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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 30 octobre 1876
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1876-10-30, Collections de BAnQ.

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1 20eme aimée 41ËUËC, LUNDI SO OCTOBRE 1890, Numéro 113 JOUENAL DES INTEKETS CANADIENS.u- ! J K.' “ V \A JE CROIS, .T ESPECE ET J’AIME.À" :7f Feuilleton du Courrier du Cahad j 0 30 OCTOBRE 187G.—No.13 L.A VEILLEUSE.[Suite.] 11 lui manquait do deviner une énigme, dans laquelle un sentiment, dont elle ne pouvait encore se rendre compte, se trouvait peut-être inté-rossé.Les barrières qui tomberont, diton, entre les nations qu’elles séparent, s’abaissent bien plus facilement entre des voisins qui s’entendent.Quand Stanley était de retour de ses travaux dans les longs jours d’été, il avait regardé souvent les deux entants qui sautillaient près de son grillage comme de jeunes faons qui sont gardés dans un parc.Il avait toujours quelque friandise à leur passer à travers les barreaux.Une familiarité plus intime s’éta- ] blit, grace à leur gentillesse, et bientôt il fallut leur ouvrir la porte de communication.Samuel, qu’on appelait plus souvent Sam, et sa gracieuse sœur Noémi y pénétraient comme citez eux, et savaient si bien amuser par leurs saillies et leur naturel le grave astronome, qu’il ne pouvait se décider à les congédier, C’était bien le cas pour l'attentive Ida d'aller les chercher et de les gronder doucement d'etre si indiscrets.Ce qui lui donnait une occasion de plus de faire valoir ses graces, de faire rayonner ses yeux noirs qui ilamboyaient sous la pénombre des lilas.Stanley s’amusait de cette mise en scène en paraissant tout occupé de ses livres qu’il feuilletait sur la table de pierre.Il n’était pas fâché de voir les caractères se développer sans contrainte, car l'expérience qu'il avait acquise aux dépens de ses plus belles années et do ses plus riantes illusions avait fait de lui un prudent observateur et un habile diplomate.La débutante avait donc allaire à forte partie.—Ma petite Ida, disait Noémi avec l'instance entraînante des enfants, chante-nous donc cette belle chanson que nous disions hier à ton piano.Tu sais, Ida, chante-la sous les arbres, ça sera encore plus beau.—Mimi, voulez-vous vous taire, disait Ida à demi-voix, vous voyez bien que M.Charles travaille, et, si nous le dérangions, il ne nous laisserait plus venir.—Comment pourriez-vous me déranger, mademoiselle, disait Stanley sans perdre de vue se3 livres et avec une politesse affectée, je serais véritablement charmé d’avoir l’honneur de vous entendre.Et Ida, après s'ôtre longtemps lait prier, commençait d’une voix tendre et émue une romance sentimentale ; mais elle se retirait confuse sans vouloir dire le dernier couplet qui est souvent plus expressif que les autres, et qui est défendu dans la plupart des pensionnats bien dirigés.Fholoë, en sortant de l’atelier et en traversant le jardin, avait quelquefois remarqué ces entrevues, et, bien qu’elle n’eut aucun droit aux préférences de Stanley qui ne lui avait pas adressé une parole et un regard depuis qu'il vivait près d’elle, elle éprouvait en passant un malaise dont elle ne pouvait se défendre.Comme elle avait vu madame Iler-mel pendant son court séjour à Paris entrer familièrement avec sa Jille dans le jardin de Stanley, elle supposait que quelques projets de mariage avaient peut-être été encouragés par la more d’Ida, qui parlait volontiers de la dot et des espérances de sa fille ; mais alors elle sc demandait si la générosité apparente de Stanley, dont tout le poids retombait sur elle, n’était pas un moyen de se rapprocher de celle qui paraissait lui plaire ; puis aussitôt elle chassait cette mauvaise pensée, qui était à son créancier conlidcntiel tout le mérite d’une bonne fcction, et elle gardait son secret dans son cœur.Claudius, avec toute la liberté de «on caractère et de son langage, était Moins discret, et d’un ton railleur il n’avait pas manqué de faire compliment, à la mère d’Ida des succès de «a Jille près de mylord.Madame Mar-b-1 surtout insistait, autant qu’elle •e pouvait faire, pour que sa sœur recommandât à Ida une tenue plus réservée et plus prudente ; et elle ne manquait pas de bonnes raisons pour motiver cette demande.Madame Ilermel avait assoz mal interprété cet avertissement tout amicale.Elle n’avait voulu y voir que le calcul d’une mère qui veut ménager un parti à sa fille et qui redoute une concurrence.