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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 31 juillet 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1871-07-31, Collections de BAnQ.

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année QUEBEC, LUNDI 31 JUILLET 1871.Numéro 76 JOURNAL INTERETS CANADIENS JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.PIE IX.RETOUR a ROM R.(Suite.) .I Dennis près d’un an, la révolte avait -./comprimée à Rome par le sum* des « r»nç»iso., et l’uutorîtù dn P»pe ènit été Bolonnel lenient proclamée: i/lû même le l’ontife avait repris pos-Sou de la souveraineté tempore le par commiEsion de cardinaux charges |e représenter et d’administrer en son “Toutefois, il n’avait point encore von-l„ rc,)trcr en porsonne dans sa capitale.r„ vain le corps * \ o lni en •mit-il exprime plusieurs fois le vœu, en 'jn les meinbros du conseil municipal ali Rome étaient-ils venus lui offrir les prières de la population tout entière, en |ain surtout les entraînements secrets Je son cœur le portaient-ils vers ce retour : une pensée de prudence l’avait retenu.-—Ce no fut qu’au mois d’avril 1S50 qu’il se décida à qmtter Naples.il Dés que la nouvelle du retour du rape se fut répandue, la joie éclata à Koine et "dans tous les Etats pontificaux.Les localités qu’il devait traverser so disposent à l’avance à lui faire une solennelle réception : les autres enviaient leur bonheur et 6e réunissaient à elles dans une commune allégresse.11 semblait que (le partout on eut à cœur de faire oublier au Pontife lc3 tristes jor»*s et les ignominies du départ.Mais, avant de raconter ce retour qui Int un véritable triomphe, il faut dire un mot des derniers hommages que le roi de Naples so plut à rendre à 6on noble prince qui avait accueilli ses malheurs, et avait si puisaimnent contribué à adoucir pour lui les amertumes de l’exil.ni Pie IX était en ce moment a Portiei, uù depuis quelques mois il avait translaté fa résidence.—Le 4 avril, jour fixé pour le départ, il quitta cette petito ville, et eu dirigea vois Caserte.Le roi Ferdinand attendait le Pape dans cette dernière localité pour Raccompagner, avec sa famille et toute sa cour, jusqu’aux frontières des Etats romain?.Lorsque Pou fut arrivé A la limite du territoire napolitain, les voitures s’arrêtèrent.Le roi et tous les siens mirent pied à terre et so dirigèrent vers le carrosse du Pape.Le Pontife voient aussi descendre.Alors eut lieu une scène profondément touchante.Prosterné au pied du Saint-Père, avec son jeune fils le due de Calabre, Ferdinand lui adressait 6es derniers vœux, et réclamait une dernière bénédiction du père commun des lidèles, pour lui et pour sa famille et pour tout son royaume.Et Pie J>l, relevant le pieux monar-quo et le serrant contre son cœur, lui répondait, les yeux tout remplis de larmes et d’une voix émotionnée, qu’il ne savait comment lui exprimer sa reconnaissance pour tout ce qu’il avait fait pour le vicaire de Jésus-Christ, qu’il acceptait scs derniers vœux et les regardait comme un heureux augure de jours meilleurs, qu’il le bénissait dans tonte cüusion de son Ame, et qu’avec lui il bénissait son royaume et sa famille, et flu cn 1° bénissant, il appelait sur lui tonies les grâces et toutes les récompenses du ciel ! 'fenil 1 dan îm (iïoun ici îiu Canada.* 31 Juillet, 1871.L’ovation commença pour le Pontife a Terrât* inc, première ville des Etats.11 y fut reçu avec doa transports d’enthou-Biasine indescriptibles.Le peuple de la ville et tous les habitants des campagnes voisines étaient accourues, pour contempler les trait9 de ce souverain, que des hommes ennemis do tout bien avaient voulu leur faire haïr, mais qu’ils ne pouvait qu’aimer, et dont ils n’avaient cessé de pleurer l’absence.De loin en loin, le long do la route que devait suivre le Saint-Père, on avait élevé de6 arcs de triomphe.“ Entre Frosinone et Sezza, dans un intervalle do quelques milles, on en comptait quatorze.A Valmontone, l’enthousiasme était te), que la population rompit la haie do troupe, qui bordait la rue que le Saint-Père traversait pour se rendre si l’église, et vint se précipiter A ses ]>ieds.” Mais c’était A Rome, surtout, que les transports du peuple et ses acclamations devaient se manifester avec plus d’éclat, et que la réception devait prendre un caractère plus grandiose et plus ;*npo-sant.4 La solennité avait été fixée pour le 12.—Dès le matin, on avait décoré la plupart des maisons de tentures sur lesquelles on lisait les plus louangeuses de vises ; des étoffes de velours rehaussées d’or et des guirlandes pendaient du haut des balcons ; dc3 drapeaux aux armes pontificales flottaient do toutes parts ; un sable doré et parsemé de feuillage vert couvrait les rues ; dans les places s’élevaienf’de gracieux arcs de triomphe ; de riches draperies sim montées des armes du Pontife ornaient les portes d’entrée des pricipales églises ; A Saint-Pierre, le péristyle avait disparu sous un parterre do fleurs.Une foule innombrable, en costume do fête, se pressait partout ; les campagnes et tons les pays environnants avaient versé leur population dans Rome ; sur tous les visages éclatait la joie dont les cœurs étaient remplis.Seul, le ciel parut d’abord triste et sombre : .Il réservait son éclat et sa lumière pour le grand moment.VI A deux heures, une batterie d’artillerie vint s’établir près du couvent do SnSntu-Croix-de-Jérusalem, pour donner le signal de l’arrivéo du Souverain-Pontife.Peu après, les troupes françaises et romaines prirent possession de la place de Saint-Jcan-de-Latran, par laquelle Pie IX devait entrer dans Rome et se disposèrent cn une immense haie jusqu’au pied do la basilique de Saint-Pierre et du Vatican.On attendait avec anxiété.Vil VerB quatre heure?, on vit s’élever un nuage de poussière sur la route d’Alba-no ; bientôt après, un courrier a livrée ronge arrivait au grand galop.Puis, un coup do canon se fit entendre : Pic IX venait d’etre rendu à sa capitale, il en avait franchi les porte».