Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1 décembre 1873, lundi 1 décembre 1873
Heine année QUEBEC, LUNDI .,1 DECEMBRE !S73 JOURNAL r fi- ¦w DU Numéro 127 M CANADIENS.JE CROÎS, .T’ESPERE ET J’AIME Feuilleton do “ Courrier du Canada/’ 1 DÉCEMBRE 1873.charge !.Un enfant est-il jamais ii dira combien vous y avez pris de fient Dieu dans le ciel, et nous for-: pourront en mille manières vous] A.McKay ont bravement et élo- ère?soins et de peines, quelles folies tifient dans ce combat de la vie.! tourmenter/mima?» autem non pos- LES TROIS AMIES.111 Suite.Vaincu il céda, sacrifiant le devoir et T honneur aux affections domestiques ; mais lorsqu’il eu fait partir la lettre qui annonçait son refus à la municipalité de Lyon, il retomba sur son fauteuil, insensible aux caresses de Gabriel le, pale, fri-sonnant, et il s'écria : —Il me semble que je viens de signer mon arret de mort ! A la meme heure, Lucie recevait une lettre de son mari, alors en garnison à Paris.Voici ce qu’elle renfermait : “ Vous vous plaignez, Lucie, de ’ la froideur de mes lettres, et vous me demandez la raison du changement apporté dans nos relations.Ai-je besoin de vous l’expliquer ?Quel mauvais génie, pesant sur ! tous mes jours, contrariant mes goûts, violentant mes inclinations, a dénaturé mon caractère, et remplacé par le fiel et l’aigreur les sentiments doux qui jadis remplissaient mon ame ?Ai-je besoin de vous nommer celle dont la volonté, sans cesse en opposition arec la mienne, me forçait, ou à des luttes quotidiennes, où au sacrifice absolu de mes projets ?.Du jour où votre caractère s’est dévoilé à mes yeux, j’ai renoncé à la vie d’intérieur que vous auriez empoisonnée ; je suis resté sous les drapeaux, seul refuge que vous m’eussiez laissé ; j’y ai conquis cc rang et ces honneurs qui vous plaisaient tant ; mais puisque vous avez atteint votre but, souffrez avec patience les ennuis de l’homme qui a manqué le sien : vous n’avez pas voulu que je goûtasse le calme de l’étude, l’indépendance des champs, eh bien ! madame, endurez, endurez sans vous plaindre l’humeur et les bourrasques du soldat.“ Vous pouvez venir me rejoindre à Paris, où le régiment que je commande doit séjourner quelques mois : le monde ne doit pas pénétrer les secrets amers cachés entre nous.Adieu, Lucie.“ H.Julian ” Lucie rêva un instant, plia la lettre et se dit à elle-même : —Il sera bientôt général.A la meme heure, dans un modeste bureau, Delphine, assise auprès de son mari, lui disait d’une voix douce où retentissait l’affectueux dévoument de toute sa vie : —Mon ami, pourquoi vous troubler, pourquoi vous décourager ainsi ?La Providence nous aban-donnera-l-clle ?Cc billet qui revient protesté n’engage pas notre fortune.—Non, mais en ce moment de crise, il la dérange.Toute l’année, déjà si pénible, s’en ressentira.Ali ! qu’il est triste, après vingt ans de labeur, de fatigue, d’échouer presque au port ! Delphine s’était levée et fouillait dans le secrétaire.Elle en tira un portefeuille, et dit à son mari : —Tenez, Edmond, voici l’argent que vous m’avez remis à l’avance pour acquitter les deux dernières années de la pension de notre fille.Il vous servira plus utilement à solder cette traite.—Mais comment faire ?et Charlotte, laisserez-vous son éducation inachevée ?—Si vous le trouvez bon, mon ami, Charlotte reviendra près de nous, et je lui servirai d’institutrice.* —Vous ?—Sans doute : vous m’avez encouragée à cultiver mes petits talents ; je pourrai donc les lui communiquer, et de plus, je la mettrai au courant des affaires du ménage.—Ce sera une lourde charge pour vous, chère Delphine.—Une occupation, oui, mais une charge à sa mère —Vous avez tant de travail ! ;ont tenté l’entreprise malgré ciel —Je me lèverai une heure plus et terre, malgré l’anéantissement tôt, je me coucherai une heure plus .morale et physique des républi-tard, et la balance se fera.; cains, malgré Napoléon mort, mal- Edmond réfléchissait.Enfin, il ! gré Orléans noblement désabusé, prit la main de sa femme, et lui I et enfin quelles folies ont vaincu, dit avec une sorte d’attendrisse- [ On dira que vous avez fait cela ment: jpar amour-propre, en dépit de tout ce qui vous avertissait que vous alliez vous rompre le cou.Vous vous êtes obstinés savamment le l’aire quand la révolution vain -vres.il m’acceptera, je le sais.je eue n’avait besoin que d’un seau vais aller me propose]*, qu’en dites- d’eau pour s’éteindre, mais n’avait vous?jbesoin aussi que d’une flammèche —Mon ami, cela vous coûte ! | et d’un peu de vent pour se rani- —Bah ! si cela m’ennuie, je pen- [mer et dévorer soudain l’édifice et serai aux enfants, à vous, à l’hon- I les pompiers.Vous pouviez fournir neur de notre signature qu’il faut l’eau, vous avez préféré donner la sauvegarder.J’y vais de ce pas.! flammèche et souiller le vent.Et le front et le cœur joyeux, il i II n’a pas fallu souiller beaucoup ; sortit en fredonnant: Fais ce epic j mais vous avez souillé à propos.dois.—Delphine, je puis disposer de quelques heures par jour : M.Deslandes, notre voisin, désire trouver i' quelqu’un qui l’aide à tenir ses li- à Madame Bourdon.M.Thiers, M.Gambetta et M.Boulier n’y sulïisaient pas.M.le duc de Broglie s’y est mis en compagnie de M.d’Audiffret.L’histoire n’est pas encore bien connue, | mais on entrevoit le détail de leurs j combinaisons assidues.Ils ‘ont su __ i manier le soullletqui s’appelle Fes- Toutse brouille, se défaufile et Parlcmcntaire.Cela s est fait [à suivre ] France.s’en va l’on ne sait où.La fameuse prorogation, qui l’autre jour semblait assurée, devient douteuse.On propose un rabais.11 n’est plus question de dix ans, mais de cinq.L’aura-t-on même à ce prix ?Dix ans semblait fou, mais cinq ans, pnncipalament au nom du drapeau tricolore, en suscitant l’armée.Us ?ont dit à l’année qu’elle roulait son drapeau.Si farinée a le droit de vouloir son drapeau, elle a droit de vouloir celui qui le portera.Dites à présent : Cedant