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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 10 février 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1871-02-10, Collections de BAnQ.

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me année QUEBEC, VENDREDI 10 1871.Numéro 5 tümirfirr • ~ î)n JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME.PHILIPPE A.DE (JASPE.(Suite.) Ill ,, f 30 0(.tobro de l’année 17SG,raconte '.r l'.hnsDü dans ses Mémoires, dans Raison «le la cité de Québec, rem- Ils resteront genre.comme des modèles du J dépenses, mais non à celles de mes amis, r , .,, , .et à celle desamis de mes amis_____Inca- Les parents du jeune de Gaspc appri- pable de refuser un service, ma main ne rent, un peu tard, la grande vie que se ferma plus ; je devins non-seulement menait leur petit gamin dans la bonne leur banquier, mais si quelqu’un avait ville de Québec, bous le professorat de besoin d’une caution, d’un endossement Coq Bezean, 1 education de la rue avait de billet, ma signature était à la disno-ote complete; mais celle de la grammaire sition de tout le monde.C’est là, mon me».»—; .le nalais arcliié-1 a recommencer.Grande (ut leur cher Jules, ma plus grande erreur___________ j^cmanitenant pai ic pamis aiciue co]6|.e en nt cc ré t t .j j l „ > .i.a - ”• ipal, un |>et!t être bien « hetif, ma,s rcnfcrmèl.ei|t1 - ° £,Ue, puisqu’il tient aujourd bu.k h 3 lineà l’ago de so.xante-ct dix-nouf ren’uvc_ ,, ouvrait les yeux a la lumière Apres COI1)i T r crié jour et nuit pendant trois -J .„ .- - avoir crm sous le toil de I au 11101119, sois avare de la signature ; tu iih,isi sa’’f .maternelle veuve du A1! sortir st‘s etudes, il embrassa la seras Toujours à la gène, mais tu éviteras sa Sr“ndn) ics TaWcu de’i anaudière I cnr««ro du barreau, étudia sous le juge | les malheurs nui ont enmoisonné mo SuHinippo Aubert do Vïas,»i lut v 'le à Saint-Jean Port-Joli, W empoisonne mon âneinijâuu d’assez modeste apparence avant néanmoins la prétention de rem-, malheu jjcfr l’ancien et opulent manoir que d messieurs les Anglais avaient brûlé en comm ^ 1759.• C’est la que s écoulèrent mes doilceiirs je tremblais à chaque instant de voir disparaître ces signes do vitalité qui m’annonçaient que mes enfants requéraient encore les soins de l’amour maternel.J’ai honte de l’avouer, mon fils, mais j’étais souvent en proie à un tel désespoir que je fus cent fois tenté de me briser la tête contre les barreaux de ma chambre.Savoir mes enfants sur leurs lits de mort, et ne pouvoir voler à leur secours, les bénir et les presser dans mes bras pour la dernière fois !.“ Lo bon gentilhomme se pressa la poitrine à deux mains, garda pendant quelque temps le silence et s’écria : ’• Pardonne-moi, mon fils, si, emporté ¦mr le souvenir de tant de souffrances, ’ai exhalé mes plaintes dans toute ’amertume de mon cœur.Ce 11e fut que 1 Sentî('mf» înnr nnw'a An ena le septième jour apres l’arrivée de se3 amis, que ce grand poète Arabe, Job, le premieres années.# .I «Je traînais la vie pleine pendant mon enfance, ne ni du passé ni encore moins JV'tais heureux ! Qne me .:.S0U8 SC3 i>as plus ; Je laissais bien, le soir, avec1 - 1 regret tous les aiuusé, niais h lendemain inc levé des Faut jouissances de ‘ u jc me promenais seul, s-ir la brune, de long en large dans la cour du manoir, et je trouvais" une jouissance infinie à j.âtir de petits châteaux en Espagne.Je donnais des noms fantastiques aux arbres nui couronnent le beau promontoire qui > élève au sud du domaine seigneurial.11 suffisait que leur forme m'offrit quelque ressemblance avec des êtres vivants pour me les faire classer dans mon imagination.Cotait une galerie complète composée d'hommes, de femmes, d’en-fruits, d animaux domestiques, de bêtes féroces et d’oiseaux.Si la nuit était calme et belle, je n éprouvais aucune inquiétude sur le sort de ceux que j’aimais, mais au contraire si le vent mugissait, si la pluie tombait a torrent, si le tonnerre ébranlait le cap sur ses bases, je me prenais alors d’inquiétude pour mes amis ; il mu semblait qu’ils sc livraient entre eux un grand combat et que les plus forts dévoraient les plus faibles ; j’étais heureux le lendemain de les trouver sains et saufs.” A l'Age de neuf ans, le jeune dcGaspé fut placé à Québec, dans une maison de pension tenue par deux vieilles filles ayant nom Chôlettc.Gâté par elles et par leur frère, Ives Chôlettc qui l'adorait, et lui laissait une liberté entière, il lit, pondant trois ans, l'école buissonnière, et apprit bien plus les tours de gamins que les règles de grammaire.“Je commençai par faire connaissance avec tousles petits polissons du quartier, et notamment avec le sieur Joseph Bczeau, autrement dit Coq Bezean, parce qu'il était, je suppose, le chef des gamins, h inc présenta ensuite à tousses amis de la ville ol des faubourgs, comme un "njet des plus belles espérances.” II faut lire, dans les Memoir es > scs aventures avec maître Coq Bczcau et son cousin, Latleur : ce sont de petits chefs-d couvre tracés de main de maître.Le spirituel et le grotesque s’y allient sous les tonnes les plus hilariantes : on ne peut lire ces esquisses, véritables photographies du temps, sans sc tenir les côtes.ce ?iatus mes pen- nes.Durant les beaux mois de l’été, au soleil couchant, il sortait, après le souper avec quelques-uns de sa famille, et allait faire une promenade au bord de la grève, pour jouir delà fraîcheur do la mer.Il leur faisait admirer la beauté de la nature, prenait part à leurs jeux, et descendait avec eux le long du rivage jusqu’au Port-Joli.Les sauvages avaient l’habitude, soit en montant à Québec, soit en redescendant, de venir échouer leurs canots d’écorce en cet endroit, et d’y dresser leurs cabanes.M.de Gaspé faisait la causerie avec eux, leur parlait de leurs chasses, de leurs pêches, des beaux présents de couvertes, poudre et fusils, ctï» .nn’ils AVfiîp.nt romiR Onohnr» fusils, etc., qu’ils avaient reçus à Québec, et les invitaient à venir chercher quelque fenils, portaient la coiffure à fontanges en batiste de fil, avec mantelet blanc et jupon de couleur ; tandis que les jeunes femmes se tenaient ordinairement la tête découverte, relevaient en torsade leur chevelure sur le.chignon, et laissaient retomber sur le Iront qnelques anneaux de cheveux qu’elles rattachaient en avant, sur le sommet de la tète, par nn peigne à la Joséphine orné de brillants (2).Elles étaient vêtues de robes ouvertes, à jabot garni de Valenciennes, ainsi qne leurs manchettes boufi’anteg.Leurs pieds étaient chaussés de souliers de calmande, qu’elles remplaçaient, aux jours de réunions, par le soulier à pointe feuilleton î>u (Courrier Du (SanaDa.10 Févkikr 1871.LE DROIT D’AINESSE.[suite.] Huit jourj «près.lout est fini.elle n’est plus !.J" le n est, plus.est-ce possible ?si vite, 'P™ ¦ Oui, j’ai vu scs traits chéris alto-r,C8 par la pàiour de la mort, scs yeux si 0“'«) 6i expressifs, couverts d’un voile ; ,„Ü18(?nt‘6e0 mains qui so glaçaient dans s micnneg, j’ai ontendu sa voix faible 4 1 disait encore, en parlant à l’enfant *on cœur :—Ma pauvre Octavie 1 que Jiendrns-tu 1 J’espérais vivre pour ,.1,^ m’ust ravie ! déjà il ne reste JL T.d «Ho sur la terre, elle est cou- mort ‘‘^a8’ ^ana.lu grande ville des 8‘ • •.Sa maison, notre maison où s t* l,a88'ons des jours si donx, est dé-Sn,“; on u,’n menée, ici, chez madame et on s’efforce de me consoler et 1)B ¦?de ,ne ^traire ! Mais jo no veux LJ*" Con8olée, je ne veux pas me dis-cnr *ont cela ce serait oublier.ail : °“l>lier ma seconde môrc, mon l)üll(,’ ««Ho qui était tout pour moi, qui, moi "nt f>TZ0 anB* n’ft V^CM T10 P°ur m ’ .OD> quand tons l’oublieraient, ‘moire, sa chère image vivront dans Itreu COOUrT ct entretiendront mes rc-Dui.’