Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 7 mai 1875, vendredi 7 mai 1875
19cme milice QUEBEC, VENDREDI T MAI 1875.Numéro 41 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.to a % • - > JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME.Feuilleton du “ Courrier du Canada.” 7 Mai 1875.PARVENIR.(Suite.) XII AU MAL.Madame Magnus se promenait au bras de son liis Paul, et ils vinrent à passer devant Margot, qui était restée assise en compagnie de quelques jeunes filles de son Agç.44 Je ne me trompe pas, dit Paul, c’est elle ! —Et qui elle, mon enfant ?reprit sa mère en riant.—Je vous assure 'que c’est elle, vous savez, la jeune fille de la station des Eglantines ! —Je ne sais rien ; quel roman me rencontez-vons là, monsieur l’ingénieur.Ah ?celle qui t’a donné son bouquet ?Et tu es bien sûr oue c’est elle ?Tu sais bien que tu as déjà cru la recontrer deux ou trois lois.—Mère, je vous dis que c’est bien elle.Regardez plutôt oca cheveux.—Voilà une excellente raison, mon enfant ; et pour te faire plaisir, je veux bien reconnaître ces beaux cheveux blonds que je n’ai jamais vus.—Eh bien ! venons un peu lui parler : nous ne pouvons passer ainsi.—N’es-tu pas assez grand pour parler le premier ( ’’ dit Abeille en regardant la gentille Margot.C’est à toi de me présenter.Ils firent une habile manœuvre, et lurent ramenés comme par hasard devant Margot, qui s’effaça avec empressement pour faire une place à la dame.Paul n’avait plus aucun doute.C’était assez difficile de commencer la conversation ; mais, se dit Paul, pourquoi ne dirais-je pas tout simplement le plaisir que me cause cette rencontre, que j’ai bien désirée ?“ Mademoiselle, dit-il, on s’inclinant, je vous remercie de laire une place à ma mère, qui se fatigue facilement.Mais m’est-il permis de vous reconnaître, et de vous rappeler que j’ai eu l’honneur de vous voir un jour, un instant ; vous vous en souvenez peut-être ?—Monsieur, dit Margot, en regardant en mêm: temps madame Magnus, je vous assure que je suis un peu embarrassée.Lorsque vous êtes passé tout à l’heure, j’ai cru reconnaître les traits d’une personne que je ne peux oublier, car je l’ai vue s’exposer pour faire une action courageuse ; mais c’est impossible : la personne dont je parle n’a sans doute avec vous qu’un rapport de ressemblance.—Et pourtant si vous me reconnaissez, ajoutâ-t-elle en riant, je n’y comprends plus rien.—Mademoiselle, demanda madame Magnus, ne peut-elle nous expliquer ce qui l’embarrasse dans cette ressemblance.—Très-volontiers, dit Margot, c’était sur un chemin de fer.—A la station des Églantines ?demanda Paul, pour aider et abréger le récit.—Oh ! alors, dit Margot, s’interrompant et lui tendant la main avec une aimable confiance, nous nous connaissons.:—Ma mère prétendait que c’était un roman, reprit Paul, elle assure qu’on ne retrouve pas ainsi sur son cliei lin celle.—Je suis ici'avec mon père, ” dit Margot en se tournant du côté de madame Magnus, car elle craignait d’entendre un mot de plus.Faul le comprit très-bien, il ne continua pas la phrase commencée, et s’inclina profondément ; Mademoiselle, dit-il, me fera-t-elle l’honneur de m’accorder le premier quadrille ?” Margot fit un signe (l’adhésion et Paul se retira pour causer avec quelques personnes, laissant sa mère avec la jeune fille, et.observant avec satisfaction qu’elles étaient en conversation réglée.“ Mon* cher Roland, dit madame de Hautmanoir désolée, vous voyez que Maxime ne vient pas ; il devait m’amener un virtuose ; laites-moi donc le plaisir d’inviter votre ami Aubenas à nous faire ententro quelques-unes do ces délicieuses chansons du Midi qu’il dit d’une façon si originale.” Pierre Roland parut se charger à regret de cette commission, qu’il ne fit peut-être pas en conscience, et il revint fort contrit.11 Mon ami n’est pas content de moi, dit-il, il prétend que j’ai voulu le prendre dans un piège.Il est venu ici de conliance, et vous lui deman dez sa bourse, car son talent est son gagne-pain.La séance coûte cinq cents francs, c’est un prix lixe.