arma loger, c'est une autre affaire.Cela de-j*ia^es Parlementaires ! Pour le vient sérieux et paraît bien pire.Un mot profond échappe au Figaro l’un des meneurs de cette politique affolée.Il se rattache au cinq ans : “ Qui sait, dit-il, si ces dictatures temporaires et tempérées ne sont “ pas ce qui convient le mieux à “ la France ?” Qui sait ! Les voilà à rêver le définitif formel et officiel du provisoire, après trois ans moment, l’engin paraît réussir ; mais l’armée entre en scène.Elle prend un rôle politique.Qui peut pire si ce’n’est pas pour longtemps ?Qui peut dire qu’au bout il n’y a pas la fin de l’administration, la fin dé la magistrature et même la fin de l’armée?Ce sera un bel incendie.Le drapeau tricolore l’aura allumé pour “ La France certainement est au premier rang parmi les nations qui ont contribué à donner un plus grand nombre de saints à Jjjl’Eglise.Et, en effet, celui qui [alla le premier en France porter la lumière de la foi et de la sainteté fut un ami de Jésus-Cluist : Jjazarus ami-r pos- éunt occidere.’ “ Ayez toujours présentes les paroles de l’Evangile de ce matin.Dieu n’a pas dit: licati divites; mais : lieati pauperes.Il y a des pauvres d’une pauvreté forcée, des pauvres d’une pauvreté volontaire et des pauvres d’esprit et d’élection.wnoster.Sa sœur Marie, qui II est vrai que cette pauvreté d’é-optimam partem 'legit, s’euferma.I lection est persécutée par la barba-in caverna maccrkr pour se vouer à f rie de certains gouvernements, qui, la contemplation des béatitudes cé-iâvcc une politique tyrannique et lestes.Et Marthe, l’autre sœur, [impie, dépouillent et détruisent les qui sala eg chat rirca frcepicns ministe- ! asiles de ceux dont la vie est rium, s’appliqua au culte et à l’ex- • consacrée à la prière, aux œuvres ercice de la charité pour •'multiplier j du ministère ot de la charité ; mais les adorateurs de Jésus-Christ ; et ne craignez point : Dieu ne tardera dans cette charité même satagehat.pas à se souvenir de nous.“ Notez qu’il est écrit satagehat, ¦ “ En attendant, sur les divers cc qui signifie qu’elle s’employait à j points du globe participons tous à la suffisance, ni plus ni moins de ce j béatitude annoncée par Jésus-qu’elle pouvait et de ce qui couve- Christ : licati gui pcrsecutionem panait.Peut-être parmi vous y a-t-il tiuntur propter justitiam, et prions tel frère trop lent dans l’accomplis- pous tous, particulièrement pour sement du devoir, tel autre au cou- moi-même, afin que l’espoir et la d’un essai et qui les a mis dans le 8on.dernier triomphe, lout porte à \ a plus inexorable bourbier.Provisoire définitif révient république définitive.11 n’en veulent pas sous ce ‘nom, à cause de deux inconvénients.Ce provisoire .définitif ne serait pas définitif, puisqu’on n’y pourrait pas rester, et ne serait pas provisoire puisqu’on n’en pourrait pas sortir.Le temporaire serait toujours la même chose, le tempéré ferait toujours déchirer le gouvernement “ stable et fort ” que le temporaire ne comporte pas.Quelle rage de chercher un gouvernement en dehors dos condition de tout gouvernement, et de croire croire que le drapeau rouge flottera sur les ruines.Alors, peut-être, si le Ciel a pitié de nous, il enverra “ celui qui doit venir,” et la France pourra recommencer.Louis Vkuillot.Notre correspondant de Borne nous envoie la traduction du discours de Pie IX, en réponse au discours d’action de graces du T.B.F.Philippe, à l’occasion du décret par lequel Sa Sainteté a déclaré, le 1er novembre,F héroïcité des vertus du vénérable serviteur de Dieu, Jcan- qu’on a trouvé un gouvernement .T c, .parce qu’on a trouvé des mots.BaPtlstc ll° La Sallc ; Avec des mots, on trouve uneanar- | “ Les paroles de saint Jean l'E- cliie toujours la même.Les mots ne la rajeunissent ni ne la guérissent, et on meurt.Il n’y a que du bien à dire de M.le maréchal Mac-Mahon.C’est un homme tel qu’on n’en trouvera pas de longtemps : droit, modeste, sensé ; un homme temporaire, tempéré et temporisateur.Mais tout cela ne peut faire qu’il ait l’étoffe d’un roi ou du roi, et qu’il ne nous faille un roi ou plutôt le roi.(Jette situation est plus forte que lui, et vous et nous tous.Quoi que vous lassiez, vous ne remplacerez pas le roi ; vous ne trouverez pas l’homme qui peut tenir lieu du roi.En rable Mac-Mahon, et vous êtes en train de le détruire, quoique ce ne soit pas votre dessein.Il s’est fait loyalement, comme il le devait, votre homme, mais parla, il a cessé d’etre lui-même.Il a pris votre caractère, vos divisions fatales, vos irrésolutions qui en sont la suite, et enfin vos destinées.Il vit en vous, mai vous mourrez en lui ; lui tout entier, vous tout entiers.Vous aurez beau faire des décrets.vangélistc, que nous avons lues ce ce matin dans l’épitre de la messe, peuvent, ce me semble, être appliquées d’une manière opportune aux circonstances présentes.“ Nous voyons écrit, selon le saint apôtre, évangéliste et prophète, que Dieu, en un certain moment, ordonne à quatre anges de se placer aux quatre points cardinaux du irlobe et d’étendre leurs ailes pour empêcher les quatre vents de souiller la tempête sur la terre et sur la mer.“ Mais survient un cinquième ange, qui crie aux premiers de retenir les maux qui doivent couvrir traire qui court inconsidérément avec trop d’ardeur.Celui-ci a besoin d’être retenu, celui-là d’être poussé.Que sainte -Marthe soit donc l’exemplaire de votre candui-te : Eedagerc.e Mais, après ces commencements du christianisme, se leva en France dans les siècles suivants une foule de saintes âmes, toutes appliquées à leur propre sanctification et à la conversion des peuples ; et certes, à cause de cela, on peut dire : Ex tribu Gai lire duodccim mil lia signât i.