Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 30 janvier 1880, vendredi 30 janvier 1880
33eme Amice No 197—Edition quotidienne-3eme annee anvier Vendredi 30 (fanak JOURNAL DES INTERETS CANADIENS ¦TE CROIS, -T’ESPERE RT J’AIME l'UAXCE Sous ce titre : Les viœurs féroces, nous trouvons dans Paris Journal un excellent article, où sont notés h commentés les plus récents forfaits inspirés par la luxure ou la brutalité.Nous y lisons : Est-ce parce que nous sommes en république que de si douces façons d’agir fleurissent à tous les étages de la société, que des écoliers se font assassins, que la loge des portiers se change en cage de hôtes féroces Y Nous ne dirons point de ces naïves sottises.Il V a eu des crimes affreux sous tous les regimes, et ni le cocher Collignon, ni Tropmann, n’ont attendu l’avènement des radicaux pour opérer.Mais il y a un courant indiscutable dans la littérature, dans les rues, dans la société, un courant de débauches et de cruautés que no saurait contester un observateur impartial.Les deux choses vont de pair.La dépravation et la brutalité sont les deux faces du matérialisme qui frappe et qui jouit.Le système littéraire qu’on appelle naturalisme a sa part dans cette démoralisation générale.Les gros mots appellent les actes immondes.Est-ce que les lutteurs de cabaret, les clients de Y Assommoir, avant don venir aux mains, ne commencent pas par un duel d’injures, comme pour s’entraîner ?On peut comparer les grossièretés qui précèdent les coups de poing au galop d’essai des chevaux de course avant l’épreuve sérieuse.De même les propos ignobles sont la préface des violences matérielles, et Dieu sait si les propos ignobles font défaut dans la littérature a la mode.On s’est amusé 1 autre jour à compter dans un seul feuilleton de Nana quarante-sept paroles qu’il était impossible de lire tout haut, mémo devant un cercle de ces honnêtes femmes qui, selon Duclos, le moralistes du dix-huitième siècle, ont les oreilles plus braves que les demoiselles ou les dames suspectes.S'il en est ainsi des écrits du chef de l’école, que dire de ses disciples Y Eux ne trempent leur plume que dans le fumier tout pur.Et plus loin : Nous assistons à la réhabilitation des crimes monstrueux de la Commune.On n’a pas encore eu le temps de relever les ruines dont celle-ci a déliguré et sali Paris ; ceux qui n oublient pas portent encore dans leur cœur le deuil des otages et des martyrs de la Commune ; cependant, il nous faut lire tons les jours, dans des feuilles qu’il est inutile de.nommer, la i rauquille apologie des auteurs de tous ces forfaits.Hier, je ne sais plus quel journal, parlant de Delescluze, le “ trop fameux ” Delescluse de M.Thiers, l’appelait “ notre vénéré mai- re.n Non-seulement les communards rétendent revenir dans la patrie u’tls ont ensanglantée de tant e cadavres innocents et pieux, mais est en triomphateurs et en maires qu’ils aspirent à rentrer, et le utirage universel doit choisir parai eux nos législateurs et les autori-és de la république.11 y a quelques ours, il s'agissait de ce que nous nommons une affaire d’honneur.Un ancien général do la Commune était, disait-on, l'un des témoins mélés à cette rencontre, et il y avait des gens pour trouver cela tout naturel ! Corn ni eut.en face d’une perversion pareille du bon sens public,lés mœurs privées ne seraient-elles pas profondément atteintes Y Comment les cerveaux faibles et ignorants discerneraient-ils encore le bien du mal, et comment hésiterait-on à verser le sang, quand le sang versé devient titre d'honneur dans les écrits dont la lecture nous pervertit Y Voici la conclusion de l'a ris-Journal : Les républicains clairvoyants—il en est quelques-uns, — s’aperçoivent sans doute avec effroi de la pente que suit la société sous le régime qui leur est si cher ; mais ils sont inpuissants à arrêter la dégringolade et ils gémissent tout bas de cet abaissement, de cet Égarement général.Il y a dans l’air des souilles de mauvais conseils, et l'exemple tiré des livres ou des faits engendre la corruption,la révolte, le crime.La décence disparait tous les jours davantage, et l’humanité s’enfuit avec elle.Au train dont marche l’empoisonnement social, il su (lira it de quelques années, que dis-je Y de quelques mois peut-être de ce crescendo fatal pour que la France cessât d’être et méritât le mot injurieux qu'on a prêté sur elle, en 1871, à notre plus illustre ennemi : “ Ce n'est plus une nation, c’est une ménagerie en révolte.On ne badine pas avec la morale.On ne loule pas longtemps aux pieds impunément les convenances.C’est un jeu mortel pour un peuple.Nous assistons à une partie funeste dont l'enjeu, par malheur, est l’existence même de la patrie et où la littérature, la politique, le.luxe frivole d’en haut, la sensualité grossière d'en bas proclament bruyamme qu’ils ont tous les atouts.Où s’en sont allés le respect, la discipline ?Les vieilles vertus et même le respect hy mérite que les vicieux étaient forcés d'atlicher pour elles, font partie du vieux jeu.Nous avons la politique à l'envers, la morale retournée, les scrupules disparus, les plaisirs pourchassés à outrance, et l’on se noie dans un mélange de voluptés sans élégance,de fortunes sans travail, de violences sans courage et sans excuse.Je ne veux pas dire que c’est la faute de la république ; mais, si elle ne trouve moyen d’y mettre au plutôt bon ordre, la brutalité et la légèreté des mœurs, qui sont le signe du temps présent, la conduiront à sa perte.Le XIXe Siècle, le Rappel, d’autres journaux encore signalent avec horreur un lait qui vient d’avoir son dénouement devant la cour de Paris.11 s’agit d’un laitier et de sa femme retenus préventivement pendant six mois en prison, sur le témoignage d’un de leurs enfants, Agé do huit ans, qui disait les avoir vus renverser, traîner jusqu’à la fosse au fumier, noyer dans le purin, puis faire disparai ire, un valet à leur service.Vainement les malheureux avaient-ils protesté avec larmes contre la dé- position de leur enfant, le suppliant de considérer à quoi il les exposait* parmi témoignage si contraire à la vérité.L’enfant ne se démentit pas, et ils allaient passer aux assises lorsque la prétendue victime apparaît et donne de ses nouvelles.On l'interroge, et il se trouve qu'il n’a jamais été maltraité par les inculpés ; que su disparition volontaire se rattache à des faits qui lui sont personnels et que l’enfant qui accusait ses père et mère, est un petit misérable, dans les dires duquel il n’y a pas l’ombre de la vérité.Pour achever d’en donner la preuve, les malheureux parents, une fois en liberté, actionnent un voisin qu’ils soupçonnaient d’avoir inspiré leur fils ; le fait est établi judiciairement, ils obtiennent 1,500 fr.de dommages-intérêts, et sur appel la cour vient de leur en allouer 3.000.Voilà tout le résumé de l’affaire, et les journaux que nous citons plus haut en font, comme nous l’avons dit, ressortir toute l’horreur.Ils ont raison, et nous sommes, pour cette fois, tout à fait de leur avis ; mais il est une considération qu’ils négligent et qui nous parait avoir naturellement sa place à la suite de ce fait.Notons qu’il s'agit ici du témoignage d’un enfant qu’on ne pouvait raisonnablement soupçonner de vouloir charger ses père et mère dans une affaire qui pouvait prendre de si graves proportions.Maintenant qu’il est avéré que son obstination à témoigner contre ses parents lui vient d’un abominable conseil, n’e.st-on pas en droit de signaler la perfide légèreté avec laquelle si souvent, lorsqu'un prêtre ou un maître congréganiste est en cause, la presse irréligieuse accepte, avant même tout examen judiciaire, le témoignage d enfants qui ne sont pas toujours, eux non plus, à l'abri des incitations du dehors, lorsqu’il s’agit de charger un religieux ou un prêtre.Déjà, en plus d’un procès de ce genre, il a été constaté que certains enfants, sur le seul témoignage desquels s'appuyait la poursuite, avaient inventé les faits de toutes pièces, et que leur déposition n’était que le fruit d'une imagination pervertie ?Qui n’a souvenir en particulier de la fameuse affaire du couvent de Sainte-Gracieuse, où le principal et l'unique témoin articulait avec tant de précision tant de détails obscènes à charge d’un aumônier de couvent, et