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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 19 juillet 1880
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1880-07-19, Collections de BAnQ.

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•£4eme Annee No 86—Edition quotic!ienii€-4cme anncc Lundi 10 Juillet 18H) JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J’ ET J’AIME.I.«M JfrtUileM Dans une réunion privée, tenue à (rand (Belgique) par les anciens élèves des Pères Jésuites, M.Yorspeyen a prononcé le discours suivant.Messieurs, Un romancier, d’une renommée plus criarde qu’honnête, a comparé la Compagnie de Jésus à “ un poignard dont le manche est à Home et dont la pointe est partout.Cette métaphore, dont, l’audace incohérente eût étonné M.Prudhom-me lui-même, a obtenu un succès considérable et qui se prolonge encore.Celui qui l’avait trouvée a reçu des libéraux belges une plume d’or ; ce qui prouve qu’à cette époque déjà, ils n’étaient pas lort difficiles sur la qualité des denrées intellectuelles fournies au parti des lumières.*** Cependant, Messieurs, l’homme n'est jamais tellement sot qu’au fond de ses pires sottises ne se rencontre un fond de justice et de vérité.Epluchons le célèbre cliché d’Eugène Sue, traduisons-le en langage raisonnable, et il signifiera que la Compagnie de Jésus,appuyée à Rome sur le cœur de l’Eglise, exerce dans le monde une action universelle comme le catholicisme lui-même.C’est, en réalité, le plus bel éloge que l’on puisse faire des Jésuites et je les félicite de le mériter aujour- ; d’hui mieux que jamais ! (Bravos.) 11 est, Messieurs, un procédé exlré-meurent sûr pour apprécier la faveur et la valeur d'un ordre religieux : c’est de se rendre compte de la mesure dans laquelle il est attaqué par les ennemis de l’Eglise.Si on l’épargne, il y a torpeur.Si on le loue, il y a décadence.Mais si on l’attaque, il y a progrès.En voulez-vous la preuve ?Au xvllie siècle, le relâchement de la discipline monastique s’était introduit dans certaines abbayes, trop exposées à l’inlluencc malsaine des pouvoirs séculiers.C’étaient précisément celles où les philosophes allaient boire le vin des abbés ; mais je soupçonne fort les encyclopédistes de ne s’être guère assis, comme nous, à la table des jésuites.(Hilarité.) .Ne pensez-vous pas, Messieurs, qu’en se plaçant à ce point de vue, et, en ouvrant chaque matin, les correspondances et les journaux qui lui viennent de toutes les parties du inonde, le R.P.Beckx doit être pleinement satisfait de la situation de la Compagnie de Jésus ?.La suprême prière de saint Ignace de Loyola se realise sous nos yeux d’une manière frappante.La Compagnie est étroitement associée à la Passion de Jésus-Christ et de l’Eglise, elle a la primeur de toutes les épreuves, elle recueille l’essence de toutes les haines, elle obtient la meilleure part de toutes les persécutions.Ah ! Messieurs,c’est un grand spectacle, et, encore une ibis le R.F.Beckx, doit être satisfait.Je me le ligure à l’autel, élevant le calice où se mêlent au sang de Jésus-Christ, les travaux, les prières, les souffran- ces des Jésuites : Ad major cm Dei glor i am La grandeur est là, Messieurs, ou elle n’est nulle part.(Applaudissement s.) Catholiques, sachons la reconnaître et l’admirer.Salut à la Compagnie de Jésus ! Salut à tous ceux qui portent son drapeau sur tous les chemins de la science, de l’éducation, de l’apostolat et du martyre ! Honneur à nos anciens maîtres,restés sans rivaux dans l’art d’élever les hommes,el dont on ne décrie la vertu que parce qu’on est impuissant à leur dénier le succès ! (Très-bien !) Honneur à ces savants qui sont la gloire des lettres chrétiennes, et la réfutation vivante du reproche d’obscurantisme lancé à l’Eglise par les pitres du journalisme et par les charlatans de l’érudition ! Honneur a ces missionnaires qui vont jusqu’aux extrémités de la terre et sur les plages les plus inhospitalières porter la vraie civilisation, celle qui rayonne de la Croix ! Leur héroïque courage, Messieurs, me rappelle une anecdote que je vous demande la permission de vous redire.j Un jardinier de Versailles, montrant à Louis XIV un terrain dur et rocailleux, où rien ne voulait pousser, le monarque lui répondit : “ Flantez-y des Jésuites ” ! (Rires).Le mot est toujours vrai.Le zèle des Jésuites grandit devant les obs-cles, ils bravent les climats les plus brûlants et ils vont comme nos anciens maitres et nos anciens condisciples, Mgr Cîoethals, les PP.Devos, Lafont, Depelchin, aux Indes on en Afrique, honorer le nom belge et glorifier T* nom de Jésus-Christ ! [Bravos.] A l’heure où nous sommes, je me reprocherais.Messieurs, de ne pas payer aussi un tribut d’admiration et de sympathie à ces dignes fils de Saint Ignace que les décrets du libéralisme désignent, dans un pays voisin.à une prochaine proscription.[Bravos.] ! Un contraste suffit à Jlétrir cette iniquité : on va proscrire les jésuites ! au moment même où les assassins des otages vont rentrer à Paris et siéger peut-être à la Chambre.Voilà où en est la République conservatrice et athénienne !.Je sais bien, Messieurs, que les fils de St Ignace n’ont pas besoin de nos éloges.Leur humilité les décline et ils reçoivent à cette heure, en France surtout, des témoignages incomparables de sympathie dans le clergé, dans l’armée, dans le barreau, dans toutes les classes intelligentes et généreuses de la société française.Applaudissons surtout à la magnifique solidarité du clergé séculier et du clergé régulier ; remercions ce grand épiscopat français, prenant résolument la défense des proscrits et disant tout haut : “Us ont été souvent à la peine pour nous ; nous sommes à la peine pour eux.” Ah ! Messieurs, 6i des jours mauvais devaient luire sur la Belgique, si la liberté libérale se développait au point de ne plus laisser de place à la liberté chrétienne, j’espère bien que nous verrions, dans notre pays, l’union de tous s’allirmer avec la même puissance et le même éclat ! [Bravos.] Ce n’est donc pas en laveur des jésuites que je parle ; c’est votre propre dignité que vous tenez à dégager de la tourbe de ceux qui les insultent et les attaquent.Nous mettons une certaine fierté à dire : Je ne suis pas assez sot pour méconnaître la Compagnie de Jésus, je ne suis pas assez méchant pour la haïr ; je ne suis pas assez lâche pour applaudir ceux qui la persécutent.[Adhésion.] C’est dans ces sentiments, Messieurs, que je vous propose un toast de respect, d’admiration et de sympathie au 1{.P.Beckx, celte gloire catholique et belge de notre temps,et dans sa personne à la Compagnie de Jésus tout entière ! Puisse-t-elle de plus en plus étendre le règne de son divin Chef et réaliser pleinement la devise de saint Ignace : “ Ad majokem Dei cïlo-ri am ! ” [Applaudissements prolongés.] FUAXCK Paris, 22 juin 1SS0.ILS ONT UN MAITRE Le discours prononcé à la Chambre par M.Gambetta à l’occasion de la loi d’amnistie a décidément toute la portée d’un grand événement politique.Non seulement il a eu pour effet d’enlever le vote de la Chambre dans les conditions que nous avons indiquées, mais il a marqué une évolution manifeste du leader opportuniste dans cette politique personnelle à laquelle, pour son malheur et sa honte, la France semble avoir momentanément lié.ses destinées.Citons à ce sujet quelques appréciations prises au hasard dans la presse parisienne : ** Nous constaterons sans nous faire prier, dit le Pays, que M.Gambetta a remporté hier un fort beau succès oratoire.