Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 10 janvier 1873, vendredi 10 janvier 1873
I6ème année QfnëStâc, v ists ypw va JOURNAL # ni R ETS (’AN ADIENS.i J i i •II;î Oïl* G- rî’HPXCK ! *.T .TVWM 11.:-r.: r l0 ; » *.J ! i 1 ( 1 r i U' Fcuillolon du " Courrier du Canada.” 10 Janvier 1873.UN CŒUR PUR.tz CHAPITRE .XIII • • ’ - ' J i • (Suite.) Le regard si désole et l’accent si sincère qui accompagnaient ces paroles ne laissaient aucun cloute sur la complète innocence de Mlle Ger-înont ; et Mme Daurival, aussi émue qu'embarrassée, adoucissait ses manières et sa voix, sans renoncer au résultat quelle avait à cœur.—Non, dit-elle, je ne puis soupçonner votre droiture, Mademoiselle, et je me hâte de le reconnaître.Mais vous allez voir, néanmoins, si vous n’ètcs pas ici, malgré vous, l’oc-.casion du plus triste débat; et ce que je vais vous dire vous prouvera aussi restiniw» que je fais de votre délicatesse et de votre bon jugement.Aujourd’hui même, il y a quelques instants, j'entretenais mon fils Adrien du grand désir que j'avais de le voir marié, comme il convenait à son r d 11 g.et je lui proposais en toute con-liance un parti des plus distingués : quelle n'a pas*été ma stupéfaction de l'entendre me déclarer, d’abord, qu'il refusait absolument la personne dont il était question et, pressé ensuite par mes conseils et mes instantes prières, m'avouer qu'il avait tin attachement invincible pour vous, oui vous.Mademoiselle, et ne songerait jamais ;ï nulle autre t Impossible, malgré toute ma douleur, d'en obtenir une parole de raison, jugez de mon chagrin ! Mais vous soutirez, Mademoiselle, remettez - vous ; je suis convaincue de voire complète innocence.Au nom d'Adrien le visage de Clo-tilde s'était couvert de rougeur, puis aussitôt d’une pâleur inquiétante,-ci elle avait laissé tomber sa tête dans ses mains tremblantes, comme accablée par une.si étrange révélation.Mais elle se raidit contre sa défaillance et s’écria d’une voix pénétrée : —Soyez remerciée, Madame de voire bonne opinion ! Dieu sait que l’ombre même d’une telle pensée n'a jamais traversé mon esprit.—Je vous crois, mon enfant, je vous crois, reprit Mme Daurival avec un accent de compassion ; mais enlin vous comprenez aussi la pénible situation où nous place cette incroyable persistance de mon iils, et la do,uleur (pie je ressens d'une pareille lutte, moi sur qui pèse maintenant toute la responsabilité denotre considération dans le monde.—Oui, Madame, je comprends la cruelle douleur que je vous cause,quoique bien malgré moi, dit alors Clotilde avec décision : aussi ne dois-je pas hésiter un moment dans la seule réparation qui m'est permise, et je vais m’éloigner sans retard.J'ose croire qu'un peu de temps effacera les traces de ma présence, et que l’on y oubliera bientôt une pauvre lille qui ne se consolerait pas d'avoir laissé la désunion parmi vous.—Vous avez un noble cœur.Mademoiselle.et ce m'est un vif regret de vous perdre, eroyez-le bien!.Aussi, pour tout dire, ajouta Mme Daurival avec une certaine hésitation, je crains encore que mon iils, qui n'a que trop de caractère, ne persiste dans ses résolutions et no nous cause de grands ennuis, que vous seule pouvez conjurer.Promotioz-moi donc, quoi qu’il pût faire, de ne jamais accepter ni sa main, ni son nom.—Oh ! je vous le promets dit Clotilde avec fermeté ; et grâce à Dieu je me retrouverai paisible dans mon obscure conditon.Daignez, maintenant, recevoir mes adieux ; je vais me préparer à partir.—Comment tout de suite, aujourd’hui ?dit Mme Daurival toute pénétrée de celte courageuse vertu ; mais je ne l’attendais pas ainsi, et nous aurions plus doucemont préparé ce départ qui nous attristera tous.—Croyez, Madame, que mon cœur saigne on vous quittant ; mais je ne puis différer mémo d’un seul jour ; le temps seulement de mes derniers apprêts, et soyez mille et mille fois remerciée, ainsi que tous les vôtres, de vos inépuisables bontés.—Mon Dieu, que je suis désolée ! et que vais-je leur dire ?s'écria Mmo Daurival plus émue qu’olle ne le voulait paraître, mais aussi très-satisfaite d’un résultat si ; décisif ; au moins vous m’accorderez le temps, reprit-olle, de préparer A votre départ visage mon pauvre mari si habitué à vos bons soins ; et vous ne refuserez pas de le revoir un moment, en m’aidant à lui adoucir une séparation qui lui sera très-amère, je le crains.Allez donc, puisque vous le voulez ainsi, on vous préviendra quand il en sera temps.Je ne vous fais pas encore d’adieu.