Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 4 février 1880, mercredi 4 février 1880
£4emc A mice No 201—Edition quotidienne-8eme atmee evrier bn latuu&a JOURNAL DES INTERETS CANADIENS •TE CROIS, J’ESPERE JLîT J'AIME.I,c canon rayé (I) l/liuinanitô veut jouir.[M.V.Consultant.—Disc, à rAsaemhl«*e nntuuiule, 1848].(Suite et /in.) Voilà donc que la loïc3 règne et ne veut plus de contrepoids dans les consciences.Le Vicaire de .Tesu.-Christ, le représentant de la miséricorde et de l’amour, redescend aux catacombes.La, surveille, méprise, il garde lidèlement la lumière que Ton a pu bannir, mais que rien ne peut éteindre.Il y a encore un Pape ; c’est un fantôme, réduit a une telle impuissance et si abandonné, que l’on peut croire qu’il n’est plus.A la place du Pape, pour pasteur de l’Humanité, il y a ce maître de la Force, ce représentant du prince des ténèbres qui est aussi le prince de ce monde, ce vicaire du diable.Le vieux rêve de Byzance et de l’empire allemand, le rêve de tous les schismes et de toutes les hérésies est en lin accompli comme il devait s’accomplir, par la coalition de toutes les incrédulités : l’empereur est pontife ; c’est le vrai pape.1 Un Pape à cheval : un collège de cardinaux à épée, grands surintendants de police : des évêques porteurs de sabres, grands commissaires de police ; un clergé porteur de bâtons, formant le corps ou plutôt l’armée de police ; armée dont on ne voit aujourd’hui que le linéammeut et l’ébauche dans le peuple ; une dévotion prompte,protonde, ardente : la terreur.Assurez-vous bien que le culte du Pape à cheval sera très-suivi ! Le Pape à cheval pourra se dire infaillible; il aura pour foudre, dans son Vatican, le canon rayé.Par cette bouche qui s’ouvrira partout, il publiera ses bulles et décrets, et aucun conseil n’aura l’envie d’y biller aucune clause contraire aux libertés nationales.Le Pape à cheval ne se contentera pas d’être respecté, il voudra être adoré.11 le sera autant qu'il le voudra, dans la forme qu'il voudra.Sa police vole sur les chemins de 1er, ses décrets volent sur le lil électrique.Le lil électrique ! Les hommes d’aujourd’hui sont fort entichés de cette machine.“ Le télégraphe électrique, disent-ils.porte nos pensées avec la rapidité de la foudre.” Vous voilà bien tiers d’avoir mis vos pensées dans le bulletin de la Bourse ! Un jour, le télégraphe électrique vous portera les pensées du maître, c’est-à-dire ses ordres ; et il rapportera vos protestations d’obéissance, qui seront vos seules pensées.On verra éclater des servilités inconnues, inouïes, encore invraisemblables maintenant ; et les hommes que ces bassesses paraîtront surprendre, dès le lendemain étonneront de leur avilissement ceux qui la veille les auront étonnés.Quel que soit le caprice du maître, quelque insulte qu’il se plaise de faire à l’espèce humaine, l'espèce humaine obéira par le télégraphe électrique ; et il y aura toujours une prime proposée au savant qui trouvera quelque chose de plus prompt.Ce maître sera fou.11 lui montera au cerveau des idées que n’ont pas eues Néron, Caligula Héliogabale : on obéira ! L’espèce humaine baisera l’éperon de sa botte et le fouet de ses ergousins : et tout hftmme se prosternera la lac 3 contre terre lorsqu’on prononcera seulement son nom.Lui, cependant, craindra les trahisons domestiques, et se nourrira en tremblant des mets deux fois essayés.On verra les savants, les orateurs, les poètes ! Quel zèle pour amuser le maître !quel génie pour le Hat ter et pour le servir ! quelle émulation pour entrer dans sa police, pour lui dénoncer les rebelles, pour les juger, pour les frapper, pour les déshonorer après le supplice ! lit s'il veut que l’on boive leur sang, on le boira ; et s’il veut que l’on mange leui chair, on la mangera.Mais il ne le voudra point, il sera philanthrope.11 n’emploiera que des répressions douces ; la science lui fournira les moyens de condamner un homme à la maladie, à l’inlirmité, à l’imbécilité : il en pourra condamner au plaisir, il en pourra condamner à la vertu : peu se verront accorder la mort.Ce sera un état très régulier, une civilisation très brillante.Les sciences, en continuel progrès, entasseront miracles sur miracles.La perfection de la police et de l’administration fera régner une égalité parfaite comme dans l’ancienne Turquie.Tout homme pourra toujours monter, toujours descendre ; nul n’aura d’ancc-tres ni de postérité, nul ne possédera rien qui ne soit au public.Force gens de lettres,force artistes, force histrions ; des mimes et des bouffons dans tous les carrefours, sur des théâtres magnifiques.Savants, artistes, gens de lettres, histrions, boutions et mimes s’efforceront d’inventer des jouissances et de mettre en appétit tous les sens, qui auront la liberté.La police prendra soin que l’on s’amuse, et ses freins ne devront jamais gêner la chair.L’administration dispensera le citoyen de tout souci.Elle fixera sa situation, son habitation, sa vocation, ses occupations.Elle l’habillera, et lui attribuera la quantité d’air qu’il doit respirer.Elle lui aura choisi sa mère, elle lui choisira son épouse temporaire ; elle élèvera ses enfants, elle le soignera dans ses maladies ; elle ensevelira et brûlera son corps e! déposera ses cendres dans un easier avec son nom et son numéro.Lorsqu’il voudra se rendre en promenade à rune ou l'autre des extrémités de la terre, rien ne lui sera plus facile.Il n'aura, comme pour faire toute autre chose, qu’a obtenir la permission de la police.Mais pourquoi changerait-il de lieux et de climats ?Il n'y aura plus de lieux différents ni de clillèrents chinais, ni aucune curiosité nulle part.L'homme trouvera partout la meme température modérée, les mêmes usages, les mêmes règles d'administration, et infailliblement la même police,prenant de lui les mêmes soins.Partout on parlera la même langue, les bayadère .danseront partout le mémo ballet.L’ancienne diversité serait un souvenir de l’ancienne liberté, un outrage à l égalité nouvelle, un outrage plus grand aux bureaux qui seraient soupçonnés de ne pas pouvoir établir partout l’uniformité.Leur fierté ne souffrira