Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 14 novembre 1879, vendredi 14 novembre 1879
d'Jeine Amice No 130 i uotidicmic-Scmo Vendredi 14 Novembre 1879 s ®anaîia JOURNAL DES INTERETS CANADIENS .TE CROIS, J’ ET .T’AIME.i.»( .« nom: Modène, le 22 octobre.n unir autour du Souverain-• Pontile le pins grand nombre pos-“ siblc de catholiques italiens, afin qu’avec une loyale et généreuse “ franchise ils se tiennent prêts a “ obéir à ses ordres vénérés : en meme temps signaler à leur zèle les œuvres les plus efficaces de repara-‘ tion et d’action qu’exige lemalheu-‘ reux état de l’Italie, ” tel est, aux termes de la circulaire de convocation déjà connue de vos lecteurs, le but nue se propose le V*» Congres catholique dont l’ouverture solennelle a eu lieu hier matin à Modène.Des la première séance, on a vu, sous l’action maniieste de la grâce divine et avec le concours des autorités ecclésiastiques, l’affirmation très terme du programme susdit apparaître comme le meilleur gage de succès.En effet, la revendication du pouvoir temporel du Saint-Siège, la j puissante organisation des cat ho U-, (iiies d’Italie par l’œuvre des comités régionaux, diocésains et paroissiaux, leur intérêt pour la saine éducation de la jeunesse, pour 1 assistance des classes ouvrières, pour la sauvegarde des droits de l’Eglise a laide des élections administratives, des pétitions, de la défense civile poussée au besoin jusque devant les tribunaux, tout cela appartient à leur programme et a reçu, dès le premier jour du Congrès, la plus heureuse impulsion.Le siège du congrès est dans l’église de Notre-Damc-du-Paradis, 1 line des plus belles de Modène et assurément la mieux adaptée aux grandes réunions par le vaste local qui lui est annexé.Richement orné de draperies et tout disposé pour la circonstance, l'intérieur de 1 église est transformé à l’usage du congrès, en salle des séances publiques.On n'y a laissé découvert qu’un seul autel latéral dédié à la Sainte-Vierge.C’est là que l’archevêque de Modène, S.G.Mgr Guidelli, déjà noble famille (Ipk A* ^ nom, a oMo- ine, hier matin, la messe, au milieu d'une assistance nombreuse qui se recueillait dans la prière avant d’en venir aux délibérations pratiques.On peut évaluer à près de quatre cents le nombre des catholiques venus au Congrès de toutes les parties de la Péninsule.Ils ont à leur tête ' quatre évoques : LL.GG*.Mgr Vilia, ; évêque de Panne ; Mgr Manicardi, ! évêque de Borgo San Donnino ; Mgr Guindani, évêque de Bergame ; Mgr Àraldi, de Carpi.La présidence ho-norairo du congrès est confiée à Mgr l’archevêque de Madère et la présidence effective à un illustre patriarche romain, M.le duc Saviati, qui a déjà présidé les Congrès de Venise, de Florence ot de Bologne.Parmi les vice-présidents, secrétaires et membres du comité permanent de l’œuvre des Congrès, j’ai remarqué : MM.le baron Vito d;Ondes Reggio, de Palermo ; le duc Scotti et le comte di Bel-gioioso, de Milan ; le duc de Castella-neta, do Naples ; le comte Vespignani, de Rome ; Ids avocats Casoni et Pa-ganuzzi, de Bologne ; le commandeur Acquaderni, de la même ville ; le comte Medolago, de Bergame ; le comte Manna Roncadelli, de Crémo- ne ; le comte di Lavagna, de Gênes ; le marquis Bottini, de Lucques ; le comb* Boscln tti (‘I le comte Tarabini, de Modène Le congrès a reçu de chaleureuses adhésions et de précieux encouragements envoyés par un grand nombre d’évêques et de sociétés catholiques.Parmi les adhésions de l’épiscopat italien, proclamées dans la séance d’ouverture, je puis citer celles de LL.K15 le cardinal Parocehi, archevêque de Bologne, et le cardinal di Canossa, évêque de Vérone ; de LL.CHr.Mgr Agostini, patriarche de Venise ; Mgr Sanfelice, archevêque de Naples ; des archevêque de Pise, de Laneiano, de Taranto, de Sanseve rino de Caltanisetta, de Lucques, et des évêques de Termoli, de Squil-làee, de Biella, de Pescia, de Cortone, de Bisîgnano, de Massa-Carrara, de Sarzana, de Montalto, de Torracina, d’Ancôfié, de Lârino.Enfin pour compléter cette glorieuse nomenclature, j’ajoute que la presse catholique était représentée par des collaborateurs ou correspondants de la Voce, della Ver il a r de V Osstrvalore cailolico, de Milan ; du Vcnelo cailolico, de Venise ; de la Lure, (le Parme ; de VUnione, de Bologne ; de 1' Eco cailolico, de Naples ; de l’Ordinc, de Côine ; du Paese, de Pérouse ; du Monde, de Paris ; du Courrier de Bruxelles ; de la Vraie France, de Lille ; du Messager du Sacré-Cœur, de Toulouse ; de la Fè, de Madrid ; de la Liberté, de Fribourg ; du Courrier de Genève ; du Vàicrland, de Vienne ; de la Germania, de Berlin ; du Propagateur catholique, de la Nouvelle-Orléans.Dans la séance solennelle d’ouverture qui a commencé hier matin à 10 heures, Mgr l’archevêque de Modène a pris d’abord la parole pour souhaiter la bienvenue à tous les assistants et pour les encourager à l’action.44 Vous venez d’invoquer, leur a-t-il dit, le secours céleste ; mais la prière doit être accompagnée des œuvres et de l’esprit de sacrifice, oolon lt\ tlovioo inoorîte our le drapeau de l’Eglise militante ; orarc, laborare et pati.” A titre d’encouragement aux travaux de l’assemblée, il a rappelé les bénédictions et les louanges que le Pape Pie IV de sainte mémoire et le Pontife régnant, Léon XIII, ont données à l’œuvre des Congrès catholiques dans les brefs du 8 novembre 1875 et du 3 juin 1878.En retour, il a exhorté l’assistance à faire preuve de la plus entière soumission aux enseignements, aussi bien qu’aux désirs et aux conseils du chef de l’Eglise.Il a signalé, dans cette soumission humble et filiale, la plus sure garantie de succès.Il a recommandé aussi envers les égarés l’esprit de mansuétude, qui n’exclut point la force dans la défense de la vérité, mais qui leur montre que l’on désire avant tout leur conversion et leur vio.Enfin, comme troisième moyen d’attirer sur le Congrès les bénédictions divines et d’assurer des résultats durables, Sa Grandeur a fait une exhortation touchante en faveur désœuvrés de charité et, en particulier, de-colles qui ont pour but de venir en aide aux classes ouvrières.Son cœur paternel a trouvé sur cc point les arguments les plus pressants et, comme application pratique, l’illustre archevêque a proposé, au milieu des applaudissements de l’assistance, la fondation des Patronages pour les ouvriers ou leur diffusion là où ces patronages existent déjà, afin que, a-t-il conclu, ces deux extrêmes de la richesse et de la pauvreté viennent à à se rapprocher et à s’unir dans la charité de Jésus-Christ.Le président effectif du congrès, M.le duc Salviati, a prononcé ensuite un discours dans lequel il a montré aussi la voie sûre qu’il faut suivre, telle qu'elle est tracée par les Brefs de Pie IX et de Léon XIII confirmant le programme d’action des catholiques d’Italie.Il a montré combien il serait dangereux d’altérer ce programme et d’affaiblir l’union qu’il a consacrée.44 Tenons-nous, a-t-il dit, dans le champ d’Epliata; c’est là que David a pu terrasser d’un seul coup et avec une arme bien simple le géant Goliath.” Cotte comparaison biblique a amené l’orateur à observer que, pour abattre son terrible adversaire, David avait eu soin de le viser à la tête.44 Ainsi, a-t-il poursuivi, Léon XIII, nouveau David, frappe la révolution à la tête, c’est-à-dire dans son magistère impie, dans ses principes destructeurs.Far son admirable Encyclique sur la restauration de la philosophie chrétienne, il amis la cognée à la racine de l'arbre.” Là-dessus M.le duc Salviati a déclaré que le Congrès s’occuperait tout spécialement des écoles catholiques, de leur accroissement, des meilleurs moyens d’y attirer la jeunesse, de la revendication à tout prix de la liberté d’enseignement, de l’union intime à établir entre la conscience et la foi, contrairement au divorce absurde que proclame la Révolution.L’orateur a terminé en rappelant que le Ve congrès des catholiques d’Italie est tenu dans la noble cité et dans le mois anniversaire où, il y a sept siècles, eut lieu un autre congrès célèbre, connu sous le nom de Concorde des Lombards.