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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 1 mars 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1871-03-01, Collections de BAnQ.

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me année QUEBEC, MERCREDI 1871.Numéro 13 loiirrirr im JOURNAL (fana INTERETS CANADIENS.JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.Nouvelle» dlrcclcu de Parlé Vous trouvons dans le Journal du llitvrc l'iiitôrcsBftnte correspondance que voici : Lo Hâvro, 2 février.l’arrive de Fai is.,v.oVa„e,—car c’est tout un voyage, hArissc (lu”nille difficultés qu’il a fallu lirai on 1er par autant do ruses,- ce 0V1„c, dis-je, me parait un miracle, et •Vii suis tout aussi lier que si |0 revenais d’un voyage au long cours.Vous ne saunez croire quelle emotion ;’ai ressentie en pénétrant dans co cher Paris quo je n’avais pas vu depuis six mois, et que j’avais laisse plein de gui té et de confiance.Je revoyais alors dans mon imagination tous les événements qui scsont si rapidement succédé depuis le mois d’août ; cette population alors si enthousiaste, si pleine d’espoir, et aujourd’hui si éprouvée, imiiB dont la fatalité n’a pu ébranler le courage un seul instant.Je revoyais aussi, comme dans un nitreux cauchemar, nos douloureux echccs.•.J’éprouvais alors comme une sorte de crainto et je n’osais m’avancer ni regarder autour do moi, tant je craignais d’être altéré par le changement que j’allais y voir ; jo regrettai mémo un moment d’y être venu.Mais avant d’aller plus loin, lais cz-moi d’abord vous raconter Ie3 péripéties ijtii ont précédé mon entrée à Paris.Je croyais, comme tout le monde, qu’il su (lisait do demander un permis pour aller à Paris.A Versailles, je m’adresse au commandant do place, qui sourit malicieusement à ma demande, et me répond que cela n’entre pas dans ses attributions.A la mairie, on est plus catégorique.Le commissaire m’aflirme que cela est impossible.Apres avoir usé do tous les moyens, je m’adresse à un üllicier prussien, qui me dit que jo n'ai qu'une seule chance de succès, c’ist d’aller exposer nui requête directement au comte de Bismark.Comme c'était le seul moyen de réussir, jo me rends immédiatement rue de Provence.Les huissieis m’introduisirent auprès du ministre allemand, qui sc montra très aiïublo il mon égard.Le comte de Bismark m’expliqua alors qu'il lui était impossible de mu délivre» un sauf-conduit, parce que, dans le traité signé avec Jules Favre, ce dernier avait stipulé que, jusqu’à nouvel ordre, il so réservait seul le droit do laisser entrer à Paris.Le ministre m’en donna la raison.11 n’y a presque rien à Parie.Les ravitaillements iront pas encore commencé, et depuis l’armistice, il n’est pas entré la moindre provision ; ou doit donc craindre d’augmenter le nombre de buuchoe, tandis qu’au contraire on peut alléger I alimentation en laissant sortir un certain nombre de personnes.Des Anglais môme, résidant à Versailles, et qui voulaient, dans un but rÙ9 avoir dépassé la ligne des forts, je rencontrai un individu qui paraissait venir do Paris, je l’arrêtai, en effet, c’était un marchand de volailles qui s’était trouvé pris dans Paris lors de l’investissement, et qui venait d’obtenir un laisscr-passer pour retourner chez lui.Co permis était imprimé.Il portait comme en tête les mots de République française, puis venaient les noms, prénoms, âge, profession et domicile de la personne.Au bas était inscrit en français et en allemand l’itinéraire indiquant les routes autorisées pour bo rendre sur tous les points de la France.Le tout apostillé par le préfet de police et le commandant en chef.La vue de cet homme me fit un singulier effet.Il avait un air tout ahuri en me parlant.Sa maigreur, scs joues Crouses et pâles indiquaient assez lo3 privations qu’il avait dû supporter.Il habitait Vaugirard, mais, depuis le bombardement, qui a tout saccagé dans co quartier, il s’était réfugié dans l’intérieur de Paris.11 m’expliqua qu’il avait bien vendu ses volailles, mais qu’il avait tout dépensé pour se nourrir.Il ne lui restait plus que GO francs pour aller dans son canton, près de Dinan.Je lui demandai si je pouvais entrer à Paris.—Non, nie dit-il, on ne vous laissera pas passer.Il n’y a quo ceux qui sortent, comme moi, avec co permis, qui peuvent revenir, et encore dans un certain laps de temps.Avec mon permis, je puis m’absenter trois jours de Paris, mais passé co délai, je ne pourrai plus y entrer.—Voulez-vous m’obliger, lui dis-je; prêtcznioi votre permis pendant une heure seulement, lo temps d’aller voir ma famille qui n’est pas loin do Vaugirard.Vous me rendrez un grand service.Il y consentit.Je lui donnai un rendez-vous et lui promis do lui rapporter son permis au bout d’une heure et demie au plus tard.Ma ruse réussit a merveille et voilà comment jo pénétrai dans Paris en qualité do marchand do volailloo.Une heure était iusuflisante pour me permettre d’aller bien loin, moi qui aurais tant voulu ino rendre sur les boulevards et surtout jusqu’à mon domicile, mais l’heure, qui n’a jamais marché si vite que ce jour là, m'obligea à rester clans ce quartier.Je n’eus que le temps de parcourir la rue Vaugirard, la rue de Rennes, les aboids de la gare et do prendre au plus vite quelque renseignements.Il y a bien du changement dans ce quartier.C’est celui qui a été le plus éprouvé par le bombardement, ün m’a montré une fabrique où un obus, entrant par la toiture et éclatant dans un atelier, avait tué cinq petits enfants.J’ai vu un trottoir brisé par une bombe qui a tué également une femme qui passait.Dans la boutiquo d’un marchand de vin j’ai examiné une bombe qui n’a pas éclaté et que l’on a déchargée.Le marchand la garde précieusement sur son comptoir.Elle pèse 195 livres.En entrant, elle m’a sauté au cou, en me disant avec expression :—Je no veux pas quo tu apprennes par d’autres le grand événement : jo me marie, chère Octavie ! Je la félicitai de grand cœur, et aussitôt elle entra dans le détail.Ello épouse un homme jeune, riche, distingué et qui l’aiiuo :—Nous serons heureux, rac dit-elle avec conviction : il est si bon, si aimable pour moi, si prévenant pour mes parents ! Nous aurons une maison charmante que l’on arrange selon uios goûts, car on me consulte en tout, jo suis maîtresse, vois-tu, co qui est fort agréable.Mon trousseau est fait, et beau 1 tu verras ! Mc3 oncles, mes tantes me comblent de présents, on ne sait qu’inventer pour me faire plaisir ! Jo suis une heureuse fille, une heureuse fiancée ! Longtemps ello parla ainsi, énumérant avec complaisance co qui la charmait, marques de tendresse, faveurs de la fortune, promesses d’avenir, co qui embellit et honore la vie.Jo l’écoutai d’abord avec plaisir, puis mou cœur oo serra comme si un dard l’eût percé, et restée 6culc, je me mis à pleurer.Pourquoi suis-jo déshéritéo i pourquoi lo bonheur des autres no sera-t-il jamais lo mien ?pourquoi suis-je bannie do ce chœur des heureux qui chantent de si joyeux cantiques, et s’applaudissent d’être et do vivro ?La mauvaise fortune pèse sur moi, d’austères devoirs m’en- II paraît, du reste, tant il faut quo les Parisiens exploitent tontes les situations, que les eclats d’obii6 sc vendaient dans les rues, par les gamins.