Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 26 janvier 1880, lundi 26 janvier 1880
93crnc Amice v r_,.—.No 103—Edition quotidienne-Seme annee R«] Lundi 20 Janvier 1880 ®0ttMer till IE a nati a JOURNAL DES INTERETS CANADIENS .TE CROIS, J’ESP^KE ET J’AIME.La Itépiiblftqiic veut sc faire craindre La République voudrait se faire respecter ; c’est, eu general, la prétention des partis qui sont devenus des gouvernements, comme celle des pauvres qui sont devenus riches.Les parvenus no manquent jamais de tenter cette entreprise ; pour être fort naturelle de leur part, elle n’en est pas moins ardue, et témoigne tantôt de leur hardiesse, tantôt de leur ingénuité.Ce n’est pas qu’il soit impossible, pour les gouvernements comme pour les personnes, d’atteindre ce résultat.Il y a un moyen, et bien simple : il consiste à respecter Dieu d’abord, puis à se respecter soi-même.Ces deux conditions sont tellement élémentaires, que nul ne devrait les ignorer.On ne saurait croire cependant combien peu de prétendants au respect les remplissent ; en revanche, ils emploient d’autres moyens.Le plus usité et celui qui réussit le moins, c est de se faire craindre.Les individus prennent des airs hautains, et se font moquer d’eux.Les gouvernements font des menaces, et quelquefois les réalisent.Ce procédé est habituellement suivi d’un résultat contraire à celui qu’on en attend.Il nous semble que la république |s’engagc assez résolument dans cette voie, et si sa prospérité était le sujet de nos préoccupations, sa violence nous causerait une sérieuse inquiétude.On ne peut se dissimuler, en effet, que le mal va, chaque jour, s’aggravant.Respecter Dieu, la république n’y pensa jamais ; ce procédé n’était ni dans ses antécédents ni dans sa race.Restait la coercition.Depuis les élections du mois d’octobre, elle montra toujours un lort penchant pour ce dernier parti.Seulement la forme d’exécution varia.La première violence fut toute politique ; elle consista dans les invalidations : mettre à la porte de la Chambre tous ceux qui n’étaient pas de son avis, eu-luit d’une simplicité parfaite.Le moyen était, en outre, nouveau et bien trouvé.Quel esprit malveillant aurait pu croire, en présence d’une solution aussi pratique, que toutes les difficultés n’allaient^ pas se résoudre avec la même facilité { Sans doute, cette mesure ne manquait pas, pour les conservateurs expulsés, d’etre assez désagréable ; mais 1 intérêt du pays doit dominer les intérêts personnels.Cet exercice ayant duré une année entière, il semblait que les républicains dussent être parfaitement d’accord.Tout allait se passer en famille, il n'y avait pour ainsi dire plus qu’une opinion à la Chambre, et d’un tel état devaient sortir tous les avantages que l imité promet et que la fraternité réalise.La tolérance chez eux, la liberté pour nous, voilà ce que nous avions le droit d’attendre.C’était le programme annoncé dans tous les temps par la révolution quand elle n’était pas au pouvoir.Ce fut le contraire qui arriva : la démocratie, devenue la maîtresse, au lieu de sc calmer, s’irrita : elle ne parla que de sc défendre et de pourfendre ; elle se prit pour une grande dame, et trouva que tout le monde lui parlait trop familièrement ; au fond, elle sentait bien qu'elle manquait de considération : c’est ce qui manque lorsqu’on a le reste.L»* m il-heur, c’est qu’on ne l’obtient pas pardessus le marché.Comment faire ?Elle se dit qu’au moins elle avait la force ; frappons : le respect suivra.Sa méchante humeur tomba d’abord, sur la religion et sur tout ce qui louche à elle.Pour se faire respecter, c’était aller à rebours ; elle y mit d’autant plus d’entrain qu’elle tournait le dos à son but.Lu revanche, elle se conformait aux tradit ion de ses aillées ; sachant que pour détruire un champ de blé, le moyen le plu- court est de le couper en herbe, elle entreprit de faucher l'enseignement religieux par sa base et de supprimer la loi divine dans l’a me des enfants : elle crut que par ce procédé elle obtiendrait mi peuple de libre-pénscurs.qui aurait pour elle la plus grande estime.1511e lit beaucoup de mal, s’en donna beaucoup à elle-même et ne réussit pas du tout.On peut affirmer que dans la suite elle ne réussira pas davantage.Elle a dans cette campagne, une montagne fort escarpée à gravir, une redoute particulièrement dillicile à enlever.Il faut emporter l’article 7 d’assaut.Elle y arriverait qu’elle ne serait pas plus avancée.Mais le malheur, c’est qu’elle n’est pas sûre d’y arriver.En attendant, elle est au bas de la côte, ne pouvant plus monter, suant et souillant, n’ayant réussi ni à se faire respecter, ni à se faire craindre et en attendant l’issue de la lutte entreprise contre le clergé, elle s’acharne sur de nouveaux adversaires, déjà combattus, puis presque oubliés, espérant que dans la diversité de la lutte, elle retrempera ses forces, et saisira ce qui lui est échappé jusqu’ici : le prestige, la considération, l’autorité.C’est ici qu’éclate, avec une particulière évidence, le besoin naïf de se faire prendre au sérieux, de se faire respecter, au moins par la peur, et de forcer ses adversaires à compter avec elle.Le gens travaillés par cette ma-«’nf tannant.de préférence à ceux qui possèdent l’objet de leur convoitise, le respect.Ils attaquent avec la fièvre de l’envie les plus justement honorés ; ils poursuivent avec une verve spéciale ceux qui leur disent les vérités les plus amères.À ce titre double, les puissants du jour se jettent avec emportement sur la magistrature, sur les journaux qui la défendent et sur tous ceux qui expriment des regrets et des vœux au sujet d’un gouvernement monarchique.Cette phase nouvelle, au milieu de laquelle nous sommes, trahit une susceptibilité et une secrète inquiétude qui ne s’étaient jamais manifestées avec tant d’évidence.Un coup décisif signala le début de cette dernière période, et donna le signal du déchaînement.L’ancien conseil d’Etat disparut la veille du jour où il devait statuer sur les réclamations des instituteurs congréganistes expulsés.Un nouveau lui succéda qui vient, conformément à l’attente générale, de faire perdre leur procès aux congréganistes.Cette substitution, énormité sans précédent, ne permettait plus qu’on s’étonnât de rien.C’était bien en qualité de tribunal que le conseil d’Elat avait été frappé.Il ne restait plus, après cette mesure, qu’à traiter de la même façon la magistrature entière ; nous en sommes là, et sa révocation par la Chambre, sous forme de suppression de l’inamovibilité, ne fait plus do doute.Or, plus d’inamovibilité, plus de justice.Les juges seront désormais des commis obéissants.Le dévouement à la république leur tiendra lieu d’indépendance, d’érudition et de conscience.La France n’ayant plus de justice, ce sera un étrange spectacle aux yeux du monde et à ses propres yeux.Ce qui peut en