“ H s’agissait, en ce temps-là, de sauver la liborto dues tumuiuucd iUllleil- nes, et, sous les auspices du Pape Alexandre III, la Ligue lombarde put terrasser l'orgueil de Frédéric Barbe-rousse.L’ennemi est aujourd’hui plus terrible.Il s’appelle Révolution ; c’est-à-dire qu’il bouleverse tout, qu’il s’attaque à tout.Aussi est-il plus que jamais nécessaire de former une ligue compacte et bien aguerrie, fermement résolue à ne point transiger autant qu’à ne pas s’écarter de la soumission au Chef de l’Eglise.” Les premiers éléments pour l’organisation de cette ligue furent posés, il y a deux ans, au congrès de Bergamo, par l’œuvre éminemment pratique des comités régionaux, diocésains et paroissiaux.Le but de ces comités est de grouper autour des évêques et des curés, et, par conséquent, autour du chef suprême de l’Eglise, l’élite des fidèles pour qu’au signal donné ils puissent accourir, j Si dans chaque paroisse, en effet, on parvient à organiser un comité sérieux, plein do zèle, animé de l’esprit d’obéissance et de sacrifice, et si, en outre, tous cos comités sont reliés entre eux pour recevoir, par le moyen des pasteurs spirituels, l’impulsion qui vient du centre, c’est-à- dire du Saint-Siège, voilà d’un seul Les sentiments do gratitutude,d’ad-coup une phalange nombreuse et hésion et de foi de l’assistance ont été disciplinée qui saura combattre avec consignés aussitôt dans la dépêche ensemble, soit pour assurer un suc- suivante : cès toujours croissant aux œuvres “ A Sa Sainteté le Pape Léon XIII.catholiques, soit pour opposer une R6unis Motlène pour leur y., (ligue aux ravages de la Révolution, congrès 6n6ral ct rQ\ Vls de joi(l soit pour revendiquer des droits trop la bénédiction de Votre Sainteté, la longtemps opprimes.Cost en un les catholiques italiens inaugurent e" mot _ comme une hiérarchie-laïque aujourd’hui leur première séance-é- m I^a statistique démontre clair com me le jour que les femmes vivent incontestablement plus longtemps que les hommes.Le directeur de la statistique administrative de Vienne a publié à cet égard une étude instructive*.11 résulte de ses recherches sur population des principaux Etats ropéens que sur les 102,831 indivins ayant dépassé Page de quatre-vingt-dix ans, on compte 00,30?femmes et 42,528 hommes.- - ~ ,VIlUMUU v iio v*v.^ Pr°Portion monte encore de de précieux résultats ont été obte- 1 àÿj'.,i eds ’dcTvo t rtTBeatitmh" ï’hom-1 quatre-vingt-dix » cent ans! En Italie, nus à l’appui de cette puissante or- J ma„e do )eur attachement inébranla- p;u' *s,,mpie, 011 îl trouvé 241 femmes O ) ganisation.Il résulte d’un rapport qui, dans la séance d’ouverture (l’hier matin, a été lu par M.l’avocat Cano-si, que l’on a pu fonder, depuis deux ans, onze comités régionaux, soixante-six diocésains, et que plusieurs autres sont en formation, sans compter le grand nombre des comités paroissiaux rattachés à ceux des régions et des diocèses.En même temps il a été annoncé que le congrès de Modène s’occuperait tout spécialement de compléter l’organisation d’une aussi belle œuvre.Avant de mettre un terme à cette séance d’ouverture, M.le baron d’Ondes Reggio, invité à prendre la parole, a proposé à l’assemblée de faire adhésion à une déclaration de principes qu'il avait déjà formulée lui-même, il y a deux ans.au Congrès de Bergame.En voici le texte ble, ils déclarent de nouveau et d’une centenaires pour 141 hommes ;en Au- Die qu’ils veulent «tro j tridE- 129 femmes pour 183 hommes; out entièrement sou- ?u Hongrie, o20 femmes pour 524 manière solenne _ ______ .toujours et en tout entièrement sou* ! 111 Hongiie, 520 femmes pour 524 misa vos décisions et résolus à suivre ! lommes- l our la P rance, nous n osons la voie que vous leur tracez.ja\anct*r aucun chifire.la statistique ; pourrait s égarer.On sait bien ciu’à 14 Signe: Duc Salviati.i partir de vingt-cinq ans une Fran-Une deuxième séance générale ajçaise n’a plus d’âge ! complété, hier même, dans l’après-midi, celle de la matinée.Un élo- quent discours du baron d’Ondos En colon est allé s'établir avec sa Beggio y a développé le programme ^r,l,ne’ Bl\r U11° |crrc ,en d«bouL ___ i • i i31 :.ldans un township de 1 Est.il V a d’action des catholiques d’Italie, en, ' *, , ., opposition au programme de certains If;ln(/ îlU5* 11 / ll!IS *s;l conservateurs qui, pour participer à ! Pochc ^our s,> bAtu' et lut Plnsie"rs la vie publique, ont exprimé une adhésion plus ou moins formelle aux faits accomplis.La brillante parole du baron d’Ündes Reggio, la finesse de ses ironies et la vigueur de ses arguments contre les pseudo-conservateurs, les applaudissements multi 44 Le Congrès est catholique et pas 1 pliés de l’assistance ont prouvé une autre chose que catholique.Lecatho-j lois encore que le congrès de Modène licisme, en effet, est la grande doctri- j lle veut point s’écarter de la voie ne du genre humain.C’est pourquoi i droite et sure tracée par l’autorité genre Humain, t est pourquoi le catholicisme n’est ni libéral, ni tyrannique, ni d’aucune autre espèce.Toute qualité nouvelle que l’on y ajoute implique par elle-même une très-grave erreur ; car elle suppose que le catholicisme manque de quelque chose qu’il lui faut ajouter, ou qu’il contient quelque chose qu’il faut en retrancher.Or c’est là une erreur très-grave qui ne peut engendrer que des schismes et des hérésies.44 Le catholicisme est la doctrine que le aouveram-rontife, successeur de Saint-Pierre, évêque de Rome, vicaire de Jésus-Christ, docteur infaillible de la foi et de la morale, enseigne du haut de sa chaire, ou seul, ou conjointement aux évêques successeurs des apôtres.Toute doctrine qui en diffère n’est que schisme ou hérésie.C’est pourquoi le Congrès soumet ses délibérations au jugement suprême du Souverain-Pontife.Vive Léon XIII ! ” .Des acclamations générales ont exprimé la pleine adhésion du Congrès à cette déclaration de principes.Ainsi posée, la base fondamentale du Congrès a reçu la sanction solennelle du Vicaire de Jésus-Christ dans un Bref qui a été lu séance tenante.Léon XIII y recommande tout particulièrement la puissante organisation des catholiques italiens par l’Œuvre des comités et il recommande aussi do ne rien omettre pour revendiquer en faveur du Chef de l'Eglise la plénitude de sa liberté religieuse et civile.Je me réserve de vous envoyer séparément le texte complet du document pontifical dont la lecture, écoutée debout a été suivie d’applaudissements enthousiastes et d’acclamations unanimes à Léon XIII.semaines suns pouvoir se procurer ides vitres pour sa cahute.Àujour-d’hui il possède une belle ferme de ! 