“ Vingt 60us quand la bombe est chaude, criaient-ils, quinze quand elle est tiède, dix quand ello 6ora froide.” Le quartier est presque totalement évacué.Il est triste de l’avouer, mais Paris no pouvait plus tenir, quoi qu’on en pût.dire.Il n’y avait plus do pain que pour doux jours.C’est donc la misère et la famine qui ont fait que Paiis a accepté l’armistice.Savez-voii6 ce qu’était en dernier lieu la ration des Parisiens ?Ils avaient 30 grammes de viande et lu valeur d’un demi-pain à manger par jour.J’ai goûté ce pain, il est noir et âcre, et quand on pense que deux millions de personnes vivaient ainsi, et que, près de mourir de faim, ils refusaient de capituler, on ne peut qu’admirer ces braves qui disent avec juste rai.on qu’ils ont tous fait leur devoir jusqu’au bout.La sortie du 19 avait été une espérance pour eux.On comptait bien aller jusqu’à Versailles et cerner le quartier-général ; mais, d’après ce qu'on m’a dit à Paris, les commandements ont été mal exécutés.Le général Ducrot, au lieu d’aller rejoindre, à midi, comme il avait convenu, les généraux Bel le mare et Noël, qui se trouvaient à Bougival, ne serait sorti qu’à trois heures, et, sur *100 canons qui devaient servir dans cette sortie, plus des trois quarts sont restés inactifs.Le commencement avait été un succès.Los francs-tireurs des Terres avaient pris nue batterie prussienne et fait 57 prisonniers.A Montretont, 400 mobiles occupaient une belle position à la Jon-cliùrc, après eu avoir délogé les Prussiens ; mais ces malheureux, oubliés dans la retraite, furent tous pris.Les officiers prussiens prisonniers dans cette affaire ont dit eux-mêmes que 6i toute la masse avait donné, ils auraient été culbutés et Versailles repris.Tout lo monde proclame que Trocliu est un honnête homme, mais beaucoup l’accusent de manque d’énergie et de capacité.A ce compte-là, on pourrait en accuser bien d’autres! En sortant de Paris, j’ai fait route avec trois Parisiens qui allaient à Saint-Ma! * rqoûviro lours familloe.Jamal vous n'avez vu des gens plus étonnés qu’eux en traversant les environs de Paria et on arrivant à Versailles, lis étaient aussi stupéfaits que des enfants venant au inonde.Ils sc figuraient qu’il ne restait plus rien, ni arbres, ni maisons, que tout avait été réduit en cendres par les Prussiens.Leur étonnement était sans égal quand ils ont vu les habitants des occupées paraissant vivre en bonne intelligence avec lc6 Prussiens.—Dès aujourd’hui, je retourne à Paris, certain cette fois d’y rentrer.—(Bab.) I>e Paris d Versailles.Les journaux de Paris publient la relation suivante d’un voyage de Paris s - à Versailles, accompli dans la journée du 2 février : u Donc, munis du laisscr-passer de rigueur, nous nous mettions hier en route pour Versailles.“ Midi sonnait comme nous franchis- sions la porto do Vaugirard.Notre sauf-conduit nous indiquait la route 189, qui passe par Issy.Pauvre Issy ! Il 6e réveille bien lentement.A peiue une vingtaine do maisons ont-ellc3 rouvert leurs fenêtres.J’en remarque une parmi celles-là, dans la muraille de laquelle un projectile s’est incrusté.Au-dessus! une inscription disant : Obus tombé eu | 1815.Etrange rapprochement, n’est-ce pas ?u Mais nous n’avons pas do temps à perdre aux bagatelles de la route.Lo cocher lbuetto son cheval, et nous arrivons en une minutoanx avant-postes prussiens.cc Là, le spectacle est vraiment bizarre.A l’endroit où finit la grande rue d’Issy, une dizaine de soldats allemands 60 tiennent en travers de la route.C’est la frontière.Cent ou cent cinquante badauds les regardent, causent avec eux, échangent des sourires et du tabac.“ Peu désireux de nous mêler à ces épanchements par trop internationaux, nous nous hâtons de faire viser notre passeport, et nous nous remettons eu marche.cc A notre gauche, le parc d’Issy.Ci-git ce qui fut une des merveilles des environs de Paris.Nous avons tout coupe nous-mêmes.Jusqu’aux Mouli-neaux, d’ailleurs, rien d’intéressant à signaler.Des sentinelles, placées à peu près do 200 mètrc3 en 200 mètres, nous regardent passer avec indifférence.Une d'elle nous arrête pour s’assurer que nous sommes en règle avec l’armistico.Simple acquit de conscience.Mais nous touchons au moment où le voyage va devenir vraiment intéressant.u Au bas Mcudon, les postes commencent à sc multiplier.Ils sont installés dans les maisons de campagne, qui no paraissent pas avoir eu beaucoup à souffrir.Une seule a été brûlée.Nous remarquons même (détail anxieux), un chantier entièrement plein de charbon de terre et de bois, auquel l’ennemi n’a pas touché.Nos voitures doivent y aller en ravitaillement, dès demain, en vertu d'une autorisation spéciale.A Sèvres, on commence à sentir qu'on est véritablement en pays conquis.Les boutiques qui bordent la grande route, entre Paris et la manufacture, ont presque toutes été défoncées par nos bombes.Nulle trace d’habitants.A notre gauche, les immenses travaux de Brimborion.Qui ne connaissait ce revers de coteau descendant de Bellevue au parc de Saint-Cloud ?Une épaisse verdure lo tapissait au printemps, et les oiseaux s'y ébattaient dans les vieux arbres touffus.,c Plus lien ! l'admirable propriété de Mme.Delillc a fait place à un amas de gravoia surmonté de fortifications énormes.C’est de là que nous aurions été foudroyés si nous avions tenté de forcer %* le passage.Maie, en revanche, ce défilé franchi, nous n’aurions reucontrô devant nous aucun travail sérioux.Tout cc qu’on a raconté sur les tranchées profondes et barricades colossales est de pure invention.Les maisons seules sont crénelées.A la mairie de Sèvres, mi uhlau fait son apparition.Il est porteur d’un ordre et court au triple galop.