Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 22 octobre 1877, lundi 22 octobre 1877
Lundi 3* Octobre 18?No.118—Edition quotidienne Lundi 33 Octobre 1817 iouffiG JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, .T’ESPERE ET J’AIME.Feuilleton du Courrier du Canada Q.ueuec.22 Oct.1877—No 34 VOYAGE -AU— mm un la Tiuitn Par Juge* Verni.(Suite.) XXI Le lendemain le départ eut lieu de n-rand matin.11 l’allait se hâter.Nous étions à cinq jours de marche du carrefour.Je ne m’appesantirai pas sur les souffrances de notre retour.Mon oncle les supporta avec la colère d'un homme qui ne se sent pas le plus fort ; Mans avec la résignation de sa nature pacifique ; moi, je l’avoue, me plaignant & me désespérant ; je ne pouvais avoir de cœur contre cette mauvaise fortune.Ainsi que je l’avais prévu, l’eau fit tout à fait défaut à la lin du premier jour de marche ; notre provision liquide se réduisit alors à du genièvre ; mais cette infernale liqueur brûlait le gosier, je ne pouvais môme en supporter la vue.Je trouvais la température étouffante ; la fatigue me paralysait.Plus d’une fois, je faillis tomber sans mouvement.On faisait halte alors ; mon oncle ou l'Islandais me réconfortaient de leur mieux.Mais je voyais déjà que le premier réagissait péniblement contre l’extrême fatigue & les tortures nées de la privation d’eau.Enfin, le mardi, 8 juillet, en nous traînant sur les genoux, sur les mains, nous arrivâmes à demi morts au point de jonction des deux galeries.Là je demeurai comme une masse inerte, étendu sur le sol de lave.11 était dix heures du matin.llans & mon oncle, accotés à la paroi, essayèrent de grignoter quelques morceaux de biscuit.De longs gémissements s’échappaient de mes lèvres tuméfiées.Je tombai dans un profond assoupissement.Air bout de quelque temps mon oncle s’approcha de moi & me souleva entre ses bras ; “ Pauvre enfant ! ” murmura-t-il avec un véritable accent de pitié.Je fus touché de ces paroles, n’étant pas habitué aux tendresses du farouche professeur.Je saisis ses mains frémissantes dans les miennes.Il se laissa faire en me regardant.Scs yeux étaient humides.Je le vis alors prendre la gourde suspendue à son côté.A ma grande stupéfaction, il l’approcha de mes lèvres : “ Dois, ” fit-il.Avais-je bien entendu ?Mon oncle était-il fou ?Je le regardais d’un air hébété.Je ne voulais pas le comprendre.* “ Bois, ” reprit-il.Et relevant sa gourde, il la vida tout entière entre mes lèvres.Oh ! jouissance infini* ! une gorgée d’eau vint humecter ma bouche en feu, une seule, mais elle suffit à rappeler en moi la vie qui s’échappait.Je remerciai mon oncle en joignant les mains.“ Oui, lit-il, une gorgée d’eau ! la dernière ! entends-tu bien ?la dernière ! Je l’avais précieusement gardée au fond de ma gourde.Vingt fois, cent fois, j’ai du résister à mon eilra-yant désir de la boire ! Mais non, Axel, je la réservais pour toi.—Mon oncle ! murmurai-je pendant que de grosses larmes mouillaient mes yeux.—Oui, pauvre enfant, je savais qu’à ton arrivée à ce carrefour, tu tomberais à demi mort, & j’ai conservé mes dernières gouttes d’eau pour te ranimer.—Merci ! merci ! ” m’écriai-je.Si peu que ma soif fût apaisée, j’avais cependant retrouvé quelque force.Les muscles de mon gosier, contractés jusqu’alors, se détendaient ; l’inflammation do mes lèvres s’était adoucie.•Te pouvais parler.“ Voyons, dis-je, nous n’avons maintenant qu’un parti à prendre ; l’eau nous manque ; il faut revenir sur nos pas.” Pendant que je parlais ainsi, mon oncle évitait de me regarder ; il baissait la tête ; ses yeux fuyaient les miens.“ Il faut revenir, m’écriai-je, & re- prendre le chemin du Sneffels.Que Dieu noirs donne la force de remonter jusqu’au sommet du cratère ! —Revenir ! fit mon oncle, comme s'il répondait plutôt à lui qu’à moi-môme.—Oui, revenir, «X sans perdre un instant.” Il y eut ici un moment de silence assez long.“ Ainsi donc, Axel, reprit le pro-j foNseur d’un ton bizarre, cos quelques gouttes d’eau ne t’ont pas rendu le courage «X l’énergie 7 —Le courage ! #o —Je te vois abattu comme avant, & faisant encore entendre des paroles de désespoir ! ” A quel homme avais-je affaire & quels projets son esprit audacieux formait-il encore 7 Quoi ! vous ne voulez pas V.—Renoncer à cette expédition, au moment où tout annonce qu’elle peut réussir ! Jamais ! —Alors il faut se résigner à périr ?—Non, Axel, non ! pars.Je ne veux pas ta mort ! Que llans t’accompagne.Laisse-moi seul ! —Vous abandonner ! —Laisse-moi, te dis-je ! J’ai commencé ce voyage ; je l’accomplirai jusqu’au bout, ou je n’en reviendrai pas.Va-t’-en, Axel, va-t’en ! ’’ Mon oncle parlait avec une extrême surexcitation.Sa voix, un instant attendri-, redevenait dure & menaçante.Il lut tait avec une sombre énergie contre l'impossible ! Je ne voulais j pas l’abandonner au fond de cette abîme.X' d’un autre côté, l’instinct de la conservation me poussait à le fuir! Le guide suivait cette scène avec son indifférence accoutumée.Il comprenait cependant ce qui se passait entre ses deux compagnons ; nos gestes indiquaient assez la voie différente où chacun de nous essayait d’en-trainrr l’autre ; mais Hans senblait s’intéresser peu à la question dans laquelle son existence se trouvait en jeu, prêt à partir si l’on donnait le signal du départ, prêt à rester à la moindre volonté do son maître.Que ne pouvais-je en cet instant me faire entendre cle lui ! Mes paroles mes gémissement, mon accent auraient eu raison de cette froide nature Ces dangers que le guide ne parais-rait pas soupçonner, je les lui eusse lait comprendre & toucher du doigt.A nous deux nous aurions peut-être convaincu l’entêté professeur.Au besoin, nous l’aurions contraint à regagner les hauteurs du Sneffels ! (à suivre.) CO!tK!;SrOAI)AXC;E DF.ko.mi:.Rome, le 28 sept 1S77 Monseigneur, La nominatiou du cardinal Giovanni l’ecci à la charge de camerlingue apostolique, que je vous ai annoncée dans ma dernière correspondance, a été accueillie à Rome avec le plus grand plaisir.C’est un cardinal des plus remarquables par sa science et sa piété.11 est ferme sans ostentation, austère sans rigorisme, zélé sans affectation, droit dans la plus large expression du mot et tout dévoué à la sainte Eglise romaine et à nos anciennes traditions.Il est grand, maigre, il a des yeux profonds, une grâce exquise et une tenue majestueuse.Il a fait ses preuves dans l’administration lorsqu’il a régi les provinces de Be-nevento, de Spoleto et de rerugio.Il les a faites dans la politique, lorsqu’il a été nonce à Bruxelles,où il avait conquis l’estime et l’affection du roi Léopold 1er, qui passait pour un des plus profonds politiques de son époque.Il les a faites enfin dans l’adminis-tratio’n diocésaine, où son esprit sacerdotal s’est révélé dans toute sa perfection.