Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 25 septembre 1878, mercredi 25 septembre 1878
2£&cmc Aimée No.04—Edition quot!(licim< ~^cim aimce mercredi ^5 Scpteinbie 187^ $ i JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.P Miilloton ilti Courrier du Canada] van et tous les siens arrivaient à bord.Q ihiiko.25 Sep!.1878 —No 140 * t Voici ce qui s était passé, illi Idle Mystérieuse “ Après mille fatigues, mille dangers, lord Glenarvan avait pu achever son voyage et arriver à la côte est de I* Australie, sur la baie de Twofold.Pas de Duncan ! Il télégraphie à Melbourne.On lui répondit : 44 Dun-44 can parti depuis le 18 courant pour “ une destination inconnu.” “ Lord Glenarvan ne put plus penser qu’une chose : c’est que l'honnête yacht était tombé aux mains de Ben Joyce et qu’il était devenu un navire de pirates ! 44 Cependant lord Glçnarvan ne voulut pas abandonner la partie.C’était un homme intrépide et généreux.11 s’embarqua sur un navire marchand, se lit conduire à la côte ouest de la Nouvelle-Zélande, la traversa sur le trente-septième parallèle, sans rencontrer aucune trace du capitaine Grant ; mais, sur l’autre côte, à sa grande surprise, et par la volonté du ciel il retrouva le Duncan, sous 11 est temps Ayrton était un ^ effet, le contre-inaitre du Britannia ; I “ On était au 3 mars 1855.Lord mais, à la suite de discussions avec Glenarvan était donc à bord du Dun-Bon capitaine, il avait essayé d’en- ca», mais Ayrton y était aussi.11 trainer son équipage à la révolte et comparut devant le lord, qui voulut de s'emparer du navire, et le capitaine tirer de lui tout ce que le bandit pou-Grant l’avait débarqué, le 8 avril tait savoir au sujet du capitaine 1852, sur la côte ouest de l’Australie, Grant.Ayrton refusa de parler.Lord puis il était reparti en l’abandonnant, Glenarvan lui dit alors qu’à la pre-ce qui n’était que justice.inière relâche, on le remettrait aux “ Ainsi ce misérable ne savait rien autorités anglaises.Ayrton resta du naufrage du Britannia.Il venait muet, de l’apprendre par le récit de Gle- “ Le Duncan reprit la route du narvaii ! Depuis son abandon, il était trente-septième parallèle.Cependant, devenu, sous le nom de Ben Joyce, lady G lenarvan entreprit de vaincre le chef de convicts évadés, et, s’il la résistance du bandit.Enfin, son soutint impudemment que le nau- influence l’emporta, et Ayrton, en IVage avait eu lieu sur la côte est, s’il échange de ce qu'il pourrait dire, poussa lord Glenarvan à se lancer proposa à lord Glenarvan de l’aban-dans cette direction, c'est qu’il espé- donner sur une des îles du Pacifique, et versé des torrents de sang chré-j se séparant d’elle, ne lui présentait \ ment qui s’affaiblissait continuelle-|M.de Bismarck, et se î is la réforme luthérienne ; 'pour Canossa.Là dessus le (Soins et tien.—Les idoles de César sont rem- d’autre alternative que l’anarchie ou ment depu ^ placées par les dogmes du sieur Ilégol, la dictature.Elle subit maintenant la et, de nos jours, les doctrines maté- les Novosli je professeur en Prusse, mais le principe j dictature, dictature qui s’appuie sur rialistes professées dans les universi- Russie, dit le de tyrannie est identique : la cons- le peuple et l’armée, et sur les me- tes, d’une part, et, d’autre part, le cience humaine ne compte plus, et, nagements des intérêts religieux, eulturkampf, tendant à mettre l’Etat dans l’Etat moderne, ceux qui en ont Tel est, après soixante ans, le ré- au-deseus de toute religion, l’ont encore une n’ont plus le droit de lui sultat de la conduite illibérale et complètement tué.Le premier pas obéir.irréligieuse de la bourgeoisie : c’est ; que vient de faire le gouvernement mette en route DEUXIEME PARTIE.L’abandonné.Par .lui.ns Verne.