“ A toutes les tenètres des têtes de soldats prussiens.Les gaillards se sont installés tout à leur aise, et, de cc côté du moins, jo garantis qu’Ui n’on à souffrir du froid.Ifs soAt là, ' ‘ ‘ chpnî raiftt [u’ila n’ont pas eu comme chez oux, en bras de ehpnÛBey fumant leur pipe, brossant lenrawbits, jouant aux cartes, ou mémo attablés devant les porte3 autour d’un broé de vin.Les habitants restés à Sèvres (on commence à en apercevoir à partir de la mairie), vont et viennent au milieu d’eux avec l’insouciance de l’habitude.Sur la route, c’est une procession de véhicules de toutes sortes venant de Versailles: voitures jaunes de la poste comme on en rencontrait dans la rue de Bade, pata-clics antiques où so carrent des officiers de tous uniforme*, calèches, thiburys, etc.Nous nous croisons avec M.de Moltke, ratatiné au fond d’un conpé à deux chevaux et causant vivement avec un autre général.Que se disent-ils ?“ Lc3 cavaliers ne sont pas moins nombreux sur la route.11 y en a do bleu-ciel.Presque tous portent le pince-nez et 6ont escortés par trois ou quatre ordonnances.Quelques-uns saluent, nous prenant sans doute pour un plénipotentiaire en mission.“ A Chaville et à Viroflay, Icb maisons semblent intactes.Elles continuent à avoir toutes leur approvisionnement de soldats flânant et bayant aux corneilles.Jusque-là nous n’avons pas aperçu l’ombre d’un canon.Nous voyons les trois premiers au rond-point qui précède la grande avenue de Versailles.Ils uous paraissent en fort mauvais état, ealis, rouillés et taisant fort peu honneur à la coquetterie de ceux qui les gardent.“ D’ailleurs, nulle trace de travaux de défense.Trois passibles gabelons français et une sentinelle prussienne gardent seuls la barrière.On no se douterait pas, sans le casque du fonctionnaire, qu’une guerre effroyable vient de passer par là.u Les gabelons en question uous arrêtent pour viser notre eauf-conduit-Est-ce tout ! Que non pas ! Il nous faut de là nous rendre à la mairie, où un officier, de la politesse la plus exquise, friffonne un visa ; après quoi, troisième tape, il nous renvoie à l’hôtel de France, où est la commandaturc (sic).;j Enfin il nous est permis de circuler librement dans les rues de Versailles.“ Nous devons l’avouer, car il faut dire la vérité en tout, noue avons marché de surprises en surprises dans cette cxcursiou.Sur la foi des rumeurs qui avaient été répandues, nous nous attendions à trouver une ville bouleversée, saccagée, terrorisée.Les Versaillais n’ont pas eu à souffrir des vexations, des tribulations imaginées par la fantaisie des reporter».L’aspect de la ville n’est guère modifié.Les grands boulevards sont toujours aussi mornes.Les mêmes boutiquiers ouvrent leurs boutiques à la même heure.Çà et là, quelques magasins ont arboré des enseignes allemandes.On y vend des cigares, du tabac, de la chouchroutc, du jambon fumé.“ Le roi de Prusse (pardon, l’empereur) est installé à la préfecture.Deux sentinelles eu constituent la seule garde.La 6tatue du général lloche est toujours à sa place, quoiqu’on en ait dit.Les vivres abondent au marché, où les œufs sc vendent trois sous et les perdreaux trois francs.“ Mais une invincible tristesse eo met à vous serrer le cœur dans cette ville où, sans que rien soit changé en apparence, une atmosphère de deuil vous enveloppe tout à coup.La régularité môme de la vie y devient une souffrance de pins pour le visiteur.“ C09 soldats qui vont et viennent sans prendre nul souci des habitants, ont si bien l’air d’étre acclimatés, que l’invasion apparaît dans toute son horreur par sa bénignité même.“ Il est faux qu’on ait jamais été forcé de 6&lucr les officiers dans les mes, et il nous a semblé qn’ils s’efforcaient plutôt d’affecter dans leur attitude une discrétion voulue.Mais, hélas ! ces ménagements mêmes déchirent le cœnr.Pins ils marchent sur la pointe du pied, plus on sent que la pauvre France est malade.“ Au château, le drapeau allemand flotte sur la toiture.“ Du côté du parc, l’œil rencontre des spectacles inattendus.Les allées sont vides.Est-ce à cause du dégel on par une abstention préméditée des habitants ?Je l’ignore.“ Quant au palais, par toutes ses fenêtres sortent des tuyanx de poêle.Sur tous 6es balcons apparaissent des rangées —pardon, jo fais delà photographie— des rangées de vases utilitaires qui prennent l’air là où jadis paradait la cour de Louis XIV.C’est que ces salles ont été converties en ambulances.“ Les allemands seuls y sont admis.Noub les apercevons couchés au-dessous des tableaux des -batailles d’autrefois.L’image et la réalité 1 u Les blessés ’ français sont in6tallés rue de la Bibliothèque, dans une ambulance spéciale.Ils étaient hier au nombre de cinquante-cinq, dont douze gardes nationaux de Montretont.Le chirurgien en chef, M.Frepeau, les soigne avec un dévouement admirable.Il raconte que, parmi ceux qui sont morts cette semaine, figurait un volontaire de G3 ans.M.Leroy, engagé dans un bataillon de marche.Il a snccombé en héros, en disant à ceux qui l’entouraient : “ Je suis heureux d’avoir fait mou devoir ! ” “ Que sa mémoire soit ici publiquement honorée.“ Denx journaux paraissent à Versailles.L’un est le fameux Moniteur officiel, l’autre V Onion libérale.Co dornier n’a repris sa publication que jeudi, à cause des électione.M.Sherer, du Temps, le dirige.Nous y avons trouvé de curieuses révélations sur les menées bonapartistes en Belgique.Cos menées ont provoqué uno protestation générale de tous les officiers prisonniers en Allemagne, qui ont adressé à l’Indépendance belge une avalanche de lettres pour déclarer que jamais ils no préféreraient leur concours a une restauration du bonapartisme.“ Les comploteurs impériaux, abandonnés do tous, ont-ils renoncé à la partie ou intriguent-ils cucore Je l’ignore.Mais ce que je sais bien, et ce n’a pas été la moindre surprise de mon voyage, c’est qn’hier, à Versailles, au coin de la rue de la Paroisse, fai vu, de mes yeux vu, ce qui s'appelle vu M.Clément Du-vtrnois.Venait-il reudro visite à Bismark ?