—Nous pouvons donc attendre do lui les plus grands services pour l’Eglise universelle dans les moments terribles où elle peut so trouver à la mort du Souverain-Pontife, que nous prions Dieu d’éloigner le plus possible.Le Sacré Collège vient d’éprouver une nouvelle perte.Son Eminence le cardinal Riario-Sforza, archovêque de Naples, est mort à l’âge de soixante-sept ans.Depuis longtemps, l'opinion publique le désignait comme le successeur de Pie IX.Il appartenait à une famille do la plus illustre noblesse, il fut élevé très-jeune ù la pourpre par Grégoire XVI.Sa piété et ses vertus lui avaient gagné la vénération et l’amour de tous ses diocésains.Il professait un culte pour les sciences et les lettres.Son clergé perd en lui un véritable père et un ami plutôt qu’un chef.Les œuvres qu'il a fondées, l’instruction solide qu’il a fait développer dans ses collèges et séminaires, sa charité inépuisable, resteront comme un monument glorieux à sa mémoire.—Son frère, M.le duc Riario-Sforza, avait épousé une dame française, la sœur de l’illustre Berryer.Pendant que Dieu rappelle à lui presque tous les cardinaux créés par Grégoire XVI, il se plait à nous conserver la santé de Pie IX qui, après nous avoir donné de graves inquiétudes, s’est sensiblement améliorée.—11 continue à accorder des audiences, soit aux Romains,soit aux étrangers, et à tous il adresse des paroles pleines de charité et de bonté.Le 25 de ce mois, il a reçu une députation des médecins de toute l’Italie, ayant à sa tête M.le docteur Jancioni, qui a lu une adresse remplie de sentiments de foi et d’amour filial envers le Saint-Siège.Il a aussi présonté au Souverain-Pontife un riche album renfermant les signatures d’un grand nombre de médecins de la Péninsule.Pie IX, répondant à cette adresse, s’est plu à rappeler la nécessité de la médecine et l’honneur que la Sainte-Ecriture veut qu’on rende à son médecin, honora mcdicum.Mais la Sainte-Ecriture veut que les médecins soient soumis à Dieu et à l’Eglise, qu’ils en respectent les lois et en acceptent les doctrines.“ Malheureusement, a ajouté Sa Sainteté, un certain nombre d’entre'eux professent des théories qui sont eu opposition directe avec les enseignements catholiques et même avec les principes d’une sainte philosophie.Ils professent le matérialisme, a dit le Pape, et ils ne voient plus en nous qu’une agglomération de la matière.Il faut réagir contre cette erreur, la plus pernicieuse à la science, à la société et à la religion.Il faut les ramener à d’au-très sentiments, eux qui sont chargés de nous apprendre les moments où notre fin approche.Il faut leur recommander de veiller sur l’âme de leurs malades, afin qu’ils puissent recevoir à temps les saints sacrements de l’Eglise.” Le Saint-Père a lerminé son discours en les félicitant de leur dévouement et en les bénissant du fond de son cœur.Les jours suivants, le Saint-Père a roçu’plusieurs ecclésiastiques français de Caen, de Bordeaux, de Grenoble et des autres grandes villes de France, qui profitent de leurs vacances pour venir à Rome renouveler aux pieds du Vicaire de Jésus-Christ leur attachement au Saint-Siège.La Sacrée Congrégation de la Propagande, dont le chef est Son Eminence le cardinal Franchi, vient d’approuver l’institut et les règles des Sœurs de la Charité de la Bienheureuse Vierge Marie, dont la maison mère est à Dubuque, dans les Etats-Unis de l’Amérique du Nord.—Pie IX leur avait déjà accordé un décret in tandem au mois de février.Cette nouvelle faveur comblera de joie ces saintes filles qui font tant de bien en Amérique.Leur Congrégation augmente de jour en jour.Partout elle reçoit des demandes pour établir de nouvelles maisons.La Sacrée Congrégation des Rites s’est réunie pour discuter sur les additions à faire au Martyrologe et à l’office, relativement à saint François de Sales.Ce soin a été laissé à Monseigneur Salvati, promoteur de la loi.On a aussi examiné la cause du jeune artisan Nunzio-Sulprizio, mort, en odeur de sainteté à Naples.Il s’agissait de décider sur la validité du procès et sur l’examen des témoins qui a eu lieu à Naples par l’Eminen-tissimc cardinal Riario-Sforza avant d’entreprendre à Rome le procès tissime cardinal Riario-Sforza avant d’entreprendre à Rome le procès apostolique.La Sacrée Congrégation en a reconnu la validité, tout en priant le Saint-Pcre de vouloir bien valider la partie des examens qui n’avait pas été faite directement par l’archevôquc de Naples, mais par un de ses délégués, sans en avoir obtenu la permission préalable de Rome.La môme Sacrée Congrégation a accordé certaines additions et changements dans la première leçon du second nocturne do la fête de la dédicace de la cathédrale de Naples, relatives à l’histoire ae sa fondation.Elle a accordé une oraison propre, pour la messe et l’office do saint Ildebrando, ancien évêque de Bag-norea près de Viterbe.Enfin, elle a discuté les préliminaires du procès de béatification de la Vénérable Marie-Guillaume-Emilie de Rodât, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Sainte-Famille, du diocèse de Rodez.Elle a décidé qu’on était sùr de la validité et de l’importance du procès sur la renommée de la sainteté [et des miracles de cette vénérable servante de Dieu.La Sacrée Congrégation a aussi déclaré qu’on pouvait introduire la cause de béatification de la Vénérable Sœur Marie do l’Incarnation, fondatrice d’un monastère d’Ursulines à