Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 15 octobre 1877, lundi 15 octobre 1877
& P A •tr’-WïMr v • -/ Lundi 15 Octobre 1877 * • J • • ' r * jf •* No.113—Edition quotidienne Lundi 15 Octobre 1877 lourripr Ü1 (Eanaùa JOURNAL DES INTERETS CANADIENS .TE CROIS, .T’ESPERE ET .T’AIME.Feuilleton du Courrier du Canada.Qu K h KO, 1» Ocl.1877—No.28 VOYAGE -AU— l)i! LA 1 J.Par Jui.es Veine.( Suite.) XVII Le véritable voyage commençait.Jusqu’alors les fatigues l’avaient emporté sur les difficultés ; maintenant celles-ci allaient véritablement naître sous nos pas.Je n’avais point encore plongé mon regard dans ce puits insondable où j’allais m’engouffrer.Le moment était ) venu.le pouvais encore ou prendre mon parti de l’entreprise ou refuser de la tenter.Mais j’eus honte de reculer devant le chasseur.Hans acceptait si tranquillement l’aventure, avec une telle indifférence, une bouts ; l’autre s’éleva dans l’air ; après si parfaite insouciance de tout danger, ; avoir dépassé le rocher supérieur, il que je rougis à l’idée d’être moins retomba en raclant les morceaux de “ Bon, fit-il.A nous maintenant.” Je demande à tout homme de bonne foi s’il était possible d’entendre sans frissonner de telles paroles.Le professeur attacha sur son dos le paquet des instruments ; Hans prit celui des outils, moi celui des armes.La descente commença dans l’ordre suivant : Hans, mon oncle & moi.Elle se fit dans un profond silence, troublé seulement par la chute des débris de roc qui se précipitaient dans l’abîme.Je me laissai couler, pour ainsi dire, serrant frénétiquement la double corde d’une main, de l’autre m’arc-boutant au moyen de mon bâton ferré.Une idée unique me dominait : je craignais que le point d’appui ne vint à manquer.Cette corde me paraissait bien fragile pour supporter le poids de trois personnes.Je m’ en servais le moins possible, opérant des miracles d’équilibre sur les saillies de lave que mon pied se cherchait à saisir comme une main.Lorsqu’une dos ces marches glissantes venait à s’ébranler soirs les pas de Hans, il disait de sa voix tranquille : —“Gifakt!” —Attention ! ” répétait mon oncle.Après une demi-heure, nous étions arrivés sur la surface d’un roc fortement engagé dans le paroi de la cheminée.Hans tira la corde par l’un de ses on mangea & l’on se coucha de son mieux sur un lit de pierres & de débris de lave.Et quand, étendu sur le dos, j’ouvris les yeux, j’aperçus un point brillant à l’extrémité de ce tube long de trois mille pieds, qui se transformait en une gigantesque lunette.C’était une étoile dépouillée de toute scintillation & qui,d’après mes calculs, devait être G de la petite Ourse.Tuis je m’endormis d’un profond sommeil.(à suivre.) liCltrcs (le Vienne.brave que lui.Seul, j’aurais entamé la série des grands arguments ; mais en présence du guide je me tus ; un de mes souvenirs s’envola vers ma jolie.Virlandaise, & je m’approchai de la cheminée centrale.J’ai dit qu’elle mesurait cent pieds de diamètre, ou trois cents pieds de tour.Je me penchai au-dessus d’un roc qui surplomblait, & je regardai ; mes cheveux se hérissèrent.Le sentiment du vide s’empara de mon être.Je sentis le centre de gravité sa déplacer en moi & et le vertige monter à ma tête comme unoivroeso.Rien de plus capiteux que cette attraction de l’abime.J’allais tomber.pierres & de laves, sorte de pluie, ou mieux, de grêle tort dangereuse.En me penchant au-dessus de notre étroit plateau,je remarquai que le fond du trou était encore invisible.La manœuvre de la corde recommença & une demi-heure après nous avions gagné une nouvelle profondeur de deux cents pieds.Je ne sais si le plus enragé géologue eût essayé d’étudier, pendant cette descente, la nature (les terrains qui l’environnaient.Pour mon compte, Vienne, 25 septembre.L’entrevue de Salzbourg vient de terminer, et le comte Andrassy est arrivé pour prendre part au conseil des ministres qui s’est tenu au liurg, sous la présidence de l’empereur, et dans lequel ont été discutées les propositions de M.de Bismarck.Les deux ministres hongrois, MM.Tisza et Szell, ont été convoqués, et le premier vient, en outre, prendre des instructions pour répondre aux interpellations du Parlement de Festh et atténuer, si faire se peut, la situation de la Hongrie.L’empereur se montre, dit-on, légèrement irrité contre .les Magyars ; son mécontentement s’est affirmé par le refus de s’arrêter à Pesth en revenant du château de G-œdœllœ ; Sa Majasté inclinerait même vers des mesures de répression.Heureusement qu’aucun des ministres n’y souscrira, car chacun d’eux sait pertinemment que ce serait courir à des embarras sérieux, sinon à de graves dangers.Les Magyars ne sont pas des gens à reculer devant n’importe quelle mesure coercitive, et il n’y a pas à plaisanter avec eux ; on le sait fort bien en haut lieu, et la mauvaise humeur Une main me retint.Celle de Hans.Décidément je n’avais pas pris assez de leçons de gouffre â la Frelsers-Kirk de Copenhague.* Cependant, 6i peu que j’eusse hasardé mes regards dans ce puits, je m’étais rendu compte de sa conformation.Ses parois, presque à pic, présentaient cependant de nombreuses saillies qui devaient faciliter la descente ; mais si l’escalier ne manquait pas, la rampe faisait défaut Une corde attachée à l’orifice aurait suffi pour nous soutenir mais comment la détacher, lorsqu’on serait parvenu à son extrémité inférieure ?Mon oncle employa un moyen fort simple pour obvier â cette difficulté.Il déroula une corde de la grosseur du pouce & longue de quatre cents pieds ; il en laissa filer d’abord la -PH» je vais, pu» M-M 1ÏÏS hongroise, oui la disposition _ des terranis volcano | ^ d(;s pn>portioM véritable- énormes, un haut personnage ques donne absolument raison a la ’ , , théorie de Davy.Nous sommes m L la COUr se serait écrié: "Il faut plein sol primordial sol dans ^ maintenant changer la géographie s est produit 1 operation chimique des ^ et dang leg livre8 d’éco- ,ahLln! le, au chapitre Turquie d’Europe : - c 1 I