Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 21 juin 1876, mercredi 21 juin 1876
MER JUIN SOcitic année Numéro 50 loumu JOURNAL DES INTE fy S CANADIENS JE CROIS, J'ESPERE ET .J’AIME.ila *• Courriur «lu (Imiiiila.21 Juin 1870.La chambre obscure DE SPARTE.Le lendemain Cléonyme eut la joie ,de raconter à Proclès comment il avait vengé sa Jille.L'union d’Evec-jméetde Cleonyme étant* arrêtée, il nvy eut plus qu’à la conclure en se j conformant aux usages et aux lois.Le mari devait enlever sa femme cl la conduire dans une maison autre que la sienne.Là elle restait conliée aux soins des personnes qui avaient favorisé le mariage.On lui coupait les'cheveux, et la nuit des noces, après] l’avoir revêtue d’un habit d’hommes, on la faisait coucher sur un grabat dans un coin.C’est là que le mari venait la prendre clandestinement.11 dénouait sa ceinture, la portait sur un lit, et se retirant aussitôt, dans la crainte d’etre surpris, il rentrait se coucher dans la chambrée où il avait coutume de dormir avec ses compagnons.que je vous demande quelques moments d’attention.Sans doute, après l’éloquent discours que vous avez entendu hier, il ne me reste rien à dire de neuf, rien qui n’ait été exprimé déjà avec une fermeté de doctrine et une force de raisonnement que je.ne'préiends pas égaler ; mais quand un homme a rendu un hommage à ce qu’on croit être la vérité, il reste toujours quelque chose à faire après lui, c’est de s’associer à sa prol’ession de loi, et c’est surtout ce que je viens faire devant vous.(Très bien ! très bien ! à droite.) Messieurs, au cours de cette, discussion, on a beaucoup parlé du Ce fut chez Lépréa que Cleonyme ( droit de l’Etat.Je ne veux pas entrei conduisit Evecmé, après l’avoir en- ici dans l’examen des conditions as* ‘(Suite.) Pendant qu’elles se mesuraient du regard avant de se saisir, il se lit un grand silence dans l’assemblée et par l’attente de la lutte et par l’admiration de leur beauté.Les Grecs reconnurent leurs déesses dans Evecmé, Venus céleste aux blonds cheveux, et la Jière Minerve dansSésora.Celle-ci, poussée par le ressentiment, se jeta sur sa rivale et la saisit pour la renverser ; mais l’adresse d’Evecmé trompa la colère de son ennemie, son corps ilexiblc échappa vivement à l’étreinte de sa rivale.Dans l’ardeur qui les animait toutes deux, il y avait la différence qui existe entre la bravoure et la rage.La fille de Pantha-1 is.se laissant emporter aux mouvements de sa haine, ne garda plus aucune mesure et, désespérant de renverser Evecmé, elle voulut se venger d’elle en la défigurant.De ses mains crispées elle s’eiforçail de la saisir aux cheveux, de lui déchirer le visage avec ses ongles, elle menaçait même les beaux yeux qui témoignaient de sa défaite dans un autre | de sa nourrice avaient partagé ses ( Dieu !.(Rires sur quelques bancs à combat, lout a coup oïi vit briller jeux.Elle voulut rapprocher ses plus gauche.—(Très bien ! très bien ! très une goutte de sang a la joue d’Evec- douces émotions des chers souvenirs bien ! à droite,) le droit de Dieu, ./ \ i i a / • « i • • I • ._._ I 1 f î blés, des maisons et des champs viendrai tout à l’heure,—la loi du 12 qu’ils taisaient cultiver par leurs juillet 1875 ne porte, en principe, au-esclaves.Evecmé, nourrie par Lépréa, cime atteinte.était chez sa nourrice dans sa vraie Ce que je veux, c’est vous rappeler famille, par l’affection qu’elle inspi- un autre droit que quelques-uns de rait et qu’elle éprouvait elle-même, vous peuvent bien méconnaître, mais A peine avait-elle entrevu sa mère ; qui n’en existe pas moins, un droit ses premières amitiés étaient sous le auquel la plupart rendent hommage toit de Lépréa; au bord des Ibntaines, et qu’il est de notre devoir de pro-à l’ombre des arbres où les enfants clamer ici, je veux dire le droit de indignée arrêta le comoat ; Evecmé le plus aimés avant de connaître dont l’origine est dans le principe qui avait reconnu la voix du jeune Cléonyme.d’autorité qui trouve en Dieu sa sour- homme, se tourna de son côté et le Elle tflla donc vêtue comme une ce légitime.(Bravos à droite.