“ Je ne ferai pas le martyrologe de cette foule choisie et innombrable ; mais je ne puis m’empêcher de nommer un grand roi comme saint Louis, ni saint Vincent de jPaul, ni saint François Régis et d autres qui, sous notre pontificat même, ont obtenu l’honneur des autels, et comme saints, sont vénérés sur toute la terre, par respect et obéissance aux décrets du Vatican et en vertu de la prérogative qu'ont eue de tout temps les souverains Pontifes; prérogative dont feignent de se scandaliser aujourd’hui les faux prudents, les impies et les ennemis du Saint-Siège.Mais prions saint Joseph Labre, sainte Germaine Cousin, la bienheureuse Marguerite-Marie et les autres saints de toute nation, habitants du paradis, afin qu’ils obtiennent de Dieu la punition ou mieux encore le repentir des égarés.“L’acte même qui s’accomplit en ce moment n'est-il pas une preuve de plus de ce que j’affirme ?Tandis que cet acte prouve l’infaillibilité du jugement, il prouve aussi la fécondité de l'Eglise de France, laquelle, dans le vénérable chanoine Jean-Baptiste de La Salle, a donné à4toute la société catholique une nouvelle famille consacrée à l’éducation de la jeunesse.“ Quand au rapide progrès dc cette sainte cause dont vous exprimez le désir, très cher fils, Frère Philippe, il dépend entièrement de confiance en Dieu ne soient jamais séparés des douloureux fléaux de cc moment qui tendent à la destruction de tous ce qui est saint, religieux et chrétien.Prions, afin d’obtenir une constance proportionnée au besoin de combattre F humaine et l'infernale malice avec une vigueur toujours égale.Ici, pour vous inspirer la confiance nécessaire, je me servirai d’une expression de S.François de Sales, expression que les progrès de la navigation peuvent affaiblir, mais qui n’en est pas moins adaptée à la pensée.Dans cette vie, dit le saint évêque, nous devons marcher comme un vaisseau sur la mer, c'est-à-dire avec un lest à tond de caio ^ ~ au vent.Lë lest tot rhuimnté, lea voiles sont la confiance et l’espérance en Dieu.quemment démontré l’injustice criante d’une telle loi imposée de force et sans concessions par une majorité protestante et une minorité catholique.M.Clarke n’a eu que des insultes à leur répondre.MM.Hay et Sutherland ont fait la sourde oreille.On conçoit ce qu’un bill préparé par M.Hay, qui est un bon meunier, M.Sutherland, qui est un bon cultivateur, et M.Clarke qui les a laissés fi»ire les yeux fermés, ce que peut être une loi élaborée par de tels hommes.Cela n’a ni sens, ni rime,ni raison.Ou plutôt oui, ce monstrueux bill a un sens ; il iiulique^officielle-ment à tous quel espèce de généro-rosité et de justice onjpeut attendre de ces messieurs lorsqu’ils auront à eux les deux tiers de la chambre.D’après cette loi, ce n’est plus comme représentants de tel ou tel comté que seront appelés dorénavant en chambre nos membres: mais on dira—“ l'honble membre numéro un.—Thonorable membre numéro deux, ” —et ainsi de suite jusqu’au vingt-quatre.Absolument comme à la parade.Ce serait ridicule à en mourir de rire, si tout cela n’était pas une tentative de nous tuer politiquement.Tous les efforts possibles ont été faits par nos députés, l’Hon.M.Boyal et MM.Dubue, Lemay, P.Delorme et Angus McKay, pour empêcher la consommation de cette mesure inique : M.Clarke, était le plus ardent à les combattre.En fin de compte, M£Royal a proposé 1 1 ^ * $hte eiuamende- M.P.Delorme, la résolution ment, aei lecture n’i .îeupnam “Dilatons donc notre cœur et I cette diambre^toK espérons que le Seigneur nous duira non-seulement au port du salut éternel, but de nos travaux et de nos désirs, mais qu’il nous guidera aussi sains et saufs au milieu des ondes soulevées d’un monde fou et corrompu, dont les partisans prétendent nous donner la ié-licité et ne nous apprêtent que des larmes et des angoisses, parlent sans cesse d’amour de la patrie et sont dévorés d’égoïsme et de fureur de rapine.Cm Et nous, Tournons-nous vers Dieu, et disons-lui humblement : “ Dcus, qui.nos in tant is periculis constitutor pro Iiumena seis fragiliate non posse, subsistera ; da nobis sain-te/m mentis et corporis, ut cet quœpro pcccaïisnosfrispatiniur, te adjurante, r incamus.“ Invoquons aussi tous les saints du Ciel en ce jour à eux consacré, et supplions-les de nous obtenir de Dieu îles graces et des faveurs particulières : *; Omnipotcns sempiterne Dcus, qui nos omnium sanctorum tuoruni mérita sub nna trihuisfi eelebritatc Dieu et des miracles qu’il fera par renerari ; quevsumus.ut desideratum le moyen de son serviteur.Un grand nobis tuevpropitiationis abundantiam, et très utile miracle sera celui que trois mois vous avez usé Fincompa- la terre, afin qu’il ait le temps de marquer au front les nombreux fidèles qui font partie des douze tribus d'Israël, en sorte que tous ceux (pii porteront le signe de l’ange soient à l’abri des attaques des ennemis, de la férocité des barbares et de la cruauté des persécuteurs.“ 11 en choisit douze mille dans chaque tribu, ce qui est dit, non pour indiquer le chiffre précis, mais pour marquer un nombre en ce Dieu, par l’intercession de ses ris.saints, chargera les quatre anges d’accomplir en empêchant le vent impétueux de l’impiété de troubler m ultipficafis intercessoribus, lare/ii- Que la bénédiction de Dieu descende spécialement sur vous et vous fasse exercer avec fruit votre mo- ot de détruire votre œuvre consa- deste magistère ; quelle descende crée à l'instruction et à la formation morale des cœurs de la jeunesse très chère.“ Vous avez une haute mission, sur les enfants qui fréquentent vos écoles, et pénètre dans leurs cœurs, en sorte qu’ils soient préservés de la corruption.Et priant pour la etc.Quand vous décrétiez l’immortalité J lui-même très particulier, car les comme c’est votre droit, la mort ; prophètes furent douze, ainsi que .J.¦ % A ¦ 1 1 _ l * 1_ T _ — 1.