—Je conviens bien que ma fille n’entend rien aux soins du ménage, avait-elle dit à sa sœur avec intention, mais je ne l’élève pas pour être une femme de chambre.Quant à sa conduite dans le monde, sois tranquille ; grâce à Dieu, ma lille a reçu près de moi des principes assez chrétiens pour savoir se diriger ; et après tout, si ses talents et sa beauté, sans compter sa fortune, séduisent un galant homme, je n’y peux rien, et je crois qu’il ne- fera pas une mauvaise allaire.Si mon Ida a du goût pour lui, ce n’est pas moi qui m’opposerai au bonheur de mon enfant.Ce n’est pas en province que je puis songer à l’établir convenablement : ce n’est plus qu’à Paris qu’on trouve â se marier.Ainsi c’est à elle de profiter de ses avantages , je ri empêche pas les autres défaire de même.La seule réponse à une telle insinuation eût été de déclarer que le séjour d’Ida n’était plus possible dans la maison du faubourg, depuis la présence de l’étranger ; mais madame Martel aimait à garder tous les ménagements : avec la réserve de son caractère, elle comprit combien cette démarche pourrait être mal interprétée par un esprit prévenu, elle IflIC’Co /I Aiir» cnljoioior cl oo cull v ( iu.o qu’elle ne pouvait empêcher.fille eût pu demander l’établissement d'une clôture définitive, mais c’était suspecter et blesser le jeune savant ; et d’ailleurs les barrières n’y font rien.Elle avait rempli son devoir en avertissant la mère ; ce qu’elle savait du reste de la froideur et des goûts studieux de Stanley était de nature à la rassurer, et les renseignements que lui avait donnés, dans ime récente visite, son ancien et excellent protecteur de l’Observatoir lui inspiraient plus de confiance encore.Le locataire continua donc â être favorisé des visites d'Ida, qui gravitait comme un astre errant dans le voisinage du berceau de lilas.Jamais elle ne fut si assidue près des enfants, elle qui ne pouvait souffrir leur voisinage et craignait tant pour la fraîcheur de ses ajustements ; elle entrait chez Stanley â leur suite, elle se mêlait à leurs jeux avec une grâce enfantines qui lui permettait de jouer les ingénues, de se couronner de feuillage et de donner un attrait plus piquant â sa physionomie habile.Stanley,' comme nous l'avons dit, savait que c’était â son bénéfice qu’on donnait ces représentations, et, en spectateur bien appris, il était trop poli pour ne pas les payer quelquefois d’un sourire ; inais, si la sémillante Ida avait pu lire au fond de son cœur, elle aurait peut-être été bien surprise d’apprendre que le silence de Pholoc le touchait plus que la voix émue qui lui chantait des romances.Sans se laisser prendre dans le cercle magique dont la coquetterie déroulait les anneaux autour de lui, il cherchait le soir la fenêtre où avait brille la veilleuse, avec plus d'intérêt qu’il ne suivait Ida dans ses jeux.Cette fenêtre n’était pas éclairée, et Stanley trouvait que c’était bien.Fholoë, qui se repentait d'une imprudence bien innocente du reste, tenait sa lampe dans un angle d’où elle ne projetait plus de lumière au dehors ; elle-même ne paraissait plus â sa fenêtre ; mais, en voulant se faire oublier, elle ne parvenait peut-être qu’à attirer l’intérêt sur sa sagesse, et à faire deviner ce qu’elle devait souffrir.XII LA CONSULTATION.Un jour que Stanley était revenu de ses travaux plus tôt qu'à l’ordinaire, il fut tenté, malgré sa réserve habituelle, de faire à son voisin Claudius une visite qu'il avait projetée et qu’il lui semblait urgente.—Eh bien, cher savant, dit familièrement l’artiste sans se détourner de son travail, donnez-uous des nouvelles des étoiles.Stanley lui tendit la main, et salua Fholoë qui travaillait assidûment près de lui.—Des étoiles?répondit-il en souriant, je n’en sais rien de nouveau.Je croyais en avoir trouvé une, mais je l’ai perdue dans le ciel.—Ce sont de ces choses qui se retrouvent, dit l’artiste •; et, en cherchant bien, vous en découvrirez peut-être deux au lieu d’une sous le berceau de lilas , les* poètes n’ont-ils pas comparé deux beaux yeux à deux étoiles ?Dans cette circonstance, Stanley se trouvait un peu embarrassé de la maladresse et de la légèreté de l’artiste.—Je suppose, dit-il, que vous voulez parler de mademoiselle Ida qui daigne quelquefois venir avec les enfants troubler ma solitude ?Elle a en effet de jolis yeux ; mais, nous autres, savants, nous devons regarder plus haut.Ce fut le tour de Pholoc d'être suides charbons ; que devait-elle croire?que devait-elle penser de cette conversation inattendue ?Elle ne voyait plus ce qu’elle faisait, et s’excusant sur ce que sa mère devait l’attendre depuis longtemps, elle disparut.—Mon cher voisin, dit Stanley quand ils furent seuls, voici ce qui m’amène.Vous savez qu’un voyageur a la prétention d’avoir tout vu et de tout savoir.