qu’on put convaincre d'avoir tout imaginé ?Plus récemment, il était reconnu de même qu’une fille, dont il semblait qu’on ne pùt suspecter l’innocence, avait imaginé des récits horribles dirigés contre un prêtre, qui ne fut relâche, la vérité n’ayant pu auparavant se faire jour, qu’après plusieurs semaines de détention.En présence de ces faits, est-ce trop demander à la presse révolutionnaire, si aifamée de scandale, d’enregistrer avec un peu plus de précaution les faits de ce genre, au-devant duquel elle va, au contraire, si avidement.Le fait inouï qu'elle dénonce elle-même aujourd’hui, doit lui servir de leçon, et nous voulons espérer qu’elle ne sera pas tout à fait perdue, bien qu'il faille attendre bien peu d’équité de la part (les disciples de celui qui prêchait et pratiquait si bien la maxime : en restera 14 Calomniez, calomniez, il toujours quelque chose.” Auguste Roussel.Paris, 8 janvier.La République française n’a pas de bons sentiments pour nous.Elle nous dirait volontiers, comme son ami Voltaire : Monsieur, je ne vous aime pas.Cette disposition, qui n’est pas nouvelle, se produit avec accentuation, à propos (l’un article récemment publié par Y Univers, et intitulé : La lié publique veut se faire craindre Nous l’avons dit, et nous croyons l’avoir démontré.La feuille de M.Gambetta se fâche, ce qui ne prouve pas qu’elle ait raison : elle ferait mieux de répondre et de prouver, par exemple, que la République française se concilie le respect et l’amour ; mais elle fuit la discussion, et sa colère n’éclate qu’en gouailleries.Nous avions demandé compte à ses amis de la liberté qu'ils nous avaient promise—elle ne répond pas.Nous leur avions demandé pourquoi leur système de gouvernement était l’inverse même du programme pur eux annoncé depuis un demi-siècle, et pourquoi fis' ‘nous appliquaient les lois de l'empire, qu’ils n'auraient renversé, à les entendre, que pour abolir ces même lois ?11 va sans dire qu’elle ne nous répond pas davantage.Mais nous a\ ions prononcé le mot de parvenu : on dirait qu’elle le prend pour elle ; elle bondit comme si elle était blessée.Nous avions dit que les parvenus s’attaquaient surtout à ceux qui jouissent d'une considération qu’ils envient Elle prétend qu’à ce titre, nous inventons quatre sortes de martyrs : la religion, la magistrature, lu monarchie et nous-mêmes.Au reproche d'attaquer la religion, tyrs et ne profanons pas ce mot, I frétille dans les régions de l’extrême mais nous sommes des soldats ch ré- gauche Y Là aussi, dernière ces théotiens, et nous n’avons pas fait la riciens de l'émeute, il y a des prati-guerre à si bon marché que la Iiépu- cicns qui rugissent en attendant leur blique française.Née d’un caprice de I tour, et on ne les apaisera pas avec révolution, elle est restée fidèle au I cette considération qu’ils doivent se plus fort, ce qui est facile, et ne con- tenir contents, puisque, avec M.de liait d’autres persécutions que celles Freycinet, la république est définiti-qu’elle voit infliger aux autres.Elle veinent installée au gouvernement.a toujours été bercée sur l’édredon républicain.Elle vit sur un lit de roses, dictant ses ordres, et fumant des cigares exquis.Le journal auquel elle s’adresse n’a point connu cette existence commode.Lutter et vivre fut toujours même chose pour nous, Pour ces ultras, il n’y a de république que celle qui les emploie, et c’est une singulière illusion de croire qu’ils désarmeront avant d’avoir abouti là.M.Gambetta, qui fut parfois plus habile, a commis une grosse faute, à son point de vue, le jour où, dans son et nous pouvons (lire que nous avons souci de ne point parler creux devant lutté jusqu’à la mort.Un jour, pour 1 une Chambre paresseuse, il a lâché avoir dit trop hardiment la vérité à ce mot aboutir., qu’il a donné coin- l’empire, Y Univers fut supprimé.Ce n’est pas la République qui le fit renaître.Nous ne.savons pas le sort qu’elle lui réserve, mais elle ne lui enlèvera jamais l’honneur d’avoir souffert pour la vérité.Le journal de M.Gambetta ne saurait on dire autant.—(£,' Univers) —— - - ¦—1 Paris, 10 janvier 1880.La question du personnel parait être raaintemant la grande préoccupation des nouveaux ministres, poussés dans cette voie par la multitude des quémandeurs, dont les journaux révolutionnaires de toutes nuances sont les organes.Jamais, croyons-nous, l’on me le mot d’ordre des sessions futures.Ce mot, en effet, condamne l'opportunisme, dont la tactique fut toujours d’ajourner toutes les solutions, et l’on peut compter qu’il n’a pas été dit en vain.Les “ nouvelles couches” l’ont déjà ramassé ; elles s’en saisiront comme d’une catapulte pour ébranler jusqu’à sa ruine un ministère qui déjà chancelle, et l’on doit s'assurer qu'elles ne négligeront pas de s’en servir dans la question du personnel, qui leur tient tant à cœur.Mais alors que deviendra le ministère qui, dans la pensée de son patron, M.Gambetta.devait nous conduire jusqu’aux n’a mieux expérimenté que le fond i £b-H'tlons générales, en 1881 de la politique républicaine est d’oc- H semble que cet avenir se dresse cuper les places.Vainement plusieurs ; déjà devant l’esprit inquiet des rédac-ministères se sont succédé, qui 1 leurs de la Paix.A 1 Elysée, M.Gré- vy, qui, pour le public, ne dit mot, prend peut-être la peine de réfléchir qui avaient peut-être quelque droit de se dire républicains.Vainement le cabinet Dufaure, et après lui le cabinet AVaddington, ont multiplié les hécatombes dans toutes les branches de l’administration.A leur tour, les aux conséquences logiques du système d’épuration que les ministres seront contraints de pousser à outrance.Aussi hasarde-t-il timidement le conseil de ne pas s’aventurer dans un fonctionnaires choisis par ces minis- .elle se contente de répondre La très sont devenus suspects.Ils étaient ! chemin si périlleux.Il recommande république a proposé l’article 7 et peut-être, quoique rouges, un peu ; d’envisager la4, vraie réforme ” et elle a frappé comme d’abus l’érection trop tintés de rose ; cette nuance aj voici comment il expose son avis a de l’Eglise de la Valette en basilique : fait son temps.Quiconque désormais .ce sujet : Dioclétien est dépassé.” La plaisan.n’a point arboré la cocarde jacobine! “ Dans terie ne se discute pas, passons.A propos de la magistrature et du toast qui a fait condamner M.de Bre- pas juste qu’avec un ministère qui point arboré la cocarde jacobine J “ Dans cette question des fonction-doit céder la place.Depuis longtemps ' naires, ce qui importe, ce n’est point quelque radical la guettait.N’est-il tant la multiplicité des révocations, sillac à un an de suspension, elle nous répond : “ Dame ! Si sous la république le champagne royaliste prend un goût aussi amer pour le palais des magistrats, où allons-nous, grand Dieu marque une nouvelle étape vers Pa- •car ce serait mal entendre les inté-îèts publics et tenter une entreprise vénement des nouvelles couches, impossible que de vouloir remplacer cette place lui soit enfin remise ( tout un personnel immense,—que de Si l’on pouvait oublier combien les donner à tous les fonctionnaires le vrais intérêts de la France souffrent sentiment de la force, de la durée du de ces Apres convoitises, le spectacle [ gouvernement qui les emploie, et en L’apologie des poursuites dirigées ' en serait non-seulement curieux, mais même temps de la volonté où est ce contre M.de Beaudry d’Assou est (le 1 plaisant.Ce qui ne l’est pas moins et le gourvernement de ne souffrir aucune ?*» même force.La République frrnçaise revient, à plusieurs reprises, sur la longueur de notre article : il parait qu’elle a pris la peine de compter les lignes et qu'il y en a 491.Nous voulons bien l’en croire sur parole.On dirait que nos développements la gênent.Le fait est que cet article ne pouvait être bref, énumérant les poursuites de ses amis contre les nôtres.Enfin, prétendant que Y Univers se donne, lui aussi, pour martyr, elle se livre contre lui à une sortie furibonde qui finit de la sorte : “ Souvenez-vous, messieurs de Y Univers, souvenez-vous de votre passé, et soyez modestes !” Mais il nous semble que nous pouvons parler de notre passé, s’il est permis (le parler do ce qu’on a souffert.Nous ne sommes pas des mar- deviendra plus encore, c’est l’ahuris-, opposition, latente ou déclarée, de la sement du nouveau ministère, liaree-1 part de ses agents.lé de la sorte par les bandes d’aflamés qui se poussent a la curée.Dèsù présent il peut, en effet, se rendre compte qu’il ne saurait venir à bout de satisfaire d’aussi formidables appétits.