—Ru-rassura par un sourire.Sésora vou- esclave se coucher dans un coin, sur meurs à gauche.) lait recommencer la lutte ; mais le grabat où Cléonyme devait venir Or, le domaine le plus évidem-Cynisca la contint.Elle lit mieux ; la prendre dans l’obscurité de la nuit, ment soumis à ce droit divin, c’est pendant qu Evecmé attendait avec Ses émotions, ses frayeurs, son atten- celui de l ame, qui est dans l’homme lin calme mêlé de dédain que sa riva- te ne peuvent se dire, ni ses frémis- le reflet même de la divinité ; c’est le revint sur elle, la régente saisit vi- sements au moindre bruit, ni les pourquoi il convient de l’invoquer goureusement Sésora de la main gau- battements de son cœur.Elle était avant tous les autres, quand on trai-eln» et la ramenant vers elle de toutes déjà saisie de pressentiments sinis- le de l’éducation, qui n’est iris souses forces, de façon à la relancer vers f>*ûp rmnmi .\ —.i.I i~rr—> y , * .^ *• ’ seo coiui/uâuvo, 1m, ac eu droite père et Lépréa, une lampe a la main, | lettres et des sciences, mais encore homérique répondit à cette correct ion I a reçu des éphores un ordre qui l’ap- lion de l’homme moral.(Interrup-et Sésora dispa ut dans la foule.pelle à Sparte.La patrie est en dan- lions à gauche.—( 1 rès bien ! très Les exercices terminés* l’assemblée gcr.’’ • bien ! a droite.) se dispersa, et les jeunes gens qui La nourrice'ajouta que ses deux Dieu a donc sur l’éducation de la prenaient leurs repas en commun se fils avaient de leur côté reçu des or- jeunesse un droit antérieur a tous, dirigèrent vers les tables dressées et dres pour avoir à se rendre sur un et c’est de ce droit naturel que 1 Egli- être agréé par tousles autres.Il y rage, mon enfant, lui dit Lépréa, no- Dieu pour que vous vous êtes inclinés avait précisément une place vacante tre bonheur n’est qu’ajourné, Cléo- devant ce grand principe, que vous à la table de Cléonyme ; et Dhocas, nyme et tes frères reviendront.* " êtes obligés de donner, dans 1 exa- de prendre le repas voter sur sa de-1 ponse, et elle sc coucha sur son lit, men, des professeurs des universités ‘ ù elle ne devait pas trouver le libres, n’était qu’un acte d’équite (à suinr.) mande et il s’était rendu dans la où salle, espérant bien être admis.Cléo-1 sommeil, nyme et ses compagnons prirent place sur des bancs.Les Spartiates dînaient assis, à l’exception des autres Grecs qui mangeaient étendus | Discourt» «le M.île Mnn sur des lits.Pendant que Phocas était debout, au sujet des uxivimsnT:s catho-il fut procédé à son élection de la| niQUES.façon que Plutarque nous lait connaître.On donnait chaque .jour à mens pour les facultés de l’Etat ; n’auront-ils aucun droit de se plaindre ?N’y aura-t-il pas pour eux une certaine infériorité ?Ne seront-ils pas gênés dans leur pleine liberté ?.Et cette liberté sera-t-ellc autre chose qu’un mot, si l’examen auquel tout aboutit est en désaccord avec renseignement ! ” Lk liberté d’enseignement ne serait qjl saus la liberté d’examen ! YoiÉa^messiëurs,comment M.Labou-laye| jugeait la question qui nous occupe, et voilà lu sanction qu'il apportait à nos revendications ! Nous vous, le répétons ici depuis deux jours, -et, après l’avoir redit à mon tour, il me faut bien tirer, moi aussi, cette évidente conclusion du débat qui vient de se dérouler ici : e est qu’en effet, ce que vous voulez, c’est que la liberté ne soit qu’un mot, c’est porter un coup mortel à la loi tout entière.(Très bien ! très bien ! à droite.) M.de La Rochefoucauld, duc de Bisaccia.—C'est la vérité ! M.le comte de Mun.— Mais est-ce donc que vous avez à produire ici quelque fait, quelque grief évident contre l’usage qu’ont fait de celte liberté ceux qui s’en sont servi jusqu ioi ?Est-ce que, dans les cours ouverts depuis la fondai ion des universités libres, il s’est produit quelque doctrine qui soit de nature à vous alarmer ?Vous venez bien apporter à cette tribune de vagues accusations contre les doctrines qui y seront préconisées.Mais des faits, vous n’en produisez aucun ! Et pourtant les cours sont ouverts publiquement dans plusieurs villes de France, et on peut savoir tout ce qui s’y dit.Et pourtant aussi la presse hostile aux catholiques n’eût pas manqué, si elle eut relevé quelque écart de langage, de le signalera l’attention publique.Or, voici en ce genre tout ce que j’ai trouvé : ** .