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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mardi 14 juin 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1881-06-14, Collections de BAnQ.

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25eme Année tj ' -j % ’ • * * ?-» * ./- idl rWk ft ' -* -I Æ v* MT y 7 ?jf *, -j 8—Edition auotidienne—Seme Mardi 14 Juin 1881 v • & se K c: JOURNAL DES INTERETS CANADIENS CO JK ET J*AIME.D r N.E.DIONNE, Rédacteur en GhcJ' LÉGER B ROUSSEAU, Editeur Propriétaire.REVUE GENERAI.!?(20 mai 1881) __ • Frjuiee i Lu scrutin de liste vient de triom-1 pher à la Chambre des députas de, France, substituant le scrutin par département au scrutin par circonscrip-} lion.I M.Gambetta l’emporte, et, par le tait meme, M.Grévy a le dessous dans cette lutte d’influence engagée entre le président de la république et son dauphin.L’er.-dictateur a payé de sa personne, comme on s'y attendait, ne s’en rapportant pas à ses comparses pour taire passer une loi qui était sa loi.Il a emporté la place d’assaut.La bat- j taille a été chaude et courte.Voici le compte-rendu résumé de la partie saillante de la séance.11 M.Gambetta rappelle les invalidations nombreuses qu» ont eu lieu à la suite des dernières élections, et qui, sont la conséquence du scrutin d’arrondissement.“ Il dit que ce dernier mode de votation met les ministères à la merci des coalitions parlementaires, ferme le Parlement aux représentants de la classe ouvrière,et établit une intimité dangereuse entre les députés et leurs commettants.i 41 C’est au nom de l’honneur ”, j “ poursuit M.Gambetta, au nom du | 41 progrès et de 1 avenir du régime ‘‘démocratique, que je préconise le *‘ scrutin de liste, qui seul peut ame-“ ner la réalisation des réformes né-“ cessaires et supprimer le régime de 44 h vénalité.Il 6’agit de décider si *‘ la république sera féconde ou stéri-44 le.Il ne faut pas qu’on dise : 44 Fropter vitam, vite perdiderunt 44 causara.” • 44 Après le discours de M.Gambetta, la discussion générale est close.La commission n’ayant pas reproduit de proposition, la Chambre e6t appelée à voter, par appel nominal et au crutin secret, sur le passage à la discussion des articles de la proposition Bardoux.44 Pendant les opérations du scrutin, une vive émotion règne dans les divers groupes de la Chambre.“ Voici le résultat du scrutin pour la discussion des articles : 243 voix contre 235.44 En conséquence, la discussion est adoptée à la majorité de 8 voix.44 Les articles et i’eneemble du projet de loi sont ensuite votés à une grande majorité par assis et levés.” Voilà donc que la France a fait un pas de plus—et un pas de géant — dans cette voie qui la mène à ce point où elle sera le pays d’Utopie des applications radicales.Les élections générales vont se faire dans le sens voulu par M.Gambetta,qui sait bien ce qu’il veut, et un avenir piochain nous fera toucher du doigt les conséquences de Pacte important qui vient de se passer.Un espace de trois mois peut voir bien des surprises.M.Gambetta pont aller triompher et pérorer à Cahors sans souci apparent le lendemain ; il est peut-être arrivé au point culminant de son étonnante carrière.Les dithyrambes des journaux opportunistes l’y accompagnent.V'iJin.l b on K»*ra pri*, lu Trance verra trouble.M.Gambetta peut dès maintenant fixer l’instant où il lui plaira do saisir la dictature.Nous nous trompons fort, ou le Gouvernement s’apercevra bientôt, ù certain changement de ton, que le chef de l’opportunisme se considère déjà comme maître.Quant à la Chambre future, qui sait si celui qui la fera sauter par les fenêtres n’est pas celui-là même qui vient de faire voter le scrutin de liste ?Avant cette importante discussion engagée sur le projet Bardoux, M.Jules Ferry a lu le projet portant approbation du traité conclu avec le bt-y.Quelques interruptions se sont produites à droite.M.Ferry a pris acte de l’attitude de l’opposition.L’urgence a été déclarée, et le projet envoyé aux bureaux.La laïcisation de l’enseignement a tous les degrés va marcher bon train M.Jules Ferry, président du conseil, et M.Constans, ministre de Pin térieur ont cherché—ce n’était peut-être qu’une comédie—à ramener à une modération relative la commission chargée d’examiner la question des immunités ecclésiastiques au point de vue militaire.Mais il y a tout lieu de croire que la solution radicale prévaudra.Angleterre Le *• Standard ” maintient, contre tous les démentis, la réalité delà proposition d une conférence européenne faite au prince de Bismarck par l’Italie ; il va même jusqu’à publier les télégrammes échangés à cette occasion.Une pareille affirmation, delà part d’un journal aussi sérieux, est capable de faire concevoir des doutes en France Voilà qu’on vient de supprimer l’aumônerie de l’Ecole normale supérieure.Ce n’est encore qu’un commencement, les français en verront bien d’autres.Il serait étrange que la maçonnerie française se laissât dépasser par les francs-maçons belges, qui, sur ces chapitres, ont encore bien des points à lui rendre, doutes au sujet d’un désaveu peut-èire intéressé.Le fait le plus important qu’il y ait à signaler dans la dernière séauce des Chambres anglaises, c’est le vote en seconde lecture du bill agraire.M.Parnell et ses intransigeants se réservent et ménagent leurs ftrees pour la discussion qui précédera la troisième lecture.Constitution cl* Ma NnIntel* le Tape l.éou XIII RÉGLANT CERTAINS TOINTS CONTROVERSÉS ENTRE LES EVÊQUES ET LES MISSIONNAIRES RÉGULIERS D’ANGLETERRE ET D’ÉCOSSE.