capitale Pesth ; ville principale, Cons- métaux enflammés au l’air & de l’eau ; je repousse ment le système d’une chalcur^cen- t ., « traie ; d’ailleurs, nous verrons bien.jj egt de uü je ccmrant grossit Toujours la meme conclusion.On to .rg davautage ; il est, dès â précomprend que jo ne m amusai pas a|________________, comprend que je ne m 1 c* sent, si rapide qu’il entraîne môme discuter.Mon silence fut pus pour j,Q uc officieux du comte Andrassy, un assentiment, & la descente recoin- L f>esler.Lloyd qui) raalgré ses atta- mença Au bout de trois heures, je n’en , ches étroites, ne craint pas de s’ex- trevoyais pas encore le fond de la ‘clic-1 Primeï alnsl .onlnm fVini I mîn/.r» 1 J\TRmiO ÎO TflltiVllis la téteJ “ \TmiS TIP11 Nous pensons que l’accord entre les deux moitiés de la corde qui se faisait peu à peu.ne pouvait se défiler ; une ibis des-1 Cependant nous descendions tou que sa victoire—une éclatante v - toire ! —était à l’avance tenue pc I VCj/UilUftllt -1- I - .X < 1 ceinlus de deux cents pieds, rien 11e jours ; il me semblait que les pierres chose acquise, ne pouirai gueic p s - détachées des parois s’engloutissaient être maintenu aujourd hui, alors qu il nous serait plus aisé que de la ra mener lant çerait “ Maintenant, dit mon oncle après I exactement nos manœuvres de corde, I ce de Bismarck doit tout natuiclk avoir achevé ces préparatifs, occu-l je pus me rendre un compte exact de ment comprendic cela, lui qui a pio pons-nous des bagages ; ils vont être la profondeur atteinte & du temps é-1 lité de ses vie tou es sans 1 0111 m, e divisés en trois paquets, & chacun I coulé.I gard et sans aucune espece p .de nous en attachera un sur son dos ; Nous avions alors répété quatorze Si, contre toute attente, il ne a o , j’entends parler seulement des objets fois cette manœuvre qui durait une pas le comprendre, le comte Am ras- J entends parler fragiles.” objets I fois cette manœuvre qui .» • , , ‘ demi-heure.C’était donc sept heures, sy 11e manquera certainement pas de L’audacieux professeur ne nous plus quatroze quarts d’heure de repos le lui laire comprendie pour renouons dans ou trois heures & demie.En tout, voler l’accord sur cette base, tout au- comprenait évidemment pas cette dernière catégorie.dix heures & demie.Nous étions tre étant absolument impossible pour “ llans, reprit-il, va se charger des partis à une heure, il dovait être onze le comte Andrassy.outils a- d’une partie des vivres ; toi, |heures en ce moment.| H u’y a, P^us.Axel, d’un second tiers des vivres & I Quant à la profondeur à laquelle avoir sur les sujets des entretiens de (les armes ; moi, du reste des vivres nous étions parvenus, ces quatorze Salzbourg.Les journaux o 1 îc .& des instruments délicats.I manœuvres d’une corde de doux cents ] allemands, y compris a ori es/iow ce des instruments aexicais.manœuvre» « uuu -—-, j - » .¦ —Mais, dis-je, & les vêtements, & pieds donnaient deux mille huit cents dance provinciale, 11e nous ont pas cette masse de cordes & d’échelles, | pieds.laissé ignorer le but que poursuivit En ce moment la voix de llans se M.de Bismarck et sur lequel j ai fit entendre : déjà, depuis plus (V un mois, appelé significatif suivant : “ Dans les cercles compétents d’ici, il 11’existe plus aucun doute sur le sort qui attend l’armée russe du Danube, après les dernières et importantes défaites qu’elle a essuyées ; elle se trouve placée dans l’alternative de conclure un armistice de six mois ou de repasser le fleuve pour prendre ses quartiers d’hiver en Roumanie.Etant dounce l’étroite participation de notre cour à la mauvaise fortune de son si proche parent et intime ami le czar, il n’ y aura pas à s’étonner si notre cabinet emploie toute son influence pour aider la cause russe à se relever d’une façon supportable.A coup sûr, les efforts de notre ministère des affaires étrangères vont être dirigés pour gagner les autres puissances neutres à une démarche collective en faveur de l’établissement d’un long armistice, et on ne court pas risque de se tromper en affirmant que cette question constituera un des points principaux des entretiens entre les chanceliers de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie.” Au surplus, voici d’après des informations puisées à bonne source ce qui se serait passé à Salzbourg.La conversation entre MM.de Bismarck Bucharest la Chambre et le Sénat ont décidé, depuis plusieurs années, l'adoption du calendrier grégorin, et que seule la résistance de l’archevêque métropolitain Mgr.Calinic, fortement appuyé par Saint-Pétersbourg, a empêché cette réforme.Mais il 11’est pas douteux qu’après la la guerre les rapports entre la Russie et la Roumanie seront devenus tels que les Roumains n’aurant plus à obéir sur ce point à l’ordre des Russes.et Andrassy aurait commencé par une échange d’idées sur la situation actuelle et les chances présumables d’une médiation pacifique ; puis elle se serait poursuivie par un examen des conditions sur lesquelles pourraient s’entamer les négociations pour la paix.M.de Bismarck s’est montré formellement résolu à appuyer le programme russe en ce qui concerne une large émancipation des chrétiens bulgares et bosniaques, jusqu’aux limites de l’autonomie.Il s’emploiera énergiquement pour obtenir la liberté (le passage des Dardanelles et propose comme complément de déclarer la liberté du Danube, non point relative comme elle l’a été jusqu’ici, mais avec des garanties complètes.Le Danube, serait reconnu neutre CL ici 1 vkV UVU UV/UVUVW férée à une Roumanie indépendante.L’Autriche Hongrie, comme puissance principalement intéressée à la navigation du fleuve, pourrait exercer une protection spéciale sur les principautés moldo-valaques.Par contre, le droit de garnison turque dans quelques forteresses serbes du Danube, dont la Porte s'est démise volontairement en 1867, pourrait lui être rendu.Comme vous le voyez, c’est le vieux programme de Frédéric II, tendant à transporter le centre d’action de l’Autriche-Hongrie plus