résulter, nul ne le peut dire.Le Bas-Empire romain, dans ses heures d’affolement, en était là.Il restait toutefois des tribunaux pour condamner les chrétiens.Cette situation fut aussi celle de la France ; il est vrai qu’alors elle sortait d’une mare de sang.De 1792 à la lin du Consulat, elle eut le temps connaître la justice républicaine ; le souvenir de l’iniquité vit encore.Sommes-nous prêts à recommencer ?Les détails sont conformes à l’ensemble.L«»s destitutions individuelles ont précédé la loi d’extinction totale.Parmi les révocables, tout ce qui rappelait le passé a disparu.Parmi les inamovibles, tous ceux qui ont l’imprudent courage de dire à la république son fait, sont déférés à la cour de cassation.Nous ne croyons pas manquer aux égards dus à cette juridiction souveraine en affirmant que ces exécutions l’aflaiblis-sent, et qu’elle est plus à plaindre que ceux qu’elle suspend.Le dernier magistrat condamné a été M.de Bressillac, juge à Toulouse ; il avait assisté à un banquet royaliste, et pendant que les hurlements républicains se faisaient entendre à la porte, il avait bu à la santé du roi.Qui donc aurait pensé que ce verre de champagne contenait une année de suspension ?Quelqu’un y gagnera-t-il en respect ?Je l’ignore, mais nous avons droit d’affirmer que la république veut se faire craindre.A Brignoles.un tribunal saisi de la réclamation des frères de l’6ooio ohw».tienne, expulsés d’un immeuble dont ils ont la possession juridique, est officiellement et par conclusions écrites menacé d’une accusation de forfaiture s’il ne s’arrête pas devant l’arrêté de conflit.Les conclusions sont, il est vrai, retirées.La menace est ajournée.Le pouvoir exécutif a reculé devant l’œuvre de son agent.Mais cet acte d’inqualifiable audace n’en a pas moins été commis, et il n’en fait pas moins juger le gouvernement sous lequel il a osé se produire.La république veut sc faire craindre.A Angers, un substitut parlant à des magistrats s’exprime, paraît-il, de façon à mécontenter la magistrature.Un journal conservateur rélôvc son discours en termes vifs ; il est traduit devant le tribunal.Le jugement admet en sa faveur des circonstances atténuantes : comment les motiver?Par le langage même du substitut qu’il a blâmé.Nous ne voyons pas trop comment il les aurait autrement motivées, à moins d’inventer des circonstances atténuantes imaginaires alors qu’il y en avait de très réelles.On fait aunuler les motifs de son jugement par la cour de cassation : si décidément un tribunal ne peut plus faire même l’allusion la plus discrète et la plus réservée aux erreurs du ministère public, on se demande dans quel embarras la magistrature assise peut se trouver en présence dos excentricités de la part d’un officier du parquet républicain.Il faut croire que si le tribunal de Brignolcs, par exemple, avait qualifié, en remettant la cause, les menaces de forfaiture que le procureur général lui adressait, les motifs de sa discussion eussent été aussi annulés par ordre d 11 ffniH’ûrjiomont .Maîu !•» USpnLIi.que veut se faire craindre.La Gazelle du Midi signale une agitation qui se préparerait pour la rentrée des Chambres, et indique les mesures de précaution qu’elle croit avoir été prises par le gouvernement.Plusieurs journaux reproduisent ce renseignement.Le ministère fait son choix parmi ces ]Ournaux-là, il laisse de côté les uns et.poursuit les autres.Waivers est de ceux-ci ; on le traduit en police correctionnelle pour avoir répété ce que publiait un autre journal, à savoir que le calme le plus parfait ne règne pas dans les esprits, et qu’en cas de troubles le gouvernement est prêt.Supposer qu’il u’était pas prêt eût été lui faire injure.Pour avoir affirmé, sur la loi d’une autre feuille, qu’il avait pris toutes ses mesures, X Univers a été condamné.Du jugement qui l’a frappé nous n’avons rien à dire ; mais nous avons droit de nous demander sous quelle autre constitution un journal eût été poursuivi pour avoir, sur la foi d’un autre, affirmé l’inquiétude de tout le monde, et pour avoir annoncé, à l’éloge du gouvernement, qu’il ne se laisserait pas surprendre ?La république veut se faire craindre.Toutefois, elle use de singuliers moyens.Les journaux conservateurs sont condamnés en vertu des lois de l’empire.Ces lois de presse, qui ont fait, pendant dix-huit ans, l’indignation des républicains, ce sont celles qu’ils appliquent avec le plus d’ar-Lv.*.oi-vj/Miv/Vhm i ïae armpr.Tnrffpps par l’esnpire, et qu’ils ont tant de fois retournées contre lui, ce sont celles dont, ils frappent leurs adversaires.Cet arsenal, auquel ils ont donné tous les noms qu’iiiventent la haine et la peur, ils s’en emparent, et s’y installant nous disent : L’empire avait du bon, qui nous a légué ces engins meurtriers.Nous les avons, pendant tout un règne, voués au mépris et à la réprobation publique ; niais nous allons vous en faire sentir les effets.Nous trouvons commode et plaisant de nous en servir.Voilà les principes que nous pratiquons, à la place de ceux que nous avons professés.Voilà la liberté que nous donnons, en échange de celle que nous avons promise.La République veut se faire craindre.Mais Voici qui tient du grotesque : MM.Ferry et Laferrière se fâchent parce que l’évêque de Grenoble ne les a pas prévenus que l’église de Notre-Dame de la Salette était érigée en basilique.En vain, pour les calmer, le prélat les assure que l’affaire a été traitée verbalement avec Rome, ils ne veulent rien entendre.Les dévots personnages ne peuvent lui pardonner de les avoir laissés ende-hors d’un acte religieux ; ils font, par leur conseil d’Etat, décider qu’il y a abus.Que veut dire cette susceptibilité qui va jusqu’à la dérision ?Que veut dire ce raffinement de sévérité ?Cela veut dire que la république ne perdra plus une seule occasion, quelque étonnante qu’elle soit, de sc faire craindre.M.Baudry-d’Asson a organisé le banquet de Chai ans.On y a bu aux héros de cette grande guerre que Napoléon 1er appelait une guerre de géants, à ces hommes qui osèrent .i i • .« i.i ; a.traditions de l’honneur et de la patrie à des brigands sacrilèges et auxassas- O O sins de la Convention.Tout s’est passé en famille, et quoique imposante que fût la foule remuée par cette manifestation généreuse, ni l’ordre n’a été troublé, ni le gouvernement que nous avons n’a été attaqué.M.Baudry-d’Asson est poursuivi comme fauteur de discordes civiles.Il est clair que l’imagination de nos hommes d’Etat a été troublée par des visions sinistres.Ils ont cru voir l’antique Vendée sortir du tombeau, et les grandes figures des Larocheja-quelein, des Charette et des Bon-1 champs venir leur demander compte du mépris de la religion, des insultes chaque jour prodiguées à ses minis- _ _ très, et de l’honneur de cette France! peur de la Commune et croit, en lui tribunal correctionnel de Lorient ?Et d’abord, admirez le parfait à propos des poursuites républicaines : on dirait que le ministère a eu besoin de trois mois pour se décider ; il y avait lieu de tâtonner, en effet.Il y a, dans cette façon de faire juger un procès politique, à propos d’un lait ancien et déjà oublié, un défaut de tact absolu, qui prouve que si ces gens-là sont opportunistes, ils manquent totalement d’opportunité.Mais ce reproche, qu’ils ne comprendront pas, est le moindre qu’on puisse leur adresser.Depuis un temps indéfini, sous tous les gouvernements, le ban- vopUf.