(Suite et fin.) Les difficultés que l’on nous avait soumises étant ainsi enlevées, nous avons la confiance que le soin mis par nous à les faire disparaître contribuera non faiblement à la tranqui-lité et au progrès de l’Eglise catholique en Angleterre.Nous avons rendu notre décision I i i ! # ' • 1 i « «?> « * » t- « O w %# » * e « en nous conformant avec un scrupule religieux aux règles du droit et de l’équité ; nous ne doutons pas que, pour la mettre en pratique, un soin égal et une égale conscience n’éclatent chez ceux entre lesquels nous avons prononcé.De là, en effet, il résultera que,sous la direction prudente des évêques, les religieux mériteront bien des missions d’Angleterre par leur zèle, leur activité, et ils verront leurs travaux se couronner de fruits très abondants de saint ; il résultera que les uns et les autres (pour employer les paroles de Grégoire le Grand aux évêques d’Angleterre), ” unis dans un dessein commun, dans une action pleine de concorde, prépareront avec des vues identiques tout ce qu’il faudra faire pour le zèle du Christ ; ils eu auront un sentiment vrai, et ils le réaliseront en ne se séparant pas les uns des autres (41).Cette concorde est exigée et par la charité paternelle des ' évêques pour leurs auxiliaires, et par le respect du clergé pour les évêques ; cute concorde est réclamée par la communauté du bien qui est le salut des âmes, que l’on doit chercher en unissant ses travaux et ses forces ; enfin elle n’est pas moins demandée par la nécessité do résister aux ennemis du nom de catholique.Cette concorde est une force ; elle porte même les faibles à la hauteur des plus difficiles devoirs ; elle est le signe qui sépare les vrais disciples du Clirist de ceux qui feignent de l’être.Nous y exhortons donc tons et chacun de tout notre cœur, dans le Seigneur, demandant avec St-Paul que tous accomplissent notre joie, que tous aient le même esprit, la même charité et restent unis par la communauté des sentiments (42).Enfin pour assurer la perpétuité de ce que nous avons institué, nous voulons et nous décidons que cette présente lettre, avec tout ce qu’elle contient,—quand même les susdits religieux et tous les autres y intéres-téressés de quelque état, rang, ordre et dignité qu’ils soient, ou qu’ils soient par ailleurs dignes d’une mention particulière, n’y donneraient pas leurconsentement sous prétexte qu’ils n'auraient point été appelés et entendus,que les causes pour lesquelles cette lettre parait n’ont point été suffisamment motivées, vérifiées et justifiées—ou pour toute autre raison de juridiction et do privilège, excuse et chapitre, même tiré du 44 Corpus juris, ”—en aucun temps no puisse être attaquée, violée, retirée, discutée, ramenée aux termes du droit.pour vice de subreption, d’obreption, de nullité, ou de notre intention ou du consentement des intéressés ou pour tout autre défaut, si grave et si essentiel qu’il soit, et exigeant une expression particulière ; qu’on ne puisse pas contre elle intenter ou obtenir le béuéfice de la restitution 14 in integrum ” ou tout autre expédient du droit ; mais nous voulons et nous décidons que cette, présente lettre existe et soit toujours stable, valide et efficace, malgré les défauts ou de droit ou de fait qui pourraient empêcher ou retarder son exécution, de quelque manière et pour quelque cause que ce soit ;—qu’elle obtien- j ne ses effets pleins et entiers,qu’elle soit inviolablement observée, tous et chaque empêchements étant absolument écartés, par ceux qu’elle regarde, et pour le temps, chaque fois quelle les regardera ;—que de cette façon et non autrement qu’il a été dit, il doit être jugé ét défini par tous les juges ordinaires et délégués, et que sera nul et sans effet tout ce ; que l’on fera, de quelque autorité que ’ l’on soit attentant à ces choses,sciem-, ment ou par ignorance.Nonobstant en tant que besoin est la règle de notre chancellerie apostolique de Jure quœsito non to/lendo} et les autres constitutions apostoliques, et les ordonnances promulguées dans les conciles généraux, les règles et les coutumes des ordres provinciaux et synodaux, des congrégations, des institutions et des sociétés, même de celle de Jésus et des églises, confirmées par le serment, l’approbation apostolique, ou pour toute autre garantie, nonobstant les prescriptions même les plus anciennes et les privilèges, les induits et les lettres apostoliques concédés, publiés et souvent renouvelés qui seraient contraires à ce qui précède.De quelque manière que cette présente lettre ait été publiée en Angleterre, nous voulons qu’aussitôt après tous ceux en particulier que la présente lettre intéresse ou peut intéres-serplus tard nous fassent connaître de quelle façon les exemplaires en ont été publiées en Angleterre,et s’ils ont été notifiés et transmis à chacun en particulier.* A aucun homme qu’il ne soit permis d’enfreindre, par une audace téméraire, cette page de nos décisions, déclarations, décrets, préceptes et volonté.Que si quelqu’un osait y porter la main, qu’il sache qu’il a encouru l’indignation du Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres Fierre et Paul.Donné à Rome, près Saint-Pierre, l’an 1881 de riiicarnation de Notre Seigneur, le Séjour des ides de mai, de notre Pontificat la quatrième année.C.card.SàCCONI, pro-dataire, T.card.Martel.Li l’excès de sévérité, qui conduirait à rejeter comme supposes les monuments les plus certains du passé.Qui n’a souri des paradoxes du Père Hardouin,homme si profondément versé d’ailleurs dans la connaissance de l’antiquité sacrée et profane, qui soutenait sé-ri usement que la plupart des chefs d’œuvre de la littérature latine sont apocryphes, et que,par exemple, VEnéidr de Virgile et les poésies d’Uorace ont été écrites au Moyen-Age, dans le fond d’un cloître, pai la plume d’un moine inconnu ?Charles Jourdain, Membre de l’Institut de France.Feuillrion .In COURRIER DU CANADA 14 Juin 1881.