Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 24 mars 1880, mercredi 24 mars 1880
» >T 94eme Annee W * flWfflDlS No J448—Edition quotidienne-8eme année ' * -V .ifr ; ^ ; * ' m £ 7 ' iST p jfJÏ» vWV'.N», — Mercredi 24 Mars 1880 •.W §auak JOURNAL DES INTExsL IS CANADIENS i JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.naux qui n’ont qu’un petit format la publient à deux ou trois reprises : partout rayonnent ces pages de la sainte doctrine catholique sur le mariage, qui est la base de la société domestique et de la société civile.Les prussophilcs approuvent l'encyclique, mais en disant qu’elle est dirigée contre la république française, ce qui est vrai puisque le divorce a la laveur dos républicains, qui le prêchent ouvertement ; mais l’encyclique s’adresse encore plus a l’Allemagne, où dans les grandes •ni(Mix d’Hippolyte à la voix de leur villes les mariages civils, qui trai-inaître Si la gnerro pouvait ne pas lient à lour suite le divorce, sont sortir de ces armemours ruineux, ce plus nombreux que les mariages oui parait être une impossibilité, la bénis par le prêtre, lu.nais la voix vie des souverains, si précieuse pour \ icaire do .Tésus-Chnsf ne s est fait la tranquillité des Etats, serait tou- j entendre eu temps u la fois si cn-iours exposée aux coups des assassins,, tique et si opportun.Le peuple, qui s’est fort peu apitoyé, M.de Bismark, c’est connu, vou- ¦ " 1 1 1 1 1 drait pouvoir gouverner sans Farlc- AI.T.KMAONK 24 février.liien n’est plus intéressant que d’étudier l’état présent des esprits en Allemagne.L’incertitude de 1 avenir produit un malaise que les feuilles olliciouses ne parviennent pas a dissiper, en commentant et recommentant le discours du trône, dont ils font sortir l’èrc la plus pacifique qui aura jamais fait le bonheur des nations 0» est aussi sourd a ces assurances de paix que les coursiers fon-•riieiix d’Hippolyte à la voix de leur ; Lorraine.La rapidité avec laquelle il a envahi la gauche elle-même,con-on a réuni la somme de250,000 fr.j quis M.Jules Simon, devenu, lui pour cette fondation prouve com- : aussi,/4 un jésuite en robe courte^” bien l’Jüglisc catholique a de fidè-1 et le.voici qui, debout sur les rûines les dévoués dans cette ville dont.de lefrociété moderne, “ prépare la on espérait faire un boulevard de j rest* tion d’une monarchie absolue l’hérésie et des doctrines protestais ! où"1* règne et où le confesseur tes.J.B.Igoa;ü (ri* ,î j ÏVL etan a parlé ainsi deux heures ; • ••loge, entremêlant les chapitre- i *son histoire tintameresquo de * .mes insensées et d’abominables ages.r”êtait sn tache, il s’en ac- iiuxci: Paris, 27 février.ou sur Imaginez un vieux clergyman pro ., .A ., testant qui, tout ù coup, aurait perdu i ql?-l’wl L bon uroit, puisque la sa fortune et sa cure, et qui, de déses- j tribune, comme le papier, doit tout poir, aurait laisser croître en brous- • f°.u nr ,,.I?lals a.vr.aimen^ saille une longue barbe poivre et sel, : fri.8.c 9U/l.no-us a su^lr»c esf ce" et vous aurez devant les veux la- , l atitude de la gauche couvrant sombre silhouette de M.Pelletait 806 bravos ]a haineuse féconde dn j montant à la tribune sénatoriale déclamateur.Les calomnies et les m-pour y débiter un pamphlet contre les Jl}res Felletan ont été applau- jésuites.Jamais on ne vit plus trisle ( u>s a\ec ra8*e Par *a moitié d une j figure, jamais on n’entendit voix plus assen|blée française: nous en «om- lugubre.Ce n'est pas un discours mes a* ! La droite s’est, à plusieurs reprises, fAchée sérieusement ; peut-être était-ce faire beaucoup d’honneur au pam- • phlet d’un sectaire ; mais le moyen arfois cet d’entendre, de sang-froid, comparer, dominé, du haut d’une tribune française, des mono- prêtres admirables, qui ont prodigué ____es.La leur sang pour la France sur tous les la conserva- ou le Reichstag fasse la besogne pour ! ]iaim.de M.Pelletan s’est accrue de champs de bataille, à - une armée i u i mo.jue deux ans, car ces sessions annuelles la mort du vieux maniaque d’Arcueil- d’occupation étrangère ” ?Comment aréchal ^de^ Molke Pa formelle- : dans lesquelles ou se mêle de cri- j rachan : n’est-ce pas les jésuites qui ne pas céder à un légitin t déclaré ; mais ne serait-il pas tiquer ses actes lui déplaisent sous r0iu fait mourir ___ Jo dernier attentat du Palais d’Hiver, dit, en parlant du czar et des autres souverains : “ Siel haben vie gesindigt—Ils ont beaucoup pé- cjx^._ost convaincu qu’ils por-j déchargé de toute responsabilité.u De (eut dans ces attentats la peine de quoi vous plaignez-vous ?peut-il ment et ne sen servir que pour voter les grosses gommes du budget, car au moyen de ce vote, il est que prononce cet orateur fatal, c’est une oraison funèbre que, l’air farouche, il semble réciter sur son cercueil.magne ont pour cause lion de 1’Alsace-Lorraine, le m ment naïve ; mais il se trompe ici avec la même bonne foi que l’année dernière, pour l’enseignement supérieur, et ce n’est pas d’un seul coup que l’on parvient à perdre les plus fâcheuses illusions.Il suffit, pour en guérir, de ne pas vouloir les garder quand même.M.de Voisins-Lavernière est trop intelligent pour s’obstiner dans l’erreur.La séance s’ost terminée par une pasquinade de M.Ronjat, sénateur républicain de l’Isère, et, par la grace de M.Le Royer, avocat général à la cour, de-cassation.Une devrait pas être permis un gouvernement de se faire défendre par ses fonctionnaires ; leur conscience n’est pas libre puisqu’il leur faut ne pas déplaire à ceux qui les ont mis en place, et, à cette tache ingrate, ils perdent à la fois leur français et leurs pandectes.M.Ronjat, bel esprit de petite ville radicale, a