vers l’est, qui est repris en sous-œuvre par le chancelier actuel d’Allemagne.Si M.Andrassy rêve, comme le prétendent quelques uns, de voir la Hongrie étendre la main sur l’héritage des Hapsbourg, renouer le faisceau détendu des races sud slaves et fonder un empire nouveau dont les confins peuvent, par un coup de génie, courir de la Leitha au Bosphore, il pourra peut-être prêter l’oreille aux combinaisons de son ami de Bismarck ; seulement, en admettant que son cerveau soit capable d’une conception d’une telle envergure, ce dont il est fortement permis de douter, les difficultés à surmonter seront si colossales qu’il devra bientôt renoncer à ses vastes projets.Ses compatriotes possèdent trop de bon sens et trop de flair politique pour se faire illusion une minute sur le peu de réalité d’une pareille entreprise, et ils 11e s’embarqueront pas à coup sur dans cette galère, leurs dispositions présentes en font foi.La question des rapports avec Rome rait aussi été mise sur le tar-'.- à Paris, 25 septembre.Lamartine, dans un de ces portraits à la plume où il excellait, a dit en parlant de M.Thiers jeune encore : “ Il y a assez de salpêtre dans ce petit homme pour faire sauter dix gouvernements.” Cette parole est profondément vraie.Après avoir pendant dix-huit ans, sous la monarchie de Juillet, été le principal artisan de cette politique de bascule, si nuisible aux intérêts du pays, si nuisible à la dignité du régime parlementaire, M.Thiers donna, on peut le dire, le dernier coup de pied à la monarchie d’Orléans.A peine était-elle renversée qu’il se tourna contre la république de 1848, et par ses discours, par ses actes, par ses négociations au comité de la rue de Poitiers, il arriva à rendre possible la restauration impériale.A peine l’Empire est-il fait que ce petit génie destructeur se remet à l’œuvre.C’est lui qui pousse M.Emile Ollivier aux affaires, puis subitement il se retourne contre son élè- consacre la république et l’organise.Jamais le maréchal n’a tenu un autre ve.Arrive la chute de l’Empire, voilà M.Thiers au pouvoir, il fait tant et si bien qu’il indispose contre lui les conservateurs de l’Assemblée nationale et 11e parvient pas à contenter les radicaux.Ceux-ci font nommer M.Barodet à Paris contre son protégé et son ami, contre M.de Rémusat.Enfin les conservateurs, exaspérés de tant de duplicité, jettent bas au 24 mai M.Thiers et le remplacent par le maréchal.Eh bien, aujourd’hui, dans ce ma* ' * x * ** *i I’avuKvû de M.Thiers semble sortir de son tombeau pour faire encore de l’opposition.De l’opposition à qui ?à tout le monde, au maréchal de Mac-Mahon d’abord, et, vraiment, de l'opposition à M.Thiers lui-même.Inutile d'expliquer ma première proposition, j’arrive a la seconde, qui paraît paradoxale : M.Thiers se fait, dans ce manifeste posthume, de l’opposition à lui-même.Rien de plus exact.Lisez ce document étrange avec soin : vous y verrez que M.Thiers implore l’indulgence pour les insurgés de la Commune, “ ces hommes prêts à se remettre au travail ! ” et que de plus il traite de “ crime ” —le mot y est—le rétablissement possible de l’état de siège.Véritablement, on croit rêver en constatant des absences pareilles ! Eh quoi ! c’est M.Thiers lui-même qui, en 1871, a décrété la mise en état de siège de quarante-quatre départements—plus de la moitié de la France ; c’est M.Thiers qui a institué lui-même des conseils de guerre dans toutes les grandes villes (à Versailles nous avons vu jusqu’à neuf de ces tribunaux extraordinaires siégeant à la fois ) ; c’est M Thiers—ce même M.Thiers qui implore des grâces pour les communards—qui s’était démis de ce droit de grâce le plus beau privilégé des chefs d’Etat, et qui l’avait fait attribuer à une délé- langage : il a reçu le dépôt de la Constitution—Je cette constitution républicaine—et il le rendra intact.Oui, cent fois oui, la république est et demeurera un fait légal jusqu’en 1880, et les pouvoir publics la défendront.Mais ni le maréchal ni les honnêtes gens dont il est le représentant 11e souffriront que cette république devienne une république radicale.Ils ne souffriront pas que M.O-ambetta et ses amis entrent ên vainqueurs dans cette citadelle.En un mot,—et c’est là toute la portée du IG mai,—le maréchal et son gouvernement ne souffriront pas que, sous prétexte de consolider la république, on bouleverse l'ordre social.Ils ne souffriront pas que,sous prétexte de consolider une république qui n’a rien à redouter, on détruise les assises de toute société régulière : la religion, l’armée, la magistrature.Voilà ce que 11e veulent ni le maréchal ni les quelques millions d’électeurs qui—nous l’espérons bien—le soutiendront dans la lutte suprême où nous sommes engagés.Voilà ce que M.Thiers ne paraît même pas avoir soupçonné dans son manifeste.La république n’est pas en danger.fVpsf ln snmôf#» rtrn nef vnrmannn r\ov C’est la société qui est menacée par le radicalisme.Le combat qui se livre en ce moment a l’apparence d’une lutte politique.Eh bien, au fond, ce n'esl pas une lutte politique, c'est une lutte sociale.C'est la lutte des traditions et des intérêts sociaux contre le nombre, rien autre chose.Ce n’est pas le sort du gouvernement ou de la l'orme du gouvernement qui est en jeu, non ; c’est le sort même de notre société française qui se joue en ce moment.Tel est le caractère de la lutte, il n’y en a pas d’autre.Tous les sophismes ou tous les raisonnements— comme on voudra les appeler, peu importe, de cet opposant in extremis qu’on nomme M.Thiers tombent à faux.La question qu’il traite n’est même pas posée.Il croit que l’on veut renverser la république, il IvAïnnP An -('ovif nmpAnVwu* lo société française, notre ordre administratif et politique de craquer sous les coups qu’on lui porte.C’est là la mission que s’est donnée le maréchal, et avec l’aide de Dieu et de tous les bons citoyens il saura l’accomplir.