavnnagb, était à deux arpents de là qui disait ton bréviaire devant sa chapelle ; les misérables l’insultèrent et dirent à Al or in q.u*cufij) ils allaient prendre leur revanche .Les troupes n’ont pas fait la moindre impression, et fout se patscia dans la population comme s'il n’y avait pas un seul soldat.dau6 la colonie.Le fsouveau-Monde l’a dit dans le temps : si l’expédition porte la guerre, elle est.trop faible, les Alétis en riront : si elle est pacifique, elle est trop nombreuse.La chose se vérifie aujourd’hui.Les Alétis et les sauvages ne feront qu'une bouchée de ces quelques six cents recrues fatiguées qu'ils traitent déjà de viangcux de Lard.Pourtant, comme il eut été facile de tout pacifier et de tout faire rentrer dans l’ordre, et comme il le serait encore aujourd’hui, sinon demain ! .Le bataillon d’Ontario a vu avec étonnement nos dévouées Sœurs Grises traverser leur camp pour aller soigner et réconforter un d’entre eux réduit à la dernière extrémité.Mgr.Tache ayant appris la chose écrivit au Colonel Wolse-luy pour lui offrir les services des Sœurs de Charité : celui-ci accepta avec un empressement qui s'explique quand on s;>uïa:qne le pauvre moribond était dénué de tout et reposait la îête sur sa cnpoto roulée.Les bonnes Sœurs lui portèrent des draps et des oreilliere, en prirent un soin angélique, et maintenant le soldat va mieux.Le bataillon d’Ontario saura dorénavant quel cas faire des grossières insultes du Globe et du Tcizgraph à nos couvents catholiques.Aujourd'hui sera une journée mémorable pour Manitoba, il y a eu à une heure cette après-midi lecture delà Commission de Lieuteuant-Gouverneur au tort Garry, en présence des notables de la colonie, Lever auquel assistèrent les officiers de l’expédition, le clergé et quelques citoyens.11 est vrai qu’il fait depuis le matin un temps détestable, et qu’ici quand il pleut il est impossible de sortir autrement qu’à cheval.Aurès le lever, le6 troupes du 1er bataillon ont passé, musique en tète.J'ai assisté moi-môme à l’audience vice-royale : c’est ce qui vous explique la hâte avec laquelle je vous fais cette lettre que je n’ai pas le temps de relire.Le postillon part.SOMMAIRE DE LA J *11 ICM 11011 IC PA O K Les événements et les enseignements.Lettre éditoriale de Manitoba.CA N A i ) A : QUEBEC, 2S SEPTEMBRE 1870.Son Excellence lord Young, gouverneur général du Canada, a été promu an rang de pair du Royaume-Uni, avec le litre de baron de Lisgar.JLu guerre.Le.dcrnici bulletin contient de bonnes nouvelles pour le compte de la France : les troupes françaises ont remporté, près- qu-peut avoir des conséquences assez graves.Dans le fonde, le maréchal Bazaine n’a pas tort : le gouvernement provisoire n’est pas censé représenter la Franco, et, soiis ces circonstances, le maréchal Bazaine, n’eBt plus tenu d’en passer par ses ordres.Nous prions nos lecteurs d’accepter 60U8 toute réserve les nouvelles de Rome.— Le nouveau régime en France.Le premier 6oin du gouvernement pro visoire qui s’est juché sur les ruines do Fimpérialisniê a été de faire partout place à ses créatures.Ne tenant aucun compte du fait que son premier et unique devoir était d’organiser la défense de Paris, il s’est amusé à passer en revuo la liste des fonctionnaires publics et à dresser des listes de destitution.Cela nous fait positivement J’oflèt d'un propriétaire de maison qui s'amuserait à balayer sa place- avec celte différence que dans le cas actuel la place est plus propre que no la feront les républicains—au lieu do chercher à éteindre un incendie qui dévore sa maison.Pour ne citer qu’un exemple de cet incroyable et dégoûtant empressement à détruire les derniers vestiges de l’existence de l'empire, le gonvernement provisoire a décrété la destitution dfi préfet du Bas-Rhin et du maire de Strasbourg.Or, pour donner une idée del’àpropos do cette doublo destitution, il suffit de savoir qu’il y avait trois semaines que ces deux fonctionnaires étaient sous le feu de l’ennemi lorsque le gouvernement provisoire leur a signifié leur congé.Les deux fonctionnaires destitués ont, il est vrai, payé bravement de leur personne et c’est en partie à eux qu’est due l’héroïque résistance de la population qu’ils avaient respectivement fous leur cou.fcrôîc ; mais, les deux fonctionnaires en disgrâce ne sont pas républicains et leur sang ne vaut plus rien aux yeux de Rochefort et compagnie.Après cela, l’illnstro maréchal Bazaine aura bien du bonheur si le gouvernement provisoire ne le décrète pas traître à la patrie pour l’excellente raison qu’avant de défondre Metz il a combattu en Crimée et en Italie sons les yeux do son souverain, Napoléon III ! Nous citons ce fait pour bien faire connaître, ce que sont et ce que valent ces purs d'entre les républicains.Les personnages qui signent et contresignent aujourd’hui les destitutions sont précisément ces députés et ces journalistes qui n’avaient pas à la bouche et an bout de la plume d'expressions assez brutales pour ôtygmatiacr la plus petite destitution sous l'empire.Il paraît que ce qui était défendu à un gouvernement issu de sept millions do su Orages est très permis à nn gouvernement sans antre mandat que la volonté de quelques milliers do sans-culottes