—Comme c’est désagréable ! s’écria madame de Hautmanoir, moi qui ai promis à ces dames de leur faire entendre ces charmantes choses.Que va-t-on penser ?C’est une trahison ! —Voulez-vous que je demande confidentiellement à M.Richard s’il veut nous aider de son crédit ?—Oh ! faites cela, dit le Sphinx, vous nous sauverez.” ~ On vit alors Roland se promener en petit comité avec Richard et le barde méridional.M.Richard parut avoir triomphé facilement des obstacles qui n’avaient peut-être existé que dans l’imaginrtiondu journaliste car il s’avança vers la maîtresse de la maison et dit à haute voix : “ Mesdames, voici M.Aubenas qui demande la faveur de vous faire entendre quelques-unes de ses compositions.” Ce fut une joie générale.Madame de Hautmanoir remercia bien plus M.Richard que le trouvère qui lui semblait si intéressé, et M.Weymar, qui fut informé de cet incident, demanda à être présenté à M.Richard, lo.félicita d’un air d’intelligence à propos de l’heureuse inlluencc qu’il exerçait sur les artistes, et fut fort assidu près de lui pendant le reste de la soirée.M.Richard ne comprenait pas trop ces félicitations, et les deux railleurs s’amusaient (le ce malentendu, qui faisait passer le prétendu millionnaire pour un généreux Mécène.Les chansons du Midi, avec leur rhythme accetué, leurs mille finesses, et la merveilleuse harmonie de cette langue des fc/ibre, qui est elle-même une musique, eurent un .succès d’acclamation ; la glace était rompue ; tout le monde était disposé à s’amuser.[ù suivre.| L I Cour d Election.Canada, Province «lo Qu»*bot\ Comté de Gaspé.Acte des élections contestées de.1873.Présent: L’IIon.T.McCord.1.C.S.II.Lehoutilliek, Requérant.vs.L.G*.Hakper, Défendeur.[suite et fin.) Question.—T)e quelle nature étaient ces dépenses?N’est-il pas vrai qipau meilleur de -votre connaissance et croyance, ces dépenses étaient pour avoir tenu dans l’intérêt de M.Lebou-tillier pendant la dite éléction, une maison d’entretien public pour accommoder les Electeurs ?Réponse.—Je pense que.ces dépenses consistaient en vivres données aux électeurs à sa maison.Question.—De quelle manière vous a-t-il chargé, était-ce tant par repas fournis, ou tant pour certaines quantités de certaines vivres fournies ?Réponse.—C’est plus que je ne puis dire, n’ayant pas fait particulièrement attention au compte.Je pense que le compte est à Québec avec mes autres papiers.L’examen du témoin est continué à demain le trois octobre courant.Le trois octobre, le témoin étant présent, son examen est continué.Je pense qu’au temps de l’élection le M.Thomas Carbray sus-mentionné était Maire de laParoisse de Grande-Rivière, je sais que, maintenant, il est marguillier de Grande-Rivière.Tout ce qui s’est passe entre M.Lenfesty et moi, a été avant la votation.J’ai eu une conversation avec lui dans laquelle je lui ai expliqué les raisons de ma résignation ; là-dessus il m’a offert son support pour M.Leboutillier.Après le jour (lu poil il m’a présenté le compte sus-mentionné et je l’ai payé.Jusqu’à ce qu’il ait présenté le compte, je ne savais pas qu’il devait rendre les services mentionnés dans le compte.J’ai payé le compte sur la foi de la personne qui l’a présenté et sans faire aucune recherche là-dessus.Question.—N’est-il pas vrai que le fait que M.Lenfesty avait supporté M.Leboutillier vous a disposé à lui payer le dit compte sous les circonstances que vous le lui avez payé ?Objection par lo Pétitionnaire sur le principe que le Défendeur ne peut être admis qu’à prouver que l’élection du Pétitionnaire aurait pu être irrégulière.[Objection renvoyée.] Réponse.—M.Lanfesty avait beaucoup travaillé pour moi, et il m’a paru très-bien disposé en faveur de M.Leboutillier après ma résignation.Je 11e lui ai pas payé la somme mentionnée pour son vote, mais pour les services qu' il m'avait rendus,et que j’ai cru qu’il avnit rendus à M.Leboutillier.Question.—Quels sont les services que vous croyiez qu’il avait rendus à M.Leboutillier ?Réponse.