point cela.Tout sera fait à l’image du chef-lieu de l'empire et du monde.Il u’y aura plus de guerre, puisque le canon rayé aura percé et fait sauter toutes les frontières.Il n’y aura plus de révolutions : pourquoi et comment les révolutions ?Pourquoi les révolutions, puisque l’égalité sera générale et absolue, sous un souverain à qui ne viendra jamais le caprice d’imposer un frein aux fantaisies de la chair ?Puisque l’on sera nourri, chauffé, vêtu, amusé ?Puisqu’il n’y aura ni tien ni mien en quoi que ce soit ?Puisque tous tes gens de lettres, tons les artistes, tous les philosophes seront dans la dolice, se surveillant les uns les autres ?Comment des révolutions puisque l’Administration sera partout, possédant l’électricité pour être avertie, la vapeur pour accourir, les armes de précision pour frapper?Puisqu'il n'y aura plus de recoin ignoré dans le monde, tout entier enveloppé de sa cage de fils électriques, plus de rues tortueuses dans les villes, plus de cave au soupirail de laquelle ne veille un homme de police fidèle investi de pouvoirs illimités ?Alors, aucune voix ne sera autorisée à parler sur la terre, qui ne dise : Tout est bien ! Les vœux de l’humanité sont accomplie.L’Humanité boit, mange et s’amuse ; elle est affranchie de la superstition et de l’inégalité ; elle règne chez elle et sur elle-même ; elle possède tous les biens que les sages ont désirés : L’Humanité en Dieu ! Et il n’y aura pas une voix, qui entendant cette voix, n’ose pas répondre : Amen ! C’est une erreur de croire que l'humanité, sans la religion et sans la là-mille deviendrait une bête féroce ; bien administrée, elle deviendra simplement une bête lâche.Sans doute, au milieu de ces splendeurs, au milieu de ces perfections et de ces jouissances, quelques esprits sentiront qu'ils ont encore une chose à désirer : ils formeront encore un vœu, celui de mourir ! Ces insensés et ces téméraires seront rares, et leurs vœux appelleront en vain la mort.Ne mourra pas qui voudrait mourir : Et in diebus illis queer en t homines mortem et non invenienl cam ; et desiderabunt mori^et fugiet mors ab eis.Quoi donc ?Les savants d’Etat se laisseraient vaincre et ne sauraient pas empêcher les hommes de vivre et de mourir sans la permission de l’Etat ! Lorsque l’Administration voudra qu’un homme meure, il mourra ; lorsqu’elle aura décrété sa vie,il lui faudra vivre.Non, non,un pervers n’aura pas congé de se soustraire volontairement à ces joies, à ce beau spectacle, à cette police adorée, et de se faire tuer pour avoir le plaisir de désobéir au maître et d'enlever un administré à l’Administration.Il y en aura quelques-uns,peut-être quelques fanatiques intraitables, qui diront au Maître : “ Tu a renversé “ toutes les murailles, tous les empi-“ res et toutes les institutions ; tu as 44 été plus fort que les armées,que les “ nationalités, et que les races ; tu as “ vaincu le genre humain.Tu es la ‘ force,mais tu n’es que la force, et il ‘ y a quelque chose de plus fort que “ toi : c’est ma conscience ; tu ne la “ vaincras pas, elle ne t’adore pas.” On livrera ces misérables à la police correctionnelle, et les huées du public devanceront le juste arrêt qui les enverra faire les fiers dans un hospice de fous.Et la fin, dit-on ?Oui ! il y aura une fin.U sera prouvé au maître du monde seul et unique possesseur du canon rayé, qu'il n’est qu'un homme, et à l’Administration qu’elle n’est qu’une œuvre humaine.A la fin,une trompette sonnera dans l'air, et Satan,le parodiste, ayant accompli pour lui et à sa manière cette promesse,donnée à l’humanité,qu’elle ne formerait qu’un seul troupeau sous la houlette d’un seul pasteur, aura fait son dernier mensonge et joué sa dernière parodie.La septième trompette sonnera et Jésus-Christ possédera le monde,parce que Jésus-Christ est le Pasteur,et que c’est à Jésus-Christ que Dieu a donné le monde.“ Et le septième ange sonna de la “ trompette; et on entendit de grandes “ voix dans le ciel qui disaient : L’em-“ pire de ce- inonde a passé à Notre-“ Seigneur et à son Christ, et il rè-“ gnera dans les siècles des siècles.44 Amen ! 4* Et les vingt-quatre vieillards qui sont assis sur leurs trônes devant *4 Dieu adorèrent, disant : Seigneur, 44 Dieu tout-puissant, qui êtes et qui 4* étiez et qui deviez venir, nous vous 4* rendons grâces de ce que vous êtes 44 entré en possession de votre grande ** puissance et de votre règne.” Telle est sans doute la destinée du monde, quoi que fasse la Révolution, ou dans le siècle présent, ou dans les siècles futurs.Après s'être acquis le monde par son sang, le Fils de Dieu en prendra possession définitive par la force, usant à son tour de cette chose, qui, comme le reste, lui appartient.Mais la haute et vaste portion de l’humanité qui croit en Jésus-Christ, n'a-t-elle plus rien à faire que d’attendre, et faut-il désespérer de réaliser par l’amour une noble ébauche de ce règne futur que la force divine installera pour jamais sur les débris de la force humaine à jamais vaincue ?La Révolution, qui tout à la fois nie les droits du Dieu du calvaire sur l’humanité, et s’y substitue en parodiant sa doctrine et ses lois, est-elle venue à ce point de triomphe de ne pouvoir plus être arrêtée dans ses plans mortels ?Louis Veuillot.