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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 15 août 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1881-08-15, Collections de BAnQ.

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SSeine Année No SV-Edition JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.*n; ce JE CROIS.J’ESKÈRE ET J'AIME.Lundi 1S Août 1681 r hls :Sî5! ii\T ¦r 4 Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef LÉGER B ROUSSEAU, Editeur Propriétaire.nEH'E «EKERALE (24 juillet 1881) France Les travaux parlementaires en France touchent à leur fin.La Chambre des députés qui a à peu près épuisé son ordre du jour, n’a pas siégé hier.Le Sénat a voté par 179 voix contre 107 le projetfde loi qui institue une école normale destinée à fournir des femmes professeur aux lycées de jeunes filles : encore une invention de la franc-maçonnerie, cette Ëgérie do la république opportuniste.On donne maintenant quatre jours à ce Sénat docile pour voter tous les budgets : après quoi la session sera close, et messieurs les députés pourront prendre la clef des champs ou pour aller préparer leur réélection.On sait que la Chambre actuelle est arrivée au terme de son mandat.En vue des élections prochaines, une loi vient d’étre bâclée qui modifie le tableau des circonscriptions électorales : elle donne 22 députés de plus à la future Chambre, qui se composera de 557 membres.Afrique D’après les derniers renseignements venus de Saïdn, Bou-Amena aurait quitté les environs de Triflitt, et se dirigerait vers le sud en pillant sur son passage toutes les tribus.Une dépêche d’Oran dit qu’il paraît résolu de se tenir hors de la portée des Français pendant la durée du Ramadan, qui commence le 28 juillet, pour finir le 23 août.Après le Ramadan, il reprendrait la campagne avec l’appui des contingents de Si-Slimnn.Si-Sliman est ce chef arabe que les dépêches d’Oran représentaient, il y a quelques jours, comme jaloux de l’influence du marabout, et prêt à le combattre, 6i les Français voulaient entrer en pourparlers avec lui.On voit qu’il s’est joint aujourd’hui à leurs ennemis.Les forces de Bou-Amena augmentent du reste chaque jour ; les Re-zaïnas viennent de faire défection après avoir refusé leurs chameaux à la France pour ses transports.Ils sont arrivés au Djebel-Ilanbor et ont fait leur jonction avec les Beni-Ghils, les Hamyans et les Ouled Sidi-Cheik.Us se trouvent actuellement sous les ordres de Si-Hamaza.La 81e de ligne a été envoyé à leur poursuite, mais on ignore encore s’il a pu les rejoindre.L’insurrection couvre aujourd’hui tous les hauts plateaux et tout le sud de la province sans exception.600 Arabes insurgés ont été signalés hier dans la direction de Daya-el-Kerch, près du Kreider.et on annonçait qu’un fort contingent d’insurgés avait été vu a Bedrous.Les prisonniers espagnols qui ont réussi à s’échapper, disent que, pendant leur captivité, ils ont remarqué que les espions de Bou-Amena venaient jusque dans les campements du corps expéditionnaire, dont tous les mouvements étaient de la sorte signalés à l’ennemi.Le ton des journaux de Madrid est plus calme depuis que l’on connaît l’intention du gouvernement français d’accorder des secours aux colons de la province d’Oran.825 nouveaux émigrés, venant d’Oran, sont arrivés à Alicante.La “ Vigie algérienne ’’ donne deB détails intéressants sur l’affaire du Kreider : “ Deux espions, dit ce journal, s’étant présentés au colonel Swiney paur lui annoncer le passage de Bou-Amena à 15 kilomètres du Kreider, nos troupes se disposaient à se rendre au point indiqué, lorsque leur colo-lonel, soupçonnant un piège, donna l’ordre au commandant Gachi de conserver les points occupés avec trois compagnies de tirailleurs.“Le commandant fit ses préparatifs de départ, et, par cette feinte habile, laissa croire aux insurgés que la colonne avait totalement abandonné le camp.A la vérité le commandant Gachi avait donné l’ordre à ses hommes de se dissimuler derrière les accidents de terrain et de ne faire ni feu ni bruit qui eussent pu révéler leur présence.“ Les insurgés vinrent quelques intants après, au nombre de 1 500 à 2 000 environ, et descendant de leurs chevaux, ils se disposaient à faire leur provision d’eau.“ Vous devinez le reste.Surpris au milieu de leurs ablutions et de leurs prières, les insurgés n’eurent que le temps de se mettre en selle et de fuir de toute la vitesse de leur monture, laissant 296 hommes et 300 chevaux sur le terrain.“ Nos pertes s’élèvent à 2 tués,dont un officier indigène, et 5 blessés dont un officier français.Enrope centrale Des élections ont eu lieu depuis peu dans trois pays : en Hollande, dans le Grand-Duché de Luxembourg, en Bavière.Dans les trois pays, les catholiques ont gagné un terrain considérable et partout la lutte s’est portée sur le terrain scolaire.Il y a une réaction formidable dans toute l’Europe contre l’école sans Dieu.En Prusse, on rétablit presque partout les écoles confesionnelles ; en Autriche, les turpitudes de l’cnsci-nement dit neutre ont fait frémir es députés du pays.Grâce à ces perversions de l’enseignement public, les catholiques ont la majorité aujourd’hui dans le Grand Duché de Luxembourg et en Bavière.Unis aux conservateurs protestants, ils sont en Hollande assez nombreux pour paralyser l’action libérale.Il en sera de même en Belgique ; le bon sens belge ne supportera pas pas les folies morales et matérielles de l’enseignement officiel.L’argent ci les mauvaises lectures La cour d’assise de la Seine iuge aujourd’hui Félix Lemaître, qui,le 25 février dernier, alors âgé de 14 ans et demi, assassinait un enfant, le petit Schaenen, âgé de huit à dix î ans, qu'il ne connaissait pas.Ce meurtre, accompli par ce précoce assassin avec des ralïinements de cruauté et un cynisme épouvantables, produisait une profonde émotion.Voici un court historique qui est comme la préface de cette curieuse affaire : 44 Félix Lemaître est né le 2 mai I860 ; à l’école il passait pour un bon élève ; à douze ans il obtenait le certificat d’études primaires.Il entra ensuite, en 1879, comme apprenti chez un charcutier ; il passait la plus grande partie de son temps à lire des romans.“ Je lisais, a dit Lemaître, parce que c’était entraînant, intéressant, mais cela ne me restait pas dans la tête.” Il aimait le théâtre et la musique.