Québec.M.l’abbé Vincenzi, un des savants professeurs de l’ancienne Université romaine, vient de publier un ouvrage très-savant qui a pour titre : Nouvelle Dissertation sur les écrits et la doctrine de saint Grégoire de Nyssc et d'Origine, avec un appendice concernant les actes du cinquiè-j me Concile œcuménique.C’est un véritable modèle d’érudition ecclésiastique.Laprofondcur de sa science se révélé aussi dans un autre ouvrage : De la Monarchie sacrée des Juifs et des Chrétiens, et du magistère infaillible dans l'ufie et l'autre de ces monarchies.On y voit l’immense étendue de ses connaissances et l’humilité de sa personne.Ce digne et savant ecclésiastique, véritable honneur du clergé de Rome, a préféré la pauvreté à la place lucrative dans l’Université qu’il n’aurait pu garder qu’au prix de l’honneur.Louange à des hommes d’un si grand mérite, qui.par leurs vertus et leur science, honorent notre société, et qui n’attendent que du Iron Dieu la juste récompense de leurs travaux.Lu un.RUSSIE Saint-Pétersbourg, 28 septembre.Quand on veut se rendre compte des événements contemporains, quel que soit le pays dans lequel ils passent, il ne faut jamais perdre de vue l’hermite de Varzin.Que veut-il ?quel but poursuit-il ?quel plan a-t-il adopté ?U s'enveloppe de voiles qu’il cherche à rendre impénétrables, mais ! de temps à autre il est obligé de prononcer une parole ou de poser un acte qui permettent de pénétrer jusqu’à un certain point ces mystères.Ainsi, dernièrement, il engageait l’Angleterre à prendre possession de l’Egypte ; il développait tous les avantages qu’elle en retirerait ; il assurait qu’à Berlin,loin de s’y opposer, on applaudirait ; puis il ajoutait : “ L’Angleterre, de son côté, ne trouvera pas mauvais que nous prenions une partie de la Hollande : il y a là un foyer d'ultramontanisme que nous ne pouvons tolérer dans notre voisinage et l’Angleterre, qui est une puissance protestante, verra certainement avec plaisir que nous étouffions ce nid d’ultramontains.” L’Angleterre n’a pas goûté ce langage et a repoussé ces propositions avec une certaine vivacité.Mais nous pouvons en conclure que M.de Bismarck poursuit le projet de nouvelles annexions ; il lui faut pour cela un remaniement de la carte européenne, et ce remaniement ne peut guère se faire sans un partage de l’empire ottoman.L’Angleterre prenant l’Egypte, il offrira sans doute à l’Autriche une partie de la presqu’île des Balkans, en l’engageant à aller jusqu’à Saloniquo et la mer Méditerranée, sauf à se faire donner par l’Autriche les provinces allemandes jusqu’à Trieste.Je ne sais pas la part qu’il compte faire à la Russie, mais malgré tous les démentis de la presse officieuse, il me parait hors de doute qu’il veut se faire donner le royaume de Pologne, qui fera partie intégrante de l’empire d’Allemagne.Le trône de Pologne sera-t-il réservé à l’héritier de Brandebourg, ou bien celui-ci l’échangera-t-il contre la Saxe avec le préfet couronné qui siège à Dresde 7 Je n’en sais rien, et je crois encore qu’ il n’y a rien de bien décidé à cet égard.Ce qui me semble ressortir avec évidence de tout ce qui précède, c’est ne M.de Bismarck veut le partage e l’empire ottoman ; il n’a pas été fâché de confier à la Russie le soin de battre les Turcs, il y avait pour lui tout profit à cela.Il ne dépensait ni un homme ni un écu, et il voyait avec plaisir la Russie s’afTaiblir par l’effort môme qu’elle ôtait obligée de faire.Mais les événements n’ont pas répondu à son attente.Il lui faut le partage de l’empire ottoman, et par conséquent la victoire des Russes.De plus, sa fameuse alliance des trois empereurs est gravement atteinte.En quoi consiste cette alliance ?Simplement en ceci, que M.de Bismarck s’assuro de ses deux voisins en les contenant l’un par l’autre: la Russie par l’Autriche, l’Autriche par la Russie ; mais si la Russie se trouve hors d’état de faire la guerre pendant quelques années, elle ne peut plus contenir l’Autriche, qui se trouve rendu à sa libertée d’action.Dans telles circonstances données, il peut très-bien se faire que l’Autriche 1 se trouve dans les rangs des ennemis de l’Allemagne, la Russie restera bien au nombre de ses alliés, mais cela sera un allié impuissant, et l’œuvre du chancelier, cette œuvre si péniblement élaborée, se trouvera seule en présence d’une coalition européenne.Le partage de l’empire ottoman et la victoire de la Russie sont donc des choses indispensables aux yeux de M.de Bismarck.- C’est j ce qu’il ne faut pas perdre de vue.La guerre de Crimée mit à nu tous les vices du régime de l’empereur Nicolas.La démonstration fut si complète, si éclatante, qu’il n’y eut personne qui ne fût convaincu de la nécessité de procéder sans retard à des réformes radicales.C’est là ce qui amena l’émancipation des paysans, la réforme judiciaire, les assemblées provinciales, le réseau des chemins de fer et le service obligatoire pour tous.La guerre actuelle amènera des résultats semblables et nécessitera des réformes bien autrement importantes.A l’heure qu’il est, c’est déjà un fait accepté par tout le monde qu’au rétablissement de la paix il faudra refondre tout le système financier et établir les impôts sur une nouvelle base.A l’époque de la guerre de Crimée, on a été particulièrement frappé des énormes abus constatés dans le service de l’intendance.Aujourd’hui le service des approvisionnements et des transports donne lieu à des abus tout aussi criants : la corruption et la vénalité s’étalent au grand jour.Les voyageurs qui nous arrivent de Bucharest racontent que dans cette ville les désordres et les abus sont tellement patents qu’on ne se donne guère la peine de les dissimuler.Des fortunes scandaleuses se font en peu de temps aux dépens du soldat et du trésor.Mais ce qui attire surtout l’attention, ce sont les échecs successifs de l’armée.On se demande à quelle cause il faut les attribuer.Le soldat est brave, mais les officiers, les généraux, les chefs désarmée sont bien loin d’être à la hauteur de leurs dcvoirs.Ce qui frappe surtout, c’est l’incapacité plus qu’ordinaire qui préside à la conduite