—Je serai à votre disposition, Madame, dit Clotilde en se retirant.Elle gagna rapidement sa chambre, mais là, malgré son désir de ne pas perdre un instant, elle (lut s’asseoir pour reprendre ses esprits et ses forces : elle était encore toute tremblante de ce qu’elle avait entendu, et do ce qu’elle avait dit et fait elle-même si inopinément.La réflexion, heureusement, lui apportait le bon témoignage de sa conscience : ni pensée, ni parole, ni acte quelconque qui pût répugner à son souvenir.Elle avait à souffrir pour d'autres qu’elle plaignait encore, et ce n’était pas sans quelque douceur pour une Ame aussi chrétienne.—Courage donc, mon cœur, m> dit-elle, courage ! puisque Dieu te resto, tu emportes touftivec loi.” Calme et ranimée alors, elle écrivit aussitôt quelques lignes à Florentin lui annonçant de graves nouvelles, et le priant de venir avec une voiture, la chercher sans aucun retard.Elle donna ce billet à une femme de chambre qui le porta immédiatement.Et elle se mit activement à tout préparer pour son départ.Une seule pensée l’alarmait encore, c’était la crainte de voir, tout à coup, apparaître Henriette et Mme de Ycrceil : aussi priait-elle Dieu avec ardeur de lui épargner une autre et si douloureuse explication.Elle était très-avancée dans ces apprêts, lorsque Florentin se montra avec un tout bouleversé.—Que vous est-il donc arrivé, errand Dieu ! s’écria-t-il on entrant.Et voyant dans la chambre les malles ouvertes et remplies, il ajouta d’une voix altérée : —C’est donc bien vrai, vous allez partir, vous le* quittez : il m'est impossible d’en deviner le motif! Clotilde le lit asseoir, s’efforça (le lui montrer bon visage et lui dit : —Ne vous affligez pas de ce que vous allez entendre; je lie me l'explique pas à moi-même, et je me sens obligée pourtant de fuir cetto maison trop aimée.Vous croyez que je rêve ou que je déraisonne, ajouta-t-elle en affectant de sourire pour soutenir son vieil ami ; non, je suis bien éveillée, j’en suis 'certaine maintenant, et mon esprit ne s’égare pas.En deux mots, M.Adrien refuse les plus beaux partis et les refuse â cause de moi, moi pauvre fille ! Est-ce croyable V M.Adrien devenu si digne, si chrétien, et avoir si peu do raison ! Vous voyez qu'il faut partir et partir au plus vite.Florentin demeurait les bras croises, tout pensif, et beaucoup plus calme que Clotilde ne l’avait supposé, puis il dit lentement : —Oui, je le conçois, vous devez partir, noble enfant ; et quant à M.Adrien, je puis le plaindre, mais, en vérité, non, ce n’est pas moi qui le blâmerai.—Croyez-vous qu’il fasse bien de contrister sa mère ?Et n’est-ce pas déroger que de vouloir mettre si bas sa famille et son nom ?—Je ne puis quo vous dire une )se nui n 3 s’abaiss doux de le croire.—Elevé ! dans une vie meilleure, oui, sans doute, si nous le méritons ; mais autrement, mon ami, jamais ! je l’ai promis, et rien ne me fera manquer à ma promesse.—Moi qui vous connais reprit vivement Florentin, je vois qu’il y aura un homme bien malheureux, et d'autant plus qu'il aura mieux su vous apprécier.Clotilde rougit, ot d'une voix émue dit aussitôt ; —Ah ! Dieu sait que joie plains, et que mémo je puis lui dire cela, je lui suis reconnaissante de ses intentions.Mais s'il s’est, égaré dans ses pensées, moi, je ne puis plus que prier pour lui.Florentin garda le-silence, se disant à lui-même avec un triste • soupir : —Faut-il que le plus grand obstacle vienne justement 4’elle, lorsque la Providence semblo avoir tout préparé ! Puis jetant sur Clodildo nu regard d’admirable affection, il ajouta d’un air plus animé : Adolphe Archer.Rome* Ou écrit de Rome à V Univers : U En présence de la mort du P.Jan-del, il va falloir procéder à l’électioH d’un général de l’ordre de Saiiit-Dominique, c’est-à-dire réunir à Rome les dignitaires des convents épars dans le monde, et l’on va, par consé- Îuent, faire la première expérience ’une situation inouïe créée par la barbarie de notre temps, si l’on applique la loi de la suppression des couvents, votée aujourd’hui an comité privé du parlement, où résideront les électeurs.Le projet de loi ministériel qui, dans l’exception pour la conservation dos maisons généralices, porto l’empreinte d’une certaine pression des cabinets de l’Europe, accuse l’ignorance do ces mômes cabinets, lesquels ont considéré ces maisons généralices comme la résidence d’un simplo chef de bureau assisté do trois ou quatre employés chargés d’expédior quelques affaires do peu d’importance ou do transmettre ses bénédictions.Ils n'ont pas compris que l'administration centrale d'ordres religieux qui couvrent la surface du globe et entretiennent des missions en des contrées où nos plus hardis voyageurs n’oseraient pas se risquer, exige