“ A cinq heures, nous quittons Versailles avec le regret de n’avoir pas rencontré le maire, M.Rameau, qui [suite.] Snint-Omcr, mars 18.fia maison va un peu mieux, mais non ^i)8 peine.Je mo suis mise à donner ttJguheremcnt des leçons à Francine, et lai obtenu, sinon des progrès, du moins a docilité.Edmond sc porte tout à fait ,lfn j i' !,c inc quitte pas, et jo m’y ttaclic de plus en plue.Véronique est 11 plue enfant peut-être des trois, car son uimcur et ecs brusqueries sont bion peu wjonnable.; cependant, comme ollo IL‘ntla famille et surtout mon père, poin qui ello a un culte, je trouve dans îittachcmont une anse pour la (Pi.li -°’ ^ lorsque jo veux quelque chose '° mot magique, le Sésame * wstiblo : Cela fera plaisir à monsieur ! îmiJ?i°U Mais quand jo vivais II,; !3 e insouciante auprès do ma jo hune qui m’eût dit qu’il aurait •!.tnn.t (lü patience ot do diplomatie tom U! nv1ci a im résultat qui n’est, à prendre, que médiocre et imparfait?, «- - - —- * .• Saint-Omer avril is chaînent, et jamais,jamais,o ne goûterai vj» lnutî f .1 ni les sentiments qui remplissent lo cœnr, I ij/.j i .b Lucile est venu me voir.ni la douce aisance au milieu do laquelle est ntw> o.»:,.I B^panoujt j0 bonheur, ni le repos d’es- prit et do corps dont, jeune encore jo sens déjà le besoin.Comme une ceclavo à la meule, je suis liée à un labeur pénible et dont rien ne me paie, car mon na:KC 081 «ne amie dont j’ai fait con- croin n?°* Ci-lez Fan»y 5 ello est médio-maUr^ médiocrement spirituelle, eïtT"* ct franche.L’excès de dis-de mesure n’est pas son défaut.I père no se console pas.Pendant que [ j’écris ccci, les larmes tombent de mes Veux et mouillent cc3 lignes où je retrace l’amertume do mes pensées.Je pleure sur moi-môme, sur ma jeunesse sacrifiée, sur les longs jours qui m’attendent et qui, de plus en plus tristes, me conduiront à uno vieillesse snlutairo et à un tombeau oublié.Saint-Omer, avril 18.Hier, au momeut où j’écrivais ces dernières lignes, ct où, dans ma faiblesse, je inc laissais aller aux plaiutcs et aux murmures, la cloche do la paroisse sonua.—Ne dirait-on pas qu’elle m’appelle?pen8ai-jo.Et je nie rondis à cette voix sainte.' Lorsque j’arrivai à l’église, on chantait lo Magnificat, et un prêtre monta aussitôt on chaire.Les lampe* no jetaient qu'une faiblo lueur, et me laissaient entrevoir daus l’ombre sa taille haute ct maigre et sa tète chauve entourée d’une couronne do cheveux blancs.Il prêcha sur la paix, en prenant, ce texte do l’Evangile : Venez à moi, vous tous qui êtes accablés et charges, ct je vous soulagerai.Je l’écoutai d'abord avec le respect que commande toujours la parole sainte, mais peu à peu je me seutis attirée ct captivéo puissamment.Il semblait qu’il vit cc qui so passait en moi : sa paroio rouvrait mes blessures, mais pour y verser le baume, ot, pour la première fois do ma vio, je compris que ce Dieu, au’il peignait si grand dans sa miséricorde, pouvait consoler et tenir lion do tout.Rien ne manque à qui Dieu suffit ! répétait-il d’après saiute Thérèse.Jo ue sais pas s’il était éloquent, mais jo sais qu’à sa voix mon âme s’irradiait d’uno clarté intérieure; oui, je ?oyais clairement la brièveté des choses de la terre, lo néant du bonheur ot la joie d’une âme qui cherche on Dieu son ineffable récompense.Il avait cessé de parler, mais j’écoutais encore la voix qui parlait au-dedans do moi ; je pensais à ma belle-mère dont la religion avait adouci les souffrances ct embelli la mort; tout co que j’ai jamais lu ct entendu de bon, de pieux, se représentait à ma mémoire ct m’cnconrageait à bien fairo : il mo semblait qu'on m’exhortait à no plus penser à ce qui m’avait troublée, à faire franchement et généreusement mon devoir, dût-il m’en coûter quelquc3 sacrifices, et à mettre en Dieu uno confiance qui ne serait pas trompée.—Jo le veux ! dis-je à plusieurs reprisos.Et jo pleurai encore ; mais que c’étaient dc3 larmes douces et consolantes ! On quitterait tous les plaisirs de la terro pour pleurer ainsi.Il n’était pas tard : je pris la résolution de me confesser le soir même pour faire mes Pâques, et je m’adressai à ce vieillard dont la parole avait eu tant d’empire sur mon cœur.Je lui dit tout : faiblesses, découragement, langueur de mon âme pour lo bion, aspirations au repos, â la félicité terrestre, jo n'eus rien do caché, ct il sut tout comprendre et elle seule, est déjà uno récompense anticipée du bien quo l’on voudrait faire.J’ai lu dans les Psaumes ces mots : C'est aujourd'hui que je commence ! J’ai bien ou vie do tno les appliquer \jus-qu'ici, je n’ai pas embrassé complètement le devoir que lo ciel m’a imposé, je n’ai pas voulu d’uno volonté ferme, jo no me suis pas donnée tout entière à ma tâche, noble et grande cependant ; je n’y ai pas appliqué tout mon cœur, toutes mes a défendu les intérêts de sa ville avec un dévouement qui lui a valu à un certain moment trois jours de prison.“ Comme nous partions, des nuée» de soldats sortaient de leurs casernes pour la flânerie du soir.Les officiers rem- traire, jo in’en suis aperçue plusieurs fois.A la suite d’uno observation brusque, Véronique perd la tête, Francine pleure, et alors, désolée du mal que j’ai lait, je n’ose de longtemps reprendre mou autorité; je fais des concessions pour réparer mes impatiences.Allons, du courage I jo pense que Dieu me voit, et quo mes pauvres petits efforts, tussent-ils sans réiultas ici-bas, ne seront pas perdus devant lui.Il y a une extrême facultés, si minces qu’elles soient, mais douceur dans cotte Pc^8a® aujoiird'hui jo commence.Et d’abord, lisent, q.ul co» P ^ tion.Qucî cSmon omplonm'ceînondc?»’06t I)ft8 8a“Jv^rsixnos sîïpi™’«o* Tir r\ .» .s .^ toutes nos œuvres, nos soupirs, nos lar- Do tenir la maison, do consoler mon IÜMWB nnnr VÂternitÀ f père, d’élever bob enfants.Qoo faut-il • gljis \it aus(ji un plan de jOQV.poor cola ?Do l’ordro et de J écouomm ^ fait entrer ma prière, lea pour la mauM>n; p°«r mon pôw, de l oin»sdB ménage, lo travail à l’aigoille, Inflection ; pour les enfanta, do lau ^ g ^ enfant8t et Hno heilre de cour ct do la persovèrnnce.Jin icctnre 0u d’étude particulière.Je ma minant, je reconnais quo J £ trouvo bien de cotto petite méthode, cl aucune de ces qualités, I dcpujs qU0 j’ftj fait mes Pâques, quo jo filial, qucjfl soin ruai e i j 6Uja comino je l’espère, on grâce avec •P _ grand plaisir â prier et à petites choses (et e cet pai o i .I r aUx choses du ciel.Ces idées me i’ai une douceur apparente emporte vite ot mo décourage encore t , .- .