* - conserve le sien ; vous êtes mortels, et de plus vous êtes mourants.Néanmoins, quoique l’on cherche qui est de faire tout le possible j conversion ou pour le châtiment pour préserver soigneusement ccs J ^es ennerais de l’Eglise, attendons jeunes cœurs des atteintes de Satan.javec confiance le jour des miséri-car on s'efforce de les dépraver i cordes, dans d’horribles écoles, en leur ins- j i% Hcnedietio JJci, pirant le mépris de la religion, de i________________ ses ministres et même de son divin fondateur.Mais ne craignez pas.i Opérez avec charité, avec zèle, avec fermeté, et Dieu sera avec vous.Xos craintes se sont réalisées.Les difficultés qu’on vous opposera; Profitant de la trahison de M.Clar- is nouvelle loi mi* leu division* électoral cn.les apêtres et les tribus.Le chillVe de douze mille signifie donc ici la grande multitude des prédestinés, comment vous parviendrez il ne | comme les douze tribus représen-pas faire la monarchie, il est pro- tent tous les peuples de bable que vous y parviendrez.Et de lait tous les peu Vous êtes tout-puiswmts pour cela, donné leur contingent au paradis, que, quel que’ soit leur perfide des-Ce sera votre miracle.On en par- Il n’y en a point qui n’ait fourni sein contre les maîtres de la vérité lera dans le» races futures.On l’Eglise des âmes saintes qui glori- j ces misérables ennemis du hier î\ chaque pas, les sarcasmes, les1 ke, qui a passé à l’ennemi avec ar-dérisions et les violences vous mes et bagages.MM.Hay et accompagneront dans le saint sncri- : Sutherland ont broché une loi à la représen-1 fice de l’instruction chrétienne ; j hate pour enlever quatre ou cinq la terre.1 mais vous prendrez des forces au membres au parti français et l’ont iplcs ont'pied du crucifix.Souvenez-vous fait passer dans deux séances.M.mm n 11 ni pi n rv oim I 1 mm nmiH /!/%/./'ll .1 A.Il À._ IV.1 .1 _ — —.X A.passer Clarke est l’auteur officiel de cette loi qui n’a ni queue ni tête.MM.Royal.Dubue, Lemay, et m mais qu'il membres de l convenant illeurs intérêts de la province crcremanier les divisions électorales de façon à ne laisser sans représentation aucune partie du territoire ni aucun droit ou intérêt légitime, croient que l’époque véritable pour régler cette (|uestion si grave et si importante sera dans une phase ultérieure de la présente session alors que, tel qu’il a été affirmé par cette chambre dans son adresse en réponse au discours du trône, il devra se faire une nouvelle division des collèges électoraux par suite de l’agrandissement de la province.” MM.Dubue, Lemay, Jleauche-min, P.Delorme, Angus McKay ont voté avec M.Royal - G.Etaient absents MM.L.Schmidt, J.McTavish, P.Breland et l’Hon.M.Girard—-1.Deux du parti français ont déserté la cause : MM.Clarke et et G.Klyne—2.Ont voté contre la résolution et pour le bill : M.Hay, Sutherland, Rourke, Bird, Spense, Cunningham, Ifoward, Norquay, Klyne et Clarke.La seconde et troisième lecture du bill ont eu lieu sur la même division, six contre neuf.Dans le conseil législatif, M.le Dr.O’Donnel, agissant comme son.ami M.Clarke, a fortement appuyé le bill qui tue politiquement le parti qui lui a mis le pain à la bouche et un titre à son nom.De sorte que M.O’Donnel s’est uni î'i MM.Gunn, Inkster et Ogle-trec contre M.Dauphinais et Ha-melin.Naturellement, là aussi nous avons été battus.Cependant, tout n’est pas encore irréparablement perdu, car nous avons raisons de croire que le gouvernement devra s’occuper d’ici au 0 février prochain d’une mesure qui remplacera, nous l’espérons, la loi de MM.Clarke, llay et Sutherland dans ce qu’elle a d’injuste, de ridicule, d’odieux, d’incomplet et d’impossible.Nous croyons même tenir de bonne source que le lieutenant-gouverneur M.Morris n’a sanctionné le bill qu’à cette condition.Dit ni xpiro ttpero.—(Métis). COL'UKlJbûK CANADA.SOMMAIRE DE LA PREMIERE PAGE Feuili.lton.—Los Trois Amies France.Discours do Pie IX.La nouvelle loi sur les division» électorales.__ QUEBEC, 1er DECEMBRE 1873.La constitution et le* éc ole*.Les rouges nous disent, maintenant que cest à eux d’agir : nous ne pouvons plus intervenir,*il est trop tard ! Trop tard ” pour le désaveu, peut-être ; pour Tappel, non ! Les sections 50 et 90 de l’acte de l’Amérique B.du Nord fixent à un an le délai dans lequel un bill provincial peut être désavoué.C’est admis.La section 93 du même acte règle le droit d'appel, bien différent du désaveu ; aucun délai n'est fixé pour cet appel.44 Section 03.Dans chaque province, la législature pourra exclusivement décréter des lois relatives à l’éducation su jettes et conformes aux dispositions sui vantes : 1 ° Rien dans ces lois ne devra préju dicier à aucun droit ou privilège conféré, lors de l'union, par la loi, à aucune classe particulière de personnes dans la province, relativement aux écoles séparées [denominational] ; 3-D ins toute province où un système d’écoles séparées ou dissidentes existera par la loi lors de l’union, ou sera subsé quemment établi par la législature de la province,—il pourra être interjeté appel au gouverneur-général en conseil de tout acte ou décision d’aucune auto rité provinciale affectant aucun des droits ou privilèges de la minorité protestante ou catholique romaine des sujets de Sa Majesté relativement à l’éducation ; ” Le désaveu diffère de Vappel, en ce qu’il ne donne que le pouvoir d’anuler une loi.Le tribunal saisi d’un appel peut non seulement an-nnuler une loi, mais encore en passer une nouvelle.La section 4 de la clause.citée ne laisse aucun doute ce sujet.coup l’indépendance des législatu- , rien d’aussi remarquable.res lnenles PW 1,\ mu* le Anneer i, -Des HcnsrI111 par état auraient du savoir res locales.L est la que le clangei j j,ien mieux que lui ce qui en était, s’en est immense.‘ * ’ * ' ’ Le droit (Fappel ne regarde que 1 ‘8 matières d’éducation, et ne peut être exercé que pour conserver à des minorités des privilèges qu’elle* avaient avant la loi dont est appel.Notre but, en écrivant cet article, est uniquement d’empêcher l’administration actuelle de prendre la tangente pour échapper à la responsabilité de ses déclarations anté- moquèrent.Je dois pourtant dire que son avertissement fut pris plus au sérieux par un journal aveugle et important.Il appela M.Thiers, le petit prussophile.1*1 us tard, lorsque la paix fut faite et l’indemnité réglée, et qu’à Versailles M.Thiers organisa les forces nécessaires pour vaincre la terrible Commune de Paris, on jugea qu’il était venu à bout de si grandes difficultés, et qu’il était si bien l’homme nécessaire qu’il se trouva des Nous avons Adolphe gens qui dirent In cr.I Le lait est que si M.Thiers n’avait pas intention de se faire sacrer à Reims, il .