voulu jouer du paradoxe : il l’a fait avec la légèreté gracieuse d’un ours marchant sur des plates-bandes.Le protégé de M.Le Royer ne s’est-il pas mis en tête de prouver que le projet Ferry est une loi de liberté, et celle de 1S75 un empiètement du monopole clérical ?Nous avons le regret de ne pouvoir discuter les fantaisies juridiques de M.Ronjat : le carnaval est terminé.Georges Hui leak il me mouve* u-ukucwo»i> _____ 4 _ quatre-vingt-dix ment d’indignation quand le même nîusViüQide'de ^endrc ces deux pro- ce“rnpport souverainement.Donc il j ans sonnés ?M.Pelletan voit partout sectaire ose accuser leur morale et vinces à la France que de ruiner a proposé le vote biennal du budget, ; « l’influence occulte des Jils de Loyo- ks traite de fabricants de miracles ?l’empire en armements et de le tenir dans la pensée de ne convoquer plus a Il la voit dans l’ancien et le non- Ayant reçu les félicitations bruyan-sous la menace continuelle d'une [q Parlement que tous les deux ans.J veau monde, sur les marches des trô- tes de ses amis, M.Pelletan a cédé la car une ble Il est il y a là de quoi populariser dans du chancelier.Le parti conserva- le banquise de Samur qui sur la un acte de courage et un acte d’hon-* certaine mesure la plus détesta- leur aurait pris enfin position pour j prière des jésuites, s’est mise à fondre nête homme.Lorsqu’il fut nomme à la des causes, celle du socialisme.convocation annuelle, tout en comme fondrait, au feu, un régiment commission sénatoriale, il se présenta Lst certain que la politique a accordant le vote biennal: le centre de républicains, i sensiblement dans l’opinion, et les autres partis qui le suivront E,i proie à so dans son bureau comme adversaire perdu sensiblement dans l’opinion, cl ics mures parus qui ie auivium uni proie a son idée lixe, l’orateur de l’article 7, mais aussi comme ac- qu’elle se porte mal, comme son au- représentent une forte majorité.devient incapable de tout raisonne- ceptant le reste de la loi et des mo- teur, comme M.de Bismark, cavil Un récent incident prouve coin- ment.11 a demandé la parole sur la sures qui détruisent en fait la liberté discute de renseignement supérieur ; une fois pas assisté hier au gatives.Des poursuites viennent j rien.Que pense-t-il delà c( .' " ’ ' des grades, de lastippmsion du ju- et les travaux de la commission ; ry mixte, de la situation précaire bientôt il sentit s’évanouir en lui cer-laitc a la liberté de l’enseignement ?laines idées préconçues que malgré 11 ne pense pas.Four lui, le projet son libéralisme, ou peut-être à cause ! n'a qu'un article, le septième, et, dans de lui, il gardait contre la liberté ; ’ cet article, qui frappe toutes les cou- les dispositions si concluantes des : grégations non reconnues, il ne voit délégués envoyés par les universités que l’ostracisme des jésuites : les au- catholiques portèrent à ses préven-très ne comptent pas.A chaque phra-: t ions le dernier coup.j se, il répète, sans se lasser, son censeo , Il comprit que la liberté de l’ensei- { del en dos /esnitas.La rangaine est gueulent chrétien n’offrait aucun des \ monotone, mais elle Hutte agréable-1 inconvénients que, jusqu’alors, il ment l’oreille de M.Jules Ferry.croyait y voir, et, honnêtement, loya-II nous parait inutile de relever lenient, sans ambage, il reconnut son IUUI, V.UIUIUV, AU.- — - - X- I - - - |- - n'v » pas d'antre politique que la bien le Parlement tient à ses préro- discussion générale, et il ne disci.~ .sien ne.Il n’a pas assisté hier au gatives.Des poursuites viennent j rien.Que pense-t-il delà collation élu.il suivit assidûment les séances I’arUment pour cause d’indisposition < d’étre intentées contre les deux dé-ou de maladie, il souflre de se tenir putés socialistes Fritzsche et Hassel-dobout et de marcher ; et il s’est malin.Mais une motion présentée plaint d’une simple promenade au par le député Iîasenclever à l’Assem-jardin qui a empiré son état au lieu bléo pour demander la suspension de l’améliorer.des poursuites pendant la session.La Germania met les catholiques immunité qui appartient de droit à en garde contre les bruits qui cou- tous les membres du Parlement, a rent sur les négociations pendantes été adoptée, malgré l’opposition du avec le Saint-Siège.A entendre les ministère, à une grande majorité, organes officieux et la presse anti- La discussion du budget de Pad-catholique, la conclusion ne tient ; ministration militaire n’a donné lieu qu’au Vatican, qui semble reculer à ; aujourd’hui qu’à un échange d’ob-mesuro qu’on s’avance.Ils vou- servations entre les députés Wind-tiraient bien faire croire que le Pape, thorst et de Freschma, d’une part, et à qui ils ont fait dès le commence- le ministre de la guerre, M.de Ka-ment une réputation de Pontife con-, meke, d’autre part.Le ministre a oliant par excellence, aurait tout à.surtout protesté contre l’idée de M.coup perdu cette qualité que le de Preschma tendant’à prouver que monde entier lui reconnaît.l’augmentation est un indice (l’une fSous le rapport des difficutés qui guerre prochaine el sanglante, proviennent du cabinet de Berlin,; Attendons la discussion du budjet comme vous le pensez bien, il y a là ! militaire qui aura lieu non pas une faute politique très-grave, sur-, jeudi, comme on l’espérait, mais qui lout après l’arrangement gui s’est a été renvoyé à lundi à cause de conclu dans le grand-duché de Bade, l’indisposition de M.de Bismark, où le ffonvernoment a suivi l’impul- i dont je vous ai parlé.sion de l’opinion.Réjouissons-nous, 6i la politique perd, le catholicisme gagne.L’encyclique est accueillie avec une faveur qui va toujours croissant.Les