‘OU no •*•*•*/»»»%¦»/¦.J aua p«o nous parler de libertés menacées, de pouvoir despotique imminent, de Constitution violée ! Il n’y a rien de tout cela, rien, rien.Ce qu’on appelle les conquêtes'de 1780 restent et resteront les bases de notre droit public.Mais ce que nous redoutons, ce que les honnêtes gens réprouvent de toutes leurs forces, c’est l’effort du radicalisme pour nous ramener à un 1793 légal ! gation de l'Assemblée, appelée com- mission des grâces aurj qui se chargera de les descendre ?—Us descendront tout seuls.—Comment cela ?demandai-je __>* fia]t t ” dit-il.I votre attention.Il s’agit, en premiere Jo m’arrêtai court au moment où ligne, de maintenir quand même '°-Tu Vas le voir.” I j’aïfais heurter de mes pieds la tête I l’idliance des trois empereurs comme Mon oncle employait volontiers les de mon oncle.arbitre des destmecs do 1 Europe,_ * grands moyens et sans hésiter.Sur “ Nous sommes arrivés, dit celui-ci.pour ce faire, il faut ictirtr la Rassie son ordre, Hans réunit en un seul —Où ?demandai-je en me laissant du guêpier dans lequel elle s est jetée.- - ‘ isser près de lui.D’autre part, l’empereur Guillaume Salzbourg ; mais sur ce point je n’ai pas pu encore obtenir des renseignements suffisants ou assez sérieux pour mériter de vous être transmis.Le nonce du Pape à,Vienne, Mgr.Jacobini, a entrepris une excursion en Galicie, où il est l’objet d’ovations continuelles.A Léopol, Son Eminence a pris son logement chez Mgr.Sembratowitch, archevêque du rite grec.Il paraît que le nonce poursuit l’idée d’obtenir des catholiques du r 'entendis ce mugissement sonore I —Il n’y a donc pas produit par le déplacement des cou- J —Si, une sorte de couloir que ches d'air.Mon oncle, penché sur 1 j’entrevois Sc qui oblique vers la droite, l’abime, suivait d’un œil satisfait la Nous verrons cela domain.Soupons descente de scs bagages, & 11c se d’abord & nous dormirons après, releva qu’après les avoir perdus del L’obscurité n’était pas encore com-vue.I plète.On ouvrit le sac aux provisions tu uu «v» v»* ¦***N/—-1 , raison de plus parmi celles qui poussent M.do.Bismarck.A ce propos une correspondance de Berlin, adressée à la Gazette d'Augs • bourg et attribuée à la chancellerie do M.de Bulow, contient le passage •itc grec qu’ils abandonnent le calendrier russe et acceptent le grégorien, en usage dans tout le monde civili- W sé.Mgr Sembratowitch et scs évêques suffragants seraient déjà gagnés au désire de Mgr.Jacobini, et les sept Toutes ces contradictions ne sont-elles pas faites pour étonner ?Réellement, je crois, et tous les hommes sérieux le croient aussi, que M Thiers n’avait plus une parfaite connaissance de lui-même et des choses lorsqu’il a écrit ce manifeste.A chaque page il s’y revoie des absences de mémoire et, qu’on nous permette de le déclarer, des absences de jugement.Dans ces longues et filandreuses démonstrations qui essaient d'être claires et qui sont di fl uses, nouj voyons l’auteur s’appliquer avec une ténacité—qui ressemble à l’entêtement des vieillards—à démontrer que la monarchie est impossible et que, b '"w‘ • : « .i *,J»îriVvr 'Sïtè • vVfk «s* yEUJLLEZ me faire la faveur d’arrôter au Grand Union Hôtel par conséquent, il faut se résigner à la république.diocèses catholiques grecs de la couronne hongroise : Munkacs, Eperies, Karlsbourg, Grosawardein, Lugos, Szamos-Ujvar et Kreutz, ne.manque-ront pas ae suivre cet exemple, le Parlement de Pesth et la Diète d’A- grara s’étant déjà prononcés en ce sens.On so rappelle également qu’à Et qui donc a prétendu le contraire ?Oui, malheureusement, nous ne voyons pas le moyen de rétablir la monarchie en France ; oui, malheureusement, il faut bien se résigner à la république.Mais qui donc parle en ce moment de renverser la république ?N’entendons-nous pas chaque jour le chef de l’Etat, le maréchal de Mac-Mahon, nous affirmer, nous donner sa parole do soldat qu il “ gardera la Constitution à l’abri de toute atteinte ’ ’ ?Or, la Constitution on fnce du GRAND CENTRAL DEPOT, sur la •Sème avenuo et la 4tome rue, NEW-YORK.Klévaleuret toutes les améliorations modernes.PRIX RÉDUITS.Au-delà de 350 CHAMBRES élégamment meublées.Aussi appartements richement meublés pour familles.Le meilleur restaurant de la ville, avec lequel aucun autre liôtei du mémo genre, no peut rivaliser pour le bon marché Boissons et mots de première qualité.Bagages transportes gratis du bureau du chemin de fer à l’Iiôtel W.D.GARRISON.Québec, 12 Juillet 1877.292 LIVRES DE MUSIQUE —POUR— EGLISES CATHOLIQUES, COUVENTS, Etc., Etc.|yY LYRE ANGELIQUE, cantique nouveau, paroles H.P.Justin Etcheverry, de la Com- pagnie de Jésus, musique et accompagnement de M.N.Bosquet.Fleurs «lu Carmel ci Gloire A Marie Recueil de Cantiques Français par Hermann Pore Augustin-Mario du Très-Sûint-Sacrement La Petite Chapelle 100 morceaux faciles pour Orgue par Betteraann.Bibliothèque Kellgieiuie complète Facile et touchante.Contenant 25 Entrées.25 Elévations, 25 Offertoires.25 Marches-sorties, tOO versets ou Preludes, 20 Magnitlcals et 50 airs de cantiques les plus populaires par Betteraann.A vendre par JS.MORGAN.No.28, Rue la Fabrique.Québec, 24 ûo(lt 1877.629 4 1494 QUÉBEC.13 Octobre 1877.( A ET LÀ.N’est-il pas vrai, s’écrie VEvénement, que le gouvernement MacKensic a réduit les salaires de $173,000 ?Non, ce n’est pas vrai.Cette réduction apparente des salaires se retrouve dans l’augmentation des pensions.En 1876 les pensions se montent à $212,000 ; elles se montaient en 1873 à $99,000 : ce qui produit une aug -mentation de $113,000.