—A part les items mentionnés dans le compte susdit, la nature desquels je 11e connais pas, j’ai cru qu’il avait beaucoup travaillé, d’une manière légale, j’ai supposé à promouvoir la cause de M.Leboutillier.A part le compte, je ne connais aucun service que M.Lenfesty ait rendu à M.Leboutillier.Question.—Quand vous avez payé à M.Lenfesty le dit compte, saviez-vous ou croyiez-vous qu’il avait voté pour M.Leboutillier à la dite élection ?Réponse.—Je 11e savais pas mais je croyais qu’il avait voté de cette manière.Je connais M.Arthur Cass de Cape Cove.Question.—Avez-vous connaissance d’aucun arrangement ou entente fait avec lui, de donner des rafraîchissements aux électeurs le jour (lu poil de la dite élection ?Réponse.—.Te sais qu’il m’a dit que qmslcjw* un, je.pc»\uo M Philippe Le-boutillicr, avait fait avec lui quelqu arrangement de la sorte, rendant l’élection sus-mentionnée, M.Philippe Leboutillier a agi de la part du Pétitionnaire.Il a été, dans l’intérêt de ce dernier, à plusieurs places dans le comté.M.Cass m’a remis un compte et m’a parlé du paiement de ce compte, mais je 11e l’ai pas payé ni en ai-je eu l’intention.Question.—Lui avez-vous dit qu’il serait payé, ou que vous verriez à ce qu’il lut payé, ou lui avez-vous donné aucune autre promesse de cette nature ?Réponse.—Je 11e lui ai jamais dit que je verrais à ce qu’il fut payé.Je lui ai dit que je ne doutais pas que M.Leboutillier payerait ses frais d’élection et que les siens, (ceux de M.Cass) seraient payées.(1) J’ai payé les seize piastres au capt.Leblanc pour le montant d’un compte qu'il m’a envoyé.Ce compte contenait plusieurs items parmi lesquels, si je me souviens bien, il s’en trouvait un, pour avoir fait la cuisine, un autre pour l’usage de sa maison.Je crois qu’il y avait un item de un ecu pour un nommé François Dupuis, je pense que c’était pour sa journée.Je crois que la charge pour sa maison, était pour son usage, pour recevoir et donner des rafraîchissements aux électeurs la journée du poil ;l'argent pat/c a Dupuis était, je crois, pour payer sa journée le jour du poil.Question.—Quand vous avez paye le dit compte, saviez-vous ou croyiez-vous que le (lit.Dupuis avait voté à la dite élection pour le pétitionnaire ?Réponse.—Je ne le savais /ms mais je le croyais.Avant la votation, j’avais eu information de M.Philip.Leboutillier que quelqu’arrangement avait été fait avec lo capt.Leblanc pour permettre l’usage de sa maison pour les lins mentionnées.J’ai premièrement refusé de payer le compte du Capt.Leblanc, du moins pour le moment, mais subséquemment j’ai reçu de lui une lettre (l’un caractère grossier et impératif et je l’ai payé de suite alin de me debarrasser de lui.Dans le Ce compte était pour plusieurs gal-1 qu’il n! y a aucune allégation à ect Ions de boisson, mais je ne me souviens | égard clans le plaidoyer du Défen- ///> //> i ! i J! ÏÏ\./._ .j • » ».4 * W de la qualité.Dans le compte il était, chargé deux piastres ou plus legation.Question.—N’esl-il pas vrai que vous avez autorisé les dits frères de la Prend le à livrer ladite boisson etc, avec l’intention que les personnes à qui ces effets seraient livrés, les emploieraient à donner à manger et à boire aux électeurs pendant la dite élection, et c#la dans l’intérêt de M.Leboutillier ?ItépoUKO.-I^ois y>vjT«o*vrù.CUC chpses ont appareillent été livrées me les avaient demandées.Je n’ai eu aucune explication avec eux quant à l’usage qu’ils devaient en faire, mais f ai supposa que c' était pour des rafrai-chissemenls pour les amis de M.Leboutillier.Les personnes à qui j’avais autorisé -les Frères de la Prenelle de livrer des effets étaient des partisans de M.Leboutillier.Quand j’ai payé le dit compte, j'ai cru que c'était pour la boisson etc., livrée aux personnes à qui j’avais autorisé les Frères de la Prenelle à en donner.J'ai donné celle autorisation entre la nomination et le jour du poil et il fut convenu entre nous quelle quantité on donnerait a chaque j/ersonne.Je sais que Furlong devait recevoir un " deux gfdlons, mais je ne me souviens deur.[Objection renvoyée.) Réponse.