200 acres dont 35 sont défrichés, et (qu’il ne voudrait pas donner pour i moins de §3,000, une bonne paire de bœufs, 2 vaches et du jeune bétail, 150 boisseaux de patates, 100 boisseaux d'avoine, 110 boisseaux de blé, ‘ 80 boisseaux de pois, 100 boisseaux J de navets, 2,000 livres de farine de maïs, avec une grange de 28 pieds sur 48, contenant cinq tonnes (le foin, un grenier de 12 pieds sur 20, et un jardin rempli de toute espèce de beaux légumes.o géographes ecclésiastique.Dans cette deuxième séance générale, le comte Manna Roncadelli, de j Crémone, a lu un rapport sur l’organisation des Cercles^ouvriers, d’après les données qu’il a recueillies lui-mê-, me dans un récent voyage en France.9 W Il a proposé pour les Cercles qui existent déjà en Italie et pour ceux qui se formeront dans la suite l’adoption du livret-diplôme destiné à devenir le vade-mecum de l’ouvrier ! que.Cette proposition a été adoptée : par acclamation.; La ville do Quito, d’après La Coiula- Ont été adoptées de même à la fin i mine, était, en 1755, à 0,506 pieds au- —Que les savants, les veuillent bien s’occuper du fait que les journaux américains signalent.La hauteur des pics célèbres diminue ; les montagnes font mine de s'abaisser.Un de ces jours, nous ne verrons plus que des LJ 1 M I uuuo liuus-llieilies descend us bien bas d'Italie et tous les comités abhérenfs sont consacrés au Cœur de Jésus et à la Vierge Immaculée, r La consécration sera accomplie à Modène, pendant la durée du Congrès et de la manière qu’indiquera Mgr l’archevêque.Chaque année, aux jours de la fête du Sacré-Cœur et de l’immaculée-Conception, cette consécration sera renouvelée.Elle aura surtout une solennité spéciale le 8 décembre prochain, à l’occasion du vingt cinquè 122 ans, et le Picliindia de 218 pieds dans la même période.Depuis 26 ans, le cratère s’est affaissé de 420 pieds.Voilà ou nous en sommes ! Un des familiers de la maison de Chain, étant un jour à diner chez lui, cassa la chaise sur laquelle il était assis.Pour se faire pardonner, il avait envoyé un fauteuil Pompadour des plus coquets.Le lendemain il recevait de Chain la lettre suivante: Merci, cher ami, de ton charmant • • il i , • tl LI.L.UL I lUIIi.UV.l(/il VIlUl Utilit l me anniversaire de la proclamation .0 .i .i , i.T 1-.r ri envoi.Sois sur, désormais, que Jors- du dogme de 1 Immaculee-Ooncep- .• , ’ 1 .;i , ° 1 que tu viendras nous voir, s il y a Cet acte de foi achève de donner au Congrès de Modcno le cachet do catholicisme si nettement exprimé par le baron d’Oildcs Reggio dans sa déclaration de principes.G.V.dans la maison un siège d’une solidité un peu douteuse, il sera pour toi •4 Merci et cordialement.44 CuAM.” “ P.S.—L’autre jour, en te serrant la main, j’ai fait craquer un de mes gants : je pense que tu pourrais bien m'en envoyer une nouvelle paire ?” Feuilleton du Courrier du Canada }ukbkc 14 Novembre 1879—No 108 DES FOURRURES.Par Jules Verne.[suite ] .slques-uns même, dont la masse très-considérable, furent fondus >yen d’un feu ardent, alimenté à L renfort de bois résineux.Tout employé à la fois pour détruire ou Lsser la masse des glaçons dans is court laps de temps, is l'entassement était énorme, on que ces courageux travail-eussent travaillé sans relâche Vils ne se fussent reposés que prendre quelque nourriture, à peine, lorsque le soleil dispa-u-dessous de l'horizon, si l’cntas-nt des glaçons semblait avoir nué.Cependàut il commençait niveler à son sommet.On ut donc de.continuer ce travail ivellement, pendant toute la ; puis, cela fait, lorsque les éboulements lie seraient plus à craindre, le maître charpentier comptait creuser un puits vertical à travers la masse compacte, ce qui permettrait d’arriver plus directement et plus rapidement au but, et de donner accès à l’air extérieur.Donc, toute la nuit, le lieutenant Hobson et ses compagnons s'occupèrent de ce déblaiement indispensable.Le feu ct le fer ne cessèrent d’attaquer et de Téduire cette matière incohérente des glaçons.Les hommes maniaient le pic ct la pioche.Les femmes entretenaient les feux.Tous n’avaient qu'une pensée : sauver Mrs.Paulina Barnett, Madge, Kalu-mah, Thomas Black ! Mais quand le matin reparut, il y avait déjà trente heures que ces infortunés étaient ensevelis, au milieu d’un air nécessairement raréfié sous l’épaisse couche.Le charpentier, apres les travaux accomplis dans la nuit, songea a creuser le puits vertical, qui devait aboutir directement au faîte de la maison.Ce puits, suivant son calcul, ne devait pas mesurer moins de cinquante pieds.Le travail serait facile, sans doute, dans la glace, c’est-à-dire pendant uno vingtaine de pieds ; mais ensuite les difficultés seraient grandes pour creuser la couche de terre et de sable, nécessairement très-fribble, et qu’il serait nécessaire d’étayer sur une épaisseur do trente pieds au moins.De longues pièces de bois furent donc préparées, à cet effet, et le forage de puits commença.Trois hommes seulement y pouvaient travailler ensemble.Les soldais eurent donc la possibilité de se relayer souvent, ct l'on put espérer que le creusement se ferait vite.Comme il arrive en ces terribles circonstances, ces pauvres gens passaient par toutes les alternatives de l’espoir et du désespoir.Lorsque quelque difficulté les retardait, lorsque quelque éboulement survenait et détruisait une partie du travail accompli, ils sentaient le découragement les prendre, ct il fallait que la voix ferme et confiante du maître charpentier les ranimât.Pendant qu’ils creusaient, à tour de rôle, les trois femmes, Mrs.Rac, Joliffe et Mac Nap, groupées au pied d’un monticule, attendaient, parlant à peine, priant quelquefois.Elles n’avaient d’autre occupation que de préparer les aliments que leurs compagnons dévoraient aux instants de repos.^ t Cependant le puits se forait sans grandes difficultés, mais la glace était extrêmement dure et le forage ne s’accomplissait pas très-rapidement.A la fin de cette journée, Mac Nap avait seulement atteint la couche do terre et de sable, et il ne pouvait pas espérer qu’elle fût entièrement percée avant la fin du jour suivant.La nuit vint.Le creusement ne devait pas être suspendu.11 fut convenu que l’on travaillerait à la lueur des résines.On creusa à la hâte une sorte de maison de glace dans un des hu-mocks du littoral pour servir d’abri qu’on fût arrivé à la hauteur que le faite occupait avant l’avalanche, en admettant qu’il n’eût pas cédé.Il y avait cinquante-quatre heures aux femmes et au petit enfant.Le ; que Mrs.Paulina Barnett, les deux vent avait passé au sud-ouest, et il tombait une pluie assez froide, à laquelle se mêlaient parfois de grandes rafales.Ni le lieutenant Hobson ni ses compagnons ne songèrent à suspendre leur travail.En ce moment commencèrent les grandes difficultés.En effet, on ne femmes et l'astronome étaient ensevelis ! Plusieurs fois, le lieutenant ct Mac Nap so demandèrent si les victimes ne tentaient pas ou n’avaient pas tenté de leur côté d’ouvrir une communication avec l’extérieur.Avec le caractère intrépide, le sangfroid pouvait forer dans cette matière mou- qu’on lui connaissait, il n’était pas vante.Il devint donc indispensable j douteux que Mrs.Paulina Barnett, si Fur galerie horizontale, ils n'auraient pu crever la dernière croûte de glace avant huit jours au moins lit d’ici-là, sinon les vivres, l’air, du moins, leur aurait absolument manqué.