un per- l4i Béance du 14 décembre., __ .j deuce, soit en organisant sans lui, s’il Déroute de M.Gambetta, retraite • C® et quasi défaite de M.Thiers,.péril d0 eonvornoment do la majorité reconstituée ot victo- i ' rieuse, telle se présente la situation .après le vote préventif, sur le pôti- ' tionneinent pétroleux organisé par la ! gauche.; M.Gambetta est on déroute parce qu’il s’est montré incapable, et n’a pas même su être insolent.Au fond la terreur le travaille et lorsqu’on assure qu’il n’est rien encore, que personne n’en est plu/» persuadé que lui.Il n’a pas dit la moitié de ce qu’il pouvait dire sans entrer dans la vérité, qui n’est pas 6on air respirable.Qui l’empêchait de sortir xtn peu du lieu gouvernement • - j • # « LoüïS' Vkuillût.Trouble* «le Madrid.Ou écrit de Madrid le 12, à \ Univers : L’administration do M.Ruiz Zor-rilla et des radicaux n’a pas hr main heureuse.L’ouverture de l’emprunt de 250 millions de piécettes est éclairée par les lueurs de l’incendie et par les décharges de la mousquette-rie.* Hier soir, vers neuf heuros et demie, par une brise des plus fraîches, les républicains fédérés ont tenté de commun do ses journaux, de feindre au moins des idées du gouvernement, 8 imposer à la ville avec leur répu-d’annoncer qu’il saurait bien conte- Clique.11$ étaient divisés en petits ., soh.sur le peuple frençe,.; à suivre ce mouvement.1 ce peuple, Louis-Nnpoleon 1 u perdu Outre que le marche monotaire est| ®n le livrant à de diaboliques doctri* devenu bien plus favorable, les spô ‘ ' * .’ culateurs sont encouragés par la pro- babilité que les immeuses sommes Sue l’onva bientôt payer pour divi-cudes échus, feront aiHuer sur les marchés grand nombre de rentiers de cherchant le placement de leurs capitaux.La crise politique en France affecte beaucoup notre marché les valeurs étrangères.Elles ont peu participé au mouvement ascensionnel qui a eu lieu sur les .autres marchés.Les emprunts français sont restés sans changement, mais calmes et fermes.Comme on l’avait prévu, les directeurs de la Banque d’Angleterre ont rednit le taux minimum de l'escompte de 1 OjO, et on espère que la semaine prochaine nous le verrons réduit à 5 OjO L’argent est extrêmement abondant.Les u Brokers ” ont escompté toute la semaine au-dessous du taux officiel, et maintenant encore ils prennent le bon papier à 5 3[4 0[0, mais les demandes ont été peu considérables.naires et en mettant lui-même la main à cette œuvre de perversion.Dieu avait établi Louis-Napoléon l’arbitre de l’Europe pour lui rendre plus facile la mission de protecteur de l’Eglise et de son chef ; Louis-Napoléon, pour faire sa cour à la Révolution, a Richement abandonné le poste d’honneur qu’il tenait à Home au nom de la France catholique.Voilà ce que dira l’histoire et il 11e 11e se trouvera pas un seul historien honnête et impartial pour tenter la défense de Louis-Napoléon sur ces deux grands chefs d’accusation.L’histoire dira encore, il est vrai, quo Napoléon III s’est montré, au début de son règne, favorable au chef de l’Eglise et bien disposé envers les catholiques ; qu’il a fait preuve d’une grande habileté diplomatique ; qu’il a augmenté prodigieusement la prospérité matérielle de la France ; qu’il a fait la France l’arbitre de l’Europe, et presque du monde entier.Mais elle ajoutera que Louis-Napoléon n’a pas persévéré dans son dévouement, plus apparent que réel, à l’Eglise et qu’il a fini par pactiser avec ses ennemis après s’être servi de son grand 110m pour faire son chemin ; elle ajoutera, encore, que Louis-Napoléon a édilié la prospérité matérielle de la France sur les ruines de ses vertus sociales et que son habileté diplomatique a abouti à la guerre franco-prussienne et au désastre inouï de Sedan._ .La mort de l’ex-empereur Napo- Uue nouvelle aussi pénible qunn- ^ m ne produira aucuu effet gf.prévue nous a été transmise hier ^ gar lft politique européenne.SOMMAIRE DE LA PREMIERE PAGE Feuilleton.