—J’ai déjà constaté que j’ai cru que la boisson avait été fournie à mes amis et à ceux de M.Leboutillier.Je ne puis dire combien a été pour mes amis et combien pour ceux de M.Leboutillier.Je 11e me souviens d’aucun détail ; il peut se faire que ce soit tout pour ceux de M.Leboutillier.J’ai seulement dit U 3d p.TAiu." U.'uci a vaa >> «vos anus pourpromouTO.r votre Était un autre; il me semble qu'il en ““J1,l< .>“OT ’°1" al '___________:__________________dans l’intérêt dc l’élection de M.Le- (h Le témoin on relisant sa déposition boutillier ?désire faire les changements suivants: je Objectée par le pétitionnaire vu no lui ai jamais dit que je le paierais, j’ai - peut-être pu lui dire que je verrais à ce (2) Le témoin ayant lu sa déposition qu’il fut payé, sans, toutefois, avoir l’in- désire ajouter les.mots ; “ et probable-tendon do lo payer moi-même.ment ” avant les mots” sans prendre, etc.a été envoyée à Pabos.Il n’est pas à ma connaissance personnelle qui a eu le reste de la partie qui a été distribuée.* Question.—N'est-il pas vrai que la dite boisson fut employée et distribuée pour être employée à traiter les amis de M.Horatio LeBoutillier, électeurs à la dite élection, dans le but d’aider à l’élection ?.Le pétitionnaire objecte sur le principe que cela ne découle pas de l’examen en chef, et qu’il n’y a pas en de liste d'objections produite par le défendeur.[Objection renvoyée].Réponse.— La partie qui a été Le Pétitionnaire objecte sur le principe que cela ne découle pas de l’examen en chef et qu’il n’y a pas eu de liste d’objections produite par le Défendeur.[Objection renvoyée.] Réponse.—Le fait qu’il avait voté ou pas voté n’était pas la raison qui me faisait agir quand je lui ai payé, je v oniaisjemplir ina promesse.Quant à la question de ma croyance, je l’ai pris pour un partisan do M.Leboutillier, comme je l’ai déjà dit, et il faut que j’aie cm alors qu’il avait voté comme l’aurait fait tout partisan de M.Leboutillier.(Le témoin ayant reclame la protection dc la Cour et le.certificat mentionné dans la section (rente-neuf dc l'acte des élections contestée, est réprimandé par la cour parce qu'il nu pas encore répondu directement s'il croyait, ou non.) Je croyais alors que le dit Ahern avait voté pour M.Leboutillier.Je connais M.Daniel Ahern très bien : il est marchand à l’Anse du Cap.% Question.— Dans votre opinion, quel est sou revenu annuel ?Le Pétitionnaire objecte à cette question parcequ’elle n’a pas trait à l’issue en cette cause.[Objection renvoyée].Réponse.—Je ne sais pas.Question.— Regardez à 1’exhibit numéro vingt produit par le témoin Richard Pope, et dites si le Daniel Ahem mentionné là à la page 4, numéro quarante quatre, est le Daniel Ahern, ci-haut mentionné ?La même objection que la dernière ci-dessus.[Objection renvoyée.] Réponse.—Je ne connais qu'un Daniel Ahern à l’Anse du Gap, celui dont j’ai déjà parlé.Question.—Regardez à Vexibit numéro treize produit par le témoin Richard Pope et dites si le Thomas Carbery mentionné à la page une numéro huit est lo Thomas Carbery ci-haut mentionné?- La même objection que la dernière ci-dessus.Même décision.Réponse.—Je «ne connais qu’un Thomas Carbery à Grande-Rivière, celui auquel j’ai référé dans mon témoignage.* Question.—Regardez à l’exhibit numéro vingt, et dites si le James Lenfesty jr.mentionné à la page quatre, numéro quarante un, est le M.James Lenfesty à qui vous avez payé trente piastres ?’ Le Pétitionnaire fait la même objection que la dernière ci-dessus.Môme décision, v Réponse.—Je ne-connais qu'un James Lenfesty jr.à l’Anse du Cap, je veux dite celui auquel j’ai référé dans mon témoignage.- J’étais à la maison du poil à Petit Pabos jusqu’à vers trois heures.Je no me souviens pas d’avoir vu voter l’homme que M.O’Connor avait habillé entièrement ou en partie, comme ci-haut mentionné.Quand j’ai parlé à M.Horatio Le-boutiller par rapport à M.Carbery et M.Ahern comme ci-haut mentionné, c’était une affaire bien entendue dans LE COURRIER DU CANADA.le temps et M.Leboutillier savait qu’il m’avait promis de le supporter.Rérezamen.Le Pétitionnaire déclare qu’il n’a pas de réexamen, vu qu’il a.déjà objecté à la preuve faite dans les transquestions sur le principe qu’elle est illégale et qu’elle ne découle pas de l’examen en chef, et que le Défendeur n’a pas produit de liste d’objections.Les présentes notes témoignages étant lues au témoin celui-ci y persiste, déclare qu’elles contiennent la vérité, et a signé.