—Soudain do toutes parts retentissent les cris do Vive le Pape ! et ils sont poussés avec un tel enthousiasme, que les coups de canon qui se succèdent du haut de la colline de Sainte-Croix, et que ceux do l’artillerie du château Saint-Ange, aussi bien que toutes les cloches de la ville qui s’unissent A ce concert d’airain, no peuvent couvrir cotte grande voix do la multitude dans le transport du bonheur et de l’allégrcsso.VIII Cependant la voiture du Pape, qu’escortaient des soldats français, était arrivée auprès de la basilique de Saint-Jean.Lu Pontife mot pied à terre : cn ce moment tous les ambassadeurs,tous le3 membres do la municipalité, tout le collège des cardinaux, le chapitre tout entier des chanoines do l’Eglise, qui l’attendaient sur les degrés, se précipitent au-devant de lui et so prosternent simultanément A ses genoux ; tous les yeux sont remplis do larmes ; de toutes les bouches s’échappe le meme cri d’amour, que le peuple répétait tout a l’heure : Vive le Pape ! L’émotion du Pontife,déjà extrême, devient plus grande encore que celle do 60s enfants ; il les a donc enfin retrouvés ! ils lui 6ont donc enfin rendus ! Sa main s’étend pour les bénir; et sa voix.c’est à peine, sons le sentiment qui l’agite, si elle peut murmurer les paroles de les paroles do la bénédiction, mais cette bénédiction déborde de son cœur !.Que ce moment était sublime ! Le ciel sembla vouloir s’y associer ; comme si cette scène eût besoin d’un charme de plus, le soleil, voilé jusque-là, déchira tout à coup les nuages et vint illuminer de ses flots de lumière les degrés de la basilique.On eût dit que l’astre-roi voulait former autour du front du Pontife une auréole d’or, symbole do la couronne que son peuple replaçait sur 6a tète.IX Après que le Pape eut achevé la première prière de reconnaissance qu’il lui eut été donné d’adresser à Dieu dans un des sanctuaires t:e sa ville bien-aiméo, il monta dans une des splendides voitures de la cour pontificale, et le cortège qui devait le ramener solennellement à travers sa capitale, j usque dans son palais, se mit on marche.Deux piquets, l’un de dragons pontificaux et l’autre de chasseurs à cheval français, formaient l’avant-garde.Ils étaient suivis d’un détachement de dragons français et de gardes nobles.—Le carrosse du Pape, précédé do garde3 nobles, venait ensuite : aux portières se tenaient, à droite, le général en chef de l’année française ; à gaucho, le commandant do la garde noble.Un nombreux état-major, puis un piquet de gardes nobles, puis un détachement de drngona frauoaîe ao praccaîont dori'inro le carrosse.—Les voitures des membres du sacré-collégc et du corps diplomatique fermaient la marche.X Au moment oïi les premières colonnes do l’avant-gardc s’étaient ébranlées,et que le fort Saint-Auge avait hissé la bannière pontificale, a commencé le salut royal de cent un coups de canon.Tout le loug du parcours éclataient des démonstrations, toiles que celles qui avaient accueilli Pie IX à son entrée dans la ville : elles continuèrent jusqu’à Saint-Pierre, où le Pontifo vint déposer une seconde prière de reconnaissance, et jusqu’au Vatican, cot antique palais des papes, trop longtemps orphehn et désort.XI Le soir, le Oapitole, la coupole de Saint-Pierre, la Trinité du Mont, le Pin-cio, les principaux édifices de la ville et grand nombre do maisons particulières étaient illuminés : c’étaient partout des flots de lumières.Le lendemain et le surlendemain, ron-thousiasme et la joie furent aussi expansifs que la veille ; les décorations et tonte la pompe du triomphe subsistèrent.On se portait en foule dans les églises pour assister au chant des Te Deum ; le soir, Ica illuminations furent aussi brillantes : les fêtes du retour continuaient.(à continue*') U PRISE DE TABAC.Au moment de l’émigration, Coblcntz , a,t devenu le refuge de presque tonte a noblesse française, et la cour de Ver-f1 80 trouva, pour ainsi dire, trans- ite sur les rives du Rhin, Quelque $ravcs quo fussent les événements poli-upuM, ils n’avaient pu enlc/er aux •1 us leur insouciance.A voir le bruit e mouvement de cette foule, qui lj , transporté en Allemagne toutes r, n,ak,tn(les de légèreté, ou eût pris L j lî0ur un© v»Hc de plaisance, et J, mon des gentilshommes français LV,n rendez-vous do plaisir.Bien lût, aJ)0.8,,lon do la plupart d’entre eux °* (lnc pinceurs en fussent toi a ,0awi*8 anx derniers expédients, bo J0n8-vai^t la gaieté, seule riclies-.1 1 no leur eût point été enlevée par tinn 0.l!\ement révolutionnaire.On eon-Fin.?1* Ve donner des fêtes, comme cn toi i„Cr’?80 des visites, à se dispu-‘ Issuance et à jouer son dernier j» ’ roulette, établie depuis peu mrtilirUno lna'8?n dont l’entrée était Pur inU?’ a^,Ta^ surtout les émigrés ionrft ?,anco décovante de gains tou-evés et jamais obtenus.La no- blesse allemande y accourait également, entraînée par l’exemple, et la funeste passion du jeu faisait chaque jour de nouveaux progrès dans tous les rangs.Parmi le petit nombre de gentilshommes qui échappèrent à l’engouement général, s’en trouvait un qui mérite une mention particulière.On le nommait lo chevalier Roquincourt ; et, bien qu’il fut originaire ou Midi, sa famille habitait depuis longtemps l’Alsace, où lui-même était né.En cédant à la néco-sité qui le forçait à quitter la France, le chevalier avait accepté tontes les conséquences de son exil.La faible somme avec laquelle il s’ôtait réfugié en Allemagne tut placée par lui entre les mains d’un banquior digne do sa confiance, et les intérêts qu'il reçut, joint au prix de quelques leçons, lui permirent de subvenir à ses besoins, cn faisant honneur à tous 6C9 engagements.Cette sagc38o fut d’abord traitée d’avarice par les malveillants, ot de prudence marchande par scs meilleurs amis ; mais quand on vit que le chevalier trouvait encore moyen de secourir, sur son faible revenu, les gentilshommes les plus nécessiteux,l’estime succéda à la raillerie, et il devint, pour les plus étourdis, un modèle digne d’êtro imité, quoique inimitable.s De Roquincourt méritait cette adml ration.En le ruinant et le forçant à la fuite, la Révolution n’avait nullement altéré son caractère : c’était toujours la même équité daus sa manière do juger les hommes ou les choses, la même sympathie pour tout ce qui est bon, la mémo pitié des souffrances qui frappaient sés yeux.Il n’avait point concentré le monde dans sa propre personnalité, et no croyait pas tout perdu parce que 6on sort était troublé.—Mes affaires ne 6ont point celles du genre humain, dieait-il habituellement, et celui-ci ne tombera point en décadon-cc parce que le chevalier de Roquincourt donne des leçons de grammaire.Par suite do son système d’économie, lo chevalier s’était logé dans les faubourgs, chez une juive qui sous-louait quelques chambres meublées à des prix modérés.Au-dessus de lui demeurait un jeune Allemand, nommé Aloisiu» Barker.Il était de Ncuwied, où il vivait d’un petit commerce de détail avec sa more et sa jeune sœur ; mais un incondie lui avait subitement enlevé tout ce qu’il nossédait, et il était venu à Coblentz dans l’espoir d’y recouvrer quelques créances douteuses qui composaient désormais toute sa fortune.Par malheur, scs démarches avaient été infructueuses.Saus connaissances parmi les fabricants do la ville, sans ressources pour réclamer justice devant les juges, déjà découragé oar le malheur qui l’accablait, il no s était montré ni assez habilo ni assez redoutable pour arracher le payement à des débiteurs gênés on de mauvaise foi.Les uns l’avaient ajourné, d’autres avaient nié la créance ; enfin, aprôs avoir perdu son dernier espoir et dépensé aon dernier thaler, il se trouvait arrivé, depuis quelques jours, à cet Les syslèmes île gouvernement.Dans la démocratie, le peuple est tout à la fois souverain et sujet do lui-même ; le gouvernement et les gouvernés ne font qu’un.Ce système politique crée pour l’Etat une omnipotence sans limite ; tout équilibre outre les droits respectifs de la société et dt*9 personnes privées est rompu.Dans l’ordre légitime, les droits, quoique inégale quesoit lonrétenduc,sont égaux en