Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 3 janvier 1873, vendredi 3 janvier 1873
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•—Oui, dit Adrien cans fléchir devant la trop expressive stupeur de.sa mère, j’ai fparlé sérieusement,, et je te l’ai dit, après de profondes réflexions qui m’ont conduit u la plus invariable des convictions sur ce qui peut assurer mon bonheur.Mme Daurival se sentait comme soulevée par uhé irritation furieuse, et elle auraitjéclatéjon terribles transports, si elle n’qutété intérieurement saisie et contenue par l’attitude impassible d’Adrien qui, debout devant elle, les.bras croisés, la regardait avec une expression tout à la fois ferme et douloureuse.Elle put voir qu’elle se devait plus ou moins maîtriser pour ne pas tout pousser aux extrêmes ; et alors, d’un ton que malheureusement l’ironie ne pouvait con* duire au cœur de sou lils, elle lui dit : —Je comprends maintenant tes hésitations et tes perplexités, tu avais en effet singulièrement monté ton imagination', mon pauvre enfant ! et je crois pouvoir m’étonner que tes longues et-si persévérantes réüexious ne t’aient pas ouvert les yeux sur l’étrange destinée que tu te préparais.Y raiment ! on pourrait dire dans le monde que le jeune commandant Daurival, avec une fortune et un avenir qui se peuvent tout promettre s’est donné pour compagne, non pas la plus éclatante des héritières entre lesquelles il lui est permis de choisir, mais beaucoup plus raîsonnablemeut, à son sens, l’institutrice do sa sœur, demoiselle de compagnie de sa mère agréable et vertueuse, d’ailleurs, ce qui devra lui gagner les suffrages de la haute société.Adrien tressaillit, mais se contint, avec une certaine lentenr qui imprimait comme le cachet de.la réflexion sur toutes ses paroles;-il dit : —Je ne puis m’étonner de ta surprise, mère, mais je te prie de réécouter un moment, et; j’esp.ère te montrer que la raison airssi peut approuver un choix que le; cœur a dé- f cidé.Tu dis vrai : nous sommes dans une fle ces rares situations où l’on peut, sans trop de suffisance, prétendre à tout.Et si j’étais venu te dire, tu en conviens, qu’il s’agissait de m’obtenir la fille d’un duc, tu n’aurais pas reculé devant n’importe quels grands airs ou quels grands noms.Pourtant encore le succès eût pu être douteux, et douteux aussi l’agrément de cette démarche.Mon Dieu, je reconnais sans peine que le rang et la fortune ne gâtent rien aux dons de l’esprit, ni aux avantages personnels, et j’ai assez vu le grand monde, après tout, pour qu’il m’eût été possible d’y trouver, sous tous les rapports, un très bon parti.Cependant cette rencontre ne s’est pas réalisée.—Il me semble qu’Aurélie de Beau-vent.—Mère, que veux-tu, ni elle ni les siens ne me conviennent pour ce qui est de la très-sérieuse affaire d’un mariage; et nullo antre ne rn’cst appa« rue parmi nos relations.Au contraire, j’ai remarqué depuis longtemps une jeune personne aussi .agréable que modeste, d’honorable famille et d’une parfaite éducation, unissant des talents sérieux aux plus rares AUX ABONNÉS.Je frappe encore à votre porte : Me trouvez-vous trop indiscret ?Tous ne le direz pss.N’importe, C’est que j’aurais bien dü regret Si, sur votre douce figure, Je vois un pli se former : J’aimerais mieux, je vous l’assure, J’aimerais mieux m’en retourne» que i on argument choses de est' la coll a glissé a ii9nnl «t|0 ’ ui se soht oyi m «RW en n n ^été Ils ne réel les déclarations les yy» o J* " \ril53i trient pas fatalemen.t d’accord avec effrayés.Sane sont p»s est révolutionnaire, vu peuii quns posent a merveille que ce n’est pas sa fauté iu'son | dés sçrinéiUs.On ne peut pas ÉttéÉie dessein; mais il est révolutionnairejféji>6fcher aû généralJd’â hés dans ses moelles, et rien n’empôchera^i'bataille.;/.Il1 devait la- i rùù qui - font qu’il soit tel jusqu’à la fin.J'qu’il ir’éfait plus rien si -cet aut^lf : .T;nms ^rTftr nir ; ÜT, Un4-1» ; m*, .J.M’en retourner sans vous déplaire ; Et pourtant, il en coûte plus, Croyez-moi,Madame, de faire Une demande qu’ûn refus.On croit que e’est une habitude, Chez nous, que de tendre la main ; Mais c’est nn métier triste et rade, Et l’on y gagne bien son pain.Ah ! ne m’en veuillez-pas, Madame ; Après tout ce n’est pas souvent Que je viens vers vous et réclame En érienne, un petit présent : Une fois dans toute l’année ; Et pourtant, vous le savez bien, , Je suis venu chaque journée, • Sans jamais vous demander rien.Aujourd’hui, tout le monde donne, Ceux, du moins qui peuvent donner : Vous dont je sais l’âme si bonne, Vous ne sauriez me refuser, Le Cie^aemble toujours sourire Sur vous, et verser sa faveur ; Ah ! sur nous veuillez faire luire Un seul rayon de ce bonheur ! Pour nous donner un jour de joie, Peu suffit ; tout nous rend contents.Soyez l’ange qui nous envoie Ce jour attendu si longtemps.Et Dieu qui de là-haut mesure La récompense et le bienfait, es 3 Saura voua rendre avec usure Le bien'que vousaurèz fait.N Leoendpe.Québec, 1er Janvier 1873.N.Tillers défenseur de la religion, de la famille eide la propriété.Il y a un grand mot dans le rapport de M.Batbio, un mot qui vaut à lui seul toute la pièce, d’ailleurs forte et habilement tournée.An parti radical qui n’est pas parti et qui n’est pas radical, mais qui est purement et simplement une armée d’invasion sauvage, il fut opposer un GOUVERNEMENT DE COMBAT.C’est le mot du rapport, et le mot de la situation.On ne saurait trouver une expression qui dise mieux ce que le crotivernement de M.T hiers n’est O pas Il faut un gouvernement qui com- li “ prixnitif est M.Thier^r est île ; ces luyaros et dje ces errants.; On ne voit point son_ père et sa nière.autour de sa jeunes-’ se ;peu ou point de frères; point" die fils point df neveux.; .Il Ji'a; "pwiti été gouverijé par la famille/,et n pas eu de famille à gquvèrnor.„',’.Il ia ignoré ces nürifiants éoucis, cdS jiôK pétuelles préoccupations, ^es freins chers, ces douleurs.Il a vécu sans Dieu ft naàns t enfants, égoïste comme le faftg Diep^e §CP«n,ception; uniquemen^occu^.dÿ ; gouvernement des choses.Croyant que les âmes (s’il ylSi”a~!l ?
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