de la guerre.Plevna seule coûte à l’armée plus de vingt-cinq mille hommes: or, il n’est personne qui ne voit qu’ils ont ‘été sacrifiés à une entreprise qui ne pouvait pas réussir.La perte de ces vingt-cinq mille hommes ne doit pas être imputée aux chances de la guerre, mais uniquement à l’incapacité du commandant en chef.Il est encore un point qui donne lieu à beaucoup de réflexions : les membres de la famille impériale se sont partagé tous les commandements ; il est tout naturel que la responsabilité de tous ces échecs retombe sur eux.Je n’ai aucune raison de révoquer en doute la bravoure personnelle de ces princes, mais il est malheureux pour eux que dans une guerre aussi sanglante et dans laquelle on ménage si peu la vie des soldats, aucun des grands-ducs n’ait eu une égratignure.Je sais bien que le jeune général Skobeleff est sorti de tous ces combats, où il ne s’est pas ménagé, sans avoir reçu aucune blessure ; mais Skobeleff a eu je ne sais combien de chevaux tués sous lui.On ne dit rien de pareil des princes, et cela fait mauvais effet.Ce qui a surtout blessé le public, c’est cette estrade, recouverte de tapis et surmontée d’un fauteuil,d’où l’empereur a pu suivre tout le combat de Plevna.Je veux bien croire qu’il ne faut voir là qu’un excès de zèle de quelque subalterne ; mais ce zèle n’a pas été blâmé, cette estrade n’a pas été refusée, et ce nouveau Xerxès a, du haut de son trône, assisté à cette hécatombe de soldats, d’officiers et de généraux, comme les anciens Césars asssistaient aux combats de gladiateurs.La conscience publique a été révoltée,tandis qu’au grand quartier général personne ne’serable avoir eu aucun soupçon de l’effet que cette scène devait produire.La guerre une ibis terminée, il faudra procéder aux réformes ; mais elles se feront dans de mauvaises conditions : la population sera aigrie et mécontente et la dynastie aura perdu de son prestige ; ajoutez à cola le travail souterrain des sociétés secrètes et des sectes révolutionnaires.Sans parler des nihilistes, la Russie est couverte d’un réseau de Loges: il y en a jusqu’en Sibérie.Les franc-maçons de Russie dépendent des Loges écossaises, et ils sont en correspondance régulière et suivie avec Edimbourg, comme les sectes nihilistes et révolutionnaires sont en correspondance avec Genève et Londres.Te suis entré dans ces détails pour vous montrer que la guerre actuelle ne peut manquer d’avoir un contrecoup dans l’intérieur de la Russie, et ce qui se Jpassera là aura peut-être plus d’importance que la guerre elle-même.R.G.TVRQVIE La Gazette de l'Allemagne du Nord reçoit d’un de ses correspondants du théâtre de la guerre l’intérc6sante lettre que voici : • “ Bucharest, 26 septembre.‘ ‘ Hier j’ai eu l’honneur d’être reçu par le général Totleben.Je m’empresse de vous communiquer les détails de cette entrevue.Laissez-moi d’abord démentir les bruits qui ont couru sur le but dn voyage de l’illustre général.M.Totleben m’a affirmé qu’il ne savait pas pourquoi on l’avait mandé au quartier général et que l’Empereur n’en déciderait qu’après son arrivée sur le théâtre de la guerre.Il supposait bien qu’on le faisait venir pour le consulter au sujet de Plevna, mais il n’avait reçu jusqu’ici aucun ordre à ce sujet.‘ ‘ Le général ne m’a pas caché son sentiment sur la gravité de la situation des armées russes, mais il a exprimé l’espoir qu’elle se modifiera bientôt en leur faveur.Il ne pense pas malheureusement, vu l’état avancé de la saison, qu’une victoire décisive puisse encore être remportée dans cette campagne.Naturellement, Sou Excellence ne m’a point parlé d’une façon précise sur ce que l’on comptait faire au quartier général, mais du peu qu’il m’a dit j’ai pu conclure qu’en aucun cas on ne songeait encore pour le moment à prendre ses quartiers d’hiver.On prépare une action sérieuse qui aura lieu bientôt à l’est ou à l’ouest du théâtre de la guerre, et c’est de cette affaire que dépendra la retraite éventuelle de l’armée.“ Le général m’avoua que ce n’était pas sans plaisir qu’il reverrait les rives du Danube et notamment les points qu’il connaît depuis la campagne de 1854, Turtukaï.Silistrie, Roust-chouk ; il ajouta : “ Les forteresses turques étaient alors fort primitives ; aujourd’hui c’est tout autre chose.” “ L’invitation à se rendre au quar- .T ticr-général a trouvé le général Totleben malade à Saint-Pétersbourg.Malgré l’état de sa santé, le héros de Sébastopol n’a pas hésité à se mettre en route immédiatement, et il a fait le voyage de Saint-Pétersbourg à Bucharest en cinq jours seulement.Il s’est félicité de ce que l’armée ait été jusqu’ici préservée des maladies épidémiques si fréquentes sous le rude climat de la Bulgarie et qui ont fait de si terribles ravages dans toutes les campagnes de la Russie antérieures à celle-ci.La santé des troupes, d’après lui, est relativement très-satisfaisante.‘ ‘ Dans tout son être le vieux général respire une nature très-robuste et énergique.Les traits du visage sont ramassés et vigoureux, la taille est moyenne.Le général paraît avoir un peu plus de cinquante ans.De profil il’au ne ressemblance frappante avec le prince de Bismarck.Nous avons causé en allemand.Le général parle cette langue avec une grande facilité.” V KCILLEZ me faire la faveur d'arrêter au Grand Union Hôtel .’n face du GRAND CENTRAL DEPOT, sur la Arme avenue et la 41ôme rue, NEW-YORK.Elévateur et toutes les améliorations modernes.PRIX RÉDUITS.Au-delà do 350 CHAMBRES 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miséricorde avec con-' bien d’autres citoyens.' ~ " S lettre pantoralc des éré^nes de la province eccléalafttiqne de Qnèbec.Nous, par la miséricorde de Dieu et la grâce du Saint-Siège Apostolique, Archevêque et Evêques de la Province Ecclésiastique de Québec, Au clergé séculier el régulier, et à tous les fidèles de la dite Province.Salut et Bénédiction en Notre Seisrneur.La gravité des événements qui se sont succédé depuis les dernières élections générales et les difficultés nombreuses et diverses auxquelles ils ont donné lieu, Nous font un devoir de vous rappeler brièvement, Nos