^ A,n«oil0vn,if eu.Jamais il n avait eveille de susceptibilités ni rencontré de résistance.Le gouvernement est donc plus facile à effrayer que la dynastie de Juillet,"que la république de 1848 et que l’empire : il y a plus, il fait des progrès sur lui-même, et s’épouvante plus que ses prédécesseurs depuis le 4 septembre.Ce caractère anxieux dénote une grande faiblesse, et il n’est pas malaisé de découvrir le sentiment qui se cache sous cette humeur chatouilleuse.La République veut se faire craindre ; elle tient à faire peur parce qu’elle a peur.Elle a peur de la royauté et s’imagine, en étouffant la voix de ses représentants, même dans un banquet, écarter le péril qui la menace.Elle a dont ils étaient, pendant le règne de l’échafaud, les dépositaires et les ! vrais représentants.Rien ne rend * susceptible comme la peur, et nous 1 comprenons que le souvenir du passé ! les importune.De ce côté-là toutefois ils peuvent être tranquilles, le temps des guerres civiles est passé.Lorsque l’heure de la république aura sonné, elle ne sera pas broyée par une résistance locale, elle disparaîtra sons la ; pression d’un sentiment universel.I La poursuite de M.Baudry d’As-son a été signalée pas un incident particulier.Le très honorable préve-( nu allait comparaître devant le juge I d’instruction.Tout à coup un député de la droite demande à ce que les jetant en pâture une effigie monarchique, la réduire au silence.La tactique est éventée et le radicalisme lui-même a plus de perspicacité qu’il n’en taut pour démasquer ce calcul.L’autre jour, une feuille ultraradicale tenait au gouvernement, sous une forme que nous ne reproduirons pas, le langage que voici en substance.Vous traitez les prêtres comme , nous ferions nous-mêmes, c’est bien.Mais ce n’est là qu’un détail, et le peuple n’en est pas plus heureux.On dirait que vous lui jetez un os à ronger, et que vous trouvez commode, en maltraitant le clergé, de ne faire droit à aucune de nos réclamations.Cette monnaie anti-cléricale avec laquelle noursultes soient utuurnOes mnCs la) vous nous payez, c’est de la monuaio session.Dans toute autre circonstance u' munie, occupez- vuuo un peu il eût suffi qu’un député de la droite - -oins d'eux, un peu plus de nous.Il eût fait la proposition pour la faire écarter, il n’en est rien cette fois : de l’extrême gauche à l’extrême droite, un éclair de bon sens traverse l’Assemblée.Ce qu’elle éprouve de dégoût pour les uns, d’estime pour les autres, le chiffre du vote le dit assez.C’est à runanimité qu’elle ajourne les poursuites, repoussant en quelque sorte avec le pied la pitoyable persécution qu’il n’est pas en son pouvoir de supprimer tout à fait.Cet immense dédain écrase une fois de plus le ministère.M.lîaudry d’Asson n’était pas magistrat, mais il était maire.Sa cause est la même que celle des juges déférés à la cour de cassation pour s'être assis à des foyers oû on ne criait pas : Vive la république ! Cette leçon est spontanée, mais sévère.Les procès de tendance et les suspensions n’y gagnent rien, mais la République veut se faire craindre.Que dire de M.de Lambilly, président du banquet royaliste deSainte-Anne, le 20 septembre dernier, et traduit, avec M.de Gouvello, devant le est temps que ce jeu, dont nous ne sommes pas les dupes, finisse.Le raisonnement de cette feuille trouvera de l’écho chez tous ses complices.La guerre faite à la religion et à la magistrature ne procure à la vraie démagogie qu’une satisfaction dérisoire et négative.Quelque impie que l’on soit, on ne vit pas de blasphèmes ni de vengeance assouvie.Quand le gouvernement remplacera les juges par ses créatures, qu’en reviendra-t-il au prolétariat ?Rien.L’odeur même du festin nc^ parviendra pas jusqu’à lui.La République se trouve ainsi dans un étau.Elle est accusée par la Commune de Paris de ce qu'elle ne fait pas, et par tout ce qui porte un cœur chrétien de ce qu’elle fait.La situation est difficile, et nous comprenons que dans son embarras elle entreprenne, faute de mieux, de se faire craindre.(U Univers.) Feuilleton du COURTIER DU CANADA.20 Janvier 1880.—No.45 LES COUSINS DE NORMANDIE Deuxième Par lie.LE DRAME, —Qu’est-cc que c’est, dit-il d’nno voix forte en tournant vers Cains sa figure rouge de sang, n’as-tu pas compris, citoyen, qu’en restaurant l'Être suprême sur l’autel de la patrie, le vertueux Maximilien, mon ami et mon parrain, a mis la sensibilité et l’humanité i\ l’ordre du jour.Le supplice des Hébert et des Chaumcttc n’a donc pas été une leçon pour toi ?Caïus-Loy Fressure, étourdi par cette brusque entrée et par ces paroles impérieuses, resta un instant comme hébété.Ses compagnons reculèrent avec étonnement mélé d’effroi.—Qui es-tu et que veux-tu ?demanda Caïus qui essayait de reprendre son sang-froid.—Qui suis-je ?Tu le sais bien ; je suis envoyé par le Comité de Salut public, porteur d’ordre destinés à apprendre aux citoyens de ce district que les ultra-révolutionnaires sont devenus aussi suspects que les contre-révolutionnaires.Je suis envoyé pour te dire, à toi et à tes semblables, que la Convention a l’œil sur les ambitieux qui veulent faire de la République française l'horreur et le dégoût des nations.La Montagne a toujours proclamé que la justice et l’humanité sont les premières vertus d’un peuple républicain, et elle commence à voir que ce sont les frères Caïn qui secondent, par des intrigues à l’intérieur, les efforts des despotes coalisés à l’extérieur.Ces paroles répondaient aux craintes des plus farouches d’entre ^ les terroristes.Ils supposaient en effet à Robespierre, débarrassé de ses plus dangereux ennemis, le projet d’incliner à la clémence.L’inauguration de la fête de l’Être suprême leur paraissait être la première des mesures destinées à enrayer le char de la Terreur et à reconstituer une sorte do gouvernement.Les uns, les plus énergiques, comme Numa, et les plus brutalement cyniques, comme Brutus, cherchaient les moyens de lutter contre l’impulsion.Mais tandis que les couards, comme Trente-et-un-Mai, se désespéraient de voir détruire le refuge qu’ils avaient trouvé dans l’excès de la violence, les astucieux, comme Caius-Loy, ne demandaient qu’à constater l’exis- tance réelle de ce mouvement pour s’y jeter et en profiter.