—No 47 COMPAGNONS DU DESESPOIR Par A.de Lamothe f Suite] Voilà ma fille, ce que disent le papa et la maman ; maintenant, qno «lit Germaine ?—Maman, donne-moi un morceau do mon gâteau pour ses petits et ouvre vite la fenêtre ponr qu’il le lenr porte.Louise la serra sur son cœur.—Nous sommes encore trop loin de terre, ma chérie ; mois ce soir, nous en serons tout proche, alors, tu lui donnera la liberté, nVst-ce pas ?—Oui, maman, ie .te le promets ; permets-moi de le baiser.—Certainement, ma fille.Après cet adieu, la mère enferma le prisonnier dans nn carton recouvert d’une gaze, qu’elle plaça dans un tiroir un peu entr’ouvert, et arec Germaine, elle remonta snr le pont., L’oiseau était déjà oublié : on en- trait dans la rode de Sainte-Croix.Cette rade creusée en demi-cercle, dans l’est de l’ile, est belle et spacieuse, ayant nu centre nu débarcadère en maçonnerie et en bois, derrière lequel s’arrondit la ville, précédée par une ligne de villas,sur la façade desquelles le soleil dû midi faisait jouer ses rayons à demi interceptés par un mobile rideau de fleurs et de feuillage.Le Slagenta en approchant, ralentit sa course, arbora , ses couleurs, et salua le drapeau espagnol de 21 coups de canon, auxquels répondirent, coup snr coup, deux forts placés au nord, ù un demi-mille environ l’nn de l’autre et qui paraissaient occupés par une forte garnison.Un moment après, le navire virait lentement de bord et laissait tomber son ancre, à quelques encablures seulement de la ville, sur le quai de laquelle était accourue une fonle nombreuse et.sympathique à la France.Le Magenta ne devait repartir qno le lendemain, et Louise aurait bien désiré aller faire sa prière-dans l'une des églises dont les flèches, fines comme des.aiguilles, s’élançaient dé de tous côtés vers le ciel ; mais, sauf quelques officiers supérieurs, personne n’eut la permission de débar- Suer, et l’ouvrière dut se contenter e regarder, sans la fouler du pied, cette île aux coteaux couverts de vignes et d’arbres fruitiers, étagés sur des mamelons, dont la masse confuse servait de piédestal au pic gigantesque que les voyageurs aperçoivent de si loin en mer.En compensation de cette petite contrariété, Germaine eut tout le reste du jour le spectacle des barques apportant à bord des légumeB irais et des fruits exquis, ainsi que celui de l'embarquement de plusieurs bœuf., dont l’enlèvement au bout des palans et la physionomie grotesque, lorsqu'ils montent, en tournant sur eux-mêmes, dans le vide, la tête et les jambes pendantes, ne peut être regardée.sans rire.Le départ du canari et sa joyeuse rentrée dans son île natale lut un événement plus frappant encore ponr la sensible enfant ; d’abord elle ne put réprimer quelques larmes, mais, le soir venu, elle s’endormit toute joyeuso après avoir ajouté à sa prière ces quelques mots : “ Mon Dieu, faites ponr le papa de Germaine, comme Germaine a fait pour votre joli canari.” Elle dormait encore lorsque te Magenta pivotant sur lui-même, quitus, le lendemain, l’archipel des Canaries, pour se rapprocher de la côte d’Afrique et gagner SaintrLouis, en passant j entre le continent et le groupes des îles du Can-Vert, ce groupe aussi pau.vre que stérile, dont le sol nourrit à peine une ' chétive colonie de nègreB portugais.Des Canaries à Saint-Louis, aucun incident particulier ne eignala la traversée, et le Magenta ayant passé de nuit le long du banc d Arguin, célèbre par le naufrage de la.Méduse en 1817, les passagers ne purent pas même jouir du spectacle extraordinaire des brisants sur lesquels, pnr la mer la plus calme, les flois se brisent avec violence, s'épanouissent en gerbes et retombent en blancs flocons d’écume.Le lendemain du départ do Téné-rifle était un dimanche, la messe fut célébrée à bord, sur le pont, par un temps admirable ; Louise, trop malade, les premiers jours, pour assister à cette imposante cérémonie, y assistait pour la première fuis.Les marins avaient dressé l'autel à l’arrière, sur la dunette, occupée par l’état-major et les passagers de distinction ; l’équipage, en grande tenue et en armes, se tenait sur le pont, en avant du bataillon d'infanterie de marine, officiers en tête.Agenouillé à l’avant, l'ouvrière apercevait l'autel au bout d'une longue avenue de baïonnettes, à la pointe desquelles le soleil accrochait ses éclairs ; le navire, pavosé de drapeaux, s’avançait dans nhe mer anie comme un miroir, et dont le bleu profond se confondait avec l’azur du ciel.Jamais mise en scène ne fnt plus splendide.An milieu du silence, dans l’immensité, on n’entendait qne la voix du prêtre s’adressant au Créateur.Tout-à-coup l’officiant, cessant de parler, s’abîma dans le recueillement, la brise sembla se taire, l’Océan réprimer son murmure : Dieu descendait dans le pain consacré.L’abbé Ma tuel éleva les mains et la blanche hostie, saluée par les tambours, les clairuns, le bruit 60urd de huit cents hommes se prosternant tous ensemble, pendant qu’uue détonation, produite par des canons tirés à la fuis, allait, en bondissant, s’éteindre dans les profondeurs de l'infini, resplendit dans l’azar et plana quelques instants au-dessus