—Oui, de tout savoir ; je suis de votre avis, interrompit l’artiste, et sans vos voyages, aurais-je le secret de cet incomparable bleu céleste que je me garderai bien de transmettre à mes confrères ?chacun pour soi ! Voyez quels tons excellents ! ajouta-t-il en tenant son œuvre à distance.—Je crois, dit Stanley, que vous pourrez tirer parti de ce bon hasard, et j’en serai charmé ; mais je veux vous parler d’un sujet plus intéressant.(à suivre.) FHAACK.Paris, 9 octobre.En écrivant que les journalistes radicaux et mécréants nous procurent le phylloxera, j’étais sûr d’ameuter toute le meute,ce qui n’a pas manqué.De la part d'un homme qui a des vignes et qui vit de leur produit, il y avait peut-être quelque imprudence à provoquer une explosion nouvelle de blasphèmes, sachant que le blasphème, surtout celui qui est public, est ce qui attire davantage les fléaux du Ciel.Il faut pourtant faire entendre ces vérités à ceux qu’elles étonnent, et les leur prouver, s'ils ont la naïveté ou l’audace d'en demander la preuve, ainsi qu’a fait M.Sarcey, le mystifié perpétuel.Mystifié jusque dans ses derniers retranchements et ne sachant plus que dire, il crut trouver un refuge dans la question du phylloxera et donna dans le panneau tête baissée.Il demanda d'un ton moitié rogue, moitié piteux, comment il avait pu “ déchaîner ” le phylloxera sur la vigne d’autrui.La réponse ne se fit pas attendre.Elle était prête depuis quelque trois ou quatre mille ans : une prophétie de la Bible, remarquable par sa précision, que M.Louis Veuillot avait rappelée naguère dans les colonnes de V Univers.Mais s'il C6t désagréable de s'entendre dire qu’on est cause de tels désastres, il est plus désagréable encore de se l’entendre prouver.On se rebiffe contre l'évidence, on ne veut pas être convaincu.Puisqu’il se rencontre des esprits rebelles aux démonstrations, même mathématiques, et qui n’y comprennent jamais rien, à plus forte raison en est-il de même des vérités morales, que la passion est intéressée à contredire.L’antiquité de la menace, sa précision et son événement devraient donner à réfléchir.l’oint du tout ; en avant les quolibets ! Il est plus commode d’invectiver et de railler, que de se reconnaître, de se convaincre, et surtout de s’amender.Four avoir l’air de donner quelques raisons, on répond que c’est bien vieux une prophétie de quatre mille ans, et que c’est beaucoup d’honneur d’être désigné si longtemps à l'avance.S’ils y trouvent de l’honneur, c’est leur allaire ; mais enfin, puisque trois ou quatre mille ans c’est trop vieux pour une prophétie, et qu’à si grande distance il a été impossible de prédire un fléau tout moderne, que pourtant nous y voyons clairement annoncé, nous tâcherons de contenter ces messieurs.N’y aurait-il pas quelque avertissement prophétique dans un temps plus rapproché de nous ?Trente ans, est-ce trop ancien ?Alléguera-t-on la prescription ?Cette ressource même fait défaut.Les trente ans sont révolus depuis quelques jours seulement, le 19 septembre ; et le phylloxera date de plus haut.11 y a donc trente ans, la sainte Vierge apparut à deux petits bergers sur la montagne de la Valette.Vous ne le croyez pas, mais attendez un lieu.J’étais jeune alors, et dans la niaiserie de ma jeunesse, dans la prétendue sagesse de- mon inexpérience, je ne le crus pas plus que vous.Je me permettais de craindre qu’on discréditât les choses de la religion, si l’on attachait trop d’importance aux propos de deux petits pâtres, qui pouvaient ou avoir été joués, ou se faire un jeu de mentir.Qui répondrait de la vérité de leur parole ou de celle cesser leurs outrages en faveur de qu’ils avaient en fendue et qu’ils rapportaient ?Ce fut l'événement ; ce fut le fait évident, palpable, indiscutable.Ces bergers avaient dit qu’une Dame lumineuse leur était apparue, plongée dans une profonde tristesse.Elle s’était plainte des outrages que reçoit son Fils, surtout par le blasphème et par la violation de la loi du dimanche.Elle avait déclaré que son Fils était irrité, qu’elle ne pouvait plus retenir son bras prêt à frapper.Que si l’qu ne changeait pss de conduite, elle annonçait la maladie des pommes dé terre et celle de la vigne, avec d’autres fléaux dont la plupart se sont réalisés depuis, quelques-uns pas encore.La maladie des pommes de terre avait commencé à la récolte précédente ; la Dame annonça qu’elle durerait, et elle dure encore.Quant à la maladie ne la vigne, personne au monde n’y songeait.C’était en pleine prospérité du règne de Louis-Philippe, alors que son gouvernement