“ La question du personnel est une question d’impulsion beaucoup plus qu’une question d’individus.Certains fonctionnaires n’avaient peut-être pas, jusqu’ici, assez senti cette impulsion Mais, à supposer qu’il fît ce miracle supérieure.Maintenant, il n’en est pour tous les fonctionnaires en expectative que vomit la fourmillière populaire, ce dont il s’aperçoit, c’est qu’il faudrait aussitôt recommencer.Il n’y aura plus, sans doute, à tenir compte des hommes du centre gauche, que l’on pourchasse aujourd’hui de partout.Ceux-là ont eu leur jour, ils ont goûté du pouvoir, et l'on espère qu'ils auront la sagesse, pendant quelque temps au moins, (le vivre silencieusement avec le souvenir de leurs jouissances passées.Mais que fera-t-on de la queue qui plus de même.Le gouvernement s’est prononcé avec assez de vigueur pour que tous les fonctionnaires soient convaincus qu’il leur faut renoncer à tout mauvais vouloir contre la République.Donner cette conviction à notre personnel administratif, voilà ce qui était essentiel et qui sera certainement plus efficace que des changements multipliés de personnes.t “ D n'y aura donc plus lieu, il faut l’espérer de se préoccuper, dans la session prochaine, autant que dans les précédentes sessions, de cette ton du COURRIER DU CANADA.o0 Janvier 1880.—No.49 LES COUSINS DE NORMANDIE Deuxième Partie.LE DRAME.—Le gredin, murmura Louis d’En- Levai., —Vois donc, camarade, continua Yuïus, voici un brigand d’aristocrate [ont l^s liens sont bien relâchés.—Sambleu ! Fressure, cria Louis n riant, pendant qu’on le ficelait dus sérieusement, on dirait que tu s déjà eu des relations avec la corde, 'u es un malin compère.Si la Ké-mbliquo ne paraissait pas disposée a n’enlever tout souci de procès pour 'avenir, je jure bien que jo n’aurais amais d’autre procureur que toi.—Tout ce que je peux faire, c est lo te procurer un héritier dans la personne du bourreau, et de t’en-royer le citoyen Carpe Hauvin, qui 8t là.dans ce coin, à moitié ivre, et 3ui, en ia qualité de ci-devant bar- I nard in, t'absoudra.—Qu’il aille au diable, avec toi.Mon pauvre Anthymc, nous sommes définitivement vaincus.Je regrette de t’avoir donné cette dernière espérance, mais je crierai une ibis pour loi : Vive le roi ! A bas la République ! Que Satan grille tous les sansculottes, et embroche le bienfaisant.Robespierre.—Qu’on le bâillonne, dit froidement Numa, afin que ces vils blasphèmes d’esclaves ne blessent pas les oreilles d'hommes libres.—Mais, cria du dehors la voix du jeune matelot furieux d’avoir été trompé par Anthymc, si tu no me dis pas le mot, le vrai, le nouveau cette fois je te passe ma pique au travers du corps.— Ah ! répondit une voix lamentable, il m’est arrivé tant d’aventures, j’ai perdu l'esprit ! Attends, irère : “ La force du peuple et la raison c’est la même chose.” Laissez-moi passer, je suis poursuivi par les ennemis de la patrie.— C’est la voix (le Mars Trcute-et-un-Mai, se dirent Caïus et Brutus.—Qu’y a-t-il donc?demanda vivement Numa.XY MARS TRENTE-ET-UN-MAI.Mars bondit dans la chambre et se hissa cheo.r, Pais il se ralava brus- quement et roula autour de lui des yeux hagards.—Je suis enfin parmi mes frères, les sans-culottes, s'écria-t-il.—Nous diras-tu ce qu’il y a à faire, demanda de nouveau Numa.—Regarde-moi et laisse-moi retrouver mes esprits.Le pauvre Mars était, en effet, dans un état pitoyable.Ses habits en lambeaux, son fameux bonnet souillé, sa barbe plus hérissée que jamais et entremêlée de feuilles et de brins d’herbes, son visage sali de boue et meurtri, ses yeux à demi-clos derrière ses lunettes, sa voix enrouée qui semblait sortir péniblement de sa bouche gonflée, tout indiquait une série de cruelles aventures.—Ah ! s’écria Mars avec un soubresaut, j’oubliais.Aux armes ! citoyens, aux armes ! Les ci-devants de Cri-quetot-l’Enneval m’ont pris ; je me suis sauvé ; ils s’avancent, par ici.—Aux armes ! cria Brutus en so levant.Ah ! j’oublie mes souffrances, et je vais me venger.Allons ! frères, ne les attendons pas ici comme des lâches ! En avant ! Vive la République ! _ ., —En avant ! Vive la République .cria Pierre Le Mâle à son tour.Vous verrez, frères, si je suis devenu l’ami des aristocrates.- Vivo la République ! cria toute la bande en sortant eu désordre.—Par où viennent-ils Y demanda • Numa avec calme.I —Par la route de Criquetot, répondit Mars avec un tremblement étran- ge.—Comment sont-ils ?—Un dizaine , à ce qu’il m’a semblé.—Bon, dit Numa.En selle, les cavaliers ! cria-t-il.Pierre Le Mâle, prends le cheval de Carpe Hauvin.Que ceux qui ne sont pas montés attendent mes ordres.Il entra, alla visiter les liens des deux prisonniers, inspecta la fenêtre de derrière qui donnait sur la falaise.11 la vit fermée par un contrevent et défendue par des barreaux de for.Il revint près de Caïus, et lui dit : —Tu vas rester à garder les prisonniers.—Je comprends, avec les vœux du citoyen Numa pour que les prisonniers puissent s’échapper, et qu’on trouve dans les paroles qu'ils ont dites ce soir, les éléments d'une accusation de complicité et de corruption contre moi.Mais je te jure, bon Numa, qu’ils ne se sauveront pas., et que tu les retrouveras ici.—Je t’autoriso à leur brûler la cervelle au premier geste équivoque.Tu ne comprends donc pas que je veux la paix entre les frères.Carpe, qui est bon à peu de chose en rase campagne, et Mars, qui a besoin de reprendre haleine, te tiendront compagnie.Il sortit.On entendit diverses paroles échangées à voir basse.La porte fut fermée, ainsi que les volets des deux fenêtres de devant.Le bruit des chevaux, lancés au grand trot, s’éloigna.Tout tomba dans un silence interrompu seulement par le murmure des vagues qui venaient mourir presque au pied de la falaise.—Et ainsi, dit Caïus en ôtant son chapeau et en s’asseyant après avoir allumé sa pipe, tu as eu des aventures civiques, Mars.Raconte-moi ça, afin que je vois si nous devons songer à placer ton buste entre ceux de Marat et de Lo Pelletier.Tu peux parler, va, et maudire de toute ton âme l’aristocratie ; les deux ci-devants qui sont là, Bosqucney le brigand, et d’Enneval le corrompit,ne t’interrompront pas.—Les scélérats m'ont cassé la mâchoire.—Je m’en aperçois bien, mon pauvre Mars.—Aussi, je ne puis raconter maintenant ma longue histoire.Mais j’espère qu’on va mettre la main sur le traitre aristocrate Louis Cramoisant qui me servait de guide.Il faisait l’enragé sans-culotte et me persuada qu’il valait mieux attendre au soir pour entrer dans Criquetot, afin de no pas exciter la curiosité.—Et éviter les coups des contre révolutionnaires.—C’était sage.Nous nous assîmes à l’écart.Tout à coup il se leva et me montrant deux ci-devants qui s’a- vançaient à cheval de notre côté, il me dit : “ Donne-moi un de tes pistolets afin que je puisse me défendre à côté de toi, citoyen vice-président.” Attends, Caïus, tu vas voir si j’ai manqué de courage, ne ris pas, je vais te montrer la scène telle qu’elle est.Mars se dirigea vers Carpe, soin* maillant sur une chaise.—Prête-moi un de tes pistolets, Carpe, dit-il.—Mais puisque je n’en ai qu’un, citoyen Trente-Mars, répliqua celui-ci, en bredouillant.—Donne-le moi.Il n’est pas chargé, hein ?—Jusqu’à la mort, citoyen Mars-et-un-Mai, répondit l’ivrogne en tendant un superbe pistolet d’arçon.—Enfin n’importe, dit Mars avec un soupir qui fit éclater de rire Caïus.Vois-tu, Caïus-Loy, j’étais assis comme tu es, et lui debout, comme je suis, le pistolet à la main.Y a-t-il du courage, je to le demande Y —Évidemment non, lion Mars, et alors Y —Alors, j’étais sans défiance, je le voyais bien lever le bras, comme cela.(A suivre») ?• LU COURRIER DU CANADA un nouvel essor à ces sortes passionner encore un cerium aetuae.L’histoire du Canada est nombre de deputes, mais qui ne pas-; parmi nous, nous le disons bien a sionnait réellement plus l’opinion question des fonctionnaires, qui pou- tiatno, voit passionner encore un certain d’étude.directement M.G-révy lui fait donner j titut Canadien et le Cercle Cntho-par son organe.Mais la Révolution nj ]îqne devraient, ce nous semble, en-sa logique et Ion se flatterait 'aine- conraa-er de toutes manières de sem-ment d’y échapper.Les f" ! blubles travaux ; les services qu’ils du jour ne seront point plus lorts que .