inviolabilité.L’intérêt prive, sans doute, doi t céder à un intérêt plus général; mais il n’en est point de même du droit ; le droit d’un seul n’est pas moins résistant, pas moins inulnérablc nue le droit du plus grand nombre.Nulle utilité, nulle nécessité sociale même, si impérieuse qu’on la suppose, ne saurait légitimer une lésion imméritée au droit de U personne, à son droit à la vie, A son droit au respect et à l’estime publique.Voilà l’ordre v/ai, la règle sans déviation et sans fléchissement, le commencement et la consommation de la justice.La démocratie détruit cet équilibre.Du moment que l’Etat c’est tout lo monde et contient le droit de tou le monde, le droit de l’individu n’est plus rien ; la molécule humaine est écrasée sous le poids et le roulement de la masse omnipotente.On peut objecter que, dans la démocratie la plus largo et la plus égalitaire, il reste encore une apparence de dualité entre l’autorité et les gouvernés ; que le peuple n’administre pas en masse directement, qu’il C3t représenté par des mandataires, et que ceux-ci sont bien obligés d’observer les lois qu’ils ont faites et, par conséquent, astreints à un certain respect pour les droits des individus.Nous avons répondu déjà, dans un précédent article, à cette objection, qui n’est pas sérieuse.Les tribuns éphémères oui régnent dans la démocratie sont 1 incarnation du peuple.Quand ils disent au peuple que c’est lni qui gouverne et qu’il est le seul souverain, ils le flattent sans doute, mais, à un point de vue ils dî«sont vrai.Eco tribuns.en cflct, gouvernent, avec ce que le peuple porte en lui de plus intelligent et de plus indomptable, avec ses passions, avec son orgueil, avec sa haine aveugle de toute supériorité, de tonte inégalité.Ils lni font accroire qu’il n’obéit à personne qu’à lui-même, et par là ils mettent do leur côte l’esprit d’indépendance et d’insoumission ; ils font du gouvernement avec l’instinct de révolte qui fermente toujours au cœur do l’homme.Lo peuple subit ainsi des lois impossibles, des décrets oppressifs juëqirà l’inanité; il plit le cou sous le joug qui meurtrit et qui dégrade, et il n’a pas moius au cœur et aux lèvres lo mot do l’éternel révolte : JVon eerviam.Le citoyen n’a poiut à protester contre une loi de la république qui lui prend son champ ou son fils, on sa vie.De quoi se plaindrait-il ?Cette loi, il l’a faite, de première ou de seconde main, par son vote, par le vote de scs élus : Volcntit nonjit injuria.Or il ne s’ng’t pas ici do raisonnements spéculatifs, il ne s'agit pas do doctrine, mais des faits les plus en vue de l’histoire.La république a de tout temps compté pour rien les droits privés de la famille et de l’individu.Les législateurs des démocraties grecques traitaient l’es- abattement qui vous ôte jusqu’à la volonté du salut ! Le chevalier connaissait en gros les malheurs de Barker ; chaque foi9 qu’il le rencontrait sur l’escalier, il lui demandait avec intérêt où en étaient ses espérances ; mais no l’ayant point vu depuis auclques jours, il ignorait leur ruine et l’état de détresse auquel le malheureux jeune homme se trouvait réduit.Un jour qu’il rentrait de ces leçons, il trouva Aloisius à la porte do la maison, avec le courrier qui tenait à la main une lettre.Lo jeune homme le regardait d’un œil mouillé do larmes, mais sans la prendre ; le courrier semblait indécis.Lo chevalier s’arrêta cn saluant Barker par son nom, d’un air do bienveillance qui sollicitait évidemment l’explication du trouble dans lequel il le voyait.Aloisius ne parut poiut comprendre ; mais le courrier se tourna vers do Roquincourt.* —Puisque ce gentilshommes est de connaissance, fit-il observer, il pourra peut-être vous tirer do peine.—Qu’y-a-t-il ?demanda le chevalier avec empressement.—C’est un petit embarras, reprit lo courrier, en hésitant : cette lettre arrive do Ncuwied pour monsieur ; lo port est de quatre sïlber-groschen, ot monsieur se trouve n’avoir poiut cet argent.sur lui.—Que ne parliez-vous ?dit lo Français, cn fouillant rapidement dans sa poche.Mais Aloisius l’arrêta d’nn geste.pècc humaine comme nos sportmen l’espèce chevaline.Us posaient des bornes dans la fécondité des mariages, perfectionnaient la race dans les gymnases, opéraient la sélection et l’élimination des sujets débiles au moyen de l’enfant i-cide élevé au rang d’institutions.Les démocraties do la Commune de Paris ont laissé à distance leurs devanciers de la Grèce païenne.C’était peu que le meurtre et lo pillage ; ils ont décrété la destruction de la cité par elle-même ; ils ont décrété le suicide d’un peuple, et ils ont dans la main un peuple pour se ruer à cette œuvre de crime et démence.Quelques uns veulent distinguer : la Commune, disent-ils, n’est pas la République ; subtilité byzantine.Los républicains doctrinaires sont le zéro, lo néant du parti, des contemplatifs, des niais emphatiques, soigneux exclusivement de leur popularité.Ils ne préservent rien, n’empêchent aucun forfait,ne désavouent mémo lc3 plus abominables excès qu’avec toute sorte d’euphémismes.Les commun eux, voilà les logiciens et le3 hommes d’action de la démocratie athée ; ces brigands ne sont point un accent et une anomalie.Us sont un abrutissement force ; ils ont l’énergie, l’audace, parce qu’ils ont la scélératesse, et nécessairement ils ont le pouvoir qui en révolution, échoit toujours au plus scélérat.C’est Danton qui a dit cela.La démocratie porte en soi lo principo d’un despotisme monstrueux, parce que lo gouvernement et les gouvernés ne font qu’un dans cet état politique ; ce qui fait que lo pouvoir n’a ni frein ni mesure.Ponr qu’il y ait des droits et des obligations, pour que l’idée même du devoir et du respect du droit apparaisse, il faut être deux.Supposons un 6eul homme en possession d’une terre inhabitée : cet homme n’est.ôvidemment lié par aucune obligation sociale ; la raison d’ètre des devoirs de la société, ou, on tout cas, leur cause occasionnelle manque.Qu’un autre homme pose le pied sur celle terre vierge : aussitôt, les devoirs sociaux apparaissent ; il y a 2 habitants ; c’est assez ; la société humaine est retrouvée.Sans que ce3 deux hommes appartiennent à une mémo patrie, sans qu’aucun pacte intervienne entre eux, de mutuelles et indéclinables obligations 6e forment, l’obligation négative de ne pas se nuire l’un à l’autre ; l’obligation positive de s’assister l’un l’autre.La monarchie restitue dans la société humaine cette loi et cette lumière du devoir et dn droit.Le roi et le peuple ne sont plus la même chose, ils font deux.Lo roi a ses droits qui ne viennent pas et n’émanent pas du peuple, sans quoi l’on tomberait dans le système démocratique.Le peuple a ses droit! qu'il ne tient pas du roi.Le droit du roi, qui n est point une souveraineté primitivement diffuse dans le peuple, et qui ne dérive point d’une délégation du peuple, ce droit no venant pas do la nation, ne peut venir que de Dieu.Il en C3t de même des droits du peuple, ils viennent de Dieu, qui seul donne la vio et qui, en donnant la vie, donne nécessairement le droit, lequel