.,10 1* verrai plus 1 jo ne tamiliariaer avec cotte pensée ; on n a pins que le courage de le plaindre.M.de Gaspé s’est peint lui même dans les Anciens Canadiens sous le pseudonyme de AI.d’Egmont.Ce chapitre, écrit avec des larmes, est tracé avec une éloquence brûlante : on sent qu'il y a mis toute son âme, concentré toutes les espérances, tontes les illusions, toutes les anxiétés, toutes les déceptions, toutes les angoisses de sa vie.M.d’Egmont s'adressant â Jules d’Habervillc : “ Je vais maintenant, mon cher Jules, te faire le récit de la période la plus heureuse et la plus mallicureusc de ma vie : cinq ans de bonheur ! cinquante ans de souffrances ! O mon Dieu ! une journée, une seule journée do ces joies de ma jeunesse, qui me fasse oublier tout ce que j'ai souffert! Une journée de cette joie délirante qui semble aussi aiguë qne la douleur physique ! Oh ! une heure, une seule heure de ccs bons et vivifiants éclats de rire, qui dilatent le cœur à le briser, et qui, comme une coupe rafraîchissante du Létlié, effacent de la mémoire tout souvenir douloureux ! Que mon cœur était léger, lorsqu’entou* ré de mes amis, je présidais la table du festin ! Un de ces heureux jours, ô mon Dieu ! où je croyais à l’amitié sincère, où j’avais foi en la reconnaissance, où j'ignorais l'ingratitude ! “ Lorsque que j’eus complété mes études, toutes les carrières me furent ouvertes ; je n'avais qu’à choisir____ ^ “J’obtins une place de haute confiance dans les bureaux.Avec mes dispositions, c’était courir à ma perte.J'étais riche par moi-même ; mon père m’avait laissé une brillante fortune, les émoluments de ma place étaient considérables, je maniais, à rouleaux, l’or que je méprisais.“ Je ne chercherai pas,fit le bon gentilhomme en sc frappant le front avec scs deux mains, à pallier mes folies pour accuser autrui de mes désastres ; oh ! non ! mais il est une chose certaine, c’est que j’aurais pu suffire à mes propres ces mots sont toujours là, dans ma tète, comme un conp de marteau qui me frappe ; ils m’empêchent de dormir la nuit, et quoique jo vive avec eux, je ne puis pas m’y habituer.' Qu’il a fallu peu de temps pour changer mon sort ! Avril 18.J’ai reçu deux lettres do mon père, très-bonnes, très affectueuses toutes deux ; il ne peut venir à Paris, parce que ees malades le réclament, mais il me dit que madame Salvien mo fera connaître ses intentions.Il parle de ma tante d’nne manière qui répond à mon propre cœur ; les antres, même en mo plaignant, me froissent ; je voudrais ne pas paraître abattue pour évitor d’être relevée par eux.Eu résumant tout ce qu’ils me disent, il semble que ma pauvre tante ait bien fait do mourir.—Ello n’était plus jeune ! elle avait la poitrine délicate.elle arrivait à l’Age des infirmités.Voilà ce que l’on me dit pour soulager ma douleur ; j’ai envie do leur répoudre :— Ello n’était plus jeune ! eh bien ! j’aurais égayé sa vieillesso ; elle était souffrante ! je l’aurais soignée : no in’a-t-ello pas soignée, elle ?Mais je me tais, à quoi bon ! • •••D’autres, et ceux-là m’indignent, disent en hochant la tète Vraiment ello u’était pas raisonnable, cette pauvre Amélie, elle aimait trop le inonde, Ic3 tètes ; aussi sa santé n’a pas résisté au train de vie qu’elle menait : il faut avoir l’esprit de son Age.• Et après m’avoir débité ce difcoiirs, ils te croient do parfaits consolateurs et de grands philosophes.Quand je pense à tout ce qu’on m’a dit depuis huit jours, je sais non-seulement triste, mais fâchée contre le inonde entier, excepté mon jours méprisé ! (pic je paie mes dettes ; | bien nobles exceptions.mo j’avais fait l’abandon, de-gtemps à mes créanciers de tout .qne je possédais, que tous mes meuvent des sommes considerables, lémoins blcs et immeubles avaient été vendus à .F 1-,1 J- "*.VW MWk.VU , I l'ieu je suis jeune, je n’ai point peur du tra- “ Coin; vail, j’en aurai toujours assez.Qu'ai-jc puis long à craindre d’ailleurs ( mes amis me (loi- ce nue ie mon pour eux.Que j’étais simple, mon cher I “ Mon avenir était brisé comme mon Ills, déjuger les autres par moi-même! pauvre cœur, je n’ai fait que végéter .n s, > un seul, et celui-là depuis sans profit pour moi, ni pour les n était qu une simple connaissance que autres.” j’avais rencontrée quelquefois en société* I t,.î \r a* n ’ , ____.______.i i1 1 .’ I ici Al.de Gaspe so trompe : ces trente de solitude, qui lui paraissaient V* V/v 1 I vv (*• “ Il est mort depuis longtemps ; honneur à sa mémoire ! et que les bénédictions d’un vieillard profitent à ses enfants ! ” (i).Ceux que M.de Gaspé avait obligé, qui s’étaient enivrés du vin de sa prospérité, l'abandonnèrent au moment de répreuve : ne pouvant combler seul l’abîme ouvert sons scs pas, il roula au fond du précipice.Quatre ans de captivité furent le châtiment de son imprudence et l'expiation de sa faute.“ Privé de ma liberté, je croyais avoir absorbé la dernière goutte do fiel de oc vase de douleur que la malice des hommes tient sans cesse en réserve pour les lèvres fiévreuses do scs frères.J e comptais sans la main de Dieu appesantie sur l'insensé, architecte de son propre malheur ! Deux de mes enfants tombèrent si dangereusement malades, à deux époques différentes, que les médecins, désespérant de leur vie, m’annonçaient chaque jour leur fin prochaine.C’est alors, ô mon fils ! que je ressentis tonte !a lourdeur de mes chaînes.C'est alors que je pus m’écrier comme lanière du Christ : “ approchez et voyez s'il est douleur comparable à la mienne ! ” Je savais mes enfants moribonds, et je n'en étais séparé que par la largeur d'une rue.Je voyais pendant de longues nuits sans [sommeil, le mouvement qui ~ * * les autre ; se faisait auprès de leur couche lumières errer d’une chambre à l’ai (1) Ce digne homme, c’était feu le juge Panet.père, qui me comprend.Elle 6’est tue la soûle voix qui sut le chemin de mon cœur, la voix qui inc réjouissait toujours, qui uo me contristait jamais, qui m’eût consolée de toutes les peiuoe.Ma pauvre tante I quelle épreuve ! Un bon prêtre, lo confesseur de ina tante, est venu me voir ; il m’a dit que je dois inc résigner et répéter du fond du cœur : Que votre volonté soitfaite ! mais je no suis pas_____plus tard : je ne puis quo demander au bon Dieu que ma chère tante soit heureuse.Avril 18.Matante Salvien est venue me trouver ce matin dans ma chambre ; elle m’a embrassée avec l’air froid qu'elle a toujours, et puis clic m’a dit :—Ara choro Octavie, je no voudrais pas ajouter à vos peines, mais je dois vo is parler raisou.(Mu tante est avant tout raisonnable ; selon elle, tout doit céder à la raison.) Votre position mon enfant, est fort changée par la mort do madame d’Arthonay ; avec clic, vous viviez dans le monde, vous jouissiez do tous les amusements ; car ma pauvre nièce avait le cœur toujours jeune, plus jeune que la raison ne l’eut voulu ; voue partagiez son aisance ; avec sa mort tons ses avantagee-là disparaissent.Vous savez qu’ello n’avait que très-peu do fortune, et que son mari no lui avait laissé que le viager de la sienne ; elle vous a légué uno petite ronto, son mobilier et 6es bijoux, ce qu’elle pouvait donner, bien pou de chose !—Ali ! ma tante, je no pense pas à cela ; ce n’e6t pas la position ni les plaisirs que jo regrette.—Je le sais bien, mon enfant, et j’espère que vous serez assez raisonnable pour triompher de votre donlcur et pour sa cette la .qui s'est révélé tout-à-coup, au soir de sa vio.par l’apparition des Anciens Canadiens.cotte des Sans cela, nous n’aurions pas eu c œuvre pétrie do ses larmes, écloses déchirements de son urne.Après cette catastrophe qui avait ruiné sa fortune et ses espérances, M.d*: Gaspé se retira au manoir de Saint-Jean Bort-Joli, où il vécut ignoré des hommes, retrouvant le calme, 6inou le bonheur, dans la compagnie des livres, de la nature, et de scs souvenirs.Les habitudes les plus simples avaient remplacé le luxe de sa jeunesse.Levé de bonne heure le matin, il visitait quelque partie de son domaine, surveillait des travaux de ses champs, et trouvait un délassement toujours nouveau dans la culture de ses Hours et de ses arbres truitiers.Souvent, assis dans son salon, il passait des heures entières, silencieux et pensif, à les regarder fleurir et fructifier, à respirer leurs parfume, à regarder les rayons du soleil sc jouer parmi leurs feuilles agitées par la brise, à écouter les oiseaux chanter sous leur ombrage.U faisait lui-mème l’école à scs enfants, leur apprenant, avec les rudiments de la grammaire, les grands devoirs de la vie, leur faisant part des fruits de cette expérience, qui lui avait coûtô si cher.Souvent il sortait, un livre sous le bras, allait s’asseoir au bord la mer, ou au pied de son petit cap, près de la fontaine limpide qui jaillit à travers le rocher.Là, il passait de longues heures dans la lecture, lu réflexion et les rêve- nourriture au manoir.Les enfants cueillaient sur la grève des fleurs d’iris, des niants de genévriers, et remontaient vers le chemin du roi en faisant des bouquets dans les champs.Us longeaient le petit cap et rentraient au manoir, le corps dispos, le cœur content, l’esprit enrichi de quelqu’utile ou agréable leçon.Ils allaient porter leurs bouquets à ceux de leurs parents qui étaient restés au logis, et revenaient s’asseoir autour de leur père devant la porte d’entrée.C’est alors qu'il leur chantait, de sa voix sonore, quelques-unes de