“ Au mois de novembre dernier, Félix Lemaître entra chez un emballeur de la rue d’Aboukir, M.Sirot, comme apprenti.Il gagnait par jour fr.1 25, qui servait à payer son déjeuner.Le soir, il rentrait chez ses parents, rue Lecourbe, et c’est là qu’il couchait.44 Pendant deux mois, M.Sirot n’eut qu’à se louer de la conduite du jeune apprenti.“ Ayant confiance en sa probité, il le chargea, le 15 février, de recouvrer une somme de 200 fr.Lemaître toucha l’argent, mais il ne revint ni chez son patron ni chez ses parents.“ Pendant neuf jours, il employa cet argent à courir les théâtres et les concerts, et le 7 février il acheta, dans la rue des Petits Carreaux, le couteau avec lequel il accomplit le crime affreux qui l’amène, le 15 juillet, devant la cour d’assises de la Seine.44 Voici, du reste, comment il a raconté lui-même au docteur Legrand du Saulle, chargé de l’examiner et qui a rédigé son récit, les diverses phases de son horrible forfait : “ Le 25 février, dit-il, en sortant de déjeuner, j’ai été me promener sur le boulevard, et alors, tout d’un coup, la tête m’a tourné.J’ai eu une vision.Je voyais tout en rouge, mes paupières battaient, ça me bourdonnait dans les oreilles comme un mou! cheron.J’étais très solide sur mes 'jambes ; je me suis pourtant arrêté parce que je ne voyais plus clair, je ne pouvais plus marcher.Je voyais les arbres, les maisons, tout le monde ; en rouge ; ma gorge s’était séchée | tout d’un coup ; j’ai eu la parole coupée bien cinq minutes ; j’ai pas eu l’idée que j’allais tomber, je suis resté debout jusqu’à temps que ça passe.Ça m’avait fait de reflet ; je me suis mis à marcher pour voir si ça allait passer.J’ai senti que ma figure se tirait du côté du nez ; je n’ai pas senti que ça battait, ça se contractait assez lentement.Ça m’avait pris tout d’un coup comme un étourdissement vous prend.Je me promène ; je ne me sentais plus la même chose que d’habitude ; j’avais comme une rage muette.Il était près de trois heures.41 Tout en ne pensant à rien, j’ai eu l’idée de tuer quelqu’un.J’ai combattu longtemps ; j’ai pensé à mes parents, à tout le monde ; j’ai continué à me promener jusqu’à quatre heures.Je voulais attaquer quelqu’un de ma force, mais il h’y avait que des petits enfants.Je suis monté vers les quatre heures dans ma chambre ; je me suis assis, j’ai fumé.J’ai lu un peu pour voir si cette idée-là allait se passer.J’étais très agité, je me suis promené de long en large, je me suis regardé dans la glace ; j’étais rouge, le sang à la tète.Je ne voyais plus rouge ; ça ne m’a pas repris de voir rouge.Tout d’un coup, je me suis mis à blasphémer en ajoutant : il faut que je tue quelqu’un ! Alors j’ai préparé mon couteau, je l’ai mis dans le tiroir de ma commode et je suis descendu.44 J’avais bien l’idée arrêtée tout à fait de tuer quelqu’un ; j’aurais préféré quelqu’un de grand.Il n’y avait que des gamins.Je me suis promené une demi-heure, attendant un plus grand.Je n’entendais pas une voix, mais au dedans de moi c’était comme ; une soif de sang.- j 44 J’ai vu plusieurs gamins, de tout .petits ; je préférais un grand.Il y en aurait eu un plus grand que celui que j’ai emmené, je l’aurais préféré.C’était le plus grand ; je n’ai parlé qu’à lui.Je lui ai demandé s’il voulait me porter mon linge chez la blanchisseuse ; je lui donnerais deux sous et je lui ai montré la chaîne en acier.II m’a dit qu’il voulait bien.Je lui ai dit : 44 Viens avec moi.*’ C’était juste en face de l’hôtel.J’ôte mon paletot.Je lui attache les mains derrière le des, et je roule ma serviette pour lui fermer la bouche.Je vois que c’était trop gros, que ça ne tenait pas : je prend mon foulard et je le bâillonne.Il ne disait rien du tout ; il avait l’air étonné.Je l’ai pris dans mes bras, je l’ai couché sur le lit.* 44 J’étais énervé, j’avais la fièvre, je tremblais, je claquais des dents comme quand on a froid.Ça ne me faisait rien du tout de le voir sur le lit ; il ne se débattait pas du tout, il ne bougeait pas, il ne cherchait pas à se sauver du lit.Je lui ai débrailè sa veste, son gilet., je lui ai rais la main gauche sur les yeux, j’ai pris mon couteau qui était dans la commode tout ouvert.Je lui donne deux coups dans le ventre, juste ici, sur ce gros boyau qui est sorti,et puis je lui coupe la gorge en travers.Quand j’ai vu le sang sortir comme ça, c’est ce qui m’a effrayé.J’ai repris mon paletot et mon chapeau, et je me suis sauvé.J’étais comme fou.41 Je voyais tout le temps ce petit devant mes yeux ; je courais, regardant derrière moi si l’on ne me poursuivait pas ; je n’avais pas mes idées en place.Je suis resté bien deux heures comme cela, et puis j’ai réfléchi à ce que j’avais fait, et je ne sais pas comment je me suis trouvé sur les grands boulevards.Alors j’ai été au poste du faubourg Saint-Martin, et je me suis livré.Je leur ai dit qu’ils m’arrêtent, que j’étais un assassin ; je leur ai donné la clef de ma chambre, l’adresse de mon hôtel, ils ne voulaient pas me croire.On m’a mené chez le commissaire.44 On m’a conduit chez le commissaire de La Villette, et de là à ma chambre.Je ne voulais pas rentrer ; on a été obligé de me faire entrer de force, je n’ai pas regardé du côté du lit.” Lemaître est-il un fou ou un criminel ?Telle est la question que devra résoudre le jury.C’est M.l’avocat général Bouchez qui soutiendra l’accusation.Me Brossard défendra Félix Lemaître.Il rappellera que la mère de l’accusé a été atteinte de maladies nerveuses, et que son grand père est mort fou à l’asile d’aliénés de Vaucluse.Les médecins qui l’ont examiné ont conclu à la responsabilité deLemaître.P.S.