“ Mais le l’ait capital de la séance d’hier, c’est, on dépit, des formules modestes auxquelles M.Gambetta a cru devoir recourir, une véritable prise de possession de dictature.‘•lia mis—le mot a été dit hier— le gouvernement; dans sa poche ; le Sénat n’existe que par sa volonté, la Chambre ne vit que pour lui, les ministres lui obéissent au doigt, et à l’œil ; et M.Grévy, lui, il signe.D’ailleurs, ce travail manuel permet à celui-ci de subvenir très convenablement à ses besoins et à ceux de sa famille.“ M.Gambetta est donc le maître effectif de.la France, il en sera,quand il le voudras le maître nominal, et, dans son discours d’hier, il a posé sa candidature à la présidence de la république en même temps qu’il a esquissé un programme dans lequel nous voyons figurer le plébiscite.’’ Pour le Soleil, la harangue de M.Gambetta n’est pas “ le discours d’un homme d’Etat, c’est le discours d’un chef d’Etat.” C’est, dit le Paris JoarnaL un 18 brumaire oratoire ; et la Justice de M.Clemenceau elle-même n’est pas d’un avis différent : “ M.Gambetta, dit-elle, a dù descendre, avec son pas lourd, du fauteuil où il se confinait : il ne peut plus y remonter.Si Ton y revoit, ce sera pour peu de temps.Il a fait craquer l’équivoque dont nous étions ’entou- / • • 1VS.En voilà assez pnur attester l’avis que nous venons d’indiquer ccmine expresion du sentiment public, à savoir, que M.Gambetta vient d’accepter le rôle que depuis longtemps la force des choses lui assignait.11 a compris qu’il ne pouvait indéfiniment se réfugier dans les coulisses gouvernementales pour de là faire jouer ses marionettes*et il s’est bravement campé sur la scène, dévoilant aux yeux de tous un jeu qui.depuis-longtemps, était le secret de Polichinelle.Cela veut dire que nous arrivons au temps marqué pour l’accomplissement des prophéties et désiré par les catholiques et tous les défen sour s de Tordre aussi bien pue par les tenants de la plus base radicalle.M.Gambetta arrivé, c’est le lendemain M.Gambetta précipité, tout le monde opportuniste s’eu réjouit.Puisqu’enliu une catastrophe diot se produire, le plus tût sera le mieux.Pour notre part, nous envisageons ses avant-coureurs d’un œil beaucoup plus rassuré depuis que nous voyons s’accentuer dans une expansion si grandiose le mouvement contre-révolutionnaire, royaliste et catholique.DÉCLARATION DE GUERRE DE LA FR A NOM AÇOXNERIK A.M.DE RTSMARK.Sous ce titre, le “ Deuisclie Keichs, Zeitung, ” journal catholique de ; Bonn, publie un long et intéressant article dont nous croyons devoir publier à titre de curiosité le résumé suivant : i Le “ Bau hutte, ’’ organe de la Franc-Maçonnerie, vient de donner un article intitulé : “ Le chancelier de l’Empire allemand et les Franc-1 maçons, ’’ par le Fr.\ Findel.Cet \ article équivaut à une déclaration de j guerre de la Franc-maconnerie à M.' de Bismark.j < )r, il faut savoir qu’au commencement de mai dernier, on racontait d’abord que dans une soirée le chancelier avait laissé échapper ces paroles : “ Il est plus facile de négocier avec les jésuites, qui sont, des gens, sensés, qu’avec les franc-maçons, qui j dupent les grands.” Tout d’abord la Franc-maconnerie • ne répondit pas à cotte attaque; mais M.Windthorst ayant cité cette parole du chancelier dans une séance de la commission chargée d’examiner le projet de loi relatif aux affaires ecclésiastiques, l’organe des Loges, qui jusque-là s’était tenu coi, lit paraître un article dont voici le contenu : “ On se demande, ” dit la “ Bail hutte, ” “ ee qui a pu pousser M.AViiulthorst à citer devant tousles membres de la commission les paroles qu* *4 une personne haut placée ” (Bismark) est accusée, à tort ou à raison, d’avoir prononcées.Nous ne pensons pas qu’il ait voulu par là uniquement intimider les Francs-Maçons : évidemment il avait encore une autre intention, celle de faire impression sur l’empereur.En tout cas, celui-ci a été pendant trop longtemps membre et protecteur de cette société pour se laisser influencer par une parole de son chancelier, dirigée contre les Loges.” Les FF.*., comme on le voit, semblent insinuer par là que le chancelier manque au respect dù à l’empereur et à sa dynastie, “puisque, ” dit le journal maçonnique, “ on sait généralement, et M.de Bismark doit savoir comme les autres, que l’empereur et le prince Impérial sont Franc-Maçons ; et que le prince, en sa qualité de F.*., a parlé, il y a quelques années, à la Hape, dans un sens bien différent de la ligne de conduite actuelle du gouvernement prussien, qui maintenant cherche à mettre un terme au “ Kulturkampf.” La gazette maçonnique, on le voit, rapporte les paroles du cham elier comme étant prononcées à propos des négociations pour la paix.“ Le nerveux homme d’Etat, continue-t-elle, semble éprouver le besoin de cacher et de faire oublier, par une campagne contre la franc-maçonnerie, qu’il va à Canossa.Aussi la lin du “ Kultur-kampf ” sera-t-elle, nous parait-il le commencement d’une guerre contre les Loges.La lutte civilisatrice a été commencée pour satisfaire les anciens amis du chancelier, la guerre antimaçonnique ne pouvait être entreprise que pour contenter les cléricaux.ses amis du jour.” Les FF/, s’attendent donc à une guerre sérieuse de la part du gouvernement, et ils voient dans la fameuse parole de Bismark le premier signal de la lutte contre les Loges.Le il Bau hutte ” ” continue : “ Nous connaissons assez la tactique du chancelier pour pouvoir apprécier la portée de ses paroles, lorsqu’il dit que les Francs-maçons sont plus dangereux que les jésuites.Chaque fois qu’il se prépare à une lutte, il l’annonce d’avance par quelques paroles de ce genre.C’est ainsi que la France fut avertie à la veille de la guerre, c’est ainsi que le centre fut menacé ; c’est ainsi qu’il avertit aussi les libéraux avant de les abandonner.Le tour des Franc-maçons est arrivé.C’est Napoléon III, le grand diplomate, qui lui a appris à agir ainsi.” (’’est pour cela que le chancelier est menacé du sort de Bonaparte, car le journal continue : “ Si le chancelier de l’empire préfère les jésuites aux francs-maçons, s’il a réellement envie d’entamer, de concert avec Windthorst et Futtkamcr, une lutte contre les Loges, il est sur de trouver, parmi les francs-maçons allemands, autant d’hommes à leur poste que Napoléon en a trouvé parmi les francs-maçons français, qui portent bien liant, la bannière bleue (rouge ?) de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, qui défendent sans respect humain leurs principes moraux et la dignité de leur union, qui entreprennent avec courage la lutte, soit contre l’oppression, soit contre toute tentative de corruption.” C’est ainsi que l’union maçonnique devra bientôt “ indiquer la limite où le patriotisme cesse d’être une ver- tu, ’’ car “ la Loge a été de tous les temps la protectrice de la libre pensée, et, comme telle, elle a toujours été opposée à tout pouvoir despotique.’’ Le “ Bau hutte ” proteste avec violence contre le mot : les Francs-maçons dupent les grands.“ Ce n’est pas la folie, c’est la sagesse que les grands ont apprise des Francs-maçons ; les grands ne peuvent être trompés que par les amis de la “ Gazette de l’Allemagne du Nord (organe de Bismark, qui sapent la base du trône, qui réduisent le peuple au désespoir, et qui préparent le terrain à la révolution sociale.” La Franc-Maçonnerie veut donc poser des actes solennels en opposition à la déclaration de M.de Bis-1 mark, et propose trois mesures principales : lo.“ Une opposition internationale ” des Loges réunies d’Angleterre, de France et d’Italie, qui ne s’en tiendrait pas seulement aux paroles, mais qui, en venant à l’action, produirait de grands effets.“ Le reproche de tromperie fait à la Loge, ” continue le journal “ ne s’adresse pas seulement à nous, Francs-Maçons allemands, il porte sur l’union maçonnique tout entière.11 est particulièrement dirigé d’un côté (vers l’Empereur et le prince) qui le rend complètement inconcevable et doublement fâcheux.2o.“ Une protestation générale des Loges prussiennes, ” car “ il est à espérer que les trois grandes Loges prussiennes se croiront obligées de protester énergiquement contre cette accusation non motivée.” Ceci serait une déclaration de guerre s’adressant au chancelier.3o.“ Une action de.tous les éléments sains de la Franc-maçonnerie allemande contre la politique bis-markienne.’’ Tous les éléments pourris de la Loge devraient par conséquent se sôpaTer du corps sain, et ce n’en serait que mieux “ Quant à nous, dit l’article, nous saluerions avec joie la réalisation de ce que la presse politique nous annonce, et nous ne serions pas fâchés si le chancelier de l’empire entreprenait, avec l’énergie qui lui est habituelle, une campagne anti-maçonnique ; une telle guerre contribuerait beaucoup à éclaircir la situation.Les Loges contiennent-elles réellement des éléments pourris, elle démontrerait leur pourriture ; les éléments qu’elles contiennent sont-ils sains, la guerre montrerait au grand jour leur vie et leur santé.” La dernière partie de l’article du “ Bau hutte” fait mieux comprendre le sens de ces paroles : “ Guerre à tous et à.tout ce qui conserve encore un reste d’indépendance et de libre opinion (!), à tout, ce qui pi étend encore se soutenir paisa propre force.C’est notre ordre du jour.Elle ne peut conduire qu’à la ruine du peuple allemand, ou bien à un nouvel élan, à une nouvelle force, à une nouvelle résurrection, à la .-.liberté, la.-.paix, la.-.joie ! ” Voilà le glaive tiré entre les Loges et le chancelier de l’empire.“ Samson, voilà les Philistins ! Feuilleton du COURRIER DU CANADA 19 Juillet 1880.—No 112 LES Par Louis dk Brllrmark.(Suite.) Des cris de joie s’élevèrent de tous côtés à l’instant où Encinos et ses trois compagnons, presque engloutis sous cette avalanche vivante, se coulèrent hors du corral à travers les barres de bois de la barrière, qu'ils avaient fermée, non sans danser d’être écrasés sous les pieds des cne-vaux.¦ Quelques secondes s’écoulèrent sans que ces orgueilleux enfants des forêts s’aperçussent qu’ils étaient captifs ; mais quand, pour la pretniè-re fois de leur vie, ils se sentirent entourés par une enceinte de troncs d’arbres que la tête du plus haut d’entre eux dépassait à peine, des hennissements de douleur furieuse éclatèrent avec le fracas de cent clairons.C’était un spectacle beau à voir que cette masse d’animaux efTarés, bondissant avec rage, lançant des flots d'écume par la bouche, et dont les yeux hagards se portaient en vain de tous côtés pour chercher une issue.Un cri de triomphe des vaqueros retentit dans la forêt et fut répété par l’écho “ Ah ! il y est ! il y est ! s’écria la voix tonnante d’Encinns.—Qui ?s’écrièrent vingt autres voix.—Le Coursier-blanc-des-Prairies ! ” répondit le chasseurs de bisons.En effet, le plus beau [et le plus noble des beaux habitants des forêts, le plus fougueux parmi ces fougueux coursiers, le plus irrité et le plus agile de tous, était un cheval d’un blanc sans tache, comme la fleur de nénufar ; c’était celui qu’on avait vainemeut poursuivi la veille.Le superbe quadrupède aux yeux de feu s’élançait d’un bout à l’autre du corral, renversant, dans la colère dont il était transporté, ceux de ces compagnons d’infortune qui, se trouvant sur son passage,ne pouvaient éviter le choc terrible do son poitrail.Dans un large espace qui s’ouvrit autour de lui, l’animal bondissant jetait au vent ses hennissements de fureur plaintive, tandis que sa cri • nière éparse llottait sur son cou.“ Par là ! par là ! ” s’écria Encinas en se précipitant vers l'endroit au-dessus duquel lo Coursier-Blanc s’apprêtait .à s’élancer.Mais il était déjà trop lard.Le cercle qui s’était ouvert autour de lui lui permit de ramasser son corps smses jarrets ; les chasseurs virent une ligne blanche fendre l’air comme une lièche ; le cheval tomba au-delà de l’enceinte sur scs jambes flexibles et vibrantes, puis il disparut sous la voûte des arbres.Un cri do rage des chasseurs et des vaqueros se fit entendre ; mais il restait encore plus de deux cents chevaux dans l’estacade, et c’était assez pour dédommager de la perle du plus beau d’entre eux.“ Eh bien, doutez-vous maintenant que ce cheval ne soit le diable ?” cria Encinas.Personne ne répondit ; tons en étaient convaincus.Le vido qui s’était lait dans le corral se combla bientôt, et les chevaux captifs, se heurtant les uns les autres formèrent un Ilot roulant de tous côtés.Un instant ce Ilot se précipita contre l’enceinte ; mais les robustes pieux qui la composaient gémirent ; et.craquèrent sans céder.Des tourbillons de vapeurs s’élevaient au-dessus de tous ces corps haletants.Parmi les captifs, les uns mordaient avec fureui les palissades, d’autres creusaient la terre de leurs sabots, et quclsques-uns enfin, succombant sous la pression d’une rage impuissante, tombaient comme foudroyés sur le sol, d’où ils ne se relevaient plus.Puis comme une mer de lave bouillante se froidit peu à peu, ainsi la troupe de chevaux cessa de se ruer sur la palissade, l’abattement succéda à la furie, et les élancements fougueux firent place à une morne immobilité.Les farouches habitants des bois étaient vaincus.Nous n’avons plus que quelques mots à dire sur ce sujet.Il arrive parfois qu’une estacade mal construite cède sous le choc terrible de deux, de trois cents poitrails qui la frappent à la fois.Alors c’est un torrent que rien ne peut arrêter, ni les cris, ni les efforts, ni les lazos de mille chasseurs.Hommes et arbres, tout est renversé sur le passage des chevaux ; éperdus, fuyant avec la rapidité du vent, on croirait, au fracas horrible qu’ils font dans la foret, qu’elle s’engloutit sous leurs pas.Des tourbillons de poussière accompagnent leur fuite précipitée.Bientôt cependant le calme renaît, et le silence du désert annonce que