•._ Cependant Jasper Hobson surveillait lui-même toutes les parties du massif, écoutant si quelque bruit ne décèlerait pas un travail souterrain.Mais rien ne se lit entendre.Les travailleurs avaient repris avec plus d’activité leur rude besogne avec la venue du jour.La terre et le sable remontaient incessamment à l’orifice d’établir une sorte de cuvelage en bois, afin do maintenir ces terres meubles à l’intérieur du puits.Puis, avec un seau suspendu à une corde, les hommes placés à l’orifice du puits, enlevaient les terres dégagéos.Dans ces conditions, on le comprend, elle avait 6es mouvements libres, j du puits, qui se creusait régulière- n’eût essayé de se frayer un passage au dehors.Quelques outils étaient restés dans la maison, et l’un des hommes du charpentier, Kellet, se rappelait parfaitement avoir laissé sa pioche dans la cuisine.Les prison le travail ne pouvait être rapide.Lesjniers n’avaient-ils donc point brisé éboulements étaient toujours à crain- ; une des portes, ct commencé le perdre, et il fallait prendre des précau- j cement d’une galerie à travers la lions minutieuses pour que les foreurs j couche de terre ?Mais cette galerie, ne fussent pas enfouis à leur tour.ils ne pouvaient la mener que dans Le plus souvent, le maître char- une direction horizontale, et c'était pentier se tenait lui-même au fond i ün travail bien autrement long que de l’étroit boyau, dirigeant le creuse- le forage du puits entrepris par Mac , .w t _ ment et sondant fréquemment avec Nap ; car l’amoncellement produit dans la çlace, ct trente pieds dans la un long pic.Mais il ne sentait au-1 par l’avalanche, qui no mesurait terre et la sable, cune résistance qui prouvât qu’il eut ; qu’une soixantaine de pieds en hau- j atteint le toit de la maison.‘teur, couvrait un cspaco de plus de D’ailleurs, le matin venu; .dix cinq cents pieds de diamètre.Les.pieds seulement avaient été creusés ! prisonniers ignoraient nécessaire- ’ dans la masse de terre et de sable, et; ment cette disposition, et, en admet-il s’en Taillait de vingt pieds encore tant qu’ils eussent réussi à creuser ment.Le grossier cuvelage maintenait suffisamment la matière friable.Quelques éboulements se produisirent, cependant, qui furent rapidement contenus, ct, pendant cotte journée, on n’eut aucun nouveau malheur à déplorer.Le soldat Garry fut seulement blessé à la tête par la chute d’un bloc, mais sa blessure notait pas grave, et il ne voulut même pas abandonner sa besogne.AJ quatre heures, le puits avait atteint profondeur totale de cinquante pieds, soit vingt pieds creusés \\UsVns y) LE COUBR1ER DU CANADA 4L (M KHI C , M EÜfBBK .\oiiilna(ioiiH I>é|»•*clu* spéciale au Courrier ilu ( '(ituidû.COMTÉ DE DATAT- Ste Rose, 2.4*2 hrs.p.ni.— L’hon M.]-oranger a été élu par acclamation, iljy avait une foule considérable.L’élection de l’hon.Procureur Général a été accueillie avec le plus grand enthousiasme.Un grand nombre de citoyens de Montréal, entre autres, MM.Coursol, Taillon.Duckett.Desjardins, Mousseau.Ouimet, échevins Allard.Laurent, Gau-tliier.viennent de prendre les chars pour se rendre à St.Jérôme, chef-lieu du comté de Terrebonne.l’OKTH AIT I/HONOKABLK M.CHAPLEAU.Il y a douze ans, c’était en IS07, s’ouvrait* la session du premier parlement de la prOAihce de Québec.Un tout jeune homme, avocat de Montréal, é 11j, par ' acclamation, député du comté de Terre ; bonne, proposait l’adresse en réponse au discours du trône.Sa réputation d’orateur Lavait devancé à Québec.Dans maintes causes célèbres, il avait, a Montréal, remporté de ces succès (pii lui ont fait la réputation du criminaliste le plus distingué du pays.On nous l’avait tant vanté que nous avions le droit d’attendre beaucoup de lui.Il se leva.Tons les regards se portèrent sur cette figure pâle, fièrement encadrée d’une longue chevelure noire, depuis devenue légendaire.Chacun admirait son visage expressif, ce regard si profond et si spirituel qui annonçait une vive intelligence, un caractère supérieur.Lui, dans le silence solennel, laissa tomber les premiers mots «le son exor-de avec cette voix â la fois vibrante et sympathique qui empoigne aussitôt l’auditoire.Et.pendant près d’une heure, il nous tint sous le charme, nous enlevant avec lui dans ces hautes sphères de l'art oratoire où règne l’enthousiasme.On ne nous l’avait pas surfait, M.Chapleati était orateur.—Voilà un futur ministre, disait-on dans les couloirs, an sortir de la séance.Cinq ans s’écoulèrent, pendant lesquels [ le jeune député brilla au premier rang dans les luttes parlementaires, tout en se formant à la tactique sous les ordres de vieux et habiles vétérans politiques comme Sir George Cartier, et les Honorables MM.Lange vin et Chauveau.En 1873, l’honorable M.Ouimet, alors pre inier ministre, taut pour reconnaître les services de M.Chapleati que pour s’appuyer des qualités du brillant jouteur, lui ofTrit le portefeuille de Solliciteur-Général, que celui-ci acceptait le *27 février.Il avait trente deux ans.Dans l'été de 1874 éclatait cette fa tueuse allaite des Tanneries dont les malins voulaient à tout prix faire un scandale.Le ministère Ouimet, qui ne tenait pas tant au pouvoir que l’honorable M.Joly et ses collègues nous ont paru le faire en ces derniers temps, s’empressa Le résigner et l’on forma une autre administration sous laquelle le ministère Ouimet fut parfaitement exonéré de tout blâme par les chambres.La présence de l’honorable M.Cha-pleau était trop précieuse dans un cabinet pour qu’on ne lui fit pas place immédiatement, et, le *27 janvier 1876, il devenait Secrétaire-Provincial.Son influence ne devait plus alors que s’accroître.Malgré son jeune âge il avait déjà su se faire accepter comme l’un des chefs du parti conservateur, et par la force de sa parole et par le sûreté et la profondeur de ses idées, lorsque la tempête du *2 mars se déchaîna.Un homme, doué d’autant d’énergie que d’audace, nous arait été envoyé parle ministère, aiuis nnciai, a*oua««u, c de pulvériser et balayer le parti conservateur à Québec.Le coup ne se fit pas attendre, et, le *2 mars 1878, le ministère de l’honorable M.DeBoucherville était brusquement poussé à la porte avec un sans-gêne et une vigueur tout à fait démocratiques.Alors commença une lutte à jamais mémorable.Qui allait la diriger du côlé cons pleau avait bien l'ait preuve brillantes et comme orateur et comme ministre ; mais, avait-il toute» les capacités d’un chef de parti, surtout dans «les circonstances si critiques ?Il s’était bien montré bon lieutenant, mais allait-il se révéler grand général ?Personne, certes, ne doutait de sa bravoure, mais avait-il assez de tactique pour profiter de tous les avantages que lui offrirait le champ de bataille et pour déjouer les russe et les manœuvres de ses adversaires ?Avait-il en lui ce fluide sympathique qu’un grand homme de guerre communique à ses soldats et qui les fait suivre bravement leur chef jusqu’à la victoire ou jusque dans la mort?Le combat s'engagea ardent, impitoyable, incessant.El, pendant vingt mois, on le vit, ce jeune officier devenu général, pendant vingt mois on le vit sur la brèche, avec ses hardis compagnons, toujours batailllant, ne reculant certes jamais, et jamais ne laissant à l’ennemi ni paix ni trêve.Quand le soleil n'éclairait plus la bataille, on combattait dans la nuit, et du soir au matin, durant des séances de vingt-quatre heures ; et toujours on apercevait ce chef indomptable entouré de ses vaillants et les animant, de la voix et