ces vieilles chansons dont son heureuse mémoire était le répertoire intarissable.Quelquefois, pour varier les amusements, il faisait venir Augustin le meunier, avec son fils Tintin, et leur faisait conter des contes aux enfants.A la tombée de la nuit, on rentrait au manoir, et, après avoir fait leur prière, les enfants allaient rejoindre leurs petits lits.Durant le reste de la veillée, M.de Gaspé sc livrait à sc3 lectures favorites, pendant que les dames tricotaient, cousaient, ou raeommodaient le linge pour les pauvres; car c'était la règle établie par la tante Olivette : “ Il ne faut jamais, disait-elle, donner de linge percé aux pauvres, car les pauvres ne racoiumo-dent pas.” De son côté, AL de Gaspé disait: —Aïe refusez jamais aux pauvres: il vaut mieux donner à dix mauvais pauvres, que de s’exposer à refuser un bon.” Comme il n’y avait pas de médecin dans la paroisse, Madame de Gaspé avait toujours en réserve une petite pharmacie, et distribuait des remèdes aux malades qu’elle visitait souvent.Dura it les longues ssirées d’hiver, on faisait la partie de whist, de loup ou de piquet, et de temps en temps, quelques parties d’échecs.Le salon d’entrée où l’on passait ordinairement ces veillées de famille, offrait un coup d’œil pittoresque qu’on chercherait vainement de nos jours.Trois bougies, disposées en triangle sur uno table en acajou, éclairaient d'un demi-jour la tapisserie à figurines qui recouvrait les murailles.Devant le les vous résigner à la nouvelle situation qui vous est faite.Il vous faudra quitter Paris.—Je lo veux bien.—Retourner auprès de votre pore.—Je ne demande pas mieux.—Votre père n’est pas riche, vous le savez, Octavie ; il fauora renoncer à scs habitudes d’aisance, presque de luxe, quo ma pauvre nièce vous a laissée coutractcr.—Oh ! jo ne tiens pas à la toilette ni aux plaisirs.—Je le souhaite, oui, jo souhaite vivement qne vous puissiez vous faire à la vie modeste qui, dorénavant, 6era la vôtre.Vous vivrez avec votre belle-mère ; c’e6t une femme fort estimable, fort essentielle, qui cou doit bien son ménage ot élèv* à grande peine scs deux petits enfants.Il faudra, Octavio, vous conformer à ses idées, à ses goûts et tâcher môme de lui être utile en l’aidant dans scs travaux d’intérieur.C'est là ce que la raison veut de vous.Peut-être vous faudra-t-il du courage et de la volonté pour vous soumettre à une existence si laborieuse, si retirée, dans une petite ville, an sein d’une famille que vous connaissez à peine, et qui ne peut vous offrir aucune des jouissances auxquelles on vous a habituée.Ah I chère enfant, je l’avoue, plus d’une fois j’ai blâmé ma nièce, cctto pauvre Amélie, qui vous aimait à l’idolAtrie et vous gâtait sans mesure ; j’aurais voulu qu’elle vous donnât des goûts en harmonie avec votre cort, mais, bah ! les raisonnements échouaient contre sa tendrosse; elle n’écoutait quo le sentiment et jamais la raison.—Ces sentiments m’ont rendue si heureuse pendant seize ans ! A la bonne heure ! mais maintenant il faudra commencer sur nouveaux frais, on vivant avec votre digne père.—Je m’efforcerai de le contenter.—Jo désire que vous y fenêtres, les rideaux retombés interceptaient la lumière intérieure aux regards des passants.L’ameublement était fort simple, consistant en deux ou trois canapés placés aux angles de la chambre.Autour de la table étaient rangés plusieurs fauteuils à large dossier, dont les couvertures en broderie un peu fanée rappelaient la splendeur du passé.Us avaient été jadis offerts en souvenir par M.de Noyant, ancien- ami de la famille.Les vieilles daines, assises sur ces fau- réuesissiez ; car votre père, homme do mérite que la fortune n’a pas visité, n’a d'autre bonheur que la paix de son intérieur.—Je ne la troublerai pas.—J’en suis bien sûre, mais il faudra vou6 vaincre et voua raisonner.Vers quel temps, ma tante, mon père, désire-t-il me voir ?—II a fixé votre départ à la fin de ce mois.—Je me tiendrai prête.—C’est bien, mon entant, vous êtes plue raisonnable je ne le croyais.non ! je ne suis pas raisonnable ; et hauts talons.Sur les dix heures, une des domestiques entrait, portant sur un plateau le réveillon composé ordinairement de viandes froides et des fruit* de la saison, qu’on arrosait d’un vin d'Espagne, de Xérès ou de Béné-Carlos.\rers onze heures, chacun se retirait ; mais on n’oubliait jamais une touchante coutume qui dévoile bien l’Ame sensible et aimante de M.de Gaspé.Chacun venait déposer un baiser sur le front des enfants endormis.Durant les dernières années que M.de Gaspé habita le manoir de Saint-Jean, j’allai, un soir, en causant avec lui, errer au bord de la mer.* —Avez-vous jamais vu, me dit-il, dans vos voyages, rien de plus beau que nos couchers de soleil ?—Vraiment non, lui dis-je, mais c’est peut-être un préjugé d’enfance.—Je no crois pas7repartitM.de Gaspé ; voyez donc : nos levers de soleil, tout beaux qu’ils soient, uo produisent pas sur nous le même effet ; tandis que, poulies gens du nord, ils ont tous les charmes que nous trouvons aux couchers.Notre position de ce côté-ci du fleuve nous donne un point de vue admirable.Regardez, continua-t-il, voilà le soleil qui touche le sommet des Laurentides.Le fleuve ressemble à une mer de feu; u pe:ue notre vue peut-elle supporter l’éclat de ceite traînée de lumière qui se projette jusqu’à nous.Chaque lame est une écaille étincelante, dont la surface, toujours en mouvement, décompose la lumière en mille nuances variées à l’infini.Quel contraste avec ccs masses iirmobi'cs et sc nb.-es dc3 montagnes, que lo soleil laisse maintenant dans l’ombre devant nous! Et quelle richesse dans le ciel ! ces nuages, éclairés par le bas de teintes roses, qui convergent tous vers le soleil, ne dirait-on pas 1 éventail du bon Dieu ?Ce serait un magnifique sujet pour un poète.Là dessus, nous continuâmes à deviser sur quelques-uns de ces grands génies modernes qui ont si admirablement décrit ha rature.—AToscunlur jtoetae, dit Horace, reprit M.de Gaspé ; cet axiome du poète latin est bien vrai.J’ai connu des nommes, sans aucune instruction, doués d’un véritable talent poétique, talent grossier, si vous le voulez, mais talent réel.Sous l'enveloppe rustique do leur langage, on découvrait le génie de l’inspiration.Vous n'avez pas connu Gabriel Grif-fard ?.—Parfaitement, lui dis-je, il a été le domestique d’un de nos voisins.—C’est le poète en vogue de la côte (2) Cette mode avait été introduite par l'impératrice Joséphine.q,ïi' je déteste là raison, lorsqu’elle est uré sentée avec ses formes froides et sèches, lorequ’olle ne sert qu’à fairo blâmer la tendre bonté qu’avait pour moi l’omio que j’ai perdue ! Mais à quoi bon parler à qui ne peut me comprendre ?Cependant, si ma grand’tantc a voulu m’effrayer sur le sort qui m'est réservé, jo l’avoue, ello y a réussi, et la triste énumération des privations que je subirai ot dos devoirs qui mo seront imposés, m’a glacé lo cœur.Jo vais rentrer dans la maison paternelle, qui, par un concours de circonstances malheureuses, m’est devenue étrangère ; j’y trouverai ma belle-mère, dont je ne connais que les vertus plue austères qu’attrayantes, un frero et une sœur auxquels jo suis inconnue ; dos habitudes qui ne sont pas les mienues, des relations parmi lesquelles je serai dépaysée, c’cst là un avenir qui n’a ni rayons ni sourires ; mais avec la doulenr que j’ai dans l’arae, qu’importent les objets extérieurs ?Autrefois j’espérais tant do l’aveoir ! maintenant que pourrait-il m’apporter, puisquo mon ange tutélaire est là, sons cette froide terre, Î[ue je ne pu» fouler sans tressaillir ?Jo erai de mon mieux pour contenter mon père, qne j’aime avec nno profonde ten- dresse ; mais réussirai-je î Je me défie de tout depuis que le malheur m’a frappée.il y a si pou de temps, jo mo croyais invulnérable ! J Avril 1S.Noua partons demain ; madame Sal-vieti, en dépit de mon Age avancé, me conduit jusqu’à la résidence do mon père, jusqu’à Saint-Omer.On a vendu les meubles de ma tante , c’est uno grande peine pour moi, mais je n’ai rien osé dire ; on n’a oxcoptô que lo piano, les doux jolies marines qui ornaient le salon, et quelques ouvrages classiques de la bibliothèque.On m’a apporté ses bijou ; j’ai bien pleuré en revoyant ces bracelets, ces épingles, ce collier que jo lui avais mis si souvent, et j’ai attaché à mon cou, pour no jamais le quitter, le médaillon qui renfernfo des cheveux de ma mère, auxquels j’ai réuni ceux de ma lautc.Leurs chiffres enlacés, un P et un A, Pauline et Amilic, sont gravés sur la borduru et me reppellent ces deux mortes