—J’ai toujours été l'admirateur du vertueux Maximilien, cet homme éminemment sensible et bienfaisant, répondit Caïus-Loy Fressure ; la Convention n’a jamais eu de plus ferme adhérent que moi, et si tu peux me donner la preuve de ta mission, citoyen, je suis prêt à t’aider de toutes mes forces.—Les preuves, je te les ai montrées ce matin.Tu as paru les trouver douteuses.Je les ai rendues convaincantes à quelques aristocrates, et voici comment ils m’en ont remercié, continua An thyme en montrant son front sanglant.Mais on parlera dans ce district de l'allaire ! on s’entretiendra longtemps de Saiiit-Nicolas-Chanlre-, rie ; des têtes que le glaive de la loi fera tomber, pour enseigner à tous oc ! que c’est qu’un porteur d’ordres du I Comité de Salut public.Les gardes du corps de Caïus s’enfoncèrent humblement dans l’ombre.Loy regarda minutieusement le passeport que lui avait remis Anthyme.1 Celui-ci, les bras croisés,dans une pose hautaine, tenait son œil noir fixé sur le petit jacobin.—Je doutais, c’est vrai ; mais tout est bien en ordre ; c’est bien le cachet, la formule, les signatures surtout.I Commande, on t’obéira, et j’espère que tu certifieras à qui de droit l’obéissance civique de Caïus-Loy Fressure.—Qui que vous soyez, si les crimes que vous avez commis ne proviennent que de l’imprudence, dit alors magistralement Anthyme en se tournant vers les captifs, la République, dans sa bienfaisance, consent à vous pardonner.Vous allez être libres et vous répandrez dans ce district les louanges de l’incorruptible Maximilien.Portant dans vos mains purifiées par le repentir, les rameaux bénis de l’arbre de la liberté, vous vous en irez parmi les vôtres chantant la mansuétude républicaine.Un des comgagnons de Caïus porta la main à ses yeux humides, et le jeune matelot que la curiosité avait amené jusqu’à la porte, poussa un soupir d’attendrissement.—La patrie a pitié des enfants et des vieillards.Toi, jeune fille, as-tu conspiré contre l’indivisibilité de la République.—Non, répondit Noëlle, bien sûr que non, je ne sais point.—Qu’on lui coupe ses liens., Toi, vieille femme as-tu jamais pactisé avec les factions, avec le negociantis-me qui est la plaie de ce pays, au dire du citoyen Julien fils, que tu as connu sans doute, citoyen Caïus ?Non.Qu’on la délivre.—Et toi, vieillard, reprit Anthyme après un moment de distraction causé par un bruit sourd qu’on entendait à quelque distance, tu es quelqu’un de ces marchands vagabonds qui étaient avant la république l’objet du mépris de tous.La Déclaration des Droits de l’homme t’a rendu l’égal des potentats.Qu’on le délie, ci qu'il apprenne à apprécier son bonheur.—Citoyen porteur, dit Caïus en intervenant, je crois que celui-là n’est point ce qu’il paraît.Interroge-le.couteau veuille bien couper un morceau de ficelle qui.—Qu’on le délivre de ses liens, mais qu'on le garde à vue.Quant aux autres, je crois que nous pouvons leur donner la liberté.Qu’en penses-tu sage Cams ?dit Anthyme en clignant —Me prends* tu pour un muscadin ! de l’œil, stupide, répliqua Anthyme, tout en j —Ah ! c’est lui, qu’on saute dessus ! écoutant le bruit qui devenait de plus j Je le reconnais à sa voix, s'écria Bru-cn plus distinct et qui semblait être tus en bondissant dans la chambre, et celui d’une troupe lancée au galop en saisissant Anthyme, qui était resté ou serais-tu toi-même un patriote sans : impassible et souriait dédaigneuse-intelligence ?Ne devines-tu pas, con-1 ment en faisant des signes d’intelli-tinua-t-il à voix basse, qu’il faut faire 1 gence à Caïus.échouer les plans ambitieux du ci-1 —Sabre en main, camarades, dit toyen Agent national, et que je suis ce dernier à ses partisants.envoyé pour cela ?—Que personnelle bouge, s'écria Cams cligna son petit œil riant, : Numa de sa voix froide, en entrant ferma entièrement l’œil louche et dit, ! suivi de cinq ou six personnages.Te- en se tournant vers ses séides —Vive le citoyen porteur.C’est un grand citoyen et.—Silence ! Délivrez cette autre vieille femme.Le bruit s’approchait grondant comme le tonnerre.Étaient-ce des amis ou des ennemis ?—Et toi, jeune homme, n’as-tu pas honte d’être là, couché comme un esclave paresseux, quand la patrie ap- nez solidement ce gaillard-la, que Brutus accuse, et toi, Caïus, la paix.—Nous allons voir, murmura celui-ci en tirant ses pistolets de sa poche.XIY LA CAPTURE DU MAITRE Anthyme était tenu par trois paysans robuste, Brutus le lâcha Mme d’En-neval, sur un mot que lui avait dit son fils, la mère Le Mâle et Noëlle pelle tous ses enfants à la frontière, avaient gagné la porte et étaient par —Ah ! je suis prêt à y courir, s’écria 1 venu “ “ Louis d’Ënneval, et avec une aglité dont tu ne saurais te faire une idée.Oui, tu as raison, ma place n’est pas ici.J’y suie très-mal ; et pour peu quo cet aimable sans-culotte qui porte un v enues à s’esquiver en profitant du trouble causé par l’arrivée de la troupe.(A suivre.) rOUBBiER CANADA *’*.V- J qilKIIEC.20 J ?mr H Jfi - n» IF.H l^Srt ,\OS Al'FAIItEn tl lI.Mf'IIMI-l'f» Nous commençons aujourd'hui la publication du rapport annuel du trésorier de la corporation de la cite de Québec.Ce rapport contient des détails intéressants, et des suggestions qui, mises en application, j oui ront aider l’administration de nos affaires municipales.Nous félicitons M.le trésorier du soin qu'il a apporte dans ce document important.11 a été très-heureux dans plusieurs sugges- lions qu'il a faites.Nous ajouterons à ce rapport,apres sa publication, quelques commentaires.Voici ce rapport : I) ‘jiflrtoniont 'in I ivsori' r u &i)om;ininn.Québec, 22 janvier 1880.Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur «le nommer l’Ilonorable Alexandre Chauveau, juge des sessions de la paix «le Québec, à la charge de commissaire per dedimus potcslatcm.Bureau ni Secrétaire.Québec, 22 janvier 1880.li a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur en Conseil de nommer MM.1.B.Rolland, C.A.Dansereau, Napoléon Bou cassa, Adolphe Lévùque.Guillaume Boivin.Thomas White, A.A.Stevenson.Henrv Bulmer.Andrew Bovd, Sam.IS.Dawson, Michael Joseph Francis Quinn, tous de la cité de Montréal, l'abbé Octave Audet, de Bergerville, James Carrell, do Québec, L J.Boivin, de Saint-Romuald, L.W.Carrier, de Lévis, Thomas Miietle, de 'Trois Rivières, et Alexander, G.Lomas, de Sherbrooke, membres du conseil des arts et manufactures, et de révoquer l'ancienne commission.Bureau dij Secrétaire.Québec, 22 janvier 1880.11 a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur en Conseil d’associer à la commission de la paix les Messieurs dont les noms suivent, savoir : Pour le district d’Arthabaska.—MM.Henry Carteret Benjamin Bergeron, de Saint-Valero de Bulstrode, comté d’Ar-thabaska, Paul Valois et Léopold Poirier, de Saint-Cvrille deWcndover, comté de I )riimmond.Pour le district de Gaspé—Lawrence Rooney.James Walsh, junior, et 'Thomas Kennedy, jr., de Douglastown.Pour le district de Terrebonne.