# songeait sérieusement à nous donner la Heures.Les grits et les rougis république définitive.ont beaucoup parlé, qu’ils agissent ^ 'lo ™>'s l/.ron .11 * 1 ° •; >er que le plan de M.J hiers était d uni Nous publions avec plaisir les extraits suivants : Lourdes, 10 novembre 1873.Cher père.#«•••••••••••••• >•••••' !••••••••••• maintenant.lot politique MacKenzie.Nous glanons quelques déchu*: -tions par ci par là.Rien de précis encore.Un mois n’a pas suffi à l’amalgamation des principes hétérogènes de l’aministration coalisée.M.MacKenzie a déclaré que son gouvernement suivrait le programme émis oar l’ancienne opposition ï continuaient les radicaux, nous voterons /Tflftnni o i„: iN.\-/• * ies reine/ciments les plus tendres et les (Lequel .Celui des nationaux : plus chaleureux à cet illustre veillard.réduction du nombre de ministres : pas de Pacifique, etc).Une boum loi électorale sera donnée.Le Pacifique sera, pour le présent, construit partiellement ; commun ica tion sera établie avec la Colombie lo par les railroutes américains .exécution presque impossible.Il lu avait fallu avant tout une majorité qui dit comme lui :44 Je n’ai aucune des idées de la gauche, ni en politique ni en finance.Eu un mot, je ne suis pas radical.Je ne veux entendre parler ni du comte de Chambord ni de l’empire.Quant à la famille d'Orléans je ne lui suis pas hostile sans doute, mais j’ai mieux qu’elle poui le moment, c’est-à-dire la république conservatrice.” La gauche disait : *• M.Thiers est l’homme qu’il nous faut pour nous fain monter la côte escarpée «pii doit nous mener au Capitole.11 faut donc le sou tenir à tout prix.Une fois arrivés là.Section 4’.Daas.4e.-ias où il ne serait pas décrété telle loi temps à autre, le g conseil jugera né suite et exécution présente section quelque décisio en conseil, sur de cette section rin ci ale que, de rneur-général en ire pour donner disposition! de la dans le càst où gouverneur-général 1 interjeté en vertu serait pas mise à exé- tion par l’auMETlé provinciale compéten te,—alors eljen tout tel cas, et en tant seulement que les circonstances de chaque cas l’exigeront, le Parlement du Canada pourra décréter des lois propres à y remédier pour donner suite et exécu tiôn aux dispositions de la présente section, ainsi qu’à toute décision rendue par le gouverneur-général en conseil sous l’autorité de cette même section.” Après le désaveu, nos coreligionnaires se seraient trouvés en face de la même difficulté qu'avant.La loi des écoles, existant avant celle désavouée, n’anraitpas été changée.Par un appel, il peut-être déclaré jusqu’où allait la loi antérieure, et la loi dont il serait porté appel pourrait être modifiée.Nous n’avons pas encore formulé d’opinion personnelle quant à la constitutionnalité de la loi dont nos coreligionnaires se plaignent, mais les rouges et les grits se sont carrément prononcés.Ils ont dit: lo.que la loi antérieure du N.B.accordait des écoles séparées ; 2o que la loi subséquente, enlevant ces écoles, préjudiciait à un droit existant pour une minorité ; 3o.que cette loi subséquente (y compris son amendement) est contraire à la section 93, et est inconstitutionnelle ; 4o.que partant le gouverneur-général devait ou désavouer cette loi subséquente ou la modifier sur un appel.Il est peut-être trop tard pour le désaveu, mais il est temps encore pour un appel.Les rouges et les grits,* pour être conséquents, peuvent-ils maintement refuser de rendre justice à nos coreligionnaires en acceptant favorablement cet appel ?Confrère du Nouveau-Monde, daignez apporter sur le sujet le secours de vos lumières.Encore une considération, et nous terminons.Le droit de désaveu s’applique à tous les bills provinciaux.En faire usage pour des lois non inconstitutionnelles ni contraires à Tintérêt de la Puissance, c'ent enlever du l’o Tarbes à Lourdes, le voyageur n'aperçoit à droite «*1 à gauche que le sommet des Pyrénées, actuellement couvert * de neige.Moi qui fuis les frimas, j»* ne fus que médiocrement enthousiasmé— au grand scandale de mes compagnons de route,—de co spectacle qui pendant six moi» de l’année fait chez nous presque notre désespoir.Si le but de» mon voyage avait été autre que Lourdes, peut-être aurais-je maugréé contre ma mauvaise étoile qui me conduisait en des lieux semblables à ceux que, cette année, il m'a fallu, hélas ! déserter.Voilà assurément un hélas! qui fait ombre dans le tableau, mais si je n’aime pas à revoir dos sites qui me r; ” ma patrie, mon Ca nada, c’est uniquement parce qu'ils jettent la mort en mon âme.C’est un sou venir qui me poursuit paitout, et que je voudrais fuir.A neuf heures du matin, j’arrivais à Lourdes.li Cocher, à l’Hôtel de la Crotte! vile !." Craignant que cet excellent hôtel, situé à peu de distance de l’église et de la Grotte, ne fut encombré, je me hâtais pour retenir ma chambre.J’eus sans peine ce que je désirais, les pèlerins étant peu nombreux à celte date de l’année.En ouvrant lu fenêtre de ma chambre.Cité de Québec—Catholiques—Le révd.J.E.Maguire, en remplacemenl du révd.J.Neville.Nominations d'un commissaire et d'un syndic d'ce oie.Le lieutenant-gouverneur a’bien voulu par ordre en Conseil, eu date du 20 novembre 1873, et en vertu dos pouvoirs qui lui sont conférés par les 48e et 13Ge suspendu un chapelet et au-dessus de I clauses du chapitre 15 des statuts refon sa tête on lit cette inscription : 44 Jo sui* I dus du Bas-Canada, faire les nominations l'immaculée Conception." A la voûte de “Viv“?l“ d’,m commissaire el .1 un «vu- la Grotte *e balancent, bâtons et béquilles I Comté de Port neuf*—Saint Raymond— laissés là par les heureux miraculés.commissaires.