(Signé) E.J.Flynn.Assermenté devant moi, Cour tenante, ce troisième jour d’Octobre mil huit cent soixante quatorze à Percé.(Signé) Jos.X.Lavoie.Greffier de la Cour d’Election, District et Comté de Gaspé.Taxe.Le Défendeur objecte à la taxe de ce témoin, excepté pour les jours où il était actuellement sons examen, objectant aussi à ce qu’aucune chose lui soit oÀlauéô ywauT dp.tamyis en voyageant ou pour des dépenses de voyage, le témoin ayant paru comme conseil pour le Pétitionnaire, et agi comme tel ce cinq octobre courant.Le Défendeur objecte aussi à aucune taxe contre lui-méme depuis le 20tième jour d’août dernier.Le témoin réclame dix piastres par jour pouT le premier jour de son examen, et dix piastres par jour depuis le vingt neuf septembre dernier jusqu'au dix octobre courant, ou jusqu’à l’arrivée à Québec du vapeur Mira-michiy et vingt trois piastres et vingt cinq contins pour dépenses de voyage de Québec à Percé et de retour, et une piastre par jour pour pension depuis le premier d'Octobre jusqu’au huit octobre inclusivement, ou depuis l'arrivée à Percé du vapeur Mi-ramichi, et aucune autre somme qui pourrait être allouée par le tarifa être fait.Le témoin déclare que quoiqu’il ait paru comme conseil il n’a pas de retenue ou honoraire et il réclame tout le montant de sa taxe comme témoin.(Signé) E.T.Flynn.ture du compte que vous avez dit que vous auriez pu avoir contre le Pétitionnaire?Réponse.—Je réponds que j’ai considéré et je considère que j’ai rendu de grands services au Pétitionnaire par des discours publics qui ont favorisé son élection, par des correspondances particulières en rapport avec l’Election, que j’ai perdu beaucoup de temps avant ma résignation et après, que j’ai fait des déboursés personnels pour des dépenses de voyage avant ma résignation et peu de temps après, que depuis le jour de la nomination je me suis intéressé professionnellement, par mes avis, mes lettres, et autrement afin de faire perdre le siège au candidat victorieux, candidat que je ne croyais pas qualifié.J’ai aussi considéré que j’avais perdu de l’argent dans ma pratique, en conséquence de la position que j’ai prise envers le Pétitionnaire.De plus, depuis l’élection, je considère que mes services professionnels dans l’intérêt du Pétitionnaire dans cette cause, et avant que je sois conseil de records, furent tels que je dois avoir une juste compensation.Pour toutes Ce» Tmtîona j' uyais «opéré cl ÿ copôro quelqu indemnité de la part du Pétitionnaire, mais je n’en ai pas demande, et je laisserai cela à sa générosité.C’est cela que je voulais dire quand j’ai dit : 44 je pourrais avoir un compte.” Cette déposition ayant été lue au témoin, il y persiste et déclare qu'elle contient la vérité et a signé.(Signé) E.J.Flynn.Assermenté devant moi à Percé la cour tenant, ce huitième jour d'Octobre 1874.(Signé) Jos.X.Lavoie.Clerc de la Cour d’Election, District’et Comté de Gaspé.Le témoin reclame dix piastres pour taxe de ce jour de plus et à part toute autre taxe.(Bignc) E.T.Piann.QUEBEC, 7 MAI 1875.No 19, Horatio LeBoutillier, Pétitionnaire, vs L.G.Harper, Défendeur.Examiné par la Cour.Edmund James Flynn, de la cité de Québec, Ecuyer, avocat, âgé de vingt six ans, ayant été bien remière qualité, Liqueurs «le toutes sortes Huiles d’olives, Encens Cierges Hosties Bénitiers, Statues de tontes grandeurs et do tout genre.(Les mêmes pourraient être importés à ordres à des prix très modérés.) Chapelets montés en or et en argent, Livres classiques «le toutes sortes, français et anglais, papeterie, fournitures de bureau, Encre communmafive
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