de l’exemple, à redoubler d'ardeu r.Oh ! ce fut une belle et flère mêlée, et dont les clameurs retentiront au loin dans notre histoire ! Pour bien connaître M.Chapleau, pour approfondir son talent, il faut l’avoir vu plaider en cour.Comme il sait pénétrer dans les plus intimes détails d’une cause ardue ! Et que de ressources inattendues lui offre son esprit délié î En vain le témoin aux abois essaie-t-il de se soustraire à cette logique inexorable, à cette habile déduction des faits qui préside à son examen, il faut bientôt céder et s’avouer vaincu dans une lutte où l’avocat éminent l'emporte, de toute la force de sa rare intelligence et d’une adresse, d’une science consommées.Or, après le célèbre coup d’état du 2 mars, l’honorable M.Chapleau avait à plaider un fort sé rieux procès, et à lui, qui, dans sa carrière de criminaliste, avait sauvé une trentaine d’accusés, incombait maintenant la tâche d’en faire condamner tout autant celte fois pour un délit politique, il est vrai.Les avons-nous assez vus balbutier, s’empêtrer dans leurs réponses, ces accusés d’un autre genre dont il était charger de prouver la culpabilité ! Et l’on sait que ceux-ci n'étaient pourtant pas les premiers venus, qu’ils savaient fort bien se défendre et que s’ils ont dû s’avouer vaincus, ce n’a pas été sans une longue et vigoureuse résistance ! 11 y a huit jours, l’honorable M.Chapleau, victorieux, tout rayonnant de son noble et grand triomphe, du haut de ce rocher de Lévis, d’où il avait, COMTÉ DE TERREBONNE St.Jérôme.4.10 hrs.p.m.LT Ion.M.Chapleau a été élu par acclamation, au milieu d’un enthousiasme indescriptible et aux applaudissements d’une foule de 8,000 personnes.Des libéraux influents ont signé la proclamation delTlon.lTemier Ministre.M.Chapleau a parlé avec le plus grand succès.Ces dépêches ont été reçues hier, trop tard pour leur publication.Les libéraux en sont quittes pour leurs frais dans l'opposition déloyale qu'ils ont essayé de faire à l'hon.M.Chapleau.Le premier ministre a été élu par acclamation, aux applaudissements de toute la province.Nous félicitons le chef du gouvor-nement sur son heureuse réélection.Nous avons aussi le plaisir d'annoncer à nos lecteurs l'élection de l’kon.M.Lorangei.A ce dernier il a été même impossible aux libéraux de faire la moindre opposition.Les honorables MM.Robertson, Lynch, et Taquet devront subire une contestation vexatoire.N'importe, leur élection qui aura lieu, le 20 du courant, démontrera la popularité de la nouvelle administration.Le peuple de la province désire la paix, 1'nnion, la concorde.Le vote qui sera donné à Lévis, à Sherbrooke, à Brome écrasera le parti des irréconciliables à tout jamais.La province a besoin de tranquillité, et il est grand temps que toute agitation politique cesse pour faire place i\ lui lia» ail cCiIcua, ofl ix vi uv * vt * soit rétabli dans nos finances, et que la province continue sa marche dans le progrès et la prospérité.(.’et •• honnête ” hypocrite L'ex-premier, M.Joly, qui s'est montré si scandalisé de la désertion de MM.Flynn.Taquet, Racicot.Chauveau.Fortin, est en campagne électorale à Sherbrooke.Il a travaillé, pendant plusieurs jours, pour persuader quelque candidat conservateur de de faire la lutte à l’hon M.Robertson.Cet honnête incapable, pour satisfaire sa rancune, n’a pas craint de faire l’hypocrite au point de dire à plusieurs électeurs importants de Sherbrooke qu'il était prêt A soutenir un conservateur ! Que l'on juge par cette étrange conduite de l'honneur de ce bon seigneur.Nous nous attendons que la presse rouge va lui tomber dessus, et qu'elle le classera parmi les traîtres ! I.c crime La Patrie garde le silence depuis que nous avons demandé des explications sur sa fameuse rumeur concernant le crime horrible qui aurait été commis sous l’administration-Joly, dans les édifices parlementaires.Ce silence est significatif.Le but que voulait atteindre la Patrie par cette rumeur, est manqué.Tout l'odieux en retombe sur les honorables MM.Joly, Starnes et Turcotte.Le public s’étonne qu’aucune explication ne soit donnée par ceux que la rumeur semblait indiquer comme auteurs de cette infamie ! L’accusation de la Patrie est-elle fondée ?Une réponse est nécessaire.Une requête, signée par les électeurs du comté de Beauce, a ôté présentée à M.Toirier, lui demandant de soutenir l’administration Chapleau.M.Frechette A Lé via M.Fréchette a adressé la parole à 8t.Lambert mardi soir.Les choses ne ;e sont pas passées à son goût,parait-il, :ar le môme soir il en est revenu.Mercredi, il avait convoqué une assemblée à St.-Joseph, 24 personnes s’é-aient rendues pour l’entendre.Quelles déceptions ! onserv^teur ?Jusque là, M.Clia-aviit men fait preuve de qualités vingt mois auparavant, jeté son premier cri île déli, entonnait, de sa voix mâle et Hère, l’hosanna de la victoire.Et tout un peuple enthousiaste d'acclamer avec des transports dont les échos vibrent encore dans le pays.* Modéré dans son triomphe, comme il convient à tout vainqueur généreux, l’honorable M.Chapleau.devenu premier ministre, prêche la conciliation et la paix.II l’a dit carrément, loyalement, sa politique est une politique d’apaisement.Ce qu'il veut, c’est l’union des gens modérés, c’est, avant tout, la prospérité de la Province.La lutte formidable qu’il vient de mener si glorieusement à bonne fin, il fallait la faire et il l’a vaillamment soutenue et conduite.Mais, maintenant qu’elle est terminée, ce qu’il veut, ce qu’il doit vouloir, ce sont la paix avec la prospérité renaissante, c’est pour notre population rassasiée.dégoûtée de tant de luttes acrimonieuses et cruelles, le repos dans l’ordre constitutionnel rétabli et sous un gouvernement fort et respecté.Voici donc l’hon.M.Chapleau premier ministre de sa Province, et il n’a que; trente huit ans ! On voit qu’il n’a pas I perdu son temps.Aussi, en peut-on, en doit-on augurerqu’il ne peut s’arrêter en ; aussi beau chemin.Il est de ces prédestinés qui ont au front la flamme qui les guide et en eux une force qui les pousse | vers les grandes choses et dans les voies où le vulgaire ne saurait les suivre.Il est un de ces privilégiés qui sont appelés à tenir dans leurs mains l'avenir d’un pays et qui s’en vont triomphalement poussés par la fortune, renversant, écrasant tous les obstacles qui se dressent sur leur route.Doué de toutes les belles qualités d’un homme vraiment supérieur, eloquent, intelligent au possible, diplomate, insinuant, tout rempli de ce fluide magnétique qui fascine, charme, entraine a sa suite ceux qui l’approchent, il a, de plus, ce bonheur qui accompagne les grands homines d’état.Ses chances répondent à ses aspirations.Ce qu’il désire lui advient.Il le sait et croit en son étoile, dont il est sûr que rien ne peut arrêter la marche.Et confiant en l’avenir qui lui sourit avec tant de grâce, il se dirige fièrement vers le but qu’il s’est proposé, voulant, de toutes les forces do son âme, le bien-être, le développement de son pays, et aspirant, quant à lui, à la satisfaction suprême du devoir accompli, comptant sur le respect, et peut-être plus au fond de lui-même,—il ou a bien le droit—sur l’admiration de ses contemporains.Maux.Québec, 10 octobre 1870.On nous informe dit L'Abeille que M.le Grand Vicaire Toi ré, «à l'occasion de la fête de St.-Charles, son patron, a fondé au collège de Ste.