de tous ces hommes de rang différent dans le monde, mais égaux devant Dieu.Rien n’est grand, rien n’est émouvant comme les cérémonies du catholicisme, surtout quand elles sont entourées de la pompe militaire, surtout quand elles ont lieu à bord d’un navire de guerre, et le touchant souvenir ne s’efface plus quand on a eu le bonheur d’en être témoin une fois.Le surlcudemain, dans la matinée le navire jetait l’ancre à Saint-Louis, chef-liea de l’établissement.français déjà ancien dn Sénégal, où il devait débarquer une partie do ses troupes et de ses passagers.Pins heureuse qu’à Ténériffe, ; Louise eut la permission de deseen- ! dre à terre ; elle en profita pour visiter, avec sa fille, la mission des « Pères Jésuites où les conduisit l’au-môuier du Magenta.Comme ville, Saint-Louis n’offre rien de bien curieux, mais la population eu est étrange, et Germaine qui, pour la première fois voyait les uè-grès chez eux, habitant leurs cases de bambous, ombragées par des palmiers et des cocotiers, en fut plus vivement qu’agréablement impressionnée.Cette impression ne tarda cependant pas à se dissiper lorsque, sur l’ordre d’un des Pères de la Mission, un négrillon, à cheveux crépus et à dents blanches, apporta anx voyageurs quelques-uns des excellents fruits du pays et leur offrit, pour étancher leur soif, excitée par la chaleur du climat, du lait de coco, aussi frais que parfumé.Mais ce qui charma surtout l’enfant, ce fut le cadeau, qu’au moment du départ, lui fit une bonne religieuse, d’uno petite perruche vert émeraude à collier rouge, de l’espèce de celles qui, par centaines, caquetaient dans les arbres, parfaitement privée, et armée d'nn bec de corail, assez aigu pour faire respecter sa jolie propriétaire par l’angora do la commandante.* (à mivrt). LE COURRIER OU CANADA SOMMAIRE Hvsvue généralâ.Constitution de Sa Sainteté ftiptf I/on XIII:—[5i/i7c et fin.'] Les miMionnnirus d’Alger ch»*7 l»*s Tcu;regs.Philosophie.Fmt.LETON.—Les corapnguon- concernant tienncnUo» récompen.».>.comptai- J?0ni4n,ité.LaT.i, e„ devienne p».dra 1 héroïsme de cet acte de dévoue- j0j ment.Ne pouvant leur exprimer ma De T.P.E.d’Odet d’Orsonnens et reconnaissance comme je le voudrais, autres, de la cité du Hull ; demandant je leur répéterai mille fois merci en de l’aide pour aider à liquider la dette les assurant que leur souvenir sera à écoles de la dite cité.r jj M.Wurtele du comité des bills jamais vivace au fond de mon cœur.privÉ> pré6ente à la Chambre le on Je profiterai de 1 occasion pour zième rapport du dit comité comme remercier, en mon nom et au nom de suit : mes vicaires, toutes les personnes Votre comité a examiné les bills charitables qui nous ont aidé à sauver suivants auxquels il a fait, quelques i rr* a j PA i.* amendements qu il soumet a la coules effets de 1 église et les nôtres, au 1 M dernier incendie.C A N A D A Q UÊBEC, 11 JUIN 1SS1 4TI5JIK Le Globe donne un libre cours à son imagination fantastique dans un récent article au sujet de l’adresse de felicitation présentée à Sir Hector Langevin par les employés du département des travaux publics à Ottawa.Il prend occasion de cette démarche si conveuable de la part de ces employés et si flatteuse pour celui qui en a été l’ol.jet, pour déverser sa bile contre l’honorable ministre des travaux publics qui lui tombe sur les nerfs pour plusieurs raisons.D’abord Sir Hector Langevin est un Canadien français : c’est déjà un grand crime à ses yeux, crime tel qu’il ne saurait lui en accorder le pardon.Et d’un.Fui » Sir Hector a le malheur d’être considéré par tous ses amis et voire même quelques ennemis, comme le chef du parti conservateur do la province de Québec.Et de deux.Et encore, l’honorable ministre des travaux publics possède de si grandes qualités comme administrateur, comme chef d’un ministère, comme ministre de la couronne en général, il jouit d’un tel prestige aux yeux de la députation, tant, anglaise que française, que l’organe du gritisme et de la franco phobie croit’y voir un danger J.A.Plamoxdon ptre sidération de ATotre Honorable Chambre Bill pour incorporer la compagnie Desservant, j de colonisation et de crédit des Can-Les autres journaux français sont tons de l’Est, priés de reproduire.Bill pour ordonner la réouverture — - d’une route dans la paroisse St-Geor- On annonce de Paris la mort de ges Henry ville, dans le comté d’I-Msrr Louis-Gaston de Ségur, l’émi-l berville.nent prélat français et auteur de plu* sieurs ouvrages religieux.Des dépêches de St-Jean, N.B., de Bill pour incorporer le bureau d’immeubles de Montréal.Bill pour incorporer l'Institut Canadien Français de Lévis.Bill pour autoriser Dame Marie Halifax, de Toronto, nous appren- Anne Claire Symes, épouse de Na-nent que des comités ont été choisis poléon H.C.M.G.Maret, Marquis pour ceux qu’il feint vouloir protéger en vertu de nous ne savons quel mandat.El de trois.ir Il nous serait Facile si l’article, du Globe valait la peine d’être relevé dans toutes les formes, de découvrir! tous les prétextes à tant de colère soulevée par tant de mauvaise foi.! ta^ro dn Gouverneur Général.Mais que Dieu nous en garde ! Nous en avons suffisamment pour nous éclairer sur ses motifs aussi vulgaires qn’apparents.Les employés publics de ce département, dirigé avec habileté et surtout avec impartialité, nous appuyons sur ce dernier mot, ont fait un acte qui les honore grandement aux yeux du public.Nous les en félicitons de tout cœur, car la reconnaissance est si rare par le temps qui court, qu’il nous est agréable de la