# # .* _ j’emprunte cette citât ion, un journal s’est rencontré pour attaquer renseignement scientifique de la faculté catholique de Paris.Le journaliste avait eu la main malheureuse, car il avait porté ses coups contre un de ceux dont tous reconnaissent les titres scientifiques.Il s'attira la verte réponse que voici : l* Paris, 2 mars 1870.Monsieur, *4 On me communique à l'instant un article de A7A7* Sied?, en date du 27 lévrier 187(5, dans lequel, à propos d’un livre de M.Victor de Donald, vous accusez les cal h o liq lies de n'avoir institué «les universités que.pour y enseigner des doctrines géologiques absolument repoussées par fous ceux qui s'occupent de ce lia science».•* Comme il n’cxisle en.ce moment, dans les universités catholiques, d’autre chaire de géologie que celle que j'ai l'honneur d'occuper, je dojs évidemment prendre celle accusation pour moi.* Or,depuis le 10 janvier, jour de chaque convive un morceau de mie M.Le comte de Mun.pour essuyer scs doigts ; le jour des M.le comte Albert de Mun.Mes- naturclle, du moment qu'on admettait la liberté d’enseignement, et voilà pourquoi, depuis deux jours, nous répétons à cette tribune, et.pourquoi je redis à mon tour, qu’en prétendant ressaisir le monopole exclusif de la collation des grades, et en nous proposant d’abroger les articles 13 et 14 de la loi du 12 juillet 1875, vous por-M.le président.—La parole est à | tez à cette loi une atteinte mortelle, “ ’ '' et que c’est au principe de la liberté d’enseignement lui-même que vous intell ectum.gence, âge s .dou- zième et treizième siècles n’ont pas été autre chose que le développement et la mise en œuvre de cette pensée fondamentale, Fides, la foi ; car ce n’est pas l’homme déchu qui enseigne ni qui doit être enseigné, mais l’homme relevé, l’homme baptisé, le chrétien.Fides, la foi ; car ce n’est pas la raison abandonnée à elle-même qui, dans le chrétien, vient se placer au point de départ de la connaissance, mais la raison restaurée, éclairée, dirigée par la foi.Fides qufcrens, la foi qui cherche ! Non pas une foi inactive et fermée à toute investigation, mais une foi qui observe, qui étudie, qui raisonne, qui se rend compte des choses.Fides quœrcns intellectual, la foi qui cherche l’intelligence,qui la cherche dans tout ordre de choses, dans les idées et dans les faits, dans la nature et dans l’histoire, dans la conscience et dans la société ; la foi qui marche, qui s’ouvre sans cesse de nouveaux horizons, qui recule indéfiniment les limites du savoir ; la foi qui avance, avance encore, avance toujours, pour ne s’arrêter que devant les barrières infranchissables que Dieu a posées à l’esprit humain.” Vive approbation à droite.) Une voix à gauche.— Amen ! (Rumeurs et bruits.) M.le comte de Mun.— Messieurs, c’est au moins un très beau langage.Pour moi, je n’en sais pas de plus beau, ni qui ouvre à l’esprit de plus larges horizons.’ Et voilà pourtant cette Eglise catholique que vous accusez tous les jours de marcher en arrière, de n’être pas de son temps et de prétendre enfermer les intelligences dans les ténèbres de l’ignorance ! (Marques d’assentiment à droite.) Ah ! messieurs, j'ai hâte de conclure ; car j’entends encore à mes oreilles ces discours qui ne sauraient nous laisser aucune illusion et qui sont faits pour détromper les plus qtafi *pbdoiûhu6u& \llî 1U.DÜÜCI1UIILM faisant écho aux promesses de M.Gambetta ; j’entends encore cette parole, peut-être imprudente, mais assurément précieuse à recueillir qui échappait hier comme un aveu à M.le rapporteur et qu’on rappelait tout à l'heure : “ Nous voulons aller lentement, mais sûrement ! ’’ Je sais que M.le ministre, à cet égard, a fait de formelles protestations, et ce n’est pas à lui que je parle ; mais, en lui répondant, je puis bien répondre du même coup à celui qui s’est chargé de recommander le projet du ministre aux suffrages de la majorité de cette Assemblée.Eh bien.qu’est-ce donc que tout cela si'ce n’est que vous voulex abroger la loi, et que vous voulez l’abroger parce que les catholiques en ont, comme les autres, le bénéfice ?Voilà la vérité ! et les plus ardents d’entre vous se chargent de la dévoiler en lui ôtant le masque de modération dont \ ” Les italiques sont de nous.Comme on le voit la vente du “ Cricket field ” n’est pas encore.faite, le Premier, a promis de s'occuper de ta chose, à son rtetour à Outaouais.Cependant le Journal dit : u le u gouvernement local peut commen-“ cor sans délai ses travaux de cons-“ truction.