| SUITE Le P.Lacordaire avait donc bien une grande leçon.Mon désir et raison d’appeler illibérale labourgeoi- ' mon espérance est qu’elle profi-sie que nous appelons libérale.tera, et si elle n’en profitait pas, ce Quant à ce que l’illustre religieux serait pour notre pays un irréparable dit de la question d’Orient, il est vi- malheur.Car les classes lettrées do la sible qu’il obéit à une illusion, trop ; sociétés ne peuvent pas impunément naturelle d’ailleurs, en considérant | être foulées aux pieds dans une nati- sur le chemin de retour vers Canossa prouve que lu rude leçon n’a pas été tout à fait perdue.En Russie, le danger est bien plus redoutable, et le chemin de Canossa lui est à peu près fermé.Pour l’ouvrir, il faudrait défaire d’un seul >s tie dire que cet les ordres du second, qui l'attendait traître.C’était, en depuis cinq semaines ! rait le séparer de son navire, 8 emparer du Duncan et faire de ce yacht un pirate du Pacifique." Ici, rinconnu s’interrompit un instant.Sa voix tremblait, mais il reprit en ces termes : “ L’expédition partit et se dirigea à travers la terre australienne.Elle fut naturellement malheureuse, puisque Ayrton ou Ben Joyce, comme on voudra l’appeler, la dirigeait, tantôt précédé, tantôt, suivi de sa bande de convicts, qui avait été prévenue du coup n faire.“ Cependant le Duncan avait été envoyé à Melbourne pour s’y réparer.Il s’agissait donc de décider lord Gle-narvau à lui donner 1 ordre de quitter Melbourne et de se rendre sur la côte est de P Australie, où il serait farde de s’en emparer.Après avoir conduit l’expédition assez près de cette côte, au milieu de vastes forêts, où toutes ressources manquaient, Ayrton obtint une lettre qu’ii s’était chargé do porter au second du Duncan, lettre qui donnait l'ordre au yacht de se rendre immédiatement au lieu de le livrer aux autorités anglaises.Lord Glenarvan, décidé à tout pour sippromlrc ce qui concernait le capitaine Grant, y consentit.(/I suivre.) ligieuse,ne représente aucune Eglise ; se relève, et elle ne le peut qu’en se elle n’apporte jamais avec elle que le ! rapprochant sérieusement des idées césarisme, ce qui, sous la forme schis- chrétiennes, rapprochement qui est matique, hégélienne ou socialiste, est en train de se faire et qui sera d’au-toujours du paganisme.tant plus solide qu’il sera plus lent.Mais est-il bien vrai que l'islamis- lîien de rapide n’est profond et dtira-doive céder la place à l'Eglise soi-jble.Lorsque l’impiété a pénétré à disant orthodoxe?Il est au moins fond une nation, cette lie amère et permis d’en douter, et les Russes, en douloureuse ne remonte.1 un écume et dépit de leurs récentes victoires, sont ne se dissipe que lentement.C’est à probablement plus loin de la conque- chacun de nous, selon notre position, te de Constantinople qu’à l’époque de contribuer au retour des fîmes, et où écrivait le P.Lacordaire.Pour l’espérance du succès est elle-même un élément de vie.C’est pourquoi je n’ai jamais désespéré et.quoi qu’il arrive, je ne désespérerai pas.La question d’Orient, comme on servira aussi à activer le notre compte, indépendamment même de l’aspect nouveau qu’a pris la Question (VOrient, nous serions plutôt porté à croire que le schisme, qui a préparé les Une lettre inédite du l.neordniro.IC.I1 Nous lisons dans le Monde : Nos deux derniers articles sur la bourgeoisie libérale ont inspiré à un abonné du Monde la bonne et aimable pensée de vous communiquer, en nous autorisant à la publier, une lettre inédite du R.P.Lacordaire.Nous le remercions bien cordialement de cet intéressant document, et nous ajoutons à sa reproduction celle de quelques mots qu’il