signaler quand elle a le courage de se montrer au grand jour ; d’autres veulent de la gratitude sans éclat,c’est très bien ; mais il est dos circonstances, comme dans le cas dont nous occnpons, où il convient d’être moins modeste, et où on ne peut être exposé ù pécher par orgueil.pour prélever dos souscriptions en faveur de nos incendiés.Le conseil de ville de Toronto a même eu la courtoisie de voter quelques résolutions fort sympathiques.Son Honneur le Maire a reçu hier de son Excellence le Gouverneur Général la lettre suivante : Citadelle de Québec, 12 Juin 1881 Monsieur Son Excellence le Gouverneur Gé* __ _ _ _ _ néral désire que je vous communique I [a par'oisse’de Ste Anne d u Bont-de-la dépêche suivante qu’il a reçue de 1>is|Ci dtma je comté de Jacques-Car S.A.B.la princesse Louise : “ La Uiier.Princesse Louise demande que vous L’Honorable M.Church présente vous fassiez 1 interprète de la peine an yil pour confirmer certains pou-que lui cause la nouvelle du grand vojT8 à ]a .Ben Telephone Company incendie de Québec.’ of Canada.”—Seconde lecture, demain J’ai l’honneur d’être M.Taillon présente un bill pour Monsieur amender l’acte de cette province, 40 Votre très obéissant serviteur yict f chap 21, intitulé : “ Acte pour C.Stuàkt amender et refondre les lois de la Lieutenant colonel,^poiir le Secré-1 chasse en cette province.—Seconde lecture demain.Il est reçu un message du Conseil de Bassano, à changer certains placements actuellement faits.Bill pour faciliter le paiement de la dette encourue et des dépenses ù faire pour la construction de l’église catholique de la paroisse St Jean-Baptiste de Montréal.Bill pour annexer aux Tomvnship.Unis de Stoneham et Tewkesbury, une certaine partie de la paroisse de St Edmond de Stoneham.Bill pour confirmer les droits de Jean Olivier Chèvrefils dans les lots connus et désignés sous le numéro officiel 104, 105 et 110 du cadastre de de la province de Québec à admettre Marie Joseph Edmour Chagnon, étudiant en droit, à la profesêion de procureur et d’avocal, est 'considéré en comité, rapporté, lu la troisième fois et passé.M.Champagne propose que le rapport du comité général sur le bill concernant l’Université Laval et la multiplication de ses chaires d’enseignement dans les arts et autres facultés dans les limites de la province de Qnêbec soit maintenant reçu.M.Taillon propose alors en amendement, | Que le rapport du comité général sur le projet de loi No 15, concernant l’Uniwrsité-Laval et la multiplication de ces chaires d’enseignement dans les arts et autres facultés, dans les limites de la Province de Québec, ne soit pas reçu maintenant niais, que vù qu’il a été présenté à Sa Majesté une requête des Archevêques et Evêques catholiques romains de la Province de Québec, datée du 4 novembre 1880, demandant de définir les droits et privilèges que cette Université possède en vertu de sa charte royale du 8 décembre 1852 ; et qu’en réponse à cette requête, le Secrétaire d’Etat a informé le Gouverneur Général du Caneda qu’il ne lui paraissait pas convenable d’inviter Sa Majesté ù intervenir quand la question des pouvoirs deTUiiiver-sité-Laval était pour être soumise à la décision d’un tribunal civil vu que, depuis que cette réponse a été donnée, la question des pouvoirs de l’Uniuersité-Laval ado fait, été soumise aux tribunaux civils de cette Province ; vu que la cause devant ces tribunaux civils est encore pendante, et que les aviseurs de Sa Majesté attendent qu’elle soit jugée pour aviser Sa Majesté de faire droit surjla dite requête des Archevêques et Evêques de cette Province.11 est résolu : que cette Chambre croit qu’il n’est pas opportun d’adopter co projet de loi maintenant ; et que le rapport du comité de toute la Chambre ne soit reçu que dans trois mois.M.Taillon a prononcé un long discours à l’appui de sa motion, auquel a répondu M.Champagne en faveur de l’Université-Lavai.Le vote ensuite a été pris comme suit.Fora : MM.Beaubien, Berge vin, Cameron, Caron, Lharlebois, Desanlniers, Dukett, Hondo, Laloude, Lavallée, LeCavalier.[.oranger, Lovell, Marion, Mathieu, Picard, Robillard, St Cy.Taillon et Wurtele.—20.* Contre : MM.Audet.Beaudet, Blais, Routillier, Boutin, Champagne, Cha-pleau, Dupuis, Flvmi, Fortin, Gagnon, Gauthier, Irvine, Joly, Laberge, Lafontaine.{Na pier vil le), Langelier,!Port neuf», Marchand, Meikle, Merrier, Molleur, Murphy, Pâquet, Parent, Poirier, Préfontaine, Hiiifret dit Malouin,Robertson, Shellvn, Tarte, et Watts.—31.Le bill de TUniversité Laval a alors été lu une troisième fois et passé.I.e* ildiniCN du feu l’enquête du coroner de la rue Latourolle.plus haut que de Montréal ” F.Houde, “ Le Momie ” 1 origine du feu, dépose que la mai- et H.Beaugrand, “ La Patrie ” avec son appartenait A M.Georges Laper Hère.; en arrière était nne grande .com et nne remise pour les voitures.La maison de M.William Redmond, constable, était voisine, et en arrière do la clôture du témoin, était la cour et la maison de Mde Montnmbanlt, aubergiste.Le soir du feu il s’était couché à 0.30 heures et fut réveillé pouvoir d’ajonter au desoin A leur nombre.” On télégraphie d’Oran (Algérie) le le général Del rie a défait une AOO du Fiunci; rorn i.ks incendiés nn Qrénec Québec, ce 13 juin 1881 .! A i Honneur le Maire de Québec.Monsieur, L'honorable M (Ihapleau, me charge de vous transmettre copie de deux télégrammes qu’il a reçus de France aujourd'hui, et des réponses qu’il a faites aux personnes qui offrent un si généreux concours pour le soulagement de vos malheureux incendiés.Vous obligeriez l'honorable M.Cha nleau, en remettant une des copies au Président du Comité de secours.J’ai l'honneur d'être.M.le Maire, Votre oh! serviteur, J.de L.Taché, Secrétaire privé de l’honorable Premier.Dimanche dernier à Ste-Hélène de Kamouraska, Sa Grandeur Mgr l’Ar-chevêqno a ordonné prêtres :—MM.Louis St-I’ierre, natif de St-Hélène, et Louis-Nazaire Lessard de St-Elzéar de Beance.Nous apprenons avec regret la mort, à Ste-Marie de la Beance, de.Mlle Agnès Taschereau, sœur de Mgr l’Archevêque de Québec.Sa sépulture aura lien demain A Ste-Marie de la Beauce.Paris, 13 juin 1881.Premier Ministre, Québec.Prenons une vive part au sinistre qui frappe votre ville.Veuillez télégraphier si désirez notre concours pour ouvrir souscription.