quelques minutes ont sutli pour remettre une distance de plusieurs lieues entre la troupe, désormais libre, et ceux dont, elle avait été captive un instant.Lo lecteur connaît maintenant ces sortes de chasses dans tons leurs détails.Les farouches habitants des bois étaient vaincus, avons-nous dit ; mais il restait encore à les dompter par la faim, avant de les conduiro aux «g«-taderos (pâturages) à l’aide de ju- ments apprivoisées.C'ette opération demandait encore cinq ou six jours aux chasseurs, pendant lesquels il fallait suivre pas à pas les progrès de la faim, qui seule dompte les animaux les plus jaloux peut-être de leur liberté, et les accoutume à la présence de l’homme.La chasse était terminée, et la nuit avait succédé au jour.C’était une nuit de fête pour les vaqueros triomphants, qui venaient d’accomplir un de ces exploits de chasse dont on parle longtemps durant les veillées des savanes.Don Augustin avait fait distribuer à ces hommes une largo ration d’eau-de-vie de Catalogne.Assis autour d’un immense brasier, près duquel rôtissait un chevreuil tout entier, ils s’entretenaient encore des événements de la journée quand les étoiles marquaient minuit.11 est vrai que ce n’était pas une chasse ordinaire que celle où avait figuré le surnaturel Coursier-Blanc-des Frairies.On pense bien qu’Encinas fut prié de raconter aux nouveaux venus la poursuite du cavalier toxien avec ses circonstances merveilleuses, et une foule d’autres encore, que l’eau-de-vie de Catalogne rappelait à la mémoire du chasseur de bisons.Longtemps encore la forêt retentit des joyeux éclats do rire des chasseurs, qui so mêlaient aux hennissements plaintifs des chevaux sauvages dans le corral.Puis, quand les bouteilles lurent vidées, quand il ne resta plus que les os du chevreuil, que le dogue du chasseur de bisons faisait craquer sous ses formidables mâchoires, la conversation languit,et finit par mourir petit à petit.Alors les vaqueros jetèrent de nouveaux aliments au loyer,et s’étendant, enveloppés de leurs couvertures de laine, sur l’herbe épaisse de la clairière, ils s’abandonnèrent au sommeil, qui ne se fit pas longtemps attendre.Tout était calme alentour, et le silence de la nuit n’était interrompu de loin en loin que par les animaux libres naguère, captifs maintenant, et destinés bientôt à obéir au fouet et à l’éperon.La lune laissait tomber ses rayons obliquement, et leur pâle lueur, qui donnait une teinte argentée à la nappe tranquille du Lac-aux-Bi-sons, formait un agréable contraste avec le rellet de la ilamme rougeâtre et mobile du foyer.Non loin de la rive, cette double lumière éclairait aussi les tentes dressées pour les maîtres, et laissait A'oir autour d’eux leurs nombreux serviteurs étendus sur l’herbe.(A suivre.) JLE COUHB1ËK DI) CANADA l ff SOMMAIRE.!,•*> j^SUÎlg».Kriiic»*.—Ils ont en malin*.\ il*,mûgn'\— LK'c’araliou de.guetiv J* Maçonnerie à M.«le Bismark.-I ruxKTON Les chercheurs jj’or, j^ir J/uiis -L Bellemare, [à suivre'] % Vu «*olU*rî** StH.Anne.son Aliess** 1*0)*ih* l'iin*-»*—*• 1.«• - Echos «lu jour.\t»> annale.[ .«#//#• j i’nrO|»e.gchos r en présence des beaux résul-: ' °!1 ^og-rcsser^ ^ lats qu’ont produits ces magnifiques ! A\ 0 1 “Pc \u \ ^ t , 1 , * i i mes heureux de le constater, est en ululations et de ceux qu elles sont de ! ., o , *4.vvrfrv 1CT _ .7-11 *.• .voie de prospérité proerressix e.Des nature a produire dans la suite, ajoute L., L .1 .V .1 t t * .¦ *J *i etudes qui s v iont, 1 encouragement 1 orateur de la circonstance, n est-il , , 1 , • • \ i* , i % .donne par des amis de\ oues a la erran- pas naturel que la reconnaissance de- , 1 , v,, .lrt 4-f Awj.e ! ! -, 1 -» , i*i ! de cause de 1 education, a la tete desborde de nos cœurs ?n est-il pas na- -, r v i, , * 1 rV quels liffure avec honneur le Son .4ltc*«e Koyulc la priun^e LouiM* Leurs Excellences le Marquis de Lome et la princesse Louise sont arrivées à Québec samedi matin parla voie de TIntercolonial, et ont pris leur résidence de la citadelle.Son jeune dans la compagnie de .lésus.II était professeur de théologie â Lyon, lorsqu'il partit, le 2C janvier, de Dieppe pour Port-Royal, ou il arriva le 22 mai, le jour de la Pentecôte, en même temps que le P.Kncmond Masse.Il prêcha l'Evangile aux Can i bas, tribu aliéna* quise de TAcadie.et prit une large part à rétablissement du fort St-Sauvenr à Pentagoet, en 1613.Après avoir détruit cet établissement â peine commencé, les Anglais venus de la Virginie le firent prisonnier.S’étant écartés de l’habitation, les pères Biard et Masse tombèrent un jour entre les mains d’un pirate anglais qui les emmena dans son vaisseau ; ce navire, forcé d’entrer dans un port catholique, fut pris pour un écumeur de mer.Les oiliciers de marine en firent la visite, et les deux missionnaires Savaient qu’un mot â dire pour faire saisir le vaisseau et pendre l’équipage.Ils se turent.Cet acte de générosité de leur part faisait dire â ces hérétiques qu’ils auraient commis un giand ci ime de tuer ces lieux innocents, comme ils l’avaient d’abord prémédité.Lue tempête le porta avec ses compagnons aux lies Açores, et ils passèrent de là en Angleterre.M.de Biseau, ambassadeur français, les fit embarquer pour Paris, où ils arrivèrent vers le mois de mars IGli.Ainsi ramené en France, le P.Biard continua ses travaux théologiques, et il mourut à Avignon, le 17 novembre 1622 : il était alors aumônier des troupes du Roi.On a de lui une •• Relation de son voyage ” et de ce qui s’est passé sous ses veux eu Acadie.Altesse Royale partira pour l’Angle terre dans une quinzaine, vu l’état ainsi que quelques autres ouvrages, de sa santé, fortement ébranlée par l'accident malheureux de l’hiver dernier.La Princesse ira passer quelque temps en Allemagne et passera par turel que nous ressentions une allec-tion profonde pour ceux qui préparent notre bonheur avec une si généreuse sollicitude ?Ah ! faut-il qu'il y ait des sentiments qui nous émeuvent jusqu'au plus intime del’étreet que nous ne sachions pas exprimer.Car quel mortel, favorisé d'un bienfait a jamais su dire plus que44 merci ?" Merci,c’est le premier et le dernier mot de la reconnaissance.C’est celui que dit l'enfant quand il devient capable de com- TAngleterre avant de revenir au Canada.Les Canadiens apprendront avec regret que son Altesse ait encore à souffrir des suites de cet accident malheureux, mais en même temps ils formeront les vœux les plus ardents pour qu’Elle revienne au Canada aussitôt que possible et jouissant quels ligure avec nonneur te diçne d’une santé parfaite.de Ste-Anne qui fut autrefois.______ cure ^ supérieur, mettent au premier plan cette institution commerciale et classique.Depuis 1S29, c’est-à-dire pen-i dant plus de cinquante années, on a| vu à la tête du collège des piètres remarquables par leur science et leurs vertus, qui, transportés sur d’autres) théâtres, ont prouvé qu’ils pouvaient j jouer partout un rôle brillant.Qu’on nous permette de citer les noms de MM.Painchaud.Proulx, VOS 4W4LHS I.KS RELATIONS DES JÉSUITES.