“ La plupart des gens qui s’occupent de politique parmi nous, dit l'Evénement, ne s'en occupent que pour en tirer des places.” C’est vrai pour les libéraux.Voici leurs principaux hommes politiques bien et duement placés : en 1874.lo L’iion.A.A.Doriou, Juge en Chef de Québec ; •2o L'Hon.ffm.Hoss,Collecteur de Douane à Halifax ; 3o M.E.V.Bodwell, Surintendant du Canal Welland.4o L’IIon.E.B.Wood, Juge en Chef, Manitoba ; en 1875.00 L’Hon.D.A.Macdonald, Lieutenant gouverneur, Ontario ; Go L’Hon.Télesphore Fournier, Juge de la Cour Suprême ; 7o L’Hon.Eugène Panet, Député du Ministre de la Milice ; So L’hon.Thomas Moss, Juge, Ontario : 9o L’Hon.A.H.Paquet, Sénateur; en 1876.lOo L’Hon.L.Letellier.Lieutenant-Gouverneur, Québec ; ! lo L’Hon.David Laird,Lieutenant-Gouverneur, Nord-Ouest; 12o L’Hon.A.B.Foster, un contrat de chemins de fer ; 13o L’Hon.C.H.Pozer.Sénateur; 14o M.David Stirton, Maître de Poste.Guelph ; en 1877.15o L’IIon.C.A.P.Pelletier, Sénateur.1 Go L’IIon.J.Cauchon, Lieutenant-Gou- verneur de Manitoba.Nous avons entendit bien des fois les libéraux crier à la corruption des conservateurs dans l’octroi des contrats.Nous les avons toujours défiés de donner leurs preuves, mais à ce défi ils ont répondu par un silence d’or.Ne voilà-t-il pas que leur chef,l’hon.Mackenzie, vient de les démentir d’une manière formelle, péremptoire ! On lui demande, dans une assemblée publique, à Kingston, s'il est prêt à maintenir l’accusation que le parti conservateur a fait de la corruption Cltllio 1’ Anfvni rl nc nrmtrife Tl répond : “ Je ne prétends pas que l’ancien gouvernement ait pratiqué la corruption dans l’octroi des contrats, parce que je ne sais pas si tel est le cas.Et c’est le chef qui parle ainsi ! lui qui, plus que tout autre, est à même de connaître tout le mal que les conservateurs peuvent avoir fait.L’hon.Mackenzie peut examiner tous les documents publics ; il peut reviser tous les contrats donnés par les conservateurs, et naturellement, en arrivant au pouvoir, il a tout examiné, tout cruté, afin de signaler au pays les forfaits de ses prédécesseurs.Malgré tout cela, cependant, il ignore, “il ne sait pas que l’ancien gouver-vernement ait pratiqué la corruption dans l’octroi des contrats ” ! C’est là un aveu bon à noter.Son Excellence Mgr.Conroy a visité, vendredi, la communauté du Bon Pasteur, en compagnie de plusieurs membres du clergé.Des adresses lui ont été lues en anglais et en français, et le délégué du pape y a répondu en se servant d’expressions touchantes de sympathie.la colonisation.Nous lisons dans Y Opinion Publique : Le feu de la discorde religieuse semble se calmer depuis quelque temps dans la presse politique, et on commence à s’occuper, grâce à Dieu, de choses utiles.Par exemple, le Courtier du Canada énonçait la semaine dernière, une pensée qui devrait faire le tour du pays.Appréciant un excellent article du Telegraph de Saint-Jean sur l’agriculture, il invitait les ouvriers des villes à tourner les yeux vers la colonisation, à se grouper, à s’associer pour ouvrir des colonies, durant l’hiver, dans nos townships, afin qu’au lieu de passer la saison froide dans l’inactivité, à manger le produit du travail de l’été, ils se préparent un chez-soi, un avenir pour eux et leur famille.Dans toutes les villes du pays, des hommes dévoués devraient réunir les ou- vriers et les convaincre de l’excellence de cette idée, et leur donner les moyens de la mettre à exécution.Dans un temps où un si grand nombre d’hommes forts et courageux dépendent de la charité publique pour vivre il est impossible qu’une entreprise comme celle-là ne soit pas accueillie avec enthousiasme.Il faudrait, sans doute, un peu d’argent pour commencer, mais qui refuserait de souscrire pour un pareil objet ?Qui voudrait manquer une si bonne occasion de faire la charité et d’encourager la colonisation ?11 n’y a pas de doute que le gouvernement ferait tout en son pouvoir pour aider une pareille œuvre.Le parlement local est à la veille de se réunir, il faudrait en profiter.Que Montréal, qui est menacé d’avoir sur les bras, l’hiver prochain, des milliers de familles, donne le signal, et les autres grands centres marcheront sur ses traces.La Société Saint-Jean-Baj.liste devrait se mettre à la tète de ce mouvement ; elle a tout ce qu'il faut pour agir et réussir dans de pareils cas, au moyen de ses nombreuses sections formées de toutes les professions, de tous les corps de métier de la Société.Comme c'est le signataire de cet article qui prépara et fit adopter les nouveaux réglements de 1874.on lui permettra, peut-être, de rappeler que le but de la division de la Société en corps de métiers était non-seulement de lui permettre de célébrer avec plus d'éclat la grande fête du *24 juin de cette année mémorable, mais encore de lui mettre dans la main une puissante organisation capable, dans un moment,d’entreprendre et d’exécuter les choses les plus utiles.Rien de plus facile que de mettre cette grande association en mouvement avec une idée patriotique comme celle émise par le Courrier du Canada.En s’adressant au département de l'agriculture et de la colonisation, à M.Lesage, par exemple, on aurait tous les renseignements nécessaires, et.comme il y a à l'œuvre, en ce moment, deux ou trois colonies dans les townships de l'Est, on n’aurait qu’à les imiter.Nous espérons qu’on ne laissera pas l’idée tomber à l'eau, que quelqu’un s'en emparera et la fera triompher.L.O.David.“ Nous voyons avec plaisir que le dissentiment regrettable qui avait éclaté entre MM.les Rédacteurs en chef du Canadien et du Courrier du Canada et qui avait donné lieu à de vives attaques personnelles, de part et d’autre, a été réglé ces jours derniers de la manière la plus satisfaisanlf» r*nss;ihlp.Cnmma L* avait été publique, les deux écrivains ont voulu donner a leur reconciliation la meme publicité.“ Avocats d*une même cause, liés tous deux à une société qui n pour but de promouvoir les graves intérêts religieux eu co pays, ils ont compris que perpé tuer leurs ressentiments serait paralyser leur travail et accroître d’autant la force des adversaires de leur cause.