% -¦ ¦ ¦ - — ! .titres «r Angleterre Londres, 7 janvier.Le télégraphe vous a déjà fait connaître en substance les troubles de Canaroc ; en voici l'origine.Cent vingt des fermiers irlandais de M.Kinvan, à Crnaroe, ayant refusé de payer leurs fermages, leur propriétaire devait leur signifier par huissier l’ordre de comparaître devant le magistrat du canton pendant la session judiciaire courante.Mais les fermiers avaient pris entre eux l'engagement de ne recevoir ni l’huissier ni ses exploits, et ce qui fut dit fut fait.Au jour convenu pour la signification des exploits, les tenanciers de M.Kinvan ont fait garder leurs portes par une foule énorme qui a barré passage aux huissiers et les a empêchés, malgré l’intervention de la force armée, de remplir leurs fonctions.Sur 120 exploits, 4 seulements ont pu être remis à leurs destinataires ; de soite que M.Kinvan ne peut avoir recours contre ses 110 autres créanciers que pendant la prochaine session des tribunaux.Du reste, la situation général tend à s’améliorer et la crise aigue, sur laquelle comptaient certains libéraux, parait ajournée.L’initiative prise par la charité privée, qui s’efforce de venir en aide aux paysans allumés, ne manquera pas de calmer, pour quelques temps du moins, l'effervescence produite par les discours incendiaires de M.Parnell.On en lend bien parler de quelques actes de violence isolés, et la misère est toujours grande dans l’ouest de l’Irlande, mais les ramifications de l'ancien fenianis-me dans ce pays sont moins dangereuses que ne le faisaient supposer les articles des journaux nationalistes de Dublin.Les nouvelles d’Amérique sont, plus rassurantes.On voit que dans les cercles politiques américains l’irritation produite par l’attitude de l’Angleterre pendant la guer- 1v/i Vilv u Vol t* 2» » • m1m« n f que les sympathies du général Butler pour les révolutionnaires irlandais n'ont guère été qu’une manœuvre électorale.M.Parnell réussira peut-être à procurer aux tenanciers refusant de payer leurs fermages des secours pécuniaires, mais aucun parti ne songera un instant à épouser les animosités du groupe nationaliste irlandais.Au reste, un chef du parti irlandais en Amérique l’a nettement déclaré : pour qu'une insurrection en Irlande ne soit pas un acte de folie furieuse, il faut que toutes les forces de l’Angleterre soient engagées ailleurs.Cette éventualité est aujourd'hui passablement éloignée.Tout en affirmant platoniquement les doctrines d’intervention et de domination qui lui ont valu jadis tant d’applaudissements dans les meetings, le ministère ne semble pas disposé à mettre la convention anglo-ottomane sur la même ligne que le traité de Gan-damak.Grâce à cette modération forcée, son programme ne présente plus autant de points vulnérables, et si la campagne d’Afghanistan prend une tournure décidément favorable, les attaques dirigées par l’opposition contre la politique extérieure du cabinet auront un caractère rétrospectif qui nuira beaucoup à leur efficacité.La loi adoptée par le Parlement anglais en 1870 pour la poursuite des crimes et délits vient .de porter ses premiers fruits.On a créé en Angleterre une sorte de ministère public ; en d’autres termes, un avocat a été investi des fonctions nouvelles de “ directeur des poursuites publiques.” Il est probable que ce changement dans le système judiciaire, anglais i aura pour résultat de causer une véritable révolution dans la procédure criminelle du pays.La loi nouvelle n’est pour ainsi dire qu’une expérience, et elle constitue une innovation de nom plutôt que de fait dans le régime en vigueur.Toutefois, dans un pays où les usages nouveaux s’introduisent si difficilement, c’est déjà beaucoup que d’avoir introduit un titre oui habituera les oreilles anglaises à remploi légal et populaire du terme 44 ministère public.” ^ Car c’est ainsi que devrait véritablement être désigné un fonctionnaire chargé non-seulement 44 d’entreprendre et d'exercer des poursuites criminelles ", mais encore de “ donner avis et aide ’’ à la police et aux autres.Il est vrai que l’acte du Parlement restreint l’action du directeur “ aux cas importants et difficiles ” et à ceux où l’initiative privée a fait défaut ou échoué.Mais cette définition même laisse beaucoup de latitude au nouveau fonctionnaire ; tout dépendra de son énergie et de son jugement.Sous ce rapport on applaudit beaucoup au choix qu'a fait le gouvernement de M.Maule pour être le premier directeur des poursuites publiques.11 existe à Londres une confrérie de jeunes gens chrétiens attachée à la paroisse de l'Oratoire dans Brompton.Devant cet auditoire d'éliie.lord Bury, sous-secrétaire d'Etat au département de la guerre, récemment converti au catholicisme, a fait récemment une brillante conférence sur 4* la Cosmogonie mosaïque et la science moueluc.~~ im- posait l’orateur était de démontrer que la science, bien comprise et renfermée dans ses limites légitimes, était en parfait accord avec la Révélation.Ajoutons que le but a été complètement atteint.L’avant-dernière semaine, des élections ont eu lieu à Sheffield pour donner un successeur à M.Roebucks.Il était naturel de supposer qu'un radical serait remplacé par un radical dans une des places fortes du radicalisme anglais.C'est ce qui est arrivé.Mais tout le monde a été surpris des progrès que la cause conservatrice a laits dans cette turbulente cité.M.AYacldy, le libéral élu, ne l'a emporté que de quatre cents voix environ sur M.Stuart AYortley.Celui-ci a obtenu sept cents suffrages de plus que M.Mundella, le second candidat libéral élu aux élections de 1874, et cinq fois autant de voix qu’aucun tory n’en avait jamais recueilli à Sheffield.Si l'on prend en considération que.sur un collège de 40,000 électeurs, il y a eu près de 12,000 abstentions, on partage la confiance de M.Stuart AYortley, qui a déclaré qu'il était suide son triomphe aux dernières élections.Ce sont les électeurs irlandais, au nombre de 1,(300, qui ont fait pencher la balance en faveur de M.AVad-dy, moins intransigeant que M.Stuart AYortley sur le chapitre de l’autonomie.Aroici un fait qui donnera une idée de la manière dont la politique du gouvernement est appréciée par ses adversaires quand ceux-ci sont des hommes loyaux et de bonne foi.M.Joseph Coxven, l'un des membres les plus marquants du parti radical, parlant, vendredi dernier, dans un banquet donné à Newcastle au profit des commis voyageurs du Nord de l'Angleterre, s’est exprimé ainsi : “ Bien que le gouvernement actuel, comme ceux qui l'ont précédé,ait ses Feuilleton du COURRIER DU CANADA 4 FEVRIER 1880.—No.53 LES COUSINS DE NORMANDIE Deuxième Partie.LE DRAME.—Ah ! pardonnez-moi de vous in-errompre, monsieur le curé, j’ai quoi-[ue chose à vous dire : le sergent Mi-[uetot, qui a l’oreille fine, m’a dit de rous dire de ne point bouger demain ni plutôt ce matin de votre navire, ar il y aura un grand r.ahberda dans otre église et il s’y passera do vilai-ics choses.Ah ! et vous, maître, la >ctite Guillemette, que j’ai rencon-réo avec son chien—un malin encore, e chien-là, quoique pas autant que naître Feuillolay—bon elle m’a dit le vous dire d’être tranquille, parce [ue madame s’était sauvée, en rencon-rant une troupe conduite par Numa luplessis, et qu’elle allait se réfugier la Croix-du-Prôche, chez le père ’rudent AfTagard.