*' Sans délai ?Tant que le Premier ne se sera pas/ occupé ar la chose, et que la rente ne sera pas accomplie le gouvernement local peut-il agir ?Pourquoi ne pas nous donner ce terrain J.CoiitiiM'rcc «le Monti'cal.\ Il a nlu à Son Excellence le Lien le- j espèce se Iron vent sauvés.La bâtisse de j la Banq ne île Si.Jean était pleinement i- ! assurée* •'es deux institutions liiianeiè- saires pour fa 'dérision sommaire des petites causes, pour la paroisse île St.Thimothôe.dans le comté de Beau lui r ploiement ‘ des I dan- ger peut être considéré comme disparu.Lu brigade du feu de.St, Albans qui est partie pour s’en retourner à 5 hrs.nois.,*‘ *.I pViti., environ, et la brigade de Montréal Il a aussi pin à Son ExceltenécMe lieu- qui est toujours a l’œuvre avec l'engin tenant-gouverneur de nommer Antoinelu Bertram” et qui restera jusqu’à demain Morin.Joseph Gilbert, Charles; Morin, malin, ont rendu partout beaucoup île Augustin Portier, Augustin Paqpct et services.Jérôme Rancourt deniers, eommissai-| Il est impossible d’évaluer les pertes à et places , .011 deux pclites épiceries dans les rues recu- ti erome nancouri ecuiers, commis^ii- u est nnpossiuie a évaluer les perte res pour la décision sommaire des pe présent, mais tous les magasins etplai tiles causes, dans la paroisse de Saint- d'affaires sont détruits, excepté une George d’Aubert Gallion.dans le coin* deux pclites épiceries dans les rues rei té de Beau ce.lêes.Poli tique partiale La politique injuste du gouvernement MacKenzie-Geofirion, à l’égard de la province de Québec, soulève partout des plaintes sérieuses.Non-seulement on nous a privés de notre légitime part, dans les dépenses publiques, mais au mépris de tous nos droits, on comble de faveurs spéciales les autres provinces, et la province de Québec semble ne faire partie de la Confédération que pour payer les taxes.La politique ridicule adoptée par M.MacKenzie, à V égard de la distribution des rails do fer de l’Intercolonial, vient de recevoir une censure sévère.On le sait, cet ennemi du Bas-Canada a refusé, aux compagnies du Kennébec et du chemin du Lac St.Jean, le prêt de ces lisses de fer, sous prétextes que ces lignes • ne sont pas liées à L Intercolonial.Il vient de continuer la même politique pour les chemins des townships.Aussi le mécontentement est à son eomble.A une assemblée qu’il a tenu mercredi dernier, le Conseil du Comté de Sherbrooke a passé les résolutions suivantes : lo.Que le Conseil du comté de Sherbrooke apprend que le gouvernement fédéral a donné aux chemins de fer locaux du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse, les lisses nécessaires au parachèvement de leurs chemins et a, en meme temps, fa’it des octrois considérables à certaines routes de la province d’Ontnrio.2o.Que le système actuel de construire les chemins de fer locaux au moyen de capitaux étrangers empruntés près que toujours à des taux excessivement élevés, est préjudiciable à la prospérité du pays et exige des sacrifices inutiles de la par: des municici pâli tés qui contribuent à la construction des chemins de fer soit par subside ou souscription ; 3o Que ce Conseil est d’opinion que des secours modérés devraient être donnés par le gouvernement, fédéral aux chemins do fer locaux, dans les diverses provinces de la Confédération, et que ces secours devraient être sous forme de garantie jusqu’à concurrence du prix des lisses de fer ou d’acier nécessaires à de tels chemins de fer; 4o.Qu’à moins que de tels secours ne soient donnés par le gouvernement fédéral aux chemins de fer locaux de Québec, le peuple de cette province aura raison de ce plaindre du fait que lo gouvernement a agi avec partialité.5o.Que copies de ces résolutions soient envoyées au gouvernement fédéral, aux compagnies de chemin de fer du district et aux journaux de Montréal, Québec et Sherbrooke.?