-Anne un prix de 20 piastres, à gagner par les élèves de rhétorique.Aux préjuge*» Tour influencer les électeurs protestants de Sherbrooke et de Brome, un journaliste de Québec télégraphiait au Star que M.le curé Déziel avait fait un violent sermon contre les Anglais.C'était pure invention, comme l’établit la correspondance qui suit, publiée par la Gazette de Montréal : Au rédacteur de la Gazette.Monsieu r, Sous le litre ci-dessus, je lis ce qui suit dans le Star d'hier soir : Québec, (Dépêche spéciale au Star.) La politique en Chaire.—Hier, le ;i Révd Père Déziel, curé «le Lévis, a “ fait un sermon dans lequel il a exhor-u té ses paroissiens à s’unir contre les “ Anglais.Ses auditeurs ont compris 41 par là qu’il faisait allusion à M.Joly.’’ Sachant combien ces sentiments diffèrent de ceux exprimés par le révérend monsieur, qui est un fervent admirateur des Anglais, et croyant que le paragraphe ne contenait pas la vérité, j’ai immédiatement télégraphié ce qui suit à l’un des principaux citoyens de Lévis : u La dépêche suivante est reproduite par le Star du soir.Voyez le Père Déziel et mandez-moi aussitôt si je puis la contredire dans les journaux de demain.” (Suit la dépêche au long comme ci dessus.) Voici la réponse que je reçus à minuit: u Ce n’était pas un sermon polilique, u au contraire.Le Père Déziel a dit que lt les Canadiens devaient s’unir comme u nation, et il donna comme exemple le u peuple anglais qui se tenait comme u un seul homme lorsque ses intérêts l{ l’exigeaient.Il a déploré la jolousie qui 11 divise les Canadiens et qui a pris nais-u sauce chez nos ancêtres français.Au-;i eu ne allusion aux Anglais, si ce n’est “ de suivre leur exemple comine nation.u Servez-vous de mon nom, j'étais prô-11 sent.” - (Signé) J.Chabot.Ceci est bien différent de la dépêche et il faut que la politique soit descendue bien bas pour que les conseils paternels d’un membre du clergé à une congrégation qu’il a dirigée pendant un demi-sièclt, soient défigurés par un reporter irresponsable, dans le but de faire du capital politique et d’en imposer à la presse oppositionniste.Je souhaite que le conseil de s'unir soit pris à cœur par de tels gens î Je demeure, Monsieur le Rédacteur, Votre obéissant serviteur, H.F.Bellkw.Montréal, 11 Nov.1870.Il est à remarquer que chaque fois que l’occasion s’en présente, ces MM.du Star, du Herald et du Witness cherchent à soulever les préjugés reli- ?fieux des protestants, en mettant dans a bouche de tel ou tel prêtre des paroles qu’il n’a jamais prononcées.Et, ce qu’il y a de plus odieux dans cette iniàme tactique, c’est qu’on nous reproche de mêler sans cesse la religion et la politique pour influenerr nos amis.Tour montrer jusqu’où va notre réserve sur ce point, nous ferons remarquer aujourd’hui, que lorsque M.Joly a paru sur lo husting à ShefFord, il avait à ses côtés deux ministres protestants.Nous n’en avons pas souillé mot.Que ne dirait pas le Witness, si M.Chapleau se montrait sur un husting en compagnie de deux prêtres ! Nous n’en avons rien dit et l’on voit que l’on n’a tenu nul compte de notre réserve.Tendant longtemps, les libéraux ont poursuivi sous les ordres de M.Le-tellier, le projet infernal de réunir tous les protestants contre les conservateurs et d’amener un conflit religieux.Ce projet est venu s'échouer contre le bon sens des protestants, comme le prouve la formation du nouveau gouvernement et l’accueil que lui ont fait la majorité des journaux anglais du pays.La lutte religieuse que les libéraux provoquaient aurait été fatale au pays, ils n'ont pas reculé devant ses terribles conséquences ! Que les protestants jugent maintenant de la valeur de ces politiqueurs de bas étage dont le pays vient d'être débarrassé ! (La Minerve.) Comté fit* I.évin La nomination des candidats a eu lieu hier, entre onze heures et une heure, au bureau d'enregistrement, rue St.-Fé 1 i x.L'hon.E.T.Taquet a nommé M.E.Lemieux, N.T.pour son agent d'élection.et M.Télcsphoro Beaulieu, le frère du candidat en opposition, agira comme agent électoral pour son frère.Voici les principaux signataires du bulletin de présentation de l’hon.M.Paquet : MM.George Couture, maire de Lévis, l’hon.J.G.(Manchet, M.1).Orateur des Communes, François Lemieux, marchand, Léon Roy, notaire, Edouard Couture, marchand, T.C.Dumontier et C.W.Carrier, marchands, F.-X.Thompson, mesureur de bois, Aif.Lemieux, Syndic Officiel, Etienne Dussault, Etienne Samson, Ludger Lemieux, L.G.Desjardins, du Canadien, Jacques Jobin, Clins.Darveau, avocat, E.Lemieux, notaire, I.N.Belleau, avocat, Joseph Goulet, Antoine Pampalon, Peter, Hunt, marchand,Dr.Narcisse Lacerte,Edouard Demers, secrétaire du chemin de fer Lévis et Kennébec el greffier à la chambre du parlement, C.Dion, James Law-lor, Louis Lemieux, Joseph E.Mercier, et un grand nombre d’autres.Parmi ceux qui ont signé le bulletin |-irê«r»ntnlimi dn M J.-B.Timolaüt Martin dit Beaulieu, le candidat en opposition, on remarque MM.Joseph Beaulieu, marchand, John H.Powell, propriétaire de vapeurs, William E.Simpson, marchand, Godfroi Couture, forgeron.Pierre Duclos, Jr., George Bégin, Joseph Godbout, Cléoplias Robi-tailie, marchand, Alf.N.Bourget, marchand.Cléoplias Roger, ingénieur, Andrew Ramsay, Jr., remorqueur de hois, Joseph Laliberté, relieur, Philippe Lambert, capt.Onésime Rouleau, Joseph Francœur, hôtelier, Thos.Deniers, Jr., cultivateur, Dr.Lamontagne, à Latizon, Thélespliore Beaulieu, propriétaire de vapeurs, A.Carrier, J.P.marchand, J.C.Hamel, marchand, Thos.Fecteau.Nazaire Moffatt, F.Guenette, Etienne Guay.Elie Lachance, marchand, Louis Dorval, Pierre Poliquin, François Fa-lardeau, Chas.Brochu, F.Bertrand, marchand, P.C.Laçasse, bijoutier, etc.Les choses se sont passées sans démonstration et sans rassemblement.COMMEKCE Montréal, 13 nov.Sur les marchés anglais, les céréales ne sont pas changés, mais le lard et le suif sont montés de ls.et le saindoux de 3d.A Liverpool, le bœuf est ls.moins cher qu’hier.Les pois canadiens se vendent 7s.A New-York, le marche à blé est tranquille et une baisse d’un centin a eu lieu.Lii mémoire chez le» Auliimux Les animaux ont,décidément, beaucoup de mémoire.Et l’on ne saurait trop tirer parti du souvenir qui leur reste de la douleur qu’ils ont ressentie en certaines occasions.Nous avons récemment indiqué un procédé très simple expérimenté à la Compagnie des omnibus pour maîtriser les chevaux méchants.A l’aide d’une lanière spéciale qui se réunit au mors, on fait passer un courant électrique à travers la tête de l’animal.L’écuyer pousse un ’bouton et l’électricité circule.On no pousse cependant pas l’éner-nergie du courant jusqu’au point où il pourrait produire de la douleur.Le cheval ressent une impression singulière, qui lo gène et l’inquiète.Cela suffit pour le rendre docile.Et cela est si vrai, que les chevaux les plus rebelles se laissent ferrer et monter sans la moindre difficulté quand ils ont été soumis à ce traitement deux ou trois fois.Ils se rappellent la sensation particulière qu’ils ont éprouvée et ils redoutent de l’éprouver encore.On voit en ce moment à l’Hippodrome de Paris un cheval que son cavalier maintient pendant plusieurs minutes au milieu d’une pluie de feu.L’artifice est allumé, c’est un gigantesque parapluie de flammèches.Le cheval piétine sur place sous cette poussière étincelante qui retombe tout autour de lui.11 ne bronche pas.Quel est le secret de cette immobilité ! Le cavalier se rend