Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 16 août 1880, lundi 16 août 1880
2 4e me Annee ?anrag ne.• t.v*r- u©ti(iienm-4eim> ?Lundi 16 Août A§80 ’r.1» 1 INTERETS JE CROIS.J’ESPERE ET J'AIME.ü i fv/| r„?OP ' i V i ! v .J * FKANtlK Cil KHIIOU RO.—O IIÈCK.—CONOR î H OUVRIER Paris, le 23 juillet.Eh bien ! M.Gambetta va à Cher bourg.Le président de la Chambre n’a pas voulu en avoir le dédit ; il s’est décidé à accompagner le président de la République.Quel nou veau jeu se cache-t-il là dessous ?CVst à n’y plus rien comprendre.M.Grévy refuse d’abord l’invita-lion de la municipalité de Cherbourg, puis il se ravise sur l’annonce bruyamment publiée dans les journaux que M.Gambetta ira passer la revue de la Hotte ; alors M.Gambetta, apprenant que le président de la république se substitue à lui, renonce au voyage, puis à son tour il se ravise et fait dire qu’il accompagnera M.Grévy.Est-ce une concurrence entre les deux présidents ?Par surcroît, on annonce que M.Léon Say a été invité par M.Grévy à venir avec lui et que M.de Freycinet a trouvé alors qu’il ne pouvait pas se dispenser d’être de la partie.Finalement les quatre présidents, président de la république, président du Sénat, président de la Chambre des députés, président du conseil des ministres, iront de compagnie à Cherbourg.Mais qui aura le premier rôle ?M.Gambetta s’est flatté sans doute d’éclipser à lui seul les trois autres et de se faire recon-connaitre par la Hotte et par l’armée pour le futur souverain.L’incident prend, comme vous le voyez, une certaine importance.En tout cas, il ne laisse pas que d’être souverainement comique.Jugez par là du désarroi qui règne dans les régions du pouvoir.C’est à mettre en poème héroï-comique.Un autre incident d’une nature plus grave encore, c’est la mission du général Thomassin en Grèce.Le fait est aujourd’hui d’une notoriété publique.Au Talais-Bourbon, comme au ministère des affaires étrangères, on comptait le tenir secret, mais avec la presse il n’y a plus aujourd’hui de mystère.La nouvelle est confirmée, seulement les feuilles officieuses essaient, d’en atténuer la portée en affirmant que la mission du général Thomas-sin relève uniquement de l’instruction militaire et nullement de la politique, et que l’influence française no peut que gagner à ces études d’ordre tactique.C’est notamment la version de la République, française qui limite l’expédition à six officiers.De pareilles assertions no sauraient être prises au sérieux par personne.Les journaux intransigeants n’ont pas accepté l’explication, La Justice sait remarquer, en effet, que l’envoi d'une mission militaire en Grèce dans les circonstances actuelles, est un acte qui peut; engager au plus haut point la responsabilité du cabinet Freycinet et elle déclare que la France ne se laissera pas entraîner de nouveau, par des voies plus ou moins obliques, dans de sanglantes aventures.Si les Chambres n’étaient pas en vacances, l’affaire aurait été certai- nement portée à la tribune.Elle est d’autant plus grave que tandis que la diplomatie de M.Gambetta entend faire jouer un rôle à l’uniforme français dans l’armée grecque, la main (le l’Allemagne commence à se montrer derrière la Turquie.Quoi qu’il en soit, on assure que M.Grévy a été aussi surpris que mécontent do cette aventure dont MM.de Freycinet et Farre, complices de M.Gambetta, lui auraient caché le caractère et l’importance.Il croyait à une siropje expédition d’études, mais non à l’envoi d’ùue véritable mission militaire qui ne comprend drait pas moins, quoi qu’eu dise la République française, de soixante officiers destinés à prendre le commandement de l’armée hellénique.Quand on songe que le tracé de la frontière turco-grecque est notre ouvre et que c’est l’objet principal de la note collective adressée à la Sublime-Porte par les puissances, on ne peut s’empêcher de craindre que la présence d’officiers français dans le camp grec n’amène des complications funestes.M.Grévy aurait eu bien raison de se fâcher ; mais que fait-il au gouvernement, si des choses aussi graves peuvent se passer en dehors de lui.*** 11 se tient en ce moment à Paris un congrès ouvrier dont les journaux opportunistes affectent de ne pas s’occuper, et qui mérite tonte attention, en raison des doctrines ultra-socialistes qni y sont professées.Le Congrès de Paris laisse loin derrière lui les congrès des années précédentes, il est entré résolument dans la voie.tracée par le citoyen Malon, un des chefs de la Commune et un des apôtres les plus de 89.Ce n’ett pas la république qui lui fera obstacle.La Hêpnbli:|ue On lit dans le Monde : “ Le mot de république a toujours eu en France un fumet de communisme, comme dans l’antiquité païenne.Les congrès socialistes ne laissent rien à désirer à cet égard.Le communisme sans faire peau neuve, 'prend nn nom nouveau ; il s’appelle maintenent le collectivisme.Et les oratenrs du faubourg du Temple estjment que le collectivisme doit être obligatoire.L’Etat prend votre bien, votre capital : voilà le collectivisme ou le communisme.