—Après nue très courte délibération, le jury rapporte un verdict de culpabilité, en vertu duquel Lemaître est condamné à vingt ans de travaux forcés et dix ans de surveillance de la haute police, maximum de la peine qui puisse être appliquée à un accusé n’ayant pas accompli sa seizième année.Lemaître reste absolument impassible.Variété L'autorité doit vire juste.Pour aborder le problème par son côté le plus accessible, n’est-il pas admis qu’un élève mauvais et reconnu décidément pour tel, peut, et je (lirai plus, doit être l’objet d’une sévérité exceptionnelle, même lorsqu'il s’agit d’une faute ordinaire ?La justice des hommes elle-même, malgré l’inflexible impartialité dont elle tient à ne point se départir, admet couramment cette distinction, lorsqu’elle aggrave dans ses codes la peine portée contre les récidivistes.11 y a, en effet, indépendamment du délit constaté que le juge frappe, une persévérance dangereuse et criminelle dans le mal, qui constitue une aggravation de péril pour la société.Il devient donc de toute justice d’en tenir compte dans la sentence et d'y proportionner le chati-ment.Voilà pourquoi le maître, sans peut-être se rendre compte du principe qui justifie ici une pénalité plus rigoureuse, n’hésite point à sévir d’une façon exceptionnelle contre l’élève voué, pour ainsi dire, à l’indiscipline et à la paresse.La conscience publique qui règne en souveraine dans une classe aussi bien que dans un pays, ne s’avise point de le blâmer, et il n’est pas jusqu’au silence des méchants qui ne lui serve ici d'approbation.Dès qu’il en est ainsi dans l’exercice de la répression, dès qu’elle peut être, sans réclamations et sans inconvénients, aggravée vis à-vis de certaines personnes, le raisonnément.le plus simple et le plus élémentaire conduit à cette conclusion, que, pour des motifs et des circonstances inverses, elle peut et elle doit être adoucie.( Le meilleur moyeu pour faire accepter : cette modification au régime fondamen-j tal d’une loi commune, c’est de procéder ! ouvertement avec la plus grande franchise.i Un maître qui aurait la maladresse de recourir à des détours et à dessubterfu -t ges, pour faire aux antécédents d’un | élève la juste part d’égard et d’indulgence qui leur est due, exposerait bien vite sou autorité à une ruine inévitable.Il est ' absolument nécessaire, en pareil cas, d’agir d’une façon ouverte, et de ne point dissimuler, ni l’exception qu’on croit devoir instituer en faveur d’un individu, ni les motifs sur lesquels cette exception est fondée.Le principe qui attache une punition prévue à une certaine faute déterminée ne se trouve point pour cela atteint ni compromis, et si l’on veut en revenir de rechef à la justice des hommes, laquelle ne pèche point d’ordinaire par un excès d’indulgence, il est facile d’v trouver quelque chose d’analogue dans ce que l’on appelle les circonstances atténuantes.Il est certain que si l’on aggrave la peine du récidiviste, par la raison que son obstination dans le mal témoigne plus de perversité et menace la société de pluà de périls, il est juste, dans une égale mesure, de présumer une moindre méchanceté, une intention moins coupable, un repentir plus prochain de la part de celui qui n’avait point encore failli jusque-là.Il y a plus : dans l’espèce, l’élève dont le maître est content n’a pas seulement pour lui le bénéfice d’une innocence purement négative ; mais il a de plus le mérite d’avoir satisfait par des efforts laborieux et par une conduite irréprochable aux justes exi gences qui lui ont été imposées journellement.C’est ainsi qn’un maître prudent et autorisé peut introduire parmi les enfants quelques-uns des avantages de l’éducation privée.Il peut, dans une certaine mesure faire accepter ce discernement des bons et des méchants.C’est bien là cette justice dont parle l’Evangile et qui suivant la parole du Christ, doit être plus équitable que celle des Pharisiens.Il faut bien reconnaître, pour ne pas manquera l’exactitude et à la vérité, que de pareilles pratiques sont peu usités ; il s’en faut beaucoup qu’elles puissent même être conseillées au premier venu.Les nuances délicates que nous venons de signaler échappent le plus souvent aux élèves ceux-ci ne démêlent guère les raisons d’équité par lesquelles se justifient ces exceptions d’indulgence.Il faut donc, dans la réalité, qu’ils s’en rapporte à la justice du maître et qu’ils aient confiance en elle.Il est absolument indispensable, pour ne pas faire naître des soupçons mauvais et des rébellionsIntérieures, que le professeur soit notoirement connu pour être à l’abri des caprices, des emportements, des séductions.U n’a point dû oublier que celte amitié et cette initiative de sentiment dont il est libre dans le monde, ne sont plus à ses dispositions dès qu’il amis le pied dans son école.Il en est responsable comme de tout le reste, et, si je ne craignais d’employer une expression trop ascétique et trop dure, je dirais qu’il ne lui est pas loisible de s’abandonner à des émotions trop humaines.11 ! faut absolument qu’il proportionne hoii-j seulement sou estime mais son affection à la valeur morale de chacun de ses élèves, et qu’il subordonne volontairement à la justice jusqu’aux émotions de son cœur.A ce prix, mais à ce prix seulement, il lui sera permis d’introduire dans l’exercice de son autorité ces adou cissements ou ces sévérités paternelles, qui ôtent à la justice scolaire les allures d’une règle mathématique ou d’un arrêté administratif.Antonin Rondelet.Lessive de marrons d'Inde pour le savonnage.—On prend des marrons d’Inde, qu’on laisse sécher ; et après en avoir ôté la cosse rouge, on les met en poudre, on détrempe ensuite cette poudre dans une quanté d’eau suffisante, qui devient aussi propre à savonner qu’une eau saturée de véritable savon.Cette préparation très-simple nettoie le linge aussi bien que le savon.Feuilleton du COURRIERDU CANAD A 15 Août 1881.—No 95 COMPAGNONS DU DESESPOIR Par A.de Lamothe [ Suite] Ailleurs, les pandanus, crampon- c( liés aux anfractuosités des rochers, jettent sur leur nudité un manteau épais do verdure, auquel lo fond ocreux du sol sert de repoussoir, et enchevêtrent leurs rameaux en un inextricable fourré peuplé, de merles, do perroquets et de tourterelles.Ailleurs encore, semblables à une forêt dans leur isolement, les monstrueux banians, arbres étranges, dont chaque branche en touchant le sol 8’y enfonce pour former un nouveau tronc, étayent sur mille bras les rameaux immenses quiv partant dn tronc principal, se déroulent comme un pavillon émeraude sous lcqnel une armée tout entière pourrait chercher un refuge contre les ardeurs du soleil ou l’inclémence de la pluie.A cette stérilité presque générale du centre de l’ile, la natnre qui se plaît dans les contrastes, a opposé ses largesses prodiguées â la bande plate et circulaire qui entoure l’ile d’un large ruban do 'luxuriante végétation.Là, tout est fraîcheur et verdure, jardin où poussent avec vigueur les légumes importés d’Europe, et qui ne réussissent que médiocrement sur la grande terre ; petits bosquets de cocotiers secouant gaiement leurs panaches à la brise ; araucarias solitaires étendant en large parasol leur feuillage aplati ; champs d’ignames alternant comme les gaufrures d’un ruban, avec d’immenses carrés de ! choux énormes, qu’à la saison, des ilottiles de pirogues transportent à Nouméa pour en approvisionner la capitale ; tarotières formant au liane des rochers de gigantesques escaliers, dont chaque marche est un bassin à la surface duquel s’étalent les larges feuilles des plants immergés.