jour- N’oublions pas de vous signaler la fondation à Strasbourg d’un journal destiné principalement à défendre la cause catholique et qui paraîtra prochainement sous le titre : Alsace- ici quoi que ce soit des ineptes et odieuses calomnies qui fourmillent dans la maladive élucubration de M.Pelletan.Cela ressemble beaucoup à un roman d’Eugène Sue, dont on aurait supprimé le dialogue et les épisodes dramatiques.Le farouche démocrate a étudié l’œuvre des jésuites dans le Juif-Errant ; il en est resté à lajfameuse image de l’épée, dont la poignée est à Rome et la pointe partout.Il frissonne encore au souvenir des crimes de Rodin, ce mystérieux et tout-puissant personnage pour lequel il n’est pas d’obstacles.Rodin n est pas mort, il conspire contre la République ; il est maître de la droite et dn centre ; déjà erreur, bel exemple, hélas, trop peu suivi.C’est, donc toute la liberté, telle du moins qu’elle existe aujourd’hui, que M.de Voisins-Lavernière a défendue dans un excellent discours.Affrontant la tribune pour la première fois, l’honorable sénateur n’a recherché ni l’éloquence ni les effets oratoires ; il a préféré le bon sens et le raisonnement.L’argumentation de M.de Voisins-Lavernière est celle d’un homme d’études ; elle est d’une logique absolument irrésistible.Sans doute, l’orateur n’est pas revenu encore de tontes ses illusions républicaines ; sans doute, il parle dn cléricalisme avec une frayeur un peu bien Paris, 20 février 1880.Le ministère n’est pas fort.Il a prié ses amis et ses amis et ses fonctionnaires d’étouffer la disension général du projet Ferry, sans douter que sur les articles le débat allait reprendre, d’autant plus vif et d’autant plus nerveux.Au moment où il fallait aller de l’avant et formuler un programme, les ministres se sont rappelé le prudent avis de M.Frndhom-me : “ C’est le moment de nous montrer, cachons-nous.” Et ils se sont cachés.Mais c’est en vain qu’ils auront manqué aux bienséances parlementaires et à toutes les règles poli-liques jusqu’ici en usage; ils n’y gagneront rien, ne pouvant pas avoir encore la prétention de supprimer la discussion des articles, ce sera la besogne du ministère de l’avenir.Nous voici donc à l’article l’-1 ; il s’agit de retirer aux catholiques la garantie du jury mixte établi par la loi de 1875.M.Lucien Brun a fait entendre à ce sujet sa voix éloquente.L’honorable sénateur a considérablement agrandi la question, déjà si vaste par elle-même ; il avait à répon-aux attaques personnelles dirigées par le citoyen Ferry contre ses belles conférences à l’université catholique de Lyon ; il en a pris texte pour examiner dans son ensemble l’enseignement chrétien, réfuter les griefs invoqués contre lui, et discuter les rapports de l’Eglise et de l’Etat.Il faut lire cette page vigoureuse dans le compte rendu in extenso.Erreurs juridiques, calomnies officielles, théories renouvelées de feu Dubin y sont refutées avec la hauteurs de vues et des principes qui est la caractéristique du beau talent de M.Lucien Brun.Il est écrit que la note gaie ne manquera pas une fois au cours de cette discussion ; elle a ôté donnée par un membre de la gauche républicaine, M.Eymard Duvernay, sénateur igno- ré de l’Isère.M.Duvernay a déposé jadis un contre-projet bizarre qui peut se résumer ainsi ; liberté de l’enseignement, mais suppression de toutes les universités et facilités libres ; seulement on appliquera aux cours des universités officielles le régime allemand des prival-docenteti, espèce do conférences supplémentaires faites par des professeurs isolés.S’auf le nom,la chose existe en France ; M.Duvernay n’a-t-il jamais entendu parler des cours supplémentaires faits dans le local même des facultés officielles, par des agrégés et par des docteurs ?Est-ce là ce qu’on peut appeler la liberté de l’enseignement ?Ajoutons que M.Duvernay a fabriqué un article 4 qui ressemble beaucoup à l’article 7 de M.Ferry, sauf qu’il ne s’en prend qu’aux seuls jésuites.Qu’est-ce que les jésuites ont donc pu faire à ce pauvre M Duvernay ?Rien du tout,seulement M.Duvernay est jaséniste (mouvement de curiosité générale),il a puisé dans la lecture de Pascal le delirium fesuiticum, et il enfonce sa profession de foi dans la tribune à l’aide de grands coups de noings, qui inspirent à M.Calmon, homme d’ordre, de légitimes inquiétudes pour l'acajou officiel ; il tape sur les jésuites avec la même violence; c’est un janséniste terrible que M.Du \ eniaj-.Ce sénateur, un peu vif, brouille toutes les questions ; il mêle l’éloge de Port-Royal à la critique de la loi de 1875 fait parler jlu même ton Newton et Darwin, Spencer et Bacon, Tocque et M.Ferry, et finit par invoquer Pascal qui s’il vivait encore, obtiendrait infailliblement du ministre l’établissement des privat-pocen-ten.M.Feriy, qui ne daigne pas répondre à M.Jules Simon, monte à la tribune pour M.Devernay et ces privât-docenten.Il lui décoche quelques paroles aimables, assure que le “ squelette ! ” du projet lui parait venir d’un bon naturel,mais qu’il veut laisser à la “ docte Germanie ” le soin de développer comme elle l’entendra cette institution.Il repousse les privât-docenten, et poliment, (une fois n’est pas coutume) il prie M Duvernay de le laisser tranquille.Enchanté celui-ci retire immédiatement l’article 1er de son contre projet.Il est peu difficile à satisfaire, M.Duvernay.En même temps qu’il égayait ses collègues et le public, cet aimable sénateur a été l’objet d’une curiosité générale.On ne connaissait encore que le dernier des Moh icans ; on a pu,hier, voir et entendre le dernier des jansénistes.Georges Huillaud.Corneille ci leu JC-snltc* Les auxiliaires de M.J.Ferry so sont prévalus, dans la discussion (le ces derniers jours, de l’autorité de Pascal contre les jésuites.Circonvenu par des sectaires, trompé par des textes arrangés à la Paul Bert, Pascal ne connaissait pas les jésuites quand il écrivit contre eux son fâcheux pamphlet ; mais Corneille ayant été leur élève les connaissait et les jugeait autrement.L’auteur du Cid sut apprécier le bienfait de l’éducation dont il était Feuilleton du COURRIER DU CANADA 24 Mars 1880.