“ Ce qui fait le fond de la doctrine, c’est le principe d’obligation.Autrement, rien n’est plus légitime que de mettre en commun son bien ou son capital ; c’est l’opération la plus utile, la plus sociale.Toutes les grandes choses dans l’ordre civil sont fondées sur l’association.Il ne s’agit pas de cela.Vous disposez de votre bien, c’est le droit de j propriété : on vous ravit votre bien, , c’est le communisme.Toutes les corn-; munautés religieuses reposent sur le droit de propriété.“ L’Etat, qui agit par la force sur vos biens, et détermine la quotité de l’impôt ou les conditions de la transmission des biens, s’inspire généralement, à notre époque, des principes du communisme.Le communiste prend mon bien de force ; le voleur est un communiste.Si c’est un homme simple, il a des scrupules ; les jugements et arrêts de la justice ont contribué à maintenir le préjugé favorable au droit de propriété.voleur de profession peut se persuader que, selon le mot de Bissort.copié par Troudhon, “ la propriété, c’est le vol, ” et que dès lors il rentre dans une partie de son bien en prenant celui d’autrui.#*# _ .Ce préjugé s’affaiblit de jour en influents du socialisme."La pre- .jour, presque d’heure en heure, par mière œuvre qui s’impose, disait-il, I l’influence de la presse et de la tribu-c’est la constitution d’un parti ou- ne.par ]a lecture des journaux, tout vrier, ayant son organisation propre, sa méthode et son programme de revendications immédiates, pouvant et voulant accepter la lutte sur tous les terrains.” Cette fédération ouvrière demandée par le citoyen Malon est en train de se former.Les doctrinaires du Congrès de Taris se déclarent, pour arriver à 1 11 L’Etat se substitue à ces petits leurs fins, partisans exclusifs de la voleurs particuliers d’ailleurs malrévolution violente et permanente ; 'menés par les lois et mal vus.11 ils n’admettent plus que Ton ait re- sanctifie le vol en l’élevant à l’état cours à des moyens aussi enfantins d’institution universelle, et en dé-que les élections pour faire triom- clarant que la propriété c’est lui.Il plier les principes nouveaux.C’est ravit, parce qu’il est le plus fort, le par la force qu'ils entendent imposer bien de chacun, le nouveau régime social qu’ils sont II atteint:ce but par les lois qui en train d'élaborer et qui consiste ' enlèvent aux particuliers la libre disen une organisation communiste position.de'leurs biens ou par des dans.laquelle disparaît la propriété mesures attentatoires à la propriété du sol et du capital.privée.Quiconque professe que Les socialistes , nouveaux sont des l’Etat a le droit de m’expulser de collectivistes réclamant la mise en mon domicile, sous un prétexte dont commuu ou le retour à la collecüvi- l’Etat est le seul juge, est communis-té du sol, des capitaux, do l’outillage te.Il Test tout autant que le voleur et des instruments de travail.Il ny’ qui soustrait une montre ; il Test mê-a plus de' propriétaires, chacun est.me beaucoup plus, puisque le vol l’usufruitier de son travail, et, à cet d’une montre ne saurait entrer en effet, le capital foncier ou mobilier comparaison avec l’expulsion du do-est livré par la collectivité aux iiidi- micile ou avec uno négation du droit dus par voie d’adjudication.de propriété équivalant à un vol in- Telle est la,doctrine en train de finimont plus considérable, s’accréditer auprès de la classe des Si, sous un prétexte dont il est le travailleurs.Elle coutient en elle seul juge, l’Etat dit à uu certain le éléments d’une révolution qui nombre de.Français : Vous n’avez serait bien plus complète que celle pas le droit de propriété, il les dé- pouille, par le fait, de leur propriété ou d’une grande partie de lour propriété ; il est communiste.O : • • “ Le droit que s’attribue l’Etat sur les biens religieux découle do la doctrine du communisme.Cette doctrine régnait dans toute l’antiquité païenne, et elle est .reproduite avec un éclat sans pareil "dans tout le droit romain, d'où elle s’est répandue dans notre droit.Les biens de vos sujets sont à vous, disaient les légistes à Louis XIV, qui n’était pas loin de le croire.La confiscation, d’un usage si fréquent dans l'Empire romain et pendant la Révolution française, a une origine communiste.La propriété privée n’est plus alors qu’une faveur révocable.C’est ainsi qu’aujourd’hui les communistes de la Chambre des députés raisonnent quand ils font reposer le droit de propriété des maisons religieuses sur la tolérance de l’Etat.La Chambre des députés, par ses différents votes, professe littéralement que vingt mille citoyens français sont privés du droit de