—Mon Dieu, «’écria Anthyme d’une : voix déchirante, mon Dieu, que vous ! êtes rude ! Je la croyais sauvée.Elle 'est perdue ! Allons, mon brave Ma-thurin, il faut retourner à terre.Mais ce dernier coup avait été trop douloureux.Le vaillant gentilhomme, après tant de jours d’inquiétudes, après cette journée de fatigues physiques et morales et d’angoisses sans cesse renouvelées, sentit sa force l’abandonner.11 fit un pas en avant, comme s’il voulait se jeter à la mer pour aller au secours de Marie, et il tomba sans connaissance sur le tillac.Troisième Partie.LA CATASTROPHE.i UNE MATINÉE DE L’AN II.Le soleil venait do dissiper les dernières brumes du matin.Sur le bleu pâle de l’horizon oriental les nuées colorées d’ocre étincelant s’étendaient peu à peu, et, gagnant sur le voile d’un bleu pur et profond, qui couvrait l’occident, apportaient la vie et l’ardeur au milieu de la grave et charmante monotonie de l’azur.C’était là le symbole de cette sérénité mélangée de joie que le ciel semblait promettre à la terre en cette journée du 22 prairial.La fraîcheur pénétrante et embaumée do l’aurore, la plus douces des caresses que le Seigneur ait créées pour les nerfs de l’homme, répandait par toute la plaine normande la riante poésie des matinées printanières, que le souvenir de la pesanteur orageuse de la veille rendait pins expressive et plus touchante encore.Les gouttes de rosée faisaient resplendir leurs globules irrisées sur la tête du blé jaunissant et courbaient la pointe de l’avoine verte.Mille vagues rêveries couraient dans les sentiers herbus et allaient se perdre mystérieusement dans les taillis de chèvrefeuille et de sureau.Les chansons d’oiseau qui s'élancent du haut des grands ormes ; le chant de bravoure du coq qui hérisse ses plumes ; les appels de la vache mugissante ; le murmure ravissant, tout rempli de notes fraîches et joyeuses, de la ferme qui s’éveille, cela et tant d’autres scènes aimables, tant d’autres bruits charmants, tout semblait vouloir prêcher à l’homme la paix et la charité.Slais les méchants enfants de la pauvre France avaient repoussé la sérénité que le Seigneur leur envoyait des hauteurs des cicux.Quand la nature chantait si doucement la tendresse cr la bienveillance, sous ce ciel paisible, au milieu de ces plaines brillantes et parfumées, tout se préparait au crime et à la guerre.Dès l’aurore, do petits groupes d'hommes étaient sortis de la plupart des villes, bourgs, villages et bour- gades maritimes du district de Mon-1 tivilliers, silencieusement ou bruyamment selon qu’ils venaient du village ou de la ville.Ivres ou sombres, presque tous hâves et inquiets, ces voyageurs portaient sur leur visage ce quelque chose de fébrile qui était devenu le trait caractéristique de la physionomie française et qu’expliquaient l’état politique et moral de la société, la disette de l’an il et les signes avant-coureurs de la famine de l’an m.Beaucoup de citadins zélés et de notables républicains se cachaient sous la carmagnole graisseuse.Mais ia plupart do ces hommes portaient la plaude du paysan ou la veste de bure bleue du matelot, et étaient armés de fourches de faulx, de lléaux, de houlettes.Quelques femmes, à la voix enrouée, à la ligure fardée, s’étaient jointes, la tête coill’ée de la cornette et la taille ornée d’un sabre, aux groupes qui venaient du Havre et de Fécamp.Toutes les bandes convergeaient vers Saint-Landry, grossissant à mesure qu’elles approchaient du lieu de rendez-vous, saluant les nouveaux arrivants par des hourras frénétiques, si bien que l’enthousiasme croissant avec le nombre, et la gaieté avec les cris, les sombres se déridèrent, les inquiets se rassurèrent.Les hurle-i ments des ivrognes se perdirent dans les romances obscènes des citoyennes, 1 dans les chants patriotiques et dans les clameurs de l'ivresse civique.Les cultivateurs et les ouvriers moissonneurs rencontraient en se rendant à leurs travaux, ces troupes rapaces, cyniques et déjà furieuses.Les uns se sauvaient poursuivis par les clameurs ou les balles des pistolets.Les plus braves rentraient chez eux d'un pas apparemment tranquille, mais en so demandant avec désespoir à quoi bon labourer et semer des terres qui, demain peut-être, allaient être ravagées.Les plus poltrons, les plus passionnés et les plus curieux se joignaient à la bande dont ils étaient le jouet jusqu'à la venue d’une aut re distraction.Dans le bourg de Saint-Landry, tout paraissait calme encore, mais tout s’agitait sourdement.Les matelots habitant la bourgade et sans-culottes campés au hameau de Saint-Michel se surveillaient réciproquement.Dès l’aube, la maison de Jacques Fannonnel avait été remplie par les Cousins de Normandie du doyenné de Saint-Landry.Jacques, brave et pieux, confiant dans la bonté de sa cause, était rayonnant de joie et d’enthousiasme.Il avait longtemps rêvé un jour de bataille où il pourrait enfin venger tontes les injures prodiguées par les sans-culottes aux objet» de la vénération de la race maritime.Il n’était pas assez imprudent pour aller avec ses dix compagnons, attaquer les cent républicains qui te- naient la colline Saint-Michel.Il s’ôtait contenté de prendre toutes les précautions commandées par les lois de la confrérie, et il attendait patiemment du renfort.Il ignorait la plus grande partie de ce qui s'était passé la veille parmi les Cousins.Au retour de sou expédition maritime, apprenant la présence des ennemis dans la bourgade, il avait réuni ses compagnons.Il les avait expédiés auprès de ceux des capitaines qu'il connaissait personnellement.Deux avaient été envoyés à Fécamp, chez Mathurin ; un à Forberville, chez Miquetot ; un autre cl.i2z Dela-halle, aux Loges ; un cinquième, au baron d’Funeral, qu’on supposait rentré à Criquetot ; un sixième, au chevalier de La Haye.Des quatre derniers, deux étaient partis pour le château rfliné do la Forèt-des-Loges, où le maître Anthyme de Bosqueney se réfugiait habituellement.On troisième avait été envoyé à la recherche du petit Luc Feuillolay, et le quatrième.caché dans les joncs marins, surveillait les démarches des démocrates.Jacques Fannonnel était seul quand Louis d’Enneval, dégouttant d’eau, entra brusquement dans la maison.