—MM.G.D.Gernon et Jean B.Waddel, de la paroisse de Saint-Benoit,comté des Deux-Montagnes.Arsène La brosse dit Raymond, Sévère Joannetle et Nicolas Faubert, de la paroisseidc l’Annonciation.Il a aussi plu à Son Honneur le Lieutenant Gouverneur en Conseil de nommer M.Joseph Sou lard, do la cité de Québec, huissier-audiencier des cours à Québec, en remplacement de M.J.B.Bureau, décédé.rureau du secrétaire.Québec, 22 janvier 1880.Il a plu à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur de nommer les Messieurs dont les noms suivent, syndics des chemins à barrière de la rive nord de Québec, savoir ; MM.Pierre DeBlois, de Buauport, Charles R heaume, do Château Richer ; Barnabe Parent, de Charlcsbourg ; James Bowen, de Saint-Félix du Cap Rouge ; et 'Théophile Bureau, de l’Ange-Gardien.il a aussi plu à Son Honneur de nommer les Messieurs suivants syndics des chemins à barrière de la rive sud de Québec, savoir : MM.George Couture, de Lévis ; , Claude Lemieux, de Saint-David de l'Aube Rivièiv ; Pierre Lagnoux, do Saint Romuald d’Ftcheinin ; Charles Areadius Collet, de Saint-Henri ; Isidore Bégin, «h* Bienville ; A.A.Marsan, de Lau/.nn ; Hubert Guay, de Saint-Joseph.Bureau nu Secrétaire.Québec, 22 janvier 1880.Il a plu à Son Honneur le Lieute- nant-Gouverneur d-* nommer François-Xavier Clément, écuyer, du township, de Civile, comté d’Ottawa, juge de paix, dans le district d'Ottawa.Bureau du Secrétaire Québec, 22 janvier a plu à ! gOll R la p riser le travail, c’est donc favoriser le consommateur, et il n’y a pas de meilleur consommateur que celui qui trouve une juste et large rémunération de sa peine.Quoi qu’il en soit, les utopistes de l’économie politique et de la politique ont eu beau jeu depuis nombre /l'nfi nrmr fWliRSOr los illéOH.llOll- d’iinnées pour fausser les idées, non seulement en France, mais en Europe, et nous ne faisons aucune difficulté pour reconnaître que jusqu’ici l’école dite de Manchester, école anglaise qui a des agents partout, tenait le haut du 1830.J pays.Cette école a dit à tous les Il sl pb, à Son lionne,, rie lieutenant.1*7* Consommez cn- ko>, verlienr d'adjoindre François El/.éar voyez en Angleterre vos matières Rov éciivtt, M.D., à la commission «le premieres ; 1 Angleterre se chargera la nnix dans le district de Québec.j de transformer ces matières en objets de consommation ; elle s’enrichira par le travail ; elle sera le grand ate-r.clio* d’Ottawa | ]jor de l’univers ; sa marine ira cher.cher le coton, les minerais, les laines, Les rumeurs concernant le tutur ej.rapportera le tout sous forme lieutenant-gouverneur d’Ontario sont tl-objets manufacturés, sans fondement.L’on a de bonnes En I860, les conseillers de l’Empire raisons de croire que le gou\ ornement sc lajsst\rent les premiers séduire par n’a pas encore pris cette matieie on jcs diplomates et les économistes de considération.i \a Grande-Bretagne.On contracta ., , avec l’Angleterre un traité de com- Le secrétaire du gouverneur-gene- merce ; on en lit d’autres avec les ral.ii dnnn«^ instruction a la coin pli divorsos puissances do l’Europe qui gme de télégraphe de la puissance 1 elle8.mômAe8 «’engagèrent dans les filets des manufacturiers de Manchester.Tout était pour le mieux dans ses.Quel progrès les horticulteurs ont lunx-La magnifique montre d’or ru r n nilR i Au com- ,ll3e au bénéfice de la chapelle de N.-I).,ie fait depuiscinquante ans.Aucorn_ Lour(1 iSt.Sauveui.8‘,,, ,iréc jeudi â moncement do ce siocle, les fleurs ^ hrg du matin, â la salle municipale.étaient si rares, quon était ouiiej^ Ceux qui 0nL deS listeS sont priés dotes d’y suppléer dans les soirees par le remettre à qui de droit avant mercredi corail, les perles, les diamants, ou par sojr# les fleurs artificielles, grossières imi obsèques.—Les funérailles do M.Jules tâtions de la nature ; une fleur île ca- paucjiei.on[ (>n ]iCu samedi, au milieu mélia se payait alors quarante ou Lj'un concours considérable de parents cinquante francs.Maintenant,il n’y a et d’amis.Après le service célébré à la pas, chez les Aoristes, de différence basilique, les restes mortels du défunt entre le mois de décembre et le mois ont été inhumés au cimetière Belmont, de mai : Violettes, lilas, roses, œillets On remarquait dans le cortège funèbre naissent en masse, alors môme que id ' honorable M.Chapleau.froid durcit la terre et que la neige tombe à gros flocons.* (B.-R.) Dernière* Dépêche* iple FONDS DE SECOURS IRLANDAIS.—Son Ellli-ncncc le cardinal McClosky, archevêque de New-York, a adressé une circulaire à tous les curés do son archidiosèse, les priant de faire un collecte générale le premier dimanche de février, pour venir au secours de l’Irlande.PARNELL A MONTRÉAL.— LOS Sociétés irlandaises de cette ville font de grands de construire une ligne de téléphone entre lîideau Hall et le bureau du secrétaire dans l’édifice ouest.La commission de l’économie interne de la Chambre des Communes se réunira dans quelques jours.Aucun employé sessionnel n’a encore été nom me l.a protection et le librc*6clinngc le meilleur dos mondes possible, au point de vue anglais.Nos redoutables voisins augmentèrent dans des proportions formidables leurs moyens de production industrielle ; leur marine prit des développements insensés.Ce fut pour nos voisins d'outre-Manche la résurrection de l’âge d’or.Pour ne citer que quelques chiffres, nous dirons qu’en 1800 l’Angleterre L’extrait suivant que nous faisons I qui n’avait que 20,000,000 de broches d’un article de Y Association calho/iAà filer le coton, en a aujourd’hui i/n c—“Revue des questions socia- 42,000,000, c’est-à-dire près des deux les et ouvrières,’’—sera sans doute tiers des broches du monde entier, parcouru avec intérêt par nos lec* Quant à la marine britannique, elle teurs.y .figurait dans le mouvement des ports Le travail, la prospérité iu coin- anglais en 1SGT pour 19,942,872 ton-merce, de l’industrie et de .’agricul- neaux, sur un total de 28,189,020 ton-ture ne sont pas une question qui in- neaux ; sa part a été en 1870 de 28,-téresse seulement la richesse d’une na- 873,724 tonneaux, sur un total de tion.C’est au premier chef aussi ! 42,537,384 tonneaux.La part des une question sociale, dont ne sau- pavillons étrangers, qui était de 8,246,• raient se désintéresser, sous prétexte 157 tonneaux en 1SG7, ne s’est accrue de rester en dehors des luttes d’école que de 5,000,000 de tonneaux ; mais et des compétitions d’intérêts privés celle de l’Angleterre a augmenté de et purement matériels, une Œuvre et 10,000,000 de tonneaux.Dans ces une Revue comme les nôtres.A coté conditions, il est commode de convier de la richesse publique et du bien- ses rivaux à faire de la libre concur-être individuel, il y a aussi la quos- ronce, tion autrement grave de l’existence de Malheureusement pour F Angle-millions d’individus qui ressentent terre, toutes les nations n’ont pas été directement le contre-coup de l’acti- aussi dociles que la France, et peu à vite ou de la cessation du travail, de peu on a reconnu à l’étranger qu’au la prospérité ou des souffrances de lieu de donner du travail aux ou toutes les industries.i vriers de la grande-Bretagne, il serait Envisagées à PO point de vue.les infiniment i/n'lV.