n’est que l’inviolabilité do la vie corporelle et spirituelle.Lo droit du peuple et lo droit du roi se distinguent et, en sc distinguant, se définissent et s'atiirment ; l’un et l’autre sont semblablement inviolables.Par le seul fait do dédoublement, une immense clarté se dégage, un grand redressement s’opère dans l’économie do l’autorité et de la liberté.L’autorité, cn se déclarant divine, devient à sa nature ; sa nature e6t d'etre surnaturelle ; elle C6t faite do droits et d’attributs que nul homme uo # —Non, dit-il d’un accent entrecoupé, je n’ai cette somme ni sur moi.ui ailleurs : je no pourrai vous la rendre monsieur., —Je lo compte bien ainsi, car je vous la dois, dit de Roquincourt du ton le plus naturel : prenez, monsieur ; puisque la lettre vient de Ncuwied, elle doit être de votre sœur ou do votre mère.Il avait payé lo courrier, qui se retira et il remit la missive à Barker.Celui-ci n’eut poiut la force de le remercier ; mais il ouvrit le papier et se mit à lo parcourir rapidement.A mesure qu’il avançait dans cette lecture, 6es traits s’altéraient ; enfin, il s’arrêta avec une exclamation douloureuse.—Auriez-vous reçu quoique mauvaise nouvelle ?demanda le chevalier, qui avait continué à monter, et qui s’arrêta au cri dn jeune homme.—Ah! ce malheur nous manquait ! balbutia Aloisius, qui venait de porter la lettre à son front avec désespoir.—De grâce, qu’y a-t-il ?que vous annonce-t-on ?reprit de Roquincourt, on descendant vivement trois marches pour se sauver près do Barker.—Si vous saviez, monsieur, s’écria celui-ci, dont les larmes entrecoupaient la voix ; ils ont fait vendre lâ-bas ce qui restait à ma sœur et A ma mère ; toutes deux sont maintenant sans abri et sans pain.Le chevalier fit un geste do surprise affligée.—Et elles m’appellent à leur aide, continua Aloisius, moi qui n’ait pu porte en soi.Nul homme n’a le droit de punir ; nul homme n’a le droit de plier à sa volonté les actions des autres hommes on ce qui concerne ce qui n’est pas commandé par la inorale universelle.L’autorité est reconstituée par la monarchie.Grandeur oblige.L’autorité purement humaine et sortie d’une délégation du peuple n’a pas de bornes ; l’autorité qui vient de Dieu est contenue dans un orbite qu’elle ne peut franchir ; elle est limitée par les lois générales do l’ordre, de l’ordre créé de Dieu aussi bien que l’autorité qui y presido.Do par lc3 lois do l’ordre et de la nature des choses, l’autoi lté royale diffère essentiellement de3 autres droite, dn droit de propriété sur les choses passives par exemple.La propriété tend uniquement A Futilité et à la satisfaction du maître.Le droit du roi sur son peuple tond, par-dessus tout, à l’utilité du peuple, à sa conservation, à son élévation, à le faire jouir avec sécurité et honnêteté des biens temporels.Lo bien et la gloire du roi n’y sont point étrangers mais n’en 6ont que la fin secondaire et subordonnée.Les écarts do la ligne ne sont pas impossibles, le prince peut aimer le faste, être passionné pour la gloire des armes.C’est l’accident, la fraction que l’on néglige dans le6 vastes calculs.Il suffit que l’autorité royale soit limitée par sa nature môme indépendamment des barrières qu’elle peut rencontrer dans les institutions.Les choses ne 60 désorbitent pas et ne mentent pas avec persévérance à leur nature ; cette invincible réaction de l’ordre les y ramène quand elles devient.Ph.Serret.Pie I-Y al la Jcunc*sc il‘I tulle.Nous avous publié déjà plusieurs des discours du Pape, lors des réceptions auxquelles a donné lieu la célébration do son vingt-cinquième anniversaire.La Correspondance de Rome en rapporte d’autres, que nous croyons dovoir reproduiro encore.A la Société de la Jeunesse catholique d’Italie, le Pape a répondu : “ Si do toutes le» parties du monde catholique me Viennent des témoignages précieux d’affection filiale, accompagnés des graces rendues à Dieu pour avoir prolongé la vie à son pauvre et inutile Vicaire, tumr qnn me prodiguent les bons Italiens mo sont encore plus précieux, car moi aussi je suis ItaHcn.Je sais, il est vrai, que cette parole a reçu en d’autres temps une interprétation perfide.Quand du palais du Quirinal, qu’ils disent aujourd’hui n’être plus mien, je bénissais l’Italie, on feignit de croire quo jo bénissais la Révolution ; et de là une certaine communion eucharistique et des actes que jo no veux pas rappeler, mais qui prouvèrent combien étaient pervers les desseins des impies.Or, je bénis de nouveau ITtalio pour les œuvres bonnes qui s’y accomplissent de toutes parts, pour les élans d’un amour particulier à co noble pays, et aussi pour toutes les souffrances qu’ont endurées et qu’endurent les excellents catholiques italiens ; je bénis cette tewe airosée du sang do tant do martyrs et illuatréo par tant d’hommes saints.“ Chaque contrée do l’Italie m’a donné des preuves d’attachement ; mais souffrez qu’en cette circonstance je donne la première place à Turin.Do là sont paities les premièrs violences qui sc sont répandues dans toute la Péninsule ; mais do là aussi sont partis les témoignages les plus vifs do la piété et de l’amour dont je suis l’objet.Là, les bons qui ont fêté cet anniversaire ont eu l’honneur d’ètre outragés, do voir leurs fenêtres brisées à coups de pierres.Us parlent do repentir, de quel repentir ?Est-ce que tout un pcuplo est responsable des fautes de son gouvernement?Est-ce qu’il est responsable de Ja faiblesse des légis- mème payer lo port do cetto lettre ! à leur aide, quand jo suis comme elles sans ressources et sans espoir ! Le chevalier tâcha do calmer Barker par quelques douces paroles, et lo fit entrer dans sa chambre ponr l’interroger avec detail.L’exaltation du jeune homme lo rendit plus communicatif qu’il no l’avais jamais été.Il expliqua à de Roquincourt comment le feu avait subitement détruit tout ce quo renfermait la petito boutique qu’il faisait valoir avec sa mère.La porto montait à douzecent9 thalers composant toute lour fortune, et qu’il n’avait désormais aucun moyen de remplacer.A mesure que Barker entrait dans ccs détails, son désespoir semblait grandir.En peignant au chevalier l’affreuse position de sa 6œur et de sa mère, il la voyait lui-même plus clairement ; il s’indignait de son impuissance à les secourir ; il accusait lo Ciel, et tombait de plus cn pins dans cette ivresse de la douleur qui est la suprême infortune dee malheureux.De Roquincourt comprit que tontes les consolations seraient inutiles ; ce qu’il fallait dans co moment pour relever l’Ame abattue d’Aloisius, c’étaient des réalités, non des espéran- ces.Emile Souvfstre.(à continuer.) 1144 latcurs.do la condaite des ministres, do la.« a.vcc Turin, jo bénis Florence, Venue, d’où mo viennent d’henrouses nouvelles, GO-nés Bologne, Naples et les autre* villes.Tout à l’heure j’ai reçu do Palermo une lettre si remplie d’expressions d'amour, que j'en ai été profondément ému.