-, ^mptômont.Que conclure de tout apaiser.Il parla peu, mais jamais I- faut que jo me corngo, que jo «’oublierai ses conseils, et, s il plaît n no 6„r moi, tantôt en me privant Dieu, joies suivrai.Co jour est vrai- K,* 0bïot qui mo serait agréable, tantôt chargea ct accablée, cli bion, j ivsi c jc 8l,cc^â no me semblerait pas pos- lui, et jo serai soulagée ; la tempom c’est surtout cette douceur qui 6ora, il sc fera un grand cl}, !?.j'Q jCB n’est pas do l’indifférence ni du fatalisme, prêtre inc l’a promis, et 111 ’ j.\ { dont jo sens le besoin, et que jo veux promesses ni promis, ^ y .do Dieu ne sout-ellc» pas Saint-Omer, mai JS.i moi.ear il *>à% |«».o» me i i dont jo sens le besoiu, et que jo veux tâcher d’acquérir.Lorsque jo me suis emportée, lorsque j’ai dit beaucoup de paroles vivos, vaines et quelquefois dures, ou ue m’obéit pas mieux; au con- suls trop faible pour agir avec courage, pour souffrir avec patience, pour ne pas mo laisser gagner par la paresse, emporter par la colère, ou gonfler par l’orgueil ; mais l’œil de Dieu que je sens sur moi mo contient ct me rassure.N’ai-jo pas lu quelqno part dans uno Epltre de saint Paul, jo crois : Je ne puis rien par moi-même, mais jtpaie tout en Celui qui me fortifie.Soyons donc forte, puie-que le Dieu fort est avec nons î Mad.Bourdon.A «sntinuer. LE COURRIER DU CANADA.plissaient les café», leur seule distraction à défaut du théâtre, qu’ils n’ont pu parvenir à faire rouvrir malpré de nombreux efforts.Versailles, enfan, se préparait à dîner, puis à s’endormir dans la conquête.” SOMMAIRE DE LA PREMIERE PAO* Nouvelles directes de Paris.De Paris à Versailles.Feuilleton—Le Droit d’Atnesse.—-(.4 eontinner.) CANADA : QUEBEC, 1 MARS 1871.Bulletin parlementaire* Les Communes ôtaient, lundi, en veine d’interpellations, et elles se sont donnés cet exercice pendant une bonne partie do cette séance.• Une énumération complète des nombreuses questions posées au cabiuet serait quelque chose d’assez ennuyeux et nous nous bornerons à noter les principaux points d’interrogation.M.Masson, député do Terrebonne, désire savoir si quelques volontaires formant partie de l’expédition militaire au Nord-Ouest ne sont pas pour quelque chose dans le meurtre du métis Elzéar Goulet.Sir George répond que les pièces relatives à cette affaire feront partie de l’histoire documentaire du Nord-Ouest qui va être prochainement produite.La question de l’arbitrage a fait perdre le sommeil à M.Godin—et il y a de quoi—et il veut savoir à tout prix si c’est l’intention du gouvernement de tenir la décision des arbitres Gray et McPherson pour une décision légale ; si, dans ce cas, le gouvernement entend prendre les moyens d’obtenir le consentement des provinces de Québec et d’Ou-taouais pour la nomination d'une nouvelle commission d'arbitrage ; si, enfin, à défaut de tel consentement, le gouvernement a l’intention de prendre des moyens légaux pour constituer celte nouvelle commission.La question était embarrassante et sir George a ajourné sa réponse à ajourd’hni ou demain.M.Fournier n’a pas été plus heureux que M.Godin ; à sa question relative au terminus du chemin de fer intercolonial.M.Langeviu a répondu que le département de3 travaux publics n’avait pas encore décidé si le terminus serait à Lévis ou ailleurs.Après les interpellations est venue une série de motions demandant des renseignements sur quelques secrets administratifs.C'est encore M.Godin qui a ouvert la marche eu demandant le nom des personnes employées par les gouvernements locaux dans l’opération du partage de la dette.Cette motion a donné lieu à un débat aigre doux, dans le cours duquel Sir George a affirmé à plusieurs reprises qu’il n’était pas à sa connaissance que le gouvernement fédéral eût requis les services d’un seul fonctionnaire provincial.La séance s’est terminée par une discussion assez vive sur une résolution de M.Blake allant à dire qu’à l’avenir aucun députe aux Communes ne pourrait tenir sous le gouvernement un emploi salarié taut qu’il conserverait son 6iége.Cette résolution était dirigée contre M.Gray, l’arbitre fédéral.Elle n’a pas eu le succès qu’elle méritait : elle a été écartée sur une division de S3 voix contre 58.Les Communes se sont ajournées à onze heures.il ne s’est pas encore passé une session qu’il n’ait tiré à boulets rouges sur cotte anomalie qui s’occcutuo de plus eu plus.La fortune qui n’est pus toujours, eu politique, du côté du raisonnement, lui a, cette fois encore, tourné le dos : son projet do loi a été arrêté à sa seconde lecture, sur une division de 74 voix contre 54.# Au commencement do la séance, Sir George a proposé la seconde lecture d’un projet de loi amendant la loi d’élection.Aux termes do cette mesure l’ecrégistremeut des notes devra se faire en un seul jour au lieu do deux.Des gen6 qui ne seront pas contents de ce dispo3itit ce sont les cabaleurs.D’ordinaire, c’est dans la nuit qui sépare les doux jours de votation qu’ils font leurs plus profitables exploits, parce que c’est dans cette intervalle que sc font lc6 meilleures ventes.A partir d’aujourd'hui, ils peuvent répéter avec Perrette, sur le ton qu’ils voudront : “ Adieu l'eau, vache etc.” La séance d'hier 6’est terminée à dix heures, l’heure respectable dca députés qui ont les veilles en horreur.conseils adressés, dit-il, par le Souverain Pontife d Vcaillot, en mil huit cent trente trois.11 y a dans cette seule phrase deux erreurs qui méritent d’ôtre notées.En mil huit cent treute trois, M.Louis Veuillot était un libre-penseur de vingt ans, qui écrivait des compte-rendus de théâtre, se battait en duel et n’avait aucun rapport avec le Souverain-Pontife.Le Saint-Père ignorait même sou existence, et consen"uniment il avait de bonnes raisons pour ne pas lui adresser de conseils.Au surplus, si nous avons bonne mémoire, les lignes citées par M.David ont été écrites vingt ans plus tard, et non par le Souverain-Pontife.Elles étaient, en outre, précédées, et suivies d’autres lignes qui changeaient d’une manière notable le sens quo M.David y attache.Je prie donc M.David, pour l’information de ses lecteurs, de compléter la citation.Tronquer une lettre e6t un procédé peu délicat dont il ne voudrait pas se rendre coupable volontairement.Il voudra bien aussi, je l’espère, profiter de l’occasion pour déclarer à ses amis qu'il a fait erreur en attribuant au Sou- ^ verain-Pontife des lignes qui ne sont pas Le cabinet d'Ontario a pris ses tnesu- ( jc |u^ “ ‘ res pour couper court aux débauches du ; Cela suffira pour diminuer un peu la Le« élection» dans la province d'Ontario.carnaval