• i , i ceux nui les ont précédés ; non-seule- rendraient ainsi seraient mcah ula- qui les ont pri ment ils n'arrêteront rien, mais, sans le vouloir, ils se verront amenés a préparer l'avènement d autres boni* mes qui, eux, se chargeront d’aboutir.Ii est vrai qu’aprcs avoir abouti, ceux-là disparaîtront à leur tour dans les ruines qu'ils auront accumulées, faisant, toujours malgré eux, le champ libre à une restauration qu’ils se chargent tous les jours de montrer de plus eu plus nécessaire.C’est notre ancien espoir, et ce qui se passe ne peut que l'affermir.Auguste Roussel.HJ» (tUEKEC, no J.4XY1KR ISSO JIONT.M OH i:\CY Il était rumeur hier soir que M.Valin avait renoncé à se présenter dans Montmorency et que l’hon.M.Angers briguerait les suifragos de cette division électorale.Les candidats parleront dimanche prochain au Château-Riclier.I>erroanIi m Langelier Cette cause a été plaidée ce matin devant les juges Folette, Maguire et Stuart.blés.Toutefois, nous apprenons que le Cercle Catholique doit bientôt fonder un grand prix de rent piastres sur des questions de l’histoire du Canada.Honneur à lui ! On lit dans le Journal des Trois-Rivières : ** On nous prie d’annoncer que Son Excellence le gouverneur-général a bien voulu accorder une médaille d'argent au Séminaire de cette ville.Cette nouvelle réjouira sans doute les amis de cette maison et tous ceux qui s'intéresse à la cause de l'éducation.Pour notre part, nous en sommes très heureux.En offrant à Son.Excellence,par l’entremise do notre journal, le témoignage public de leur gratitude, les directeurs du Séminaire expriment des sentiments qui, nous n’en doutons pas, seront partagés partons les citoyens.Tous en effet ne peuvent manquer de se réjouir de cette marque de considération donnée à une institution qui leur est chère.Son Excellence voudra bien croite qu’ils en conserveront le souvenir.’’ IIKMOIKi: D!) CANADA Deux prix offerts par Son Excellence M.G Comte ae Premio-Réal Consul général il' Espagne.RAPPORT DU JURY.Dr.N E.Dionne, lauréat.Relativement aux questions sur This-toire du Canada proposées par M.J.M.Lemoine.Président de la Société Littéraire et Historique de Québec, et pour la solution desquelles Son Excellence M.le Comte de Premio-Réal avait offert deux prix, moyennant certaines conditions publiées à diverses reprises dans le Morning Chronicle de Québec, et dans plusieurs autres journaux français et anglais du Canada et ailleurs, les soussignés chargé* d'examiner les réponses, font rapport que, vu l'obscurité qui entoure plusieurs des problèmes renfermés dans ces questions, et vu les opinions plus ou moins contradictoires émises par les concurrents, ils se sont trouvés dans l'obligation d'adopter un mode particulier d’examen.Avec cela en vue, ils ont examiné chacune des réponses en bloc, et ont donné la préférence à celles qui renfermaient les recherches les plus minutieuses, et où les opinions des divers historiens sont discutées d'une manière plus détaillée.Io Les soussignés sont en conséquence d'avis que le prix de dix piastres soit accordé aux réponses qui portent la signature de Guillaume le Gentilhomme (N.E.Dionne, M.D.) 2o.Que le prix de Cinq piastres soit aussi accordé aux réponses que portent la signature du même Guillaume le Gentilhomme (X.E.Dionne M.D.i 3o.Que mention honorable soit faite de MM.J.Walsh et Arthur Thi bon tôt.4o.Que les sept autres Concurrents méritent des éloges pour les connaissances historiques dont ils ont fait preuve.5o.Qu’en conformité avec ce qui se pratique en pareils cas, le manuscrit de chacun des concurrents devienne la pro priété du jury qui en tirera le meilleur parti possible, en les comparant de nouveau pour les livrer ensuite à la publicité afin de jeter plus de lumière sur les points d’histoire qui sont le sujet du concours.Go.Que ceux des concurrents malheureux qui préféreraient ne point voir publier leurs noms en même temps que leurs travaux aient la complaisance de faire connaître leurs intentions avant le 1G frévrier prochain.(Signé) J.M.Lemoine A.Vallée Québec, 26 janvier 1880.On écrit de Rome au Français : ‘* La misère se fait formidable en Italie, et presque chaque jour les feuilles de province parlent de troubles causés par la faim.La chambre des députés vient de hâter, par un vote, l’accomplissement des travaux publics, auxquels on ne devait mettre la main que plus tard, mais ce n'est là qu’une bien faible ressource pour les milliers de bras qui manquent de travail.Il est à craindre que l’hiver ne s’achève pas sans de grandes complications dans les campagnes où le paysan souffre plus encore que l’habitant des villes.** Chronique ** Du Rosier de Marie.” Rome, 4 janvier.—La congrégation spéciale des cardinaux a déclaré nul le marriage du prince de Monaco avec la duchesse de Hamilton ; mais il a reconnu la légitimité du fils et le droit dn princo do pourvoir à sou éducation.Les journaux berlinois nous apprennent que le jour de Noël la princesse impériale d’Allemagne, qui passe l’hiver à Pegli, a invité les Frères des écoles chrétiennes et les Sœurs à venir avec leurs élèves assister à la fête de l’arbre de Noël.Les religieux et religieuses, accompagnés de leurs élèves, se sont rendus à cette gracieuse invitation, et ils se sont retirés enchantés de l’accueil qui leur avait été fait par la princesse impériale cl sa jeune famille.Le Frère Floride, procureur général des Frères des écoles chrétiennes, a succombé le 3 janvier, à Rome, à une attaque de pleurésie.Son nom était entouré du respect de tous ceux qui avaient le bonheur de l’approcher.D’une douceur angélique, d’une expérience consommée, d’une charité tout aimable,il ne s’appartenait point.Il était à Dieu dans les enfants, dans les affligés, dans les pauvres.Le marquis de Salisbury vient d’envoyer la somme de 1,250 francs pour les pauvres de la ville de Dieppe, dans le voisinage de laquelle se trouve la villa Gécil, propriété du ministre actuel des affaires étrangères en Angleterre.Ce don a été remis à la Société de Saint-Vincent-de-Paul.Nous avions cru comprendre que si le même individu avait l’avantage de remporter les deux prix si généreusement offerts par Son Excellence Monsieur le Comte de Premio-Réal, on instituerait un grand prix de vingt piastres, et à cela on n’avait apposé aucune restriction.Il est fort jeu d'autres pays ! possible que les Messieurs qui composent le jury d'examen n’aient pas ! jugé les réponses du concurrent heureux dignes d’une pareille récompense, mais les conditions poées par M.le Comte étant ainsi posées, nous ne pouvons comprendre que le jury ne s’y soit pas conformé.Madrid, 13 décembre.— Le roi d'Espagne passait en voiture, accompagné de sa jeune épouse, dans la rue d’Atocha, lorsqu'ils croisèrent un prêtre qui portait les derniers sacrements à un malade.Leurs Majestés firent arrêter leur carosse et en descendirent aussitôt ; puis, s’agenouillant, elles prièrent le prêtre d’y monter à leur place et suivirent la voiture à pied, aux acclamations de la population.Quoi contraste avec ce qui se passe VARIÉTÉS AUX CHERCHEURS DE PLACES LES PETITS EMPLOYÉS.Il est fort heureux que l’on comprenne toute l’importance de ces travaux historiques.M.le Consul d’Espagne, qui est étranger à notre pays, a donné, par sa patriotique ini- (Suile et fin.) Je sais bien qu’il y en a qui passent à l’étranger, mais que le nombre des défaillances est restreint à côté de ceux qui, loyaux et incorruptibles, résistent à toute tentation et demeurent fidèles à leur poste ! L’ouvrier n’est pas obligé à aucun décorum, sa paye n’est pas fixe, il peut faire des heures en plus, regagner le temps perdu et combler une lacune ; il n’est pas emprisonné dans ce chiffre impitoyable de Pap-pointemeut mensuel.11 gagne tantôt plus tantôt moins et quand il touche son argent, il peut l’entendre chanter dans sa poche, le tâter et l’écorner un peu, ne donnant à la bourgeoisie que ce qu'il en reste.—On cause, on rit, on boit et on rigole.