“ Que veut lo Seigneur pour cotte grace qu’il a faito en faveur du Saint-Siégo ?Il veut que nous persévérions fortement dans la prière, dans lo courage, dans la iermeté.Oui, il veut que nous soyons fermes et constants dans la foi, unis entro nous et avec lui.A ce propos, le président de la Société do la .Jeunesse catholique a rappelé les paroles que je prononçai le 11 avil 1859 Mes enfants, vous êtes avec moi, et je suis avec vous.—Ces paroles, je les répète encore aujourd’hui, car tant que vous Otes avec moi, je suis avec vous, avec vous dans la joie et les adversités, dont mon pontificat offre un singulier mélange.Demeurons donc unis jusqu’au jour où le Rédempteur Jésus ouvrira les portes du Paradis pour y recevoir nos fîmes et les mettre là où il n’a a ni denil, ni plainte, ni douleur d’aucun genre.i( Maintenant je vais vous donner de tout cœur la bénédiction apostoliqno.” SOMMAIRE DE LA PREMIERE EAU K Pie IX.—(Suite.-) Les systèmes du gouvernement.Pie IX à la Jeunesse d'Italie.Feuilleton.—La Prise de Tabac.—(«î continuer.') CANADA: Q U E B E C, 31 JUILLET 1871.S.G.Mgr.P Archevêque assistait a la grand’mcsse, hier, à la cathédrale, de retour de sa visite pastorale.Dans l’après-midi, Sa Grandeur est allée conférer le sacrement de Confirmation a Sainte-Foye.Li1» formications «le Québec.Les murailles de notre bonne ville ont subi bien des changements et menacent d’en subir de fort importants, si l’on fait droit aux vœux unanimes des citoyens.Commencées par Champlain et de Montmagny ; améliorées et augmentées par Frontenac, en 1000, elles eurent pour continuateurs, De Léry, Le Mercier, Pontleroy qui exécutèrent les plans dus au génie de Vauban.Elles furent considérablement modifiées et circonscrites dans leur étendue sous la domination anglaise.Le Général Prescott, versl797, fit clever la Porte Prescott et autres ouvrages sur la côte La Montagne.C’est cette porte que Ton vient de démolir.La solide porte qui conduit à la citadelle fut élevée sous le Comte de Dalhousie, vers 1S27.Elle se nomme Dalhousie Gaie.La Porte Hope ou do la Canoterle fut cuuDirnîtc cou?* le Général Hope, vers 17S4.Les tours, dites MarUllo sur les Plaines datent de 1S05.La citadelle actuelle et les murs de l'Esplanade, qui en sont la continuation, prirent la place des bastions détachés, qui existaient du temps des Français.Leur construction qui entraîna de vastes dépenses au trésor impérial eut lieu en 1S23, d’après des plans approuvés par le Duc do "Wellington.Les superbes forts de Lévis, commencées en 1807 sont ù peine achevée, et les fortifications en terre, earth works, â Sillery, qui en seront le complément, ne sont pas encore commencées.I/îivenir.[suite.] Tous les sacrifices du passé pour main, tenir Je drapeau français en Canada semblaient être devenus inutiles.La lâcheté sans nom de Louis XV, les désordres de sa cour, la guerre de sept ans, voila autant de causes de l’abandon où était laissé l’héroïsme impuissant de no3 pères.La résistance devint impossible.Jl fallut que le bouillant courage de Lévis se calmât.Peu après, un traité nous livrait à la possession des Anglais.Maie, faisons taire ici le6 susceptibilités du patriotisme.Ecoutons la voix calme de la raison et, les yeux fixés sur les événements, l’oreille attentive a la leçon des faits qui semblent ménagés par la Providence, recueillons-nous un instant.Les horreurs de la révolution française se préparaient.Or, est-il probable que, demeuré sous la domination française, le Canada n’eût pas vu se répéter dans son sein quelques-uns dc3 désordres de l’impiété révolutionnaire ?Les troubles récents de l’Algérie, pendant les saturnales de la Commune de 1871, n’auraient-ils point pu avoir des précédents ici en 1793 ?Et quelle garantie aurait été donnée à la morale et à la religion des Canadiens ?Pour nous, nous sommes persuadé que si notre sort n’eût été séparé de celui de la France, nous aurions eu â subir le contre coup de la grande révolution française et que dc3 Canadiens en seraient vraisemblablement aujour-d hui a subir le jong d’hommes moulés sur les pétrolenx de Paris.Cette chute subite sous l’empire de maîtres dont la langue et les croyance* leur étaient étrangères, rendit l’attachement de nos pères à leur foi et à leur langue plus fort, plus ferme quo jamais.Devant un dominateur iusolent, et dout l’histoire do l’Irlande accusait la cruauté farouche à l’égard des vaincus ; devant ce maître qui violait les capitulations et voulait asservir le peuple u un conseil de soldats, nos pôrc3 réclamèrent leurs droits d’hommes libres.Us récusèrent les juges qu’on leur imposait et se placèrent sons l’égide bienveillante de leur clergé.Ainsi, dans ce moment où une partie de leurs frères de France se laissaient prendre à l’amorce trompeuse d’une fausse liberté et foulaient aux pieds les droits de la morale et les enseignements de la religion, eux sc voyaient forcés par les circonstances à implorer et bénir la douce influence de l’Eglise.La noblesse, en général, les avait abandonnés et peut-être avec elle quelques vices qui eussent nui à leur avenir.Bigot et ses complices avaient subi en France le châtiment dû à leurs vilenies.Pour soutenir leurs droits et leur donner les consolations nécessaires, il ne Leur restait que le clergé.En outre, le maître tendait à les persécuter dans la foi qu’ils professaient.C’en était assez pour qu'elle se fortifiât davantage chez eux et qu'ils s'y clouassent avec un acharnement qui s’accrut avec le fanatisme des vainqueurs.C’est d’eux sans doute que les Canadiens-Français d’aujourd’hui tiennent ce patriotisme qui, le jour de notre grande fête nationale, sc traduit en expressions si fières et si énergiques, en démonstrations si chaleureuses et si imposantes.Pourtant, sans le secours du ciel, notre nationalité n’eût point demeuré tout-â-fait intacte.La déclaration d'indépendance des Etats-Unis nous sauva.Seul maître dans tout le nord du nouveau continent, le lion britannique n’aurait rencontré rien qui pût l’cinpè-cher de nous traiter comme la malheureuse Irlande.Mai9 dès qu’un peuple L’hon.M.II.Langevin est parti d’Ot- par la \iolenco ilclcur langage les citoyens pai- tawa vendredi soir, à dix heures, pour la sib,cs ut 1,onnôtcs' «mpôcherpar la violence de .t./ 1_________.leur conduito un homme attaqué de se dé foudre, _?! * r ° I telle est leur mission.Voyons les à "couvre.Le jour mémo que M.Fournier arriva dans lo et de M.Achintre.comtés Thon.J.O.Beaubien, attaqué dans sa M l’abbé Aubry du eétninnMO de I conduite politique, rép°ndit aux accusations dans Sâintc-Thérèsc, ancien prêtre du séini- un discours énergique et dont cb.quc .not, réfu- ., ^ , , , i tation victorieuse, détruisait 1 échnfaudago do naire de Quebec, a adresse la parole _ .1t.4 .7 , .1 mensonges et d impostures a grands frais élevé aux fidèles delà cathédrale, hier, enLar]cs meneurs politiques du comté.