-blv, de développer ciiaco economiques revotent un carac- sa propre production.C'est la grande tère éminemment social et, ajoutons- république des Etats-Unis qui a don- le, éminemment chrétien et national, né le signal de la réaction contre les que notre amour de la patrie et notre produits manufacturés de l’Angletcr- dévouement aux classes ouvrières re.La guerre de sécession entreprise nous font un devoir de proclamer et sous le prétexte de l’abolition de l’cs- d’étudier.L’intensité de la crise ac- clavage, avait réellement pour but tuclle est telle que nous ne saurions d’amener les Etats du Sud, qui tarder plus longtemps à entrer dans étaient libre-échangistes parce qu’ils le débat de cette grande cause.Nous envoyaient leurs matières premières le ferons avec une grande modération, en Angleterre, à accepter le régime sans parti pris, sans formules doctrinaires, ne nous appuyant que sur des faits et sur des chiffres.Le plus sûr moyen de remplir impartialement cette tâche est démettre nos lecteurs au courant des incidents de la campagne ardente qui se poursuit depuis déjà bien longtemps, entre les protectionnistes et les libre-échangistes, campagne qui a pris, depuis trois ans, les proportions d’une lutte véritablement homérique.De part et d’autre, on déploie la plus grande activité, et nous qui nous préoccupons à si juste titre des intérêts de la classe ouvrière, nous qui savons que le travail est l’un des plus précieux éléments de moralisation, nous ne devons pas rester indifférents â la polémique qui s’est engagée non-seulement dans la presse, mais dans les réunions publiques, dans les commissions parlementaires et à la tribune des Chambres.Jusqu’ici, la propagande libre-échangiste avait été beaucoup plus active que celle des défenseurs du travail national.Certes les protectionnistes ont eu constamment de grands orateurs qui ont porté bien haut le drapeau du travail français, et il y a vingt ans que M.Pouyer-Quartier, par exemple, expose son programme, le défend à tout instant et jette le désarroi dans le camp de ses adversaires.Mais il a eu contre lui, pendant l’Empire, les orateurs officiels, et encore aujourd’hui la plupart des ministres le combattent ouvertement.Toute l’école cosmopolite (les économistes est inféodée au libre-échange.Le mot (le liberté accolé â celui (les échanges séduit les esprits superficiels.Qui plus est, on est parvenu â Londres.— Des correspondants de Paris et de Vienne disent que l’augmentation projetée îles cadres de I’m-.ôparalifg p0lM.faire> ,c mois pr0cil!lin mee allemande a attire buiuco f a l’apôtre de la cause irlandaise, une l’attention de ces capitales.grande réception.Un correspondant de lierlin.dit qttawa.—Notre confrère du Canada que 1 augmentationn est pa .nous donne une longue description de apprehension dans les cercles poli^i-1basilique d’Ottawa ; ques, financiers et libéraux, à cause “ Les travaux d'embellissement delà de la taxe extra qu’elle va nécessiter, basilique ont été commencés au mois de , juin 1878.Dans ce laps de temps, les DEACONS FIELD ET L IRLANDE.1 * * .Lord Beaconsfield ne souffre que d’une légère attaque de bronchite, qui ne peut avoir aucune conséquence grave.Il est â organiser ses forces parlementaires, pour rencontrer l’attaque anticipée de la phalange irlandaise, qui fera probablement une opposition solide au gouvernement.Le duc etjla duchesse de Connaught visiteront l’Irlande dans une quinzaine de jours.LES INONDÉS DE MURCIE Madrid.—L’on prend encore des mesures vigoureuses pour venir au secours (les victimes des inondations dans la province do Murcie et les autres provinces.Une fête splendide, accompagnée du combat de taureaux toujours â l’ordre du jour, aura lieu le 30 du courant ; eîle se terminera le soir par un grand concert et un grand bal.protectionniste.Après la défaite des Sudistes, ce régime a été poussé jusqu’à la prohibition ; c'est avec leurs douanes que les Etats-Unis ont amorti leur dette, et c’est à l’abri du régime protecteur qu’ils ont développé leur industrie.Aujourd’hui les exportations des Etats-Unis dépassent de plus d’un milliard et demi les importations (le l’étranger, et l’industrie américaine est devenue un danger pour les libre-échangistes de Manchester.Les Américains envoient leurs produits jusqu’à Liverpool ; leur métallurgie, leur fabrication (le machines, leur horlogerie, leurs industries textiles ont pris des développements incroyables à l’abri de la protection.Dans quelques années, les Américains disputeront victorieusement à l’Angleterre tous les marchés qui restent encore ouverts à cette puissance.Pendant que cette révolution s’accomplissait aux Etats-Unis, les diverses nations du continent qui nous avaient suivis dans la voie du libre échange, après 1800, se ravisaient, dénonçaient leurs traités de commerce, relevaient leurs droits (le douane, et revenaient au système protectionniste parce que leurs hommes d’Etat avaient su comprendre que l’Angleterre, privée de scs débouchés par la concurrence américaine, chercherait à écouler ses produits à tout prix et provoquerait ainsi la crise sans précédent que nous traversons et qui devient tous les jours plus intense.Sur le goftt, «les lleurw NOUVELLES société casault.— Domain soir à8 hrs.au pensionnat de l'Université Laval, aura lien une réunion des membres de cette société pour discuter une question importante soulevée à la dernière séance.MM.les externes sont spécialement convoqués.Par ordre, J.G.LeBoutillier.Secrétaire S.C.a la salle Victoria.—Ce soir, à la Salle Victoria, se terminera havar a«i Patronage.On donnera des repas jusqu’à 11 tirs.P.M.un vendra aussi à l’enchère un certain nombre d'effets de lingerie et autres au profit du bazar.Ceux qui veulent acheter à bon marché tout en faisant un acte de charité sont invités à s'y rendre en foule.société saint-jeanTUPTisTE.—Le comité chargé d’organiser la convention-canadienne-francaise à Québec, en juin 1880, doit se réunir, ce soir lundi, à 74 h.P.M., précises, à PHôtcl-de-Villo.~ Tous les membres de ce comité sont respectueusement priés de s’y rendre, sans autre avis.Par ordre, Alpii.Pouliot, Secrétaire.LE VOL DANS LÉGLISE ST.-ROCfl.