—M.Moïse Paquet, en Tout près de la Grotte est la fontaine remplacement de M.Pierre Robitaillo.d’où jaillissent trois jets de cette eau sa- ! Comté de Montcalm-—Rawdon syn ., ., .I die.—Le révd.George Plamondon, en lu taire qui rend aux infirmes-«auto et rcinp|aremcnl du rfiv.l.P.A.Laporte.La grotte présente trois excavation* superposées qui communiquent en in elles.Dans la première de ces excava tions, c’est-à-dire dans celle qui est placée à l’entrée de la grotte se trouve une statue représentant la Sainte Vierge telle que dépeinte par Bernadette.Debout, les mains jointes, à son bras gauche est I qUj jouissance de la vie.Il a été construit à deux pas de la fontaine un petit édifice contenant des bains creusés dans le roc.Le Gave coule tranquille et pur aux pieds de la grotte ; son doux mur mure est comme un hymne perpétuel d< reconnaissance Créateur.en au tutre gouvernement que la république, frémissaient à la seule idée de se laisser Automédon comme M.un 2o par la navigation, 3o par de* bouts de chemin.Le lien colonial «era maintenu.L’acie de faillite est sous considération.L’administration s'occupera du bien public.Ce sont les seules indiscrétions échappées à Y lion.Premier.L’IIble.Fournier en a commis beaucoup moins.Très diplomates ces messieurs.Décidément, ils ont de la vocation.A l’assemblée de Bellechasse, M.le Docteur Pelletier a été plus ouvert.Voici que lui fait dire VEvénement, organe reconnu : “ Le député du comté à la Chambre locale, le Dr.Pelletier, a ensuite pris la parole.Il s’est réjoui de la chute du cabinet MacDonald-Langevin et de l’avé nement d’un ministère intègre.Il a dé claré que dan» la Chambre locale il combattrait de toutes ses forces le cabinet Ouimet, et que, s’il n’était pas le premier à monter à l’assaut, il ne sérail pas le dernier.” Ensuite, il y a eu banquet, puis santés.Un toast a été porté au Docteur, avec tous les honneurs, for he is a jolly good foliote.k* Dans son discours, M.Pelletier a réitéré avec plus de force encore les sentiments qu’il avait exprimés dans son discours au busting.” La force est venue avec la santé, et les sentiments ont coulé d’abondance.11 pourrait bien arriver, si ce compte-rendu est fidèle, que < “ cette santé, ce serait le plus beau ( jour de la vie du Docteur.” j Voici ce que l’on fait dire à I Filon.Dorion, lors de son élection.i u M.Dorion expliqua la position du i ouveau Cabinet, et dit que puisque le pays s’était engagé à construire le chemin du Pacifique, le gouvernement le fera construire aussitôt que possible et qu'il s’occupera do l’élargissement des cai aux, encouragera la construction des chemins de fer et s'efforcer» de conclure un traité de réciprocité avec les Etats Unis., .Relativement à la loi des Ecoles du Nouveau Brunswick, cette question a été référée au Conseil Privé en Angleterre, et suivant la recommandation des évêques canadiens, le gouvernement ne fera rien à ce sujet avant d’avoir reçu la décision des officiers en loi anglais.Quant à Riel, il dit que s'il était prouvé que l’ancien gouvernement lui a promis l’amnistie, cela lui serait très favorable.Lettre de Pari».Paris, 12 Nov.1873.Je me propose de vous faire apprécier, dans une suite do lettres, la situation que les derniers événements ont faite à la France.Je vous parlerai aussi quelquefois du mouvement de la politique européenne, et de l'action qu’il peut avoir sur la France.Mais avant d’entrer dans cet exposé, je dois m’arrêter sur les antécédents de M.Thiers, car il est le principal auteur de ce que nous voyons aujourd’hui.Je me permettrai d’abord de vous faire souvenir de deux grandes paroles par lesquelles M.Thiers s’est signalé dans les derniers temps de l’empire.44 Si l'empire vient à tomber, dit i! un jour, je 11e vois aucune dynastie possible après lui.” Quand il le vit plus tard se jeter dans une guerre folle, il lui cria avec tout le courage de son opinion : Vous n'êtes pas prêt.Jamais M.Thiers n'a dit, et ne dira i limier par Thiers.Les honorables inombres qui forment ces deux groupes se trouvent assez bien de la position que Dieu leur a faite en ce inonde pour ne pas vouloir en sortir, même, comme les républicains, par une porte d'honneur, c’est-à dire par une révolution.ils s’intéressaient sans doute beau coup a la santé de M.Thiers par reconnaissance des services rendus : mais ils songeaient encore plus à la leur, et ne voulaient à aucun prix s»» rompre le cou avec lui.Un usait de toutes les formes possibles pour lui faire comprendre qu’il jouait le jeu le plus périlleux du monde, un jeu qu’il devait pourtant bien connaître, puisqu'il avaitécrit en dix volumes l’histoire de notre grande révolution.M.Thiers écoulait, ou n’écoulait pas.Ce qu’il y a de certain, c’est que tantôt railleur, tantôt se fâchant, il traitait un jour les hommes de la droite d’incorrigi blés, un autre jour ceux de la gauche (h* théoriciens, flétrissait même les attentais de la commune, en pleine assemblée, et faisait toujours son jeu do bascule sans s’inquiéter.Vint la fameuse élection Barodet.M.Thiers aurait voulu faire nommer à Paris un conservateur comme lui.son ministre (les affaires étrangères, un ami des plus intimes et des plus anciens : lo comte Charles de Rémusat.La république est perdue, s’écrièrent les électeurs de Paris, et pour la sauver ils jetèrent à la tête de M.Thiers un radical.La surprise de M.Thiers fut grande.11 comptait sur plus de reconnaissance et d’amabilité.Il fut même étourdi du coup pendant tout le reste de la soirée.Mais la nuit, cette bonne conseil 1ère.le rétablit.Il se leva le coeur léger, et après examen fait de sa conscience et des circonstances, il résolut de mourir dans Tiinpénitence finale.Les Prussiens devaient bientôt quitter le territoire.On pouvait renverser M.'Thiers, sans un ébranlement.Les cou survaleurs étaient d’au tant plus dans leur droit qu’ils