semblait le mieux assis.Nul, pour ainsi dire, ne se mit en peine de la prophétie que pour en plaisanter ou pour taxer de sot fanatisme ou d’imprudence inconsidérée quiconque se permettait de la prendre au sérieux : voilà pour les sages.A plus forte raison, ceux qui étaient invités à se corriger n'en eurent aucun souci.Us continuèrent de blasphémer, de débiter des impiétés de vive voix et par écrit, de violer le repos du dimanche, et les journalistes et les hommes d’Etat, de compter parmi les droits de l’homme la précieuse et féconde liberté de provoquer la colère divine.Les malheurs publics ne manquèrent pas.Four ne parler que des récoltes, les vignerons firent connaissance avec l’oïdium.Devant ses ravages, les plaisanteries sur les prédictions de la Salette commencèrent à paraître d’un goût douteux.Mais voilà que les hommes de science découvrent un remède, un palliatif plutôt, qui, sans faire disparaître le mal, permet de mener à bien la récolte.Il fallait rendre grâces à la miséricorde céleste pour un répit si opportun.Au contraire, c’en fut assez pour mettre en oubli les menaces.La science a remède à tout : elle a eu raison du fléau de Dieu, si tant est qu’il y eût fléau et qu'il y ait un Dieu.On peut donc en prendre à son aise, et jurer et insulter et se moquer des commandements.Quoiqu’il arrive, la science n’est-elle pas là pour parer à tout ?Quelques années se passent dans une prospérité rassurante, et voilà qu’une petite bête,presque imperceptible, venue, dit-on, d'Amérique,s’implante dans quelques vignobles.Ce n’est plus le fruit, comme avec l’oïdium, mais la souche même qui périt.D’abord, ce ne fut qu’un désastre local.Puis, le mal s’étend de proche en proche : la prospérité publique est atteinte.C'est maintenant une calamité générale.Elle fut annoncée, dès 1846, quand il n’était encore question d’aucune maladie de la vigne.Elle le fut comme châtiment des blasphèmes et de la révolte contre les commandements.Le fait ne peut se nier : on se moqua bien assez de la prédiction sitôt qu’elle fut connue.L’elFet a suivi la menace, l’événement la prédiction.11 est doiic démontré, soit par l’antique prophétie du Deutéronome, soit par la prédiction plusj récente et non moins précise, non moins explicite de la Salette, que la nouvelle maladie de la vigne a le caractère d’un châtiment.Le genre d’offenses qui devait plus particulièrement l’attirer a été spécifié à l’avanoe.Mais où est la responsabilité des journalistes, dont la Vierge de l'apparition n’a point parlé ?Il est vrai qu’elle n’avait pas â le faire, s’adressant à des enfants qui ne savaient ce que c’est qu’un journal et qu’un journaliste.• On pourrait dire â leur décharge que bien avant qu’ils existassent, on a travaillé le dimanche et.blasphémé.Mais si des offenses de ce genre de la part de simples charretiers et laboureurs suffisent à attirer les fléaux du Ciel sur tout un peuple, que ne sera-ce pas des mécréants de lettres, dont les blasphèmes vont plus loin, sont plus méchants et non moins grossiers le plus souvent ?Sans eux, il y aurait des fautes isolées ; par eux, le mépris du nom et de la loi de Dieu devient une institution sociale.De là le châtiment social.C’est ainsi qu’ils nous procurent le phylloxera, plus encore que les pauvres diables qui ne font que répéter et suivro leurs détestables leçons.Nous comprenons que les journaux des marchands de vin ne soient pas bien aises d’entendre ce reproche et qu’il leur pèse.A défaut de motifs plus élevés, ne pourraient-ils pas leur intéressante clientèle ?Ah j’oubliais qu’ibresterà à celle-ci l’absinthe.Les blasphémateurs de plume font le môme office au moral qu’au physique les phylloxera ailés.Ceux-ci Advent à l’air et à la lumière : portés par les Agents, ils A'ont propager au loin leur race et la destruction.Sans eux, les autres, qui .Advent sous terre, et c’est le plus'>grhnd nombre, n’avanceraient que peu à peu, de proche en proche, et sans doute on en viendrait à bout.Môme quelques obser-A'atenrs conjecturent que la faculté générative s’épuiserait cliex eux, si les insectes plus parfaits ne venaient la renouveler.Peut-être les phylloxera de la presse trouAreront-ils que nous leur faisons trop d’honneur ; leur œuvre nous semble la même.L’impiété, l’esprit d’insulte et de ré-A'olte n’est pas naturel au peuple.Il y faut des propagateurs, et ce sont eux.Nous arrivons à la responsabilité de ceux qui gouvernent ; ils ont la leur aussi, pour aA'oir établi et pour maintenir le droit au mal dans l’état d’institution sociale et légale.C’est grand pitié si de prétendus principes s’opposent â ce qu’il soit