Très Chers Frères, les principes et les règles de conduite qui vous ont été donnés jusqu'à présent dans nos Conciles, nos circulaires et nos Pastorales, et notamment dans celle du 22 septembre 1875.Le neuvième décret du Quatrième Concile, en 186S, expose en ces termes vos obligations comme électeurs : “ Que les Pasteurs instruisent avec “ soin les Fidèles sur leurs devoirs “ dans les élections ; qu'ils leur “ inculquent fortement que la même •• loi qui confère aux citoyens le “ droit de suffrage, lettr impose en •• même temps la grave obligation de donner ce suffrage quand c'est “ nécessaire et cela toujours sui-•• vaut leur conscience, sous le re-“ gaTd de Dieu et pour le plus grand “ bien de la religion et.de la patrie : ;l qu’en conséquence, les électeurs sont toujours obligés en conscience “devant Dieu, de donner leur suffrage •• au candidat qu’ils jugent être véri-lablement honnête et capable de “ bien s'acquitter de la charge si im-“ portante qui lui est confiée, savoir " de veiller au bien de la religion et de l'Etat, et dé travailler fidèlement *• à le promouvoir et à le sauvegar-“ der.” Les Pères du même Concile s'élèvent aussi avec force contre les désordres lamentables des élections et flétrissent énergiquement la corruption électorale.“ Que les prêtres, ministres “ du Seigneur, disent-ils, élèvent donc la voix contre un si grand “ renversement de tous les principes de la religion et de la morale, con- j “ tre une prévarication aussi crimi-“ nelle et aussi funeste.” En 1873, Nous avons jugé qu’il était nécessaire de vous prémunir contre les dangers des doctrines Catholico-libérales.Pour cela, Notre Cinquième Concile, employant les propres expressions du Souverain Pontife, vous a fait connaitre les caractères et les sttites funestes de cette grande erreur des temps modernes.Enfin, Notre Pastorale du 22 septembre 1875, a exposé plus au long les mêmes enseignements, et vous a mis de nouveau en garde contre le péril.Cette Pastorale déposée par l’un de Nous aux pieds du Souverain Pontife, Nous a valu les éloges et les encouragements de l’Immortel Pie IX.Malheureusement et contre notre intention, quelques uns ont cru voir dans ce document un abandon de la région des principes pour descendre sur le terrain des personnes et des partis politiques.Nous avons voulu vous exposer la vraie doctrine sur la constitution et les droits de l’Eglise, sur les droits et les devoirs du clergé dans la société, sur les obligations de la presse catholique et sur la sainteté du serment : tel a été notre unique but, telle est encore notre intention.En cela nous suivons l'exemple du Saint Siège, qui, en condamnant les erreurs du Libéralisme Catholique, s’est abstenu de signaler les personnes ouïes partis politiques.Il n’existe en effet aucun acte Pontifical condamnant un parti politique quelconque ; toutes les condamnations émanées jusqu’à présent de cette source vénérable, se rapportent seulement aux Catholiques-libéraux et à leurs principes, et c’est dans ce sens que l’on doit entendre le bref adressé en septembre 1876 à l’un de Nous.A l’exemple du Souverain Pontife et suivant la sage prescription de Notre Quatrième Concile, nous laissons à la conscience de chacun de juger, sous le regard de Dieu, quels sont les hommes que ces condamnations peuvent atteindre, quelque soit d’ailleurs le parti politique auquel ils appartiennent.En portant ce jugement sur le prochain, efforcez-vous toujours, N.T.C.F., de pratiquer cette modération et cette justice avec lesquelles vous voulez vous-mêmes être jugés par les hommes et surtout par le Juge Souverain des vivants et des morts.Tout en prenant aux questions politiques de votre patrie l’intérêt qu’elles méritent, tout en essayant d’apprécier à leur juste valeur les personnes, les actes et les choses, soyez toujours inquiets pour vous-mêmes, de peur que les affaires du temps qui passe avec la rapidité de l’éclair, ne vous fassent oublier Panique chose nécessaire, c’est-à-dire cette éternité qui ne passe point et qui est votre ’ I- La du trône ( _ fiance et humilité nous obtiendra ; De là il résulte qn a proprement infailliblement à tous cette crainte ; parler, le parti catholique ne peut pas salutaire avec laquelle nous devons, ; être un parti, et que le parti royaliste à chaque instant de notre vie, tra-.n’en doit pas être un non plus, vailler à notre salut.Ce commerce Le parti catholique, en effet, est intime avec le Dieu de toute charité celui qui soutient les droits et les in- lounera à vos térêts de l’Eglise, c’est-à-dire de tous raux russes sont maintenant à Vezinkoi.Le général rofT marche contre Ismail Pacha.Le* point».et de la paix véritable, donnera < âmes ce calme dont elles ont besoin en tout temps, mais surtout dans les circonstances solennelles et si importantes, où vous êtes appelés à exercer le grand, et noble droit de suffrage.Puisez donc souvent à cette source intarissable de grâces et de bénédictions même temporelles, et le Dieu de paix et de miséricorde sera avec vous dans le temps et dans l’éternité.Amen.Sera le présent mandement lu et publié au prône de toutes les églises et chapelles de paroisses et de missions où se fait l’office, le premier dimanche après sa réception.Donné à Québec sous nos signatures, le sceau de l’Archidiocèse et le contreseing du secrétaire de l’Archevêché, le onze octobre mil huit cent soixante dix-sept.f E.-A., Arch, de Québec, f L.-F., Ev des Trois-Rivières, f Jeax, Ev.de S.G.de Rimouski, f Edovard-chs., Ev.de Montréal, f Antoixe, Ev.de Sherbrooke, t ,T.-Thomas, Ev.d'Ottawa, t L.-Z., Ev.de St.Hyacinthe.Par Messeigneurs, C.-A Collet, Tire.Secrétaire.Changement!* ecclésiastiques dans le dlocéfte de Saint-Germain de Klmonski.>1.Cyprien Larrivée.de la cure du Cap Rosier à celles de X.-D.de Paspébiac et de Saint-Godefroi.M.Polydore Moreau, de la cure de Douglastôwn à celle de Saint-Jean l'Evangéliste.M.Jos.Hercule Léonard, de la mission de Ristigouche à la cure Je Saint-Patrice de Douglastowu.M.Joseph Ferdinand Audet, de la cure de Saint-Jean l'Evangéliste à celles de Saint-Donat et de Saint-Gabriel.M.Joseph St.