électoral et, à tous les points de vue, il a raison.La fièvre électorale est toujours précédée et accompagnée de scènes si tristes que c’est faire acte de patriotisme que d’en abréger la période d’incubation.Le gouvernement d’Ontario a prévenu les intéressés que toutes les élections pour la législature provinciale devront force de cette phrase, en s’appuyant sur la plus puissante autorité : “Je l’ai “ déjà dit et je le répète avec plus de “ force maintenant que je puis apporter “ à l'appui de mes paroles la plus puis* “ santé autorité, la religion catholique “ doit être douce et conciliante dans ce “ pays.” Il y a plusieurs autres passages de cet Concours.Le genre de polémique inaugure par rEvènement constitue une variété tellement nouvelle et tellement distincte j dans l’ordre des infamies, qu’il est temps, croyons-nous, pour éviter à l’avenir les malentendus, de le désigner d’une façon tonte spéciale.Nous proposons, en conséquence, qu'il soit incessamment tenu, dans ce but, un concours ouvert à tout venant.Celui qui aura trouvé le qualificatif le mieux approprié aura droit à la plus large part des injures et de3 calomnies que Y Evènement prodigue à tons les honnêtes gens qu’il rencontre sur son chemin.Nous nous inscrivons tout de suite sur la liste des concurrents, et comme nous ne voyons pas d'inconvenients à écarter les conditions q.ui président, d’ordinaire, aux concours, nous informons d’avance les membres du futur jury que le néologisme Fair Housse est le qualificatif de notre choix.S’il r*e rend pas aussi nettement que nous le désirerions l’idée que nous voulons traduire, ce qualificatif a, à coup sûr, le mérite d’avoir une étymologie en règle.Le nom du triste rédacteur de VEvènement s’y trouve accolé à la terminaison housse dérivant du mot cel- La 6éancc d’hier, dans les communes, a été marquée par deux débats sur deux mesures qui n’ont guère de rapport j filil]lt u„ JolJjJj ”; cents pnges.x L’ouvrage est on vente à la librairie du Courrier du Canada.Bibliographie.Nous avons reçu dernièrement le prospex-m d un recueil, nyant pour titre : La l}i|/liolll, que du Code Civil de la Province dc Q„ébJ Cette publication a pour auteurs MM.,ie j rimicr et Vilbon, jeunes avocats pleins JW nir, de Montréal.Quoique la nouvelle oodilicatiun ait fait fair uu grand pas à notre législation, cependant il reste beaucoup d’écucils, d'obscurité, oN( lacunes dans notre droit civil.* 1 L’ouvrage de ces jeunes amis de la scieucr légale est, selon, nous, destiné à faciliter gri,n dement l’étude et l’interprétation des article do notro Codo ct il sera uuonido indispensabb â tous ceux qui sc destinent à la profcssioi d’avocat.Il comprendra, outre le texte fran çais et anglais, les observations des eoinmissai.saiics, ct les autorités sur lesquelles il s’appuient, lie plus on a ajouté un graUl nombre de nouvelles autorités, ce qui disons, les élèves encore peu fortunés d’acheter ce auteurs qui coûtent très-cher.Cette publication a reçu l’approbation d’In norablcs juges, ct mérite certainement l'en courngcment du barcau et des élèves eu droit Nous sommes infiniment heureux de voir s développer, cn notre pays, le goût de études légales, trap Bouvent négligées, ct nou croyons que ce sont les revues de ce genre qu ont donné cet élan.La Bibliothèque du Cod Civil paraîtra tous les trois mois par livraisoi do 200 pages ct formera d volumes do près d 800 pages chacuu.Le prix do ehaqu livraison sera d’un dollar payable sur réception MM.Duvcrnay et Frères en sont les éditeurs On peut s’nbonncr à Québec en s’adressan â M.Linièrc Taschereau, Ktudiant eu droi â l’Université-Laval.l e Directory de Ciutlx c cl Lévis.Nos lecteurs verront par l'annonce qui nous insérons dans une autre colonne notre journal, que MM.Marcotte e Lévy, de cotte ville, publieront au moi: de juin prochain lo Directory de Qucbu et de Lévis, pour 1871-72.Nous soin mes vraiment heureux do voir poindre, dans notre ville, cette nouvelle ct utile entreprise qui fait honneur à ceux qui s’en sont chargés.On n’avait pas encore songé à cela ici, et il fallait que nos directory s fussent composés et imprimés par des messieurs de Montréal, comme s’ils eussent mieux connu notre vieille métropole que ses propres habitants.Connaissant bien l’esprit d’ordre, l’énergie et l’activité do MM.Marcotte et Lévy, nous pouvons recommander d'avance cette publication, qui promet d’etre plus complète ct plus soignée même que les anciens dircctorys.Comme on peut le voir par l’avis publié ailleurs, il renfermera une foule d’informations relatives an commerce, aux bureaux du gouvernement, banques,assurances,douanes, institutions publiques, compagnies, etc., etc.Il nous semble qu’un tel ouvrage, qui est une œuvre patriotique, n’a point besoin d’être recommandé, pour mériter le patronage du public et des citoyens de Québec cn particulier.Aussi sommes* nous sûr qu’il sera bien encouragé.Le prix est de sept chelins et demi payables à la livraison du volume.Carte de la provins©- M.Eugène Taché, assistant commissaire des Terres de la Couronne, a 011 l’obligeance do noua envoyer doux copies coloriées de là splendide carte qui accompagne—nous devrons dire qui en réélut—lo rapport annuel du départe ment qu’il conduit avec tant de vigilance-Nous avons déjà eu occasion de diro un mot de ccttc carte ct de lélicitci J • Taché, qui l’a préparée.L’addition c couleurs fait ressortir davantage le me rite du travail, ct, telle qu’ci lo est mainte liant, cette carte, si parfaite comme œuvre chorographique, n’est inférieure n aucune autre comme apparence.BULLETIN RELIBIEUX Les Irlandais de cette villo gepropo sent de se rénnir dimanche prochain pou prendre en considération la P091'0 actuelle du St.Tèro ct venir â son ai «¦ Eux aussi ne veulent point rester arrière.Honnenr à ces cœurs cat 10 64 LE COURRIER DU CANADA.NOUVELLES D’KUHOPE.,p„ 1,0Paphejramathmiwie.) New-York, 27 fév.i^ü w u ' 11 “/.nfflaiV no Pcut Pré3entor oontro uous ¦'“T r£"io“ rattachant aux iuour- fifniennoH; après avoir refusé si souvent .«intrn ('ouvornement voulait lui Krf.eho «le Washington au lierai,l dit llD° dirform6 un sentiment d’appréhension qu'il * ?, ,/,ultat do la Hnuto Commission, tu sujet du gir Jolm A MaoDonaJd est 0° cf01 ‘Lrcr le Canada a sacriiior quel-occupé a P I bcs jfiiuandes au sujet des pû-^js-uaca j' en a tris'Pon' ge de 73 ans et 4 mois M.d.m.s menacé d un semblable sort, il a été Sa Majesté à Halifax, au sujet delà protection Cadoret était mbr.de la Sœur Ste.Oroix, relr gé de fuir pour éviter la mort.de nos pêcheries." gieuio a.convent de 1 Hôpital Général.Klleaétl I n.