—No.20 LES 1 Par Louis de Bkt.lf.makk.(Suite.) Non loin de ce feu, qu’alimentaient les arbres morts de la forêt, les domestiques avaient dressé le lit de camp du sénateur et de l’Espagnol ; et tandis qu’ils s’occupaient à lairo rfttir la moitié d’un mouton pour le repas dn soir, une outre remplie de vin rafraîchissait dans une auge (le l’abreuvoir.Après une journée de marche pénible, c’était un spectacle fort attrayant que celui présenté par cette halte de nuit aux abords do la Poza.Tiburcio et ses deux compagnons venaient d’y arriver.“ Voilà notre halte, mon cher Ti-burcio, dit Cnchillo, d’un ton affectueux,pour mieux déguiser et ses sentiments do rancune et scs projets sinistres ; mettez pied A terre, pendant que je vais aller prévenir lo chef de notre urrivée.Voici don Estévan (le Arecliiza, sous les ordres de qui vous vous enrôlerez si le cœur vous en dit ; et entre nous, c’est ce que vous pourrez faire de mieux.” Cuchillo ne voulait pas que sa victime put maintenant lui échapper, et.il tenait plus que jamais à voir le jeune homme se joindre à l’expédition.II montra du doigt le sénateur et don Estévan assis sur leur lit de camp et vivement éclairés par la llamme (lu foyer, tandit que Tibur-cio était encore invisible pour eux.Quant à lui, il s’avança vers don Estévan.“ .Te désirerais, dit-il à l’Espagnol, vous dire deux mots en particulier, avec la permission du seigneur sénateur.” Don Estévan lit signe à Cuchillo de l’accompagner dans l’allée sombre que formait la route au milieu de la forêt.“ Vous ne devineriez pas, seigneur don Estévan, quel est l’homme qu’a sauvé votre générosité ; car je le ramène sain et sauf, comme vous lo voyez.” L Espagnol mit la main à la poche et donna la pièce d’or promise.“ C’est lo jeune Tiburcio Arellanos qui vous doit la vie ; pour moi, je n’ai écouté que mon bon cœur ; mais peut-être avons-nous fait tous deux une sotte affaire.—Pourquoi cela ?dit don Estévan ; eo jeune hommn sera d’autant plue facile à surveiller qu'il sera plus I près de nous ; car il est décidé, je ! pense, à être des nôtres.—Il a demandé vingt-quatre heures pour réfléchir.—Croyez-vous qu’il sache quelque chose ?—Ic le crains, dit Cuchillo d'un air lugubre ; car un mensonge ne lui coûtait rien pour rendre suspect à l’Espagnol celui dont il avait juré la mort.En tous cas, ce ne serait qu’un prêté rendu.—Que voulez-vous dire ?—Quo ma conscience m’assure qu’elle serait parfaitement tranquille si.Eh ! parbleu ! ajouta-t-il brusquement, si j’envoyais ce jeune homme débrouiller sa parenté dans l’autre monde.—A Dieu ne plaise ! s’écria vivement don Estévan ; d’ailleurs, j’admets qu’il sache tout : je commande à cent hommes et il est seul, ajouta-t-il pour désarmer Cuchillo, dont, il n’attribuait qu’à la cupidité le désir de se défaire de Tiburcio.N’ayez aucun souci (le lui, moi, je me tiens pour satisfait, et vous devez fniro comme moi.—Satisfait.satisfait, grommela Cnchillo comme un dogue que la voix de son maître réduit à se contenter de gronder au lioude déchirer ; moi je no lo suis guère ; mais plus tard.Je verrai ce jeune homme, interrompit l’Espagnol, qui reprit le chemin du bivac dont il s’était éloigné, tandis que Cuchillo le suivait en se disant d’un ton sérieux.—Que diable pouvait-il avoir à me demander s’il y a longtemps que je possède mon cheval ?.Voyons, l’animal a bronché, c’est à ce moment qu’il m’a interrogé, qu'il m’a menacé.Je n'y comprends rien, mais je me défie de ce que je ne comprends.’’ Quand Arechiza et Cuchillo regagnèrent l’endroit de la halte, une certaine agitation y régnait.Les chevaux, dispersés de part et d’autre, s’étaient réunis non loin du campement, tout alentour de la jument ca-pitana, et la flamme du foyer éclairait de lueurs fauves leurs yeux brillants ; le cou tendu vers leurs gardiens, ils semblaient vouloir se mettre sous la protection de l’homme.Parfois un hennissement de terreur se faisait bruyamment entendre au milieu de ce groupe d’animaux effrayés.Il était évident que l’instinct leur faisait redouter un danger encore éloigné.“ C’est quelque jaguar qui rôde par ici, disait un des domestiques, et nos animaux le sentent de loin.—Bah ! disait un autre, lo jaguar n’attaque que le poulain ; il n’oserait se hasarder à attaquer un cheval vigoureux.—Vous croyez cela, vous ?reprit le premier ; eh bien demandez à Benito, que voici, ce qu’il advint ù l’endroit d’un beau et fort cheval qu’il aimait beaucoup.” Benito s’avança vers les deux interlocuteurs ; “ Un jour dit-il, ou plutôt une nuit comme celle-ci, je m’étais fort éloigné de l’hacienda del Venado, où je servais alors, et j’avais pris le parti de passer la nuit près de la source de l'O/o de Agua.J’avais attaché mon cheval assez loin de moi, dans un endroit où l’herbe était plus drue, et je dormais comme on dort quand on a fait vingt lieues dans la journée, lorsque je fus éveillé par des rugissements et des hennissements de tous les diables.Il faisait un clair de lune à y voir comme en plein jour.Effrayé du sabat infernal que j’entendais, je voulus rallumer mon feu ; mais il s’était éteint, ci j’eus beau souiller, je n’en pus tirer la moindre étincelle.Tout à coup je vis passer au galop mon cheval qui, au risque de s’étrangler, avait rompu la reata (la longe) que je lui avais passée au cou.