(Pour b» Courrier du Canada) II prendre i amour de sa mere et les sa- r, „ t 1 .p * n v _ i • Gauvreau, Pilote, 1 rem b lay, Lagace, entices qu elle simpo.se pour lui.5 - J ’ Qu’il serve donc à exprimer les impressions qu’ont laissées dans nos cœurs les faveurs multipliées que la Providence lions accorde par les ministres de ses largesses.Merci, à M.le Grand Vicaire Poiré pour le bien qu’a fait et que fera parmi nous la fondation des prix 4* Poiré ’’ et 4* Painchaud.” Toujours son nom vivra dans le cœur des élèves de Ste.-Anne ; il y restera gravé à côté de celui de M.Painchaud et s’y perpétuera avec lui dans une commune immortalité.Et s’il m’était permis de sortir quelque peu des limites de mon sujet : Merci, cent fois merci ! m’écrirais-je, aux âmes généreuses qui, avec M.je Grand Vicaire Poiré, ont su combler , au prix de grands sacrifices, le gouffre profond qui menaçait d’engloutir notre Alma Mater ; mille fois merci à ces véritables amis de l’éducation.La Religion et la Patrie leur doivent la conservation d’une institution où Ton prend le plus grand soin de former des sujets qui leront leur prospérité et leur gloire.*( Quant à cet autre ami des sciences et des lettres, le très illlustre Marquis de Lome, qu’il soit aussi mille fois remercié.Puisse l’écho de notre voix franchir les espaces et répéter à son oreille les sentiments d’émulation et de gratitude qu’a fait naître en nos cœurs son royal bienfait ! “ Et maintenant, avant de terminer, il me reste à m’acquitter d’un devoir envers vous tous, vrais amis 1 de la jeunesse, réunis aujourd'hui pour acclamer aux triomphes, applaudir à nos succès.C’est celui de vous présenter l’assurance de notre sincère et bien vive reconnaissance.Vos en- André Pelletier.Bateau, Poiré et Trudelle, qui se sont succédé dans les charges .les plus importantes et qui ont fait la gloire et l’honneur de cette maison.Des noms aussi respectés ne resteront jamais dans l’oubli, et seront toujours chers aux élèves de Ste-Anne.La divine providence a étendu bien visiblement sa protection sur ce collège.M.le grand-vicaire Poiré est un bienfaiteur généreux qui a fait d'énormes sacrifices pour soutenir une institution qu'il a toujours aimé à voir progresser.Il a donné encore récemment des preuves manifestes de sa bienveillance, en fondant les deux prix mentionnés plus haut.11 nous tarde de voir le jour où nous pourrons lire son nom sur le marbre placé dans le vestibule du collège, et dont le but est de perpétuer la mémoire des bienfaiteurs, à côté des Rabv, des Orfrov, des Wex-1er, des Langevin, etc.Los *• Relations quarante volumes in-12, ou petits inoctavo, sous le titre de u Relations di Il avait donc demeuré en Acadie durant deux années, de 1611 à 1613.Le mémoire anglais n’en fait aucune mention.i*.charlks i.ai.km a\t.(le Père naquit à Paris, en 1587, et entra à 20 ans dans la Compagnie de Jésus.Deux de ses frères, Louis et Jérôme, et un neveu.Gabriel, suivirent peu après sou exemple, et ces deux derniers travaillèrent longtemps dans les missions du Canada.Charles y arriva le premier, le 19 juin 1025 avec les Pères de Brebeuf et K.Masse ; il était nommé supérieur des missions de la Nouvelle*France.Charlevoix dit qu’il était de l’expédition de l’Acadie en 1613, pour la fondation de Pentagoet.Il traversa quatre fois la mer dans l’intérêt de sa chère mission du Canada, et fit deux fois de tristes naufrages.Le 2 septembre 1627, il passa en France, et revint au Canada en 1G3».forment environ I d°ux «années après la reddition «lu pays à la France.En IG35, il prit soin de l’église de Kf'lIOS 1>E F La canaille n’en veut pas seulement aux jésuites : à Toulon, elle a insulté la veuve de M.le vice-amiral Jacquinot, dont la charité est bien connue.Sans i’intervention de plusieurs jeunes gens, elle aurait été victime de violences graves.Autre scandale : Un s’est hissé jusqu’à la Vierge placée au-dessus de la porte d’entrée des maristes dans l’intention de l’enlever ! La police de Niort est sur les dents : Non-seulement il lui a fallu expulser les jésuites, mais encore gratter sur les murs toutes les protestations manuscrites qui y avaient été apposées.Elle a eu à en faire disparaître plus de cinq cents ! D’ailleurs, les manifestations se multiplient ; déjà, la semaine dernière, on avait aperçu sur les murs ces mots tracés en gros caractères sur les affiches contenant le discours ducitoven Gambetta : Vive le Roi ! A bas le Borgne ! La police, bien entendu, s’est empressée de faire disparaître ces inscriptions peu flatteuses pour la R.F.Nécrologie La paroisse de Ste.Croix vient de perdre un de ses citoyens les plus respectables et les plus estimés.M.Louis-Casimir Desrochers.Ecr., ancien Maire, décédé, le 17 du courant à l’âge de G4 ans.Homme d’une intégrité parfaite, d’un sens droit, d’un grande fidélité à scs devoirs de chrétien, il avait su créer autour de lui le respect et une haute considération.Le regretté défunt était le frère du vénérable M.Benjamin Desrochers, ancien curé de Ste.Anne, et l’oncle de M.M.E.Méthot, supérieur du Séminaire de Québec.Sa sépulture a eu lieu, ce matin, dans l'Eglise de Ste-C’roix, son service a été chanté par M.le Supérieur du Séminaire.1 qui s'est passé on la Nouvelle-France ^otre-Dame de Recouvrant'^, a la haute- ville de Québec, et ouvrit la première école pour les enfants français.11 était .le confesseur ordinaire tleM.de Chain- Pères Vie la compagnie (le ’ Jésus”i*n” la I P1;,in> H Tassisla à ses Jerniers moments, VA.i«fAiiA it., CO lut lui nui rêlohra lo ce ^ 4 ès-années.*?Quelquefois le titre porto : Relation «lo ce qui s’est passé de plus remarquable aux Missions do* Nouvelle-France, ès années.” Um édition nouvelle publiée, en 1853, sous les auspices du gouvernement canadien, j ECHOS DU JOUIt L'honorable M.Angers a adressé la parole hier, après la messe, aux électeurs de Ste-Anne de Beaupré.Il a été bien accueilli, et les applaudissements les plus enthousiastes ont été soulevés par sa parole éloquente.Les députés, qui étaient allés en excursion à Chicoutimi, sont arrivés ce matin, à 7 heures.ne renferme que trois volumes " inquarto." Après l’incendie désastreux qui.en 1054, dévora l’hôte! du parlement, à Québec, des amis de notre histoire, désespérant de pouvoir jamais réunir tous les volumes des " Relations," obtinrent la généreuse protection du gouvernement pour en faire publier une édition complète.A force de patience et de sacrifices, on a réussi à en faire l’ouvrage le plus complet de l'Amérique, et tous les possesseurs de manuscrits et d’exemplaires de l’ancienne édition Cra- moisv furent mis à contribution.» (les relations commencent en IG ! I et se terminent en IG72, avec quelques lacunes.Les Pères jésuites, Jérôme Laie-niant, Le Mercier et De Quen sont les P11 seuls qui aient apporté leur contingent J de travail et aux /(dations et au Journal.! l,,ahb-* Les autres sont les PP.Biard, Charles! , n,en T,fi supérieur de la mission du Lalemant.Le Jeune.Yirnont.Hague-1 îl% 16^9, nous constatons neau, de Brébouf.et Dablon, qui clot la ifi11 ** ne séjourna a Québec que pendant 1 j ste.1 rnl 0,1 (leur ans.11 existe une Etude en anglais» parle) # Lkos Now.Dr E.B.0‘Callaghau, sur les Relations (A suivre.) des jésuites, etc., qui a été traduite en 1350, avec quelques notes, corrections et additions.Cette version française est encore entachée de beaucoup d’erreurs j — de faits et de dates, et il serait à désirer ; FRANCE.