maître de son cheval en lo domptant à l’aide du frein électrique.Il ne s’en sert que très rarement, quand le bruit et les crépitations des fusées tendent à mettre l’animal hors de lui.Ces effets d’intimidation sur les animaux sont très curieux.Nous en citerons un dernier exemple qui peut avoir son utilité.On se rappelle sans doute l’expérience du brochet et des petits poissons : il y avait un brochet qui mangeait dans un vivier tous les petits poissons ; on eut l’idée de placer sur le petit chenal qui séparait le vivier do l’étang une glace sans tain.Le brochet, au premier jour, voulut franchir le passage ; il se heurta violemment à la glace.Le lendemain il recommença sa tentative sans plus de succès.Quelques jours d’épreuves furent tout aussi inutiles.L’animal se le tint pour dit.Tour lui, franchir la limite signifiait se faire mal.Il se rappela et laissa tranquilles les petits poissons.On retira la glace au bout d'une semaine.Jamais le brochet ne s’avisa de recommencer A franchir le défilé.Il avait trop bien conservé la mémoire du choc qu'il subissait.Les petits poissons ont pu devenir grands à leur aise.Un procédé analogue peut être employé pour empêcher les coqs de se battre dans les basses-cours.Il est de règle que les coqs so battent, en général, jusqu’à ce que les plus faibles restent sur le carreau.C’est un dommage sérieux pour les éleveurs.Voici un moyen simple de mettre la paix dans les basses-cours.Il suffit d’entraver les coqs les plus forts, ceux qui so battent jusqu’à ce que mort s’en suive, comme on entrave un cheval.On doit faire l’entrave qui relie les deux pattes assez longue pour que le coq puisse marcher, mais non courir.Ainsi gêné dans ses mouvements, le coq cesse d'être belliqueux, tout en restant fort empressé près de ses poules.Il bat toujours en retraite, môme devant les coqs les plus faibles.On peut enlever l’entrave au bout de plusieurs jours, et le souvenir de l’aventure le rend assez prudent pour qu’en général il ne reprenne plus son humeur belliqueuse.Le coq obéit évidemment à un effet tout moral.Il se rappelle ! Henri de Par ville.' La banque de Montréal a publié son rapport semi-annuel, donnant le résultat des transactions des six derniers mois.Les profits nets pour cette période sont de $G12,159.30.Divers.—Les patates de T Ile du Prince-Edouard se vendent 27 et 28c.à l’encan à Halifax.Les SS.“ Caspian ” est parti pour Liverpool avec 1508 barils de pommes et G25 barils de patates.133,000,000 livres de thé ont été expédiés de Shanghai et Hankow depuis 1’ ouverture de la saison jusqu’au 8 novembre.Le total des importations à New-York pour la semaine dernière est de $218,384 au-dessus de celles de la semaine précédente.Encore un converti à la politique nationale.Nous voulons parler, cette fois, du Maritime Farmer, organe des intérêts agricoles des provinces d’en bas.Après avoir combattu le nouveau tarif, ce journal avoue franchement que la politique nationale a favorisé la fabrication indigène en générale et qu’elle a déjà donné plus qu’on ne promettait en son nom.NOUVELLES température.—Temps sombre, doux, pluvieux et brumeux, sans perspective de changement pour aujourd’hui.ville sale.—Nos rues sont dans un étal affreux.La boue liquide qui les recouvre a plusieurs pouces de profondeur.—George Hall, Ecr., J.P.ancien membre du conseil municipal de cette ville, est décédé hier à l’âge de 68 ans.M.Hall tenait depuis de longues années, sur la ruo St.-Jean, une des plus complètes épiceries do la ville.messe stk.-cécilk.—Ce soir à 7£ hn.à l’Eglise St.-Jean-Baptiste, il y aura répétition générale, avec orchestre.Les dames et messieurs qui ont prêté leur concours sont priés d’y assister.LA CHAPELLERIE J.-D.LALIBERTÉ.—NOUS sommes à préparer pour cette maison une annonce nouvelle qui paraîtra demain.„ en flagrant délit.—Hier soir, à la brimante, un petit garçon qui promet, a saisi uno couchette en fer pour enfant, laquelle était exposée à la porte du magasin de quincaillerie de M.Martineau, rue St.-Joseph, et a pris la fuite avec dans la direction do St.-Sauveur.Il n’était pas bien loin quand des commis d’un marchand do la môme rue, voyant cet enfant courir avec une couchette, soupçonnèrent un vol, l’arrêtèrent et le romirent entre les mains de la pofice.a son maritime.—Le nombre de vaisseaux océaniques entrés dans ce port et enre- § Mirés à la douane, depuis l’ouverture e la navigation à hier, a été de G26 Ceux acquittés en douane pour la même date ont 4té de 628.Il y a encore quatre vaisseaux d’outre-mer dans le port de Montréal.Depuis l’ouverture de la navigation 113 vaisseaux ont été licenciés à là douane de Québec, pour le commerce local de la province.3,035 goélettes et vapeurs de marché sont arrivés ici des ports et paioisses d’en bas, depuis l’ouverture de la navigation, ce qui fait 18! de moins que l’année dernière à la même date.Le steamer (Allan) Corinthian, cant.Barrett, parti de Glasgow le 31 oct., est arrivé dans ce port à 0 A.M , hier avec une cargaison générale pour Que’ bec.Montréal et l’Ouest.Le steamer Nebo, capt.Gordon, est arrivé de Montréal à I p.m.hier, et est aticié dans le courant où il prendra son chargement.Le steamer Consul est arrivé de Montréal à midi hier, a changé de pilote et est parti pour la pleine-mer.Le phare flottant Manicouagan est arrivé dans ce port hier matin, de sa station d’été, et sera mis dans ses quartiers d’hiver.Le steamer Margaretha Stevenson laissé ce port à 3 p.m.hier, étant t.dernier voyage de la saison, pour Percé, Gaspé et les autres ports sur sa route, avec une cargaison générale.Le briganlin Alexina, capt.Gauthier, parti du cap Breton avec un chargement de charbon, est arrivé dans ce port hier et est reparti à 1 p.m.pour Montréal, à la remorque du Contest.* Le briganlin Orléans, capt.Cloutier, parti de St.-Jean de Terreneuve, sur lest, est arrivé dans ce port hier, et est ancré dans le courant.Ligne du D miinion.— Le steamer Dominion, capt.Buuchette, est arrivé de Montréal à midi, hier.Il partira demain pour Liverpool.Le steamer Quebec, capt.Dale, parti d’ici le 1er courant, est arrivé à Liverpool mercredi, 12, et a débarqué sa cargaison d’animaux vivants en lionne condition.Le navire Rock City, parti d’ici le 13 et passé au Bic le 18 octobre, est arrivé à Bristol le 1*2 du courant, 'fout était correct.Petites notes de nos docks.-La goélette Mary Queen of the Seas ayant corn piété ses réparations, a été sortie des lisses Marquis et reprend maintenant sa cargaison de fleur, etc.On achève le radoub de la goélette Fœderis Area, et elle sera tirée des lisses demain.Au dock Davie, les réparations du steamer Mildred sont poussées avec assez d’activité pour permettre au steamer de partir cet automne avec sa cargaison.11 sera sorti du dock dimanche matin.Dock Roche.—La goélette Geo Thurston, 360 tonneaux, subit des réparations à IJpusc de Wolfe.Examen.—La goélette Lawrence a été inspectée hier par le capt.Dieu, umBic du port, et M.Simons, du Bureau Veritas.Ordre a été donné de décharger ce vaisseau et de le mettre sur les lisses pour réparations.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL.—-NOUS attirons l’attention de nos lecteurs sur l’annonce que nous publions, laquelle indique des changements d’heure sur cette voie.LE MAGASIN AU BON MARCHÉ.