“ Bon, me dis-je, au lieu d’un cheval qui me manquait, je vais en avoir deux ù chercher.” J’avais à peiue fait cette réflexion, que jo distinguai au clair de lune, bondissant après mon cheval, uu superbe jaguar eu pleine poursuite.Il semblait à peine toucher la terre, car chacun de ses bonds le transportait à vingt pieds plus loin.Je compris que mon cheval était perdu.Je prêtai l’oreille avec anxiété, mais je n’entendis plus rien.Ce ne fut qu’au bout d’uu quart d’heure.qui sembla bien long, que le vent m’apporta un effroyable rugissement.Un tressaillemen d’effroi interrompit le narrateur ?Virgcn sauta ! s’écria-t-il c’était com-celui-ci ! ” Un rauquement formidable venait en effet d’éclater non loin de la Poza, et de couper la parole à Benito.Un silence profond lui succéda, pendant lequel un souffle de terreur sembla, planer dans l’atmosphère au-dessus de la tête dos hommes et des animaux.LES JAGUARS.Le vieux pâtre aurait pu reprendre son récit sans que personne l’interrompit mais avec la certitude de ne pas être écouté.L’imminence d’un danger tout ù l’heure si éloigné, le voisinage de la bête féroce glaçaient le cœur ef paralysaient la langue des auditeurs du vaquero.Celui-ci se) taisait du reste comme les autres en paraissant réfléchir à ce qu’exigeait cette terrible circonstance, quand l'Espa* guol rompit le silence profond qui régnait dans le bivac.li Prenez-vos armes ! s’écria don Estévan.—C’est inutile, seigneur maitre, reprit le conteur, à qui son expérience du danger ne tarda pas à rendre tout son sang froid.Ce qu’li v a de mieux à faire, c’est do ne pas laisser éteindre le foyer.” (A snivre). m * LE COURRIER Dl CANADA redevable aux disciples de saint Ignace ; toute sa vie il leur en demeura reconnaissant.A l'apogée de sa gloire, dans toute la maturité de son génie, à cinquante-huit ans, le grand poëte fit don à ses anciens maîtres d’ttn exemplaire “ ont besoin d’être arrachées du sol probablement de nouvelle édition.“ dans lequel elles ont germé et d’ê “ très transplantées ailleurs ; on dirait li que la conquête de sol vierge a le “ même effet sur la classe des défri-*• chenrs.”* Ainsi, il ne circule au Canada que cent exemplaires du .Tournai des Jésuites, et déjà ce volume vaut ! vingt piastres.Les quatre volumes \ des Soirées canadiennes,les Chansons injures prodiguées en ces derniers ¦ où se trouve la paroisse St.-Louis,qui : prenant pas l’importance, et qu’en-jours à ces savants et saints religieux1 contient plus de S00 habitants.On ¦ suite nous en avons brûlé et détruit par de médiocres personnages : ; trouve ensuite le township Charle-'vme quantité énorme.Un ouvrage rATRlBVS societatis lEsv j voix, dont les doux tiers sont en cul- ; parait, à peine y jette-t-on un œil dis-eoi.EXDissiMls PRAECEPTOIUBV.S sms inre< pnis celui de Roberval, dont la'trait, et puis on le relègue dans un moitié est colonisée et qui contient coin, pour le voir disparaître au plus O R ATI AXIMI PION VS n.D.PETRVS CORXEILEE Aiioncfs Nomellcs.Venant dï*tiv rc ____ ___ i» _ ces etc, qui ne respecte rien, pourrait détruire.Les bibliothèques particulières sont exposées tous les jours à l’incendie; que nos bibliothèques publiques soient au moins à l’abri, et que le gouvernement s'intéresse à ne faire qu’un grand tout de ces pièces éparses.Léon Noee.“ tants des nouveaux établissements nous nous les disputons.Quels sont “ offrent partout l’exemple du pro- : ceux qui possèdent le Journal des “ grès et de l’activité.A peine ont-ils “ satisfait aux besoins les plus im-“ périeux.que vous les voyez de suite “ témoigner de l’intérêt pour l’édu- Jésuites, les Relations des voyages de Cartier, l’histoire du Canada de Garneau, tous les documents imprimés sous les auspices de la Société “ cation, s’occuper de leurs affaires littéraire et historique ?Cependant “ municipales, et, au besoin, raison- J ces ouvrages ont été tirés à un “ ner fort sainement sur les affaires 1 grand nombre d’exemplaires.Dans “ politiques.Il y a certaines plantes dix ans, nous paierons des sommes “ qui, pour atteindre tout le dévelop-* pement dont elles sont susceptibles fabuleuses pour nous procurer ces livres précieux, qui n’auront pas Société île Kéo^ra|>liic «le Uuéliec Hier soir, à la salle de l’Ecole Nationale, rue d'Auteuil, a eu lieu une réunion extraordinaire de cette Société, sous la présidence de M.IL Miles, Président.Son Honneur le Lieutenant-gouverneur et son aide-de-camp, ; l’IIon.M.G.Ouimet, Surintendant de l’instruction publique et environ cinquante personnes en tout y assistaient.Après avoir présenté une adresse de bienvenue à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur qui répondit en termes très-heureux, M.Buies, spécialement invité à prendre la parole par M.le Président de la Société de géographie, a entretenu l’auditoire sur divers points de la géographie des environs de la baie d'Hudson, au nord de la Province de Québec.M.Buies trouve beaucoup à redire sur la manière dont renseignement de la géographie est donné dans nos collèges et écoles, et il a hautement exprimé son opinion dans ce sens désapprobateur.M.Toussaint a cru différer d’opinion avec M.Buies au sujet de l’enseignement de cette science au Canada.L’honorable M.Ouimet appuie l’idée de M.Toussaint, et croit que la géographie est aussi bien enseignée dans nos écoles qu’elle peut l’étre.Fuis, l’honorable M.le Surintendant a exprimé des remerciements au nom de l’auditoire à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, qui avait daigné honorer