bien-aitnées, inséparables dans ma mémoire.Nous partons, je no reviendrai plus à Paris, j’y laisse tons les souvenirs de mon heureuse cufance, de ma première jeunesse si douce et si flourie.Hélas ! saisie ce qui m’attend ailleurs ?Oh ! que le bonheur passe vito dans la vie !.il reviendrait qne je n’oserais pins compter sur lui.' Je continuerai à écrire là-bas ; ce petit cahier, autrefois le dépositaire de mes joies, est maintenant le confident de mea peines ; cctto expansion de l’âme sur le papier ne console pas, mais elle eoB* lage‘ * ' Madams Bovudok.A foniintftr- LE COURRIER DU CANADA.du snd.Ses complaintes sont chantées dans tontes les paroisses.On se réunit dan6 les maisons pour le faire chanter ; et plus d’une fois on a vu son auditoire tout en larmes à la fin de ses complaintes.Il faut que cet homme ait un véritable talent pour produire une telle émotion 6ur ceux qui l’écoutcnt.Il y a plusieurs années, un de mes domestiques descendait précisément ici sur la grève, de grand matin.La nuit avait été orageuse et la mer était encore agitée.Il vit monter sur le rivage un homme qui pouvait à peine se traîner.Cet homme exténué était dans le délire et ne répondit pas aux questions que le domestique lui fit.Seulement il marmotta ces paroles entre ses dents : Si vous alliez à la pêche, vous trouveriez du monde qui se noie.Mon domestique descendit en toute hâte et trouva effectivement un homme presque noyé qui se cramponnait aux claies de ma pèche à anguille.Il le transporta à la maison sur son dos, et le déposa sur le foyer où il expira.On apprit ensuite les noms de ces malheureux: ils étaient trois.Choui-nard, Francœur et un autre dont le nom ne me revient pas.Ils étaient partis de HIe aux ‘Oies dans une chaloupe, remplie de foin, qu'ils avaient chargée à 1 excès.Le vent s’éleva avec force et emporta le foin avec les trois hommes.Deux se noyèrent, celui qui expira chez moi, et un autre qui fut trouvé un peu plus bas qu’ici.# Grand fut l’émoi dans toute la côte, et Gabriel Griffard se fit l’écho de la douleur publique.Il composa sur Fair : Au sang qu'un Dieu va répandre, une complainte qui fit verser plus de larmes 3uc n’en ont jamais fait répandre bien es poètes élêgiaques.Voici les deux premiers couplets de cette complainte qui me sont restes dans la mémoire : .leunes gens qui croyez peut-être Que la mort est éloignée, Comme vous je croyais être Sur terre bien des années.Mais trompé comme bien d’autres Et croyant toujours me sauver, Je vous apprendrai par d’autres Comment je me suis noyé.(3) Le récit de la catastrophe, ajouta M.de Gaspé, les angoisses, les lamentations des malheureuses victimes, la découverte de leurs cadavres, tout cela était raconté en vers informes mais-saisissants : et.é é chanté sur un air dolent, produisait une impression profonde, même sur les personnes instruites.Si la poésie est un chaut qui captive, émeut, attendrit : il y a là certainement de la poésie.Esprit fin etfcdélicat, M.de Gaspé était no observateur.Cette faculté c’obser- graminc ministeriel, par une critique qui promet, en se prolongeant, de donner des émotions au cabinet.En faisant, dans notre dernière feuille, quelques commentaires sur la nomination des nouveaux sénateurs donnés à la province d’Ontario, nous avons commis, notre volonté n’y étant pour rien, une erreur que nous nous taisons un honneur et un plaisir Je rectifier.Cct'.c erreur, la voici : nous avions, sur la foi de renseignements que nous avions lieu île croire exacts, dit que les deux nouveaux sénateurs d’Ontario étaient protestants ; or, il paraît que M.le sénateur Smith est catholique.Cette rectification n’enlève rien à Papropos des remarques que nous avons faites : il reste acquis, il reste patent, môme après la nomination de M.le sénateur catholique Smith, que les catholiques de la province d’Ontario ne sont pas équitablement représentés dans le sénat confédéré.Et tout ce que les ministres que nous avons mis en cause peuvent légitimement attendre de nous, c’est que nous reconnaissions qu’ils pris note de l’injustice signalée et qu’il est à présumer qu’ils ont fait tout en leur pouvoir pour la faire disparaître.Cet acte de générosité fait, nous avons encore le droit et le devoir de répéter : pourquoi les catholiques d’Ontario, qui entrent pour plus du quart clans la population de cette province, n’ont-ils qu’un représentant dans le sÔDat, quand ils peuvent légitimement en réclamer six ?Comment se fait-il que le cabinet n’ait pas profité de l’occasion qui se présentait pour nommer deux sénateurs catholiques et prouver, par ce commencement de réparation, qu’il a la bonne volonté de donner à chaque croyance religieuse son juste dù ?appelée tous les jouta à donner »ci soins aux malade#, à remplir les proscriptions des médeeios, il est absolument nfotssaire qu’elle possède une connaissance suffisante des remèdes, de leurs différents noms, de leur action, et de leur dose ; il faut qu’elle connaisse les caractères principaux qui appartiennent aux diverses maladies inflammatoires, nerveuses, etc., aiusi quo les soins généraux qui conviennent à ces différents cas.Comme il est impossible qu’elle puisse parcourir les nombreux ouvrages qui traitcot sur tous ccs sujets, nous avons cru devoir faire un résumé de ce qu’il y a do plus important, de plus pratique, et le réunir dans un seul volum», afin de lui donner la plus grande facilité de se mettre au fait do co qui lui est nécessaire de savoir, pour aecoider avec iutclligcucc les efforts des médecins, ou en leur absence donner elle-même, dans les cas urgents, les premiers soins aux malades.Voilà notre but : mais nous serions doublement heureuses, si cct ouvrage avait assez de mérite pour faire sentir son influeucc dans un cercle plus étendu.Les tacrifioes et les fatigues que co travail nous a coûtés seront bien récompensés s’il peut contribuer au soulagement des malades.Nous manquerions grandement à la justice, si nous n’offrions pas en eo moment nos plus sincères remercîmcnts aux médecins qui ont bien voulu nous aider, et dont les conseils nous étaient si nécessaires pour mener notre œuvro à terme et spécialement aux savants membres de la Profession, dont les noms suivent : Eugene II.TftUDEL, M.D., président et professeur d’Accouchements et des maladies des femmes, et des enfants à l’Ecole do Médecine et de chirurgie do Montréal.J.Emery Doderre, M.1)., professeur do Matière Médicale et de Thérapcuthique, etc., etc.J.P.Rottot, M.D., Prof, de Médecine Légale et do Botanique, etc.L.A.E.Desjardins, Médecin du Dispensaire de l’Hôpital-Général de Montréal.A.Meunier, Médecin du Dispensaire de l’Asile de la Providence de Montréal.G.Grenier, Médecin du Dispensaire de l’Asile de la Providence de Montréal.ambassadeur anglais à Washington, Sir vation était peut-être la qualité la plus ! John A.Macdonald, premier-ministre saillante de son intelligence.Sa conver- de ]n confédération, et Sir John Rose.sation vive et animée réveillait tout un siècle endormi, le faisait parler et agir comme s’il eût vécu sous nos yeux.On ne se lassait pas de l’écouter ; et quand il se taisait, l’écho de sa parole se faisait longtemps entendre au fond de la pensée, comme un murmure d'outre-tombe.(à continuer.) (3) Cette complainte est encore chantée dans la côte du Sud.Si quelqu’un avait l’obligeance de m’en envoyer une copie, je lui en serais reconnaissant.SOMMAIRE DE LA PREMIERE PAGE Philippe A.de Gaspé.—(Suite.) Feuilleton—Le Droit d’Aînesse.CANADA: QUEBEC, 10 FEVRIER 1871.Le dernier bulletin télégraphique ne noue donne pas de nouvelles des élections générales qui- ont dû avoir lieu mercredi en France.Tout ce que le télégraphe nous apprend c’est que M.Thiers a été élu, on ne dit pas dans quelle I Fabre fait lui-même de son journal, nous circonscription électorale, par une im-1 sommes beaucoup trop poli pour Je Les cinq représentants des Etat6-Unis seront le secrétaire Fish, le général Sehenck, ambassadeur américain en Angleterre, le juge Nelson, de la cour suprême des Etats-Unis, M.Hoar, du Massachusetts, et M.le sénateur Williams.Espérons que cette commission donnera uue solution définitive aux questions qu’elle a instruction d’étudier et de trancher et espérons, qu’en ce qui regarde la question des pêcheries, nos intérêts seront sauvegardés et nos droits reconnus.L'Evénement d'hier fait dire au Courrier du Canada et à ses collaborateurs des paroles qu’ils n’ont jamais dites.Il nous attribue les deux phrases que voici : “ VEvénement est un journal de voyous.” “ C’est une ordure que l'on dépose aux portes.” Nous n’avons jamais dit cela.Si, cependant, telle est l’appréciation que M.mensc majorité.Le parlement anglais est entié hier en session.Le discours d’ouverture a été prononcé par la Reine en personne ; il contient des allusions à toutes les grandes questions du jour : allusion à la guerre franco-prussiennes ; à la question des croiseurs confédérés ; à l'élection du prince Amé-dée de Savoie au trône d’Espagne.Le discours se termine par nue dissertation très significative sur la nécessité dans contredire.Sir John A.Maudona'd Une dépêche d’Outaouais contredit la rumeur d’après laquelle Sir John A.Macdonald serait très gravement malade.Une bonne œuvre «t un bon livre.Nous avons parcouru à la hâte le traité élémentaire de matière médicale que viennent de publier les Sœurs de la , ,, 4 , .i Providence, de Montréal, et dont noue laquelle 6e trouve J Angleterre de per- • i i- .