-Laurent, du vicariafdes Trois-Pistoles à la mission de Sainte Cécile du Cloridorme.M.Joseph Martin, du vicariat de Paspébiac aux cures de Saint-Alban du Cap-Rosier et de Saint-Joseph de l'Anse-au-Griffon.j M.Octave Drapeau, du Séminaire de Rimouski à la mission de Sainte-Anne de Ristigouche.M.Thomas Gravel, Je la procure du Séminaire à la cure de Saint-Mathieu.M.Amand Laçasse, de la cure de N.D.des Sept Douleurs à celle de Sainte-Françoise.M.Louis Arpin est déchargé du soin de Sainte-Françoise et conserve Saint-Jean de Dieu seul.M.Zébédée Jean, du vicariat de Carie-ton à la cure de N.-D.des Sept Douleurs, sur 111e Verte.M.J.-B.Monteil, de Bordeaux, aux cures de Saint-Honoré d’Armand et de Saint-Louis du Ha ! Ha ! M.Duncan Gills, à la cure Saint-Pierre de la Pointe-aux-Esquimaux.MM.Josué Lepage, curé de N.D.de Paspébiac, Louis Paquet, de Saint-Donat et Narcisse Gagnon, missionnaire du Cloridorme, sont forcés par maladie à prendre du repos.MM.Cyprien Lebel et J.O.Perron se retirent du ministère pour infirmité.M.Léopold Boutard a quitté le diocèse à sa propre demande.M.Philippe Sylvain, directeur du E3etit Séminaire pendant l’absence de M.J.O.Simard.M.Ferdinand Pineau, du vicariat de Paspébiac à la procure du Séminaire.MM.Josué Paradis el Hermel Tremblay professeurs au Séminaire.M.Philéas Fortier, du vicariat du Bic à celui de Saint-Joseph de Carleton.M.Flavien Régis Beaumont, du vicariat du Port-Daniel à celui de Sainte-Cécile du Bic.M.Antoine Leblanc du vicariat de Saint-Bonaventure à celui de Saint-Jean-Baptiste de File Verte.M.David Lebel, au vicariat de N.D.des Neiges des Trois-Pistoles.M.Napoléon Chrétien, au vicariat des SS.Anges Gardiens de Cascapédiac et de Saient-Charles de Caplan.M.Donat Eusèbe Deluge, au vicariat de Saint-Bonaventure.M.L.T.Bernard, ancien curé, s’occupe, autant que sa santé le lui permet, du pèlerinage de Sainte-Anne à la Pointeau-Père et de la mission de Sainte-Blandine.M.Ed.Guilmet, ancien curé et rédacteur de la Gazette des Familles, demeure au presbytère des Trois-Pistoles.M.F.X.Guay, ancien curé, demeure au presbytère de N.-D.du Sacré-Cœur.M.L.N.Larché doit desservir N.-D.du Sacré-Cœur en l’absence du curé.— Nouvelliste de Rimouski.les chrétiens, de tous les 'hommes, non-seulement dans le présent, mais dans et pour l’avenir, même éternel ; non-seulement droits et intérêts apparents, bien ou mal entendus, mais au contraire véritables et seuls essentiels.L'Eglise il’ a aucun intérêt particulier, ni en opposition avec celui de personne : elle n’a d’autre but et raison d’être que le bien de tous, jusqu’à ses plus cruels ennemis.L’esprit de parti est donc contraire à son essence.Cependant, n’y a-t-il pas un parti catholique ?C est qu*il y a des partis contre l’Eglise et des sectes ennemies.Si l’Eglise veut le bien suprême de tous, la réciproque n'est pas vraie ; tous ne veulent pas son bien, où cependant serait compris le leur propre.Une partie seulement des hommes, et des chrétiens eux-mêmes, soutiennent les droits de Dieu ; ce qui leur donne Fapparence extérieure d'un parti, auquel un abus de langage presque nécessaire a lait donner le nom de parti catholique.Au fond, ce parti n’en est pas et 11e peut pas en être un ; d'où il suit que nécessairement il est exempt du sentiment blâmable qu'011 appelle esprit de parti.Si des particuliers sortent de la règle dans un moment d'erreur, ils y sont bientôt rappelés.Catastrophe*.mis payeur du bureau de poste de Des Moines*.lova, vient d’être mise à la re traite.‘ Pendant six années d'office, elle a tenu en main et payé $4,000,000, et ne ?'est jamais trompée d’un centin.Tout le bureau, comprenant 30 ein-.plovés, fonctionnait sous sa direction.Croiriez-vous bien, Monsieur, qu'il , .; 1 Pfrspnnes, des ltmraes sur-j^^ lin champ à l’ouest de Port Jervis, tout, qui écrivent des lettres de plu-.N.-Y.un morceau de terre mesurant 30 sieurs pages sans y mettre un seul 1 pieds de diamètre s’est enfoncé soudain,! point ?Quoi de plus déplorable !; laissant un trou de pins de 50 pieds de; Peut-011 ignorer que la ponctuation j profond.j est le guide le plus sûr de Pintelli-j le prix dune annonce.—Le Herald de \ genee, la vrai lumière de l'esprit, et que sans la ponctuation le génie lui-même est exposé à tomber dans les ténèbres de la plus grossière ignorance ?En voici une preuve incontestable.En 1779, dans des fouilles faites! aux environs des carrières de Belleville, on trouva une pierre sur laquelle était gravés des caractères que l’ont prit pour une inscription antique.Aussitôt elle fut envoyée à l'Académie des Inscriptions, qui .,., - „ nomma des commissaires pour déchif- i S f'-1 J ‘J- ei *' p .* y 1 j ! la plaignante, trer ce curieux monument.Ils se don-1 lièrent d'abord beaucoup de peines pour en rendre lisibles les lettres, dont voici la forme et l'arrangement : New-York était actionné par une dame Phœbe Robertson, pour avoir inséré dans ia colonne personnelle de sou numéro du 19 novembre 1876 une annonce en ces termes : Les e îtrepreneurs de chantage de la Vingt-cinquième rue Ouest feront bien de prendre garde.Avis au.xNos.51et 53.” Mme Robertson, qui tient une pension aux nos 51 et 53 de la rue indiquée, ayant demandé au Herald une réparation qui lui a été refusée, a intenté un procès un dommages-intérêts.Le cas s'est dénoué devant la cour supérieure par un verdict condamnant 810,000 d’indemnité à I C 1 L E I/Eftprit de parti.Nous lisons dans V Univers : Dans son allocution aux pèlerins d’Angers, notre Saint-Père le Pape a recommandé que les électeurs se dépouillent de l’esprit de parti, afin de choisir des hommes qui aient l’esprit de conseil et de force pour résister aux maux qui menacent la France et la société toute entière.Il importe donc de se rendre compte exactement de ce qu’est l’esprit de parti.Un parti est l’union de plusieurs personnes contre d’autres qui ont un intérêt contraire.Ainsi le définit l’Académie française avec justesse ; l’étymologie indique le même sens.L’esprit de parti est donc celui qui ne cherche pas le bien de tous, mais l’intérêt particulier d’un certain nom- Le malheur vient encore de frapper deux grands coups sur la cité de St.