/ Nous espérons que cette agitation continuera, et qu’à son tour le conseil de ville de Québec saura protester contre cette conduite du gouvernement fédéral.Nous avons reru hier, le rapport du commerce qui s’est, fait à Montréal pendant l’année* 1875.Ce travail a été préparé par M.Wm.J.Patterson, secrétaire de la chambre de commerce et de la halle aux blés.Le rapport de M.Patterson renferme des données précieuses ; on peut le consulter avec prolit, non-seulement pour ce qui concerne, le commerce de Montréal, mais encore pour ce qui a trait aux affaires qui se transigent dans le monde entier.Le secrétaire de la chambre de commerce démontre que Montréal est à la tête de la navigation océanique.Il donne ensuite des renseignements intéressants sur les progrès que la navigation a faits depuis vingt-cinq ans.Avant 1851, il ifyavaitque les vaisseaux qui jaugeaient moins de 400 tonneaux et qui ne tiraient pas plus de onze pieds d’eau, qui pouvaient passer dans le lac St.Pierre et se rendre dans notre port.Aujourd’hui, les navires tirant de 2*2 à 23 \ pieds d’eau, se rendent de Montréal à la mer.Le creusement du lac St.Pierre a été commencé par la commission du Hâvre de Montréal au mois de juin 1851.Le 3 novembre de la /nème année, le voilier City of Manchester, tirant 14 pieds d’eau, se rendait de Québec à Montréal.Les travaux de creusement du lac ont été repris et sont poussés avec une nouvelle vigueur.Les commissaires du Havre sont décidés à mettre à 25 pieds, à l’eau basse, la profondeur du chenal.De cette façon, les navires du plus fort tonnage pourront se rendre jusqu’à Montréal.‘ Outre cela, l’élargissement des canaux canadiens va rendre beaucoup plus faciles les communications par eau entre Montréal ei les villes bâties sur les lacs de l’Ouest.Voici maintenant un tableau qui ’montre les progrès que la navigation a faits pendant les H) dernières années, c’est-à-dire depuis 1857, inclusivement ; remarquons qu’il ne s’agit ici que des L’Evêque de la Havane Mgr.Axolina Serirrans, est mort des lièvres jaunes, jeudi dernier.vaisseaux entrés dans le port de Moilt- réal : Tonnage Tonnage Total Vaisseaux Bateaux d»* du océaniques.rivière.Tonnage.Du i %.67,740 33 » 523 402.263 185S.78.809 843,224 122,033 1859.91.660 459,065 .«53,72; 1800.1 O I rOf) • •••••• •••••• • ^ 1 348,052 470.201 1861.op I •(! » • •• • ••••••• .1 | • v• i 530.22 j 792,01?Au gmenlâtion de 1B57 à 1801 90 par cent.1302.Or* 040 >•••••• •••••• 523,991 789,231 1863.ono o-v.la.% a* • ^ % I 534.740 7 «3.864 1864.161,901 «39,057 000,958 1865.1 v1 q/i4 • *•••.!• •••••• i V %, *' 1 601.071 754.014 1S0£)•••• •«••••••••• •••• # s 013,679 819,454 Au gmenlation de 1802 à I860 2a par cent.1 SC «.199,043 • 744,470 943.5 It 1868.198, /0.1 740,921 945,080 1SG9.259,803 721,324 981,187 1870 316,840 819.470 1,130,322 1871.353,02 ! 824,787 1,178,103 Augmentation de 1807 à 1871 23} pai cent.18/2 398,803 936,7.82 1R7*1 1 .J .412,478 933,462 W — v .w w w w w w WWW 1 â i *!•••••• ••• •« 423,423 956,837 803.457 13 /•?••••••••• 386,112 Diminution en 1875, comparé avec 1872 environ 6i par cent.La légère diminution qui a eu lieu pendant la dernière période de quatre ans, est due.pas n’est besoin de Je dire, à la crise qui a sévi en 1875.On peut voir, par l’état que nous publions plus haut, que, entre 1857 et 1875.il y a eu une augmentation de 203,42 par cent.Ce qui montre encore davantage les progrès qu’a faits le commerce du port de Montréal, ce sont les étals comparatifs suivants : Importations.Exportations.On pense que les voûtes des banques Les libéraux ont choisi M.Fontaine, 1 des Marchands et de SL Jean sont sures, avocat ét ancien rédacteur du Journal] Des patrouilles ont ôté organisées pour de St.Hyacinthe, pour faire la lutte cou* la nuit.tre M.Dupont dans le comté de Magot.Les seuls accidents qu’on rapporte sont - que Mlle Lay modiste, a été certaine- rne locomotive et plusieurs chars ment brûlée à mort, et que Mad.Lynch sont arrivés de Portland à Montréal, manque.pour l’usa ire du chemin de fer Mont- Les flammes se sont propagées de l’ex-réal et Ottawa.