^* avons déjà eu occasion de dire un mot., , ; „ .C’est un beau volume de pics de douze pas moins significatif, c est la satisfaction , c * ., t 1 5 1 cents pages, parfaitement imprime et avec laquelle la Reine voit l’érection du royaume de Prusse en empire et la solidité de l’édifice politique allemand.Sa majesté aurait pu tout aussi bien dire tout de 6uite que l’éreintement de la France lui cause un sensible plaisir.Hâtons-nou6 d’ajouter, à l’honneur du peuple anglais, qu’il ne partage pas l'opinion de ses gouvernants telle qu’exprimée dans le’ discours du trône.En général, le peuple anglais tient pour a France contre ln Prusse, et les eifllote qui ont éclaté sur le passage de la Reine lors qu’elle se rendait an parlement ne ignifient pas autre chose.L’Adresse en réponse au discours du Trône va, tout vraisemblablement, donner lien, dans les Communes, à un vif débat.Le chef de l’opposition, M.Disraeli, a déjà ouvert le feu 6iir le pro- élégament relié.Nous n’avons pas la compétence nécessaire pour juger, par nous-mêmes, un ouvrage de cette spécialité.Nous pouvons bien dire, cependant, que le travail nous parait méthodique, admirablement divisé et soigné jusque dans ses plus petits détails.Pour taire connaître le but et l’importance de l’ouvrage, et pour justifier Feu-tote quo nous venons d’écrire, nous n’avons qu’à reproduire les quelques remarques qui lui servent d’introduction : Ce quo nous proposons par la publication de cc livre, c’est de mettre la Sœur de Charité en état de remplir, d’une manière plus parfaite, le but qu’elle s’est proposé en so consacraot à Dieu.• Spécialement occupée du service des pauvres Institut-Canadien de qnébcc.Assemblée générale annuelle des membres de l’Institut-Canadien de Québec, tenue lundi, le G février 1871, aux salles de l’Institut rue St.Jean, sous la présidence de F.Ledroit écr., président actif.M.le président présente les rapport annuel suivant que l’assemblée adopte à l’unanimité : Rapport annuel du bureau de Direction de F Institut Canadien de Québec pour Vannée expirant le G février 1871.Messieurs, Le mouvement littéraire, qui s’est produit et se développe depuis quelques années d’une manière si remarquable au milieu do notre pays, a produit d’heureux résultats au sein même de l’Institut.En remettant notre mandat à ceux qui dous l’avaient confié l’année dernière, nous sommes heureux de pouvoir leur annoncer que les embarras, la gêne et les misères du passé sont sinon complètement dissipés, du moins bien près de disparaître entièrement.Grace au zèle et aux travaux incessants de plusieurs officiers du bureau de Direction, nous avons vu la liste de nos membres s’augmenter de 125 noms, parmi lesquels noua remarquons avec plaisir ceux des personnes les plus éminentes de notre ville, tant par leur position que par leur mérite : ainsi que ceux de plusieurs écrivains remarquables dont les travaux et les rechcrohcs donnent à nos séances littéraires un nouveau charme et un nouvel éclat.Co bel exemple sera bientôt suivi, nous osons le croire, par tous ceux qui s’intéressent à l’existence et au progrès de l’Institut, et avant la fin de l’année coursnto nous espérons que le nombre de nos membres s’élèvera à plus de trois cents.Ce concours efficace, en augmentant nos recettes, nous a permis d’ajouter à notre bibliothèque cent quarante volumes nouveaux et d’offrir aux lecteurs, outre le grand nombre de journaux et de brochures que nous recevons déjà, plusieurs publications importantes et des revues d’un grand intérêt.Nous sommes heureux de constater que déjà on a su apprécier les efforts faits dans cc sens pour satisfaire le goût des personnes avides de s’instruire, surtout si nous en jugeons tant par la transformer en une adhésion ferme et durable à tout ee qui peut proourer l’avancement et les progrès d’une institution qui doit être obère h to us les canadiens ! Pour mieux Caire apprécier le but que l’Institut s’est proposé, nous avons plusieurs fois Bandant l’année convié le public à des séances ttérsires, instructives et intéressantes, destinées à ranimer en sa faveur les sympathies des oitoyens ot à répandre le goût de la lecture et des travaux sérieux parmi la jeunesse intelligente de notre ville.Noos saisissons cetto occasion pour remercier publiquement les membres xélés dont les écrits remarquables ont fait le suceès de ces soirées, ainsi que le publio bienveillant et ejapathique dont la présence en cee oireonitanoee, noua a prouvé A une assemblée des membres des trois comités du feu du Saguenay tenue au presbytère de Chicoutimi, le 3 février 1S71 Furent présents : Lo révérend Messire Jeau-Baptisto Villeneuve, prêtre, curé d’Hébert-Ville, représeu- , tant les comités d’Hébert-Ville et de Robcr- Aux termes d’une dépêché télegra- i vai.graphique transmise hier de Londres, un Le révérend Messire DominiqueRaciue, prê- bureau de dix commissaires a été Dominé tre, curé de Chicoutimi ; Vincent Martin, écr., * .1 médecin : et Uvidc Bossé, ccuicr.notaire, du pour rogler la question des croiseurs j comit6 de Chicoutimi : confédérés et la question des pêcheries II a été proposé et résolu : du St.Laurent.Les cinq représentants I Que lcs rcmerciments les plus sincères sont de 1 Angleterre seront le comte de Grey, ministère et dc la Législaturc dc la Province Al.Montagu Bernard, Sir Ed.Ihornton, d’Ontario pour le vote si généreux de cinq mille piastres en faveur des infortunées victimes de l’incendie du Saguenay, et que ccttc résolution soit transmise à l'honorable premier ministre de la province d'Ontario.Que les membres du comité sont convaincus que si pareil malheur attagnait certains comtés dc la province d’Ontario, le gouvernement et la législature de Québec sc feraient un devoir de témoigner aux victimes une égale sympathie et une égale libéralité.Chicoutimi, 3 février 1871.D.Racine, ptre., Président.O.Bossfc, Secrétaire.uue fois dc plus 1’iutérêt qu’il porte à l’œuvre utile et importante qui uous a été confiée par les fondateurs de l’Institut.Depuis un grand nombre d’années nos finances ont été dans un état bien précaire et les embarras qui en résultaient nous avaient réduits à renoncer à toute amélioration et à toute acquisitiou nouvelle.Aujourd’hui les choses sont un peu changées.Nous avons réussi à payer des dettes anciennes et, malgré les dépenses occasionnées par dos achats de livres, cto., etc., et par les améliorations quo nous avons fait subir à nos salles, nos recettes, grace à une sage économie, ont été suffisantes, pour rencontrer les bcsoius les plus pressants et les plus indispensables.Une requête a aussi été présentée par votre comité à la Législature dc la Province dc Québec, demaudaut une subvention annucllo en faveur do l’Institut, afin de nous mettre en état de compléter notre bibliothèque en y ajoutant les principaux ouvrages publiés pendant les dix dernières années.Notre demande n’a pas été accueillie favorablement, pour des raisons bien graves sans doute et qu'il ne nous appartient pas de discuter ici.Nous espérous néanmoins être plus heureux une autre année et nous n'abandonnons pas tout espoir d'obtenir un secours qui serait d’une importance vitale pour le succès et la prospérité do l’Institut.Plusieurs dons do livres, peintures, gravu-tes, bustes, cartes, etc.etc., nous ont été généreusement faits, durant le cours do l’année par un certain nombre de persouucs dévouées au succès do la cause que uous soutenons tous.Nous les en remercions bien cordialement.Le comité a aussi fait imprimer, pour être distribuée la liste complète des membres, la constitutiou et les règlements de l’Institut et le catalogue des livres, brochures, journaux etc., qui composent notre bibliothèque.Lcs résultats