propriété collective.Or, la propriété collective volontaire se forme de la propriété individuelle ; c’est donc la propriété individuelle qui e6t frappée de nullité ou de confiscation.C’est le communisme en théorie et en action.Les ouvriers du faubourg du Temple ne sont ni plus ni moins communistes ; mais ils sont moins dangereux, en ce sens qu'ils n’ont que des projets et qu’ils ne seront peut-être jamais en mesure de les exécuter, tandis que le gouvernement exécute le sien dans une mesure déterminée.S'arrêtera-t il ?se limitera-t-il ?Mais le communisme est une idée universelle ; on ne lui fait pas sa part, on ne lui trace pas scs limites.Après les religieux viendront les rentiers, les capitalistes, les propriétaires laïques, etc.” COQUITJ.K.ALLKIWAUXK Bismark journaliste.—La FAMILLE IMPÉRIALE.Berlin, 22 juillet.Dans l’appréciation des luttes en-gagnées en Belgique sur le terrain religieux, ceux de nos journaux qui sont sous l’influence du chancelier se rangent du côté du gouvernement belge et s’acharnant à dénigrer la curie romaine.On n’a pas égard à la vérité ni aux faits avérés, on ne veut que prendre parti contre Rome.Il faut bien agir de la sorte pour discréditer le Saint-Siège, faute de moyens réels pour y parvenir.On n’en peut plus douter, le prince de Bismark a la main dans tous ces manèges du journalisme.Parmi ses occupations nombreuses, il n’y a en pas qui l’absorbe autant que la direction et l’inspiration de la presse.Il se dédaigne pas de faire continuellement le canevas de petits et grands articles qu’il envoie à déffé-rents journaux, et ce sont ordinairement ceux de second ordre qu’il favorise.La presse officieuse est con- trainte de les citer, et elle fait ressortir ces articles.Il est donc d’un intérêt tout spécial de suivre la marche de la littérature du jour dirigée par Bismark et elle expliquera, mieux que ne pourraient le faire les débats du Parlement, les réflexions, les idées et les intentions du chancelier.Il est dans les vues des “ Ivultur-kampfer ’ ‘ (ceux qui ont engagé cette guerre néfaBte contre l’Eglise) que l’Empereur ne soit jamais mis au courant de l’opinion générale de ses sujets, et surtout de celle ses sujets catholiques.On craindrait de l’attendrir et de le rendre accessible aux souffrances des catholiques.Depuis uombre d’années, on éloigne dans ce but presque tous les journaux, et on ne lui laisse que “ L’universel du Nord-allemand ; ’’ encore ce journal subit-il des transformations, et on n’en remet à l’Empereur qu’un exemplaire rédigé pour lui, et d’un autre contenu que pour le commun des humains.Tons les passages défavorables aux “ Kultur-kampfer ” sont omis, et, par contre, là politique du gouvernement est dépeinte comme jouissant de l’approbation de toutes les classes.Il y a quelques années, l’Impératrice fit par de ce procédé à l’Empereur, qui en éprouva une violente colère.On parvint à le calmer, en lui persuadant que Ton n’avait agi de la sorte que pour suivre les avis des médecins, qui avaient recommandé d’éloigner tout ce qui pourrait causer une émotion ou être un sujet d’agitation à l’auguste vieillard.**# Le but de cette manière d’agir est de prouver à l’Empereur et à ses sujets la perfidie du Saint-Siège dans ses pourparlers avec le gouvernement belge, et de trouver (les analogies entre ces pourparlers et la résistance des catholiques allemands.En travaillant ainsi journellement, à fausser l’opinion, on parvient malgré tout à obtenir un certain résultat.Et eu supposant même que le parti des bons catholiques demenre inaccessible à ces influences ; cela n’importerait guère- On lutte autant pour l’apparence quo pour la réalité ; pourvu qu’on soit maître du pouvoir, pourvu que Ton ait la majorité au Parlement et l’appui du gouvernement, cela suffit pour assouvir la haine contre le christianisme.*** Notre capitale est sous une atmosphère d’inertie totale.Il eu e6t toujours de même pendant les absences de l’Empereur, et lorsque le prince royal est à la tête des - affaires.Son économie démesurée est non seulement accompagnée d’inaction personnelle, mais elle pousse à faire prévaloir ce penchant, et à le faire accepter aux classes on rapport avec lui.Il s’en suit nécessairement que les autres classes sont mécontentes.Il faut aux artistes, aux industriels, aux marchands, une sorte de luxe, sans quoi pas de courant commer- cial, pas de développement, pas de bénéfices.Cette économie si stricte de la l'a-nille du prince royal est la source de faits pénibles et quelque peu choquants.C'est ainsi qu’à un de ses derniers voyages dans les provinces de l’Est, le prince ordonna à Dirsham (point de passage sur la Vistule) de servi nn déjeuner, auquel il invita la plupart des notables de la province de FrU6se.Lorsque l’hôtelier présenta sa note au maréchal des logis, celai-ci, stupéfait, déclara ne pouvoir se charger de la responsabilité de payer si grosse somme.Que faire ?On hésitait à parler de la note au prince royal, on ne craignait pas moins de troubler sa bonne humeur pour le reste (lu voyage.Heureusement que le président du gouvernement de Dantzig, qui était présent, proposa un arrangement.Il offrit de satisfaire l’hôtelier, à l’aide de la caisse des amendes, du gouvernement.