Çà et là, au milieu de ces cultures, on par-dessus nue muraille d’un vert jaunâtre, formée do feuilles de cocotiers tressés comme nne hutte grossière, apparaissent, semblables à des mâts de navires, les longs pieux surmontés d’une conque marine, d’une noix de coco ou d’un tabou quelconque, qui surmontent les cases serrées les unes auprès des autres, d’un village dont les habitants sont tour à tonr pécheurs ou maraîchers.Lorsque, chassés de la grande terre par lea attaques réitérées des cannibales, les missionnaires durent fuir l’inhospitalière Calédonie, ce lut sur Pile des Fins qu’ils vinrent s’établir avec leur petit troupeau demeuré fidèle.Ils y trouvèrent une population moins féroce, composée d’environ sept cents indigènes et neuf cents réfugiés de Pile Maré, sauvages obligés de s’expatrier après une guerre sanglante.Ces naturels accueillirent généreusement les nouveaux émigrants, ils leur donnèrent quelques arpents de terre,et les aideront à so construire dos cases ; la récompense devait suivre de près tant de générosité.Les missionnaires eurent bientôt fait de transformer cette ile, fréquentée seulement jusque là par des caboteurs étrangers, gens rapaces qui, attirés par la lucrative exploitation du bois de sandal, n’avaient signalé leurs visites que par le déboisement de riches forêts et l’introduction de vices encore inconnus ; non seulement les pieux ouvriers de l’Evangile s'occupèrent de régénérer les Bauvages en leur apportant les bienfaits d’une civilisation chrétienne et en plantant surfeurs rochers la croix, symbole de l’amour et de la lumière, mais ils améliorèrent singulièrement la contrée en ouvrant des routes, en perçant de larges avenues plantées de cocotiers, en jetant des ponts sur les ruisseaux, en établissant des scieries mécaniques et de6 norias, et en ensei- gnant aux indigènes l’usage d’instruments d’agriculture plus perfectionnés que ceux qu’ils avaient employés jusqu’alors.Moins féroces que leurs voisins des grandes terres, et ne s’étant jamais adonnés au cannibalisme, les indigènes de Kunié ne tardèrent pas à devenir les amis d^s robes noires, devenus leurs bienfaiteurs.Bien loin de vouloir expulser ces hommes qui naturalisaient sur leur sol des fruits exquis, complètement inconnus avant leur arrivée, tels que les oranges et les citronniers, qui couvraient les pentes stériles et ocreuscs de leurs rochers, de vignes venues d’Europe et aujourd’hui parfaitement acclimatées, qui savaient forcer les abeilles sauvages à vivre autour dej leurs habitations et à les enrichir de leur miel, ils se resserrèrent autour d’eux, ; consentirent à écouter leurs paroles | pleines de douceur et de gravité, et finirent par les aider à construire une case gigantesque, la case de la prière, au poteau central de laquelle, au lieu du tabou ordinaire, le P.Goujon, en septembre 1851, arbora le signe de la rédemption, cette croix do bois qui, descendue du calvaire, a soumis le monde au Dieu des chrétiens.L’île était déjà presque tout entière convertie au catholicisme et presque civilisée, les sauvages devenus cathécumènes avaient renoncé au pillage pour ne s’adonner qu’à la pèche et à l’agriculture, et leur roi même, le vaillant Djeny, colosse de six pieds de haut, d’une force et d’un courage sans pareil, s’était fait baptiser, quand la France prit possession de l’île des Pins, sans toutefois dépouiller le protecteur des missionnaires de sa royauté.L'avenir-.de la colonie nouvelle s’aunonçait sous les meilleurs auspices, quand une invasion d’hôtes inattendus vint y jeter le trouble et la perturbation.A cause de son isolement, de la médiocrité do son étendu,e qui en facilite la surveillance, et plus encore à cause de sa salubrité et de la douceur exceptionnelle de son climat, un des plus agréables qui soit au monde, le gouvernement français venait de décider que cette île servirait de prison aux transportés condamnés à la déportation simple.On conservait encore l'illusion de pouvoir, avec une bande de scélérats paresseux, libertins et ivrognes, former le noyau d’une colonie honnête, laborieuse et morale.Chaque colon devait recevoir une certaine quantité de terrain exploitable, le mettre en culture, avec les instruments et les graines fournies par le gouvernement, qui en outre s’engageait à le secourir jusqu’à ce qu’il pût assurer son existence par son travail.C’était, aux yeux des philanthropes rêveurs, l’affaire d’une année, de deux au plus, au bout desquelles le colon par force, devenu honnête et laborieux, donnerait aux sauvages l’exemple de toutes les vertus, fruits, non pas de la religion,dont ils ne s’occupaient guère, mais de la civilisation et du progrès.C’était pour s’assurer des progrès faits par MM.les communeux, dans la voie de la perfection, sous la surveillance do guides spirituels en pantalons rouges ou bleus, que M.de Lambescq venait visiter Pile des Pins.A dire vrai, après ce qu’il avait vu à l’ilc de Nou, et ce qu’il savait des “ excellents ’’résultats obtenus|dans la plupart des maisons de correction, où l’enfant entre vicieux et d’où il sort scélérat, M.de Lambescq ne s’attendait pas à une constatation bien consolante.A quoi servirait le rapport dont il recueillait les matériaux ?A rion assurément, car il ne dépend d’aucun pouvoir de métamorphoser des bandits parqués ensemble en un phalanstère idéal, mais il voulait faire son devoir jusqu’au.bout,dût sou zèle passer pour inopportun aux yeux mêmes de ceux qui l’avaient chargé de cette mission.{A suivre.) LE COURRIER DU «ta • ' U* «k • SOMMAIRE Revue générale.* ;¦« L’argent et les mauvaises lectures.Variétés.—L’autorité doit être juste.Feuilleton : Les Compagnons tlii Désespoir.