nous adresse en nous envoyant copie du précieux autographe.Le R.P.Lacordaire, eu parlant de sur la côte est, à la baie de Twofold, j la bourgeoisie, ne semble pas faire la c’est-à-dire à quelques journées de distinction que nous avons indiquée l’endroit où l’expédition s’était arrô-1 entre la vraie bourgeoisie, mainte-tée.C'était là qu’Ayrton avait donné uant, presque détruite,et la bourgeoi-rendez-vous à ses complices.I sie libérale.Cette distinction ressort “ Au moment où cette lettre allait pourtant implicitement du passage lui être remise, le traître fut démas- où l’éloquent écrivain parle des ré-(jué et n’eut plus qu’à fuir.Mais cette sultat s auxquels a conduit en soixan-lottrc, qui devait lui livrer le Dun-1 te ans 14 la conduite libérale et irréli-can, il fallait l’avoir à tout prix.Ayr-1 gieusc de la bourgeoisie ”.ton parvint à s’en emparer, et, deux C’est bien de la bourgoiesic noti-jours après, il arrivait à Melbourne.velle qu’il s’agit, de celle qui, tout en •4 Jusqu’alors le criminel avait patronant le libéralisme n’a jamais réussi dans scs odieux projets, il allait cessé d’fitro illébôrale, car les deux pouvoir conduire le Duncan à cette [traits n’impliquent pat de eontra-baio de Twofold, où il serait facile voies à la conquête mu- l'appelle, sulmane, n’est pas appelé à lui succé- progrès religieux.11 est clair que der.»Si le croissant est un jour chassé l'islamisme s'écroule et que l’église de Sainte Sophie, ce n’est pas lu grecque est appelée à reprendre pos-croix grecque qui le remplacera.session du terrain qu’elle a perdu Quoi qu’il en soit, les moindres j depuis douze siècles ; mais cette rélignes dues à la plume du 1*.Lacor- surrection est liée à !e au socialisme *• (‘t au nihilism e,o:t peut lui répondre *• que la Polo^.e est disposée à servir “ de médit" ment à la Russie, à la coii-ditiou qu'ePe puisse revivre libre et “ indépendante.()|!i:mx.25 SlîmCMBKK tyrannie du parti libéral, qui s^était acharné à sa perte et à sa ruine, non-seulement comme homme public mais aussi comme citoyen.^ Il a résisté à tout cela, et le voilà arrivé au pouvoir, ayant en mains les moyens de rendre justice à chacun. Montmagny, Ion connaît le comité des persécuteurs, siégeant en permanence au bureau de poste de M.Bertnafchcz, sous la présidence du Maître Achille Talbot, l'inquisiteur du parti libéral.En temps et lieu justice sera faite.Alors, M.Landry sera noblement vengé et ses amis aussi.Lundi, a eu lieu, à Montmagny, le triomphe de M.Landry.Plus de 1200 personnes s’était réunies en face du palais de justice à St.-Thomas pour recevoir la proclamation du député élu.M Landry s'est rendu au Cap St.-Ignace.Près de 400 voitures suivaient le nouvel élu du comté de Montnagnv.Il y avait au delà de 1200 personnes présentes à cette belle démonstration l’une des plus belles dont le comté de Mont-maerny ait été le témoin.Rendue au Cap St.-Ignace, la marche triomphale s'est arrêtée à la demeure de M.Léan-dre Méthol et des vivats enthousiastes ont été donnés pour M.Landry, pour M.Metliut et pour le* a°^ P1’*’11’05 (lè la dernière ordinaj de sa croyance religieuse dans ch a- iwA (MnPl°J^s au Séminaire de qno municipalité.” ; * i* , V-Vi f- ri ni • , 0 i * , « - i* *i I ***( cure et U» Pe ennaire «le Ste-A mie r^es nominations rceommem laites llt, tJeaupré vont ètrJ eonllés aux îtH.au Conseil clés Arts par 1 administra- .lion Joly, en remplacement des anciens membres et fondateurs du Conseil des Arts, donnent pour la cité de Montréal trois Anglais ou Ecossais, deux Irlandais Catholiques et seulement deux Canadiens-Français ; ce qui ne serait pas trop, bien sûr.Mais PP- Rédemplorislos.Archevêché de Québec, | 24 septembre 1878.j C.A.Cûu.kt, Pire., Secret a in».Le Très Révérend M Thomas Ca-_ kox, V.