—Un Cœur pur.Rome.La science du 14 décembre.Troubles de Madrid.L’Allemagne aux Tuileries.CANADA, QJEBEC, 10 JANVIER 1872.31ort de Napoléon III.après-midi, de Londres, par le télégraphe transatlantique : l’ex-empereur Napoléon III est mort hier à midi et vmg-cinq .minutes des suites de la grave opération qu’il avait subie trois jours auparavant.Rien ne faisait prévoir que Louis Pour la France, ce sera différent ; il est permis de croire que ce triste événement portera un coup fatal au bonapartisme et, à ce titre, la mort de Louis-Napoléon sera un bonheur pour le peuple français, pareeque l’anéantissement du bonapartisme rendrait, Napoleon dut aller sitôt rendre ses , .1 r , , ± a coup sur, plus lacile la fusion des comptes a son Créateur et la nouvelle I ,.t .1 de sa mort a pris tout le monde par surprise, ses médecins les premiers, comme 011 le verra par le texte des dépêches de notre bulletin télégraphique européen Sans être tout-à-fait satisfaisant, l’état de la santé de l’ex-empereur n’avait, jusqu’à ces derniers jours, inspiré aucune crainte sérieuse à ceux qui étaient les plus intéressés à la prolongation de ses jours, et, tout récemment encore, les 1 partis conservateurs qui seuls peuvent sauver la France en l’arrachant à l’anarchie qui la menace à l’heure présente.Quoiqu’il en soit, nous ne tarderons pas à savoir quelles conséquences aura pour la France la disparition, de la scène des vivants, de l’homme à qui elle doit une si grande partie de ses récents malheurs Espérons que ces conséquences seront heureuses.Nous publierons sur notre prochai-journaux bonapartistes exprimaient ne feuille une biographie de feu l’ex- l’espoir de le voir vivre assez longtemps pour reconquérir son sceptre brisé à Sedan.La Providence, qui se joue des projets des humains, en avait décidé autrement, et c’est dans le moment même 01 la propagande bonapartiste prenait une vigueur plus accentuée que Louis-Napoléon a reçu la visite de Dieu.La mort a pris Louis-Napoléon au dépourvu ; il n’a pu recevoir, avant de mourir, les secours de la religion, et c’est surtout ce qu’il y a d’attris-txnt dans ce brusque départ, pour 1 autre monde, d’un homme qui a eu charge de peuple.Quand le prêtre, mandé en toute hâte par le télégraphe, est arrivé au chevet du lit de celui qui fut Napoléon III, il 11’a plus trouvé qu’un cadavre.Ne nous melons pas, cependant, malgré qu’il y ait dans ce fait de qu n donner lieu à de bien tristes réflexions, ne 1 ous melons pas d’anticiper sur les jugements de Celui qui scrute le fonds des cœurs et des consciences.Espérons que Louis Napoléon a eu le temps de demander à son créateur pardon de se6 erreurs et de ses fautes ; espérons qu’il n’àvait pas attendu à la dernière heure, à l’heure su- prétne, pour 6e mettre en règle avec •on Dieu.Mais s’il nous est défendu de franchir la limite qui sépare Louis-Napo-lten III du monde des vivants et de chercher à pénétrer les secrets du jugement qu’il a subi au sortir de la vie, il nous est permis de juger ses r actes comme souverain.Ah ! il est bien terrible l’interrogatoire que Louis-Napoléon aura à subir devant la postérité.Louis-Napoléon, lui dira la postérité, qu’as-tu fiait du grand peuple çue Dieu avait oonfié a ta garde ?empereur Napoléon III.Nous sommes forcé de nous borner pour aujourd’hui aux quelques détails suivants : Lois-Napoléon Bonaparte était né à Paris, au château des Tuileries, le 20 avril 1808 ; il était, par consé quent, sur le point d’entrer dans la soixante-cinquième année de son existence.Il était le troisième lils de Louis-Napoléon Bonaparte, roi de Hollande, et de la reine Ilortense.Elu président de la République le 12 décembre 1848, il devint empereur le 2 décembre 1851.Il épousa le 30 janvier 1853 la comtesse de M011-tijo, qui prit Je nom d’impératrice Eugénie.Napoléon III laisse un fils âgé maintenant de dix-sept ans moins deux mois.* dans les nuages.En un mol, à 40 ans, il est jeune, très jeune, trop jeune.Le mot est lancé, et je 110 le rétracté pas, quoique je sache parfaitement coque l’on va objecter.u Dans notre siècle, iuomlé do réalités, n'est-ce pas un grand mérite do conserver longtemps l'enthousiasme et la poésie du jeune âge ?Et n'est ce pas ce qui fait la gloire He notre abbé?Lisez ses œuvres: c’est la fleur?c'est l'aurore, c'est le printemps ; Voyez cette phrase ; n’est-ce pas joli ?Voyez ce stylo ; n'est ce pas charmant ?" Je ne conteste pas ces éloges mérités.Je soutiens aussi que cet écrivain est charmant.Mais, comme disaitDcMaistré, j'entends que ce inot soi! une critique.Tout jeune qu’il soit de pensées et de style, M.l’abbé Casgrain se laisse volontiers appeler le père de la littérature canadienne, et Placide Lôpine, qui probablement écrivait sous sa dictée, l’a proclamé pompeusement.Plusieurs fois il a fait comprendre lui même que ce beau titre lui appartenait.Aussi, lui est-il arrivé de parler de notre littérature comme un père de sa fille, et lorsque M.