“ Nous n’avons que des félicitations à offrir à nos confrères pour leur courageuse et chrétienne détermination et au Cercle catholique de Québec dont la bonne influence est sans aucun doute pour quelque chose dans cetie reconciliation.iNouveau-Monde.) Nous lisons dans le Métis : Les Hons.MM.Pelletier et Mills sont partis pour Ottawa, après avoir réglé plusieurs affaires d’un intérêt public, et visité les différentes parties de la Province.Tous deux emportent les meilleurs souvenirs de Manitoba, et ont exprimé plus d’une fois, la profonde surprise que leur avait causé notre état enviable de civilisation, notre commerce actif et prospère, en dépit de l’isolement, nos belles campagnes regorgeant des richesses d’une abondante moisson et la perspective d’un avenir brillant.A leur retour à Ottawa, les Hons.M M.Pelletier et Mills qui sont à la tête des deux départements qui nous intéressent le plus,—ceux de l’Agriculture et de l’Intérieur,—ne manqueront pas, nous l’espérons, de faire part à leurs collègues, de tout ce qu’ils ont vu et d’exercer leur influence à notre profit.Nous sommes bien aise de constater surtout qu’ils partagent absolument l’opinion de tout le monde ici, sur la mise en opération des chemins de fer, le plus tôt possible.E'Univernité de Manitoba.A l’exemple des autres provinces Manitoba possède aujourd’hui son Université qui vient d’être organisée, en vertu de la loi adoptée par la Législature, à sa dernière session.Les principes qui servent de base à notre système scolaire apparaissent dans cette nouvelle création.Nous sommes protégés ; et avec un peu d’esprit de conciliation et de justes égards, pour les droits de la conscience—ce qu’a recommandé avec beaucoup d’àpropos le Très-Révérend Evêque de la Terre de Rupert, dans son discours d’ouverture—il sera facile de «’entendre.Voici comment LE COURU 1ER se compose le Conseil qui a tenu jeudi dernier sa première assemblée.Conseil.Chancelier, Le Très Révérend Evé • que de la Terre de Rupert.Vice Chancelier, l’Hon.Joseph Royal.Représentants du Collège de St.Boniface—Sa Grâce Mgr.Taché, les Révds.MM.Dugast, Lavoie, Forget et l’Hon.M.Joseph Dubuc.Représentants du Collège de.St.John—Le Rôvd.Canon O’Meara, les Révds MM.R.Young, S.Matheson, O.Fortin.Représentants du Collège de Manitoba—les Révds.MM.Black, Bryce et Hart, les Hons.MM.Bannatyne et McMicken, et MM.D.McArthur et J.Cameron.Représentant les gradués de la première assemblée,—le Révd.J.F.German et le Dr.Cowan.Représentant le Conseil de l’Instruction publique—le Révd.J.Robertson et M.Elie Tassé.Le Conseil a nommé pour rédiger un plan de cours universitaire et de règles de discussion et autres, deux comités qui devront faire rapport à une assemblée qui a lieu aujourd’hui.(Métis) “ Constantinople, 26 septembre.“Je crois devoir vous signaler la conduite des troupes russes lors des derniers combats de Lovatz.“ Elles se sont acharnées sur les cadavres des soldats ottomans tombés sur le champ de bataille.Ces faits sont attestés par le correspondant du Times à l’armée russe, lequel affirme avoir constaté de visu qu’un grand nombre de cadavres turcs avaient la poitrine nue et percée de plusieurs coups de baïonnette, et que quelques-uns même avaient eu la cervelle ^brûlée à bout portant.Or,si ces blessures ont été faites dans le but d’achever les blessés tombés sur le champ de bataille, elles constituent une violation formelle des stipulations de la convention de Genève.Si, au contraire, elles ont été exercées sur des cadavres, nous ne pouvons y voir que le plus triste retour vers les pratiques des peuples les moins civilisés.” A la gloire «le X.-D.«le Lourdes.On nous communique une épreuve dunuméro des Annales de Notre-Dame de Lourdes, qui paraissent à la fin du mois.Nous v lisons : W Les guérisons se multiplient à la grotte d’une manière merveilleuse.Nous en donnons la liste encore incomplète, dans l’ordre de leurs dates, eu renouvelant toutes nos réserves sur la nécessité d’une étude plus Oom 1>Î *» 2jo»tr- !»•«• î »» -* ARr- » ¦* — • ment.4 septembre.—M.Fernand Saint-Elme, d’Autry (Loiret), âgé de trente ans, souffrait cruellement, depuis seize mois, d’un rhumatisme chronique qui lui paralysait le côté gauche, et qui avait résisté à tous les remèdes.Traîné avec peine par son oncle et un charitable voisin et plongé dans la piscine, il éprouve au côté malade une forte astriction, bientôt suivie d'une douce chaleur.Il s’étonne de porter à la tête sa main tout à l’heure encore paralysée II sort seul de la piscine, et le lendemain il peut, sans appui, suivre la procession du pèlerinage sancerrois et prendre un second bain, qui achève de le fortifier.4 septembre.—Mlle Louise Périnet, de Charenton-sur-Cher, âgée de dix-sept ans, était tourmentée, depuis le mois de juillet, d’un hoquet spasmodique bruyant, appelé aboiement de chien, qui ne cessait pas et se renouvelait jusqu’à neuf fois par minute.Elle a lavé sa gorge avec de l’eau de la piscine ; le hoquet a cessé à l1 instant et n’est plus revenu.4 septembre.— Mlle Suzanne Bru-netière, de Fontenay-le-Comte, rue Royale, 43, âgée de vingt-trois ans, était atteinte, depuis cinq ans, d’une méningite et d’une affection des plus graves de la moelle épinière.Venue avec une peine extrême avec le pèle-nage vendéen, elle a été plongée dans la piscine.Elle en est sortie guérie, et elle a pu suivre la procession du pèlerinage.4 et 5 septembre.—Mlle Marie Per-raud, de Tizan (Vendée), âgée de vingt-un ans, atteinte depuis huit ans d’une maladie de la moelle épinière, déclarée incurable, et admise, à ce titre, dans l’hospice de Laroche sur-Yon, ne pouvant se trainer qu’avec peine sur deux béquilles, a pu marcher, après un premier bain, de la piscine à la grotte.Un second bain l’a fortifiée le lendemain, et l’on annonce sa guérison complète.5 septembre.— Mlle Gertrude Scbass, âgée de vingt ans, habitant Londres, Grafiton street, 19, a été guérie, après quelques bains dans la piscine, d’une phthisie laryngée qui durait depuis deux ans.7 septembre.—Mme Joséphine Cas-tey, de Demu (Gers), âgée de trente-deux ans, était atteinte de névralgies générales et fréquentes et de fortes hémorragies, qui faisaient le désespoir des médecins.Envoyée aux eaux de Bagnères-de-Bigorre, elle est venue directement à Lourdes avec son mari.Elle a bu et s’est lavée à la fontaine et s’est sentie subitement guérie.Elle est repartie le 21, sans PU CANADA aller aux eaux thermales.14 septembre.