-S., décédé hier midi au Sé- cornrne l'un d’eux est protestant suis- miliaire de Nicole!, appartenait à la se.on se demande naturellement si section provinciale de la société d’une l’intention du gouvernement Joly messe.est de soumettre les écoles catholi- Ses funérailles auront lieu veudre-ques à l’inspection des Suisses ?M.di, le 27, à 9J h.A.M.Prévost n’y trouverait peut-être pas Archevêché de Qué d’objection puisqu’il appelle M.Joly ‘ ’ noire pire ; mais il est plus que probable que la mas*e des catholiques est d’une opinion différente de ce grand flagorneur de M.Jolv.•bec, ) 25 septembre 1878.l C.A.C.VqjjKT, ptre, Secrétaire.M O.XTMAG Une des belles victoires du parti conservateur, dans le district de Québec, c’est certainement celle qu’a remportée M.Philippe Landry, dans le comté de Montmagny.Nous félicitons notre ami du succès brillant qui a couronné ses efforts, ses sacrifices et sa persévérance.Comté .— 1 an .c.i S:> Compagnie, q A (>A I Québec.1 ^ juin 1S7S.K)l* R Y.secivl.mv 475 -Vi à l'Ecob* normalc-Laval, Fauteur a «loiiné i | j mon ••liiblissemeiit mie vaii«*t»* cuits dérabl-*l«- Pianos neufs et de seconde nttiiii.«les iu«*ilb‘iii i.iamifactuiiers.qm* j’olfre aux as instmiueni varient en piix «le cinquante piastres et ,m-«l«»ssns.L«*s rappel t> Ultimes el I outillas «|lie J ill toujours eus tt\c«:ees manufai'tiiriers un* p«*r tii«-U' iit d’utrrir les iiislriiineuis ci dessus à un taux plus bas, s-, l'un consulère leur *>ti|M«rirélarts.Nattes en Laine, Naftes en Tnspestrv, Nattes en Bruxelles, Nattes en Cocoa On (lcnuiiuk O ou 500 PIEDS DK VIELLES ESTA CA DK.-¦j ( lu «levra s|N>cilIer lo prix.J.A W.RKID rile St Paid.1 Québec.20 avril 1878 927 ooo- Pour Notaire*: 5 ( )« lubi e.12 19 é i » » Prix du Passage depuis Québec : Chambres $70 ou $80 suivant raccommodement.Intermédiaire $40.Entrepont.$25.Les Steamers de ht ligne de Glasgotvf Imitant de GLASGOW tous les MARDIS et «le QUEBEC chaque JEUDI ou à peu près, parlent comme suit : • De Québec AUSTRIAN, le ou vers le 29 Août.CANADIAN, " “ “ 5 Septembre.MANITOBAN.•* •* *• 12 “ WALDENSIAN, .tu “ Prix du passage de Quebec : Chambre.$60 Inte*rm«.*«iiaiie.••••••.,„.40 Entrepont.25 LES STEAMERS De Ja ligne de Halifax, Partant «le HALIFAX pour SAINT-JEAN, Ter-reneuve, et LlYERPOLL, comme suit : Drouin el Lapointe A V O C A T 8, bureaux transportes au No.*2S.rue Saint Pierre, basse- Ville.(Jl IVEN I’ les Cours «lestinés aux steamers «le la malle de Liverpool, laissera te quai Napoléon tous les SAMEDIS matin, à NEUF HEURES précises.Pour plus amples détails s’adresser à ALLANS.RàK A CIR., Agent- Québec, 23 août 1873.0.-I.BLANCS DE BILLETS, QUITTANCE, PROCURATION, TRANSPORT, CONTRATS DE VENTE, CONTRATS DE MARIAGE, PROTÊT, D’OBLIGATION, BAUX A LOYER, SAISIE-ARRET APRES, JUGEMENT, BREF DE SAISIE-GAGERIE, PROCES-VERBAUX DE SAISIE, OPPOSITION CONTRE VENTE DE MEUBLES, MÉMOIRE DE FRAIS, ETC.OOO I*oiii* lfiii**i«;r* : BLANCS DE PROCÈS-VERBAUX DE SAISIE, BLANCS D’AVIS, ETC., ETC., ETC Les ordres envoyés par écrit recevront toute Inattention et seront executes sans delai.I _ CONDITIONS — DU— Iiideaux en point (au patron), Rideaux en point (à la verge).Damas de Soie pour Rideaux, Reppe en Soie et en Laine, Damas de Laine, (nouveaux patrons) Frange en laine (nouveauté).Glands pour Rideaux, Foies et corniches en cuivre j ^ .t n 1 Baguettes pour escaliers.C (MH I I0l‘ (III Ül 10(1:1 - i N.R.—Toutes commandes pour poser les Tapis, Prélarts, Rideaux, etc., seront exécutés sous le plus court délai par des ouvriers très expérimentés,attachés à l’établissement.' 1*1
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