—/l > suivre., ; La démonstration de samedi.Le départ fie Mgr Bourget pour Reine, l/église St-Jean-BapUste.Europe.Amérique.Méthode d’administrer le sel aux animaux.Petites nouvelles.Faits divers.ANNONCES NOUVELLES • ¦ ¦ ¦ • • • Lecture sur l’Algérie.Grand Pèlerinage de la société Musicale Ste Cécile de Quebec, à N-D.de Lourdes St Michel Grand sacrifice de marchandises nouvelles—N.Garneau Clairets î Clairets—G ingras et Langlois.Grand Pèlerinage à St-Michol Dr Pourtier à Fiîs, chirurgiens-dentistes.Avis.—Geo.L.Lemoine, pire.CANADA QUÉBEC, lô AOUT 1SS1.La démonstration de samedi La démonstration on l’honneur de l’honorable M.A.P.Caron, ministre de la milice, a eu lieu samedi, comme nous l’avions annoncée ce jour-là.Une vingtaine de citoyens de la ville et du comté de Québec s’étaient donc rendus chez l’honorable ministre pour lui présenter une adresse et un cadeau consistant en une canne épée de grande valeur et d’un fini remarquable.C’est Al.le Dr Dionne qui donna lecture de l’adresse conçue dans les termes suivants : A l’honorable M.A.P.Cahon, ministre de la milice, etc., etc.Honorable monsieur, Quelques uns d’entre vos nombreux amis de la ville et du comté de Québec, profitent de l’occasion où ils ont l’avantage de vous posséder au milieu d’eux, pour vous présenter leurs hommages et vous exprimer leurs sentiments d’affection.Il nous a semblé que le moment était bien choisi de faire cette démarche que l’amitié en outre nous commandait.A la suite de ces longues courses d'inspection militaire dans la province d’Ontario, où vous avez porté haut l’honneur et la dignité du nom canadien français ; à la veille encore d’entreprendre toute une campagne politique dans les provinces d’en bas, où vous ne cesserez pas, nous en avons la persuasion, de lutter vigoureusement pour la défense des principes conservateurs que nous aimons, nous devions, nous, vos plus intimes amis, vous offrir quelque témoignage de notre dévouement et de notre reconnaissance pour les services que vous avez déjà rendus an pays depuis votre entrée au ministère ; et aussi pour vous montrer combien nous sommes sensibles aux éloges qui vous ont été adressés par la presse et les hommes les plus marquants de la province d’Ontario.- Veuillez donc, AI.le ministre, nous faire l’honneur d’accepter cette canne épée comme une marque de notre estime et de notre dévouement.Elle vous rappellera le souvenir des années que vous aurez passées à la tête du département important que vous présidez avec tact et impartialité.Veuillez aussi,honorable monsieur, nous servir d’interprête auprès de Aladame Caron pour lui présenter nos meilleurs souhaits de bonheur et de prospérité.Québec, 13 août 1881.L’honorable AI.Caron répondit assez longuement.Après avoir remercié ses amis de lui avoir procuré l’occasion de leur serrer la main, AI.Caron dit entre autres choses, que si la vie politique était parsemée de déboires, une démonstration comme celle-là était bien propre à lui faire onblier ses fatigues et ses ennuis, et à lui donner un nouveau courage.Entouré de ces braves soldats qui pour la plupart ont fait les luttes politiques dans le comté de Québec et dans d’autres endroits, il n’a pas de doute que le parti conservateur remportera une brillante victoire aux prochaines élections.Le district de Québec comprend déjà qu’il est dans ses intérêts de soutenir ce grand parti, dont la popularité basée sur des principes solides et dont la prospérité du peuple fait le principal fondement, s’accroît de plus en plus dans toutes les provinces de la Confédération.“ Voyez, dit-il, quels efforts inouïs font nos adversaires pour nous enlever notre majorité dans les provinces maritimes.Jugez par vous-mêmes de leur impuissance, même au Nouveau Brunswick, ou ils comptent leur plus fort appni.Là aussi, les chefs libéraux n’ont pas rencontré les mêmes sympathies qu’autrefois, quand dans le même temps Sir Hector Langevin et Sir Tilley marchaient de triomphe en triomphe.“ Aïon voyage à l’ile du Prince Edouard a pour but de faire conaître au peuple les idées que nous avons toujours défendues, et que nous défendons jusqu’à notre mort.Je suis heureux d’avoir cette nouvelle occasion de faire connaître le nom canadien français ; là comme dans Ontario, je rencontrerai, j’en suis 6Ûr, le même bon accueil.” .L’honorable AI.Caron invita ensuite ses amis à un lunch que Aladame Caron avait eu la généreuse pensée de faire servir aux amis du populaire député du comté de Québec.Plusieurs santés furent proposées et accueillies avec le plus grand enthousiasme, entre autres celle de Aladame Caron, du comté de Québec et de la presse.L’honorable AI.Caron, AI.B.Parent, maire de Charlesbourg, AI.G.Bélanger, de la Jeune Lorette, AI.S.B.Foote, AI.Cyrias Pelletier, M.Chase Casgrain, AI.L.G.Desjardins et AI.le Dr Dionne ont répondu aux divers toasts proposés.Cette petite fête d’intimes laissera sans doute un excellent souvenir dans la mémoire des personnes présentes.Nous félicitons ceux qui ont eu l'excellente inspiration d’offrir à l’honorable ministre ce cadeau qui entretiendra l’amitié entre ce dernier et ses nombreux amis du comté et de la ville de Québec.L’honorable AI.Caron est parti ce matin pour les Province Alaritiraes.Son Honneur le lieutenant Gouverneur Wilmot, du Nouveau-Brunswick, est on ce moment à l’hôtel St Louis, Québec.Le «U-part «le Mpr Hnurget pour Rome Nous lisons dans le Monde, de samedi : Un grand nombre de membres du clergé et de citoyens se sont rendus hier soir au débarcadère delà compagnie du llichelieu, pour souhaiter un heureux voyage à Algr Bourget, qui part pour Rome.Le vénérable prélat était accompagné de AIM.les abbés Dumesnil et Perrault, et de Al.le Dr Bourque.Il a été l’objet des démonstrations les plus touchantes.A Longueil, à Hochelaga, à Lano-raie, les citoyens avaient fait de grands préparatifs d’ornementation, et tiraient du fusil en signe de respect au passage du bateau, qui répondait par le salut ordinaire.11 y eutaussi deux immenses feux de joie à Varennes et et à Lanoraie.Sur le parcours, presque toute la population s’était donné rendez-vous sur la rive pour saluer le passage du digne prélat.A Sorel, madame Alathieu, mairesse, envoya un bouquet à Sa Grandeur par l’entremise du Dr Bondy.Une foule de citoyens s’étaient rendus sur le quai.Alonseigneur parait en parfaite, santé, et l’on espère qu’il