mis obstacle â la propagation d’impiétés dont le châtiment coûte si cher aux particuliers et à la république,—soit dit dans la signification honnête du mot.En ce qui concerne la liberté de conscience, quel devoir de conscience oblige-t-il ceux qui n’en ont point à blasphémer Dieu, la sainte Vierge et les saints, à prêcher la révolte contre les commandements, et â choisir pour un repos nécessaire tout autre jour que celui qui est prescrit?Nous n’irons pas demander que les blasphémateurs aient la langue percée d’un fer rouge : le service obligatoire et le recrutement do l’armée s’en ressentiraient trop.Ces peines séA'ères peuA'ent convenir pour des fautes qui se commettent rarement et qui inspirent une horreur générale.Mais une amende, A-oir môme un peu de prison, serait-ce déraisonnable et tyrannique ?Ceux qui maltraitent des animaux ne font de tort à personne qu’à eux-mêmes : d’une certaine façon les éleA'eurs et les maquignons y trouA'ent leur compte ; cependant on les punit sans que la civilisation moderne en soit offensée ni offusquée.11 en cuit pour maltraiter une brute ; la liberté libérale exige qu’il en colite rien pour outrager Dieu.Il y a six ans, l’empire étant encore debout, et quand on n’ax'ait pas fini décrier: A Berlin! j’ocrh'ais dans Y Univers un article dont celui-ci est en partie la reproduction.Je ne l’ai pas sous les yeux mais je me soirviens qu’il se terminait ainsi : Blasphémons, traA'aillons le dimanche ; nous aurons les Prussiens, et nous aurons le phylloxera.J’ai su depuis que le Siècle en aATait fait des gorges chaudes.Nous aA'ons eu les Prussiens, et nous aA'ons eu le [phylloxéra, liiez, citoyens : rira bien qui rira le dernier.C’est encore là une prophétie de l’histoire, en A'ous en déplaise.A.de Lansadk.Une A'ieille légende slave raconte qu’un jour le czar de Moscou eiiA'oya au sultan quelques présents magnifiques : c’était d’abord une table en or pur, puis sur cette table une petite mosquée de même métal.Autour de la mosquée se déroulait un serpent aussi en or et tenant dans sa bouche un superbe diamant ; de plus, il y aArait encore quelques glah'es aux poignées enrichies de pierres précieuses pour le prince héréditaire, et un berceau en or massif pour la sultane.Après la réception de ces magnifiques présents’ le sultan réunit son conseil et lui demanda par quels dons il pourrait bien reconnaître la générosité du grand czar.“ Glorieux sultan, répondit le conseil, consultez le patriarche chrétien ; c’est à lui de savoir ce qu’un czar de Moscou peut aimer.” Le patriarche consulté, dit au sultan : “ Envoie à ton illustre ami la crosse de SaA'a Nemantich la couronne de l’empereur Constantin, les vêtements sacerdotaux de saint Io-van, l’étendard de Lazavre aA'ec la croix.Car que A'alent ces choses à tes yeux ?” Le sultan fit ce que lui conseillait le patriarche et envoya au czar tous les trophées conquis sur les Serbes.Puis il réunit son conseil et lui fit part de ses procédés pour son très puissant ami.Mais alors, un pacha se levant en plein conseil : “ O glorieux sultan, dit il, pourquoi ne lui as-tu pas aussi envoyé les clefs de Stamboul ?” Et le sultan comprit sa folie, et, sc ravisant, il ciiAroya en toute hâte d’agiles messagers pour ramener à Constantinople les en-A'oyés du czar.Mais les envoyés avaient prévu la colère du sultan ; ils avaient pris une route différente de celle qui les avait amenés, et les messagers, malgré l’agilité de leurs che-A'aux, ne purent les retrouver.Le sultan furieux tourna sa colère contre le patriarche, qu’il fit mettre à mort.Et le patriarche mourut bra-A'ement.dit la légende, ne demandant qu’une faA'eur, celle de mourir sur une colline, tourné Arer la mer Noire, A'ers la lointaine et sainte cité de Moscou.La légende est bien connue ; elle orne les récits des foyers slaA'es, où elle n’a jamais eu, croyons-nous, plus de faA'eur.Elle est connue aussi en Angleterre où, malgré M.Gladstone et les meetings, elle cause une certaine impression.Mais la légende ne dit pas tout, et son dernier chapitre s’écrit aujourd’hui.Si bien disposé que fut le sultan pour son puissant frère de Moscou, il ne lui aA'ait pas enA'oyé la clef de Stamboul.Or, comme le grand czar tient à celte clef-là, il trouA'era de par le monde quelques fidèles qui l’arracheront au sultan pour la lui offrir.Nous A'errons cela et d’autres choses encore, mais pour nous en tenir à la clef, sa remise au czar sera un événement dans l’histoire du monde ; différents personnages de notre temps ont pris à cette tâche des parts diA'crses et leurs sendees méritent d’être reconnus.Voilà pourquoi nous