—Paris, 17 juillet.—Le que quelqu'un entrepiit «le publier une Mot (l'Ordre, journal révolutionnaire, et ce fut lui qui célébra le service funèbre du fondateur de Québec.En 1G37, le P.Lalemant retourna en France pour ne plus revenir au Canada ; en 1GîO il fut nommé procureur des missions de la Compagnie de Jésus.11 fut successivement recteur des collèges de Rouen, de la Flèche et de Paris, supérieur de la maison professe de cette dernière ville.Il y mourut le 18 novembre lG7i, à l’âge de 87 ans.Le P.Charles a écrit une relation ou lettre intéressante sur le Canada, insérée sous la date du 1er août, dans le Mercure Français de 1626, dans laquelle ce missionnaire donne une notice courte, mais exacte du pays et des premiers tra-.vaux des Jésuites au Canada.Nous avons de lui encore une autre lettre sur ses naufrages, que Champlain bliée dans l’édition de ses ouvrages , et quelques ouvrages de O spi ri- EUROPE L’honorable M.Langevin visitera à partir d’aujourd’hui les endroits suivants : le 19, il se rendra à Toronto ; le 20 et 21, il ira à Penetanguis-hene et Callingwood ; Owen Sound, le 22, Chatham, le 23 et 24 ; Niagara.* x ___________^ le 25 ; Ste-Catherine et Hamilton, couragements et a otre sympathy o- ]e 2|j Toront le 27 et reviendra à yez-en persuades^ne laissent jamais (m ,e 2g> L>hoIîorahle ministre sera accompagné de M.MacKay, employé du département des travaux publics.nos cœurs insensibles et leur souvenir n’est pas un motif peu puissant pour nous engager à marcher sans défaillances dans les sentiers du devoir.’* La médaille d argent offerte pai Une dame américaine, qui n’est 8.E.le marquis de Lome a 1 eleve j venue, dit-on, qu’une seule J’ois au qui a obtenu le plus de succes dans I (janada, ayant entendu parler des les sciences, a été mente par M.souscriptions que Ton prélève pour Adolphe Dionne, eleve de gelasse l Bagnencau, Bel.de 1648-49, I649.n0, 1050-51, 1051-52.P.François LeMercier, Bel.de 1052 53, 1053-54.P.Jean OeQuen, Bel.de 1055-50.I'.Paul LeJeune, Rel.de 1050-57.P.P.Ragueneau, Rel.de 1057-5K.P.Jér.Lalemant Rel.de 1059-00.dit que M.Gambetta s'exprime dans une langue incorrecte, ampoulée, boursouflée, pleine d’expressions impropres.Le Réveil Social, de la même nuance, se refuse à trouver, dans le discours de M.Léon Gambetta, la marque de cette supériorité de pensée et (l’élocution qui caractérise la véritable éloquence.—Les parents de M.Gambetta sont en ce moment au Palais Bourbon.Un grand diner a été offert hier par M.Gambetta aux officiers qui ont reçu les drapeaux des régiments.—Dix exilés présents à Genève ont publié une invitation pressante pour l’établissement d’une république socialiste.Jfochefort déclare impossible tout compromis avec Gambetta ; selon lui la Chambre des députés a abdiqué et a cédé l’autorité à Gambetta, qui, aujourd’hui César génois, peut devenir un dangereux César romain.—Le gouvernement autorise ses représentants a l'étranger à fournir aux amnistiés nécessiteux les moyens (le retourner en France.ANGLETERRE.— Londres, 17 juillet.—La motion de M.Briggs a été amendée, puis adoptée par 117 ((iiniul (loi(.(.il I'aiiclicr le loin ?Nous l’avons dit plusieurs fois, les cultivateurs retardent trop leurs fau-chaisons.Us attendent que l’herbe soit en graine ; c’est une grande faute lo.parce que l'herbe se coupe moins facilement ; 2o.parce quelle est dure et que les bêtes en rejettent la moitié (allez voir si les chevaux savent choisir leur foin : ils en laissent tomber autant qu’il en mangent le trouvant trop dur) : 3o.le regain ne repousse pas aussi vite quand le foin est trop mur, parce que la plainte épuisée n’a plus de force et le moindre soleil l'achève.Mais on dit : quand on coupe le foin trop jeune, il y a trop de déchet ; c'est faux.Voyons un peu : à l'écurie le bétail n’en perd point, il y a donc avantage déjà, ensuite le foin est plus parfumé, il nourrit mieux.On en donne moins et il fait autant de profit que si l'on en porte une ration plus forte de trop mûr.Or disons nous : fauchez votre foin quand il est en ileur.En fauchant le foin plus tendre, il sèche plus vite, et si le soleil est ardent, il faut le remuer plus souvent, et le mettre en tas plus tôt aussi, cela se comprend bien.De la sorte il gardera tout son bon goût.Le succès d’une bonne récolte en foin dépend entièrement de la condition dans laquelle on opère la fau-chaison et les différentes opérations qui suivent : La première considération dans laquelle se trouve le foin, comme aliment, lorsqu’il a été fauché.Il ne doit être ni trop mûr ni trop vert.Il faut beaucoup de jugement el de l’expérience pour déterminer l’époque de la fenaison.En autant que la qualité du foin y est concernée, il n’est pas désavantageux de le couper trop tôt.Le temps convenable pour la fauchaison dépend du dégré de végétation du foin et des changements que l’on aperçoit lors de sa maturité.lJlus le foin est mûr, plus sa digestion par les animaux est lente et imparfaite ; plus le loin est vert, la digession en est plus facile.Cependant, dans ce dernier état, la dessication en est plus difficile, c’est ce qui doit être pris en considération ; il serait pour cela désavantageux toutefois d’attendre la complète maturité du foin, car dans ce dernier état, quoiqu’il sèche rapidement , il perd sa valeur nutritive qu’il ne perde pas de son poids.Cette dernière considération du poids porte un trop grand nombre de culli-vatèurs à retarder la fauchaison, et c’est une grande erreur.Lorsque le temps de la plus forte pesanteur du foin est arrivé, le temps de so plus grande valeur nutritive est passé, çt sa récolté n’a pas autant de valçur.-'Les tiges du foin deviennent dures' et fubreuses, par conséquent mdigestes ; les substances mi-nérabies ayant été absorbées, donnent-àù foin plus de pesanteur, n’a-joutéht vieil à sa valeur et les ani-n’en retirent qu’une nourriture insuf-lisante quand ils ne le rejettent pas complètement.(La Gazette de Campagnes).