pourra faire son voyage sans trop de fatigue, malgré son âge avancé.La Minerve ajoute : Algr Bourget parait encore plein de vigueur.Sa démarche est aussi aisée que celle d’un homme en pleine 6anté, et sa voix, lorsqu’il répondit anx cris des assistants se faisait parfaitement entendre sans aucun effort.On espèTe qu’il supportera la traversée sans trop de fatigue.Il s’embarquera, comme on le sait, ce matin môme, à Québec.L’égllne St-Jean-BapUste Il a été déjà annoncé que cétte église serait reconstruite sur ses anciennes fondations.On pratique par là une économie de $10,000.Le nouveau plan comprend trois parties distinctes : le rond-point, le corps principal et le péristyle.Le sanctuaire, le chœur et le bas cœur mesurent 58 pieds de long sur 40 de largeur.Au fond du sanctuaire sera pratiquée une niche pour recevoir la statue de l’immaculée Conception.A droite du rond-point qui mesure lui-même 52 pieds de diamètre, se trouve la sacristie pour les messes, et à gauche la sacristie pour les mariages et les baptêmes.La nef mesurera une longueur de 146 pieds ; elle en avait 104 autrefois.D’apiès le plan, il y aura 76 bancs de plus qu’auparavant.11 n’y aura pas de bancs près du mur.La chaire sera portative comme celle de l’église St-Patrice.Les jours où il y aura sermon, on la transférera sur des lisses en acier au centre du bas-chœur.Les arcades fourniront 160 places de bauc de plus que l’ancienne église.La voûte de la nef aura 76 pieds de hauteur au lieu de 56 et les voûtes latérales 66 pieds.L’ordre adopté par l’architecte est l’ordre romain.Le péristyle mesurera 24 pieds de long sur 5G de large.La longueur totale de l’église sera de 234 pieds.L’ancienne église en comptait 132.Le péristyle est percé de cinq portes.Le portail proprement dit sera large de 60 pieds et haut do 78.Il est en pieire de taille.Les pilastres sont au nombre de 16 et dans quatre d’entre eux seront pratiquées des niches qui recevront les statues de quatre Evangélistes.Un mot du clocher.Sa hauteur atteindra 223 pieds.La croix qui le surmonte aura 14 pieds de haut et les bras mesureront 10 pieds.Nos lecteurs ont déjà, par cette pâle esquisse, une idée de ce que sera la nouvelle église.D’après le plan, l’on est unanime à dire que ce sera l’un des plus beaux édifices religieux de la province.Cette église sera ouverte au public le 15 décembre 1882.On évalue le coût de sa construction à $80,000.Tant qu’au presbytère, on se servira des vieux murs excepté de celui qui donne sur la rue St-Jean.Le presbytère sera à deux étages et mesurera 50 pieds sur 40.Il sera terminé dans le courant de l’hiver et coûtera $4,000.mise à la Grèce de la seconde zone cédée.FRANCE.Taris, 13 août 1881 — Une réunion d’électeurs a eu lieu à Alénilmontant, l’un des quartiers de Paris, celui qui a élu AI.Gambetta ; outre la réunion interne, avec cartes d’invitatien, on estime qu’il y avait bien 20 000 ouvriers dans la rue.L’arrivée de AI.Gambetta a été signalée par des cris de “ Vive la République !” et de “ Vive la Révolution ! ” AI.Gambetta a parlé pendant deux heures ; il a défendu la politique opportuniste, et a répudié avec indignation {toute tendance de sa part vers la dictature ; il est toujours un simple citoyen, un serviteur de la démocratie.Les journaux républicains voient dans ce discours une pensée d’acceptation de la présidence du futur ministère.AI.Gambetta veut la “ réforme ” de la magistrature et de l’année, le service obligatoire pour tous, môme pour les instituteurs et les séminaristes, la suppression des congrégations religieuses ; au point de vue de la politique étrangère, il pense que la France n’a pas besoin d’alliances.AI.Henri Brisson, vice-président de la chambre des Députés, et successeur présumé de AI.Gambetta à la présidence de la Chambre, déclare à ses électeurs qu’il veut l’abolition du Sénat, la dépossession du clergé de tous ses biens, et l’élection de la magistrature par le suffrage universel.L’escadre française de la Gouletle part pour la France.ANGLETERRE.Londres 13 août.—La chambre des Communes a rejeté, par 150 voix contre 80 une motion de M.Ritchie en faveur d’un droit sur tous les produits importés.La fédération des associations libérales doit tenir un comité mercredi à Westminster, à propos de l’action des Lords sur le bill agraire.Une assemblée tenue à Birmingham a voté une résolution énergique, déclarant qu’une mesure jugée utile par le gouvernement et par les députés ne doit pas être paralysée par l’opposition d’une chambre héréditaire et irresponsable.A Liverpool, 5 fusils ont été déposés de bonne heure ce matin parmi des balles de coton, au dock Nelson ; le porteur s’est échappé.On pense naturellement aux Fénians.ITALIE.Rome, 14 août.—A Gênes, une réunion ayant pour objet de demander l’abolition de la loi de garantie en faveur du Pape, a été dispersée par la police, qui a fait trois arrestations.Le Pape a déclaré que ces manifestations sont plus offensantes pour l’Eglise que les troubles qui se sont produits au transfert des restes de Pie IX.BULGARIE.Safia, 13 août.—La nuit dernière, le feu a détruit plus de 30 maisons.AUTRICHE.Vienne, 13 août.— Une vieille maison à 4 étages, située dans la partie la plus fréquentée de la ville, s’est écroulée aujourd’hui ; il y a eu 20 personnes tuées et une trentaine de blessées grièvement.GRECE.Athènes, 14 août.—A la demande de la Porte, un délai de quinze jours est accordé par les commissaires internationaux, pour la re- ALLEMAGNE.Berlin, 14 août.— Sans rien sacrifier des droits de l’Etat, le gouvernement continue ses négociations avec le Vatican.RUSSIE.St-Pétersbourg, 14 août.—Le Golos, qui paraît maintenant sous le titre de Nouvelle Gazette, pense que la commission extraordinaire réunie il y a quelques temps, conseille la proclamation du grand ou du petit état de siège, en vue de combattre le Nihilisme.A AIoscou, Russiey Kurger a été suspendu pour 4 mois, pour articles capables de troubler l’ordre public.AMERIQUE Une dépêche de La Paz, du 3 août, annonce que la Bolivie veut continuer la guerre contre le Chili.A la Salle (Illinois,) 400 chevaux sont malades d’une épidémie étrange.A Chester (Pennsylvanie),un yacht contenant 8 personnes a été renversé, et 2 personnes ont été noyées.Washington, 14 août.