de sa présence cette réunion amicale et intime d’une société naissante.Il est malheureux que notre jour- chrétienne qui ont paru en Europe elles ont tenu en cette matière la première place parmi les revues catholiques comme elles l'ont mérité par les collaborateurs qu'elles ont leinent attirer, mais reteni nous en avons déjà nommé quelques uns, il faut ajouter M.Auguste Nicolas, Mgr.Turinaz, M.Albert du Boys, le R.P.Delaporte, M.Charles Hint, M.le docteur Tison, le P.IL Saintrain, etc., etc.Nous parlons là des collaborateurs qui ont donné des travaux et non de ceux qui ont promis.Les Annales sont donc une importante et forte revue qui fait honneur aux catholiques et que tous les catholiques, les prêtres surtout, doivent lire.Nous nous associons de tout cœur aux félicitations qui l'illustre évêque de Poitiers, le savant cardinal Pie.a adressé à M.Xavier Roux.Poitiers, le 15 février 1880.Monsieur, Je ne puis qu’applaudir au zèle que vous mettez à continuer les Annales et je joins avec empressement mes félicitations et mes bénédictions à celles que vous avez reçues déjà de tant d’éminents Nous avons reçu une intéressante brochure intitulée : Le tombeau de Champlain, due à la plume de M.Dionne, M.D.de Québec.Cette brochure contient la solution de plusieurs questions obscures de __ l’histoire du Canada, et comme telle, : su non sen- elle est très précieuse pour ceux qui ir avec elles ; j s’occupent de recherches historiques.Nous ne pouvons que féliciter l’auteur de l’excellente idée qu’il a eue de faire publier ces notes historiques, qui sont les réponses aux questions proposées par le comte de rremio-Iîeal.Elles jettent beaucoup de lumière sur certains faits, qui, jusqu’à présent, demandaient à être éclaircis.Nos remerciements à l’auteur.—[Le Quotidien.) I.e mere d'ërnlile \ oici les règles à suivre par ceux qui veulent fabriquer le sucre d’érable avec profit.Nous (levons ces bons conseils à notre ami M.Octave Guisset : l o.Ne faites jamais usage de gouttières qui ont goût de sur ou qui sont exposées a le prendre.-lo.N employez jamais uue personne prélats.Combien il importe de constater inexpérimentée pour opérer Y entailla ne que les découvertes des sciences humai- de vos arbres : vos intérêts l’exigent.‘ nos aboutissent toujours finalement au 3o.Si vous voulez obtenir la plus gran-triomphe de nos croyances, de nos Ira- j de quantité d'eau possible, il faut percer .- ., , - ._ il-.-.percer ditions et de nos doctrines! Persévérez I à environ un pouce de profondeur non dans cette œuvre, monsieur, et croyez à compris l’écorce, et mettre deux goùttiè-mon sincère dévouement.’ -' ‘ " T L E.Card.Pie, év.de Poitiers.L’administration est rue de Dabylone, 30.Paris.(20 francs par an.) I n coriHtriictlon «Ica navlrea ^ Une lettre reçue de France par M.N.RoBa, constructeur de navires, à Québec, lui apprend que la commission française s’occupe,à l’heure qu’il e6t, de nos vaisseaux.Voici un extrait de la lettre adressée à M.Rosa, qui veut bien nous la communiquer : “ La commission, relative à la ma" rine marchande, a voté la prime à “ la construction des navires.“ Pour établir à raison du tonnage “ le chiffre des subventions à allouer “ aux constructeurs français, pour “ tous navires sortis des chantiers, la “ commission a pris pour base un “ travail de comparaison entre les “ prix de revient des navires français, “ et des navires anglais, travail effec-“ tué par les soins du ministère de la “ marine.” res par arbre de taille ordinaire, ot qua-tie pour les arbres très Torts, dont deux de chaque côté, n’employant dans les deux cas que deux chaudières ou seaux.; Ne posez jamais vos chaudières sur i e so1 °1!.sur la neige, mais pendez les à la gouttière, de maniéré que le vent ne puisse disperser l’eau qui coule.Ne faites jamais usage de clous.üo.Echaudez toujours vos chaudrons ou seaux avant de vous en servir.Go.Si vous employez des seaux en bois, peignez-les on dedans et en dehors-rette précaution les empêchera de s’iin’ prégner de sève, ce qui amènerait une acidité contraire au sucre.D’ailleurs cette peintura ne peut occasionner aucun Le Nouvelliste.dommage.7o.11 est avantageux de couvrir les seaux pour éviter qu’il y tombe de la pluie, de la neige, des”* insectes, des touilles, etc., toutes choses augmentent les difficultés du travail et sont nuisibles à la couleur ot au bon goût du sucre.80.I.’eau doit être évaporée aussitôt que possible, car elle ost exposée à s’altérer dès qu’elle so trouve en contact avec 1 air.Do.La disposition la plus convenable pour 1 ovapot isation est une chaudière a fond plat, divisée traversalement i.ar des cloiBons qui servent à contrarier la circulation des jus.Co cloisons lais- sent alternativement un passage pour l courant de l’eau qui arrive du côté on posé a 1 état do sirop concentré.lOo.Il est de rigueur d'avoir du bois sec et une bonne bâtisse.1 lo.Pour collecter avantageusement le jus, on so seH d’ur.tonneau fixé sur un traîneau approprié.Les chemins sont tenus en bon ordre dans le bois pondant 1 hiver afin de faciliter le travail au prin temps.r NOUVELLES —Il y a eu séance du conseil de ville hier au soir : Etaient présents Son Honneur le maire et MM.Gingras Guay Hearn, Henchey, Rheaume, Rin-frel, Vallerand, Brochu, Hagens, Hatch 'Tolinst°n, Langevin, Mclaughliu, Mc William, Roy, Russell and Shea.Lue une lettre de club de la garnison demandant une souscription de la part de la corporation pour la fête de la Reine, le 24 mai.M.Langevin présente une requête de la part des citoyens du Faubourg St Jean demandant que la corporation rappelle le règlement, empêchant les cultivateurs de vendre leurs produits ailleurs que sur les marchés.M.McWilliam présente le I224em rapport du comité des finances, persistant dans sa décision antérieure concernant les réclamations de M.Baillargé.