proposons, que quand la fête aura lieu, l’Europe y envoie ses représentants.A leur tète marchera M.Gladstone, flanqué à droite de M.de Girardin et à gauche de M.Hugo.Qu’à ces trois grands prodiges du libéralisme moderne revienne l’honneur d'offrir au doux czar la clef qui ouArre et ferme l’indépendance des peuples ! Le croissant n’était plus assez fort pour lutter contre la croix et contre Home.Il faut bien le remplacer par un maître plus jeune et plus A'igoureux ; puisque César est contre le Christ on peut bien acclamer César !.L.N.G".Variation sur la dilatation des corps, selon l’Indépendance : Tout le monde sait qu’en général nous perdons de notre poids en lmTer et que nous en gagnons en été, phénomène que les saA'ants expliquent ainsi : Pendant l’hiver, tout en consommant daA'antage, nous brûlons plus de Capone pour lutter contre le froid ; donc, nous dépensons au moins autant que nous emmagasinons.* En été, tout en mangeant moins, nous réduisons notre dépense de carbone, et nous buvons plus qu’en hi\rer, ce qui fait engraisser.Et puis enfin.la douleur dilate les corps, c’est entendu.Or, voici qu’un savant, plus saA\ant que les autres, vient d’établir, par des chiffres, l’augmentation du corps humain, ce qui A*a donner lieu à une importante modification dans les calendriers.Aulieu d’inscrire, en tête de chaque mois, la mention habituelle : “ Les jours diminuent d’une heure quarante cinq minutes,” ou bien : “ Les jours croissent d’une heure quarante cinq minutes, ” on mettra ceci : Janvier.Les hommes diminuent de 0,14.Février.• Les hommes diminuent de 0,24.Mars.Les hommes diminuent de 0,95.Avril 1a:s hommes augmentent de 0,3.Mai.Les hommes augmentent de 0,1 Ainsi de suite : juin, 0,52 ; juillet, 0,8 ; août, 0,70.Mais en Septembre, les hommes re-diminuent de 0,21 ; en octobre, de 0,10 ; en noArembre (mal déterminé encore, à cause des Aracan-ces qui jettent tant de perturbation dans les habitudes, le régime, etc.) ; en décembre, de 0,3.Donc, A'oilà qui est clair : l’été on engraisse ; l’hiver on maigrit.Ce qui prouA'e que certain candidat au baccalauréat n’avait pas tous les torts, quand il répondait à cette question : —Donnez une preuve de la dilatation des corps par la chaleur ?—C’est bien simple, m’sieu : en été, les jours sont plus longs ! Seulement, il aurait pu ajouter ! —Et nous sommes plus gras ! Marguerite a trois ans ; elle est capricieuse en diable ; mais son père LE COURRIER CANADA la gâte et la trouve adorable.—Achète-moi un joujou ! lui dit-elle, hier.• * —Il est trop tard ; le marchand est fermé.Un instant après, le papa jouant avec l’enfant, lui dit : —Voyons, embrasse ton père.Et l’enfant répond, avec un regard de côté : ^ —Il est trop tard, petit père.ma bouche estjermée aussi.LOTERIE.Pour venir en aide à la Construction de V Eglise de MBT-Ml Hi «-M1E Pré s id ad-Honora ire : Roim i.k sacuenav.—.1æ Si.Lawrence laissera le quai St.André à 8 heures, demain malin, pour la haie des lia ! Ha ! et Chicoutimi, arrêtant aller et retour, aux ports habituels.iikcki.ky.—Les juges de la cour du liane de la reine qui vient de s’ouvrir ont décidé que le procès de l’ucklcy serait privé.i.k .mot dk la kin.—Wheatsboue, le ¦jraiid électrographe, a pu calculer la vitesse avec laquelle l’électricité d’une bouteille de Lcyde se décharge sur un fil de cuivre isolé.Il évalue cette vitesse à 28,000 milles à la seconde.Vouloir calculer avec quelle rapidité certaine agence de médecines est parvenue à obtenir les cures des maladies serait absurde ; mais il est bien certain qu'aucun remède ne rend aussi prompte- IlKMil l«t vigucu: nux système» norvelire quo le pure, oui le pnr et véritable vin do Quinine de Devins & Holton, chimis-î»’$ distingués, de Montréal.ri-nri: dk mois maiijns.—Nous lisons dans nn journal de Halifax:—Une dépêche de 'l’or Bay dit qu’nne chaloupe contenant trois personnes a été engloutie par les Ilots, vendredi dernier, en passant sur un banc de sable près de Pem-bouchurc du havre.Deux autres chaloupes ne purent lui porter secours à cause des lames qui étaient dangereuses.Deux des hommes, John David et Michel Avery, étaient mariés et avaient do nombreuses familles ; le troisième, du nom •ie Fougère, était célibataire.On a fait des efforts pour trouver leurs cadavres, mais sans succès jusqu’ici.*k J.A manie Louise ”.—Nous avons appris vendredi que cette goélette était arrivée à St.Thomas, où elle a déchargé sa cargaison de poisson.Le steamer Druid, de cotte ville, a reçu ordre de se rendre à St.Thomas pour remorquer la J goélette à la (Srosse lie.navigation en m veil—On s’attend à ce que le vaisseau de M.Sewell, la Northern Light.commencera ses voyages sur notre lleuve vers le commencement de décembre.Dans une dizaine de jours il sera complété, et ses engins seront prêts vers le milieu du mois prochain.Comme on le sait, ce steamer est construit expressément pour naviguer l’hiver.