—Contrairement à des rumeurs défavorables, l’état du Président Garfield continue à être satisfaisant.Les indiens Apaches font des ravages dans le Nouveau-AIexique.Méthode «l'administrer le «cl aux animaux Il y a trois manières de le donner aux bestiaux : lo.en nature ; 2o.mêlé avec les fourrages ; 3o dissous dans leur boisson : cette dernière méthode pourrait entraîner des inconvénients si on n’était pas extrêmement réservé sur la quantité, parce que l’animal dans la soif prendrait du sel outre mesure ; il faut donc que l’eau soit tout simplement assaisonnée et non salée, surtout quant elle est par sa nature fade et lourde ; une once est suffisante pour un seau d’eau.Il est facile à tout le monde de déduire des propriétés de sel, que nous signalions dans le numéro du 11 sep tembre de la Gazette des Campagnes, qu’il est nuisible dans les maladies inflammatoires, qu’il faut en être très économe pour les jeunes animaux, dont déjà le sang bouillant dans les veines a une grande disposition à s’échauffer.Il convient donc de substituer à la méthode de donner le sel en masse dans les écuries et les étables, celle de le mêler avec le fourrage, et au moment do le serrer quand il est de médiocre qualité, parce qu’il sert en même temps à l’améliorer et à le conserver ; mais lorsqu’il est bon, il vaut mieux le distribuer aux bestiaux après en avoir secoué lo poussière, avec la précaution de dissoudre le sel dans l’eau, et d’en asperger la surface.En suspendant le sel dans des sacs à la portée de l’animal, il peut, en léchant les sacs, y déposer nécessairement de la salive, d’autant plus abondamment que cette sécrétion est excitée par l’irritation des glandes salivaires ; celui qui succède au premier lèche avec le sel la salive de celui qui précède, et ainsi de suite ; eu sorte que dans le nombre de ces animaux il peut y en avoir qui aient le germe des maladies contagieuses ou un vice dans les humeurs ; alors le mal gagne et attaque le troupeau entier.En Angleterre, quelques cultivateurs suivent une méthode plus simple et plus économique : une personne, à l’entrée de l’étable, présente à chaque animal revenu des champs ou de l’abreuvoir vers la fin du jour, des tranches de pain fortement saupoudrées de la quantité de sel nécessaire et proportionnée aux besoins de chaque animal.Ce mode réjouit l’animal, nettoie et purifie sa bouche pendant la mastification ; en un mot, il suffit pour prévenir les maladies dont les mauvaises digestion sont assez ordinairement la cause immédiate.Le maximum de la quantité qu’il faut donner est à peu près d’une once par chaque gros animal, et pour les autres en proportion.Petites nouvelles malade.—Le Rév.M.Saxe est malade d’une attaque de paralysie.VENTE DE TE» Il ES DE LA COUnO.NNK.— La vente des terres de la Couronne dont nous avons déjà parlé, aura lieu le 12 octobre prochain.tiiiîat»al.—Ce soir doit avoir lieu à la salle Jacques-Cartier, une soirée dramatique d’un intérêt exceptionnel.Les recettes doivent contribuer à une œuvre des plus recommandables., OUAIS.—Les quais que l’on a construits à Prie aux Coudres et au Cap à l’Aigle, sont terminés et les vapeurs de la compagnie du St Laurent pourront aborder à ces deux endroits maintenant.LES UnSULINES AU LAC ST-JEAN.—Oil IlOllS informe que les religieuses suivantes ont été choisies pour aller fonder le nouveau monastère au lac St-Jean.Ce sont: les Révérendes mères, St-Raphaêl, St-IIenri, St-Françoisde Paul, St-Alexan-dre, et de la Nativité, et les sœurs St-Joachiin et St-Vincent de Paul.Elles partiront pour leur nouvelle résidence à fin du mois prochain.rou» le saguenay.—Le vapeur Saguenay quittera le quai St-André demain matin à 7.30 pour Chicoutimi, Baie des lia ! Ha ! et les ports intermédiaires.calendiueii.— Québec, le lundi, 15 août 1881, 21* jour de la Lune.Il y a eu pleine lune le mardi 9 août, à 4 heures 22 minutes du soir.Le jour dure 14 heures 11 minutes, et la nuit 9 heures 49 minutes; le Soleil se lève à 4 heures 58 minutes, passe au méridien à midi 4 minutes, et se couche à 7 heures cl 09 minutes; à midi, sa hauteur au-dessus de l’horizon de Québec estde 57 degrés et 0 dixièmes.La Lune se lève ce soir à 9 heures 42 minutes, passe au méridien demain matin à 5 heures 29 minutes, et se couche à 1 heure 5 minutes du soir.citeunes.—L’ingénieur du la cité évalue à 8000,000 le coût d'un nouveau tuyau principal.Si l’on ne peut arriver aux moyens de construire ce second tuyau, on pourrait tout simplement s’en tenir pour le moment à la construction de 10 ou 12 citernes uouvelles.Elles ne coûteraient que §50,000, et dans une circonstance d’incendie rendraient les services incontestables, et très ellicaccs : Voici à quels endroits devraient être construites ces citernes, d’après l’ingénieur de la cité.No.I.Aux Glacis, près des rues St Denis et des Grisons, ou à moitié chemin entre le rues.DesCarrièrcs et Ste Ursule.No.2.Sur le champ du Séminaire, près de la Grande Allée, en face de la rue DeSaberrv, ou sur d’autres terrains dans le voisinage.On pourrait peut-être se servir pour cela de lu tour No 2.No.3.Sur le terrain en face des nouveaux édifices parlementaires, sur l’avenue de la Grande Allée, où à l’ouest de ces édifices près de la rue St-Augusliu.No.4.Aux glacis, à l’extrémité de la rue d’Autouil.No.5.Au centre du bloc des Ursuli-nes, entre les rues St-ürsule, du Jardin Ste Anne, St Louis, Douacona et du Parloir.No G.Dans le voisinage de la rue Ste Famille, près de l’Université et du Séminaire.No 7.A l’Hôlel-Dieu, au bout de la rue Charlevoix.No 8.Au coin des rues St-Stanislas et Dauphine.No 9.Dans la cour des casernes de l’artillerie, près de la rue McMahon.No 10.Sur les glacis, près de la rue de ce nom, en face de la rue Richelieu.No 11.Au champ de la tour No 4 en face de la rue Latourelle, pourvu qu'on puisse se servir pour cela de la tour elle même.No 12.Au champ de la tour No 3, près des rues Plessis, Provost et Burton.N'o 13.Au champ de la tour No 3, eu face de la ruelle conduisant de là au point de jonction des rues St-Jean et d'Aiguillon.O • infanticide.'—On a trouvé hier, sur la rue St-Ours, le cadavre d’un jeune enfant.Aucune arrestation n’a encore été opérée.triste accident.