—Mlle Marie Daniel, de Beaumont-Périgord,âgée de vingt-deux ans, était ateinte, depuis plusieurs années, au genou gauche,d’une tumeur blanche, que les médecins désespéraient do guérir.Elle éprouva dans l’eau un froid très vif, suivi d’une douce chaleur.Sortie guérie de la piscine, elle dépose ses béquilles et elle suit toutes les processions.14 septembre.—Mme Mathilde Sieurac, de Lézat (Ariége), âgée de trente neuf ans, lut atteinte, le 0 octobre 1876, d’une hémorragie cérébrale, suivie d’une paralysie du côté gauche.Le pied gauche resta contourné.En sortant de la piscine, le pied avait repris sa position naturelle et elle marchait sans appui.17 septembre.—Mlle Marie Nou-gnès, de Toulouse, rue Saint-Michel, 121, âgée de vingt-quatre ans, était, depuis dix-huit mois, gravement atteinte d'une maladie de poitrine.Los médecins l’avait condamnée.Venue avec le pèlerinage de Ville-franche-Lauraguais, elle a été portée â la basilique, où elle a communié en viatique.Descendue en voiture à la piscine, elle a été plongée dans l’eau, toute couverte de sueur.Après un moment d’oppression, elle s’est sentie guérie.Elle est ensuite montée â pied à la basilique.Elle écrit de Toulouse, le 20 septembre, que sa guérison fait beaucoup de sensation et de bien.15 septembre.—Mlle Gabrielle Loiseleur, de Chinon, demeurant au prieuré de Saint-Louan, âgée de quarante deux ans, atteinte depuis huit ans d’une affection de la moelle épinière et du cervelet, ne pouvait marcher qu'avec des béquilles.Venue avec le pèlerinage de Tours, elle a été guérie à la piscine, avec des circonstances du plus vif intérêt et d'une grande édification.On sera heureux de les connaître plus tard.18 septembre.—Mme Julie Ivenard, de Tours, atteinte, depuis seize ans, d’un rhumatisme goutteux, et souffrant.surtout depuis deux ans, de douleurs atroces, a senti toutes ses douleurs disparaître dans l’eau de la piscine.Il ne reste plus de sa maladie que l’enchevêtrement des doigts, qui ont repris leur élasticité.18 septembre.—Mme Guerrier, de Beaune (Côte-d’Or), était paralysée, depuis trois ans, de la moitié inférieure du corps, par suite d'une affection de la moelle épinière.Portée à la basilique, elle a entendu assise la sainte messe et reçu également assise la sainte communion.Aussitôt après avoir communié, elle s'est jetée à genoux.Après la messe, elle s’est levée seule et prenant le bras de son mari, M.Guerrier, nure de paix à Beaune, elle est descendue a pieu â la grotte.18 septembre.—Mlle Eloïse Soubia, de Queyrus (Tarn-et-Garonne), âgée de seize ans, avait au genou une tumeur qui avait résisté â tous les traitements.Venue avec le pèlerinage de Saint-Antonin, et plongée dans la piscine, elle a vu la tumeur disparaître et elle a pu marcher sans appui sur ses deux jambes.Nous recevons, trop tard pour la publication d’aujourd’hui, le discours de M.le recteur de l’Université, prononcé lors de l’ouverture solennelle des cours.Nous le publierons demain.NOUVELLES.SOMMAIRE DE I.A PREMIERE PAGE.— FcMlille- ton : Voyage au centre de la terre, [à suivre.}—Lettres de Vienne.—Lettre Parisienne.récit de voyages.—Dimanche prochain.le révérend M.Planiondon.desservant de l’Eglise St.Jean-Baptiste, pochera â St Uocli.Son sujet sera le dernier pèlerinage à Rome.—Le nouvel institut canadien français, à Ottawa, sera ouvert le 24 courant.Une adresse sera lue par l’hon., M.Chauveau.navire échoué.— Le navire u Vanguard,” de Londres, s’est échoué à Ma-tanc,où il devait prendre un chargement.Il a ôté dématé par la tempête, et l’on s’attend que la perte sera complète.pour la raie des ha ! ha î—Départ du il St Lawrence” demain matin du quai St André.vol.—Samedi, deux jeunes compères de la rue Champlain, Scully et MacEvoy out été arretés sous accusation d’avoir dérobé S38 â un de leurs amis?Dixon.Ils avaient passé la veillée â pintocher ensemble, et dans un hôtel, Dixon ayant laissé son argent sur le comptoir, pour quelques instants, les deux autres s’en étaient emparé.L’argent n’a pas été retrouvé.—Le rapport officiel du revenu du Royaume-Uni d’Angleterre, pour les derniers quatre mois, accuse un produit net de £16,621,982.Les quatre mois de Tannée précédente, il avait été de £16,734,607.Le montant total, pour Tannée entière qui vient de finir est de £78,974,867, contre £77,564,833 pour Tannée précédente.imprudence.—Adolphe Payette, âgé de 17 ans.est tombé, jeudi, dans Péglise Notre-Dame de Lourdes.Montréal, d’un échafaud haut de 12 pierls.La chute a été si violente qu’il n’a survécu que 3 heures après l’accident.Le plus regrettable c’est que cet enfant n’avait aucune affaire sur cet échafaud et que c’est en jouant qu’il est tombé.noyés.— Deux jeunes garçons dont on ne connaît pas encore les noms, allèrent se promener sur le tleuve, vis-à-vis Ho-chelaga, jeudi soir, lorsqu’un d’eux tomba â lveau par accident.U tenta de nager, mais ses forces le trahirent et il commença à enfoncer.Son petit ami, voyant le danger imminent que courait son camarade, n’hésita pas un instant, et plongea dans le fleuve, afin de le secourir.Les vagues n’eurent pas pitié de ce beau dévouement, et quelques instants après, les deux enfants avaient disparu pour toujoursv —Une curieuse découverte a été faite ces jours-ci â l’école des beaux arts â Paris, dans une salle qui se trouve du côté de la rue Bonaparte.Des ouvriers terrassiers ont, â la profondeur d’un mètre environ, trouvé un cercueil de plomb portant, gravée sur une plaque de cuivre, l’inscription suivante : u Ci gît le corps de messire Dominique Turgot, chevalier, seigneur deSubs-nousbons, Saint-Quentin, conseil et maître des requêtes ordinaire de son hostel, décédé en sa maison à Paris, le quatorzième jour de septembre 167U, Agé de quarante et un ans.u Priez Dieu pour son Ame ! ” La salle sous laquelle ce cercueil a été découvert est construite sur l’emplacement de l’ancienne chapelle des religieux augustins dont le couvent était,ainsi que le rappellent les noms de plusieurs rues et quais de la rive gauche, une des plus grandes et des plus illustres abbayes de Paris.Ou ne lit pas Dominique de Turgot ; on n’abusait pas encore alors de la particule, dans laquelle nombre de gens voient â tort le signe distinctif de la noblesse.