—On eut faveur de l’œuvre éminemment tecoudc peur des résultats que donnerait la vérité mise et apostolique appelée “ ran vi e dos douze au iour, on craignit que le cultivateur, esprit ÜVotrcs ” • droit et franc, sc rendit a l’évidence des faits et continua de supporter des hommes qui avaient répondu à sa confiance : en un mot, l’œuvre do C’est demain que s ouvre le bazar do J nos braillards politiques courrait un grand danger, Saint-Colatiiban.M.le curé Harkin et | s’acheminait vers une ruine désastreuse.11 fallait éviter ce désastre, prévenir le danger, la fraude devenait insuffisante et d’ailleurs c’était elle qui succombait brisée par la force do la vérité.On eut recours à la violence et pour sauver la position on empêcha ouvertement Thon.J.O.Beaubien de continuer sa réfutation, on l’insulta et la jolie promenade du Cap-Rouge et â J s’il faut en croire le “ Mercury ” on le poursuivit visiter lo bazardés demain, pendant quo \ û coups de pierre.les damc3 directrices du bazar sc sont donné toutes les peines imaginables pour faire de ce bazar une des choses les mieux roussies dans le genre.Nous engageons nos lecteurs de la ville â faire les tables, que l’on dit être éblouissantes, ont encore tout leur éclat.—• 4» • — — A il oh lecteurs.Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur l’annonce que public M.F.X.Toussaint dans le numéro de ce .• , to- ., * ., • candidature, publiquement posée, vient donner iour.None parlerons prochainement de i .lé 4v 4., ,* .y 1 , .ï, .* un éclatant dementi aux avances les plus positifs, ses deux abroge* de Geogrnplne.| quc fai,-c?1 “ Que faire ?s’écrie le tendre nourrisson de Thémis, jeune plante cultivée loin du jardin paternel mais qu’un soleil étranger, aux rayons Premier acte ilo violence : emploi de la force brutale.Retenu chez lui par la maladie, incapable de pouvoir adresser la parole en public, M.Ls.Blais posa néanmoins, par l’entremise de Thon.J.O.Beaubien, sa candidature aux suffrages des électeurs du comté.La déception fut grande dans le camp de l'opposition ; on avait proclamé que M.Blais ne se présenterait pas, et voilà que sa ha lutte électorale «lans Mont inngny.IL Demandé par 800 électeurs et non-votcurs du comté de Montmagny, M.Fournier, après avoir fait ses calculs et trouvé qu’il gagnerait son élection avec -100 voix de majorité, arriva à la décision pure et simple de se laisser porter candidat aux élections pour la chambre locale.Il arriva à Montmagny un beau dimanche pendant la grand’mcsse, après s'être laissé descendre en voiture pour avoir manqué les chars le vendredi précédent et avoir été trop malade pour les prendre le samedi.La campagne électorale est désormais commencée.Les deux partis sont en présence ; le comté entier est convoqué à la grande joute électorale.,, , .*.*.* i.% „ , « Un homme s’élance, escalade la tribune aux indépendant était établi a nos cotes, î ; i 4 , .\ * harangues et, dans une violente improvisation ou voyait du coup tomber les prétentions de 1 sa tyrannie.Il tenait alors â sa conquête, et la mise â exécution rès plus d’un eiéclo drnnc domination étrangère, noua jouissons encore de l’héritage entier de nos ancêtres et non8 représentons eu Amérique» loa îdcca et les croyances dont la France, â part ses époques de décadence morale et intellectuelle, a été de tons temps, en Europe, et dans le monde, le glorieux champion.Peut-être pouvons nous dire que nous sommes plus France que la France elle-mèuie.Le sang de saint Louis coule pur dans nos veines.Nous avons de droit participation à toutes les gloires de la mère-patrie mais nous n’avons point pris part â ses hontes.Lorsque nos frères d outre-mer souillaient leur nom en Europe, c’était â l’époque où la bravoure et 1 héroïsme de nos pères Phono-raient le plus en Amérique.Sous saint Louis, les nobles enfante de lui* rance se dévouèrent à l’œuvre de3 croisades.Le succès ne couronna point leur entreprise mais ils revinrent avec le sentiment du devoir accompli.Dernièrement, une phalange de jeunes canadiens disait adieu aux joies de la famille, a la quiétude du sol natal, au repos de la patrie, pour aller combattre aux pieds de Pie IX.Nos croisés n’ont point été heureux mais ils ont été fidèles â leur devise : “ Aime Dieu et va ton chemin ; ” le revers n’a fait qu’ennoblir leur honneur.Quel peuple peut présenter au monde une histoire dont les pages soient plus belles, plus pures que celles do notre histoire nationale ?Après lin passé commo le nôtre, nous ne pouvons croire que nous soyons destinés à ne devenir que les jouets dc3 manufactures des Etats-Unis.Ce qu’elle protège, la Providence le pro- tège bien.(d continuer) Des amis du ministère parient de l’opportunité, pour le gouvernement provincial,de faire l’acquisition du bloc Simard, haute-ville, poor y construire un grand et bel édifice où seraient placés tous les bureaux du gouvernement.La somme payée chaque anuée poor le loyer des maisons affectées aux divers départements et ministères dépasse de beaucoup, croyons-nous, l’intérêt de la somme que coûterait le nouvel édifice.L’idée nous semble excellente.On dit que le marquis de Lome sera à Québec vers lo commencement de septembre.sa bouche parle assurément de l'abondance du cœur, il sc pose en victime d’une oppression tyrannique ; il donne libre cours au Hot trop longtemps contenu de son courroux en stigmatisant le gouvernement actuel, trouvant un mot de blâme pour chacune de ses mesures, critiquant tout, absolument tout.“ Electeurs, s’écrie-t-il, il est temps que vous preniez part aux affaires publiques ; il est temps, la banqueroute est à nos portes, nos finances sont dans le plus mauvais état et notre seule petite province doit déjà au-delà de six millions de piastres.Voilà le résultat de la confédération.Electeurs, on vous taxe sans mesure, ou veut vous impvavr i« inxe directe et moi je vous dis que vous la payerez si vous ne prenez pas garde à vous.Des hommes corrompus sont au timon des affaires ; ils volent effrontément votre argent, le prix de vos sueurs et de votre travail de tous les jours.Electeurs, levez-vous comme un seul homme, protestez énergiquement contre cet empiétement sur vos droits les plus sacrés, mettez à la porte ces hommes vendus, ces conservateurs qui ne conservait que les moyens odieux de vous enlever l’argent que vous gagnez avec tant de misère ; cet argent n’ira pas à vos enfants ; elle passera à payer ces dépenses extravagantes d’un gouvernement sans économie.” La foule applaudit à cette déclaration vainc et mensongère ; l’orateur poursuit avec véhémence le fil interrompu de son discours et présente au bénévole auditeur le tissu le plus complet de ses exagérations, de ses mensonges, de scs impostures.L’électeur se prend d’enthousiasme pour le sauveur de la patrie en banqueroute ; il éclate en indignation au récit des misères qn’il ne soupçonnait même pas mais dont il se trouve bel et bien accablé ; il profère des menaces contre des hommes en qui il avait confiance hier, mais qui aujourd’hui ne sont plus que des escrocs et de vils bandits.11 est temps de profiter de l’enthousiasme de l’indignation et des fureurs du peuple.L’opposition, dans la personne de quelques meneurs d’élection de bas étage, saisit cette occasion pour fortifier son organisation par l’addition d’un élément digne, en tous points, de natures incultes et farouches.On avait commencé par la fraude, il fallait continuer