—C’est vous, monsieur le baron, s’écria Jacques.Vous paraissez rude-.illé ! ment moui (A suivre.) LE < m tutu:K DI CANADA faiblesses, ses vices et ses vertus, ses péchés de commission et ses péchés d’omission, néanmoins, quand la poussière soulevée par la lutte du jour se sera dissipée et que l’histoire jugera ses œuvres, le verdict quelque peu sévère quon a rendu contre lui sera, sinon cassé, du moins considérablement atténue.” Cette opinion d’un des hommes les plus remarquables de son parti ne sera pas du goût de M.Gladstone.A propos de cet homme d'Etat, il a voeu hier, a l’occasion du 70e anniversaire de sa naissance, une députation qui lui a oflet une cassette en argent.L’ex-premier ministre a donné à entendre que ce n'était pas assez : qu’il voulait un plat d'argent.avec les têtes de tous les ministres dessus.Reste à savoir si les électeurs du Royaume-Uni jugeront à p::opos d’oc t l oyer ce petit présent à l’aimable llé-rodiade de Howarden Castle.tiennent des aveux bons à consigner, autant que par l'intelligence, les! plus bas chiffre.Nous n'avons aucun Les trois quarts du revenu de la province se composent de la subvention fédérale et des intérêts sur des sujet d’alarme dans le Montana.Toutefois les Utes, pour échapper aux troupes américaines, pourraient 4 i .V» • ! :: w r*- N 4 - flndame Vtobif aille )KŒVIiA A SPKNGElt WOOD.SAMEDI t APKl-S-MIDI.DK 3 A G HKUHK8.11.O.SIIKPPA HD, Caj »i laine.A.I».C.Sj»*ncei* WooJ, ) i** 3 Février isSO./ Um-lioc, \ Février IS.sO.-ir SB ULE1IKC.1 IKVItlFtt !».$ I,«* !.auvhes d’ir- novuri des sauvages en abattit plusieurs.Les cavaliers démontés s’avançaient, levant les mains et demandant trêve aux sauvages ; mais ils étaient fusillés sans merci.maisons d cducalion, orgueil de votre lionne ville.Jeudi, 1 honorable M."Wood, tréso-! est constamment l’objet de lonirues rîer de notre province, a fait son ex-: i;-¦ ’ ¦ ° discussions entre les hommes les plus expérimentés.J’ai entendu .• , dire à un vieux traficant : “ Ces pletc.Le tiesoner d Ontario se borne: Sioux sont des chasseurs heureux- nnnnor rm bfnf /lot* vnnAUnr.dr.1 l i i .’ posé financier.Une courte analyse suffira pour en donner une idée com- ité chant a été bien rendu, la musique a fait les délices des connaisseurs et les élèves ont prouvé une fois de plus à la .satisfaction du public quelles ont des Res journaux de l’Ouest (E.-U.) i professeurs qui savent les faire progres-discutent la j>robabilité des guerres i ser- des maîtresses qui tieni eut en haute que le gouvernement américain pour-U-’onsi deration la renommée du couvent rait avoir bientôt à soutenir contre '*lomaii- diverses tribus sauvages.On lit dans Nous voudrions pouvoir entrer dans ' les détails, signaler parmi les élèves cel- les qui ont lopins charmé le publ:c.C’est une tâche impossible, car il faudrait st.-jean-iiai'Tiste.— Les commissaires | de Boston, ordonnateurs et adjoints de la société St.-Jean-Baptisle de Québec sont priés de se réunir aux salles d’encan de M.Octave terminés pour l’ouverture du parlement, par la reine.Cette ouverture aura lieu demain le 5 février.ouragan.—La plus violente tempête que nous ayons eue cet hiver s’est déchaînée hier midi sur Québec, augmentant d’intensité jusqu’à ce qu’elle atteignit son maximum do fureur, vers minuit.La neige tombée est amassée par bancs, suivant le caprice de l’ouragan.—L’honorable M.Cliapleau, accompagné des honorables MM.Flynn et Paquet de M.Derome, assistant ingénieur du département des travaux publics, de M.Lesage, assistant commissaire des travaux publics, et de M.F.-X.Cimon contracteur, a visité avant-hier les nouvelles bâtisses départementales, depuis la cave au grenier, si l’on peut s’exprimer ainsi.Les travaux intérieurs sont fort avancés, même l’on s’attend que quelques-uns des nouveaux bureaux pourront être occupés en mai.ECHO UK MONTRÉAL, 3.—On fait de grands préparatifs à l’IIôtel Windsor pour la réception demain de la princesse Louise, du marquis de Lome et de leur suite.havane.3 février.—Un nouveau tremblement, de terre a été ressenti le 1er du courant à Candelaria, dans le district île Vuclla Abjo.Il y a eu 30 secousses successives.—Le roi Léopold II, en personne, est traduit devant la justice de son pays.La Philharmonie, l’un des plus anciens cercles de Bruxelles, so voit, en ell'et, par suite de dépenses trop hardies et de dissensions qui se sont produites dans son sein, obligée de se dissoudre et de liqui der.Or, le roi, président d’honneur de la société et possédant un grand nombre de ses actions, est invité à comparaître devant le tribunal civil, le IG courant, pour entendre prononcer la dissolution.UN PONT UE QUELQUES HEURES.— La glu-ce, entre Québec et Lévis, s’est immobilisée hier soir, les vapeurs traversiers n’ayant pu traverser à partir de cinq heures, hier après-midi, à cause de la tempête.Cependant, ils ont réussi ce matin à couper le pont.Restait à briser la clef qui s’esl formée entre St.-Joseph de Lévis et le pont do File, c'est ccà quoi un des vapeurs travaillait ce midi, avec bien peu de succès.I N écrivain enragé.