inespérés que nous venons de constater ne peuvent nous faire oublier les pertes sensibles que nous avons eues àenrégis-trer dans les rangs de nos membres pendant l'année qui vient de finir.L’Eglise, les lettres, les arts et la société portent avec nous le deuil de Notre Vénérable Archevêque, toujours à la tête dc toutes les bonues œuvres, do M.Théophile Ilamel,notre remarquable peintro national et l’un des membres fondateurs de l’Institut, M Isaïe Gaudry, un des meilleurs citoyens de Québec et celui plus réccut.dc l’un des plus brillants écrivaius dc notre pays, M.Ph.Aubert de Gaspé, qui a été pendant dc longues années et jusqu’à sa mort notre digne et regretté Président Honoraire.En remettant entre des maius plus dignes, le fardeau de l'administration de l'Institut, nous n’avons qu’un vœu et un souhait à former, c’est que les citoyens généreux de Québec continuent d’encourager par quelques sacrifices bien légers pour eux les nobles efforts do l’Institut et que la jeunesse canadienne sache toujours comprendre comme elle l’a fait depuis quelque temps l’importance et la nécessité du rôle qu’il remplit au milieu dc toutes les classes dc notre population.Le tout respectueusement soumis, T.Le Droit, P.A.Le rapport de M le Trésorier est ensuite lu et approuvé unanimement.Eu voici le résumé : Los finances de l’Institut sont dans uu état relativement satisfaisant.Les souscriptions perçues durant la présente année dépassent le total des deux plus fortes années de recettes prises dans les six qui ont précédé, dépassent aussi la moitié du montant des six années réunies.L’Institut, aujourd’hui, ne doit guère au delà de §250, et il est dû Ç1G00 d’arrérages de contributions.Bien qu’il ne lui soit permis dc compter que sur le tiers dc cette somme, il peut regarder l’avenir avec confiance, si l’appui bienveillant dont il a été honoré cette année, ne lui fait pas défaut.Lcs opérations de l’année peuvent so résumer comruo suit : Balance en maius le 8 février 1370.163.33 Contributions.,.801.50 9G7.83 Déboursés.042.G8 Balance en mains co 6 février 1870 §85.15 Sam.Benoit, Trésorier.On procède ensuite à l’élection des officiers pour l’année courante.AIM.II.Delagravo et A.Leclerc nommés scrutateurs font le dépouillement du scrutin qui donne le résultat suivant : Président Honoraire.—J.B.Meilleur, écr., AI.D.Président Actif.—T.Ledroit, écr., (réélu\ Vice-Présidents.—Hector Fabre, écr., (réélu) Jean Blanchet, écr., (réélu).Trésorier.—Samuel Benoit, écr., (réélu).Sous-Trésorier.—A.Leclerc, écr.Secrétaire-Archiviste.— J.F.Bclicau, écuyc, (réélu).Assts.-Sec.-Arch.—A.Gaboury, écr.(réélu), Aurélien Dion, écuier.Secrétaire Correspondant.—Henri Dclagra-ve, écuier.Assts.-Scc.-Corresp.— G.Lemoine, écr.(réélu), L.P.Vallée, écuier, (réélu).Bibliothécaire.—L.H.Huot, écr, (réélu.) Curateur du musée—Defoy, écuier.Bureau de Direction : MM.lo Grand-Vicaire Cazeau, le curé de Québec, P.J.Jolicœur, F.Langelior, Henri Taschereau, F.A.II.LaRuc, M.D., D.J.Alontambault, A.Simard, Al.D., Lucien Turcotte, Thos.Et.Roy, Ed.C.E.Gauthier, A.Gaboury, L.P.Vallée, A.Leclerc, A.Dion et Odilon Roy, avocat.La votation étant terminée, il est alors proposé par le Dr.Hilarion Blanchet, secondé par Ed.C.E.Gauthier, écr., et résolu.“ Que les remercîments de cotte assemblée soient votés aux officiers sortant do chargo." Après quoi la séance est levée.Par ordre, J.F.Belleau, Sccrétaire-Archivistü.I.C.Q.NOUVELLES D’EUROPE.le télégraphe transatlantique.) Londres, 7 février.La Reine, dans son discours du trône aujourd’hui, félicite le Parlement des relations pacifiques entretenues avec toutes les autres puissances, et do l’espérance qu’on en viendra à un arrangement satisfaisant avec les Etats-Unis ) elle déploro la durée do la guerre et croit que l’armistice amènera la paix.Elle annonce lo mariage projeté de la princesse Louise, elle recommande la réorganisation de l’armée sur la base do I’augmcntatiou des réserves.# L’office de la guerre sc propose d’envoyer bientôt on renfort de 700 hommes dans l’fle do Jersey et d’augiucotcr les fortifications.' Londres, 8 fév.' Lo correspondant du Telegraph à Bruxelles dit : Odo Russell, le représentant anglais à Versailles, a reçu ordre de soutenir la demande faite par M.Favre, pour la prolongation de l’armistice, à laquelle on s'attend.Lo Times d’aujourd’hui dit que toutes les informations reçues dc Paris indiquent le désir de la paix à tout prix.M.Forbes rapporta qu’il y u beaucoup do misère à Paris.Les clectious se termineront probablement eu faveur des candidats dc la paix.Une longue conférence a eu lieu hier à l’ambassade prussienne entre l’impérntrico Eugénie et le comte de Bcrnstorff.La résignation de Gambetta indique, croit-on, l’abandon dc la république et assure la restauration de l’empire.Londres, 7 février.50 chars chargés dc provisions sont entrés dans Paris lo 3.Tous portaient l’inscription : (t Dons de Londres à Paris.” Fév 8.AI.Carnot, commissaire de la défense eu Normandie, a résigné.Les Prussiens commandés par Von der Taon occupent presque toute la Bourgogne.Lo général Pélissier a évacué le 5 Lons-le-Saulniers.Il est impossible de terminer les négociations de la paix entro la réunion de rassemblée nationale et lo 18 époque ou l’armistice expire et où les hostilités peuvent être reprises.On dit que les préparatifs des Allemands pour parcourir touto la France sont vraiment formidables.La presse française des provinces demande généralement la paix.Les vivres sont encore rares à Paris.L’arm de allemande entrera dans Paris le 19.Bordeaux, 7 fév.Il paraît aujourd’hui un décret, en date du G, nommant Emmanuel Arago, ministre de l’Intérieur.Bruxelles, 7 fév.Il Indépendance Belge a un télégramme de Lyon qui dit quo lo gén.Cremier avec une division dc l’armée de l’Est a effectué sa retraite dc Pontarlier à G ex, mais il a été obligé d’encloucr et d’abandonner 10 canons aux Prussiens.Le Français assure qu'une insurrection a éclaté dans la province dc Constantine, en Algérie.New-York,!) fév.IiC correspondant spécial do la Tnbunc, de Washington, télégraphie qu’il sc fonde sur la meilleure autorité pour annoncer que les réclamations de Y Alabama et la question des pêcheries vont recevoir une solution immédiate ; que le ministre Sehenck a déclaré hier soir en conversation que le public saurait en 24 heures cc qui a retardé son départ.Il y a d’autres rumeurs qui disent qu’un commissaire va être nommé à Washington avec le pouvoir do négocier le trafic et que cc sera Sehenck qui sera uoramé du côté dos Etats-Unis.Il est connu qu’un projet Je règlement partiel a déjà été proposé par le gouvernement anglais, mais que les termes en étant peu satisfaisants pour les Etats-Unis, les négociations ont été ajournées.On suppose quo l’agent qui est attendu aujourd’hui, aura des pouvoirs plus étendus.Sumner dit, lui, qu'il y a raison do croire que les questions en litige sont en bonne voie d'être réglés avec l’Angleterre.Londres, 9 fév.La reine a ouvert en personne la session des chambres du Parlement aujourd'hui.La chambre des Lords et les Communnea étaient au grand complet et il y a avait foule de spectateurs.On a fait les démonstrations civiles et militaires d'usage.AI.J.Locke.P.M.pour Southwark, dans une adresse à ses constituents, s’est déclaré eu faveur d'un octroi pour la dot dc la princesse Louise.Cette nouvelle a créé un grand tumulte dans l'asiembléc et le nom de la reine a été accueilli par dos huées.A une assemblée des ouvriers hier soir, il a été résolu do tenir des réunions publiques dans la métropole et les provinces, pour protester contre l'octroi de cette dot.Favre écrit de Paris, à la dato du 9 uue lettre au Alaire de Londres, lui témoignant la reconnaissance du gouvernement et du peuple pour l'envoi dc vivres reçus de la métropole d'Angleterre.La lettre dit que la misèro a été et est encore grande à Paris, mais que la villo est tranquille.Londres, 9 fév.Thiers a été élu à l’assemblée par une majorité écrasante.Le succès dépasse toutes les prévisions.La reine, précédéo des gardes-u cheval, en passant par \V hitchall pour ouvrir le parlement aujourd'hui, a été accueillie par des applaudissements et des huées à la fois.Lcs applaudissements venaient dos Allemands surtout, et la police a pris des mesures extraordinaires pour prévenir le désordre.Le gouvernement anglais voulait quo la commission des Pêcheries et de 1’Alabama no fût composée qui de 5 membres.Mais lo cabinet do Washington a insisté pour Î0 et l'Angleterre a cédé.Lcs 5 commissaires anglais sont : le comte do Grey, le professeur Montagu Bernard, Sir Ed.Thornton, Sir John A.Macdonald, du Canada et Sir John Rose ; le secrétaire do la commission est lord Tentcrdcn.Versailles, 8 fév.Le général Von Troskow, dit qu’il a emporté quelques forts détachés devant Belfort.Florence, 8 fév.Lcs Chambres ont passé un bill donnant au Pape les lionnours do la royauté et une garde.4 , .Berne, 8 fév.La caisso militaire do l'armée française de l'Est, contenant 1,500,000 do franes a été remise au gouvernoment auisso.Ia'.h condition!