-Jean, N.-D.Samedi matin, à onze heures, tandis que plusieurs jeunes gens étaient occupés à enlever des briques, sur le lot "Wiggins, rue Cantorberry, les murs s'écroulèrent, ensevelissant plusieurs personnes sous leurs ruines.On se mit aussitôt à déblaver l’endroit, et plusieurs des malheureux jeunes gens furent retirés tous plus ou moins blessés.Chose étonnante, cependant, on ne retira qu’un cadavre, et parmi les autres victimes la plupart en reviendront.A trois heures, le même matin ou le lendemain, nous n’avons pu savoir au juste, le feu se déclarait dans la partie supérieure de la rue Maine, à l'endroit de la ville appelé Portland.A quatre heures, on s'aperçut que les flammes avaient pris des proportions considérables, et l’on vit avec douleur que tout efi'ot-Vjour les maîtriser serait inutile pendant longtemps.L’incendie était répandu sur tout le bloc comprenant la partie nord de la rue Maine, la partie sud de la rue Chapel, la partie est de la rue Acadie, et le côté ouest de la rue Portland.Plus tard, les flammes circulaient également dans les rues plus basses, ne laissant pas itne seule habitation debout.Des milliers de personnes affolées couraient en tout sens, et il y eut des scènes de toutes sortes, comme cela est inévitable dans de telles catastrophes.Ici une femme malade pousse des gémissements tandis qu’on la transporte sur un brancard : là une mère ;au désespoir appelle son enfant à travers une fumée impénétrable : tous ces cris étaient à demi étouffés par les craquements sinistres des pièces de charpente et par les formidables voix des pompiers.Les pertes sont énormes et ne sauraient être évaluées en ce moment.La plupart des maisons d’assurance vont encore avoir de lourdes sommes à payer.Un tel incendie, aux approches de l’hiver, est bien fait pour semer le désespoir parmi les familles qui viennent d’être éprouvées si péniblement.Et l'on affirme que ce malheur est l'œuvre d’incendiaires ! Quelle responsabilité ces misérables n'assument-ils pas et, en supposant qu’ils échappent aux atteintes de la justice, quel compte à rendre un jour à Celui qui voit tout ! Le feu a origine, parait-il, dans un hangar construit en bois, propriété d’un M.McPherson.E D 1 M E H N S ANES Quand il fallut ensuite trouver à quel idiome elles appartenaient et ce qu’elles signifiaient, ces messieurs, après une longue discussion, finirent par jeter leur langue aux chiens, comme dit madame de Sévigné.Un savant très-versé dans la connaissance des hiéroglyphes 11e réussit pas davantage.Cependant le bedeait de Montmartre, qui savait un peu de latin, entend parler de l’embarras de messieurs les savants.Il demande à voir la fameuse inscription, la copie sur une seule ligne, puis séparant les lettres de diverses manières, finit} par lire : ici le chemin des ânes.1 L'inscription était un avertissement aux plâtriers qui alors exploitaient avec des ânes les carrières à plâtre dont ce canton abonde.Le brave bedeau fit de la ponctuation ; les savants n'y songèrent pas, et voilà — Un très-singulier cas de folie vient do se manifester à Paris et d’être soumis à M.Legrand du Saillie.C’est celui d’un architecte nommé M.Desfisse.Il n’avait jamais donné le moindre signe d'aliénation mentale, lorsque, avant-hier soir, on le vit tout à coup en ; trer dans son salon, où il y avait nombreuse réunion.Il tenait à la main un arrosoir d'une taille formidable.u Les femmes sont des fleurs, dit-il d'un air aimable, et il faut arroser les fleurs ! *’ En même temps, il se précipitait sur sa voisine et lui versait sur la tète une douche qui lui fit pousser des hurlements.Puis, avant qu'011 pût l’en empêcher, tant était grand l'affolement général, il en fit autant à cinq ou six autres.Ensuite, se jetant sur sa femme : u Toi, mugit-il, tu u’es pas une fleur, tu es un chardon ! Et il faut que je t'arrache.’" Ce fut avec toutes les peines du monde qu'011 put le maîtriser.Il a été enfermé dans une maison de santé.N oubliez pas la MAISON J acq ues - Cartier.t t i —Un richissime nabab bengalais.Rampal-Sing, qui vient d’arriver à Paris, serait sur le point d'épouser une Pari sienne sans fortune.Il a, lui, 100 mil- ARRESTATION D UNE BANDE DE VOLEURS.— La police de Lille vient d'arrêter toute une bande de voleurs, tous repris de justice et déjà condamnés pour vol.Ils appartiennent à la classe ouvrière.IjQ plus Agé a *26 ans.le plus jeune 15 ans à peine.C’est dans les prisons que ces in- comment un ignorant parut plus ! dividus se sont connus et ont arrêté les éclairé que toute une Académie.NOUVELLES.SOMMAIRE DE LA PREMIÈRE PAGE.— Feilille- ton : Voyage au centre de la terre, [ù suivre.)—Correspondance de Roi.ie.— Russie.—Turquie.—Le gouvernement a accordé à Mme.Doré une année du salaire de son mari : §600.Là-dessus, cette dame aura à payer les frais de l'enterrement qui se montent à au-delà de §135.Ne va-t-elle recevoir que cela ?bases de leur société.Ils opéraient généralement la nuit, parfois le jour.Avaient-ils jeté leur dévolu sur un quartier de la ville, ils le parcouraient le jour en tous sens, s’enquérant des dispositions prises par les habitants pour se prémunir contre les voleurs, etc.Le soir, ils arrêtaient leur plan, et vers 2 ou 3 heures du matin ils se réunissaient, parcouraient ce quartier de nouveau, et.si tout était calme, ils se mettaient à l’œuvre.Un seul opérait, les autres faisaient le guet.Au moindre bruit, l’individu occupé à briser les volets et les devantures était averti et il s’esquivait à la faveur de l’obscurité.Enfin, le 24 septembre, après 23 nuits Ont le plaisir d’annoncer a leurs hoir breuses pratiques qu’ils ont maintenant rassortiment le plus complet de Marchandises de hautes nouveautés —POUR— L’AUTOMNE & L’HIVER ! Ils ont ajoute un département complet (U l’a-propos—in individu, d’une naturel de veille et de fatigues, les agents de la .