— La vie n’est pas toujoure dure, sèche, implacable.On rencontre de bons moments et du bon monde, on s’oublie, on se laisse aller et puis avant de lecommcncer le dur labeur de la semaine, il y a le dimanche, la barrière, le vin dans les brocs, sa société et le morceau du rôti.Mari, femme, enfants, tout le inonde noce.On travaillera un peu plus la semaine prochaine ; on n’est pas sur terre pour s’exténuer le tempérament, et 6i les pièces de cent sous sont rondes c’est pour rouler.Le petit employé, lui aussi, a son dimanche, et sa promenade se passe d’habitude à Vincennes, au Rois de Boulogneou aux Huttes Chaumont.— Les enfants sous les yeux de leur mère qui les surveille, n’y trouvent ni distractions ni plaisirs, on leur défend de courir et de s abîmer.La toilette de la petite a coûté tant de peines et de veilles.Elle revient à douze francs ! Pour le malheureux, c’est plus cher que pour les élégantes un costume de chez Emile Pingat.Exténués, harassés, ils reviennent la gorge sèche et hàlée par la poussière.Alors on boit un coup d’eau tiède à même le pot, ou se couche de mauvaise humeur et le lendemain on se relève aussi gais.que les autres jours ! Chez eux, les bouquets et les branches de lilas se fanent plus vite qu'ai 1-leurs ! Quand, la veille de Noël, les pauvres petits, pleins d’illusions encore et espérant toujours, mettent leurs souliers dans la cendre, le matin ils y trouvent une boule de neige, tombée dans la nuit par la cheminée.— Malheureux déshérités, collant leurs visages charmants et leurs yeux avides le long des grandes vitres, qui, dragons impitoyables, gardent tout ce que l'enfance recherche, désire et envie.Les beaux jouets, les poupées magnifiques, les moutons en laine et les soldats en plomb ; rien de tout cela n’est fait pour ces pauvres mignons.Et cependant, ils voient entrer dans cos boutiques d’autres enfants qui tâtent, marchandent, achètent et emportent ! Chers petits qui regardent tout cela, n’éclatent point en sanglots et ne se plaignent même pas ?Conimis-j sent-ils donc déjà la loi d’injustice ‘ qui pèse sur eux et si jeunes encore se savent-ils les fils des déshérités et des parias ?On dit qu’ils ont bonne mine.— Parbleu, la panade enfle et les digestions difficiles donnent des couleurs ?Aussi, quand par hasard la fille tourne mal, comme elle verse vite!.La femme est la clef de voûte de cet édifice fait d’ordre, d’épargne et de privations.C’est d’elle que dépend la vie de ce ménage en équilibre sur une pièce de vingt sous.—Elle a la mine chiffonnée, le nez en l’air et l’ovale fin ; c’est le vrai type de la Parisienne, cette fée de l’adresse qui sait se bâtir un vêtement avec six francs d’étoffe et habiller sa fille dans un ruban.—On la voit, le matin, descendant les quartiers excentriques le panier au bras, le fichu sur la tête, trottant menu sur ce pavé de Paris où elle est liée, la seule patrie qu’elle adore et qui, elle, la cité terrible, se montre si cruelle et si inclé-monte.Cette Parisienne dont je vous parle est une sainte.Jamais les Thérèse, les Rose de Lima, les Elisabeth et toutes celles qui figurent sur le calendrier n’ont poussé plus loin que cette femme les vertus, le dévouement et l’abnégation.Elle n'a pas vingt-cinq ans, elle est encore jolie, et cependant sa jeu-nessse se résume déjà en un seul mot : Sacrifice.Le dénuement épousant la mi sère et engendrant des pauvres, voilà son histoire ! Jamair de toilette.Elle est vêtue d’une robe si légère qu’on dirait des ailes d’abeille.Cependant comme elle est femme et qu’il surnage encore] un dernier reste de coquetterie, au bas du jupon elle a cousu un petit volant.Des guenilles propres, des loques reprisées, des haillons sans tache ; voilà pour le costume, il est comme la nourriture : juste ce qu’il faut pour ne pas aller nu, comme l’autre est juste aussi pour ne pas mourir de faim.L’appartement est au sixième, au fond d’une cour.La vue donne sur 1 i zinc.Parfois, les privilégiés aperçoivent un lambeau de ciel bleu entre deux cheminées.Sus la croisée un fuchsia, un plant de basilic et une prairie artificielle dant un pot.Le Mont-de-Piété est leur banquier, à.onze pour cent ! Un jour je disais à l’un de ces ilotes : Cependant vous gagnez de quoi vivre ?—'Malheureusement ! me répondit- il, car si on mourait ce serait au moins fini tout de suite, mais râler quarante ans avant d’aller dans le (rou !.Qui donc a voué ainsi une classe entière de la société à l’indigence et à l’isolement ?Qui a poussé sous le môme drapeau cette famélique armée de déclassés ?La stupidité et la vanité des parents d’abord, et ensuite la profonde indifférence avec laquelle l’instruction publique s’occupe de l’avenir de ceux qu’elle a élevés.Aujourd’hui on donne à son fils une éducation au delà de sa condition, on lui fait faire des études qui, l’arrachant à son milieu, le lancent complètement en dehors de sa sphère.Partant d’où il sort, il faudrait, pour devenir quelqu'un, qu’il lut un homme supérieur, et la plupart du temps, ce n’est qu’un médiocre.— Alors, manquant de souffle pour gravir la côte, n’ayant pas les poumons assez vastes pour l’air qui.là-haut, est fort rare, il tombe au milieu du chemin et dégringole.—Comme il ne peut être ni bachelier, ni avocat, ni médecin, ni ingénieur, et—qu’il n’a pas assez d’audace pour être député, —il entre dans l'administration, et on le range dans cette boite où l’Etat conserve les fruits cecs.Il v restera vingt-cinq ans sans travailler.On ne lui demande par jour qu’une ou deux pages de belle écriture ; au bout d'un an, ce n’est plus un cerveau, c’est une cursive, une majuscule ou un paraphe remarquable.Cet homme qui gèle chez lui, reste >ix heures dans son bureau à se rôtir les tibias devant un feu de corps de garde.Pauvre malheureux ! s’il pouvait au moins emporter quelques-une de ces bûches et voir rire ses enfants à leurs flammes ! Qui racontera les prodiges d’économie accomplis par cet.e mère ?Tout sert, elle profite de tout et tire parti de tout.Elle taille, coud, lave, repasse, et est à la fois la dame et la sei-vante.Si, par hasard, la maladie met son ongle sur elle et l’immobilise, adieu ! tout s'en va à la dérive.—La crasse entre dans la maison, et le désordre est partout et la deite hurle à travers la porte.Parfois Dieu remplit un miracle.En une heure, la fille aînée se fait femme et remplace celle que la maladie a couchée sur Je lit ou étendue dans la tombe—Une vierge de quatorze ans devient la mère de trois enfants qui survivent.Quand chacun vivra à sa place, quand on continuera l’état de son père, quand le fils de Partisan consentira à ne pas quitter son milieu et qu’au lieu de venir crever de faim à la ville le paysan restera aux champs, il n’y aura plus de ces martyrs et de ces parias dont je viens de parler.Il n’y a qu’une seule liberté au inonde ; celle que procure l’Indépendance ! Pourquoi toujours ces mensonges écrits partout : Egalité, Fraternité ?—Tout cela est bon pour les riches et leur usage.Vous savez bien que le pauvre est esclave ! Pierre Quiroul.de i;i:tedi: i>u dessin DU DESSIN LINÉAIRE, SON UTILITÉ, SON APPLICATION.Le Dessin est à la foi?la langue de la nature, de l'intelligence, et de l’imagination.[La.nceli.v, Introduction à l'Analyse des Sciences'] Le Dessin linéaire est l’art de représenter par un simple trait les différents objets de l’industrie et des arts.Depuis la naissance des arts industriels, on a fait usage du dessin linéaire ; car le chef d’atelier, pour faire exécuter ses idées par les ouvriers sous ses ordres, est obligé de les leur indiquer avec un irait noir, blanc, ou rouge, dessiné sur une planche, sur un mur, ou sur du papier ; l’orfèvre et le joaillier, qui ornent leurs produits de ciselures ou de pièces de rapport, emploient le dessin au trait pour expliquer les ornements que les ouvriers doivent exécuter.Enfin, dans la plupart des états industriels, les maîtres et les compagnons font un tracé géométrique avec la règle et le compas, ou même avec le crayon seul, quand ils ne veulent indiquer qu’une ébauche.Mais ce n’est que depuis un petit nombre d’années que le dessin linéaire a été assujetti à des règles, à un ordre méthodique, et qu’il est devenu l’objet d’un enseignement spécial.Il en a été du dessin linéaire comme de tous les enseignements nouveaux : on a d’abord méconnu son but, son application, ses principes ; chacun a voulu l’expliquer sans se donner la peine de recourir aux traités spéciaux.Ainsi, les uns n’ont voulu y voir qu’un trait géométrique au campas ; d’autres, n’y trouvant qu’un dessin ordinaire, s’étonnaient qu’on voulût faire du dessin linéaire un enseignement à part, un art spécial.Ils considéraient le dessin linéaire comme /’ esquisse du dessin ombré.Réduire le dessin linéaire à un trait exécuté au moyen du compas ou de la règle, c’est ne pas comprendre la signification du mot dessin.Quel dessin y a-t-il réellement dans un tracé où la main est guidée par des instruments ?