* de l’«armiMtlcc.Nous donnons ci-dessous lo texte do l’armistico conclu lo 28 janvier dernier entro le comte dc Bismark et Jules Favre : Nous soussignés, Otto von.Bismark, Ohaucelier, au nom de Sa Majesté l’empereur d’Allemagne, et Gabriel Glande Jnloa Favre, winistro do* «créa du gouvernement8 Nationale do France, uyimt £ • de pouvoir* régul iorB „r^ton V rcvû»«» tioiiB suivante* : 0 condi UN AHMISïIüli lifeNÉltAL.Ait.1er.Un armistice ifcn/.i , pl.qi.anU toutes lc8ligne8d^^>l‘- militaires en cour* d’cxùcnii, 1lratl°n« années allemandes et fru!, ° les "leneera > iijonrd’lini mémo ffl- C0111 u autour du Pari*.j| .,tlls»!iisi uicncor duiislosdi^artcmen.rol?"-"n ¦»!« do temp* do „vi* ‘ le la"° ostdo y ".t et un join* à'dut^,1^' d litu ot s il n’est pas renouvelé °-r' sur tons les points lo 10 tevri ’, ' n"K L'r|ei a niuJi MONKS DE DEMAUCATlOJt.Les urinées belligérantes coilsmoroil lents portions respectives m, 1,1 séparées par une lim.I.KS FORCES NAVALES.L’armistice s’applique également au: forces navales des deux pays.IVonan le méridien de Dunkerque comme liirm de démarcation à l’ouest do laquelle”]! flotte française doit rester, et à l’est d laquelle les navires du genre allemands aussitôt après avoir été prévenus, devroo sc retirera une distance de dix kilorm très; et la péninsule du Havre, comin si l’on tirait une ligne d’Etrefat dans I direction de St.Germain, ne tera [.a comprise dans les limites de l’occupatioi allemande.Lcr.armées belligérantes® leurs avant-postes, devront restera un distance d’au moins dix kilomètres d ces lignes.Le territoire compris entr chacune des deux armées sera maître d lui-même.Dans les eaux occidentales, Ica prise qui pourraient être faites après la con elusion et avant la notification de Far misticc seront rendues, ainsi que les pri sonniers qui auraient pu être laits.UNE EXCEPTION.Dans l’intervalle indiqué, les opéra tions militaires dans le territoire coin prenant les départements du Doubs, di Jura et de la Côte-d’Or, ainsi que 1< siège de Belfort, continueront indépen dam ment de l’armistice, jusqu a ce ou’oi soit arrivé à un arrangement de la ligni do démarcation dont le tracé à traver ces trois départements mentionnés sen réservé à un agrément ultérieur.CONVOCATION DK l’aSSKMHLKK.Art.2.—L’armistice convenu a pou; olijet do permettre au gouvernement d< la Défense nationale de France de con voqner une Assemblée, élue librement, qui n’aura qu’à prononcer sur la question de savoir si la guerre doit être continuée, on dc fixer les termes pour la conclusion dc la paix.Celte assemblée devra sc réunir à Bordeaux, et toutes les facilités seront données par les commandants allemands, pour procéder a ccttc élection ot pour la réunion des députés qui composeront FAssemblée.REDDITION DES FORTS DE PARIS.Ait.3.— Les autorités militaires Iran- çaiscs devront rendre immédiatement a l’année allemande tous les tort H or man le périmètre des défenses extérieures o Paris, ainsi qno le matériel de guerre, e les corn mîmes et lc9 habitations p ac, en dehors de co périmètre un en io forts, seront occupées par Ici Allcmftn^> d’après une ligne détermine© l)îlï commissaires militaires.Le terrain compris entro cette 8 et Fenceinto fortifioo de la vrile dol sera interdit à chacune des deux a 0|>£^odo do I» .cddi.iot.dc.jorf.ù.quo la ligne dont on vient « MJ mention formera l’objet d un Pr° qui sera annexé à la préson te tion.LA.VILLE NE SERA TA6 OCCUPEE* ’Art.4.—Pendant l’armistice, les Al' mans no doivent pas entrer ( s DESARMEMENT DE l’kNCKINlE* Art.5.—L’encciuto devra rcnicttr scs canons et scs affûts qm set ^ portés dans des torts qui scron «j, a cot effet psr les commissaires d tnéo allemande.CAPITULATION DE LA GARNISON.Art.G.—Lo» garnisous de P*r,e>coDI LE COURRIER DU CANADA.c- ÜB «ont le» troupes de ligne, la garde Pfl?iee marin.défendant Ica forta, nnt prisonnier* de guerre, u l’excep- • la 12 000 lioimnea que les autorités "r.uiros’dc Paria conBerveront pour îïlï lu service dans l’intérieur de la "ft, troupes qui sont prisonnières de zL devront rendre leurs armes qui niit être déposées dans des places dûsi-Sca et remises, suivant les arrang Seuls fait» par les commissaires.C< troupes resteront dans l’intérieur de la nie*et uo pourront franchir l’euceinte y |tt viUo pendant toute la durée de l’armistice- Les autorités françaises levront veiller à ce qu’aucune personne appartenant à l’année ou la garde nobi(c no sorte de 1 enceinte.Les iioidb |l j ofliciers des troupes prisonnières Lout mis sur une liste qui sera délivrée aux autorités allemandes.A l’expiration jc l’armistice, tous les combattants appartenant à l’armée confinée dans l'niis so constitueront eux-inôines prisonniers de guerre à l’armée allemande, d la paix n’est pas conclue.Tous les oOicicrs laits prisonniers conserveront leurs armes., KS (ÎAIM)KS NATION A LKS ItT MUNICIPALES.Art.7.—Les gardes nationaux consor veront leurs armes et seront chargés do protéger l’nris et de maintenir l’ordre dans Pla ville.La gendarmerie et les troupes employées habituellement un siTvieo municipal, loi que la garde républicaine, les douaniers et les pompiers seront rangés dans la même catégorie, mais leur nombre ne devra pas dépasser ;!,500 hommes.Tous les corps de francs-tireurs devront être licenciés par ordre du gouvernement français.COM MISSAI KliS Kit A N ç AÏS.\,t.s— Immédiatement après la si-„„atuie dos présentes, et avant de prendre po3:ess:on des forts, le commandant en chef des armées allemandes donnera toute facilité aux commissaires du gouvernement français envoyés soit dans 1,-s départements, soit à l’étranger pour prendre les mesures necessaires au ravitaillement de Paris et pour donner à In ville tout ce dont elle peut avoir besoin.KAVITA1LLEMKNT DH KAKIS.Art.0.—Après la reddition des forts et le désarmement de l’enceinte et de la garnison, telle qu’elle est stipulée dans articles 5 et 0, le ravitaillement de Paris sera effectuée soit par voie «les chemins du fer soit par les rivières, à conditions que ces provisions ne soient pus piises dans les districts occupés par troupes allemandes.Le gouvernement français s’engage lui-même àobtonir des provisions tirées en dehors de la limite «lo demarcation occupée par les armées allemandes, excepté dans le cas où le commandant donnerait cette autorisation par lettre.COMMUNICATION AVICC ]*AKIS.Art.10.— Toute personne désirant quitter Paris devra être pourvue d’une permission régulière, délivrée par les autorités militaires française3, et visée par les autorités allemandes.Des laisser-passer seront accordés, de droit, aux candidate, aux députations provinciales ainsi qu’aux députés de l'Assemblée.Les personnes qui auront reçu l'Autorisation indiquéene pourront en jouir que depuis 0 heures du matin jusqu’à f> heures du soir.I NC CONTRIBUTION DE GUERRE.Art.11.—La ville de Paris devra payer une contribution de guerre de deux cent millions do francs.Le paiement de la dite somme devra cîro eifec-tué avant le quinzième jour du commencement de l’armistice, suivant un mode déterminé par une commission composée s et de Fiançais.UNE PRÉCAUTION.Art.12.—Pendant l’armistice on no pourra enlever des objets de valeur qui doivent rester comme garantie du paiement de cette contribution do guerre.Aucune arme, aucune munition ne doivent entrer dans Paris.Art, 13.—Le transport d’armes, de munitions ou d’articles pouvant servir à leur fabrication est strictement défendu pendant tout le temps de l’armistice.ÉCHANGE DE PRISONNIERS., —On prendra immédiatement C3 mesures nécessaires pour l'échange , prisonniers de guerre faits par Par-mee française depuis lo commencement du siège.Pour arriver à ce but les allantes françaises devront dresser aussitôt fl,,e Possible, une liste nominalo de tous ?d prisonnier* de guerre allemands des-.mceiuix autorités militaires allemandes I ^ln*ons, Le Mans, Orléans et Yesonl.