(Signé) Duclkbc, Thors.Québec, 13 juin 1881.T/iors, Paris.Mille remerciements pour votre généreuse sympathie.L’oU're de votre concours sera accueillie avec reeomais-sance.(Signé) ChaI'LEaij.Granville, 12 juin 1881.Premier Ministre, Quebec.Veuillez remettre cent piastres aux incendiés.[Signé) Dior.La présentation des candidats a eu lien samedi dans les comtés do Colchester et de Pictou.Les candidats ponr les Communes à Pictou sont MM.Carmichael et Mc-! Dougall- A Colchester, Jes candidats sont MM.McLelan et Cnmmings.Sir Charles Tupper et l’honorable Ang'in ont parlé à Pictou l’honorable Junes A Truro.Québec, 13 juin 1881.Dior, Granville.Don aux incendiés accepté avec reconnaissance.• (Signé) CllAPLEAI'.â WF BIQUE La tempête de dimanche dernier a fait de grands ravages dans le milien de l'Etat d’Iowa, principalement à Desmoines, où une église et ' nne douzaine de maisons ont été emdom-magées.Législatif informant l’Assemblée Législative, qu’il a passé les bills suivants avec certains amendements auxquels le concours de l’Assemblée Législative de mandé.Bill intitulé : “ Acte pour amender les actes se rapportant A l’incorporation de la compagnie du chemin de fer de la vallée des rivières Missis-quoi et Noire.” Bill intitulé : “ Acte pour autoriser François Gosselin de la paroisse de Ste-Claire, à prélever certains taux de péage sur un pont qu’il a construit sur la Rivière Chaudière entre les paroisses de Ste-Marie, comté de Beauce, et Saint Bernard, comté de Dorchester, ei pour d’antres lins.Lea bills suivants sont séparément considérés en comité,lus la troisième fois et passés.Bill pour autoriser les syndics de la paroisse de St-Gabriel de Stratford à modifier on refaire leur acte de répartition d’église et autres bâtisses du culte.Bill pour déclarer obligatoires certains arrangements faits par les commissaires d’école de la paroisse de Saint Lin, pour l'établissement d’une école modèle ou académie ponr les filles.Le bill ponr amender la charte de la ville de St-Jean, est considéré en comité, rapport du piogrès en e6t fait, et il est permis au comité de siéger de nouveau, demain.Le bill ponr constituer la paroisse de Saint-Louis, Bituée partie dans le comté de Richelieu et partie dans le comté de Saint-Hyacinthe, en municipalité et poor l’annexer au comté de Richelieu, est considéré en comité, rapporté, lu la troisième fois et passé.M.Beaudet propose que la Chambre •e forme maintenant en comité sur le bill, autorisant le barreau de la province de Québec, A admettre Joseph Eugène Lépine an nombre de ses membres.L’honorable M.Irvine propose en amendement.Que le mot 1 ‘ maintenant ’’ soit effacé et que les mots “ d’hui en six six mois ajoutés à la fin d’icelui.” Le bill pour autoriser le barreau que troupe d’inRnrgés, qui n perdn hommes.La Turquie a envoyé IGOft hommes de troupes A Tripoli.A i\ G L L TER li K.Londres 13 juin L’Inde promet de devenir ln théâtre d’une nouvelle fièvre d’or ; un syndicat se forme A Glasgow pour exploiter une veine riche récemment découverte.M.Forster a déclaré A la Chambre des Communes qu’il n’a aucune preuve légale d’une affiliation de la Ligne irlandaise avec les Fénians.La Chambre se forme en comité pour le bill agraire.M.Parnell dit que M.(Jladston*-a entrepris une tâche gigantesque ; il dit ne pas vouloir entraver sa marche, quoiqu’il ne croit pas an succès SUISSE.Genève, 13 .juin.—L’autorité a interdit le congrès socialiste international qui devait se tenir à Zurich.HUSSIE.St-Pétersbourg, 13 juin.—Les Nihilistes ont lancé une nouvelle proclamation intitulée ; procès et torture ; ils demandent vengeance.Le ministre de la justice est personnellement menacé.Pvlilcx nouvelle* tempéra i ehi:.— La chaleur tense filer.a été m EUKOl'K • ' FRANCK.Pari», 13juin 1881.— Lo Sénat prononce contre le sent* tin de liste ce qui irrite M.Gambetta , .„ et ses amis, vers 1°;3° par le détective Fournier,; 0n parle d’une union qui serait qui lu.dit que le feu menaçait sa j formée entre la France et T Amérique mal1|80,11' .i sur la base du bi-métallisme.Il s est de suite lève et vit le leu atteindre sa maison.Il n’eut que le temps de sauver 6es chevaux ; le reste a brûlé.Le hangar de M.Laperière a pris feu dans le même temps et s’est communiqué de suite à sa maison.Le témoin n'a pas entendu de bruit dans le voisinage avant le feu.A peu près 15 jours auparavant, un nommé Ed.Lacroix, demeurant chez Mde Montnmbanlt avait disjoint quelques planches de la clôture entre sa propriété et celle du témoin.Il y a quelques semaines le témoin s’en allait sur la rue St-Louis, lorsqu’il a rencontré une des personnes qui habitaient chez Mde Mon-tambault et une fille qui disait : Je paierais ’même pour qu’il arrivât quelque chose de désagréable A la maîtresse de la maison.Le témoin a compris