**# La princesse.royale n’a pas des tendances moins économiques que son mari, ce qui a donné lieu à plus d’un froissement avec l’impératrice.La princesse dirige, à l’exemple de sa mère royale Victoria,une petite métairie près de Postdam, d’où elle envoyait le lait pour être mis en vente dans des fourgons aux armes impériales.L’Impératrice ayant oui quelques remarques à ce sujet, s’explique là-dessus avec sa bru, et conseilla de procéder à la vente de lait sans d’autres formes.Le conseil fut si peu suivi et si mal recueilli, que l’Impératrice se vit obligée pour rémédier à cet abus de porter plainte à l’Empereur.TRADUCTION LA GENISSE, LA CHÈVRE ET LA BREBIS EN SOCIÉTÉ AVEC I.E MON.Fables de la Fontaine, Lie.A VJ.Léon Say, Freycinet et l'illustre ürévy, lTnis à Gambetta, seigneur du voisinage, Tous Quatre présidents—ce blonds.lector recta cloué à sa place ; il était devenu statue.Le major Legagneùr et lo baron Michel, patriarche de cette tribn, accompagnaient Honorine.Ils lui Êarlèrent un instant, puis le major aisa sa main avec une gra Blai nde affection de respect, et Mlle lllamont resta seule sur le balcon.Elle vint s’appuyer à la balustrade, triste et toute pensive.Hector à son insu peut-être, prononça son nom tout bas.Elle se pencha, Son regard interrogea la rue ; puis revenant à la fenêtre, elle dit à haute voix ; —Baron, j’accepte votre invitation .Te serai des vôtres pour 1a chaise au loup dans la forêt de Bazeille, à une condition.Laqulle ?.s’écrièrent à la foi le baron Michel et .le major.—Cela dépend de vous, monsieur le major.Je suis peureuse.Te veux un escadron dé chasseurs , pour me défendre contre les loups.Le major Legagneùr s’inclina jusqu’à ta terre et répondit.—Mademoiselle, tout le régiment y sera.VIL—La .chasse au Lour.On avait fait bel et bien une révolution contre les insolences de l'ancien .régime* t.et voilà que d'antres insolences avaient grandi en une nuit comme dea champignons ! Le règne de Jnillet futune époque singulière et féconde en comédies.Lés marchands.mirent dea talons ronges.Ne rions pas trop haut, cependant, nous avons eu, depuis Ion, la mascarade bien autrement crottée des grands Bcignenrs radicaux.Les Legagneùr avaient précisément * la position qu’il fallait en ce temps-là pour être les suzerains du pays de Sedan.C’était une famille très-nombreuse qui englobait, pour ses alliances, presque tout le commerce du département.Plusieurs de ses membres occupaient des postes administratifs ou parlementaires.On les craignait à Sedan pour le crédit qu’on lenr supposait auprès du gouvernement nouveau : le gouvernement nouveau les ménageait, pensant qu’ils devaient exercer là-bas une considérable influence.Le monde est plein de ces faux dieux dont les pieds d’argile reposent, sur un double mensonge.Le lendemain de ce jour où le major Legagneùr avait promis tout te régiment, le 3e régiment de chasseurs quittait Sedan, avant l’aube, par la oite du Mesnil, pour nne battue au oup, déclarée d’utilité publique.Le ¦•vieux colonel Poncelet avait çu la main forcée.Le général, l’intendant milit aire et tout le corps d’officiers de la garnison étaient de la fête, Les soldats et les sous-offibiers devaient se rendre directement à la Virée, village situé à deux lieues de Sedan,1 vêts l’est.La forêt commence là .Lèa officiers, au contraire, et'les invités avaient quitté la ville la nuit pour faire médianocho au château de Bazeille, propriété du baron Michel Legagneùr.Ils devaient partir de la pour retrouver les équipages de chas- î< se entre La Virée et Francheval.Il y avait an bois, outre le régiment do Vauguyon et les ouvriers de la maison Legagneùr, une armée de douze cents trappeuTS, répartis sur quatre ou cinq lieues carrées de cultures et de forêts.