—NOUS avons déjà rapporté qn’un casque en fourrures avait été volé dans l’église St.Roch, au commencement de janvier, puis retrouvé par M.le detective Dolisle.On I ans de pénitencier.Avec ce casque était une paire de gants de kid bordés en castor qui avait également disparu et «pie M.Delisle a été assez heureux de retrouver hier soir, dans les mains d’un individu qu’il surveillait depuis quelque temps.L’individu se rendait chez sa belle, paré du bien d’autrui, quand il a été arrêté.Ce vol était des plus compliqués et il a fallu a M.le detective Delislc'déplover beaucoup d’habileté pour mettre la main sur le voleur et les objets volés.Le prisonnier comparaîtra demain devant la cour.retrouvé.— Notre habile detective Beaulieu a réussi à retrouver la montre que Sir.Gb.s.Tupper avait perdue aux 1 rois-R mures.LE NOUVEAU CABLE FRANÇAIS —Le 11011- veau câble transatlantique de la Compagnie française du télégraphe, dont le siège est à Paris et à New-York, a été ouvert vendredi au service des dépêches qui ont été transmises avec une rapidité merveilleuse.exportation.—-Prescott, 23.—M.T.P.Wiser, M.P., a vendu aujourd’hui mille 3n sait aussi que le coupable, nommé Evariste Gobeil, a été condamné â trois tètes de bétail à MM.Elliott,de Kingston, et Morgan d’Oshawa ; le tout sera expédié le plus tôt possible en Europe.COUR DE POLICE, SAMEDI.— Thomas Cairns Price comparait de nouveau et est finalement condamné â subir son procès au prochain terme de la cour du banc de la reine, pour bigamie.fièvres typhoïdes.—-On signale plusieurs cas de fièvres typhoïdes à Sainte- voûtes, les galeries, les peintures, murailles, les autels latéraux, les vitraux points ont été complétés, de sorte que dans un an et demi, elle a été pre-que renouvelée ; c’est maintenant une des plus belles églises du Canada.Le Souverain Pontife vient de l'élever au rang «le basilique mineure avec tous les titres, privilèges et honneurs des plus insignes églises de Rome.La basilique d’Ottawa Jest gothique, style du 17e siècle.L’aspect général intérieur de l’église présente un beau coup d’œil.Bien que les dimensions de l’église ne soient pis celles des grandes cathédrales, les proportions sont tellement bien observées qu’elle a un cachet de grandeur et de beauté que Ton trouve rarement en Canada.La grande nef est très belle.Ce qui en fait le mérite principal c'est qu’elle est couronnée d’un étage attique d’où vingt-ci m] fenêtres font rayonner dans tout le vaisseau la lumière avec abondance.Bien que tous les châssis soient garnis de vitraux peints, il y règne une lumière douce qui ajoute aux proportions de l’édifice.Les vingt-quatre faisceaux de colonnes qui soutiennent la grande voûte sont en imitation de marbre antique, surmontés dechapitaux en fonte dorée ; la base est en imitation de granit d’Ecosse.A la hauteur des arceaux des nouvelles galeries, règne une suite de chapiteaux qui forment un syinbolisne, l’un la Foi.l’Espérance et la Charité, l’autre la Religion, le Sacerdoce, la Nationalité ; d’autres, ornés de plantes primitives, symbolisent les vertus cordiales, etc., etc.Cette série de chapiteaux supporte le front de la galerie qui est d’une grande richesse.Le plafond des galeries est VOUté Pt.fin'1 «moIio boincric convie la muraille sur toute sa hauteur dans cette partie de l’édifice.Bien qu’une galerie dépare toujours une église, on peut dire cependant que celle de la basilique d’Ottawa a été construite avec tant d’art, qu’elle est, par son élégance, un bel ornement pour l’église.—On nous écrit de Salmon Falls, N.IL : Les gages sont peu élevés, les filatures regorgent de monde, et les émigrés canadiens continuent toujours d’arriver, contribuant â augmenter parmi la classe ouviière la gêne, qui est pourtant déjà assez grande.Manitoba.—11 y a eu le jour des Rois au matin, dans la chapelle du collège de St.-Boniface, une ordination à laquelle M.Doucet a reçu Tordre sacré de la prêtrise, M.Réné celui du sons-diaconat et M.Brouillard les ordres moindres.— Il v a eu une grande fête dimanche dernier à l’église Ste Marie de Winnipeg : Mgr.l'Archevêque y a conféré Tordre sacré de la prêtrise au R.L\ 'T.loyer», membre de la congrégation des RR.DR.Oblats.embarras.— Il paraîtrait que la société des arrimeurs de Pensacola [Floride], a décidé de ne point fournir d’ouvriers, pour charger les vaisseaux appartenant à des négociants de Québec.Cette décision a été cause qu’un certain nombre de navires restent en charge depuis quelques jours et ne pourront partir.Il y a en ce moment 175 navires dans la baie.C’est la Hotte la plus nombreuse qui ait été vue à Pensacola depuis trois ans.— LE VIN DE QUININE DE CAMPBELL CS recommandé par les médecins qui ont remarqué ses bons effets dans les symptômes d'affection libieuse (mclanc/iohj) Il fait disparaître tous les désordres eau-s«»s par l impuissance des organes digestifs, soulage les maux d’estomac les plus obstinés et bâte la convalescence en ramenant rapidement les forces perdues.Comme stimulant énergique c’est un tonique supérieur à tous autres.Demande/* et assurez-vous de vous procurer b* vin de Quinimvdc Campbell, le premier et le seul efficace de tous les vins de Quinine.En vente par Cingras & Langlois, Epiciers, Québec, et par tous les pharmaciens et les marchands en général.L’amour (les Hours est l’indice d’une haute intelligence, des instincts ^ généreux, d’un grand cœur accessible nous diviser, nous autre Français, en à toutes les passions nobles, deux catégories, les producteurs et J » Défiez-vous, a dit un Sage, de qui- les consommateurs, et à opposer des conque n’aime ni la musique, ni les ! Cunégonde.On attribue l’apparition de intérêts qui sont absolument solidai-1 fleurs.C’est qu’en effet les fleurs sont i terrible maladie à l’état défectueux res.Si nous étions une nation de la musique des yeux, et quo l’har-| rentiers, si l’immense majorité des monie est là dans les formes, los cou' citoyens ne vivaient pas de leur tra- leurs et les parfums, comme elle est vail, nous comprendrions cette clos- dans la combinaison des sons, sification.Mais nous sommes tous, Selon l’expression d’un homme des canaux d égoûts.—\N.-)Iondc.\ LES EXPORTATIONS DK MONTRÉAL.— Pendant le mois de décembre 1879, il s’est exporté de cotte ville pour $769,477 de produits, contre $538,547 en décembre 1878.Du montant total, 8436,446 pro viennent de produits du Canada, tandis IA‘H Iioiih lléldN l u hôte rempli de confort pour les voyageurs est de la plus grande impor lance pour les personnes qui oui à voyager dans los alentours do leur pays, par affaire ou pour s’amuser.u Savoir où aller ” voilà coque tout homme a besoin do connaître quand il laisse sa maison.Le Grand Union Hotel, en face du Grand Central Dépôt, dans la cité de New-York, est un lieu do retrait très populaire, parce que le service y est cm pressée atisfaisant.Les prix sont rai j ou presque tous, condamnés à gagner compétent en cette matière, il n’y a notre pain à la sueur de notre front, plus à présent d’hiver pour les fleurs ; n*»,,.m x • i ; i ‘ rr~ *7.