avaient tout fait jusqu’au dernier moment pour la conversion do M.Thiers.11 fut vaincu le vingt quatre mai par une majorité de quatorze voix, vingt et quelques bonapartistes aidant.Le triomphe (ies conservateurs était plus que modeste : mais bientôt le nia ré réchal de Mac-Mahon était nommé président do la république provisoire par plus de cinquante voix.La position des conservateurs était bonne.On était heureux d’entrer dans un provisoire nouveau dont on espérait voir la fin prochaine.On croyait que le ministère présenterait de suite une nouvelle loi municipale d’où découlerait tôt ou lard la loi électorale.Cela fait, l’opposition aurait été quelque peu découragée.le courage des conservateurs raffermi, et nos honorables auraient pu alors se reposer sans inquiétude.Le Ministère (t cru mieux faire en remaniant l’administration départemental; il s’est aussi beaucoup occupé de la fusion, de la manière que tout le monde sait, et après mainte allée et mainte venue, n’a pu que présenter au comte de Chambord un guêpier, en guise de couronne.Le comte de Chambord n’a pas voulu donner sa tête et a bien fait.Vous le voyez, le ministère a cru tout faire, et n’a fait rien que des bévues.Il donnera sans doute sa démission quand les pouvoirs du maréchal de MacMahon auront été réglés.Ces pouvoirs seront probablement de cinq ans, au lieu de dix.Le maréchal conservera le titre de président de la république.Cet arrangement ne satisfera pas tout à fait les divers partis delà chambre.On doit pourtant convenir, je le crois, que si le ministère avait mieux conduit nos affaires, la république aurait pu se porter moins bien.Chacun du reste se console, parce quo^ pendant cinq ans, le gouvernement ne sera pas définitif.C’est assez vous dire que beaucoup de gens espèrent bien, chacun de leur côté, et pour leur compte, pêcher en eau trouble.I.de J.•t dans le cas où il voudrait faire h méchant, ah ! ma foi ! nous le lâcherons , mr le laisser tomber, où.et comme il pourra.j u me fut impossible de retenir un cri La droite et le centre droit, dont vous! d’admiration à la vue de cette belle et connaissez les sympathies pour tout/ grande nature qui étalait devant moi ses mille grâces, sa verdoyante parure.Je n’ai plus de neige sous les yeux et je suis heu reuxde laisser derrière moi les Pv renées.•» Lourdes est entouré de collines que l’on pourrait appeler montagnes si les Pyrénées et leur» hautes cimes ne les surpa» saient de beaucoup.Ces collines sont là postées en sentinelles, pour intercepter la route à tous les vents du nord.Assurément elles sont fidèles à leur consigne, car nous jouissons d’une température délicieuse; dans ces véritables journées de printemps, les poumons ressentent un bien être inconnu.Je puis on parler avec connaissance de cause.Sur Finie do ces collines, en face de l’Eglise, est un vieux fort.Ce château-forteresse est vraiment beau à voir au moment où le soleil disparait à l'Occident.Les ombres en descendant sur lui en font un fantôme gigantesque qui semble etendre ses bras décharnés vers l’auguste sanctuaire de Lourdes.et demander paix et bonheur éternel pour ses anciens maîtres.Et ce matin tandis que tout le village noyé dans une mer onduleuse, était encore enseveli dans d’épais brouillards, lui perché sur la haute cime le’front altier et radieux, atteste qu’au-trefois il fui le gardien de ce» lieux.Sentinelle intrépide, il a su les conserver intact à la France, et les préparer aux grands événement* qui devaient s’y accomplir.An centre dws trois collines, se trouve l’église de Lourdes et la roche Massa bielle contenant celle grotte où tous le» jours des milliers de personnes viennent se prosterner pour demander à la Très-Sainte-Vierge sa puissante intercession.J’ai visité hier cette église ; elle est belle à contempler dans sa parure variée.Toutes les parties du monde ont contribué à la richesse de ses tentures.Mille rx votas eu or et eu argent décorent ses murailles et produisent au reflet de lumières un effet féerique.Les bannières envoyées par les différente» villes de France et do l’étranger ajoutent encore à l’cclat de ce saint temple.Près de la chaire, à gauche, une bannière frappe soudain ma vue, une larme mouille ma paupière, h?Canada est représenté dans cet auguste concert des nations.11 a une place marquante à Lourdes : on ne Ta pas relégué dans l’ombre du sanctuaire pour céder le pas aux ex votos des villes de France, d’Espagne, etc.Oui, là ! au centre de l’église, aux yeux de tous ! flotte la riche bannière que Notre-Dame de Montréal a envoyée à Notre-Dame de Lourdes.De chaque côté du grand autel, nous lisons des inscriptions sur marbre, gravées par la reconnaissance.Au dessus de ces inscriptions nous voyons des épées et des croix d’honneur, insignes attestant la reconnaissance du soldat envers Notre Daine de Lourdes.Un escalier conduit à la chapelle sou lorraine, où se trouvent trois autels.C'est dans cette chapelle que se font les offices de la semaine.Tous les samedis, à deux heures do l’après-midi, il va la côrômo nie de la Félicitation, confrérie établie pour féliciter la Sainte-Vierge de la proclamation du dogme de son Immaculée Conception.J’ai assisté, hier, à celle cé-cérémonic ; nous avons entendu u n excellent prédicateur, et, à la suite du sermon,des hymnes chantées parmi choeur composé de jeunes filles de Lourdes aux voix des plus sympathiques.Le pèlerin ne s’arrête pas exclusivement à ces deux sanctuaires, il en est un troisième qu’il s’empresse de connaître, la grotte, la très sainte grotte.Au sortir de la chapelle souterraine, il suit un autre sentier tracé dans la colline et qui conduit on serpentant aux pieds de la grotte.Nécrologie Le Rôv.Pierre Henri Harkin était lié Irlande, le 20 Novembre 1810: il vint Canada à l’âge de 0 ans et fit ses étu- "Y **•.~ i ' -i—.i jesXicolet où il eut pour compagnon 5 chante en l honneur du (îfi (.