— Aussi le 1225em rapport du même comité recommandant que l’investigation ¦demandée par M.Nadeau lui soit accordée, à condition qu’il en paie les frais.M.Vallerand présente le rapport du comité des chemins demandant qu’un état du coût do la propriété à acheter, pour l’élargissement de la Rue St.-Jeaii lui soit soumis, afin qu’il puisse juger la requête en reconnaissance do cause.M.Johnston demande que l’enquête faite devant le Recorder concernant le conseiller Beaubien, soit référée à l’avo cat de la Corporation M.Baillargé.M.Hearn s’oppose à ce que cette en quête soit soumise à l’avocat de la Cor poration ; nous devons craindre,dit-il,que la note que nous transmettra M.Baillargé, pour examende cette enquête qui contient -40 pages, ne soit près de S100U, si nous en jugeons par ses réclamations précédentes,sur des questions qui déniai: daient moins d'étude et de recherches.M.le Maire est d'opinion que le fait de vendre certains articles à la corporation, n’enlève pas à un conseiller le droit de siéger et il est d’opinion que ce devrait être le seul point soumis à l'avocat de la corporation, ce qui conterait moins cher que l’examen de toute l’enquête.Le conseiller Russell demande si le conseil de Ville a intention souscrire quelque chose à l'occasion de la fête de la Reine, qui devra amener dans nos murs plus de vingt mille personnes.Le conseiller Rheaume demande combien le conseil souscrira pour la réception di> 100,000 personnes le 24 juin s’il est décidé à souscrire S1000 pour la réception de 20,000, le 24 mai.La question esi renvoyée an comité des finances.Le conseil s’ajourne a f> heures.union commerciale.—R v aura assemblée générale des membres, ce soir à 8 heures précises pour affaire importante.—Un grand nombre de marchands de New-York signent en ce moment une pétition qui sera présentée au congrès, dans le but d’obtenir un nouveau traité de réciprocité avec le Canada.réduction.—Le prix du passage sur le chemin de jer du Nord a été réduit de moitié, à l’occasion des fêtes de Pâques, du 24 au 30 mars inclusivement.—Le capitaine Auguste Larue, autre-trefois de la Batterie B.est décédé hier, a 1 Hôpital Marine.Des funérailles militaires lui seront faites cette après midi Le convoi partira de l’Hôpital marine, à 3 heures, pour l'Eglise St Patrice ct delà sc rendre au dépôt du chemin de fer du nord, le corps devant être envoyé à Trois-Rivières.—Un cultivateur de Ste Jeanne de Neuville, d’après les conseils de son médecin, descendit à PHotel-Dieu de cette ville ces jours derniers pour subir l'opération d'une tumeur dans Paine gauche.Durant l'opération qui a duré plusieurs heures on lui a enlevé près de 3 livres de chair L’opération a été des plus heureuses et le patient pourra probablement retourner chez lui dans un mois.La famille a appris avec joie cette bonne nouvelle.Avant de partir il avait fait ses adieux à sa femme et à sept en fants qui fondaient en larmes, croyant réellement qu’ils ne les reverraient plus eu ce monde.i.ondhes, 22.—Le vapeur llaltic parti de New-\ork le II courant, est arrivé à Queenston, hier matin, à 7 heures.Parmi les passagers se trouvait M.Parnell et Mlle Parnell.Le célèbre agitateur a fait une excellente traversée.Une députation des Home rulers et de la ligne des tenanciers l’attendait au débarcadère, et les membres de cette députation l’ont escorté jusqu’à sou hôtel, ainsi qu’un corps de musique.Sur le passage, les démonstra-lions ont été assez froides.Parmi 1rs nom Dr te élèves du collège de la Reine, à Cork.Le meme jour M.Parnell est parti pour Dublin.En passant à Cork, il a été reçu avec de grandes dén onstrations et une foule immense l’a accompagné jusqu’à son hôtel.Le soir, le club des fermiers a donné en son honneur un grand banquet mais quand M.Paruell eut quitté Cork pour Dublin on a remargué que la plus grande partie des citoyens influents s’étaient abstenus de l’accompagner au chemin de fer.Florence, 17—La vente des tableaux de grands maîtres appartenant au comte Demidoir de San-Donato continue.Hier une somme de $205,000 a été réalisée.Un portrait de Terburg a été vendu $42,* 000,'un tableau de Van-Dick a été payé $30,000 et L enfant prodigue de Teniers s’est élevé à 810,000.MONSTJiKs.—II y a peu de temps, un juge do Now-York condamnait simplement à 100 dollars d’amende une misérable (ombreuses adresses qui ont été présences à M.Parnell i) s’en trouvait une des «4» ' ¦£?\-* .'4*.1*.*.*•,.**, LE COURRIER DIJ CANADA r^nine qui, pendant de longs mois.St torturé sa fille adoplive, ;1gôe de nnuf ans, la faisant asseoir sur des poôlos brûlants ou lui mettant du poivre rougo il ins la bouche et dans les yeux Avant inuinstaté les blessures que co pauvro eI1fant avait reçues, et la cour a pensé nu’iin mois de pénitencier était suffisant Lav punir son bourreau.Le publie était jndigné, et Anna Bennerman a accueilli celte sentence avec un sourire.ciiiagë DES i*i.ANCHKns,—La propreté est un luxe accessible à tout le monde.Dans notre siècle, elle est devenue, fort heureusement pour le progrès de l’hy-rriène et de la santé publique, un besoin de plus en plus répandu ; elle constitue un élément de bien-être, de jouissance intime dont, une lois entré dans nos habitudes, nous ne pouvons plus nous passer.,.l/usage des encaustiques pour les ap- parlements en est un des moyens les dus économiques.iC’est ce qui m’engage •i consigner ici la formule d’une préparation qui peut aisément se faire partout.On fail dissoudre dans 5 pintes d’eau } onces de savon blanc ; on y ajoute Kl onces do cire jaune coupée a petits morceaux, et on fait fondre sur le feu.On met alors dans le mélange 2 onces do cendres gravelées (carbonate de potasse,) qu’on se procure chez le dro-!,uiste, on agite, on laisse refroidir en remuant do temps h autre, afin que les parties de densités différentes soient mélangées c-n une sorte d’émultion épaisse.Cetto composition peut sapliquer in difièrement sur les carrelages nu sur les parquets.