— ¦* • - - * u que dans !c mois de décembi^o précèdent sonnablcs et le ménage est au complet: rigou-|les produits du Canada eipûrtés n’avaient essayez le.Los ramilles peuvent sôjour-'bonr- f0,irni 'I"e •2I6»3^0.nur avec plus de confort et moins d’ar- et ce pain que nous consommons, leur prix, môme dans la saison nous le demandons au travail.Favo- reuse,est à la portée de toutes les gent au Grand .Union Hotel que dans tout autre hotel de premiere classe de la ville.Ayez soin de vous assurer que les mots Grand Union Hotel se trouvent sur l'enseigne où vous entrez.liti Panacée «lamenti«|ne «le llrown Est la destructive des maladies la plus eH’ective dans le monde.Elle ravivera le plus sûrement le sang, qu’elle soit appliquée d’une manière interne ou externe, et parla apaisera la douleur d’une manière plus certaine que tout autre calmant, que celte douleur soit chronique ou aigue.'La force de ce remède est garantie double de celle de toute autre préparation semblable.La Panacée guérit les douleursdu côté, du dos ou des intestins, les maux de gorge, le Rhumatisme le mal de Dents, et TOUTES LES DOULEUIIS.C’EST LE GH AND CALMANT DE LA DOUI.EUIl.ct La PANACÉE DOMESTIQUE de nnowN ” devrait se trouver dans toutes les familles.Une cuillerée de la Panacée dans un verre d’eau chaude (sucré si on le préfère), prise au moment de se coucher, fera disparaître le rhume.'25 cts la bouteille.HférCM ! MèreH ! ! IfléreH ! ! ! Etes-vous troublées la nuit et inter rompues dans voire sommeil par un enfant malade, soutirant et criant du mal torturant que cause le percement des dents ?S’il en est ainsi, procurez vous de suite une bouteille du sirop calmant de Madame Winslow.Il soulagera immédiatement le pauvre petit soutirant retenez bien ceci : il n’y a aucune supercherie â ce sujet.Il n’existe pas une mère sur la terre qui, s’étant servie de ce sirop, ne soit pas prête à dire qu’il règle les intestins, donne du repos à la mère et du soulagement et de la santé à l’enfant—il agit comme un charme.On peut s’en servir sans danger dans tous les cas, et il est fort agréable au goût ; cette prescription provient de Pune des plus anciennes et des meilleures femmes médecins et garde-malades des Etats-Unis.Les directions complètes pour s’en servir accompagnent chaque bouteille.Ce sirop 11’est pas efficace si le fac-similc de Curtis & Perkins ne sn trouve pas sur l’enveloppe extérieure.En vente par tous les marchands de remèdes, 25 cts la bouteille.Déliez-vous des imitations.llicn «Ich maladie» Qui,surtout chez les enfants, sont attribuées à d’autres causes, sont occasionnées par les vers.Le Confit au Verfimuge de 13rown, ou les Pastilles pour les vers, tout en étant d’une grande efficacité pour les vers, ne peuvent altérer la constitution de lVnfant le plus délicat.Cette combinaison inestimable a été employée avec le plus grand succès par les médecins ct reconnue comme absolument sûre pour la destruction des vers, qui font tant de ravage chez les enfants.N ingt-rimj cents la boite.Québec.2-'i janvier 1880.—1 an.945.Annonces Nouvelles.Dan* la Cour Supérieure.—J.B.H Djfresm*, A 1 ouer.— Louis Lessard.A vendre.—Louis Lessard.Institut Canadien de Québec.—Alph l’outiot.Louis Gcnesi, artiste, peintre-décorateur.Au P011 Marché.—N.Carneau.P0111* h-h Petes ! 1 Coin des Kues St.-Jean et Collins, HAUTE-VILLE, Les effets suivants, qui sont très couve nablcs pour des CADEAUX DE NOEL ET DU JOUR DE L’AN, sont de première qualité ; et la liste des prix vous convaincra de leur bon marché extraor d inaire.7c et j-lus Sc “ “ 5c “ o • • JC “ “ 35c “ 44 50c •* " 25c “ “ 10c “ 44 40c “ “ INDIENNES do toutes sortes.ETOFFES A HOUES.It /A (El S.»•••••••••• A /.AltES.CHALES EN LAINE.COLS et MANCHETTES brodés.“ 14 unis.G H A ! 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An-ci e n n e- Lorctte jusqu’aux Trois-Rivières, et Bertbier par le chemin Je Fer du Nord tous les jours.Rive Nord,iKstJ.par terre, Beaupori jusqu’à la Malbaie, et les comtes de Charlevoix, Chicoutimi et Saguenay .9.30 .Ile d'Orléans, les lundis mercre iis et vendredis.10 30 Bourg Louis, Saint- Ravmond, Pont-Rouge, ^ tous les jours à.1*30 Sainte-Catherine, les mardis.jeudis et samedis.Yalcartier et Stoneham, mercrcilis et samedis.Laval et Lac Beauport, les mercnulis et samedis.Charlesbourg, Lorette, Saint-Ambroise, tous les jours.S no 2.30 10 00 10.00 10.00 •••••• 1.30 2.00 2.UÜ 2.00 8.00 6.00 6.C0 6.00 .Boston et Ncxv-Vork.**tc., taus les jours «••••• •••••••• ••••« INDES OCCIDENTALES.Lettres, etc., payées «l’avance, voie «le Nexv-YorK, sont expédiées tous les jours à Now-York, d’où les malles sont exj>édiées.Pour la Havane et les Indes Occidentales, voie de la Havane à New- York, tous les jours.d’où les malles sont ex j Y: «liées eba«pie jeudi.Pour Saint-Thomas, les 1 iules Occidentales, jusqu’à New-York .d’où les malles sont expé«liées le 23 «le chaque mois.GRANDE BRETAGNE.Par ia voie canadienne chaque jeiuli U-*).Par les vapeurs «le la ligne Clinard, voie «le New-York, les lundis.6 90 Chemin de Fer INTERCOLONIAL.Arninsfeinenls d'Hivfr IS7î)-S0 LK et après MRnCREDI.17 NOVEMBHE et jusqu’à nouvel avis l«»s Trains de c*» elu-min partiront de la Station «le la l'oint" Levis et y arriveront coin rue suit.Départ.Temps nu en km in Temps »k DK FER Expresse pour Halifax et St.Jean.8.‘5 A.M.Train accommodation et Malle.9.15 A.M.Train «le fret.7.30 P.M.Queoec.8.00 A.M.9.00 A.M.7.15 P.M.7.00 P.M.3.45 P.M.4.37 A.M.ARRIVEE.Expresse «le Halifax et «le St.Jean .7.î 5 P.M.Train accommodation et Malle.4.00 I».M.Train de Fret.4.52 A.M.Les trains allant à Halifax et St.Jean, resteront à Moncton tous les DIMANCHES, tan«lis «pie ceux venant de Halifax et St.Jean resteront à Cnmpbellton.Le char Pulman laissant la Pointe Lévis les MARDIS, JEUDIS et SAMEDIS, voyage jusqu’à Halifax ; celui qui part les LUNDIS, MERCREDIS VENDREDIS va jusqu’à St.Jean.Les trains voyagent sur 1«; temps «lu chemin «le fer Intercolonial qui est 15 minutes plus prompt «tue le temps «le Québec.D.PUTT ING ER, Surintemiant en chef.Bureau «lu chemin «le fer.Moncton, 14 novembre 1S79.Québec, 14 novembre 1879 833 P OILES, (de toutes les variétés.) ^ J OTONS, (de toutes les variétés.) (J OU VERTU R ES DE LAINE.(JOUVREPIEDS.T^AriS, de toutes les variétés.) Til OILE CIRÉE pour parquets JL (grand ssortiment).(JüLS, CRAVATES.JJardes faites.I^jCHARPES pour Messieurs.U LSTER imperméables.Toi les de caoutchouc.J-PELLETERIES.Hoiries Pardessus sibériens.ALISES, (grande variété.) i fl % i u?*•.• ».• •- LIGNE ALLAN.Notis contrat avec le gouvernement du Canada pour le transport des Malles OANÀDIJNNBS ht DW BTAT^-ÜNiS.M- -Arrau^emoNl «PUIVKK - /'HTTS I.IGNE se compose tie3 sur le Clyde, à double engin.v^iÎ/wvVÏd.en c°bslruction.rmr .Ï,T u n /i Vo?YNKk\aÜ.Aoi?LL S,nllh' l( A h S'A n .?" 0 Cai't K.Hruif .VrANniHArlÂiT.k^000 Capt A.Aint.piunfin1 ^.til)OÜ Inclut/ Ïmiivun.™50 J- rot
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