— Repousser les secours de la géométrie et des instruments, c’est confondre le dessin linéaire avec le dessin académique, c’est exclure l’exactitude et la justesse, qui en sont le principal mérite.Ce qu’on appelle donc aujourd’hui dessin linéaire, c’est l’art de tracer des dessins réguliers, principalement applicables aux besoins de l’industrie, tels que les dessins des papiers de tentures ; les dessins qui font partie du décor des maisons, des palais, des salles destinées aux fêtes, aux représentations théâtrales ; les dessins d’ornements employés par les bijoutiers, les joailliers, les orfèvres ; les dessins des machines de toute espèce employées dans les fabriques et les manufactures ; les dessins relatifs à l’art de construire, tels que les dessins de serrurerie, de menuiserie, de charpente, de marbrerie, etc.Le dessin linéaire devrait aujourd’hui faire partie de toute instruction primaire et secondaire.Un grand no.nbre de Collèges communaux et même de Lycées l’ont adopté.Et, en effet, son étude conduit à celle du dessin ; elle donne une grande facilité aux élèves pour faire les const ructions géométriques au tableau noir.A la sortie du Collège ou de l’Ecole, quel est l’homme qui n’a pas besoin du dessin linéaire ?S’il est ouvrier, il comprendra rapidement la pensée de son maître, il perfectionnera son travail ; s’il est chef d’atelier, il tracera ses croquis, ses dessins, avec une extrême facilité ; enfin s’il est propriétaire, n’aura-t-il pas besoin, en mill** occasions, de transmettre nettement sa pensée à un architecte, à un maçon, à un menuisier, à un serrurier, au moyen d’un tracé linéaire, qui n’a [Ris besoin d’être fait dans ce cas avec une précision géométrique (*).Le Dessin, dans ce dernier usage, est une seconde écriture.Malheureusement on n’attache pas assez d’importance à l’étude du Dessin, on ne le considère que sous le rapport artistique, et pas assez au point de vue de l’utilité qu’on en peut retirer, et de son influence dans le cours de l’éducation.En effet, l’enfant qui apprend le Dessin apprend aussi à bien voir, il aperçoit mieux le détail des choses qu’il étudie, par la nécessité où il est.chaque jour de regarder attentivement les objets qu’il doit imiter.Il acquiert peu à peu l’habitude de se rendre compte de ce qu’il voit, afin de le reproduire exactement sur le papier: son esprit d'observation se forme d’une manière sensible, et il reporte ce môme esprit dans les autres parties de ses études.O Extrait du Manuel des Aspirants au brevet de capacité pour i Enseignement pri maire supérieur, par MM.Lemotte, Achille Meissas, et Michelot.—(Chez Hachette.) NOUVELLES cëhcle catholique.—On a continué hier devant le Cercle Catholique la discussion sur l’homme le plus digne d‘un monument commémoratif.M.le Dr.Kutrope Dionne a fait les frais de la séance.Dans une brillante improvisation qui a dure une heure et demie, M.le Dr.Dionne a fait l’éloge de Samuel de Champlain, le fondateur de la ville de Québec.—Un ami communique ail Nouveau Monde le mot suivant, qui a été dit pai Léon XIII à un Canadien admis en audience auprès de Sa Sainteté : “ Vous êtes Canadien, il faut être romain.Le Dante a dit que Notre-Seigneur était romain.” —Ce soir il y aura une réunion de tous les chasseurs de Québec chez M.Hamel, notaire, Hue SL-Joseph, à huit heures précises.SOCIÉTÉ historique.— Les officiers suivants oiu été élus pour l’année couru nie.à la Société Littéraire et Historique de Québec : Président,—M.J.M.LeMoine ; Vice-president'*,—le Dr.W.Roswell, M.II.S.Scott, le lieutenant-colonel Strange et M.C.Tessier ; Trésorier,—M.W.Ilossack ; Bibliothécaire,—M.R.McLeod ; Secrôt-archiviste,—M.J.F.Belleau ; Secrét-correspondant,—M.W.Glint ; Secrétaire du conseil,—M.A.Robertson.; Directeur du musée,—M.le Dr.IL .Wilson ; Directeur des appareils,— M.F.C.W n rte lu ; Membres additionnels du conseil,— MM.J.Whitehead, George Stewart, jr.; P.Johnston et J.Stevenson.hkhlin, 28.—L'archevêque de la Silé-mo a adressé une lettre aux difiercu's membres du clergé de la Silésie prussienne, dans laquelle il explique le décret rendu par le ministre des cultes auton saut les prêtres catholiques à donner l'instruction religieuse aux enfants dans les écoles.C’est la première fois qu’un ar« hevêque ait donné connaissance à ses administrés d’un décret du ministre des cultes prussien.—Les detectives ont retrouvé une cer- aineqnanLitéfdo tuyaux de plomb volés, ju’ils ont déposés à la station de police qu No I.sentence.—Lu prisonnier arrêté l’autre jour par le detective Delisle, étant en possession d’une paire de gants volés dans l’église St.Roch, a été condamné hier, à la cour do police, à trois mois de priiQQ.son EL, 28.—M.Mathieu, M P P, a été élu maire de Sorel par acclamation.—Il se publie actuellement, en Angle, terre, 153 journaux quoditiens, savoir: 18 à Londres, 94 dans les provinces, :i dans le pays de Galles, 2I en Ecosse et 1 à «Jersey.70 de ces journaux se von-dent à 2 sous le numéro ; G9 se vendent à I sou et le reste à des prix variant de trois à six sous.— 11 y a G3 compagnies de chemins de fer dans le Massachussetts.Durant Pan.née 1879, elles ont employé 19.375 personnes, obtenu des recettes de 30,312 -964.54 et dépensé 820,158,956.60.Il m* s’y est construit que onze milles de chemin durant Tannée dernière.—Un incident extraordinaire est arrivé à Ottawa, lundi dernier.On conduisait au cimetière un individu que Ton pré tendait être mort de la variole.Sur la route, ceux qui faisaient partie du convoi funèbre crurent ouïr du bruit à l’in teneur du cercueil.Le couvercle fut enlevé, et, grande fut leur surprise en entendant le mort leur demander où ils le conduisaient.On rebroussa chemin, et des soins appropriés furent donnés au ressuscité qui revient à la santé et semble plus que jamais disposé à vivre.ma h îTi.M k.— Les souscripteurs intéressés dans la cargaison de la barque Lydia, qui s’est échouée l’automne dernier suies écueils de Manicouagan, sont sur le point d’envoyer que'qtfun en bas pour en prendre charge.Ils tenteront aussi «le dépêcher le vapeur Progress, la semaine dernière, sur les lieux du naufrage.Nouvelle-Orléans, 27 janv.—Le steamer Louisiana, rapt.Fraser, «le la ligne Cromwell, parti de New-York pour ce port, s’est échoué près de la Grosse Isle, 20 milles au nord de Passacontre, vers quatre heures du matin, lundi.Son •remier officier est arrivé à Port Eades •e matin, pour d*-m uuler des secours • sijuels ont été envoyés au vaisseau en détresse.Ou suppose qu'il sera remis à flot à la prochaine marée.La cause de cet échouage est attribuée à une variation du compas, vu que c'était un steamer neuf en fer, faisant son premier voyage.Loudres,2G janv.—Steamer Statesman, Hughes, parti de Païenne pour la Nou-vclle-Orleaus, a relâché à M idère, sa m-tchiiie étant brisée—Navire Hans (hide.Bergh, parti de Baltimore et qu'on •«vail rapporte échoue près de Bordeaux, • été remis à flot—Barque Aagantyr, Sjnrgren, à Lcilh, partie de New-Yurts, • ià Queenstown, est trouée, s’étant échouée—Barque Grace E Cann, Garni, partie de Philadelphie pour Hambourg, est échouée dans l’Elbe.La barque Arcturus, Rent, partie «b* New-York pour Dunkirk, a relâché aux R trbades le 6 janvier, avariée et avec mx pieds d’eau dans sa cale.Le brigantin John D.Tupper, parti de Port Caledonia, C.A.pour Si.Joli avec une cargaison «le charbon, a relâché à St.-Thomas b» 6 janvier,étant en détresse, •t a été déchargé le 2U.Halifax, 27 janvier.—Une dépêche du cable reçue par les propriétaires Dennis »‘t Doone, W.Law & Cie et autres de Yarmouth, annonce la perte du navire Tollington, capt Robbins, parti du Bremen le 21 du courant pour l’un des po *ts d«*s Etats-Unis, fl n'y a pas d’autres détails.Il est assuré pour §8,000 seulement.Bermudes, 10 janvier.