—Quelle est la condition essentielle de succès de n’importe quelle entreprise financière ?Avant tout, une connaissance parfaite «le la nature des alfaitcs que l’cn entreprend, avec.tonies ses difficultés et ses détails.Dos Directeurs de la compagnie Stada-co/m, Compagnie d’assurance contre l’in cendio No.‘20 rue St.Pierre Québec, par leur connaissance pratique de la locacité dans laquelle ils prennent et couvrent des lisquo d’assurance donnent à la Compagnie qu’ils représentent, celte condition essentielle de succès dérivée de leur expérience de la localité où ils opèrent sténographie.'—Nous apprenons que M.Paul \\ iallard et M.Ernest Myrand, du (unndicn, viennent d’être accrédités pm* le Gouvernement auprès de nos Cours de Justice, comme sténographes français.v.m dnkuil.—Lundi soil*, le 2J courant, des voleurs sont parvenus a s’introduire dans le presbytère de M.T.Brassard, r,Jié de Vaudreuil, en passant par la « ave, et ont enlevé S 500, enfermées dans on tiroir d’une commote placée dans une chambre siluéo au second étage.On soupçonne fortement d’être l’auteur de ce vol, un nommé Suchercau, condamné, évadé du pénitencier do St.Vincent de i;*ml, et pour la capture duquel 850 de récompense est offerte.ST.JEAN d’i II NEUVILLE.—UlIO lliaisOI! on voie de construction et appartenant à M- King, et située sur la rue Richelieu, s est écroulée mercredi, à trois heures de 1 après-midi par suite du défaut desolidilù dos fondations.Une douzaine d’hommes travaillaient alors a la bAtisso ; trois ont nié blessés, l’un très grièvement ; mais on espère que leurs blessures n’anront pas do suites fatales.assaut iianiiank.—Mercredi, vers deux heures p.m., la police a été appelée pour relablir l’ordre clans le domicile de Thomas Bowen, rue St.Martin.Il faisait la noce depuis huit jours,- et terminait sa •cio en brisant des meubles de ménage.Gomme il n’y avait plus do pain dans la huche, Bowen avait volé deux poules chez un de ses voisins, M.McNally, lai hcr.Madame Bowen avait été si inal-baitéo qu’elle refusa d’en faire un pot-;,u leu.Son mari s’en chargea, et lorsque •a police ouïra dans la maison, elle trouva les deux poules qui cuisaient dans un chaudron avec toutes leurs plumes.Bowon avait assailli sa femme de la manière la plus brutale ; il l’avait terrassée cl lui avait passé les trois bran clics d’une fourchette dans les fosses nasales.Sa colère n’était pas encore assouvie, il s’arma ensuite d’un couteau de table et voulut .lui couper la gorge, mais il fut arrêté par ses enfants qui lui enlevèrent le couteau des mains.La pauvre femme s’était alor* échappée et avait appelé la police.Bowen a subi sou procès hier matin devant le Recorder, qui l’a condamné à deux mois d’emprisonnement aux travaux forcés.—(Minerve j LE N KG NE DES EXTRAS VA REVIVRE.—Voi-ci une dépêche très intéressante mais non pas très importante.Malgré tout ce qu’elle contient, il n’y a pas, croyons-nous, matière a s’alarmer ; mais, enfin on y lit ce qui suit : * Boston, Mass., 27 octobre.—Le Ilcralcl de St.Alban annonce, dans un télégramme spécial, que des préparatifs secrets se poursuivent dans le Vermont du nord pour une nouvelle invasion du canada par les Dénions, qui aurait lieu cet automne ou le printemps prochain, de lionne heure.Allons ! serions-nous destinés à entendre de nouveau crier par nos rues : Extras dr C Evènement du Journal de Québec fraîchement descendus de Montréal hier soir, contenant les nouvelles de 300,000 feniens de tués, etc., etc., yinque deux sous, c'est pus cher.Il y avait vraiment plaisir A voir alors avec quel zèle ces petits ques- Okjicu.ïliit.—Cocoa de Epps.—Agréable ei réconfortant.—44 Par une connaissance approfondie des lois naturelles qui régissent les operation des la digestion et do la nutrition et par une soigneuse application de magnifiques propriétés du Cocoa bien choisi, M.Epps a pourvu nos table-ù déjeuner d’un breuvage délicatement savoureux qui peut nous épargner plusieurs comptes de médecins.C’est par Je prudent*usage, de tels régimes de nourriture, qu’on peut graduellement rétablir une constitution mauvaise au point de la mettre en état de résister à toutes sortes do maladies.Des centaines do maladies nous environnent suns cosse, prêtes à nous attaquer parie point le plus faible do notre santé.Nous éviterons plus d’une atteinte do maux, en ayant soin de bien entretenir la pureté du sang et do soigner notre consti-tuton.