î_ .I I I InLnmÂ.mardi B llOUrAQ mais obligé Tes journaux continuent do poursuivro les • Icmanda des termes les plus amers.Bordeaux, 27 fév.Rassemblée no siégera point aujourd’ltui.k» attend ici Thicrs et Picard co soir.Berlin, 27 fév.}a nouvelle do la conclusion do la paix a crô° uno excitation ici.1^ Gazette do Cologne dit que la signatures préliminaires du traité do paix a été rc-y* ,Par l’intervention dos gouvernements Miglaig, russe et autrichien : lo gouvernemeut 1 ahen a rofusé d'intervenir.Londres, 28 fév.I ^Uc médiation a été offerte et acceptée dans 1 question Espagnole Egyptionno et on s’at-* une solution do paix .no dépêche spéciale de Versailles donne A p?r1t!cular»tès suivantes du traité de paix J>n.„ l,na,iche Los villes certifiées de Lu-P 1 - ^ancy et Belfort sont laissées à la anco ; Longroy Thionvillc, Metz, Saarbruck tourneront à l'Allemagne./ Bordeaux, 27 fév.I n»* usgcmb!éc do la gaaehe hier soir, sept;8 ,no a I06 l’union des différentes effnf °n .0 gaucho produiraient un exeellent Qu'ci?11/8 °ette r^UΔon estait hâtée attondu cftn.iv ^tonue pour protester contre dos éditions oncoro inconnues., » .Paria, 27 fév.ournal des Débats dit que peudau DECES Dimanche matin, à Saint-Roch de Québec, dame Hannab-Nancy Walker, épouse de feu sieur Henri ' Madame î- ________ été ., , r i i i inhumée mardi, à 8 heures.Mille escadrons ! nous soupçonnons fort le „ „ .t, .,4 , .rédacteur ou le traducteur de cct avis de motion A Ste.Cathenao de 1-ossambau t, lo 24 février, d’avoir servi dans les chasseurs d’Afrique ou dana dernier, après une maladie de tsept mois «ouffen les cuirassiers blancs do M.du Bismark.Si c’cst plus grandu r6,,gnatiou la volunté d.un typographe qui a fait le coup il est homme à ?**'*T™à 23 Durs^ ‘ ' 8 commander )?abordage en raso campagne et on j 1 fera bieu de s'en métier.—Nous apprenons avec plaisir quo M.J.A.Gagné, avocat de Chicoutimi, a été nommé substitut du procureur-général.LE DIRECTORY ¦NEJMD.AVIS.DES offres seront reçues par le soussigné, jusqu’au 28 MARS PROCHAIN, inclusivement do personnes compétentes à remplir la charge d’INGÉNIEUR en CHEF de cotte Compagnie.A.H.VERRET, Secrétaire.N.B.—Tous les journaux de Québec, de Montréal Office de la machine i coudre | Jes Trois-Rivières sont priés de reproduire^ 1179 { de la Médaille d Or.New-York, 16 Janvier 1871.M.L.N.ALLAIRE, Québec, Monsieur, Je vsus noMme mon seul ageat pour le Canada pour la venta du Moulia à Médaille d’Or.A.F.JOHNSON.Québee, 20 Février 1871.1186 Québec, 10 Février 1871.—5sin.XAXVOS { I.c Commerce «le PIiuiom aux ElntBoCni*.DK QUEBEC ET LEVIS La rapidité, avec laquelle lo commorco de piaD09 a pris de l'accroissement aux Etats-Unis, tieut autant du merveilleux pour ceux I gerft b la PREMIÈRE FOIS A QUÉBEC, qui étudient les ressources industrielles do co 1 1 '1 pays, quo pour les fabricants do piano» européen s qui, jadis, ont eu lo monopole do cotto branche d'industrie.Il fut un tomps où les américains même, riaiont d'un piano fabriqué chez eux, et ne pas avoir un piano de fabrique européenne dans la maison, n'était pas du tout de bou genre.Maintenant, c est justement lo coitrairo, au lieu do faire des importations considérables do pianos, co sont eux maintenant qui en exportent j la réputation qu’ont obtenue leurs instruments est universelle en Kuropa -, ils se font remarquer par une grande force, uno solidité à toute épreuve uno puissance extraordinaire, et un son magnifique.Ces qualités les rendent de beaucoup supérieurs à tous los instruments de au commencement do JUIN PROCHAIN.PRIX $1.50, payable à la livraison.LE Directory de Québec et Lévis contiendra one liste complète des habitants des deux villes, avec une description de leurs résidsnccs, affairer, professions, etc., etc., et une foule d'informations compilées avec soin relativement an Commerce, aux Bureaus du Gouvernement, Banques, Assurances, Douanes, Institutions Pabliques, Compagnies, etc., etc.Les ordres pour souscriptions et annoacei seront rsçnn par MM.Middleton k Dawson, libraires, au pied de la côte de la Basse-Ville, et au bureau de T Evénement, à côté du Bureau de Poste.MARCOTTE k LEVY, Editeurs-Propriétaires.Québec, 1 Mars 1871.1193 Bareau de la Manufacture du Moilin à Coudre le Favori.Montréal, 10 Février 1871.M.L.N.ALLAIRE, Québec, Monsieur, Nous vous nommons ce jour le seul agent à Québec pour le Moulin à Coudre le Favori.• KENDALL, CRAIN k OIE.Québec, 24 Février 1871.1186 m li iM.I w 1 9.SIOHEL & CIE.- Agent* pour le* célèbre* Piano-Forte de STRIiVWAY A PUA, CnrCKERING & FU-si HAINES & FRERES.¦ ES ÏMtrument* ci-dMsus .ont lo» meilleur» I .Piano, m.unfncturéï et .oron vendus à notre dépût (Miurniu rfe W.R.MORGAN) aux plus BAS PRIX «les fabricant».Quejesjiejsonne» délirant ie procurer un ' ‘ “ J rlûsto veuillent c,â S.SICHEL k CIE.Québec, 10 Février 1871.—lan.1178 U TRAVERSE DR RRAN0-TIHWC.A PARTIE d’Aujourd’hui, le vepear I j^p^ciAi^un Jnstriimeit de musique de première ÜL comme euit, jasqu’à no* fl "»• j bien s'adresser à cet établissement.iAiaesBA eudsie.cAienjomA .• 1.00 A.M.—Train dels B.20 ^^SSùSm.** malle pour la Rivière «aile d# da Loup., .p u ^.Trein d# le «.00 r.M.-T«l-i• M ^'^j'd.!.Rivière du malle peur Montréal •t l'Ouest idi Bermetlont.Le temps et la gisce I qjlboURY, Secrétaire, .^ iumorqu*uT* d.*•!«* A Vendre* UNE jolie petite broebure de 40 pages intitulée : 11 Pourquoi nous sommes Français,'J par Oscar Dunn., 10 fdvviw IdTI En vente à la librairie de LÉGER BROUSBEéU, Rue Bande, no.7, Québec.Québec, 11 Novembre 1970.NOUS offrons en rente à des prix très-réduits les Tapis suivants : Tapis de Bruxelles, Tapis de Voleurs, Tapis do Feutre, Tapis Tapisserie, Tapis Kidenninster, Tapis Ecossais, Tapis Union, Tapis do Manille, Tapis pour escaliers, Toile cirée anglaise pour parquets, Nattes de toutes espèces.