île Gas pé lui lit lecture des Anciens Qinadiens.c'est au nom des lettres canadiennes qu'il lui sauta au cou et lui cria : merci ! Quel père n’en eut pas fait autant à la vue du riche héritage qu'un bienfaiteur inattendu apportait à sa 1111e.! A la première page de l'étude critique qu'il a publiée sur M.Chauveau, M.l’ab-bée Casgrain déclare que l'avenir de la littérature canadienne est assuré depuis I860.Je me suis demandé pourquoi cette date plutôt qu’une autre, et je inc suis aperçu que cette année-là (18604 avait vu paraître les Légendes.Certes, ce livre est très joli, et j'excuse volontiers M.l'abbé Casgrain de croire qu’il a fait époque dans l'histoire littéraire de notre pays.L'illusion était facile.M.l’abbé y faisait preuve d’un beau talent, et, comme de jeunes écrivains pleins de promesses firent leur apparition immédiatement après lui, il a pu croire qu’il les avait enfantés à la vie littéraire, et leur avait donné l’essor.Je crois, néanmoins, que c’est pureillu-sion de sa part, et que la littérature cana dienne est née avant les Légendes.Mais si l’on prétendait simplement que sa fantai sie paternelle doit lui êtro pardonnée à cause do son amour des lettres canadiennes, je le concéderais volontiers.Car je le crois véritablement ami de notre littérature, et s’il recherche un peu la scène e-t le bruit, il faut penser que c’est par intérêt pour elle et pour favori so b scs débuts dans le monde littéraire, comme un père s'impose des frais de représentation pour l'avenir de sa fille.Aussi, accueille-t-il avec sympathie toutes les œuvres qui voient le jour, et son bonheur est centuplé lorsqu’il peut se rendre le témoignage qu’il y a contribué.Son désir de tous les jours, ce seraitd*ex ercer une espèce de magistrature sur tous les écrivains canadiens, et de mettre un peu la main h tout ce qu’ils publient.Ce désir est en parti réalisé, mais je 11e crois pas qu’il y ait lieu de l'en féliciter; car il y a là pour lui un danger réel, un écueil qui s’appelle le pédantisme littéraire ; et je crains qu’il n'ait pas toujours su l’éviter.Il a formé avec quelques disciples une société d’admiration mutuelle perpétuelle, et ce sont pour lui de mauvais amis littéraires.Ils ont leurs soirées où ils se lisent leurs œuvres comme on faisait au seizième siècle,en France.C’est Ronsard et ses amis le croyant modestement les créateurs de la littérature canadienne.• Ils s'applaudissent, ils se félicitent, ils s’admirent, ils s’encouragent, et la correction fraternelle y est inconnue.Ils conjuguent entre eux ce verbe favori : je te loue, tu me loues, il nous loue, nous 110113 louons, vous vous louez, ils se, vous, nous louent î Ce culte ardent et réciproque de leurs qualités les empêche de voir leurs défauts, et iiuitau développement de leurs talents.C’est un malheur pour l’abbé Casgrain dont la plume est remarquable, mais sus ’.’ailleurs; quoique répété avec grand ac compagnement de variations—et une voltige alerte, exécutée sur une seule corde.L’apparition de ce livre n’a pas causé tout l’effet que l’auteur attendait, quoiqu’il fût bien calculé pour cela.Car, c’est là une des faiblesses de notre excellent abbé : il n’a pas la vertu de renoncement au succès.Au contraire, il adore lo succès et il n’oublie rien de ce qui pont y conduire.Il connait à fond toutes les ficelles qui peuvent servira hisser un auteur sur le pavois,et il nedédaigne pas de les employer quand il met au jour une œuvre nouvelle.Il ne tient pas non plus pour méprisable le succès qui rapporte un peu d’ar gent, et, de tous nos littérateurs, il est probablement le seul qui ait sû retirer de bons bénéfices dii sa littérature.' Pour se convaincre que, dans l’esprit de l'auteur, les Légendes étaient un livre à effet, il suffit de parcourir la table des chapitres: Apparition! Silhouette! Mort! Vision! La Vespréc! Agonie* Lamentation ! Rêve! Sang! Serpent! Hallucinations ! Le mirage du Lac ! Un Esprit! Comme un luth d'ivoire! Course! U echo de Ut montagne! Une dme dêfleurit !.Les visions! Gazelles et tigres! L'orchestre infernal! J'en passe quelques uns assez ronflants! On ne voit rien d’aussi féerique dans les Mille et une nuits ou dans les contes d'Hoffmann.Il faut dire que les Légendes sont aussi des contes, avec une physionomie romantique très prononcée.Si des chapitres je passe aux épigraphes, le fantastique grandit, et la tendance à l’effet devient plus manifeste en- ! que pensez-vous d’une voix qui bave, mais qui bave d’une lèvre édentée ?Maintenant, si le lecteur est curieux de savoir quels blasphèmes bavait cette voix à la lèvre édenté, il pourra lire aux pages 221 et 222 des Légendes des vers d’Alfred de Musset, qui sont peut-être les plus beaux de la langue françrisc, et qui ue contiennent absolument rien de blasphématoire.Ce qui u’einpôche pas notre écrivain d’ajouter : u El le monstre, en vomissant ccs blasphèmes, a poussé des ricanements d’enfer.” Dieu nous fasse des monstres