“ Bazeille est un superbe château qui domine le village du mémo nom sur la rive droite de la Meuse, et qui dès lors-était transformé en fabrique de draps.Nous l’avons dit : c’ est le sort dé presque toutes les seigneuriales demeures du voisinage.Il serait malséant de nier que souvent ces transformations sont utiles et que les antiques manoirs, devenus les palais du travail, rendent parfois à toute une contrée la monnaie dn .bien-être, qui était jadis le lot d’un | seul homme.Mais ici ce n’était point1 I le ,cas.Lés Anciens1 seigneurs dé Bazeille avaient toujours été les bienfaiteurs dn pays, où leur souvenir restait l’objet d'une sorte de culte ; les vieillards racontaient encore aux veillées comme quoi le château était la maison à tous.Quand le seigneur j se Téjottissait, le villlage entier avait ; place à table.CTétait jadis le renom dé la paroisse de Bazeille de ne pas avoir nn seul pauvre sur son large territoire.i Aussi, tout le ; monde, hommes, ' femmes, ët petits enfanté, faisait la haie devant fa porte de l’église, quand M.de Bazeille arrivait lo dimanche, à The are de la grand’messe, dans son 1 beau carrosse, chef-d’œuvre de Jean Guern.Il souriait en passant, et chacun pouvait lai parler' sans crainte.Son allié; le baron do SoleUvrè, venait toujours derrière lui.lie carosse de Soleuvre n’avait jamais1 de chevaux.C’était la tradition, depuis que Chrétien III de Soleuvre et de Salin était revenu de la bataille de la Mar-fée, en 1641, blessé doufce fois et attaché sur un joug entre deux bœufs, le carrosse Je Soleuvre était, traîné par quatre taureaux noirs.Mais Soleuvre était tombé comme Bazeille, et ces choses ne vivaient plus que dans les récits dn soir.Cette nuit, c’était; un peuple de bourgeois qui encombrait le salon (T honneur où se voyaient, sous émail dans des cartonches dorés, les cinquante écussons d’alliance de Bazeille : La Tour d’Auvergne.Làmarck, Arlon, Pont-d’Oye, Montaigu.Rochefort, Wianden, Houffalize, Ansem-bourg, Malandry, Damvillers, etc.Ou dansait.Le faste sert à gagner de l’argent.Le baron Michel était fastueui à l’occasion, Sedan lui avait fourni tout un essaim dé "charmantes jeunes femmes.Le roi de la .fête était lé major Antoine, tyd homme entre, deui âges qui se portait galamment,’ et faisait nne cour assidue à Mlle Honorine do Blamont./f i ¦ • * * • ^ (A suivre.) y - • r h , > • 4 flP flL eenn oiïi'fB SOMMAIRE.‘#7’’ f >.rnalisfc-/ V, { :.I- JU' H # France.La Kéjmblique.Allemagne.—Bismark jou La famille impériale.Une traduction.ijç Fi.riLLBTON :—Les Errants Nuit.par Paul Féval (/f suivre Ecole des arts Un ouvrage utile.Exposition de Montreal.A/Iaîre des Etats-Uni«.Europe.Amérique.Jeanne d’Arc.t Les amateurs de phénomènes, î ?•Lites nouveUes.Faits divers.Auuees Neurelles.Urande exhibition du Canada à Mont.-éji.Invitation publique.—T.Hudon.On demande un niveau d'arpenteur.Av is.—W.Dunseoinb.Entre Québec et l iste d'Orléans.—C^jd.Plante.Charbon à vendre, etc—John McNauchcon »V rie.Avis.—4.B.L.liameUn, Ptre.Nouveautés pour Vnutomne Ait Bon Marché.— N.Carneau.Vi » de Messe pur.—J.A.Anglais.A la librairie de St.Rocli.—L.Drouin A Frere J.B.Belleau, marchand de fleur, grains, etc.QUEBEC, 16 AOUT I860.La utitMion de Sir John Le succès delà mission de Sir John A.MacDonald, en Angleterre, ne fait maintenant plus de doute pour personne.Il n'y a plus que quelques liberaux, le “ G lobs "et la “ Patrie ’’, qui refusent d’y croire.Ils sont d’une incrédulité incurable, qu’ils essaient de faire partager à leurs lecteurs.Mais peine inutile, le correspondant du “ Globe ’’ sè charge lui-même de faire connaître la bonne nouvelle dans le6 dernières dépêches qu’il a envoyées.Tout est maintenant complété, et nos ministres vont s’embarquer pour revenir le 2 septembre.La Patrie aura beau dire que les nouvelles que nous donnions étaient faites dans le but d’influencer les élections qui vont se faire dans le Haut Canada.Elle en sera pour ses peines, et les capitaux ne nous en arriveront pas moins, tant de l’Angleterre que de la France.Une ère nouvelle va s’ouvrir pour le Pacifique ; l’ère des demi-mesures et des tâtonnements, comme du temps de M.MacKenzie,est passé ; les travaux vont être poussés avec vigueur et dans peu de temps tout le Canada va sentir l’effet de capitaux en circulation.en faveiir de la proposition d'& pro- ! fesseur Grimley., ici % Il rôtéüsolit d'accôrder une »oi% ^Association do* » Arts Mi Rengage à payer tous frais «l’entraînera l'exposition de la colléjstio#cojnplète>xlè ‘ses tableaux et de'ses objets d’art.L’association s’est réservt* néanmoinsJe droit d’exi-£rer dix cents des visïténTs.t .i Une somme dev$150 a été votee pour le concert des marins qui sera donné le 20 de septembre an Victoria that in g Rial:.L’assemblée annuelle des membres de la société Calédonienne aura lieu le 22 septembre, et cette société se propose de faire de belles démonstrations pour saluer le retour de Son Excellence le gouverneur-général à Montréal.Tous les compagnies de chemins de fer et de bateaux à vapeur ont promis de réduire les prix pour le transport des voyageurs, de sorte que les personnes qui résident à la campagne pourront venir à Montréal à bon marché pendant l’exposition.En somme, le comité ne néglige rien pour rendre l’exposition aussi attrayante que possible, et de leur côté, les citoyens se montrent bien disposés à seconder leurs efforts,comme on peut en juger par la liste des souscriptions qui ont été recueillies jusqu’à ce jour.Un ouvrage utile Nous accusons réception d’un ouvrage d’une utilité incontestable.Petit vocabulaire h f'usage des Cana-diens-françnis,tel est son titre.L’auteur est M.l’abbé N.Caron, professeur au collège des Trois-Rivières.Cet opuscule contient les mots dont il faut se servir pour bien parler la langue française, et signale les barbarismes qui malheureusement se sont glissés en trop grand nombre dans le langage dont on se sert au Canada.M.Caron a fait une œuvre patriotique.Nous l’en félicitons, et nous lui souhaitons plein suceès.Ecole de* art.A sa dernière séance, le conseil des arts et manufactures a voté les crédits suivants pour les écoles des arts l’hiver prochain.Kcole de Montiéal.