| trémilé sud jusqu’à l’extrême limite nord de la rue Richelieu.Les dernières correspondances doClii I bcs deux seules bâtisses qui ont été ne ont donné la nouvelle que plusieurs sauvées sont la résidence de M.Bull, missionnaires français avaient été assas- contre-maître du moulin, ^ tandis que sinés en Chiné.Voici des renseignements les constructions des deux cotés ont été qui précisent les laits dont il est quos réduites en cendres, et la maison de M.tjon: F.bonnette dans bipartie nord de la ville., .r.rnmnntf ' I , ,*"U lS ^ ^ truite par M.IU-don à quelque distance - u « ¦°" r J f de là vers le nord, à été conservée.^ i fhausha‘- Les reU‘ Lovent qui, durant ce temps, sont' '!e ' enH?sc raPl’.or- Hait avec violence, emportait les «Hincel- ^ rcl,lltîn0olsll\e les en dehors de St.Jean, etsur lesgran- h 'w, n f , \TC‘ F, " ,é1CC,'' !i Ses ci-dépendances de M.Samuel Vau Æ o UéSrST ,ndépendanl fihan en dehors des limites de la cité.Dans la dépêche reçue, il » eU.it a édiappô audô“‘lr® COmn,e K’’-°m •Vssi(î;",ars’’Taiw Tous'les' principaux hôtels sont en Jl Lj,l,S^l,!.,(prés.Pl l, rt ruine, et grand nombre de personnes -1= m -‘] r- ?lt P°l,n.td’El: sont logées provisoirement dans les ropeens, mais de *• Chretiens chinois, La:ernes Viliv!,1?nlnCS a,ttenlalS sis,ï?.l?si r , ' Une promenade dans le quartier inS 1 eU.hiisscMnent Cendiê offre au regard lo plus triste et le nn n ru“ dU nr°’ plus désolent spectacle.On peut voir des n 1 Vin*rUCU«5n,.qUl- % marchands contemplant les décombres gJ iSL ni SS^-= n nd° 1 aura,,’,U Plé qui ôlait hier Jes établissements avant victimes nos missionnaires.1 des fonds de commerce de cinquante à soixante quinze mille piastres, et la clameur générale est celle-ci : *l Nous sommes ruinés ! ” Il n’y en a pas la moitié qui lût a s su rée.Le feu s’est communiqué au pont qui conduit à St.Atlianase, et à deux berges et au steamer Montréal qui fait le service de remorqueur ; les berges brûlèrent complètement, et le steamer fut conduit au piilieu de la rivière et ne souffrit que peu de dommages.On espérait que les voûtes des Banques de St.Jean et des Marchands avaient résisté à la chaleur, mais le soir vers huit heures on découvrit la fumée qui sortait par des fissures dans la voûte de la Banque des Marchands.Messieurs Langelier et Décollés sont probablement ceux qui perdent le plus, ayant en mains plus de (10,000 piastres de slock.Il parait certain que le feu a origine dans les moulins de Bousquet qui ont toujours l’ait la terreur des hommes d'affaires de St.Jean, à cause de leur position au Sud de la ville.Comme le disait un vieux marchand : u je ne me •• suis jamais couché sans éprouver :i des craintes de ce côté ; je suis un u homme ruiné.$20,000 de pertes, §5-, *• 1)00 d’assurance.Le vont de sud souille u aussi régulièrement que b» dininiirhê u arrive chaque .semaine.’’ Les secours des brigades de feu* de Montréal, et de St.Albans ont été d’une grande utilité.Les dommages au pont sont peu considérables, et maintenant réparés.La perte totale est de près de deux millions de piastres.Bésunié de la valeur des biens incendiés d'après le rôle d’évalualiou : repié-sentanl les deux tiers de la valeur réelle : Biens fonds.8352.300 Fonds de magasin.2G0j050 Meubles et effets mobiliers.175.000 Un tiers à ajouter aux deux premiers items nmi-rcpré-sciité sur le rôle d’évalua-tioii.lb Les élections locales dans Lisle du Prince-Edouard, auront lieu vers la fin de juillet.Les nouvelles reçues du haut de l'Ou-tiouais s’accordent à 111011110:11101* qu’il y aura une abondante moisson.L'escompte autorisé sur les envois américains est de 11 par cent.La proclamation pour l’élection du comté de Bagot a été affichée lundi.La nomination aura iieu le 30 juin et la votation le 7 juillet.publiés en son nom, l’attitude d’un réformateur.Ses déclarai ions, si sincères qu’elles puissent être, seront toujours considérées comme une réclame électorale.u I/éléniont réformiste du parti, dit .le Heraldy accepte le gouverneur Hayes, non pas certainement avec •alacrité et avec un fervent enthousiasmé.