semblables! Et pourvu qu’ils nous disent d’aussi beaux vers, je leur pardonnerai d’être fa n là m es—u le ère s —ca dav res—s p ce très, et de se couvrir d’une peau voltairienne.Je prends ces phrases au hasard, et je pourrais eii citer d’autres dans cette même Fantaisie, où la folle du logis se promène avec beaucoup trop de liberté.J KAN PlQUKFORT.là continuer.) Le bal donne avant-hier par le maire et les citoyens de Québec à Leurs Excellences le gouverneur-général et la comtesse Duifcrin a été un succès sans précédent.Près de huit cent personnes y abritaient.On voudra bien ho pas oublier que c’est ce soir à 8 heures,[que M l’abbé N.Bégin commencera son cours public à l’Uni versilé-Laval, sur les questions controversées do l’histoire de l’Eglise.XCrrol ogW, core.Ils sont à lire, et j’v renvoie le) # — lecteur, qui pourra constater en même ; Une dépêche d’Outaouais nous temps que la ponctuation ne le cède en : nppR(U•< u ses éwees d Or et je re* grette bum de n avoir pas été a temps pour lui offrir toutes mes congratulations mis tonte son habileté de ciseleur, toute sa force • l’artiste, toute sa richesse de coloriste.Il a voulu élever son monument, bâtir scs colonnes d’ilerculc, et il a cru qu’il avait réussi.Il s’est trompé.La Jongleuse forme à elle seule plus de la moitié du volume, mais ce n’est pas la mieux remplie.La Fantaisie porte bien son titre, mais n’est pas à sa place.L'auteur sentait le besoin de parler un peu de lui même et de placer quelque, part des phrases faites depuis longtemps, lilies étaient si fleuries, ccs chères phrases ! et mes vœux.J’ai lu avec un vif intérêt ce compterendu.et le discours du bon l\ Braun, que nous avons possédé autrefois à Poitiers, de sorte que de loin j’ai pu odorcr et goûter le menu du banquet spirituel, tout eu admirant la description de l’au-t re.Priez pour notre malheureuse France! Le bon Dieu a été miséricordieux envers votre pays quand il l’a séparé de nous.Et pourtant, notre relèvement intéresse l'église et le monde.Dieu fera ce que les hommes sont plus Elles avaient tant ébloui leur père lors ! que jamais impuissants à faire.Le libé-de leur éclosion: Il netait pris possible ! ralismt* a '«nbôcilisé les esprits parmi de les laisser plus longtemps sous le lmis- ' nous'-el les-l>1,,s ‘^nnêtesgen.s sont frap- seau.C’est l’excuse qu’il peut invoquer pour avoir mis au jour des phrases comme celle ci : “ O joies île ma blonde enfance ! co “ lombes de mon cœur hors du nid pes cl’um* impuissance radicale.—\Nou-v eau-Monde.\ retrait «l'une lettre» «l'un Vicaire ^.VAPEUR DU GRAND-TRONC.AFIN de s’accommoder aux besoins du public, le vapeur “ ARTIC, ” fera, à commencer de ce jour, un voyage spécial, TOUS LES SOIRS A 7 heures aussi longtemps que la navigation 1* p-T-aiettra.Par ordre, A.GABOURY, Secrétaire.Québec, 10 Janvier 1872.vraco élégante* pour Dames, Pupitres, Plumes en Or montée* on Nacre do Porte, Boites do Peintures, Boitoe do Mathématiques, Livres do Prière* en Ivoire, en Velours de Soie avec riches garnitures, Chapelets montés on Or et en Argent.Un atftortimont considérable do Jouots pour enfants, lo tout sera vondu A très-bas prix.Les chefs do famille sont surtout invités A venir faire leur approvisionnement do Vin, Eau-de-Vie et Gonièvro k son établissement.60s vins sont très purs, étant importés directement par lui, il est en mesure do garantir la qualité et de les vondro à meilleur marché que partout ailleurs.J.A.LANGEAIS, Libraire, Ruo St.Joseph, St.Roch.Québec, 30 Décembre 1872.ACTE CONCERNANT LA FAILLITE I860.C A S A D A ) Phovikck »k yuénEC l.COUR SUPÉRIEURE.District de Québec.) Daas l'affaire de KLZKAR LAVOIE, Failli.LE Premier JOUR do FEVRIER PROCHAIN, le soussigné demandera à la dite Cour sa décharge en vertu du dit acte.KLZKAR LAVOIE, par Amyot et Ta*ciiki\kau, ses Procureurs ad lilem.Québec, 23 Décembre 1872.—tm 1(104 m 4 LIGNE ALLAN.ACTE CONCERNANT LA FAILLITE 18G9.CANADA ) Psovu.cs DE Qitltîîîc J* COUR SUPÉRIEURE.District de Québec.) Dans l’a aire de JOACHIM BEDARD, Fils, failli.LE Premier JOUR de FÉVRIER PROCHAIN, le soussigné demandera à la dite Cour, sa décharge eu vertu du dit act*.JOACHIM BEDARD.Fils, par Amyot et Tascherkatt, bps Procureurs ad lilcm, Québec, 23 Décembre 1872.-1 m 1005 TAPIS, TOILES CIRÉES, RIDEAUX.NOUS offrons en vente uu magnifique choix de nouveaux j va trous de Tapis de Bruxelles, Tapis de Tapisserie, Tapis pour Escaliers, Toiles cirées Anglaises.—AUSSI— Nouveaux cordés (Ropp), Damas pour rideaux.Franges, Clauds, Corniches en cuivre, etc.JO?.HAMEL A FRÈRES, Ruo Sous-Ie-Fort.cadeaux du noul et du JOUR DE L’AN.centras avec U gouvernement du Cduadn por-r U transport dre Malles CANADIENNES ET DEH ETATS-UNIS.1872.