—— ^ UoiiMi'ilM i«ti iuoissoii!it»urK Les travaux de la înofison fatiguent beaucoup^surtout exécutés sous les feux du soleil (le juillet et d'août.Le faucheur est souvent altéré, et, plus il boil, plus la sueur coule en abondance sur son corps et augmente sa fatigue.Le faucheur, dans ce cas, court dt*s dangers lorsqu’il cherche un abri trop frais dans les intervalles du repos.Il faut éviter de faire sa sieste dans les endroits humides et soumis au vent frais.C’est une tentation qu’il faut repousser, aussi que celle de boire en abondance, ou de boire de Teau très fraîche.Ces réactions brusques et violentes de froid et de chaud à l’intérieur comme à la surface du corps, sont le principe de la plupart des maladies chez les cultivateurs.L’eau, même dans toute sa pureté, ne contribue pas toujours à étancher la soif.Une boisson que nous ne saurions trop recommander, c’est la tisane de calé que Ton prépare de la manière suivante : Infusez une livre de café en poudre dans deux gallons (l’eau bouillante ; ajoutez y un peu (le sucre, puis faites refroidir.Cette boisson, tonique et agréable, a par dessus tout le mérite inappréciable de diminuer la transpiration, et, par conséquent, de soutenir les forces da moissonneur beaucoup mieux que toute autre boisson.Ajoutez à cela la modicité du prix de cette tisane.Trois ou quatre verres pris à divers intervalles dans la journée suffiront à chaque ouvrier ; le travail n’en ira que plus vite et la santé générale (le ceux qui sont à votre service y ça gnera.On a pour habitude, dans certaines localités de mêler de l’avoine moulue (gruau) dans de l’eau, dans la proportion de trois ou quatre onces par gallon d’eau, et de servir ce breuvage aux ouvriers pendant les moissons.On a pu se convaincre que ce breuvage étanchait la soif mieurx que Teau pure, et qu’il donnait en outre, la force au corps.Ceux qui sont soumis à un dur travail pendant les rudes chaleurs de Tété, et qui ont fait l’expérience de ce breuvage s’en sont bien trouvés et le préfèrent aux boissons alcooliques.(La Gazette des Campagnes).Petites Nouvelle*.tu a va r x.— Le gouvernement fédéral a fait commencer les travaux sur la ter* rasse Frontenac.Des ordres ont déjà été donnés pour élever le mur destiné à supporter le grande plateforme.C’est M.Pampalon,—citoyen avantageusement connu dans cette ville—qui a la direction de ces travaux.mani facture i»e taiiac.—Un acte d’in corporation a été accordé à la u Camp bell Manufacturing Co.' de Montréal.Le capital de la compagnie «?st de 880, 000 en part de $100 chacune.Ceux qui ont demandé la charte sont MM.Edward Mac.kay, Jonathan Hodgson, O.K.Starke, Wm Reid et Charles Ault.commis voyaoeliis.— Depuis quelques jours nos détectives ont arrêté plusieurs commis voyageurs qui n'avaient pas pris de licences.Quelques-uns ont payé l’amende, d’autres ont pris leur licence.rnoc&s des indiens d'or a.—Les derniè res dépêches nous apprennent que je jury n’a pu s’entendre sur le verdict à rendre ; c’est le troisième procès que c?s incendiaires subissent et il s’est toujours trouvé dans le jury quelques uns de leurs partisans fanatiques, qui ne voulaient pas les condamner.l'affaire de l’ata lava.— Jugement dans cette a Caire ne sera rendu que vendredi prochain.disparu.-— La société St.George île Montréal fait en ce moment les recherches d’un jeune garçon âgé de 12 ans, nommé Henry R.Southgate, parti de chez ses parents en Angleterre depuis 2 ans.La dernière fois qu’il a été vu c’était à Lévis.Ceux qui auraient quelques informations voudront bien les transmettre au Rév.E.A.W.King à Lévis.adresse.—Nous recevons trop tard pour la publier aujourd’hui, l'adresse de remerciements présentée à bord du va peur St-Laurcnty par les excursionnistes au Saguenay.Nous la publieronsdemain.explosion.—11 y a eu une explosion lundi dernier à la manufacture de papier à Windsor P.Q.Les dommages sont de $3,000 à $4,000 mais heureusement, couverts par une assurance.EXPORTATION DU FOIN.—Olî A Commencé a exporter du foin pressé en Angleterre.Le premier chargement composé de 1H J tonneaux a été transporté par les navires de la compagnie Allan, et 200 tonneaux vont être expédiés sous peu.vengeance.—Des malfaiteurs ont tué dans un champ, près de la résidence de M.Dunscomb, sur le chemin St.Foye, une vache appartenant à un vendeur de lait de cette ville.La police informe.touristes.—Il y a beaucoup de touris tes américains en ce moment à Québec- LA MALEDICTION D UN PÈRE.—QUO 110S lecteurs n’oublient pas ce soir à l’Ecole LIS COURRIER JSH CANADA I «if s Frères du faubourg St Jean, la veillé dramatique et musicale donnée par uuelqiies jeunes gens, au profit .ALEX.(IA U VH EAU.X./>.i Québec, 2G juin 1880—2m 1130 La Loterie POUR LE SEMINAIRE DE RIM0ÜSKI (JH1MI WtiRQ M 0 &0 A maintenant en vente DES BILLETS D’EXCIIRSIOX ET DE TOURISTES POUR Se tirera le 10 août prochain t?'v t J?c T07TT?, Nattes en Cocoa.lilUKALX EN POINT fau patron].Rideaux en point fâ Ja verge].Mousseline à Rideaux.Damas SOIE [pour Rideaux].Heppe de Soie et Laine [pour Rideaux].Nouveauté.Reppe «le Soie ]«our Rideaux.Nouveau!#*.1 lama?de Laine.LIGNE DE LA MALLE ROYALE AVIS.LKiNKALL AK.Sous contrat avec le gouvernement du Canada pour le transport des Malles CANADIENNES ET DES ETATS-UNIS.-jjj—Arrangenieiil «TETE ClKTTK LIGNE se compose des puissants stea-I mers en fer de première classe suivants, bâties sur le Civile, à double engin.PARISIAN.MOO en construction h I SARDINIAN.«00 U.Dutton,R N I .t , CIRCASSIAN.-.3400 U.Smith, R N R Partiront du «piai Saint André comme suit : POLYNESIAN.4*200 Capt.R.Drown I l*s MARDIS et VENDREDIS, à 7.30 A.M.SARMATIAN.3600 Capt A.Aird.SCANDINAVIAN.3000 Capt.Barclay HIRER NIA N Piliilles el Onguent it HOLLOWAY.VU que je suis informé qu’un certain JOSEPH HAYDOCK; de New-York, fabrique et vend des pilules et de l’onguent sous le nom de PILULES ET ONGUENT DE HOLLOWAY, et que ces mêmes pilules et onguents sont vendus par certaines personnes dans les provinces britanniques de l’Ainérique du Nord, nu détriment du public, et ù mon insulte »*t tort.Je déclare maintenant que le dit Joseph Haydock n’a aucune autorité de ma part pour se servir de mon nom pour une telle lin.Ce n’est pas mon Agent.11 ne tient aucun pouvoir de moi, et je n’ai aucun rapport quelconque avec lui.Ceux qui annoncent les dites médecines contrefaites ue Joseph Haydock, ou les tiennent en dépôt pour les vendre, ou les vendent eux-mêmes dans quelque endroit des provinces britan- A COMMENCER le 25 JUIN.les vaj>eiirs de niques, seront poursuivis suivant la loi.première classe bien connus Je n’ai aucun agent dans les Etats-Unis, »*t mes remèdes ne sont pas vendus dans cet en lroit.Tout pot ou boîte de mes excellentes médecines porto sur la libelle l’adresse 533.rue Oxford, Londres, et l’étampe du gouvernement anglais y est apposée, avec les mots Pilules »*t Onguent de Holloway gravés dessus.Les marques de commerce de mes remèdes sont enregistrées à Ottawa.*25 janvier 1879.(Signé,) THOMAS HOLLOWAY, 533, rue Oxford, I.#on«lrcs.—Cm.956 J.& W REID P.T.LEGAB£, 1880 LIGNE DES VAPEURS ALLANT AU SAGUENAY, TADOUSAC, CACOUNA, RIVIÈRE DU LOUP, et MURRAY RAY.P Saguenay, St.Lawrence, Capt.Leçonrs.Alex.Barras.le Saguenay pour Chicoutimi et la Baie des Ha ! Ha î et arrêtera à la Rai** Saint Paul, L**s NOVA SCOTIAN.3300 Capt.Richardson , Miuvay Bay, Rivière Uu Loup et la.lousac.! q,„ |jec, U-r février 1SS0—G AUSTRIAN.2700 Caul.J.Wylie.; En rapport a Quebec avec les vapeurs de la i__________________________ NESTOR IA N-.2700 Capt.Wallace.! Compagnie .le Navigation du Iiieheliett et d'On- ! ________ MANITOBAN.-3150 Capt.Home., tario.le chemin de fer Q.M.O.et O et le ; « .• ¦ .a i«.iA .§ li*n 1 < o f.tr iln flrovtd I rnn r» • I I »i Hit* j* RANGE «b* Laine [pour Rideaux ].Glands do do do Pô!#*s #*t Corniches en cuivre.Main?**n cuivre pour rideaux.Baguettes en cuivre pour Escaliers.Ornements d êglises.Chasubles, Chapes, Dais, Croix [pour Ornements,] Damas Soie [pour Ornement?,] Lustrine Moir-e, etc., etc.Flanges et galons doil Franges d’or.Franges d’argent.Franges en Soie [Blanche et Jaune].Calons d’or, Galons d’argent, Dentelle d’or, Paillettes et Cannelilles d’or.Glands [or **t argent].Galons Soie [Blancs et Jaunes.] ENCENS.Etc., Etc.