— NOUS sommes heureux de constater l’extension toujours croissante de cette maison canadienne, ainsi que le nouvel essor que prend de jour en jour le magasin de M.Nemèze Garneau.Le public a compris que les efforts de ce monsieur pour toujours tenir son magasin sur un pied de première classe méritaient encouragement; aussi jouit-il d’une clientèle enviable qui continue à se grossir.On est naturellement porté à faire ses achats là où l’on rencontre une réduction assurée de 20 par cent.On se fait ce raisonnement : Puisque la réduction que l’on me fait là n’empêche pas les articles d’être do premier choix, au contraire, pourquoi irais-je ailleurs dépenser plus d’argent sans rapporter plus d’effets ?Nous félicitons M.Garneau du succès qui couronne ses affaires, succès justifié par une grande habileté commerciale.Nous publions plus loin line liste des principales marchandises du Bon Marché, avec les prix, et nous prions nos lecteurs d’y référer.—C’est avec regret que nous apprenons la mort de M.Russ Wood Huntingdon, fils de l’hon.M.Huntingdon, ex-maître général des postes.M.Russ Huntingdon était attaché à la rédaction du lierald et avait acquis, quoique jeune encore, la réputation d’un écrivain de talent et d’un polémiste distingué.cour de police, hier.—Trois défendeurs comparaissent pour répondre à l’accusation de vente de boisson sans licence.La cause de l’un d’eux est fixée au lendemain, et le plaidoyer des deux autres est renvoyé à samedi.Dcsjeunncs gens soupçonnés d’avoir volé du linge dans la cour do M.Sturgeon, rue du Pont, comparaîtront de nouveau demain.% embarras de richesse.—11 résulte du dernier rapport de l’inspecteur des grains dans l’Etat de l’Illinois qu’en octobre écoulé il est arrivé plus de grain à Chicago que pendant le même mois d’une année antérieure quelconque, et 8,1MB charges de wagons de plus qu’en octobre 1878.< , , Dans le cours d’octobre 1879, il a été inspecté à Chicago 33,405 wagons de grain, et il en a été reçu 1,030,750 boisseaux par eau : en dehors île Chicago, il a été inspecté 10,977,790 boisseaux.Pendant l’année finissant le 31 octobre dernier, il est arrivé à Chicago plusieurs millions de boisseaux de plus que pendant les douze mois précédents.—Redonner de la vigueur au cerveau, le reconstituer, est œuvro médicale fa.milifere à l’ordre du jour.Nos ancêtres s’y connaissaient peu «n ces matières, et en peuple bon enfant, ils attachaient plus d’importance à leur LE COURRIER DU CANADA.sioinac.Le cerveau de Shaktsptart.0„r un instant, n’a jamais eu l’avant» * ,1e bénéficier du phosphate ou autre* matières chimiques du genre adminis tn*cs par un medécin patenté tout désin-|(srCcSé, mais on peut affirmer en toute Mirrlé que sa digestion était parfaite.U* prévient ou ou fait disparaître aisément |t*s troubles survenus dans les organes digestifs, troubles qu'engendre eotre manière de vivre, en se servant assidu-iI1(.„l du vin de Quinine de Campbell.Pa débilité générale, la perte de Happé-lit l'indigestion, la fièvre cèdent en peu ,|e temps devant cet excellent remède, p;h vente chez MM.Thompson, Code tills J kd Cie, dos.Lepage et J.B.Z.Dubeau.20 juin 79-tan-«70 exposition DK PAïus.— Mcsdam 2 & Messieurs : La maison Renaud et Cie.,.a le plaisir d’inviter ses amis et le publie eu général de venir visiter l’as sortiment magnifique d’articles de faa taisie qu’elle vient de recevoir directe-,iient de l’exposition iin paius.On trouvera à notre établissement tout ce qu’il y a de plus nouveau pour Us cadeaux de nokl et du jonn dr l'an.Nous donnerons sous peu une lista de.- effets reçue.Une visite es; sollicitée Rcnkaud Cjk., 24, Rue St.Paul.winuiKf* SoilfHlvs.Vente à l'encan d'immeubles, meubles He ménage, etc.etc.—Oct.Lemieux A Cie.Lin min de for intercolonial.— I).Poltingcr 1.,» véritable magasin Au Bon Marche.Ligne Allan, [voir ième page].Stuiuission pour 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et après MERCREDI, 17 NOVEMBRE et jusqu’à nouvel avis les Trains de ce chemin partiront tie la Station de la Pointe Lévis et y Arriveront comme suit.Temps w: chemin Temps dk I)K,‘*"T- PE FKI».Expresse pour Halifax et St.Jean.8.15 A.M.Train accommodation et Malle.9.15 A.M.Train de fret.7.30 P.M.ARRIVÉE.Expresse de Halifax et •le St.Jean.7.15 P.M.Train accommodation et Malle.4.00 P.M.Train de Fret.4.52 A.M.Les trains allant à Halifax et St.Jean, resteront .à Moncton tous les DIMANCHES, tandis que Le montant perçu à la Douane deQuébco !• 13 I ceu* venant de Halifax et St.Jean resteront à courant est de $1,851.54 | Campbollton.Le char Pulman laissant la Pointe Lévis les MARDIS, JEUDIS et SAMEDIS, voyage jusqu'à Halifax ; celui qui part les LUNDIS, MERCREDIS VENDREDIS va jusqu'à St.Jean.Farine et Grains.I Les trains voyagent sur le temps du chemin * .^ de fer Intercolonial qui est 15 minutes plus Québec, H novembre 1879.prompt que le temps de Québec.Un ri ni*.—Sup.extra, baril, 196.$6 2S a «8 00 1 D.POT TING ER, Extra.6.10 a 6 *0 liiillili» Commercial Qckukc.8.00 A.M.9.00 A.M.7.15 P.M.7.00 P.M.3.45 1».M.4.37 A.M.GRANDE REDUCTION î —CHEZ— BELAND, GARNEAU & CIE., 10 Pour Cent d’Escompte POUR ARGENT COMPTANT I Beland, Carneau & Cie.l\«.117, RUE SAINT-JE AN, {PEES DE LA PORTE) Québec, Il septembre 1879-22 avril 1879—tan.—c 740 AVIS CHEMIN BE FER DU PACIFIQUE.SOUMISSIONS POUR TRAVAUX DANS LAI COLOMBIE-ANGLAISE SSURANCES ANGLAISE LA.CONT it B ¦000- Ï.W/ÉRH r.w LE FEU.m AMCASF ai: JJ De Manchester, Angleterre, DES SOUMISSIONS cachetées adressées au soussigné cl endossées •• Soumissions chemin de fer du Pacifique ” seront reçues h c«* bureau jusqu’à MIDI, LUNDI, le l*7ejourde NOVEMBRE prochain, pour certains travaux de construction «à être exécutés sur la ligne à partir do près de Yale nu Lac Kamloops sur les sections suivantes : Emory's Bar h Boston Bar.*29 milles Boston Bar à Lvtton .29 milles Lytton à Jonction Fiat.28} milles Junction Flat à Savona’s Ferry.40} milles On pourra obtenir les spécifications, états des quantités, conditions du contrat, formules de soumissions et toutes autres informations imprimées du bureau «lu chemin do f«.*r du Pacifique à New Westminster, Colombie Anglaise et au bureau de l'Ingénieur en chef à Ottawa.Los plans pourront être vus à ce dernier bureau.Aucune soumission ne sera reçue à moins d’être imprimée sur les formules du département et que tou'es les conditions requises aient été exécutées Par ordre, F.BRAUN.Secrétaire.Département dos chemins «le fer et des ) canaux, Ottawa, 30 octobre 1879.f Québec, 8 octobre 1879—Gflfps.869 IES Directeurs et Directrices dos Communau-J D'S KclIgiMisep, Ifis Commissaires d'Kcoles, 1< s Instituteurs et Institutrices et UffiirclmiicfH tic la CuifeipiiKiie trouveront à la LIBRAIRIE «T.S.Gauyreauj 18 Rue Si.-Pierre et 29 Marche Finlay, BASSE VILLE, QUÉBEC, Un assortiment général de livres classiques approuvé?par le Conseil de l'Instruction Publique.Papier foolscap do tous les prix.“ k lettre 44 “ “ billet 44 « » n e Québec.MANUFACTURED AT OUR OWN WORKS, from «he Very Best of Material, by Skilled and Practical Workmen./ .GOOD ACTIVE AGENTS Wanted in Every County in the United States and Canada, to whom we offer liberal inducements.Sena for our Illustrated Catalogue, Prices, Terms, &c., proving our advertisement bona fide.ADDRESS GREAT WESTERN WELL AUGER WORKS, Q'State io what Taper too «ai thla AdrertUemcuc Québec, 18 juillet 1879—9m.Pelleteries.G.l 5 •••••« G.15 C0RYZ1NE.C ONTRE LE RII UME DE CERVEAU (Coryza.) 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