parisiens.On en a vu et on en verra encore bien d’autres sons le paternel gouvernement républicain.JT Univers.Nous avons reçu, hier matin, notre liasse habituelle de Z’ Univers.La dernière feuille porte la date du 13 septembre.Dans un des numéros précédents, l’administration de Z’ Uyiivcrs avait très clairement exprimé son intention de continuer la publication de la feuille aussi longtemps que possible, malgré les dangers qui menaçaient déjà Paris.41 Tant, dit l’administration, qu’il sera possible de publier un journal à Paris, Z’ Un ivers y paraîtra.Lo journal est une œuvre do combat, une forme de la résistance, et l’on doit en user là surtout oà la dilficulté étant plus grande le devoir est plus marqué.” A la date que cet avis paraissait dans L'Univers, la pluspart des journaux parisiens avaient déménagé à Tours, à tobü.Faisant litière do la foi jurée, le cabinet fédéral n’a pas proclamé, ou n’a pas fait proclamer par l’Angleterre l’amnistie promiso aux métis.C’était déjà assez pour indisposer la population française de Manitoba ; mais on no s’arrête pas, paraît-il, en si beau chemin, ot, pour mettre le comble à la mosure, le cabinet fédéral n’a pas désavoué la proclamation 6i mal inspirée du colonel AVoolseley, chef du corps expéditionnaire.La conséquence de ces deux pas de clerc, c’est que les métis sont sur le point de se soulever et si cette tempête, provoquée par le gouvernement fédéral, s’élève, qui peut dire quelles tribulations elle produira ! Et pourtant, tout cola était si facile à éviter; tout cela était si facile à prévoir! que fous les murs de Paris, une victoire pi, .» ., ., 1 ., , ’ .blois ou dans d autres villes du midi de considerable et ce succès ne contribuera I \.x France.Lundi après midi, Son Exollcncc lady Young, baronne de Lisgar, accompagnée de son secrétaire privé, est allée visiter le nouveau couvent de Sillery, qui est bâti, comme chacun sait, à peu de distance de» Spencer-Wood.Le vénérable fondateur de l’institution, AI.Publié Routier, ainsi que madame la Supérieure de6 religieuses de Jésus-Mario ont reçu Son Excellence dans un des grands salons de réception, puis l’ont accompagnée dans tomes les parries du vaste édifice : la chapelle, les dortoirs, les salles de classe, d’étude, do récréation, les petits salons pour l’étude du piano, etc, etc.Après avoir rendu visite à la communauté des daines religieuses, on passa dans une salle où toutes les élèves avaient été réunies.Un morceau de chant, fort bien rendu et tout-à-fait de circonstance, salua l’arrivéo dc6 visiteurs ; puis mademoiselle Fisct adressa quelques paroles à Son Excellence, qui reçut en même temps un gracieux bouquet do mademoiselle Chinic.Un ami de notre feuille qui se trouvait présent à la visite de lady Lisgar nous dit que Son Excellence a paru enchantée de la réception qui lui a été faite, et que tout, dans le beau couvent de Sillery,— monde et choses,—a semblé lui plaire infiniment.—^- —« — La bénédiction du cou vont du Chà-teau-Richer aura lieu dimancho prochain, apres vêpres, j u le très-révérend C.F.Cuzeau, V.G.Il sera facile aux amis de nos instiu-tions de donner quelque solennité a cette fête : le vapeur Montmorency partant de Québec samedi après-midi pour revenir lundi matin.Cette maison sera tenue parles religieuses du Bon-Pasteur : quatre sœurs y seront immédiatement employées.Les pensions seront de $5 par mois ; ou si on le préfère, il sera loisible do payer en effets.11 y a ou autrefois un couvent au Chà-teau-Richcr.C’est une des plus anciennes missions des bonnes sœurs de la Congrégation de Montréal.Ce couvent fut détruit l’année du siège de Québec dans l’incendie de la côte de Beaupré.Mgr.l'Archevêque de Québec, étant curé au Château*Richer, put relever cette maison de scs ruines en 1820, mais ce fut au milieu des plus grandes difficultés en sorte qu'il ne put atteindre le but désiré de revoir un couvent sur la côte Beaupré, cette maison n’ayant servi depuis que comme école de la fabrique.Elle redevient donc aujourd’hui, ce qu’elle était il y a plus d’un siècle.pas peu à relever le moral du soldat français qui en était presque venu à conclure que les troupes du roi Guillaume étaient invincibles.Le siège de Paris se continue trèB .mollement et il n’y a plus d’extravagan- Nous publions aujourd’hui plusieurs extrait de L'Univers.La liasse à laquelle nous les empruntons sera probablement la dernière qui nous parvienne avant longtemps, à moins que l’administration no 6uit reveuue à temps sur ea | naisse son Le Constitutionnel des Trois-Rivières en donne sur les doigts de l’Evènement, à propos du chemin de 1er du Nord : u Québec est à coup sûr de toutes los parties de la rive nord cello qui peut le moins sc passer d’un chemin de fer.Cependant la vieille cité de Champlain parait hésiter, balancer avant de marcher carrément daus la voie du progrès.Des divisions commencent à sc montrer.Est-ce là du patriotisme ?Est-ce qu’ici, nous ne mettons pas toutes les rancunes de côté pour contribuer de concert au succès d’une entreprise que tous nous avons A cœur ?«•••••••• •••< co à.croire que la Prusse «’aurait pas dôtermination do faire partager à «t
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