par la violence : la violence, cette brutale raison de ceux qui ne peuvent rien obtenir par le droit.Ce détail de l’organisation générale reçut une attention toute spéciale : on s’y est montré supérieur, d’une habilité extraordinaire.Il existe dans chaque paroisse quelques individus mal élevés, natures violentes, grossières par instinct et par principes.Après avoir causé le désespoir de leurs parents par leur insubordination, après les avoir conduits au tombeau en les abreuvant du fiel de leur mauvaise conduite, après avoir dépensé dans les orgies le patrimoine de famille, ils traînent dans ld dégoût et le mépris une existence trop justement flétrie par lésâmes honnêtes.Véritable lie du peuple, on les voit toujours dans les temps de trouble et d’agitation surnager et gâter, par leur seule présence, tout ce que l’on demande, tout ce que l’on désire dans les rapports de citoyen à citoyen.Brandons de discorde, ils en alimentent le feu avec une joie sauvage.Leur énergie, entêtement mal fardé, ne connaît d’exercice que celui du mal, surtout s’il est rénumérateur, no rencontre qu’un écueil, celui de l’engourdissement des facultés par l’excès de la boisson— Ils ont un nom, comme ils ont leur physionomie ; on les appelle .les gueux : ce n’est pas un nom, il est commun ; rien de plus.Eli ! bien, on n’a pas craint de pactiser avec ccs véritables gueux qui, la plupart, n’ont point le sou, mais dont les voix criardes firent entendre lesréclamcs les plus énergiques contre les taxes! ! Oui, on a fait alliance avec eux et leurs services furent cotés à prix d’argent, et savez-vous quels services ?Enyahir les places publiques, intimider votre argent tout d« mite.” On fait un mandat do 855,000, lo fournisseur l’cndosso «t le présente à J.H.Ingersoll.Il reçoit alors cinq billets de mille, et la clique empoche les 850,000.Cola se fait tous loa jours, et sur une échello capable de consterner les Iilos inattentifs et les plus indifférents ; nous e prouverons an delà de tout doute avant même que nous ayons complété nos extraits des livres de Connolly.v # u Cinquante mille dollars do gratte pour oinq mille do dépense, c’est raide, et la première impression est de crier à l’i ni possible.Mais lo Times no se contente pas do dénoncer, il prouve.Il a donné pour lo nouveau palais do justice des comptes do mobilier et do tapis avec lesquels on aurait pu garnir, eu outre de l'édifice en question, un hôtel complet pour chacun des aldermen et des councilmcn de la cité, sans compter uu joli appartement pour chacun des constables, huissiers, commis, et autres employés judiciaires et municipaux.Hier encore le Times ajoutait un chapitre édifiant à scs révélations.Il s’agit des comptes d’un plombier gazier pour travaux do son état exécutés tant dqps lo dit bâtiment de justice 3uo dans d’autres établissements administratifs u comté ; cela sc monte, du 29 janvier 1869 au 16 avril 1S70, à la jolie somme do §1,231, 817.76 o, un million deux coût trcntc-un mille huit cent dix-sept dollars soixaute-scizo cents ! “ U y a encore, à la suite, uu compte do 823,553.51 pour auvents do fenêtres fournis de juillet à décembre 1868.u Lo Times constate qu’il n’a pa9 été fait de réponse à ses déclarations antérieures, et tient par conséquent qu’elles sont implicitement admises.Il attend des explications sur les nouveaux comptes qu’il présente.Il est assez probable qu’il les attendra longtemps, comme les autres.“ Toute cette histoire atteste indubitablement à quel degré do corruption s’est élevée, ou est descendue, comme on voudra, l’administration de la “ Commune ” do New-York, et lo trait est fort à point décoché par le Times, journal républicain, à la municipalité, qui est qui n’ont encore rien donnât .couvre et qui voudront particiL^-'*410 boi""! pourront le faire eu inser t ** rôle dos souserlpteirs n ”oms X1"' %r* '""I «" N**» * mZZZ,**" .p.6« .m.«t u,.ST/;; 7 °" la milice ciiiu„iic.llllc llalle"" «•» «**,, Aüotcw, a l’adroao ilo I„ Milieu ,|„ mula : “ Tandisquc, en Angleterre, nous sommes occupés à discuter dans le bruit S rT mcillcuro organisation do la défense, |M , w diens semblent, tranquillement et d’uuo môre peu coûteuse pour le pays et peu j ‘U pour lo peuple, avoir résolu la qUOS'.:_ .° fait, nous devons dire qu’a l'oxcenl l'Piieen At P COm,"C ° n",ulül1 doit l,cs «mereiments ù tous les membres de h d une entente secrete.mo suivi en Canada, c’est l’axiômc «,uo tou.' homme doit îisa patrie de la défendre eonir ses ennemis.Tous les sujets anglais , l’iigc de dix huit et soixante ans, ;f peu ,i-ev ceptions près, sont sujets au service ” Voilà, certes, un beau compliment au Cam çla et à celui qu» a organisé lo système de hcc actuel, Sir Goo.E.Cartier.Après ,ol, il doit paraître possible, facile même, eucoiri géant les défauts qui so glissent partout d avoir une excellente petite armée permanente en Canada.Oui, nous le disons sans ciaiuto • habituons lcs-canadicns ù la vie do soldat et nous aurons les meillenrs soldats du monde Pour cela il faut aimer à servir, n’avoir point peur de la conscription et fournir au pays quelques auuées de service.Quand toute ° noire démocrate.Mais pour jouir de tous ses avantages, ^faudrait, il nous scmlle, que le parti républicain, cl les administrations où il règne, fussent plus immaculés que colle où domine le parti adverse.Or, voici le Sun, qui est tout ce qu’on voudra, mais qui n’est sûrement pas démocrate, et qui sc charge de renvoyer lo volant au Times ; voici ce qu’il dit, dans un petit article qui en dit long, et qui est intitulé : Corruption officielle.11 A la façon dont certains journaux républicains font les yeux blancs au récit dos comptes copiés, dit-on, sur les régistres du Contrôleur do la ville, on croirait qu’ils n’ont pas idée de ce qui sc passe aillours,—que la Douane est un égout de corruption et d’exaction ; que le département du Revenu Intérieur est sur toute la surface du pays, plein de friponnerie et de canaiilerie ; que les administrations de carpct-ù,m |)nrc dans les limites l '1'1*.! des casernes de l’Artillerie, serait » soignent un grand chagrin de son décès pré- 0UIB * RC ltnce* mature.•' l’ei'Ul.ATION EN ANGLETERRE.—Voici lo TOSUl-1 ' fl dernier recensement do la population ang a,se i51 d«te du 3 avril dernier.!;a J,0lHdî|li°n Anglaise (y compris lc pays de ’J,).8* imposait alors de 22, 704, 108 indivi-^llsi soit 11, 040, 403 hommes et 11, CG4, 705 flflcs.Le nombre no contient ni les soldats ni 1 maiins d aucune sorte qui sc trouvent hors (1 Angleterre.C, 402, 75!» personnes.L’E-seulement, 3, 358.013, .K°ynutno-Uni : 31, 105,480 personnes.ï0 c,n*cr‘ c°ns (1801) avait donné pour to*al -J» our les célclres Piano-Forte de STEINWAY & FILS, CIIICKERTNG k FILS, HAINES & FRÈRES.LES Instruments ci-dessu3 sont Icb meilleurs Pianos manufacturés et seront vendus à notre dépôt (Magasin de M.R.MORGAN) aux plus BAS PRIX des fabricants.Nou3 sommes aussi agents pour MM.Maso* k H a m e L i N j et Geo.A.PnmcE k Cn.fabricants d’orgue.„ i ^ .S.SICHEL k CIE.Quebec, 10 Février 1871.