—La barque Relia Mudge, de Halifax, partie de Bos ton avec un chargement de 1)16 pour Queenstown,sur divers ordres,est arrivée à St.-Georges.Elle a essuyé de violentes tempêtes de nord-ouest du 1er au 6 janvier, et a perdu plusieurs voiles.Elle faisait eau et les pompes étaient engorgées.Une partie de la cargaison a été jetée à la mer.Parrsboio, 29 janv.—La navigation dans la haie de Fuudy n'est pas encore fermée et le 11 du courant, on a compté de file Spencer sept goélettes faisant voile.Rarement nu tel spectacle a été donné aux :6>i lents de l’ile.Halifax,29 janv — i.e steamer Alhambra est arrivé aujourd'hui de Cow Bay, C.A.et partira samedi pour New York.Londres, 29 janv.—Arrivée de New-York du steamer Werder.New York, 29.—Arrivée de Londres du Victoria.cou a du iikcohdeiv, m un.—F.-X.Marcotte, mendiant de Deschambault privé de ses pieds, a pris une cuite hier.Comme il promet de laisser la ville ou le ivn voie.Célina Sasseville alias Phi-lomène Lépine alias N.mcourt, ivre, un mois de prison.Louis San façon, un mois, pour ivresse, jurons «• t résistance a la police, il n’est de retour du pénitencier de St.-Vincent de Paul que depuis t: o.s s *maines.— I.H VIN DK QUININE DE CAMPBKI.U CS recommandé par les médecins qui on remarqué ses bons diets dans les symptômes d’allectiou libieuse (melancholy) Il fait disparaitre tous les désordres c.alises par ’’impuissance des organes digestifs, soulage b*s maux d’oloniac les plus obstinés et bâte la convalescence en ramenant rapidement les forces perdues.Comme stimulant énergique cVst un tonique supeiieur à tous autres.Demandez et «assurez-vous de vous piocurer le vin de Quinine de Campbell, le premier et le seul ellicace de tous les vins «le Quinine.^ En vente par Gingras & Langlois, Epiciers, Québec, et par tous le-* pharmaciens et les marchands en gémirai.Lcm bon** 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fromage, pur livre.0.13»V a 0.14 (jne où vous entrez.Itfércs ! 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La Parisienne.Le chant du départ.Toujours seul ! ou » Le Masque do ter » La fête «lu Ciel.Pauvre fleur ! pauvre femme î Le départ des hirondelles.Sisca i'Albanaise.Sous Fo/meau.La Marseillaise.La Zi n gara.Partant pour la Syrie.Pierre Y henni te.Etc., Etc., Ktc.En vent** seulement par K MORGAN, 28, rue Fabrique.Agent de gros pour les éditeurs.Québec, 30 décembre 1870.705 LOUIS GENEST, ARTISTE, Pcintre-Décoratcnr, 1295, Rue St.Joseph et 45, Rue St.Anselme ‘ ST.ROCII, QUÉBEC.Tableau, portrait i\ Mutile ou au Crayon.Décoration, Fantaisie Artistique.SPÉCIALITÉ FOUR LA RESTAURATION DE TABLEAUX A L’HUILE.FAIX ROIS, MARBRES ET DORURE.Québec, 20 décembre 1879—-lan3fps.921 DIVISION OUEST.CHEMIN DEFËRQM 0 & 0 La Route la p/us courte et ta j>tus directe pour Ottawa les Train»* comme suit Si .Laurent, Isle «l'Orléans, 20 déo.1S79.J.W BENNETT écuier, Québec, Monsieur,—Vous m'obligeriez en m’envoyant deux emplâtres pour le corps.Ma femme éprouve un grand soulagement depuis qu'elle porto un sachet ; mi digestion se fait mieux; nous avons IVspo i d’une guérison conquête.Cependant l-s douleurs rhumatismales seul g'andes aux reins et aux jambes Votre très obligé.B.PELLETIER.Instituteur.Xo.3$, rue Garneau, Quebec.] K H après LFXDI, le 12 JA.XVIER, J J laisseront la Gare d’Hoclieluga, ci A.M.P.M.Train Express pour Hull.9.30 et i 30 Arrive à Hull à 2.00 p.m.et 9.00 *• Avlmerù 2.35 p.m et 9.35 A M.P.M.1 Mm Express d’Aylmor à.8.15 et 3.35 “ 44 Hull.9.20 et 4.20 Arrive à Hochelaga à 1.50 p.m.et S.50 l rain pour St.- lérùme, à 5 00 p.in.Train pour St.-Jérûme, à 7.00 a.m.Les trains quitteront la station de Mile-End dix minutes plus tard.l)«‘s Chars Palais font partie «le chaque convoi.Bureau Général : 13, Carre «le la Place «1*Armes.STAIIXES, LEVE A ALDEX, Agents «les Bihets.Bureaux — 202, Rue St.-Jacques et 15S, rue Notre-Dn me.C.A.SCOTT.Surintendant-itéiiérsl «h» la Division Ouest./ t ç y t P r Agent pour le Fret et les Passagers.Québec, Il janvier 1880.930 Québec, 19 décembre 1879—14 mai lanc r60 A LA LIBRAIRI E ¦ > .« ^ i ./ .* jï» v.V* z* .je DE Peaux de Ruffles GRANDE VARIÉTÉ DE PEAUX % DE BUFFLES Offertes en Vente EN GROS ET EN DETAIL, A DES mix THÉS-RÉDUITS CHEZ Joseph Hamel &, Queb#c, 18 novembre 1879.SAmT-BOCH, Revenu, Salaire et Capital, par le Due Doyen, broché.L’Instruction obligatoire, par Maurice D’Hulsl, broché.Les Libertés populaires, par Edmond Demolins, broché.Histoire d«»s Corporations Ouvrières, par Léon Gauthier, broché.L’Instruction Primaire avant la Révolution, par E.Allain .Jeanne D’Arc, par Marins Sepet.bro^li*’».Histoire «les Paysans, par Terrier «li Loray, broché.L'Internationale el L’Ouvrier, par Félix Lequien, broché.La Patrie et les Catholiques, par le Comte Albert de Mun, broché.05c Abrégé île la Vie de Bernadette, broché.Le Denier du Sacré-Cœur, par Paul Feval, bioclie.Traits Caractéristique d’une mauvaise éducation, par L.Gauthier, cartonné Magnifiques Chemins de Croix, colories sur papier noir, grandeur 24 m 30 .$15.00 —AUSSI — Un bureau de Télégraphe de la Puissance est attaché à l'établissement.Une visite est respectueusement sollicitée.20c 05e 10c 10c 10c 10c I0c 10c 07c 05c lUc CHEMIN DE FER a M Q & fl DIVISION DE L'EST.INSTITUT CANADIEN DE QUEBEC, AVIS />s t par ,1e présent donné quo I ’.¦! S S EMBLEE GENET ALE A XX CELLE des membres «le JTnslitut Canadien de Quebec, pour la réception «les rapports, l’élection fies officiers et des membres du bureau fie direction, aura lieu LUNDI.le DEUX de FÉVRIER prochain, à 7A HEURES de l'après-midi, à la Salle de l’Institut’ ^ PARTIR de MERCREDI, le 10 DECEMBRE,) lion.Extrait des Réglements du Bureau do Direc- 1 les trains voyageront comme suit sur cette Chap.I, Art.XI.— i Los membres qui n'ati- division : Malle tous les jours c.r repli les dima fiches.Laissera Québec.2.20 P M " Trois-Rivières 5.30 P M Arrivera à Montréal.9.10 P M CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL.DES SOUMISSIONS CACHETEES endossées « Soumission pour fies conduits à eaux » seront reçues parle soussigné jusqu’au 31 JANVIER 1880, pour la fourniture d** 7000 pieds linéaires de conduits à eaux en fonte «le six pouces fie diamètre, et 130 pieds linéaires d’autres conduits de 3G pouces «le diamètre.On peut se procurer les spécifications et fies blancs do soumission en s’adressant au bureau «le l'Ingénieur, Moncton, au bureau du maître do station, à st-John, Halifax, et à la Pointe-Lévis, ainsi qu’au bureau «le l'Agent, ir 120, rue St.-François-Xavier, Montréal.Les soumissions no seront pas prises en considération à moins qu'elles ne soient faites suivant les blancs imprimés fournis.D.POTTING EU, Surintendant en c!if*f.Bureau «lu clienrn «le fer, Moncton, N.-B.27 décembre 1879.Québec, 30 décembre 1S79—Im.927 ! ront pas payé le montant de leur souscription, Mixte lous les I pour le semestre courant, n’auront pas droit de jours cxcep- voter aux assemblées do l’Institut.» te les Chai».I, Art.XIX.—i Aucun membre ne sera I LUNETTES EX OR ont été perdues, dimanches.| éligible aux charges de l’Institut à moins qu’il J JLJ depuis le Couvent fies L’rsulinos jusqu’à Laisssoru Montréal.2.26 P M • Ti ois Rivières G 15 P M Arrivera h Québec.9.20 P M n'ait payé tous les arrérages dus par lui pour [l'Archevêché.Une récompense est promise a la 5.30 P M souscription jusqu'au jour uù «*• fera l'élection I P'Tsonm* «pii les remettra *oit au Bureau du 4 00 A M où il sera présenté.• 10.00 AM I ALPH.POULIOT.S2créta i re-A rchi viste.5 30 p | Québec, 23 janri er 1880—8 944 4.15 A M 9.00 A M Courrier du Canada, soit à un «les Messieurs de l'Archevêché.Québec, 27 janvier 1880.950 I«e fret m* Mcra pais reçu aprên 4 lieiireN P M.J.T.PRINCE, Agent général des passagers.Quéliec, 12 décembre 1879.907 Charles Coté, (Gradué «le l’Université-Lavnl; MEDECIN ET CHIHIJKGIEX 64J, RUE DU PONT, ST.ROCII.Québec, 27 janvier 1880.951 1 VH [ 5a Libraires, n RUE ST.JOSEPH, ST.ROCII Québec, 9 janv.—25 août 1879—Gm 839 AXJ PTTBÏrlC A L’APPROCHE DES FETES DE ET DU JOUR DE L’AN.Ti*; erse du Grand Tronc.J K et après le 23 courant, lo steamer de la I Traverse laissera QUEBEC.A.M.7.15 Express pour Halifax.8.30 Train mixte pour À vendre.1 m G MAISONS situées dans les quartiers St.