-•a remise des prisonniers de guerre sera aite a l’endroit, le plus rapproché do la rontmre, et les autorités allemandes ouvreront en échange aux mêmes points, dans le plus bref délai possible, la neinc quantité do prisonniers do guerre suçais de grades correspondante, aux 'Jl or1,.tL‘8 militaires françaises.L'échange appliquera aussi aux prisonniers civile, ‘fc que les capitaines et équipages des • .!rc.?’marchands et des prisonniers 1 s français détenus en Allemagne.cii ksi in dk nu du xohd.—Les directeurs de cette compagnie se sont réunis hier matin, à leur bureau, fl est entendu qu'on ne demandera aucune soumission pour la construction tant que Pou ne connaîtra pas l'action que prendra la corporation de Montréal.SOCIÉTÉ AMICALE DK QUÉBEC.—A l'assemblée mensuelle de cette société, tenue, lundi dernier, la résolution suivante a été adoptée unanimement : Sur motion de M.Olivier Vallée, secondé par M.Ignace Fortier, il est résolu : u Quo les remer-ciinents de cette société sont dûs il J.P.ltliéaume, écuyer, M.P., pour scs efforts et son activité à faire passer Pacte d'incorporation de la Société Amicale de Québec, durant la dernière session de la Législature de Québec ; et que copie de cette résolution lui soit transmise par M.le secrétaire, et publiée dans les journaux de cette ville.Certifié : Chas.St.Michel, Secrétaire.reçue a la truite.—MM.Taschereau et Noel de cette ville reviennent d'une excursion de pêche au lac Neige.Ils ont pris en 4 jours au-dessus de 200 livres pesant de truites.Quelques truites posent jusqu'à 14 livres.cocu de police.—Deux nouvelles dépositions dans le cas de vol de Chiquct ont été entendues devant le juge de Session.—Bis Reîlciu partira cette après-midi pour Kingston et y subir les cinq années d’emprisonnement auxquelles il a été condamné.TENTATIVE DK VOL AVEC KPFKACTION.— Jeudi matin, des vauriens ont essayé d'enfoncer la porte de la maison de M.Coolignn, rue St.Paul.Pour faciliter leur œuvre criminelle, ils avaient allumé des chiffons do papier, mais c’est cette lumière qui les trahit.Un voisin donna l’alarme, malheureusement les maraudeurs s’échappèrent avant qu'on pût les arrêter.RECLAMATION:* UL I.'.VLAIIAMA.—NotlS SO III 111 CS informés que les plus persistants des citoyens qui ont des réclamations contre le gouvernement britannique, sont le Dr.J.C.Aycr et cio, de Lowell, Mass, fabricant de médecines.Us ne consentiront à rien autre chose, qu'à ce que leurs demandes pour les médecines détruites par les pirates anglais, soient payées en or et en dollars jusqu'au cernier centin.Us y sont déterminés par le fuit que la destruction de leurs effets par les anglais, en Chine et ailleurs, (car en quel lieu cetie nation ineommode ne cherche-t-elle pas à nuire à quelqu'un ?) avaient jusque-là été payés en plein, et, maintenant, ils insistent à ce qu’ils le soient.Cependant, ils proposent un compromis : “ Donnez-nous le Canada et nous seront quittes, ” parce qu'alors, nous pourrons y envoyer nos remèdes sans droits.—( Washington Xetcs.AX\OX( i:S IVOUVEUÆS.SERVICE POSTAI 4.I?.— Un service poetul pour L'?CB lettres non cachetées sera or-?i- 18ü.c,,tro Pana et les départements lin ,?ai8 et PR89crR Pa»' l’intermédiaire lCE (i,,ar,,cr général allemand à Vorsail- hn toi de quoi lo3 eoneBignéa ont apuo- wmJ1,8.8'£,,Btnroa Rn Î)R8 do la présente ' ersRiHe8, 28 janvier 1871.Bismark.Favre.Cours de la Bourse de Québec.Québec, 10 Février 1871.IU8I.JUM US lt£®; Pavé.Divd.Prix à la G ma.i clôture.$200 100 £50, $ 00 100 50 50 1(0 40; 50 50! 50 100; 100, 50, 5o; * ; I 400, 100 I II Toutes 0 p ( 75 â G 90 “ Middling .4 30 © 4 75 ** Pollardo «••••••*••• .•••••••• .3 65 un 3 80 Fleur en poche Ire quai, par 100 lbe 2 80 © 3 oo Farine entière.•••••••.•••••••• ^ ^ © 2 60 do de blé d’Inde par 200 livres.4 60 © 4 75 do do (jaune) do 4 C0 § 4 70 Saumon, n* 1, par 200 Hrrei .M 15 00 © 16 0 do par .O 09 © 0 12 Morne verte, par baril • •••«*•• •••••«•M 5 00 © 8 98 372 ÊPrfl aux Frissons cl aux Fièvres — Munies d® ht .Salsepareille de ISristol, les personnes qui résideront dans des districts où il règne des fièvrc3 intermittentes, pourront se moquer de cetto terrible maladie.Une bouteille de ce puissant végétal arrête les frissons, et en persévérant à l'employer, la force est complètement restaurée et le système fortifié contre l’air malsain qui est l'origine de la maladie.Tel est le résultat de 30 années d’expérience dans des pays infectés de fièvres intermittentes.Mais les effets bienfaisants de ce grand S/f'ciji'jiie, prê&'n'atear (b- la vie.ne se bornent pa3 à certaines maladies ; i!s sont aussi nombreux que les maladies elles-mêmes.Les scrofules les plus affreuses, le cancer qui ronge la chair, les contractions dans les aiticulaUons, dan?les nerfs et dans les muscles, l’engourdisjeinc nt (H la congestion du foit, le malaise de l’estomac et des intestin?, l’asthme, les éruptions, le rhumatisme, la débilité générale, tout vaiucus avec une rapidité et une certitude qui font l'admiration dc-3 doclaurs les p!«s expémirentés, par ses vertus soulageantes, vivifiantes, calmantes, de ce grand tonique qui atteint toujours le siège de la maladie.COMPAGNIE DU.CHEMIN A LISSES DE Québec a Gosford.AVIS est donné par les présentes qu’une Assemblée Générale Spéciale des Actionnaires de la Compagnie du Chemin à Lisses de Québec à Gosford, so tiendra dans la Chambre du Bureau de Commerce, Victoria Chambers, JEUDI, le SEIZE FÉVRIER courant, à MIDI, dans le but de confi* dérer et d’autoriser l’exécution du bail du dit Chemin à Lisses, de procurer les fonds nécessaires pour acheter le rolling stock additionnel (locomotives, chars, etc.,) et bâtir les stations et autres débourrés nécessaires, par l’émanation de Bons, de Dében-tures, en donnant des hypothèques et par d’autres moyens, et pour considérer aussi l’extension de la ligne depuis St.Sauveur ju-qu’au marché du Palais.Québec, 3 Février 1871.—6f.1176 Institut Canadien de Québec.IL y aura VENDREDI prochain, le 10 du courant, aux Salles de l'Institut, rue St.Jean, une séance littéraire donnée sous le patronage de l’Institut Canadien.Sur la demande du Bureau de Direction, F.A.H.LaRUE, Ecr.,M.D., Professeur à l’Universitc-Laval, lira une traduction en français de 1& conférence qu’il a faite ces jours derniers, ù l’Institut Saint-Patrice, intitulée : “ PATRICK et JEAN-BAPTISTE, ” ou compte-rendu JidHc de la première querelle entre, les deux.” M.Paris&ult déclamera ensuite un morceau qui a pour titre : “ Un plaidoyer comique.” Le public y est invité et sera admis saub cartes.Les portes seroat ouvertes à 7$ HEURES P.M., et la séance commencera à HUIT HEURES précises.J.F.BELLEAU, Secrétaire-Archiviste.I.C.Q.Québec, 8 Février 1971.—2f.' 1177 Acte concernant la faillite 1871.f C | Ci •- J CANADA Pkovincb ns Qulucc \ Cour Supérieure* District de Québec.N®.184.; Dans l’a flaire do LOUIS BOUFFA RD, Failli.XE premier JOUR d’AVRIL prochain, le S.oussi-j gné fera application ù la dite Cour Supérieure pour sa décharge en vertu du dit acte.Québec, 3 Février 1871.LOUIS BOÜFFAUD.Par son Procureur ad litem, JAS.MA LOUIS.Québec, 3 Février 1871.1177 Acte concernant la faillite 1860.Salsepareille de AYËIt Pour parifler le Bang.La réputation dont jouit cotte excellente médeciae lui vient des guérisons qu’elle a opérées, dont plusieurs sont vraiment merveilleuses.Des cas invétérés de maladie scro-fuleqses, où le système semblait' saturé de corruption, ont été guérii par elle.Des affections et dos désordres scroia.cux agravés ont été radicalement guéri9 et en 3i grand nombre dans presque tous les pays, que le public n’a presque pas besoin d’être rensiigné sur seB effets et l’usage qu’on doit en faire.l'O poison scrofuleux est l’en des ennemis les plus destructeurs de notre race.Souvent, ce parasite que l’on ne voit et que l’on ne sent pas dans l’organisme ruine la constitution, et rend l’homme sans force contre les attaques des maladies, sans que l’oi ait le soupçon de sa présenco.Encore il semble alimenter l’infection dans tout le corps, et alors, dans quelqu’occasion favorable, il se développe rapidement sous une forme ou soas une autre, soit 4 la surface, soit dans la constitution.A l’intérieur, il peut rapidement déposer des tubercules sur les poumons, ou des tumeurs sur le foie, où il accuse sa présence par des éraptions sur la peau, oa des ulcères sur quelques parties du corps.Alors on conseille l’usage d’une bouteille de cette Salsepareille, même quand aucun symptôme actif do maladie n'apparaît.Des personnes affligées des maladies suivantes trouvent généralement un sou* lagement immédiat, et enfin la guérison par l’assge de cette Salsepareille : Ia feu de St.Antoinet les érésipUes, les dartres, la teigne, le mal d’yeux, le mal
de

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