—Une novice do la Congrégation des Oblats de TAssomption â Nîmes, était depuis longtemps sujette à des évanouissements continuels et ne pouvait prendre aucune nourriture depuis trente-sept jours.Le médecin ne croyait pas qu’elle put dépasser les premiers jours de septembre.Le dimanche 2, elle fut confessée et Ton se disposait à lui porter le saint Viatique le lundi 3.Le soir 2, vers sept hearer, on vint prévenir la supérieure que la malade était beaucoup plus faible.On accourt auprès d’elle.La supérieure ne fut pas reconnue.Celle-ci lui fit prendre de l’eau de Lourdes, et se mit a réciter le chapelet.Pendant les trois premières dizaines, la malade repoussait les cou verlures comme font souvent les moribonds,et était entièrement privée de connaissance.A la fin de la troisième dizaine, elle sort comme d'une léthargie et dit : Je suis guérie.” On crut devoir continuer les deux dizaines qui restaient.Elle y répondit d’une voix plus forte que toutes les personnes présentes, et demanda à se lever.On ne crut pas devoir le lui permettre ; mais ou lui apporta à manger, et elle, qui depuis cinq semaines repoussait toute nourriture,fit un repas très-copieux, sans fatigue.Le lendemain, à cinq heures et demie, elle était sur pied, s’habillait sans le secours de personne, ot for **~:v •* c*— - —— **-oio rjourle fPhnnrnc ù la chapelle.—Nous tenons ce récit de très-bonne source.—Dans les fouilles de la butte Montmartre, â Paris, on a trouvé un tiers de sol (/’or, qui date des premiers temps de la monarchie française.11 porte d'un côté l’empreinte d’une tète d’une exécution assez barbare, avec un nom dont il ne reste de parfaitement lisible que les lettres DO VE VS, fragment du mot Clo-dowevs (Clovis II), fils de Dagobert.Au revers, on voit une croix surmontée d’une double crosse.Cette pièce date de la première moitié du septième siècle,et elle est sortie, croit-on, des ateliers monétaires de saint Eloi, qui, comme on le sait, avant d’être évêque de Noyon, avait fabriqué les monnaies des rois Clotaire 11 et Dagobert.Le tiers sol d'or trouvé â Montmartre pèse 2 grammes et demi ; sa couleur est d’un jaune tirant sur le blanc ; il pourrait bien être formé d’un mélange d’or et d’un cinquième d’argent.Cette pièce, fort rare et fort curieuse, a été envoyée à l’hôtel de la Monnaie.—Le travail, de mémo que les plaisirs, produisent souvent la débilité, et ceux qui demeurent dans cet état finiront sû rement par contracter une débilité gêné raie et des affections dans tous les organes.N'y, a-t-il aucun moyen de rétablir vos forces.Oui, heureusement pour l’humanité souffrante.On vous présentera bien des remèdes, mais attention ! N’acceptez que Tunique remède efficace, et ce remède c’est le quinine quand il est pur.Et le seul pur vin de Quinine est celui recommandé par les Drs Pelletier et Kollmeyer, et préparé seulement par Devins & Bolton, Chimistes, Montréal.—A quoi bon garder des cheveux gris, quand il est facile de leur rendre leur couleur naturelle ?L’usage du u Rénovateur Parisien des Cheveux de Luby ” amène infailliblement ce résultat en peu de temps.C’est une préparation agréable qui ne contient aucun principe délétère, et constitue un article de toilette des plus agréables.E.Ginoux Frère, Rue St.Pierre.Rhume ! On dit souvent ce n’est qu’un rhume, et cependant ce rhume a souvent tourné en cas des plus graves.Qu’est ce qu’un rhume ?Les poumons ou les tubes bronchiques ont ôté attaqués par le froid ; la nature sonne la cloche d^alarme et indique la partie du corps où règne le mal.La sagesse suggère d’essayer le baume de cerises sauvages du Dr Wistar.Il a uéri, durand ce dernier demi-siècle, es centaines et des centaines de personnes.Tant que vous toussez, il y a du danger, car le rhume est une soupape de sûreté.Employez le Baume de Wistar et vous serez guéri.50 cls et 81 la bouteille.En vente par tous les pharmaciens.Abmicm Nouvelle?.Musique nouvelle.—JL Morgan.Compagnie d’Assurance Mutuelle.—-A.G.Woodward.Compagnie d’Assuranco Stadaconu.—Crawford Lindsay.Nouvelles importations.—M.Ed Dolbcc.Avis.—I).F.de 8t.Aubin.Nouvelles marchandises (l’automne.—J.llamel et Frères.Nouvelles marchandises.—Fyfo iV Carneau.Compagnie de Navigation à Vapeur du St.Lan.rent—A Gaboury.Iliilletin Coinmerciitl.Lo montant perçu à la Douane de Québec le 13 du courant est do $1,230.30.MARCHÉ MONÉTAIRE, New-York, 15 Octobre 1877,2 heures P.M.Oh, 3J Echange Sterling, 81 Greenbacks, 90 F.C.Uaiuiow, Courtier, No 17, Hue Üuade, Québec.MARCHES DE QUEBEC.Farine et Grains.Québec 11 Oct.1877.Farine.—Sup.extra, baril, 190.$0.75 a 7.25 Extra.6.40 n 0.00 Forte pour boulanger.0.40 a 0.00 Superfine No.2.5.7U a 5.85 Fine.5.20 a 5.35 Farines en poches, de 100 livres.2.95 a 3 10 “ d’avoine, 200 “ .5 50 a 0.00 “ blé par baril, 200 ** 3.77 a 3.00 “ de seigle.4.25 a 4.50 44 Maïs ou blé d’Inde par 200 GrulilN—Blé de semence (rouge) par GO livres.0.00 a 0.00 livres.$0.00 Orge par mi not.50 55 Pois *• m on ton Graines de Trèfle la livre.15 cls Fèves le minot.180 *• Avoine 34 livre.o5 u 30 Son par 100 livres.80 a 90 Bœufs, Lards, Jambons,Etc.Québec, 12 Oct.18 77.Bœuf 1ère qualité, par 100 livres.$ 9.00 a 10.00 44 2ème “ 44 8.00 a 8.50 44 3ème 4 4 4 4 G.* 0 a 0.50 Bœuf par livre 1 07 u 0.10 Mouton par livre 0.07 a 0.10 Veau par livre 0.00 u 0.10 Lard frais par 100 livre 6.50 u 7.00 g 44 frais par livre 0 08 tt 0.10 44 salé 4 4 4 4 0.10 a 0.12 Jambons frais par livre 00.9 a 0.10 44 fumés 4 4 4 4 0.12 a 0.13 Lard Mess, 200 livre.18 50 “ Mince, 4 4 4 4 .1 *\25 Prime Mess, “ “ .15.50 a 10.00 Engl.P.Mess, •* “ .15 50 a IG.00 Extra Prime, “ i% .13.00 a 13.50 Provisions, Etc., Etc.Québec, 12 Oct.1877 Beurre frais par livre.$ 0.10
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.