-Jean et Montcalm.S’adresser à LOUIS LESSARD.Sec.-Très.jciôlé «le Construction I enna-nOiito do Québec.Québec, 2G janvier 1880.949 NOUS croyons devoir annoncer A nos nom- Richmond et Malle breusps pratiques et au public en général pour Rivuire-du-Loup, que nous avons .ecu pour cette occasion un '• , .assortiment magniliquo sous tous les rapports.1 J-0ü l ra,n^.u «^rché Nous dirons donc en vente de splendides l’our la Rivu re-du-LAMPES DK SALON, etc., des VASES riche- 01 Malle pour ment décorés, divers morceaux d’ARGKNTERIE * ;,10st; artistement travaillés, desomptuoux SERVICES ^ ?ce °1 .l°nq»s le permettant, à dîner et à déjeûnor en PORCELAINE, ainsi toFf oyages intermédiaires pour lo fret, nia i wr vwmtF.mF.s i Quebec.24 décembre 1879.66 STATION DE LEVIS.A.M.7.40 Train du marché venant de la R.-du-Lonp et Malle do l’Ouest P.M.8.45 Malle venant do la Rivièro-du Loup.que de BELLES VERRERIES Nous tenons h fairo remarquer qu’en vue «les temps difliedes quo nous traversons, nous ven dons tous ces articles à REDUCTION.RENAUD & CIE., 24, Rue St.Paul, Québec.Québto, G décembre 1879.77fc Q1H A Q1 rinn DEPOSEES dans Ica «5LU A oltUUU stocks wall STREET, conduisent b la fortune tous les mois Livres envoyés gratuitement expliquant tous, | choso.Adresser BAXTER A CIE., Banquier^ .17, Ruo Wall, New-York.1 Québec, 5 mare 1879.—ten 710 AVIS.LES Directeurs et Directrices des Communautés Religieuses, les Commissaires d’Ecoles, les Instituteurs et Institutrices et Miircliamls «le In Campagne trouveront à la LIBRAIRIE J.S.GanvreaUj 18 Rue St.-Pierre et 29 Marche Finlay, BASSE VILLE, QUEBEC, Un assortiment général do livres classiques approuvés par le Conseil de l’Instruction Publique.Papier foolscap de tous les prix.44 à lettre 4 4 4 4 *• •• 44 *4 billet 44 •• 4* •• Enveloppes do toutes grandeurs et qualités.Plumes, encre, crayons de plomb.Ardoises de toutes les grandeurs.Livres do Prière en velours,cuir do Russsie et Ivoire, etc., etc.Chapclots de tous les prix.Ciergos de première qualité.Cartes h jouer.Papier doré, mi-fin, frappé et uni, etc., etc.AVIS A vis est par le présent donné que Rocb-Pamphile Vallée, étudiant en Droit, de In Cité «lo Québec, s’adressera à la prochaine session do la legislature fie la Province «le Qtiébe , pour obtenir un acte autorisant le Barreau «h» la Province «le Que ec, section «le Québec ou aucune autre, fie l'admettre à la pratique de la profession «l’avocat, après examen ordinaire.Québec, 22 janvier 1880.R.Pami-mii.k \ At.i.Ki:.Québec.23janvier 1880— Im.94G Pelleteries ! 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Liverpool, comme suit : CASPIAN.23 décembre.PRUSSIAN.G janvier AUSTRIAN.20 - Prix du passage mire Halifax et Saint-Jean (’idliine.$20 | Entrepont.$6.Lits payables d’avance.Chaque vaisseau possède un chirurgien e.\p* -, mente.Pour plus amples détails s'adresser à •' CIE.Ak’*u '.ALLANS.R -Québec, 19 décembre 1879 c SU Louis.Mo,, U« S.815 7.00 P.M.3.45 P.M.4.37 A.M.6.00 G.00 C.00 de St.Jean .7.15 P.M.Train accommodation et Malle.4.00 P.M.Train de Fret.4.52 A.M.Los trains allant à Halifax etSt.Jean, resteront à Moncton tous les DIMANCHES, tandis qu«* ceux venant de Halifax et St.Jean resteront h Cainpbellton.Le char Pulman laissant la Pointe Lévis le»* MARDIS, JEUDIS et SAMEDIS, voyage jusqu'il Halifax ; celui qui part l«*s LUNDIS, MEltCliK-DlS VENDREDIS va jusqu’à St.Jean.Les trains voyagent sur le temps «lu chemin de fer Intercolonial cjai est 15 minutes plus prompt que le temps de Québee.I).POTTING K H.Surintendant en chef.Bureau «in chemin de fer.Moncton, 14 novembre 1879.Québec, ' i novemb e 1879 833 P KL LETERIK3.^OIRIES ’ »•••••« •••••• dentales, jusqu’à New-York .«i’où les malles sont expédiées le 23 de chaque mois.GRANDE BRETAGNE.Ftr la voie canadienne chaque jeudi ici».*” •••••• Par les vapeurs «le la ligne Cunarri, voie de New-York, les lundis.6.00 6.00 6 0'- a—Sac des malles p.chars ouvert jusqu’à.^ Do «lo 6.45 A.M.?- -Sac supplémentaire, les vendredis àA45 À M.Les lettres enregistrées doivent être déposées à la Poste 15 minutes avant la clôtura do chaque malle.Les boites aux lettres sur la me seront visitées h.6.45 A.M., 10.00 A.M., 1.30 P.M., et 5.30 P.M.Le facteur délivrera les lettres à 8.30 A.M.10.30 A.M., «I 2.30 P.M.J.B.PRUNEAU, Maître de Poste.Québec, 15 déc.1879—30 oct.1878—c.610 CORYZINF, CONTRE LE RHUME DE CERVEAU (Coryza.) |E remède d’un arôme agréable est sous la i E soussigné désire attirer l’attention «les Mes |j sieurs «lu Clergé maintenant en retraite à Quebec, sur les livres .No.98 et 100, rue St.Paul Québec.28 Juillet 1876 927 ES soussignés donneront unonltontion spéciale j à la liquidation des successions et aussi à la ; prise d’inventaire sur des cess ons faites j ar l«*« ' faillis.A.St.L.A Cie., ont l’honneur d’attirer Fatten lion du public sur la nouve lo decouverte de la Peinture Elastique.Cett«; peinture est bien ; supérieure à aucune autre et coûte bien meilleur marché.Elle est d’un beau poli, et elle **st aussi à l’épreuve «lti f**u et «1«; F eau.elle remplit toutes les petites tissures du barch-au, «*t peut i être appliquée avec tin pinceau quelconque, par j qui que ce soit ; n’«*xige que tn>is heures de beau temps pour sécher, et donne au bardeau l'apparence «I»; l’ardoise.Nous pouvons haute ment la recommander pour la pierre et la br.quo ainsi «pie pour les toils, hungers, granges remises, clôtures, «-te., etc.L-s toits des i ûtisses de la citudeM.eont été peintures et plu-n urs autres bâtisses «lu gouvernement de la Puissance.En vous servant «le ceit«j peinture, vous faites une économie «le 25 pour cent, pur jour, sur la main-d’«eu\ro, vu qu’elle est délayée prête à être employée.Un s«.*ul gallon couvre 150 pieds.Défiez-vous de la contrefaçon.Les barils seront chargés extra, et l’argent s«îra remis à ceux «pii les rapt orteront.L’on pourra se procurer «les liste?«le prix et certificats «le cette peii.ure en s’adressant «à notre bureau.«MM.1.L.Martineau, No 43, ruo Raint-Pierro, Basse-Ville ; J.K.Martineau.No.43, rue S.iint-Joseph, Saint-Roch ; Joseph Alluin, ruo Saint-V,ilier, Saint-Sauvmr ; Robitnillo \ ichor, No.1, rue et faubourg Saint-Jean ; V.Bélanger, rue la Pubriquu, Québec.A.ST.LAURENT A CIE.Québec, 2 juin 1879—1 an 776 CONDITIONS —DU— Courrier du Canada Prix df PA iEDITION QUOTID'FVNF.CANADA—Un an ‘lO .M,.«lo .mois.Trois moi* .Sii « v .:t.< i» .i.V Etats-Unis h’Amkuidi h i Un an.Il.ut do do • ••••• • .Six moi?.Trois mois.:t.- W .IJ.* ANGLETERRE.«lo •lo • • • • • ••••••••• FRANCK «lo «lo Un an — Six mois.IO Trois mois.i\ I n an.50 ' «•« Six itm»;- .25 -!'• u m**ts 15 1 i TARIF DES ANNUWi hê David Oueilet, ARCHITECTE ET TOI S EU R No.85, RUE D’AIGUILLON.IMPOETANT * ?Architecture Religieuse* une N|ién clailté.Entrepreneur de toutes sortos «l’onvrages d’Architectures, lois que : AUTELS, CHAIRES, ORNEMENTATION, etc., à DES PRIX TRES-MODERES.Québor, 25 août 1879—-lan.c 837 QUAND vous visitez la cité «lo Now-York, épargnez vous les frais d’expresse pour transporter vos bagages eide voitures do louage, en vous arrêtant a la Gll«tNl> 1IXIOX HOTRIj, presque en face du Grand Central Dépôt.350 chumbrcs élégantes réduites à SI et au-dessus pur jour.Genre euiopéen.Eléva- ' leur RosLÛurant approvisionné d«« ce qu’il y a J do mioux.Voitures, omnibus et chemin de fer nérion, do l’hôtel à tous les dépôts.Québec, 20 mai 1879—lau.Tousignant A Pinault, AVOCATS, No.28, Rue Sle.Anne, Haute-Ville, Q UE B EC.Su it ont lo district do Montmagny.J.O.TOUSIGNANT.L.F.M.PINAULT 765 Québec, 17fêvrier 1879—i an.704 Les annonces sont insère*** .»»:x «:«.', i vantes, savoir : «Six lignes et au-d«is»oui.V* Pour etiaquo Insertions subséquente * Pour tes annonces d'une plus grand* elles seront insérées àraison «1«» 10o**ni-pour la première insertion.•*! • « insertions suL)s**«juent«is, RECLAMES 20 cents la Fg0.Tout co qui a rapport \ la redacLio.• n«lrossé à K.PAMPHILE VALU*;K.Rédacteur-cn-Cf Los annonces, les réclam«^s.les ah^nn* :»i*‘ doivent être a«lrossé à Léguer Br o lisse n Ei.EDIT EU R-P RO P RI ET A 1K A RUE BUADE, HAUTE-VrlLU- qs rri:c.IMPRIMÉ KT PUULIÉ PAR LEGER B ROUSSE Al Editeur-Propriétaire.N» 9, Ruo Bnade, H.V.^6^1671245
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