—Un habitant de Turin, en Italie, est possédé depuis quel ques mois de la monomanie d’envoyer par chaque paquebot des quantités de let très à des rés’denls de New-York.Il se bornait d’abord à en expédier une centaine à la fois, mais sa folie n’a fait que croître et embellir, et la dernière malle a apporté six cents de ses correspondances.Ajoutons qu’elles ne sont jamais affranchies, ce qui semblerait dénoter que le copieux correspondant est moins fou qu’il n’en a l'air.Les destinataires croient généralement que la lettre provient d’un ami ou correspondant d’alfaires qui a oublié de l'affranchir.Ils paient donc 10 cents au facteur, ouvrent la missive et [lisent avec indignation un fatras italien plus décousu que le paletot d’un tram/), commençant invariablement par “ Noble et très-illustre lecteur, ” et finissant par la signature L’empereur du monde, monarque de l’Univers.” Les milliers d’épiciers et autres négociants qui ont reçu de ces lettres ont regretté leur 10 cents et adressé des plaintes amères au directeur de la poste qui, après en avoir référé à Washington, a décidé que le inoy'n légal de prévenir de nouvelles déceptions est de clou ner pour instructions aux facteurs qui auront à l'avenir à distribuer des épl-tres du Turinois, de ne les remettre aux destinataires qu’après les avoir avertis de leur provenance et de leur contenu probable.London, e.-u.—Un riche propriétaire, sa femme, ses trois filles, un fils et deux servantes ont été massacrés dans leurs lits durant la nuit de samedi apparemment avec une hachette.Un nommé Swineherd a été arrêté sous soupçon.COMPOSITEUR COCHONNÉ.—Oil anilOllCC de Cincinnati que le prix de $1,000 offert par le college de musique de cette ville a la meilleure composition musicale^ayant pour auteur un Américain,a été décerné à une œuvre basée sur les scènes des u Légendes d’or ” de Longfellow.proclamé composition, in, mais on que l’heureux vainqueur du tournoi harmonique est M.Dudley Buck, /I D 1 tnclnn J LE VIN DE O F INI Ni: DE CAMPBELL PS- recommandé par les médecins qui ont remarqué ses bons efiels dans les symptômes d’:i fïiuM inn I ___i .les nommer tomes, leur donner à toutes le tribut d’une admiration quo les applau- dissements les jilus flatteurs n’ont pas manqué d’affirmer le soir même de là donner un état des recettes et dé- ; le bullle semble toujours aller à leur penses de! 18i J et du passif actuel, j rencontre.” Ce fait s’explique, néan- a 11 alt Sl”vre du bu,dget pour moins, par les considérations sui-1880.An cours de cet exposé,M.Wood vantes : lait certaines observations qui con- D’abord, sous le rapport physique le Helena Herald, publié au quartier-général du Montana : “ L’opinion générale des officiers est que, la saison prochaine, nous aurons une guerre violente avec les Utes.Il est à supposer que, pendant sa présente session, le Congrès prendra des mesures pour renforcer l’armée.Dans les Etats du Sud, on ne craint plus l’intervention des troupes à l’époque des élections.Mais chacun comprend que d’autres tribus deviendront menaçantes, du moment où la guerre avec les Utes sera com- .uii mencée.Les Sioux du nord sont tou-i'10111 de M.Léon Rousseau en*même jours menaçants, et il serait impru- lctnPs qu’elles étaient l'emblème des sondent de rappeler les troupes de cette l lim?nls «Heclueux témoignés au (ligne région.Somme toute, pour protéger I c“rM pa,r I?t|’0l,P?ai; confié à ses soins les points exposés et fournir unefl'ec-1 ^Sdanlsétaü le fruit d une idée, délica- , cen cas d attaque, il fau-j public a éclaté en applaudissements on-dra .1,000 hommes de plus, et c est le * thonsiastes lorsque ces (leurs des champs Lemieux, jeudi soir, à 8 h.Par ordre de Philippe G ingras, secrétaire.université-laval.—Monsieur l’abbé L.I i^nes d'affection libieuse (meianciiol'u) IN.Bégin na pas donné sa conférence, ; disparaître tous les désordres causer soir, à cause de la grande tempête.r.H?Par ^impuissance des organes diges-Llle est remise à demain soir, jeudi, à 8 llfs,.soulage les maux d’estomac les plus heures, et aura lieu dans la salle obstinés et hâte la convalescence ou Cours littéraires de l’Université.Le pu- UV011*4111 nipidement les forces perd 1)1 ic est admis.Comme stimulant énerci ra • perdues., ., - bique c’est un tonique supérieur a tous autres.Deman- —Son Honneur le heut-gouverneur dez et assurez-vous de vous procurer le est de retour do Uonaventuro.Madame vin do Quinine de Campbell, le premier Robitaille tiendra une réception à Spen- elle seul efficace de tous es vms de ce-Wood, samedi après-midi.Quinine.' a que intitulée l.a cuisinière bourgeoise a remporté le succès le plus complet.L’auditoire avec Ir * * * ** * * Floi.La confection d Heurs reprôsentaien le l’BEMiEii bal.—Il y aura ce soir deux cent trente trois ans que le premier ha! a eu lieu à Québec.C’est, le Journal des Jésuites qui en cite le fait, et l’annaliste ajoute : “ Dieu ?ouille que cette soirée ne tire pas à con- En vente par Gingras Langlois, î-piciei s, Quebec, et par tous les pharmaciens et les marchands en général.senuences.i.CH lion* Ilôtcly Cette soirée dansante du 4 février 1GG7 à Québec, était le premier bal canadien! Combien de soirées dansantes lui ont Un hôte rempli de confort pour les voyageurs est do la plus grande impor tance pour les personnes qui ont à vova tempête.—On télégraphie de MountI," TF , t Àa ,oto1 Washington ù Boston, l’avant-dernièreI v^v blepot, dans la cité de son.Le Grand Union Hotel, on face du Brand Central Dépôt, dans la cité dt .New-York, est un lieu de retrait 1rs “La plus forte tempête de l’hiver I P°Pu*a‘ro> P.a,'c9 tI,,° 1® sorvico y est oui ù vit ici cette nuit.La vélocité du vent d Iires.sf‘,! atl^a|sanl.Les prix sont rai • — - 1 sonnablcs et le ménago est au complet : essayez le.Les familles peuvent séiour-ouvEirruHK nu pahlkment anglais.— ner avoc plus do confort et moins d’ar Londres, J février.