—La quantité ci-dessous en couvre de 4 à 15 pas carrés.De quinze à vingt heures après l’application, on peut passor la brosse et frotter.IM •••••••• lOr.et plus.20c •* 41 10c “ “ 55c il li 11 i « NOUVEAUTEES POUR LE PRINTEMPS ! ON reçoit tous les jours les «lerniï res nou veau.tées.provenant dos moi!ffrr s unions d'» Paris et de Londres, et lus effets ayant nr achetés avant l’augmentation des i>rix nui a lieu actuellement, seront vendus à i'INtiT POUR CENTau-dessous des prix ordinaires : Ktofles A Robes.Gordfs Noirs>•••• .Alpacas 11 .•• Cachemires Français [tout laine] Lrépcs.Indiennes.Do 5 Meubles.Colon Jaune.Do Diane.Toile Pine, [valant 80c] I)o a Nappes.Serviettes, | pur lil] .Mouchoirs, [ *• " ] .Broderies.Corsets.Mousseline Rideaux.Do I)o Large.Tweeds [ tout laine].Do Ecossa s .Serges pour Habits.SI.OU Chemises Blanches.75c “ *• Cols, Cravates, Bretelles, etc., etc.Un niagnillquo lot d’Indiennes, Velours, Itu-hans, Cravates el Boutons Pompadour.Ne vous trompe/ pas d’adresse.Aile/ ,î l’enseigne Au Bon Marché Coin (R h IIiioh NI.Veau cl f/Ollln, HA U TE- VILLE, (En bas de la line La Fabrique.) N.«AKNEAU.e 'V £ P O « "i 'Si on Cs.SL2% o| B0 ii.s- “I B S O ® -t ~ o 22 S C/J c/î I /O a P.cr -j • •••••••• •• » • •• I • Il • I • I I ft • I M MM •••••• ••••• • ••••• ••••• •••••«••• #••••••••• 65c 14 Gc 44 ‘Je Ge “ 7c 44 38c “ 25c “ 45c dz *• 1.00 •• “ 4 c vg ** 38c •• 44 .1< • • * • * 1IK.55r “ " 70e “ “ —* o ~ fif ° ^ p y, a 2 ar cl K* min tie IV r.tou.-les jour*.ÜOI’VELLIllS M ARCHANDISKS cl1 Automne et d’Hiver $25 to $50 PEE DAY CAN ACTUALLY BE MADE WITH THE CHEZ • •••••• »•••• «•••••••• •••••• l 45 0.00 Trots Riviôivs el Si»rei, jiar cfiemln tie to, tous to jours.piain*.}••*••••• ••••• 1 45 f Row, New-York.6.00 * tqi DDT?\TVTQ ! 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Adc i en n e* Loretto juf^-qu'aux Trois-Rivières, •n Berthîer j>ar le chemin de Fer du Nord tous les jours.Rive Nord JEsH.par terre, Beauport jusqu’à Malbaie, et les comtés de Charlevoix.Chicouti- ml et Saguenay.lie J’OrK-anf, les lundis mercredis et vendredis.ty 30 Bourg Louis, Saint-Hajuion.l, r*ont-»ouge, tous ic*s jours à.Sainte-Catherine, les mardis, jeudis et samedis.Valcartier et Stoneham.mercredi U et samedi is.Uval et Lac Beauport.b^s mercredis et samedis.* .Charlesbourg, Lorette, Saint-Ambroise, tous les jours .•••••• ÊTATS-UNIb.Boston et New-York,etc., tous les jours.IN DBS OCCIDKNTALRS.Lettres, etc., payées d’avance, voie do New-York, sont expédiées tous b^s jours à New-York, d’où les malles sont expédiées.tY)ur la Havane et les Indes Occidentales, voie de la Havane à New- York, tous les jours.d’où les malles sont expédiées rhaquo jeudi.Pour Saint-Thomas, les Indes Occidentales, jusqu’à New-York .d'où les malles sont expédiées le *23 de chaque mois.GRANDE BRETAGNE.I*nc la voie canadienne chaque jeudi (ci.-.l*ar les vapeurs de la ligne CunanJ, 3.30 4 00 I Chemin de Fer INTERCOLONIAL Arrangements d’Hiver 1879-80 rp OILK CIRÉE pour parquets (grand ssortiment).1.30 10 00 10.00 10.DO 8.00 2.30 1.30 1.30 *2.00 *2.00 *2.00 ü.C»D LE ri app'?MERCREDI, 17 NOVEMBRE our Halifax et St.Jean.8.’5 A.M.Train accommodation **t Malle-.0.15 A.M.Train de fret.7.30 P.M.ARRIVEE.OVlUtlV.n 00 A.M.0.00 A.M.7 15 I*.M.7.00 P.M.3.45 P.M.4.37 A.M.6.00 6.00 6.00 Ex irittsèo do lia)ii'ox et «le St.Jean.7.13 P.M.Train accommodation et Malle.4.00 P.M.Train de Fret.4.52 A.M.he^s trains allant à Halifax et Si.Jean, resteront à Moncton tous k*s DIMANCHES, tandis que ceux venant de Halifax et St.Jean resteront »i Campbellton.* Is char Ihilman laissant la Pointe Léxi* l**c MARDIS, JEUDIS et SAMEDIS, voyoçte jus-ru'à Halifax ; celui qui part les LUNDIS, MERCREDIS VENDREDIS va jusqu’à St.Jean.I>vn trains voyagent sur le temps du chemin de to Int^rcolonkil qui est 15 minutes plus prompt «rue le temps «k* Québec.D.POTTINGEH, Surintendant »*n clirf.Bur**au du chemin du to, Moncton, 14 novembn> 1870.Québec, 14 novembre 1870 833 David Ouellet, ARCHITECTE ET TOISEUR 6.00 voie de ipeurs ae ia n^ne uunanj, New-York, les lundis.0 00 a—Sac dus malhs p.chars ouvert jusqu'à.43 A.M.h— Do do 6.45 A.M.c—Sac supplémentaire, les vendredis A 6.45 A.M.Les lettres enregistré*** doivent être déposées à La Poste 15 minutes avant la clôture de chaque rua lie.Les 1k)rtes aux lettres *vr la rue fleront visitées à 6.45 A.M., 10.00 A.M., 1.30 P.M., ei 5.30 P.M.Le facteur délivrera les lettres à 8.30 A.M.lu.30 A.M., ut 2.30 P.M.J.B.PRUNEAU, Maître de Poste.Qué)>cc, 15 déc.1870—30 oct.1878—c.610 No.85, RUE D’AIGUILLON.Architecture Rellgleuie, une spécialité.Entrepreneur de toutes sortes d’ouvras^* d’Architectures, tel?que : AUTEL8, CHAIRES, ORNEMENTATION.etc., à DES PRFX TRES.MODERES.Qu«^bec, 25 août 1870—lan.c 837 CORYZINE.CONTRE LE RHUME DE CERVEAU (Coryza, ) tE remède d'un arôme agréable est sous la Kmtoo d’une l*OUDRE BLANCHE et contenu o »hms une petite boite en carton.Le ]>rix en eet CKNTI" Ton§ignant Ac Pinanlt, AVOCATS, No.28, Rue Sle.Anne} Hante- Ville, QUEBEC.Suivent Ut district de Montmagny.J.O.TOUSJGNANT.L.F.M.PINAULT Québec, 17février 1879 — 1 an.704 Poeles ! 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