—mais avec 1111e placide adhésion qui préviendra les désertions.” Cela pourrait suffire si b* terrain de la lutte était déplacé ; mais il ne l'est pas.C’est toujours la réforme qui esl la question dominante, et si le gouverneur Bayes n’a point d’antécédents qui le compromettent sur ce Chapitre, il n’en a pas non plus qui le recommandent.Bayes, par le fait même que sa nomination est le fruit d’un accord* entre les factions inconciliables,demeure en quelque sorte l’obligé de ces factions, et jusqu’à un certain point à leur merci ; et rompressement courtois avec lequel elles ont salué son avènement, montre quelle confiance il leur inspire dans la conservation de leur position et de leur iiillucnce.L’approbation même du général tirant attestcavec quel déplaisir il aurait accueilli une nomination qui fût un désaveu de sa politique, et avec quel soulagement il voit se dessiner un programme qui n’est pas forcément le contre pied de celui de son administration.Eu fait, 011 peut reconnaître, comme nous l’avons déjà remarqué, qu’aucun candidat n’aurai! été aussi apte à réunir les tronçons du parti républicain, à les coordonner, et à lui donner l'ensemble d’action qui lui aurait certainement manqué si un autre avait élé choisi.Il est clair que c’est sur ses propres forces qu’il doit compter et non sur celles de son candidat, et alors la question se pose nettement devant le public : i( Etant donné le parti républicain d'une part et.le parti démocratique de l’autre, et laissant de côté les questions de personnes,—auquel des deux partis, jugés sur leurs mérites et sur les garanties intrinsèques qu’ils présentent, la nation doit-elle routier de préférence l'exécution des réformes auxquelles elle aspire pour la prochaine période de quatre ans ?” Le parti démocratique peut sans crainte accepter la lutte sur ce terrain.Il 11e peut q 11 y gagner, et mieux vaut qu’il mi soit ainsi.La nation esl seule juge, ’après tout, du régime politique auquel elle veut être soumise, (‘t la question sera tranchée avec beaucoup plus d'indépendance et d’autorité quand, au lieu de reposer sur dos considérations de personnes, (die reposera sur des principes et sur des faits.La L’excédant de l’encaisse métallique sur la circulation des billets de la Puissance «*sl do M4.9tVi.2L M.IL Davis, de Sarnia, «*st nommé juge puisné de la cour à Middlesex, Ontario.de la convention de Saiiil-Louis est là tout entière.- Un candidal de transaction a sauvé le parii républicain d'une défaite ceiitaine à (liueiimali ; un candidat de transaction 1 lierai! -ûremenl le parti démonalique à Saint-Louis.C’est là un sujet de graves méditai ions pour ce parti.Il a encore dix jours pour rélléchir el s’entendre.Ces dix jours doivent être employés à effacer les dissenlimenls el à concerter un plan commun.Ils doivent être* employés en nulle à p »scr d’une part les mérites personnels de ses candidats, et de l’autre les chances de succès qu’ils priivriil rcnconlrcr respec tivement dans la généralité des Fiais.La démocratie de New-York ne faillira pas à la tâche ; elle s’efforcera, et cela est naturel, de faire prévaloir ses prédilections ; mais elle saura, au besoin, nous l’espérons, en faire abnégation, ci elle apportera avant lout à la convention de Saint-Louis un entier dévouement an triomphe des principes qui doivent être la règle de conduite de lotis les vé’rita blés déni ocrâtes.grande affaire esl de savoir si et comment les réformes réclamées seront exécutées, et non pas qu elles seront exécutées.Or, y a-t-il plus de chances pour qu elles soient exécutées par le parti républicain, ou par le parti démocratique?La réponse 11’est pas douteuse, et (‘lie se résume en deux propositions.Le parti démocratique est mieux posé que le parti républicain pour réformer l'administration, — I.parce qu'il 11’n FAITS lHVIJtS.sommai 11c ni: la piiemik 1112 pagiî.—Feuille ton :—La chambre obscure de Sparte (à suivre.)—Discours de M.de Mini, au sujet des Universités catholiques.-ièine pack : Un homme à empailler.— Remède contre l’ivrognerie.—Variétés.Température.