—Los préparatifs sont Igent au Grand Union Hotel que dans mut si LE COU* RI ER DU CANADA tout autre hôtel (le première classe de la ville.Ayez soin de vous assurer que les mots Grand Union Hotel se trouvent sur Cense i-fine où vous entrez.M^res ! Mère* ! ! Mèrei* ! ! ! litcs-vous troublées la nuit et inter rompues dans volro sommeil par un enfant malade, soutirant et criant du mal torturant que cause le percement des dents ?S’il en est ainsi, procurez-vous de suite une bouteille du sirop calmant de Madamo Winslow.Il soulagera immédiatement le pauvre petit souffrant retenez bien ceci : il n’y a aucune supercherie à ce sujet.Il n’existe pas une mère sur la terre qui, s’ôtant servie de ce sirop, ne soit pas prête à dire qu’il règle les intestins, donne du repos à la mère et du soulagement et de la santé à l’enfant—il agit comme un charme.On peut s’en servir sans danger dans tous les cas, et il est fort agréable au goût ; cette prescription provient de l’une des plus anciennes et des meilleures femmes médecins et garde-malades des Etats-Unis.Les directions complètes pour s’en servir accompagnent chaque bouteille.Ce sirop n’est pas eflicace si le l'ac-simile de Curtis & Perkins ne se trouve pas sur l’enveloppe extérieure, lin vente par tous les marchands de remèdes, 2f> cts la bouteille.Défiez-vous dos imitations.Mai l’aimclc «Io»h*h tique tie Krowii Est la destructive des maladies la plus effective dans le monde.Elle ravivera le plus sûrement le sang, qu’elle soit appliquée d’une manière interne ou externe, et par là apaisera la douleur d’une manière plus certaine que tout autre calmant, (pie cette douleur soit chronique ou aigiie.La force do ce remède est garantie double de celle de toute autre préparation semblable.La Panacée guérit les douleurs du coté, du dos ou des intestins, les maux de gor ge, le Rhumatisme le mal de Dents, et T OUT US I.ES DOULEURS.C’EST LE O R AND calmant de la douleur.lt La panacée do-mustloUE de rrown ” devrait se trouver dans toutes les familles.Une cuillerée de la Panacée dans un verre d'eau chaude (sucré si on le préfère), prise au moment de se coucher, fera disparaître b» rhume.25 cts la bouteille.Provisions, Etc., Etc.Québec.4 février 1880.Ibuirro frais par livre.$0.23 a 0.25 14 salé 44 44 .0.17 a 0.18 Patates par ininol.0.25 a 0 40 Oignons par baril.2.Ü0 a 2.50 bill's par (1 ouz.0.25 a 0.28 Sucre d’érable par lr.ve.0.09 a 0.10 Fromage, par livre.0.13J a 0.14 Bœufs, Moutons, Etf.Etc., Québec, 4 février 1880 Mosul* 1ère finalité, par 100 llvres.$9.00 a 10.00 44 2(5iuu 44 44 8.00 a 8.00 44 3èmo 44 44 C.00 a 0.00 Bœuf par livre.0 05 « 0.12£ Moijlon par livre.9 * o* er * #-» to c.Ci » a e* 3 Sî ai © • ••••••• • • • « 0.07 a 0 11 Volailles.Québec, 4 février 1880.Dindes par couple.$1.20 a 3.00 Volailles Oies 44 Perdrix “ (Innards 44 Pipeons la douzaine.• 4 .4 < « .4 .»»••»•»»»••• .0.40 a 0.80 a 0.50 a 0.50 a 2.00 a 0.70 1.20 0.00 0.80 2.00 eO to c.3 O» -I ! - n » ft ft % ü» ta H ¦ fa< ft 2 cc P P O P s P Fruits, Etc.Québec, 4 février 1880.Oranges par caisse.§0.00 a 0.00 Citrons 44 44 0.00 a 0 .>0 Pommes par baril.3.50 a 4 00 Figues en boite do 2 livres.0 i0 a 0 10 Baisin de Malaga par baril.G.00 « 0 OU Poires du C diforniu par boite.0.00 a 0.00 Mariage Le 3 du courant, à L’église de Descliainbault, comté de Port neuf, Alfred Péquel écr., erpitaine de la milice volontaire, et agent «le la station Laclievrotière du chemin «Je fer (J.M.O.et O.conduisait à l’autel Mademoiselle Marie Célanire Marcotte soon- «le dis.Marcotte, écr., Notaire.La bénédiction nuptiale a été donnée par le Hévd.M.Bélanger, curé de Descbtmbatilî.Nos meilleurs souhaits à l'heureux couple.gp « COTTAGE A VENDRE OU A LOUER.(W)TTAGE en brique première J classe sui’ le chemin de la Petite Rivière, à vendre ou à louer.S adresser A ,1.AUGER, 105, Hue St.-Pierre.Québec, 4 février 1880—Gf.057 llien des maladie* Qui,surtout chez les enfants, sont attribuées à d’autres causes, sont occasionnées parles vers.Le Confit au Verfimuge de Brown, ou les Pastilles pour les vers, tout en étant d’une grande eflieacité pour les vers, ne peuvent altérer la constitution de feu faut le plus délicat.Celte combinaison inestimable a été employée avec le plus grand succès par les médecins et reconnuecommeabsolnn “’U sure pour la destruction des vers, qui foui tant de ravage chez les enfants.Vingt-cinq cents la boite.Québec, 24 janvier 1880.— 1 an._ 945.DEPUIS la barrière Sto.-Foye à la Haute-Ville : Un paquet de papier brun, avec le nom du Dr.Mil«*s dessus.Quèhiw, 4 février 1880.958 A louer.g 6 ta fcq S ^ © S'* to feq *0 O O w > O H « H O C CD o c hd H H CD > « ft ft ft H ft ft O ft g ft N* *4 BUREAU PRINCIPAL, 82, Rue Garneau, QUEBEC OU CHEZ I>ltOUl\.Lll.rulro, RUE ST.JOSEPH, ST.H ne H.r IL Y A 20,000 SACHETS FALSIFIÉS, QUI PORTENT L E NOM DE “ HOLMAN, ” d'une composition fort dangereuse.Personne ne pourra obtenir du soulagement s’il ne s’adresse aux places mentionnées dans cette annonce PLUSIEURS MAISONS dans «lilfé-ivuts quartiers de la ville.S’adresser à LOUIS LESSARD, Sec.-T rés.Société «le Gonslrvc’.'on Permanente de Québec.Québec, 20 janvier 1880.948 UNE CEINTURE TOUR PLUSIEURS CAS.$10.00.SACHET REGULIER.$ 2.50.“• SPECIAL.$ 3.50.BUREAU : Pour les Provinces Maritimes, 110, rue Hollis, Halifax, N.E.-0()0- • Rue la Fabrique, Québec, 15 janvier 1880.Compagnie de Sachets Jlolman, Messieurs,—.le jouis d’une meilleure santé aujourd’hui que depuis bien des années et je crois qu’il « st «le mon devoir «le faire connaître que c’*»st dû entièrement à l’usage de vos sachets.«le souffrais d'une inflammation, de la dyspepsie, etc., etc,, tellement que j'avais perdu tout espoir de guérison, «le recommande avec pluisir vos sachets à toutes les personnes qui.comme moi, souffrent dt ces maladies.Votre très-obéissant, A.A.JACKSQM.A vendre.Annonces Nouvelles, Cottage à vendre ou à louer.—A.J.Auger.Perdu.Soumissions.—Win.Smith.A la librairie de Saint-Roch.— L.Drouin A Frère.Chemin de fer Q.M.O.A O.—.1.T.Prince.A louer.Commercial House.—Behan Bros.Louis (icuesl, artiste, peintre-décorateur.Au Bon Mardi»*.—N.Garneau.Pour 1rs Polos ! ! i Coin des Hues St.-Jean et Collins, HAUTE-VILLE, Les diets suivants, qui sont très couve nabies pour des CADEAUX DE NOEL ET DU JOUR DE L’AN, sont de première qualité ; et la lisle des prix vous convaincra de leur bon marché exlraor d inaire.G MAISONS situées dans les quartiers St .-Jean et Montcalm.S’adresser à LOUIS LESSARD, Sec.-Trés.iciété «le Construction Permanente de Québec.Québec, 2G janvier 1880.949 A louer.UN BAS DE MAISON A LOUER.S’adresser au coin «les rues Dorchester «*t Notre-Damo-des-Anges, No.3G.Québec, 31 janvier 1880.954 ç>Tî.v- - INDIENNES de toutes sortes ETO FFES A IU) Il ES.11 IM L ).s.•.•••«n rue» St.-Jcun ut €4>1Umk, HAUTE-VILLE, En bas de la Rue la Fabrique.MF.GABNEAU.IGiiv7 llullctin Commercial Soumissions.DES SOUMISSIONS seront reçues par ce département a Ottawa, jusqu’au 28 FEVRIER prochain, pour la construction de nouveaux engins et bouilloires pour le vapeur de la Puissance * Napoléon III.» Les entrepreneurs pourront voir les devis et se procu er îles formules de Soumissions à ce Département, à Montréal, à Québec, à Halifax et à St.