§1,500 “ “ Québec.800 “ “ Trois-Rivières.300 *• “ New-Liverpool.300 “ “ Lévis.j50 “ “ St-Hyncinthe.300 “ “ Sorel.300 ;1 “ Sherbrooke.350 “ Granby.175 “ “ Huntingdon.200 “ Hochelaga.300 “ i; Ste-Cnnpgonde.20u §5,175 tsar motion de M.G.Boivin, un crédit de $500 a été affecté à l’achat de nouveaax modèles et dessins à l’usage des écoles.MM.Thomas White, L.J.Boivin et le secrétaire du conseil ont été chargés d’acheter les modèles.ExpMtltlon de Montréal Les membres du comité des citoyens se sont réunis hier sous la présidence de M.P.J.Cleghorn.Une somme de $500 a été votée pour donner des concerts en plein air, et un 60us-comité a été chargé d’organiser ces concerts.Il a été décidé de dépenser une somme de $2,000 pour les feux d’ar-.tifices.Des mesures ont .été prisés pour organiser des conrses de chevaux au Parc Lépine.M.Richard Thomas a reçu des lettres du professeur Grimley, de Chicago, qui est déjà venu à Montréal, et de M.Pedanto, de New-York, au sujet de* ascensions en ballon.Le professeur Grimley dit qu’il aimerait à se servir du ballon de M.Page, le “ Canada ” en y ajoutant une autre nacelle pouvant contenir une dizaine de personnes.’ .Le comité a voté $400 pour ces ascensions en ballon,et s’est prononcé AtliiIreN «les Etats-Onia La campagne présidentielle est engagée.Les deux candidats ont écrit leurs lettres d’acceptation qui, comme les programme des partis, sont des documents que Ton tâche d’écrire de manière à plaire au plus grand nombre, quitte à agir à sa guise aprè3 l’élection.M.Garfield a fait un discours à New-York, en réponse à une démonstration de Boys in Blue.Ce discours n’a roulé que sur des considérations générales, si ce n’est qu’il a fait un appel chaleureux en faveur des noirs du sud, rappelant les services rendus par eux aux gens du nord pendant la guerre.On parait craindre que les noirs 11e commencent à oublier leurs rancunes contre leurs anciens maîtres, et n’abandonnent le parti républicain pour voter pour le général Hancock, qu’011 leur représente comme un de leurs libérateurs.Plusieurs des orateurs républicains commencent à parcourir le Maine.Le général Kilpatrick faisait une adresse éloquente aux républicains de Lewiston, samedi dernier.Les fusionnistes ou les greenback démocrates n’ont pas commencé, la fusion n’étant guère harmonieuse ; chaque faction voudrait avoir le candidat de son choix, delà, le malentendu.D’un autre côté quelques discordances se font entendre dans le camp républicain : quelques ultra-tempérants veulent se séparer du parti qui avait jusqu’ici passé pour le parti de la tempérance ; on aurait à se plaindre du gouverneur Davis, qui ne sévit pas avec assez de rigueur contre les violateurs de la loi, et Ton aurait môme découvert que le Congressman Reed appartient à un.club dont quelques membres boivent de la bière ; aussi ne manque t-on pas de crier an scandale, et les Nye et autres menacent de se séparer du parti, si on n’exclut pas les coupables du troupeau.Voici un aperçu du programme ou de la plut form républicaine : Le parti républicain demande an peuple Américain de lui continuer son appui parce que son administration des affaires, pendant ces vingt dernières années, a développé la prospérité de la nation.Il a détruit l’esclavage, a réduit la dette publique, a repris les paiements en espèces, a augmenté les exportations, et a développé l’industrie, par une sage politique de protection.lo Le parti affirme qne sou administration des affaires est la principale cause de la prospérité des dernières aimées, et s’engage à développer l’industrie et encourager le commerce par tous les moyens possibles.2o La constitution des Etats-Unis est la loi suprême et non un simple contrat entre Etats indépendants : la limite des droits des Etats et du gouvernement national devant être fixée par les tribunaux nationaux et non par ceux des Etats.3o Le gouvernement national doit surveiller l’œuvre de l’éducation du peuple dans chaque Etat.4o Le parti demande que l’on fasse un amendement à .là constitution, prohibant l’usage des fonds publics de chaque Etat pour l’entretien des écoles sectaires.