— AUSSI — Mérinos FRANÇAIS [.Joul.le] pour S mtan-s Bas d’aubes au patron, Dentelas pour bas d’aube?, Cordon® d’aubes Departement des Messie CANADIAN.2600 Capt.J.Miller.CORINTHIAN.2000 Capt.Jas.Scott.PHOENICIAN.2600 Capt.Menées WALDENSIAN.2300 Capt.Stephens LUCERNE.2800 Capt.Kerr.ACADIAN.1350 Capt.Label.NEWFOUNDLAND.1500 Capt.Myliut LES VAPEURS DK LA LIGNE DK LA MALLE DE LIVERPOOL Partant «le LIVERPOOL tous les JEUDIS et •le QUEBEC chaque SAMEDI, arrêtant à Loch Foyle pour recevoir à bord et débarquer les Malles et les Passager» allant en Irlande et **n Ecosse ou en venant) pailiront comme suit : • chemin «le f«*r du Grand Tronc : et à la Rivière I du Loup avec le chemin «le fer Intercolonial pour et des Provinces Maritimes et «le> Etats | j do l’Atlantique.Laissant la Rivière «lu Loup Pour b* Sjgne-nay, à 5.00 P.M., le même jour ; «*t |»ourQuébec, i les mercredis, jeudis et samedis à 5.» o P.M.et I »*t les dimanches à 7.03 P.M T WF.EPS DOUR IIA BILL EM MEN TS COMPLETS ! ! lWEEDS ECOSSAIS, double «-t simple Ira-geu rs.Tweeds anglais et canadiens.Serges pour pardessus et liabiilemenK Draps noirs [Ouest d’Angleterre.] Oasimirs noirs.Patrons de Vestes [nouveauté] Chemises blanches et «le couleur, Cols toile.Crevâtes, Gants, Bas, Parapluies, Cannes,‘etc., etc.Capots ;dk gaoutcik>uc.Ulsters «i«* Tweed imperméables.— AUSSI - Ulsters de Tweed imperméables pour Dame?;.n , 1-/HA PEAUX «le Satin Français.Chapeaux «le Satin Anglais, Chaj>eaux Feutre [dernier goût.j Bonnets Ecossais [nouveauté.] Do pour enfants «lo - HARDES DE PRINTEMPS ET D’ÉTÉ POUR MESSIEURS.Toutes commandes pour Hardes, seront exécutées sous le plus court délai et dans b*s derniers goûts.J>c Québec : Sardinian.Samedi, 1 » juillet.! l«rDT'VÎ i V ** *2 \ * * PO! > NESI AN .• .•» 31 Les vaj*ein> extra pour Liverpool, j*ai liront à «les intervales réguliers pétulant tout** la saison.Prix du Passage de la Pointe-Livis : Cabine.£67, £77 et $07 * Suivant les ac«:omruo«!enu*nts.In term e«liaire .••••••••••••••«•»$ t o.Ou Entrepont.31.0b j Les steamers de la ligne de la malle de i tn jH-ut se procurer des bilb*ts et retenir «les j cabines au Bureau Général «b*s Billets, vis à vis l'Ilotel St.Loins, et au Bureau d*« la Compagnie, | «{uai Saint André.Pour plus ami les informations, s’adresser aux bureaux «b» la Compagnie, sur le quai St.André.A.GAROURY, secrétaire.Quebec, *21 juin 1SS0.1039./ »* .-> * - l* llfT** wlJi 1 * HT- -* ' -.K ' -vJcv'-'J li- « JW chemin de fer -—1 RUE ST.PAUL, QUEBEC.Manufacturiers do papier-feutre pour le rembrisdge des maisons et pour I mettre sous les tapis.PAPIER GOUDRONNE pour les couvertures les maisons.PAPIER A ENVELOPPER, Gris, Brun, Drabe el Manilla, de toute grandeur et do toute qualité PAPIER A IMPRIMER, Blanc et de couleur «le toute grandeur et de tout qualité.SACS DE PAPIER fait à la machine pour groceries, et marchandises sèches, de toute qua lite e„ ne toute grandeur.LIVRES BLANCS, pour comptes ou mémoires, grand?ou petits faits à ordre, sous le plus court délai.IMPORTATEUR et MARCHANDS De papiers à écrire, «J’Knveloppes.De plumes et • d* Encre.Enfin /le toute sorte de Papeteries.Le tout sera vendu au plus RAS PRIX, soit en gros, soit en détail.TAPISSERIES, en gros seulement.J.A W No.98 et 100.rue St.Paul Québec.2n J ut lint 1876.9*27 IVIlfi.COSS1TT Al Frère IIROCKVILIE.\ H 4&£é GRANDE REDUCTION ! DANS lu certitude où nous sommes, que notre établissement ne se trouve point situé «lans un endroit propice au commerce «le «létail ; nous avons décidé de vendre aussi vite que possible l’assortiment «lont nous disposons actuellement er, fait d’objet?de fantaisie.Pour arriver à ce but nous informons nos nombreuses pratiques «*t le public en général, • pie nous veinions tous ces articles t«*îs qu«* : Verreries dispendieuses, t )rn«*ments «le cornicing.Services à «liner et à déjeuner, Sets à toilette, vase décorés.Argenterie, etc., etc., etc., Ali PKIX COUTANT.1 >n vomira bien se rappeler «pie nous avons toujours en mains un magnifique assortiment «le CK GRAND REMÈDE de famille est ( l'tisselle, Verrerie*, Jarres, IWrhtrs.RANGÉ PARMI LES PREMIÈRES NÉCESSITÉS DE LA VIE.Halifax pour Saint-Jean.Te,reneuve et\lSS()_Arr(ni(jr„u.llf/t 1SS0.Liverpool, comme suit : | J De Halifax : ¦ Ce s fameuses Pilules purifient leSang, et agis-ti-nt iiés-]>uissammenl, mémo ont un eiret de IXT fil I71T> I T\ ATI 1 I ; douce sensation sur le FOIE, L’ESTOMAC, les l\ JL rjllbULU il I A Ij,; ROGNONS et les INTESTINS, tonifiant, donnant , l’énergie, la vigueur à ces GRANDS RESSORTS DK LA VIE.Elles sont recommandées avec • instance comme un remède n’ayant jamais failli «lans tous les cas où la constitution est devenue délabrée ou allaiblie, pour quelque cause que ce soit.Ces remèdes sont merveilleusement etîicaces «lans toutes les imlisj>ositions, casuelles pour es r«‘inm«'$ de tous les âges ; et comme médecin énéral «1** famille, il?sont sans rival.C O U T E LLEKI E.— AUSSI* Huile de Charbon AI>M QI K fiKS V1THKS ET DE LA VAISSELLE DE 2;-n”‘ QUALITÉ EX PANIER.llcnaiHl &, Fie., 24, Rue St.Paul.PitissuN .Manli, *22 juin.W» Daines [Enfants our Halifax r-i Si .l.-an se renJent Al,,;.s lps n.;.ni0r,oï.Us.les Kistules, a leur destination le dimanche tandis que ceux labié «lu Saciv-C«i*ur.—Mesdames G.Vince partant d’Halifax et «le St.lean demeurent à J LÀ GOUTTE, LE RHUMATISME, lotte, N.Germain.Cambelltûwn.Le char Pullman quittant la * ’ Table St.Jean-Baptist«*.—Mademoiselle Munn.Pointe-Lévis les mardis jeudis et samedis va El tout autre genre «le MALADIE DE LA PEAL.' Table St.Roch.—Mesdames Ers.Blouin, Jos.jusqu'il Halifax et celui qui part les lun«li?mer- il n’a jamais failli, à la connaissance de qui que Lachance.* .! ce soit.Table St.Patrice.—Mesdames James Smith, Les Pilules et l’Onguent sont manufacturés M Myler, W, J.Battis, seulement au No.533 Oxlonl Street, Londres, et Table Ste.Anne [Loterie],— Mesdames Eus«’*b«* I sont vendus par tous les délai Heur?«1*^ remèdes, Renaud, Joseph Lemieux, par tout le monde civilisé ; avec les directions Table St.Joseph [rafraîchissement].— Mes-pour_s’en servir dans pr«.*s«{ue toutes les langues «lames P.E.Gingras, Ignace Drolet, Théodore Les Acheteurs feront bien «le regarder Tremblay, Joseph Samson.Maison sans rival»* «lans la Puissance pour la richesse, la qualité et le fini de l’ouvrage.Tous ces chapeaux ayant été faits expressément pour M.J.B.LALIBKRTK, et commandé* avant la hausse «l«*s prix, seront détaillés un par un au prix «b* la douzaine.’ Québec, 10 avril ISSU.893 crodis et vendredis, va jusqu’à St Jean j Bureau «lu Chemin «le Fer, Moncton.N.H, 10 juin 1880.Québec, 12 juin 1880.D.POTTINCiER, Surinl«.*n«lant r*n ch«T.1105 la libelle sur les Pots et les boites.Si l’a*lr»*?s j Les personnes charitables ayant quelques n’est pas 533, Oxford Street, ils sont falsifiés.articles à offrir sont respectueusement priée?
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