-,lcan, et aux bureaux des percepteurs des douanes, à Piclou et à Yarmouth.Les soumissions doivent être adressées nu soussigné et marquées à Pernios ?Soumissions pour engins, Napoléon III.» Le Département no s’oblige pas à accepter la plus liasse ni aucune des soumissions.WM.SMITH, Député-Ministre de *a Marine.Département de la Marine, \ Ottawa, 29 janvier IS80./ Québec, 3 février 1S80.955 AVIS.LES Directeurs et Dire lés Religieuses, lesUt MA R CUES DE Q UE BEC.’ Farine et Grains.Québec, 4 février I8S0.Farine*—Sup.extra, baril, 196.$0.75 a 9.00 Extra.G.50 a G.60 Forte pour boulanger.0.80 a 7.20 Extra du printemps.6.40 a 6.50 Supcrllne No.2.6.00 a 6.10 Fine •«•*•••«.«••»•»»•»••••••• .«•:- u«*«>, «ajnt publiées dans le *• Scientific American." Prix d’abonnement $2.20 |>nr année, $1.00 jiuiir s«x mois, y ccaiq ris les IVais •!«* poste.Escompte accorde aux Agents.Dix cents l’exem-pliiie.En vent»* ch / tous les mart hands de journaux.Le prix «te l’abonnement doit être transmis au uioven d’un mandat sur la poste à l'adresse «le Ml'XN A CIE.lM.t- urs 37, Park Bow.New -York.En rapport avec le •• Scien- •••••• • • • • • 6.00 6.00 l 45 6.00 l i.» 6.00 BREVETS.tific American ” Mess curs M un n A Ce., sont solliciteurs pour brevets d'in vention pour l«*s Etats-Unis et l’élrangt'r ; ils on 35 années «lVxp**i iene»* dans ce genre d’alfoir*s • t ils ont maintenant le plus grand «*tal«!i?se-mont dans le mon de Les brevets sont obtenus aux meilleurs termes.Un • note spéciale est insérée dans le SCIENTIFIC; AMERICAN «b* toutes inventions brevetées par le concours «le cotte agence, le lieu «le la d»*nn*mv et le nom «lu porteur du bije\« t e>t aussi «lonné.Par su.te «b* l'immense circulation ainsi «Lnn**e.l’attention publique est attire»* *ur les mérites du nouveau brevet, et les vent»- ou ta connaissance sont souvent facilité*^.Tout».* personn»* qui a fait nue nouvelle découvert»?ou invention peut s’assurer sans frais, si elle j **ut obtenir un 1» ev»*t, en écrivant à Mu un A Co.Nous envoyons aus-i /fruits notre manu»*l sur !«•> I«>i«.1*-^ br«*\.*ts, inan|iies «!o procurer des bn*.v» t> avec des avi.sur l«* meilleur moyen à pr»*n«lre j»our obtenir des avances sur inventions.Ad »'sse pour sous riiv au journal ou cum-ernanl !»•> brevets.ML* N N A Co., 31, Park Row, New York.Bureau Miccursul, coin des rues F.A Te, Washington, D C Québec,Il »lécenibr«* 1871».911 WOUV£Lld:8 M ARCHANDISES d’Automm* et (l’Hiver $25 to $50 PER DAY CAN ACTUALLY BE MADE WITH THE CHEZ Jos.Hamel Æ K feres OUVELLES ETOFFES à Robes VTOUVELLES SERGES pouv Cos-INI tumes.N ouvelles garnitures F ranges.N OUVELLES FLEURS ct Plumes V LOURES M ERINOS, WELL AUGER! f)1!A1' S MATELASSÉS.SE ROES, 1) DRAPS DE CASTOR do Moscou, Patrons de veste, N OUVEAUX TRICOTS dr Laine.3.15 3.15 j 6.00 jour.•••••• , • • •• ¦••••« ‘2.30 5.60 Faubourg St.-Jean, truis fois par jour.^.30 2.30 5.00 3.30 4 00 in :iu s no 8 00 2.30 1MM» .Bergerville et Cap Rouge .L00 ôit.Foye Rive Slid (Ouest,» Saint-Nicolas, jusqu’à Bécan- , _ cour, tous les jours.8.4 » .Rive Nord, (Ouest,) An-ci e n n e-Loreite jusqu’aux Trois-Rivières, et Berthier par le chemin de Fer du Nord ^ tous les jours.L3 J .Rive Nord,'(Est),par terre, Bcauporl jusqu’à la Malbaie, et les comtés de Charlevoix, Chicoutimi et Saguenay.9.30 .Ile d’Orléans, les lundis mercredis et vendredis.Î0.30 Bourg Louis, Saint- Raymond, Pont-Rouge, tous les jours à.1-30 Sainte-Catherine, les mardis, jeudis et samedis.10.00 .Valoartier et Stoneham, mercredis et samedis.10.00 .Laval et Lac Beauport, les mercredis et samedis.10.00 .Charlesbourg, Lorette, Saint-Ambroise, tous les jours.ETATS-UNIS.8.00 .Boston et New-York, etc., tous les jours.INDES OCCIDENTALES.Lettres, etc., payées d’avance, voie de New-York, sont expédiées tous les jours à New-York, d’où les malles sont expédiées.Pour la Havane et les Indes Occidentales, voie de la Havane à New- York, tous les jours.d’où les malles sont expédiées chaque jeudi.Pour Saint-Thomas, les Indes Occidentales, jusqu’à New-York .d’où les malles sont expédiées le *23 de chaque mois.GRANDE BRETAGNE.Par la voie canadienne chaque jeudi (c).6.00 Ptr les vapeurs de la ligne Cunard, ?oie de New-York, les lundis.6 00 Chemin de Fer INTERCOLONIAL.Arrangements d’Hiver 1879-80 LE et après MERCREDI.17 NOVEMBRE et jusqu'il nouvel avis les Trains de ce chemin partiront do la Station «le la Pointe Lévis «*» y arriveront comme suit.n- Temps r>u chemin Temps de DK FER Expresse pour Halifax et St.Jean.8.15 A.M.Train accommodation et Malle.9.15 A.M.Train do fret.7.30 P.M.Québec.8.00 A.M.G A NTS.E CHAUDES et CIIALES, P LAN ELLES, (toutes les variétés) 01 LES, (de toutes les variétés.) f^OTONS, (de toutes les variétés.) (^OUVERTURES DE LAINE.(JOU V REPIEDS.^I^APIS, de toutes les variétés.) r OILE CIRÉE pour parquets c i i riUWJ • CvG i LIGNE ALLAN.Xous contrat avec le gouvernement du Canada pour le transport des Malles AANADIENNKS KT DUS ETATS-UNIS.JJlO-Gruugemenl d’HIVKR /TBTTK LIGNE se compose «les puissants sleazy mers en fer do première classe suivants, bâties sur le Clyde, à double engin.Î'J[IA.S400 en coustmctioii.nnrA*luâii./A lndton,R A H .?i00 H N H KAnuâTiàhF.4'0Ü C(ll,L IL tituiwn çrüv/flità vÎav.:iü()0 CilP* A ^ ^.3000 ('apt - Hun lay v/)i;jr/«v.30°0 Capt J.U urine.Peruvian'.oSf,ü CaPl-J- '"-uiunn HIHKnJlïii.CaPl‘ NHVa vnn'vTà"u.n')00 LL Arc/tr,«, Pour chaque insertions subséquente IV* Pour les annonces d’une plus grand»* n.elles seront insérées araison «le lOceuu, pour la première insertion, et «fit 5 .insertions subséquentes, RECLAMER :—20 cents l»i ligne Tout ce qui a rapport à lu reduoiit.« • adressé k R.PA M PHIL K VA LL K K.Rédacteur-en- (JR Los annonces, les réclames, les ab«)iin«*m».ii., doivent être adressé à Léger Hroussenti, KDITEU R-P ROPRIETA IB E.RUE BUADE, HAUTE-VI LL K qiJEBEC.IMPRIMÉ RT PUBLIÉ PAR LEGER BROUSSEAU Editeur-Propriétaire.N© 9, Rue Baade, H.V., Quéhe
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