—lan.1178 DU GRAND-TRONC.Service des Trains pour l’Eté ! ! (îl’ANDE ACCELERATION DANS LE VOYAGE ! ! ! Terre à vendre.1 ERRE A V ENDUE dans la Paroisse du Cap-Santé, Village Enfant Jésus près du Pont Rouge, de deux arpents et demie de front sur quarante arpents de profondeur, avec maison, grange et autres bâtisses dessus construites- S’adresser sur les lieux au Propriétaire, NARCISSE DEROME dit DESCAREAUX.Québec, '7 Mars 1871.1203 CHEMIN DE FER DU LE et après LUNDI prochain, le 5 JUIN, les Trains laisseront la Pointe Lévi comme suit Les Trains locaux pour Richmond et les stations intermédiaires, à.8.00 h.A.M.Le Train de Ja Malle pour la Rivière-du-Loup et les Stations Intermédiaires, à.8.15 li.A.M.Le Train Express pour la Rivière-du-Loup, Montréal, Portland et Boston À.1.30 h.P.M.Le Train de nuit des malles pour Montréal, Portland et Boston, u.,7.30 h.P.M.Les Chars-Palais Pullman, voyageant tous les jours et attachés aux Trains de nuit.GRAND-TRONC DU Québec, 2 Juin 1871.C.J.BRYDGES, Directeur.1250 A Vendre.UNE jolie petite brochure de 40 pages intitulée “ Pourquoi nous sommes Français," par Oecà Dunn.En vente à la librairie de LÉGER BROUSSEAU, Rue Buade, no.7, Québec.Québec, 11 Novembre 1870.PREMIER PRIX.LE Premier Prix a été accordé à l’Exposition do New-Yorkpourle Moulin A Coudre “FAVORI” et le Moulin à Tricoter de HINKLEV.L.N.ALLAIRE, Coin des roes St.Pierre et St.Jacques, Vis-A-Vis 1 a Banque do Québec.QuébtCi 12 Juin 187J.1252 Bureau du Fret.I- A COMPAGNIE DU GRAND-TRONC, pour se _j rendre aux désirs des Marchands de Québec a fait des arrangements pour PARCOURIR une Ligne Expresse pour le Fret DE QUEBEC TOUS LES JOURS, Et de Réduire le taux du Fret d’après des contrats annuels.Une pleine information et les Tarifs, seront obte nus en s’adressant au Bureau du Fret, à Québec.C.J.BRYDGES, Directeurs de l’Administration.Québec, 17 Mai 1871.1240 BLANCS DE FORMULE DE ' * AVIS AUXPABMTS.Mères sauvez vos Enfants LES CELE BUES PASTILLES A VERS.NOUVELLES MARCHANDISES.NOUS venons de compléter par les derniers arrivages notre assortiment de MARCHANDISES DU PRINTEMPS ET D’ÉTÉ, que nous offrons en vente à des PRIX TRÈS-MODÉRÉS.En vente chez JOSEPH HAMEL et FRÈRES, Rue Sous-le-Fort.Québec, 22 Mai 1871.1242 NOUVELLES ETOFFES A RIDEAUX, ETC.(t K le Nouveaux cordés(Repp) de laine fleuris,pour rideaux Nouveaux cordés “ unis, “ Nouveaux damas “ 11 “ Moires et Mousselines “ “ “ Rideaux de mousselines et de Point.Frange de laine pour rideaux, Glands “ “ » Mirais et Galons “ “ Corniches en cuivre, Toiles jaunes et vertc3 En vente chez JOSEPH HAMEL ht FRÈRES, Rue Sou3-le-Fort.Québec, 22 Mai 1871.1212 Parasols, Plumes, etc.NOUS venons de recevoir un magnifique choix de Parasols.Parasols (Entoutcas), Parapluies de soie et alpaca, Plumes peur chapeaux, Fleurs artificielles, Nouvelles Etoffes pour Gilets de dames.Rubans, Garnitures de Chapeaux.Fichus pour damc3, Nouveaux C0I3 et Manchettes, En vente chez JOSEPH HAMEL /.t FRÈRES, Rue Sius-le-Fcrt.Québec, 22 Mai 1871.1242 i LA POMPE Submergée à double force, 11e gelant pas :— la plus simple et la plum puissante que Von connaisse.ETOFFES 1*01 K DEUIL.CREPES.Kir.Mérinos noirs, Poramntnp, Balmoral, Crêpe do Canton, Cobourg3 et Alpaca, Gants, Crêpes, Drap cordés, Mousseline de laine.Grenadine et Barêge, Mouchoirs, - Parasols, Cols et Manchettes.Garnitures de crêpe, En vente chez JOSEPH HAMEL kt FRÈRES, Rue Sous-le-Fort, Québec, 22 Mai 1871.1242 Tapis, Toile cirée, etc.NOUS VENONS DE RECEVOIR : Tapis de Bruxelles, Tapis Tapisserie, Tapis Kidersmenter, Tapis Ecossais, Tapis de Feutre, Tapis de Manille, Tapis pour escaliers, Toile grise pour couvertures de tapis, Toile cirée pour parquets, Natte3 en velours, do manille, do laine, do feutre, do caoutchouc, Tapis de tables et pianos.En vente chez JOSEPH IIAMEL rt FRÈRES, Rue Sous-le-Fort.Québec, 22 Mai 1871.1242 Chapeaux de satin.Chapeaux Je satiu pour messieurs dt: clergé, Chapeaux de feutre, Chapeaux de paille pour enfants, DE üiüVTisrs Approuvées par les Médecins Fran rais et Anglais les plus éminents.ELLES SONT FALSIFIÉES, MÉFIEZ-VOUS.F>Ult faire droit i la réputation méritée des Pastille» à vers de Devins, il est de la plus grande importance de prévenir l’acheteur d’etre sur ses gardes ot do.ne pas s’en laisser imposer par des individus sans principes, qui voudraient substituer :\ ces Pastilles quelques-unes des préparations sans valeur qui inondent le pays.Demandez les véritables Pastilles à vers, couleur de rose, et qui sont marquées “ Devins.” A vendre chez tous les principaux marchands de la campagne.PRÉPARÉES SEULEMENT FAR > E VINS ¦* ., A vendre par j.W.MüLEUD.Pliai nmcien-Drogiiiflto Porte St.Jtfnn, Québec.lüüô «t Québec, 29 Août 1870.Monsibur.—Je suis très heuroux de recommander la pompo submergée.On s’en est servi pendant tout l’hiver et elle fonctionne dans les jours les plus froids comme pendant l’été.Il n’y a ni toile, ni cuir sur les soupapes.Elle lance un jet continu d’eau, et je la considère sans exception comme la meilleure Pompe que j’aie jamais vue et la seule propre un climat froid.Je suis monsieur, Votre Humble serviteur, M.D.ASIIE, Commandant, de la Marine Royale.Québec, 24 Août 1870.10*61 CLOTURE PURTATIVE Et s’ajustant d’elle-même de -AUSSI— Une grande variété de Chapeaux de paille etc.I troub^3 d’appréhensions ou de frayeurs nerveuses, nr rinmna ’ *’ I quelques-unes des affections symptomatiques de faiblesse, trouveront un soulagement immédiat et auront la preuve convaincante de son pouvoir restaurateur en en faisant l’essai.PRÉPARÉES PAR pour dames.En vente chez JOSEPH HAMEL kt FRÈRES, Québec, 22 Mai 1871.1242 Patentée le lOaoiit ('1ETTE sorte de Clôture coûte pou, et elle est j entretenue et réparée il peu de frais.Elle s’ajuste facilement et avec promptitude ; pour la déplacer et la transporter, il n est do meme ; et une fois qu’elle est placée, cette clôture est d’une solidité et d’une fermeté très grandes.Lorsqu’on s’en sort le long des routes, elle est d’une utilité première en hiver, à cause de son déplacement facile, ce qui empêche l’amoencellemcnt de la neige Par la manière dont est construite cette clôture, elle s’adapte à toutes les irrégularités du terrain, et C3t d’une force égale dans toutos les positions.Il n’y a pas de ces petits morceaux séparés si sujets se détacher et à se perdre.Par la forme des traverses ou des supports des pans, la clôture peut toujours être mise sur la ligne qui divise (leux terres, même quand cette ligne suit le centre d’un fossé.Au moyen de crochets de support, elle est on ne peut plus propre tourner les coins ou angles d’une inclinaison quelconque.Tout pan de clôture peut être converti cn barrière quand besoin est, et par là on ménage le temps.DROIT DE MANUFACTURER A VENDRE.S’adresser à IMiflo.l^aiiihkiiK Riceburg, P.O.Proc, de Québec.On peut voir un Modi le et on peut acquérir le droit de construire ce genre de clôture, cn s’adressant à LÉGER BROUSSEAU, 7, Rue Buade, Québec.Québec, 1er Juillet 1870.1035 A Y F, R S AUX PliQPRIETAjRES DE LAITERIE ! 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