|assn je rôv.Charesl, curé de St.Rocli.Il fut ordonné prêtre à Québec, le Arrivé jeudi matin, à neuf heures, bô 1*2 septembre 1838.Vicaire à St.Rocli nissant Dieu qui m’accordait la grâce de I ^ Québec, il fut ensuite missionnaire a visiter celte contrée loule retentissante Sherbrooke, et devint plus tan! cl.aj.ela.n , I de la Garnison et dos hôpitaux militaires du nom auguste de Marie Immaculée, I ^ Il passa deux ans à Toronto je m’empressai de voler vers le vénérable comme procureur de l’Evêché, revint à sanctuaire.À neuf heures et demie.Mon- Québec jm 1850, où il demeura comme seigneur l’évêque de Tarbes officiait so procureur de TArchevêclié jusqu’en 1855.lemielloment 11 fut :llorà nommé curé de Sillery apres .’ ., avoir été le desservant de cette paroisse les .le \omlrais en vain rendre mon emo 3 ou \ années précédentes.11 est mort tion quand je pénétrai dans ce sa ne samedi, 29 courant, à minuit moins un tuaire.Jamais mes veux n’ont vu rien quart, d’une congestion de poumons.Il • d’aussi beau, d’aussi grandiose; jamais mes oreilles n’ont entendu un chant ans si suave; jamais mon cœur n’a connu d’aussi douces jouissances.Tout, tout ici élève l’âme vers son Créateur.La messe terminée, les pèlerins des rendent vers la Grotte.Prosternés de avait dit la messe le matin, confessé 1111c partie de l’après-midi, et le soir il prépara, comme d’ordinaire,le sermon du leu demain.La mort subite de son pasteur vénéré a frappé d’une profonde douleur toute la population de Sillery.11 n’est personne qui ne fasse le plus bel éloge de ses vertus.Comme un digue soldat de la croix vaut la statue de Notre Dame de Lourdes, | q csl tombé sur 1e champ de bataille, et ils foui entendre le cantique 44 monstra te la mort Ta surpris travaillant à la vigne essematrem.” Pas une voix 11e fait défaut, du Seigneur.Enfants, jeunes gens, vieillards, tous à 1 , l’envie demandent les grâces nécessaires J les membres de la Société 1 ro , ., .¦' ., , .vinciale des messes sont pries d oil ri r le à eux, a leurs famille* et a loui patne.I Saint Sacrifice pour le Révérend Mon Combien de fois n’ai je pas entendu ces 1 sieur Picrre-llenri Harkin.décédé le 29 mots14 Dion sauve la France! ” Fils de Novembre dernier.la France par le coeur pouvais-je écouler ces paroles et ne pas les répéter?Cette prière des pèlerins 11c pe 111 quer d’être exaucée.Oui la Fran -era sauvée; si l’impiété est grande, la m des catholiques est plus grande, et le drapeau de Tordre, c’est-à dire de la religion, de la vrai France tôt ou tard remportera sur l’étendard de la révolution.J’ai fait 111a provision d’eau de la fontaine miraculeuse.Pendant neuf jours brilleront des cierges devant la statue do la Grotte : ils seront une prière pour nous tous.Je vais à Cannes, et je suis heureux de pouvoir vous apprendre que j’éprouve déjà un mieux sensible.Au moment de clore nia lettre, ou m’annonce pour ce soir une illumination pour célébrer l’arrivée du nouvel évêque de ’Tarbes, qui vient rendre visite à Notre-Daincde Lourdes.—Huit heures du soir.Lourdes est complètement transfigurée.Il était beau hier, aujourd’hui, cesoir.il est ravissant.L’illumination présente le coup d’oeil le plus féerique qui se puisse voir.L’église et son cio cher, à la flèche élancée, 11e sonique feu'.Le parcours du chemin, les hôtels, les maisons privées, sont enveloppés dan» des gerbes de lumières du plus bel effet.A l’entrée du sentier qui conduit à la Grotte, est une arche très bien construite, festonnée de verdure et portant l'inscription :41 Bencdictus qui venit in nomine Maviz fmmacvlat.r.La douce population de ces montagnes, ivre de joie, parcourt le Ua-jet de la ville à l'église en faisant entendre dans son langage moitié français, moitié je ne sais trop quoi, mille chants d’allégresse.Pour le dernier souvenir qui me reste de Lourdes, je no suis pas trop mal partagé.Votre fils bien affectionné, 4 AmKDÉK RoIUTAU.LE.— ^ I .4cte» ofllclclfl.m iiKAi; du secrétaire.Son Excellence le lieutenant-gouverneur en conseil a bien voulu faire les nomination suivantes : Louis-Zéphirin Joncas, écuyer, de la Grande-Rivière, pour être greffier de la cour de magistrat du comté de Gaspo siégeant à Grande-Rivière.Joseph Octave Mailboy écuyer, de Saint Jean Dcschnillons, pour le comté do Lotbinière.N.P.Massicotte, écuyer, de S;n »tc-Gcneviève de Batiscan, pour être greffier do la cour de magistrat, pour le comté de Champlain.Hilaire Hurteau, écuyer, deSah'l Lin, pour être greffier de la cour de gis trat, pour le comté de l’Assoniptic siégeant à Saint Lin.Joseph A Lcbel, écuyer, de l’Anse aux Griffons, pour coroner conjoint pour le comté de Gaspé.MINISTERE DK I.’lNSTHL’CTI ON PL'RMQL’K.Québec, 27 nov.Nominations de commissaires d'ecoles.Lo lieutenanl-goiivcrncrneur a bien M.Harkin était membre de la Société Ecclésiastique de S.Michel.II.TiVrr, Pire., Sous Seciét.A « chevêche do Québec, "v Décembre 1873.F«* analysé.Vin de Cette.CERTIFICAT.Je, soussigné, certifie avoir analysé un vin blanc du nom de Paul, Emile, Thomas, présenté par M.A.J.TURCOTTE, et avoir obtenu le résultat suivant.Quantité d'alcool 21 ) pour cent.Ce vin me parait pur et propre à être employé comme vin de messe.J.U.LA FLAMME, Ptre.Université-Laval, Il sept.1873.G 13 20 27 Jo wirsouT^f movtue GLQB£,SHAQÇQftQ iv&sapr.fcj J.n.e I LAMPES A PATENTES DE 1VES.Les meilleures lampes dont on ait jamais fait usage.On peut les allumer, les remplir d'huile sans déplacer le globe, rabat-jeur ou la cheminée.05 VIENT DE RECEVOIR L*N ASSOr.TlJIK.NT COMPLET DI Lampes pour salle à diner, salon, bibliothèque et corridor.Appareils de Lampes à j a tente.Lampes de table en bronze.Lampes suspendues avec réflecteurs, et toutes les ameliorations les plus récentes en fait de brûleurs et attache*.Abats-jour en porcelaine dorée.Les célèbres Abats-jour pliant, et Abats-jcur papier.En vente chez McCAGHKY, DOLBEC A CIE., 24 et 25, rue St.Pau1.CAISSES ARGENTERIE.CONTENANT : Urnes pour la glace, (bordées porselaine.) 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