- 5o Que 'lés séroiti soient prélevés de maniéré jà encourager le travail américain.Que Ton cesse d’accorder les terres du domaine public aux compagnies dé chemin de fer ou autres.Que Ton fasse disparaître la polygamie.Que la même protection, accordée aux citoyens américains d’origine,le soit aux citoyens d’adoption.Que le peuple américain doitf'obnti-nuer sa reconnaissance envers ceux qui ont combattu pour lui à l’heure du danger.60 II s’engage à prendre les moyens de restreindre l’immigration chinoise.7o II félicite le président Hayes pour l’impartialité de son administration.80 II accuse le parti démocrate d’avoir essayé de nnire à la liberté du suffrage, surtout dans le Maine aux dernières élections.EUHOPE FRANCE.—Paris, 14 août 1880.— Un éboulis de terre, à Vieux Font, près de Poitiers, a démoli deux maisons.On a déjà trouvé dix cadavres, et Ton dit qu’il y en a encore autant sons les décombres.—Le maréchal Bazaine est mort ; son corps est transporté en France.—Un citoyen suisse nommé Delang, regardé comme un socialiste dangereux, a reçu Tordre de quitter "la France.—La République française journal de M.Gambetta, insiste sur la résolution du gouvernement français de ne pas sè séparer du concert européen dans la question grecque.—M.Dumont, gérant du Gif-Blas, a été condamné à un mois d’emprisonnement et à* 500 francs d’amende, pour publications contraires à la décence.—Le général Grévy, frère du président, a été élu sénateur.—La Vérité publie une lettre de M.Gambetta, exposant ses idées sur les dernières élections de conseillers généraux ; ces élections sont profondément républicaines et démocratiques.Les démocrates veulent non seulement la forme républicaine,mais encore des institutions telles que la démocratie ne soit pas plus longtemps un mensonge et la république une moquerie.Il faut que la France puisse reprendre le rang élevé qui lui appartient dans le "monde, et recouvrer les provinces que la violence lui a enlevées.militaire a ju'gé 2L-individus appar tenantà unet * ‘ * but eaitkh realtors t^éftbli ; t ohos nés à m et 16 a durée ÎO flclO ans?leux ORIENT,\ Bucharest, 13, a malentendu entre la.r y a malentendu entre la Bulgarie' e la Roumanie.La première refuse de céder à la dernière l’endroit appelé Arab Tabia.Il y a dans le voisinage des bandes considérables de Bulgares armée.La Roumanie^ a prie -les mesures nécessaires pour occuper cette ville aussitôt qu’elle Jaura reçu des pouvoirs.Belgrade, 13 août.—La Porto a fait savoir à la Serbie que son explication de la mobilisation de l’armée serbe n’e6t pas satisfaisante.—Une dépêche de Raguse confirme la nouvelle que l’Albanie, par l’organe de ses représentants, s’e6t déclarée indépendante de la Turquie.Même les Albanais musnlmans se sont déclarés en faveur de l’indépendance.Il y a eu nouvelle rencontre entre les Albanais et les Monténégrins près de Podgeritza.—Les Mirdites retournent à Tusi, après avoir reçu de la ligue albanaise de l’argent et des armes.—La Porte demande un sursis pour décider sur la cession de Tu6i ou de Dulcigno.Athènes, 14 août.— 280 chevaux sont arrivés de Trieste.Ût.—J ANGLETERRE.Londres,14 août.Un correspondant mande de Saint-Pétersbourg qu’il y a tout lieu do croire qu’Ayoub Khan agit d’après les ordres et avec l’aide de l’émir actuel.Abdul Rhaman Khan, aurait donc trahi les Anglais, qui se sont donné tant de mal pour le placer sur le trône.Il parait maintenant que TAf ghan qui a été tué 6ur le chemin de Samarcande était un ancien serviteur d’Abdul Rhaman, et qu’il était por teur d’un message de ce dernier au général Kaufmann, ce qui ferait supposer que le nouvel émir est en relation avec les Russes.Les derniers renseignements reçus font croire qu’Ayoub Khan n’a pas renoncé à son dessein d’attaquer Çan-dahar.Il hésite, non pas parce qu’il doute de sa capacité de prendre la ville, mais seulement parce qu’il n’a pas encore décidé s’il doit la prendre d’assaut ou en saper les murailles.— Un grand nombre de figures sinistres ont fait leur apparition dans les villes et villages d’Irlande ; ces gens paraissent être des américains.Us ont achetés environ 400 carabines.—Quatre carabines volées à bord du Juno ont été trouvées dans un jardin près de Rochestowü, et un autre lot a été trouvé dans des broussailles non loin de là.On dit que le .propriétaire de l’un des bateaux employés par les voleurs a été arrêté.—Depuis quelques jours l’Irlande a un temps snberbe, ce qui a fait un grand bien aux récoltes.—Une démonstration des Home-Rulers a eu lieu à Glasgow ; 3,000 irlandais étaient présents.Des résolutions énergiques ont été votées contre la loi des terres.Des désordres ont suivi cette réunion, malgré la présence de 70 hommes de police ; deux de ceux-ci sont grièvement blessés ;25 arrestations ont été opérées.—On a reçu une dépêche disant que de nouveaux troubles ont éclaté dans la République Argentine.Les chambres ont été dispersées, et le président Avellanda a donné sa démission.AMERIQUE New-York, 14.