>onve!le* «le In guerre On télégraphie hier de Constantinople que AarifT Pacha, le nouvel ambassadeur turc à Paris, a été informé de poser immédiatement les conditions dans lesquelles la Turquie ferait la paix et désirerait l’intervention.Des troupes ont été envoyées en toute hâte à Trebizond, par suite de la défaite de Mnkhtar Pacha, et Achraed Eyoub va se rendre immédiatement à Erzeroum pour prendre le commandement de la place.Les Turcs viennent d’évacuer Kadikoi, dans la crainte que les Russes n’interrompe ut leurs communications avec Rustchuk.iis se sont retirés à Rasgrad La cavalerie russe du Dobrudscha s’est avancée jusqu’à Karvarna.Mercredi dernier, le général Heyman marchait sur Erzeroum.Kars est entourée et des négociations ont été entamées pour sa reddition, Les quartiers çéné- peu galante sans doute, abordait deux dames jeudi soir, sur la rue St.-Denis, Montréal, et les priait de vouloir bien lui remettre leurs bourses.Un M.Bruce qui passait en ce moment tomba à bras raccourcis sur les épaules du manant qui s'enfuit sans prendre le temps de faire ses excuses.pour le sagi enav.—Le Si-Lawrence part demain tnatin.à 8 heures, du quai St André.LES SUCCÈS d’un QUÉBECQUOIS A PARIS.— M.Geo., Hébert, jeune musicien Qué-becquois de beaucoup de talent, fait de rapides progrès dans les études musicales auxquelles il se livre en ce moment, à Paris.M.Hébert est maintenant élève du célèbre Ravina pour l’orgue, et du fameux pianiste Yidar.11 suit aussi, au Conservatoire, les cours d'harmonie de t Dubois.Notre jeune compatriote a déjà subi plusieurs examens avec un succès brillant.Ottawa 20 octobre.—Les lisses sur le chemin de fer Montréal et Ottawa ont été posées jusqu'à Buckingham.Lundi prochain (aujourd’hui sans doute) le chemin de fer St.-Laurent et Ottawa commencera à transporter les passagers jusqu’à Montréal, sans que ces derniers aient à changer de train, durant le tra jet.Les deux nouveaux chars sont magnifiques et coûtent §6,000 chacun.nouvelle industrie.—Il a été démontré que l’arbre qui produit le liège pouvait être cultivé avec succès à Los Angelos, Californie, et comme les demandes sont très nombreuses de la part de ceux qui embouteillent les vins et brandies, il y a toute apparence que la culture et la préparation du liège vont devenir une importante industrie en cet endroit.les intrigues d'un bigame.-II y a un an, le chapeau d’Albert Needing était trou vé sur le bord d'une rivière, à Warehan Narrows, Mass., et dedans ôtait un billet ainsi conçu : “ Mary, c’est toi qui m’as conduit au suicide.”* Cette Mary était sa femme, et elle a porté le deuil jusqu’à ces derniers jours, moment où elle a appris que son perfide Albert vivait à Boston avec une autre femme.plume électrique.—Le Daily Elect tic Letter est le nom d’un petit journal quotidien publié à Monrœ, La.en caractères de manuscrit, reproduisant l’écriture du rédacteur, au moyen d’une plume électrique.Les nouvelles, dépêches, articles éditoriaux, annonces, tout est écrit ainsi.C’est le premier journal de ce genre.LES MATHÉMATIQUES CHEZ LA FEMME.— Mlle Minnie E.Hodges, caissier et com- sureté, guidés par quelques indices re cueillis, étaient venus dans la rue Saint-André.Afin de ne pas éveiller l’attention des voleurs, qu'ils soupçonnaient être dans cette rue, ils portaient des chaussons de lisière et se dissimulaient le long des maisons.Un coup de siîllet attira leur attention.Bientôt ils virent accourir quatre individus qui, après s’être consultés, se séparèrent, l’un pour se diriger vers le magasin d’un boulanger, les autres pour se tenir en observation.Les dispositions des agents furent bientôt prises.Deux d’entre eux surveillèrent l’individu qui travaillait à fracturer la devanture du boulanger, les autres se tinrent à portée des trois voleurs postés eu vedettes ; quelques minutes après toute la bande était arrêtée.—Les préparations que l’on vend, en général, pour les cheveux ont deux grands défauts : elles promettent trop et, presque toujours, contiennent des substances délétères et nuisibles.Le “ Rénovateur Parisien des Cheveux de Lu by ” a pour effet, mais pour effet certain, ’de de rendre aux cheveux leur couleur naturelle et de nettoyer parfaitement la tète.C’est, en outre, grâce à son parfum, un délicieux article de toilette.McLeod, 16 Rue Fabrique.—Voyez ce pauvre cultivateur,comme il travaille du matin au soir.Vous le plaignez saus doute, ô homme riche! et vous avez raison.La pitié est la marque d’un bon cœur.Mais regardez le donc maintenant.Voici du nouveau; c’est l’heure du diner.Voyez avec quelle ardeur il dévore les mets.11 n’a besoin ni de sauce, ni d’épices pourexci- rez-vous une bouteille du pur vin de Quinine, préparé par Devins & Bolton, et recommandé par les Drs Rotot et Bresseau.Débilité générale.Ce nom tout à fait approprié comprend plusieurs genres de maladies indéfinissables et supposées incurables.Une las- situde générale accompagne ces maux ainsi que le plus grand épuisement, et on ne peut en définir les causes externes ou internes.Le Sirop Péruvien imprime sa puissance rénovatrice jusque dans les parties les moins susceptibles du système, et a soulagé et guéri ensuite, à notre connaissance, une infinité de ccs cas cas supposés incurables.En vente par les marchands en généf ral.Draps tie Paris pour Soutane, lïtc., Ktc.LE Departement des Tapis SUR LA RUE DES FOSSES, Ne laisse rien à désirer.Los plus beaux et les meilleurs Tapis sont exhibés en ce moment ainsi que les FOURNITURES FOUR MAISONS.TAPIS BRUXELLES.“ TAPESTRY DE John Cross- LEY & ClE.» “ D’ECOSSE.“ EN LAINE.TAPIS EN LAINE ET EN TAPESTRY TOUR ESCALIER.BONS PRELARTS ANGLAIS DEPUIS 1 VERGE A 6 VERGES DE LARGEUR.50 PIECES PRELARTS ANGLAIS (Job) DE 2 VERGES DE LARGEUR POUR 2/6 VALANT 5.BROCATELLES EN SOIE POUR RIDEAUX DE 15, 18/9, 21/3, 25/6 LA VERGE.PROCATELLE EN SOIE POUR COUVERTURES DE MEUBLES.REPPS UNIS ET RAYÉS POUR RIDEAUX.DAMAS POUR RIDEAUX,PURE LAINE, Etc., Etc., Etc.ETOFFES POUR DOUBLER LES RIDE AUX, Etc.Etc.POI NT, MOUSSELINE, CRETONNES.TAPIS POUR PIANO ET POUR TABLE, RINGS POUR PIANOS, SOFAS ET CHEMINÉES.CORNICHES POLES ET BAGUETTES EN CUIVRE.FRANGES ET GLANDS POUR RIDEAUX.RUGS rOUR VOITURES ET PORTES.POSITIVEMENT PAS DE Second Prix ! 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