qu’on lui souhaitait du malheur.Le quatrième témoin, M.Philippe Moisan, dit qu’il est un des parents du défunt Charles Marois, qu’il l’a vu en dehors de la maison pendant l’incendie, qu’il ne l’a pas vu entrer dans la maison, et qu’il l’en aurait empêché parce qu’elle était toute en feu et très dangereuse.Le témoin suivant fut Ulric Robitaille dont le témoignage a été ajourné à demain Hecoitrii de Montréal GRANDE ASSEMBLÉE .L’assemblée convoquée dans le but de venir en aide aux incendiés de Québec a eu lieu dans la grande salle du Mechanic’s Hall à Montiéal.Bien que souffrant d’une indisposition assez grave, Son Honneur le maire Beaudry s’était fait un devoir d’assister â l’assemblée.On remarquait au nombre des personnes présentes : MM.Chauveau.Coursol M.P., Thos.White, M.P., M.P.Ryan, M.P., Tassé, M.P., Mercier, M.P.P., J.B Rolland, J.J.Curran, Dr Leprohon, Chs.Glackmeyor, A.Gélinas, etc., etc.Son Honneur le maire Beaudry fut appelé à présider l’assemblée et M.Glackmeyer comme secrétaire.Le “ Montejiorc Social and Dramatic Club ” a offert par une lettre do son secrétaire une deuxième représentation du drame 4< Led Astray ” joué au mois de mars dernier par les amateurs de ce cercle, la recette de la soirée devant faire partie du fonds de secours.Les propositions suivantes furent aussitôt adoptées.14 Que les citoyens de Montréal ont appris avec un profond regret la terrible conflagration qui a réduit en cendres une partie de la ville de Québec, le huit de ce mois et que, tout en offrant leurs sympathies aux victimes de l’incendie, ils croient de leur devoir d’adopter immédiatement des mesures pour donner â leurs frères dans l’affiiction les secours dont ils ont tant besoin.” 44 Que le comité de secours prépare des listes de souscription sous le plus court délai et que tous les citoyens soient invités â contribuer â cette (ouvre commune.” Qu’un comité soit nommé pour recueillir des secours en nature tels que meubles, linge, etc., que les citoyens voudront bien donner pour les incendiés de Québec et que les messieurs dont les noms suivent ainsi que lo proposant forment ce comité avec pouvoir d’ajouter au nombre : MM.A.Dubord, P.P.Martin, Mow at, J.A.Beauchamp, Jos.Hudon, Séraphin Rodier, J.B.Rolland et les présidents des différentes sociétés de bienveillance de Montréal.Que copie de cette résolution soit adressée à chacun des présidents des diverses sections de la société de la Saint Jean-Baptiste ainsi qu’aux curés des 14 paroisses qui se trouvent dans la circonscription de la société de la Saint Jean-Baptiste de Montréal pour les prier de vouloir bien se joindre nu comité de secours en nature.Quo M.H.Bulmer et le proposant soient délégués auprès du surintendant du chemin de fer du Nord et de la compagnie de navigation Richelieu afin d'obtenir le transport gratuitement des effets en nature que le comité aura à envoyer ii Québec aux incendiés.” Que dans le but de mettre ces Elzéav Marois, libraire, frère du défunt Charles Marois, donne son témoignage, comme suit : Charles Marois, mon frère, était âgé de 34 ans, et demeurait rue Richelieu avec ma mère dans une maison à trois étages.Je me.rcndis chez lui â 11 hrs dans la nuit au commencement du feu et ne crus pas devoir commencer à déménager parce que le feu ne menaçait pas encore.Je conseillai tout de même â ma mère de quitter la maison, ce qu’elle fit eu emportant un petit paquet.Peu de temps après je partis moi-même suivi par mon frère emportant chacun des effets.Mon frère retourna sur le théâtre du feu pendant que je conduisait ma sœur â ma demeure rue St-Jean.A mon retour sur le théâtre du feu je vis toutes les croisées de la maison en feu mais je ne vis pas mon frère.Je n’avais aucune inquiétude sur son compte le croyant hors de danger.Mon frère Félix n’a retrouvé le corps que jeudi à 1 heure de l’après-midi.Le corps était en grande partie carbonisé et on a pu le reconnaître qu’à une partie non brûlée de la chemise que le défunt portait.Le défunt avait été bien portant jusqu’au moment du feu ; le témoin ne connaît rien de l’origine du feu.David Henry Geggie, secrétaire de la compagnie du gaz de Québec, dit qu’il s’en venait du Mont Plaisant, mercredi soir, à peu près vers 10.40, quand en passant vis-à-vis le lot inoccupé de M.Montizambert, il vit le feu s’échapper d’une petite maison dans le bas du faubourg St-Jean-Bap-tiste.Il courut de suite pour donner l’alarme.Dans sa course il passa deux hommes, à lui inconnus qui s’en allaient par la rue Ste-Marie, et ensuite par la rue St-Olivier?vers la ville.Il ne vit aucune autre per- mesures à exécution un comité soit _____ j____ i_______•____ t _ p __________A -i.__»;i____________CS______ sonne dans les environs.Le feu arrivait alors à une petite maison en bois ; il entra dans la cour et vit le nommé et qu’il se compose de Son Honneur le maire, des échevins de la ville de Montréal, des députés de hangar qui brûlait.Le feu se corn-1 la ville aux législatures fédérale et muniqua ensuite à la clôture en bois locale et de l'honorable P J.O Chanet delà aux écuries de M.La perrière, veau, Dr Leprohon, Thos.White, M.où il fut témoin de la mort des six P, James Stewart, J.R.Daugall, chevaux.Le témoin courut alors au Jno.P.Whelan, Hugh Graham, Jas bureau du gaz au Palais, afin d’aïrê* O’Brien, Hon.M.Thibodeau Hon.ter l’émission'du gaz; if/.’ -cvcV.‘ ‘ ‘ Charles Trudelle, maître cocher demeurant n.13, rue Ste«Marie i • 8 II, ml mi nouveau projet iik loi.