—AUSSI— Etoffes cordées (Reps) peur rideaux, Demas’pour Rideaux, Moires, Mousselines, etc., pour rideaux, Franges, Mirais, Galons de soie pour rideaux, Cornichts en cuivre, Glands, Tapis de drap et de damas pour tables, etc.En vente chez ABR.HAMEL ut FBÈRES, Rue Sous-le-Fort.Québec, 7 Décembre 1870.1134 «irrleole, Commerclai et HUimriimi De J.B.ROLLAND &, Fils, Pour l’aimée 1871.Eu vente à la librairie de LÉGER BROUSSBAÜ, Rue Bande, no.7, Québec Québec 11 Novembre 1070.1' MOURÇ-, » t- » LE COURRIER CANADA.AYER’S LIVRES NOUVEAUX.HilII1 VlSOl*.O" KÏSÎm,ïSStoîrïda Onrrùri.CW« MM.MU’MM W 5 ru«Bu*dc, Haute-Ville, Us ouvrage.u.T»nt»,qai Pour restaurer les cheveux gris et de sortir des presse» de m.senkoal leur donner leur vitalité et leur ' couleur naturelle.I Le Vicomte C.I>e Léry.LA POMPE Submergée à double force, ne gelant pas : La plus simple ei ta pirns pnissanie que Von connaisse.’EST est ET une préparation qui _ ___ à la fois agréable, salutaire et efficace pour la conservation des cheveux.Les cheveux affaiblis ou gri-sont bientôt remis àleur cou-1 oit oüyrac.i est illvsteé dm plusieurs oeatures.leur primitive avec tout l’éclat et la fraîcheur du jeune ô^c.Les cheveux clairs de- viennent mieux fournis par l’usage de cette préparation, qui empôclie aussi la chute des cheveux et guérit souvent sinon toujours, la calvitie."Rien ne peut restaurer la chevelure lorsque les follicules sont détruits, ou quo les glande» sont desséchées et malades.Mais ce qui en 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Octobre 1870.—1 an.1103 "avis auxparents.Mèi •es sauvez vos Entants LES CELEBRES PASTILLES A VERS.HISTOIRE DES Grandes familles Françaises du •u aperçu sur le Chevalier BENOIST ET QUELQUES FAMILLES CONTEMPORAINE! 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VJN BE J1ESSE- \M TVff kES CURÉS de ce diocèse sont respec-t.vX IfJL • tueusement inyitéj à venir voir l’assortiment de VINS DE MESSE à notre établissement avant d’aller acheter ailleurs.Ces vins par leur pureté peuvent certainement soutenir la comparaison avec ceux offerts en vente en cette ville.Comme ces vins sont directement importés, nous pouvons les vendre a meilleur marché que les autres marchands de vins de Québec et nous défions compétition.Ces vins sont connus, approuvés et recommandés par Sa Grandeur Monseigneur l'Ar nevèque de Québec.* n A A b.BR0ÜS8RAÜ.Québec, 7 Aolt 1869.577 ¦A.VENDRE.PETIT MANVEL D’AGRICULTURE A I/o «âge de* Ecole» Elémentaire».PAR HUBERT LARUE, M.D., Professeur à l’Université-Laval.Ouvrage approuvé par le Conseil de l'Instruction Publique.Leçons en Cour*.Une heure do leçon collective, 2 fois par semaine $1 par mois payable d’avance.Voyou lo programme publié en Février 1870.Piano» Lynch A Cioiuieii, IL Y.CES magnifiques iistrumentssont eu vente dans le même établissement.Ils sont recommandés pour lonr solidité au climat, leur richesse de ton ainsi que par lenr bon marché.Québec, 2 sept.1870—Im 1072 Friv J—12 SOUS l’exemplaire ; $1 la douzaine.Un escompte libéral est fait ea faveur dos libraires et des marchands de la campagne.Sn vente chee Léger Bronsseau, Hardy et Garant et Trodel.Québec, SS Octobre 1870.1113 uruHiiiyiimmiiNS!! OOO¦ On exécute à l’imprimerie Elle est reconnue la moins chère, la plus efficace, la plus durable et la.plus commode de toutes les pompes, NON seulement pour l’usage des familles, mais aussi pour les Jardins, les Manufactures, les Bmsseries, les Distilleries, les Vaisseaux, etc.Outre les avantages cités plus haut sur les pompes ordinaires, cette pompe est particulièrement recommandée par les compagnies d’Assurances, i\ cause de son efficacité h éteindre U feu.La plus petite pompe peut lancer l’eau de 50 i\ 70 pieds à l’aide d’un ube.WOODLEY à CIB.Monsieur.—Je suis très heureux de recommander la pompe submergée.Ou s’en est servi pendant tout l’hiver et elle fonctionne dans les jours les plus froids comme pendant l’été.11 n’y a ni toile, ni cuir sur les soupapes.Elle lance un jet continu d’eau, et je In considère sans exception comme la meilleure Pompe que j'aie jamais vue et la seule propre un climat froid.Je suis monsieur, Votre Ilumblo serviteur, M.D.AS1IE, Commandant, de la Marine Royale.Québec, 24 Août 1S70.1061 GLOTURE PORTATIVE Et s’ajustant d’elle-même de Patentée le lOnortt 186§.C1ETTE sorte de Clôture coûte peu, et elle est / eitretenue et réparée à peu de frais.Elle s’ajuste facilement et avec promptitude ; pour la déplacer et la transporter, il n est do môme ; et une fois qu’elle est placée, cetto clôture est d’une solidité et d’uno fermeté très grandes.Lorsqu’on s’en sert le long des routes, elle est d’une utilité première en hiver, à cause de son déplacement facile, ce qui empcche l’amoencellement de la neige Par la manière dont est construite cette clôture, elle s’adapte à toutes les irrégularités du terrain, et est d'une force égale dans toutes les positions.Il n’y a pas do ces petits morceaux séparés si sujet3 à «e détacher et h se perdre.Par la forme des traverses ou des supports des pans, la clôture peut toujours être mise sur la ligne qui divise deux terres, môme quand cette ligne suit le centre d’un fossé.Au moyen de crochets de support, elle est on ne peut plus propre à tourner les coin» ou angles d’une inclinaison quelconque.Tout pan de clôture peut être converti en barrière quand be*oin est, et par lh on ménage le temps.DROIT DE MANUFACTURER » VENDRE.S’adresser û Fliilo.Lainhkiis, Riceburg, P.O.Proc, de Québec.g®" On peut voir un Modèle et on peut acquérir le droit de construire ce genre de clôture, en s’adressant i\ LÉGER BROUSSEAÜ, 7, Rue Buade, Québec.Québec, 1er Juillet 1870.1035 CELEBRES SAVONS DE MORSTATT BN VENTE A LA LIBRAIRIE DU “ COURRIER DU CANADA.” LES SAVONS nouveaux suivant*, venant de la Vinaigre de Cidre pur, 0^7/Y/Y GALLONS de vinaigre de cidre pur, 4 jJ § 1/vendre en lots 4 la convenance des acheteurs par Liégmr Br*hbbmii.Qoébec, 24 Novembre 1870.886 Noaveaité.M E L ÂTn GE 3 UISTOiUqt/ES, LMTTEEjUHEB, ET D'ECONOMIE POLITIQUE, Par HUBERT I.AHUE.MT PRIX 1 f OO ?vendre chez GARANT k TRUDKL.Québec, 23 Novembre 1870 1125 colèbre manufacture do MORSTATT.SAVON de Jltur de ris d'un parfum exquis.SAVON de souffre recommandé par les médecins les plus éminents.SA VON camphré, pour les gerçures des mains.SAVON de mie SA VON de gyccrinc, reconnu pout des eff sts hygiéniques sur la peau.SA VON brun dit Windsor Castle.•SA VON économique, pour faire dis• paraître les tâches et rugosités de la peau.SAVON d'alumine, l'agent le plus énergique et en même temps le moins dangereux pour laver la peau.SAVON de Pierre-ponce que les dames devraient toujours avoir sur leurs tables de toilette.SAVON d'Amandes SA VON Alliance.SA VON Lis de la Vallée.I SA VON Pétroline.' 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