—Arragements d’H iver.—1873.CKTTK LIGNE se compose (les puissants steamers en fer de première classe suivants, bâtit sur lo Clyde, à double engins : Noms, Tonneaux.! -000- 180* Montréal.9 Janvier.Il part «i de ia banque d** Montréal vendues 5 J ; 12 A 181 et 11 à 181} .fermant do i - AVIS.î 8 0 181.AT d«* la banque Ontario dont 1Ü0J fermant de 100 à 101.H) de ia banque du Peuple ont réalisé 10».55 de la banque dos Marchands plu-céos à 109.90 de lu banque du Commerce ont i changé d- mains à U6J fermant de 110 à 1*51 Pianos ! Pianos ! ! 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(Juébec, «S Janvier 1873.Ii.u’\ a pa .probahlenieni de meilleure ma-nièr»‘ d • 'r** utile à nos lecteurs que leur recommander lo Uniment tnodyn de Johnsott.Il est propres presque tuns les usages de la médecine de lumilb-.“t «1 u‘a po> snn égal comme spécili-quepcurl i t•••••• ••• • •••••*•*••••* •••••••• ••««••• ••• • • • •• 11.00 10.00 0.13 ! 0.08 0.05 0.10 AMERICAINS, jusqu'à nouvel ordre, sera de i 1* pour cent.R.S.M.BOUCHETTK, .Commissaire des Douanes.L.i L’avis ci-dessus est le seul qui devra paraître A.fc J.VÉZ1X \ h* I ittns les journaux autorisés à le publier.‘ ’ n?.Rue SL jean.r j Qu‘-b»r, •» Janvier 1873,________________ CHEMIN DE FER —DU— GRAND TRONC On ne jv*ut s’assurer de chambre qu’en payant d’avance.' Il y aura dans chaque navire un médecin expérimenté.Pour plus amples informations s’adresser à ALLANS.RAK A CIE, Agent Québec, 3 Janvier 1873.IE et après LUNDI prochain, le 13 du courant, J le Train do la Malle pour Montréal, laissera la Pointe-Lévis, à 8.00 huurcx i*.M., au lieu de 8.30 P.M.C.J.IJRYDGES, Directeur Gerant.Québec, 10 Janvier 1873.ACTE CONCERNANT LA FAILLITE 1369.QUEBEC, BOSTON • • ••• • •• i•• ••••« •v*l •••••••••••••••••••«••••••••••*••••*••• • ••• •••••••• Agneau, par quartier.Lard frais, pur 100 livres.#l par livre.“ salé •* .Jambons frais.0.1J •• snlrs et fumés.0.15 Beurre par livre sa lé.frais.Œufs, la douzaiu Sucre d Vrable, par livre.Volailles, 1ère qualité, par couple.•* 2e 1 Poulets par coupl?Dindes, 4* Oies, •• Perdrix, ** Canards, •• Oignons, le baril.Pommes, 1ère qualité, par baril.Patates par minet N.B.—Toutes demandes pour pianos accordés j f étant laissées au dit magasin, seront ponctuel-A-Cri .loment exécuté par notre accordeur bien connu, 0.50 | M.j.HUTCHESON.8.00 ; A.k J.V.0.80 î Québec.20 Décembre 1872.MALADIE DES •••••*•••* •••••••••••••••• ••••• ••••••••••*••••••••••••••••••••• • • • • • •• • •••••••••••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••*•••••••••••••••••••••••••••••• •*•••*•••* • •••••••••••••* •••*••• »•••••*•• •••••••*•••••*••*•••••••••••••••• i •*•• ¦•••*•*• »•••••• ••••••• ••••••••«•••*•••••••••••••»« (MO 0.11 0.25 Ü.20 0.18 0 30 0.60 0.30 2.00 1.00 0.35 0.G0 3.00 4.00 0.50 PROPRES POUR ETRENNES, Etc., Etc.JUSTEMENT REÇU.Assortiment le plus beau et le plus varié d’Ar-ticl^s de Bureau, etc., etc.Magnifique assortiment de Livres de Prières, couvert en Ivoire, Velours, riche garniture, Cuir de Russie, Chagrin, Tranche Etoilée, Desané ornements dorés.Fermoirs et Coins, etc., etc.—AUSSI— Vin*.Sherry, Port, Eau-de-Vie, *nr.CHEVAUX (EPIZOOTIE.) ¦o COM M EN’1 LKS VI Kl I.LARDS ET LES INFIRMES FONT S II.’LACÉS PAU LE SIROP COMPOSE l MA POPIIOSPIIITKS.P,;m»\m la vigiitMirde la jeunosse la perte de la pui-sare* • de l’esprit est balancée par l’activité de- fondions iiutritiviîs sans l'aide de la seienc»*.Vai?le Temps, cet éternel dissipateur de la rai.-nii, inet une limite à sa force et c’est à cette époque que la science peut aider l’homme et lui rendre sou énergie épuisée.Clin pie efibrt de l'esprit, chaque mouvement du corps enlève lin volume d’etoiuent nerveux proportionne 5 la grandeur de la pensée ou do l’acte et puisque cettu combinaison d’Ilynophospliites donne la force de la vie au corps, elle doit aider le mécanisme humain après que la vigueur de la jeunesse est passée, 10 Jam ier 1873.—3f *•*••••••••••••••••• •••••••••••••*•• •••••••••••••••••••••••••••«••••••••a t •••••••*•*•• Saumon N*.par20U livres.18.00 " •• .0.10 Morue verte, tn bar il.•' en draft." " pur livre Il ont • sèches, qui*.la!, No.!.« .• •• 2 * ’ '/ • %•••••••••••••••••••••••* UulU de Morvi^, par gallons.Harengs du Labrador, 1872.jwir bari .a.“ de Caraquet.Foin, Bauvcllo récolté.