—Nous avons eu hier soir et rei nuit des orages torrentiels, accompagné< d’éclairs et de violents coups de tonnerre.—On nous prie d’annoncer, qu’à cause «lti mauvais temps, le pèlerinage des dailies de 1*1’-nion Ste.Anne du lt osa ire Vivant, est remis à demain, jeudi, 23 juin.% Tout-à J ait étrange.—On a repêché ’ici* Je cadavre d’un homme piôs du inan lié V y.Il a été romarqué par des enfants qui joi ?en cet endroit.Li figure porte les inarqi • nmc sxtrème violence ce qui fait croire 1 >n ait voulu l’nssasMncr pour le piller.Une u* nv il«iiils.Tout récemment üiicoro, un uommé llunrt, »l« Il est indubilable (|iie la nomination St.Kocli,aété assailli at maltraité dans le v«»i> i -de M.Hayes, parson effacement mémo, nn5ü 1,0 cc SUüt à l*°nH, a renoué le faisceau du nnrli républi- Vol considerable.-Tout der.:è.cu.c-i.t, «los cam ; clic lui a ramène (les dissidents voleurs ont enlevé des bijouteries, pour unisom-qui, étant les caractères les plus fermes, I me de $1,5G0.L’ondroit de leur exploit a cto lu seront les meilleurs de ses soldats, el rosidonco do M.J.E.Alexander, Montréal.M.-j St.Jean, P.Q., if quelle a été la progression sui ; La succursale de la Banque des M a production annuelle de Par-} cliands*et la Bnnqm» de St.Jean s uis le commencement du siècle, devenues aujourd’hui la proie des fU )duction a été de S35.000.000 en mes Cette production a été de $35,000,000 en 1800; de $42,500,000 en 1850; de 847,-500,00i en 1854 ; 802,500,000 en 1865 et de 885,*250.000 en 1873.Les voûtes sont en parfait état, et n’ont pas souffert de l’incendie.L’argent les billets et les documents de toute sont] vainement dans los antécédents de M tlam- Haÿés un acte qui le recommandât sous ce rapport à la confiance du pays.Vainement prendra-t-il, dans sa lettre «Pac-ceplation et dans tes u documents de campagne ’ qu'il publiera ou qui seront qui compteront moins encore par loin nombre quo par leur influence.Tel est, par exemple, M.Cari Schurz.M.Schurz iVaurail soutenu ni la candidature de M.Blaine, ni celle de M.Morton, ni colle de M.Colliding.Il soutiendra celle de M.Haves, dont il a déjà assuré l'élection comme gouverneur de l’Ohio, et il en Irailiera à sa suite la grande niasse de la population allemande dans tous les Etats.C’est là une force avec laquelle il faut compter, et on ne saurait s'eu dissimuler l’importance.Le parti démocratique, mémo uni, ne peut l'emporter avec un candidat de second ordre.La responsabilité Henry W.Brown, do Mitchell, Ont., avait confié cc riche dépôt de marchandise à M.Alexander.Lo premier sc trouve donc être le perdant.On soii|.çmne Pcxistcnco sccièto des bandits dans une maison de la rue Bleui y.Ce serait ’à qu’ils préparent leurs plans criminels et viennent déposer lo fruit do leur infAtne métier.Société St.Jean Baptiste.—La Société St Jean Uiptistc avant adopté un insigne* uniforme Monsieur J.A.Linglais, libraire, rue S(.Joseph,, St.Jtocli, s’est c liirgo de sa confection et est dès ce jour pi êt à le vendre.Lüs canadiens en général sont (loue priés de «e munir de l’insigne national.Joli cttiès bien exécuté, il est de plus conforme nu léglement do la société.PlIîLÙAS JJuot.Trésorier.S.S.J.B.& LE COURRÏtSR DU CANADA., , , ., Annonces Nourri le*.ypographop en laveur de» incendia» qui (lavait voir lieu, hier soir, Ain 81! i Victoria, a élu .“ __a Comii.ti'nfo (I assurance Stmlacona e« .omp.iguii ¦I sur lu Vii».in in» I«» l‘eu nu- ! terni* ch»i «*t détruit les pellicules ; ne André.• ., .gâte pas la peau ni la coiflure la plus délicate ; Pour plus amples informations s adresser n * é: ,, i 1 1 ^ GABOUUY arrête certainement les cheveux de tomber dans Secrétaiie.j»eu de jours, et donne une satisfaction complète Qiiébec, 21 Juin 1870.-1 mni-e.- | à tour- « eux qui s’en servent, étant moins chère -• que tonie autre préparation de ce genre, car par i sou usage on peut so dispenser «l’huile ou de j pommade.Eu vente chez tous les pharmaciens «*n grandes, bouteilles d** 50 cents, ou six bouteilles pour X W -Il w v*> vS ••N* V.V i SJ i COMPANY % Hr& et K .- 5 s — 1 ?* .w ^ â g x > rji O 5?5 k.X ta co a
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