— L'honôiablt; M Klynn a présenté, hier, un projet de loi pour incorporer les.arpenteurs La mesure est bonne, espérons qn\ Me sera adoptée par la Législature.Les arpenteurs devraient, il nous semble, jouir dos mêmes privilèges que les avocats, les médecins et les notaires : CAi.KNDniEH.— Québec, la mardi, 13 juin 1881, 18e jour de la Lune.Il y a eu pleine lune le dimanche 1*2 juin, â 2 heures I*2 minutes du matin.Le joui dure 15 heures iff minutes, .! la nuit 8 heures l i minutes ; le Soleil se lève à \ heures 7 minute.-*, pass»* au méridien à midi exactement, ei se couche à 7 heures el 53 minutes ; â midi, sa hauteur au dessus de l’horizon de Québec est île f>G degrés et n dixièmes.La Lune se lève à \) heures 50 n i-nutes du soir, pas*e nu înéndien à *i heures 56 minutes, et secouche'demnin malin à 7 heures i8 minutes.lAt'iu:\r.—Nous avons appris avec plaisir que M.Auguste Hamel, le plu* jeune Ills d»* M.Abraham Hamel, vient de subir les exanunis de doctoral en médecine avec le plus grand succès, ai moins en ce qui a trait à l'examen oral .* par écrit.Nous félicitons notre jeune ami de son succès qui est loin de nous prendre par surprise ; le jury dV.xame même le plus sévère, en lui décerna des boules blanches, lui a rendu témoignage qui lui fait beaucoup d’bon lieur et nous réjouit bien sincèrcwfMit.M.le Dr Hamel doit passer prochaine ment en Europe pour s’v perfectionner dans ses études médico-chirurgicales.Nos meilleurs souhaits l'accompagne root.r i*K dîne K a m sénécal.—M, Séuécal a écrit à ses amis a Montréal qui lui organisaient un diner pour lo *28du courant, leur faisant connaître son désir que dans les circonstances désastreuses pour Québec, ce dîner n’ait pas lieu, M.Séuécal conseille de mettre la somme souscrit»* dans le fonds de secours aux incendiés de Québec.enquête.— Il y a eu enquête hier soir sur le corps de Sylvain, mort â Phôpi ial de Marine, sous rintluence du chloroforme.L’autopsie a été faite par le Dr Parke.Le jury a été rendu verdict suivant les laits et a exonoré de tout blâme les personnes présentes lors de l’acci dent fkü.Le leu a détruit complètement dimanche matin, la missonde Thetford, le long du chemin de fer de Québec central formant un village de 25 à 30 maisons.Le village était habité par dns ou vriers qui travaillent aux mines d’n m tan te.accident.—Vendredi dernier, M.J.C.Hamel et sa dame, de Lévis, visitaient en voiture le théâtre du désastre à Québec, (juand soudain un clou s'enfonça dans la patte du cheval qui prit répou vante ; l’animal dirigea sa course â travers les décombres et la voiture fut ans sitôt renversée.Dans cette chute, M* Hamel a reçu une blessure au pied et sa dame s’est égratigné la figure.'\n,n,IVÉ5 AUX HOTELS.- Au Mountain Hill House, Québe :, 11 juin 1881.—MM.Bruno Duval, (du Constitution*!), Trois-Rivières; A.Cl.O.Daoust, Joliette; .1.-Bte Flamand, Lanoraio j P, i\.Levasseur StJean Deschaillons ; F.A.Mer cicr, St-Michel ; A.M, Jutras, St François Beaucet; L-B.lïd.Fortin, St-Anscl-rne; P.A.Labadie, Lévis; F.Morejicy, Ste-Marie Beauce ; Hector Leper, St encordas ; M.Mdmo Rowntree, .Jarvis, Fraserville ; L. f,H CODBBIËK mj C.4A4DA Mill Bud ; O.li.Sliroder, Troi.-Hiviè- ; M.Butdiaral, Rimotihki.l/lNCOSVÉN1 ENT HKSGliA NihLIJP.?.—l)t»|>lli.s 11ue M.Garfield a été nommé pré^idonl des Etats-Unis une nuée du tolliritciirs s’abat sur la Maison Blanche.lie secretaire du président a ou la ni riosité de prendre note des différent* motifs invoqués par tousles quérnan (leurs de places ou de faveurs, ot voici un abrégé de son petit travail; 1900 personnes assurent avoir été en pension avec le président ; plus dofiOfi; se vantent de l’avoir fait sauter sur leurs* genoux ; 430 lui ontlC donné de bons; conseils ; ’* 74?lui ont prêté de l'argent ; * 13 prétendent l'avoir retiré des liant-mes ! ! 22 capitaines Tout employé à leur! bord ; 932 ont navigué avec lui, et enfin 7 329 personnes lui ont prédit qu’il serait un jour président des Etats-Unis.i ns i'iu’i.ks t:r onmknt nou.oww.— On doit exercer beaucoup du survi*il-1 lance dans b» lenip^ présent sur les com meiiciMnenls de maladie de gorge, dip htérir, bronchites H autres maladies pulmonaires que Ion peut prévenir par l’usage de l'onguent »*t des pilules Holloway.O traitement bien simple mais effectif, est d'un grand secours dans les maladies dus enfants.D'anciens malades de l’asthme ont été guéris par l’usage d* s remèdes Holloway alors que plusieurs autres remèdes n’avaient, eu aucun effet.I Bien de molu* que le* laerates-tables WenhitH *vil'ylu‘ ,ur- d‘* raUb: malade, no suffiraient V' iiiuintenir in réputation dont jonit la Marpa-«IMjr*«\ , ’ C’ct tin rempoté d#*.meilleur* végétaux com.ayeç des lodun-* *i m iniTcuriflIe*.D'une action • »ir*inc «•( uniform**.c procure une pic-i » r.ipi-K- .t coinpIMo des Scrofules, d«« IT|-«I«*M F U ro mica, d**.Il i» tueurs, des fua-lules, des Kniplloiifc, des IUala«IU-« dm |’£pf.«J?*!-»,»•., ri dr les éruption# provenant de I impun r/- du *anj;.l'ar v»n union fortifiant.*.*' »*uil.ip«.toujours a gtnril souvent lv» uflec.i du foie.I » débilité et les Irn-ffulnrlté* .dicr.- f' inriie*, et » et un puissant restaurutetir do Ctrilltd.* 1 tuuelâle clMyee r/a pu- dVgr.l * jmrldcr le enna.Kite donne du ton nu »t* rveiu, rétablit et pn -erv«* In santé, n • U \Jtnie.ir .t IVnerkde.l/uK»p.,n est » p .-in I* puis quarante une.C VM r.rlu.Ilemei.i i' inedieuiuent le pKn preelmx po„r tou* I» « ,-tr< b houdrants.l'repr.K- pur le Ile.,1.C.A>sr A Cle., I ou .il.Ma-s., F.|'„ .bimi.ie- pr.aiqu, ^ 14.,u* ».K,‘ '**«•
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