— Le Herald dit qu’une délégation de la société qui a pour but de donner aux femmes le droit de voter, a eu une entrevue avec Hancock, hier.Le candidat démocrate aurait déclaré à ces dames qu’il sympathisait avec le mouvement, et que, s’il était élu, il ne ferait rien pour l’entraver.Nous espérons bien que cette nouvelle sera contredito, car si réellement Hancock s’était compromis à ce point, il mériterait d’être battu.soixante mille 4 inç* lui sera consa ée lMkt.de I linf-Dié a fait ache- terrains ay Tapparititioi e a déjà suî de restaurât ii .tMe l’ancienne cha- pelle de Notre-Dame de la Pucelle t également acheté La souscription tftaç&lin&êÿ afin de mener à bonne fin cett.Ne.98 et 100, rue St.Paul QuAbnc, 26 Juillet 187$.927 Œuvres de J.de Maistre, 8 vols.$7.[>Uc Question d’art et do morale, par Laprade.1.00.* L’art d’arriver au vrai, par üaimès.0.70.' La femme comme il Ja faut, par l’abbé Marchai, (relié).l.00< L’homme comme il “ *• •* 1.00-* La conscience “ •* 44 1.00«' Tout est h\ 14 44 44 1 .00c Le bouquet de la jeune tille “ 44 1.00c Espérance à ceux qui pleurent, *• 1.00e Corinne ou l’Italie.parM.de Maël.0.80c Le paradis perdu de Milton.0.30c Le martyre d’une mère,par H.Conscicuce ü.30c Les voleurs d’enfant “ “ 44 0.30.* Trésor d’anecdotes comiques.0.30.Trésor des bons mots.O.30c Recueil (ie calembours.0.30c Recueil de contes à rire.0.30c Recueil fie charades.0.30c Un million de plaisanteries.0.60c L’academie des jeux.O.30-’ Aussi les œuvres complètes des auteurs salivants : Demaistre, bterne, Molière, Goethe-, Boileau, Salluste, Fénelon, LaBnivère, Gresset, Juvenal, Schiller, Horace, Lafontaine, Corneille, Racine, Shakespeare, Homère, Bossuet, Virgile, Florian, Démosthène, Massillon, Cicéron, LeTasso, Mal-h-rbo, Gilbert, Ovide, Perreault, Homère, etc, etc, etc, à DIX CENTINS le volume.Une visite est respectueusement sollicitée.A.F.E.Darvean LIBRAIRE, 151, RUE SAINT-JOSEPH SAINT-ROCH, [Vis-à-vis le Presbytère] Québec, 22 juillet 1880—tan 1071 « CE JOCRNAlidr,rou'8 •“ Demande d’emploi.; IIHÜ, -_______ au bureau d'annonce de( journaux de GEO.P.ROWELL & CIE.i!0, rue Epruoe) où l'on peut passer ._ , des contrats,d'annonces, pour ce journal è ou aux environs.S'adresser au*Bureau du NeV>TeriL i Courrier du Canada.Québec, 25 mare 1880.‘ .«*97 Québec, 8 avriM 880.1014 ÜN ORGANISTE, pouvant enseigner la musique vocale, demande uno place, a Québec ira m n il euui in iR Etablissement d'architecture religieuse.David OueUet, ARCHITECTE.Bureaux et Ateliers 85, Hue x/Aicuillo.n.SPECIALITE do plans et surveillance fie construction d’églises, de presbytères, de communautés religieuses, exécutions d’ouvrages d’architecture do toutes sortes.Prix et conditions faciles.•Québec, 12juillet t880—t an 1150 3527 LIGNE DE LA MALLE BOY ALE tiSf**?, !¦*¦- 'Jlc«* ¦••** LIGNE DES VA TE UE S ALLANT AU SAGUENAY, TADOUSAC, CACOÜNA, RIVIÈRE RU LOUI\ Ot MURRAY BAY.oc • “ HI AID OF ORLEANS »! A COMMENCER le 25 JUIN, les vapeurs de première classe bien connus Capt.Lecours.“ Alex.Barra Saguenay, St.Laurence, Partiront du quai Saint André comme suit : Les MARDIS et VENDREDIS, à 7.30 A.M., le Saguenay pour Chicoutimi et la Baie des Ha ! Ha !*et arrêtera à la Baie Saint Paul.Les Kboulements, Murray Bay, Rivière «lu Loup, Tadousac et l’Anse Saint dean.Les MERCREDIS et SAMEDIS à 7.30 A.M, lé St.Laurence, pour la Baie des Ha ! Ha î, arrêtant à la Baie Saint Paul, les Eboulements Mur.ay Bay, Rivière du Loup et Tadousac.Bn rapport à .Québec avec les vapeurs de la Compagnie ! - - Heure du Heure de ?*i°'A ^C0TIAN.Août.«4 » li* I * Hi.»>v' > Chemin de Fer.Québec.1 .?, t Train W Express pour i Las pian.11 Septembre.Halifax et St.Jean.7.30 A.M.7.15 A.M Train d'Accommodât ion et de la Malle.11.30 A.M.11.15 A.M.Train de Fret .7.40 P.M.7 25 A M.Arrivera à la Pointe Lévis.Train d'Express d’Halifax et de St.Jean.8.50 P.M.8.35 P.M.Train d'Accommodation et de la Malle.6,00 P.M.5.45 P.Vf.Train de Fret.- 5.15 A.M.5.00 A.M.Il ! DERMA N.Jl Caspian.Jl : Nova Scotian.28 Prix du passage entre Halifax et Saint-Jean Cabine .$20 Intermédiaire.15 Entrepont.6 LES STEAMERS DK LA LIGNE DE GLASGOW Partiront de QUÉBEC comme suit : » - iinfKtvt ___/* T JJ* i" i lu; y .-r: -.;•*.**• * * - V Va ‘ Grecian.le ou vers le 17 Août.Les trains pour Halifax et St.Jean se rendent j Buenos Ayrean.“ “ 21 I ii leur destination le dimanche tandis que ceux : Manitoban .•• partant d’Halifax et de St.Jean demeurent à j Phcèniclvn.“ Carnbelltown.Le char Pullman quittant la Poinie-Lévis les mardis jeudis et samedis va jusqu’à Halifax et celui qui part les lundis mercredis et vendredis, va jusqu’à St.Jean.Canadian Waldensian .« I II i1 lt 4 I « • < ¦ 31 *¦» i 14 21 i «
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