*, •• “ 2e qualité.Aroiae “ Ml •••••••»••••••••• »•••••••••••••••* • • • • • ill*M**MI**l*l*tM**l*t«i ••••••• 3.50 4.75 0.03 4.50 3.75 • .55 4.00 3.25 13.50 11.00 0.45 Qu II n*' rtiut pas oublier que le Soussigné est le seul agent à Québec pour b* célèbre •• Moulin n Coudre Banner.” lequel donne 1h plus haute satisfaction, se vend à bas prix et conditions très lilK*ral*s.!.I\ DKRY, Li nuaiuk.47, Rue St.Pierre, Basse-Ville.Québec, 30 Décembre 1872.Une guérison certaine contre cett" maladie con* tngieuse maintenant si répandue parmi les Chevaux de la Puissance, est la POUDRE DÉPURAT1VE DE FAUSSE.qvi x trt Lni'Lor(:i: avi:c sixcfes Dans les écuries de la Compagnie des Chars Urbains de Montreal et aussi dans les Lieenj Stables de cette ville.A vendre chez DEVINS & BOUTON, Pharmaciens, Montréal.C A N A I) A ) Phovince uk Qi kukc [ COUR SUPÉRIEURE.District de Québec.J Dans l’alfa ire «le LEMAY, VOIIL A Cir., Faillis.SAMEDI, lo premier jour de Février prochain, le soussigné, tant en son nom individuellement que comme un des associés de la dite compagnie, demandera à 1a dite Cour, sa décharge en vertu du dit acte.Québec, 20 Déc.1872.LEON P.VOIIL.Québec.30 Décembre 1872.— !m 1008 R.Pamphile Yaflee, NOTAIRE PUBLIC, BUREAU D'AFFAIRES : 21, Rue Garneau, j HAUTE-VILLE.IL se chargera, outre les affaires ordinaires do la Profession, de la rédaction de Requêtes, Correspondances, Mémoires.Circulaires ; aussi, d’afinires monétaires ot d’agences.ET I Solliciteur pour « L’EQUITABLE DE NEW-YORK.’’ Assurance sur la Vie (Première assui rance du monde entier : affaires on 1871 : au delà de QUAftANTE-UN MILLIONS DE PIASTRES ) Québec, D» Octobre 1872.—3m 15S0 li Naissances.de En cotte ville, b* 6 du courant, la dam* J.P.Garneau.écutcr, une tille.A Beau port, le 5 du courant, la dam# du Dr.J.M.Turcot, une fille.•ooo- CoiUrefucons des Pilules de Blancard.| ACTE concernant la faillite 1869.Vendre sciemment un médicament contrefait,- - c'est *•> complice d’un faussaire, c’est ! D„n.VafTnire de compromettre seuxont la santc d un nielado ; nprès avoir abusé do sa confiance.JAMES MALO.NET.Marchand.Par suite t es prix élevés de l’iode, principal élément des pilules de Blancard, on doitsodêuer maintenant plus que jamais des produits frélatés mi se cachent dcrrüve nos marquas do fabriques.Failli.?i_______ ____.)o quelle fraudo on ellot no sont pas capables ces industriels qui.après avoir volé notre ’signature, ont poussa parfois la cupidité jusqu’au point de remplacer Fioduro du for par du vitriol î.rn-r » » i VIS est par le présent donné qu* le failli a déposé, dans mon bureau, un acte.de compo- VEtlT iee, Au nom do la moralité et do la santé publiqu nous abjurons donc ici nos clients de vouloir bien s’assurer toujours de l’origine des pilules qui portent notre nom, en faisant appel, entre autres movons pratiques, h la bonne foi do nos confrères les pharmaciens.Nul doute que ces honorables ! Québec, 10 Janvier 1873.—6f intermediniros no se lassent un devoir do so pro- ' • curer lus véniTAin.ES pilules de hlascasp, soit ! sition ot de déoharge, portant avoir été exécuté par uno majorité en nombre des créanciers du dit failli, représentant les trois quarts en valeur* de ses dettes, f-ujot k être vcriûc en évaluant toile proportion ; ot si aucune opposition au dit aete n’ost faite sous trois jouri juridiques k compter du 25 Janvier 1873 k la dernière insertion da cet aviB, J’agirai en vertu du dit acte suivant ses termes.WM.WALKER, Byndio OTidel.1616 LF.PETIT jcf* ivAGiiicri/runt: 99 —l'An— HUBERT L\RUE, N'est en vente, à Québec, que chez les libraires suivants, à savoir : St.Roch : J.A.* LANG LAI S.Basse-Ville .I.P.DÉRY.Cote do la Basse-Ville : O.FRÉCHETTE Québec, 27 Décembre 1872.—2m 1607 A Québec chez GIROUX & FRÈRE, J.K.BURKE, Pharmaciens ; et chez W.K.BRUNET, Pharmacien, St.Roch.Québec, 8 Novembre 1872.1567 Grande Réduction.V* .• Mui.mr, ¦ lune « i Connin, 1 1 TRAVERSE DU GRAND-TRONC.|^E vHfenr él ARTIC ” fera Ses nsyngee cemn: fuit, jnequ'à nouvel ordre : LAJSStnU OV^TTC.chez nous-mémé à Paris, soit chez nos correspondants.soit enfin dans les maisons les plus rccom-luandables (lo leur pays.BLANCARD, Pharmacien, rue Bonaparte, 40, à Paris.Agents généraux pour le Canada ï FABRE et GRAVEL, à Montréal.Québao, 4 æpt.1872,-4».2f pot.A VENDRE.ÜN PIANO de sept octaves, de seconde main et en parfait hou ordre.S’adresser chez le soussigné, A.BÉLANGER, No.0, Rue et fuubourg St.Jean.t Jaaviftr 187lit* 6.66 A.M.—'Train mixte iicrnr Richmond et train de malle pour la Rtvibre-du-Loup.5.60 P.M.—Train de la Malle pour Montréal et l’Ouest.GRANDS avantages pour vous! procurer des Presents pour le JOUR DE L AN.Nous offrons maintenant les Mar- j chandiees suivantes à un grand j escompte afin de les vendre avant j la fin de la saison : ! 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