—Civil Service Gazelle.Chaque pauuet porto l’inscription: “JAMES EPPS à Cio., Homœopatliiques Chimistes, 48, rue TJiroadneedlo, et 170, Piccadilly, Londres ISiiIlctin Coninit rvial.Assemblée Générale Des Membres de la Société Charitable des Dames Catholiques de Québec.T’ASSEMBLÉE GKNEHALK ANNUELLE «les L membres do la Société Charitable des Dames Catholiques de Québec sc tiendra lundi, le Chine JOUlt DE NOVEMBRE PROCHAIN, A DEUX HEURES P.M , dans la chapelle St.Louis, dans lu Basilique do Québec, pour procéder à l’élection des olïiciercs pour 1877.Par ordre, JOSEPHINE H.IIARDIP, Secrétaire.Québec, 30 Octobre 1876—If, 127 bambins, porteurs des extras en q lion, s’acquittaient de leur devoir, • .V % • I • .9 I .« Le montant perçu des Douanes dans le Port de Québec, le 27 et 28 du courant, est «le $3,102.23.MARCHÉ MONÉTAIRE, New-York, 80 Octobre, 12 heures I*.M.Ou, n Echange Sterling, 8i (Sreenhacks, 90 ù E.C.Bah now, Courtier, Vis-à-vis le Bureau île Poste 191 PORT ATI OX H.27 octobre—Par la goélette Sic Anne de Jieau-au mont, McNeil, du Labrador—107 quarts do lia-rengs.8 do d’huile, 21 do do saumon, 2 quarts d’eau de vie, h Turgeon et Cor ri veau.point do débiter, dans leur naïveté, des phrases a faire sécher nos rues, ce qui .— —• ••—•.était très commode et peu dispendieux.ar a, ,arî,l,.° Chevalier, de La Polio— 1 1 341 quarts de harengs, oo «io de morue à Hunt, dérailleurs.—Le train du Central rail- Brock et cie.27 octobre—Par ie SS Circassian, Wylie, de roule parti de Jersey City à 5 heures -7 octobre—Par ie SS Circassian, Wylie, de du soir, avant-hier, a déraillé à 7 heures 3,7 -°tS « ",efc,,andi“* Çhinie .) minutes près de l.00 heures A, M., ils arriveront à Lévis à 8.00 heures A.M., .Le fret reçu jnqu’â 2.30 heures P.M.à Québec, et celui de Lévis reçu jusqu’à 3.30 heures p.M., seront expédiés le même soir.Pour plus amples informations, s’adresser au bureau du surintendant, à Lévis, ou au bureau des contracteurs.118, rue St.Pierre, Québec.W.C.HALL, Surintendant.LAROCHELLE A SCOTT, Contracteurs, Québec, 2*2 Septembre 1870.-21 av.c.-947 1 1 1 N OUS VENONS DE RECEVOIR un magnifique choix de Capot» Uliuffi Sauvage* CtlNqlieN tic liOtitac.UaNqiieN de Moutou de INîiho, Peaux île Iliiflle.—AUSSI— Une grande varié}# d'imitations de LOUTRES, de CASTOR, île LOUR MARIN, ¦ (VA STR AC A N, Etc.Eu vente à bon marche au No; 58.Hue fSous-lc-Fort, Québec.JOS.HAMEL & FRERES.Québec, 11 Octobre 1870.Fa ri c a An Public ! 1 A IT ES usage du VIN DE QUININE DE AMPBELL, le grand tonique fortifiant.GUÉRIRA : LA DÉBILITÉ GENERALE.LA PERTE D’APPETIT.LA LASSITUDE.LA DIARRHEE.LA DÉBILITÉ NERVEUSE.LA FIEVRE AIGUE.L’INDIGESTION.LES MALADIES MIASMATIQUE S LA DYSPEPSIE.LES FIEVRES TYPHOÏDES.A vendre en gros et en detail chez G ING RAS A; LANGUES, Epiciers, J.().00 Intermédiaires.40.00 Entrepont.25 00 On ne peut retenir «le chambres si on ne paye «l’avance.Il y aura dans chaque navire un médecin expérimenté.On fera payer deux cheiins slerdng pur bouteille â tout** personne se fournissant elliMnômo de vins et de liqueurs pour l'ouverture «les bouteilles.Los Malles et l««s Passagers pour Liverpool, laisseront lo Quai Napoléon tous les SAMEDIS MATIN, à 9 heures precises.Pour plus amples informations s’adresser h ALLANS, RA K «V GIE., Agents Québec, Il Octobre 1870.o.-l TARIF DES ANNONCES isreiit» «lçm;ntil«!s.Los annonces sont insérées aux conditions sut vantes, savoir : Six lignes et au-«!essous.50 cents Pour chaque insertions subséquente 12} " Pour les annonces «l’une plus grande étemlue?elles seront insérées ^raison «le 10 cents, parlign** pour la première insertion, et de 5 cents pour le* insertions subséquentes, RECLAMES :—20 cents la ligne.Tout ce qui a rapport â la rédaction doit éliv a«l rossé h H.PAMPHILE y ALLEE, liédacteur-en- Ch et.Les annonces, lés réclames, les ahonncnK-tiF doivent être adressé «4 iicg’er llrousscuu, !¦: D / T K U II- V n OP HI ET A! Il R, ‘I 91.0 • P?r h» poste 91.OSIels.’* ,, , Banque de Québec.Québf.j!, 2^ Septembre IH7G.• 927 K A HONK AGEN'IS pour von«lro l«i QUAKER CLEANER, le meilleur article pour un agent.Toutes les fuiriilles on ont besoin.^ L.N.ALLAIRE «V Cm.Quebec, 15 Septembre 1870.|()G d7 «Mïm jLb t~, AUCIIITISCTU, Na.G0, Rue, St.Georqe, Fmthniirii St.Jean, UÜKWKCL ArcliilcHiirc KeligietiMO, une Hpé- ~ -——-— «•sain*.! ÎMPHI.MK ET rUBI.IÉ l’AK I!' conlimiorn coniiiii! par In passi') h «xêuuu-r à L F G F R, B R O US S F A U < son atolmr ,No.«0.H U K ST.HUSTACIIK, I loiilns sortas
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