—Vers onze heures et demie samedi matin, un jeune homme, de St-Roch, âgé de 18 ans environ, du nom de Roy, flânait sur l’engin que l’on emploie à l’accouplement des convois, malgré les avertissements réitérés des serre-freins, et, debout sur la plate-forme située à l’arrière de l’engin, il se laissait ainsi mener et ramener, lorsque tout-à-coup, au moment où on venait de laisser un char sur la voie, il est tombé à la renverse, et l’engin en reculant, lui a passé sur le corps.On suppose que le jeune homme, a erdu l’équillibre en voulant sauter sur e char que l’on avait laissé sur la voie.Lorsqu'on est venu au secours du malheureux, il était tout ensanglanté et avait des blessures horribles à voir, en plusieurs endroits.On a constaté qu’il avait eu le bras droit fracturé ainsi que la jambe droite, au dessus de la cheville du pied.accident de chemin de fer.—Samedi matin à Prescott, un train express en destination de Toronto, a frappé une vache qui était sur la voie à environ un mille et demi de Prescott Ce, choc a eu pour résultat de .faire dérailler le train, moins les deux chars de première classe et le Pullman.L’ingénieur du train, un nommé Ilowarth, de Montréal a été tué instantanément.Le chauffeur a échappé à la mort en sautant en bas de la locomotive.Deux messagers de l’express, nommés King et MacKenzio, ont reçu des blessures assez graves.Quant aux autres passagers on est tout étonné et surpris, de voir que pas un seul n’a été sérieusement blessé.On rapporte que six ont reçu de légères blessures.Les dommages à la locomotive et aux chars sont considérables.La voie qui a été brisée sur un parcours de Gü à 70 pieds a été de suite réparée.encore un accident.— Hier après midi, quelques petits garçons jouaient sur les échafauds d’une maison en construction sur la rue Richelieu, quand l’un d’eux perdit l’équilibre et tomba du troisième étage sur le trottoir.Quand on l’a relevé il avait la figure tout en sang et une large blessure à la tête ; on l’a transporté chez lui où on l’a mis sous les soins du médecin.arrivés aux iiotei.s.—Au Mountain Hill House, Québec 14 août 1881.— MM.Jos.Green, Valleyflcld ; Bruno Duval, du Constitutionnel ; L.D.Caron et II.Lee, Toronto ; H.Thompson et I).Ilurly, Montréal ; L.II.Levasseur, Rivière du Loup ; Jos.Gauvreau, Isle Verte ; Oct.Michaud, Rimouski ; John Parsons, Moncton ; J.C.Giasson, R.T.Lefebvre et sa dame, L’islet ; Elz.Lebrun, Riv.Quelle ; G.Raymond, dame et enfants, Deschambault ; Frs Beaucage, Louis Halléc, E.Lajoio et E.Lantier, Trois-Rivières ; J.B.Verkamp, IJ.II.Buse, U.Wenstreef etD.Bernens, Cincinnati ; E.Vachon.Escoumains ; Dame et Dclle Ally, Delle Boiron, Pointe du lac ; r, * .^ \ ^ V * f jy ?« | • turc sur laquelle ils parlaient pour faire une promenade renversa, et les deux promeneurs furent heureux d’enôtre quittes avec quelques égratignures.Une roue et un essieu de la voiture sont brisés.L’ONGUENT Et i.ES PILULES DK HOLLOWAY.—Les personnes faibles et sujettes aux maladies de nerfs souffrent beaucoup plus pendant un orage,>ou lorsque l’atmosphère est chargé (l’électricité.La névralgie, la goutte cl autres maladies de ce genre, peuvent être promptement enlevées par l’usage de l’onguent sur les parties malades.Les pilules prises de temps en temps, suivant que les instructions le prescrivent, tiennent la digestion en ordre, régénèrent lo sang appauvri avec des matières plus riches, résultat d’une meilleure digestion, et empêchent le fort d’alfaiblir comme elle donne au faible la force de vivre.Les pilules et l’onguent de Holloway sont des remèdes infaillibles.FAITS DIVERS MCOI.ET, 12 AOUT- ’La retraite annuelle des Rvdes Sœurs du couvent de l’Assomption, de cétte ville, est commencée depuis samedi der nier,sous.la direction du Rvd B.Sache/., S.L Elle se terminera lundi prochain, le 15 du courant, et sera suivie,le même jour, de la profession et de la cérémonie dos vœux.—Le presbytère maintenant un construction à La Baie du Fébvro ; rend les proportions les plus élégantes.La maçonnerie est à peu près terminée, c’est déjà tin grand pas de fait, et nous pou vous ajouter que Ja bâtisse sera bientôt au complet, car la menuiserie est,dit-on, bien avancée.—Dimanche dernier au soir, a eu lieu la clôture de la granJe retraite commencée lo 31 juillet.Le Père Hamon S.J.;i prononcé en cette circonstance, un élo qu'eut sermon, où il passait en revue les grandes vérités qu’en compagnie de son distingué assistant le Père Renaud, il nous avait expliquées, durant les exer ciccs précédents.Nul doute que celle retraite a produit des fruits précieux et durables dans les âmes do tous ceux qui eu ont suivi religieusement les exercices.[Du Messager] AKTIIAUASKAVILIÆ, 12 AOUT David Lalibertô, autrefois tanneur de Warwick et depuis quelques années ré sident de Lennoxville, a été incarcéré dans la prison de Sherbrooke pour cause de folie furieuse.—Les temps sont bien changés.On nous fait remarquerqne l'année dernière à pareille date, il y avait plus d»» trente ventes de terres judiciaires annoncées au bureau du shérif d’Artha baska, tandis qu’anjourd’hui il n’v en a que trois.—Un ingénieur des bureaux du gou vernement est venu la semaine dernière visiter les murs de la prison,et doit faire un rapport sur le mauvais état dans le quel ils se trouvent.—Un pèlerinage d’environ #00 per sonnes, s’organise à Warwick sous la di rection de Messiro Ls.Pothier curé,pour le 22 du courant.^ Les pèlerins se rendront de Ste-Anne à N.D.de Lourdes, sur la rive sud.—Le IG du courant se fora à St-Fer dinand d’Halifax la bénédiction d’une grosse cloche, destinée à l’Eglise parois siale.Ce sera une bien belle cérémonie.[De ïl/nion des C de l'Estj SIIERRROOKE, 12 AOUT 1881.- —Mercredi dernier, le 10 du courant, notre rédacteur en chef M.J.A Chicoy-ne, s’est embarqué à New-York, sur le paquebot Labrador de la compagnie Transatlantique Française pour leHàvre.Comme nos lecteurs le savent déjà, M.Chicoyne fait ce nouveau voyage en France dans l'intérêt delà Compagnie de Colonisation et de Crédit des Cantons de l’Est.Nous souhaitons à M.Chicoyne un heureux voyaged plein succès dans son entreprise; car nous pouvons saluer eu lui l’un des hommes tes plus dévoués à la cause do la colonisation.(Le Pionnier.) MOXTllËAL, I» août 1881.- Sorel.accident.—Un jeune homme et une jeune fille, hier après midi, ont failli être les victimes d’un accident.En descendant la côte Lamontagne, la voi- Les travaux du chemin de fer de Sorel et Montréal ont ôté inaugurés avant-hier à Sorel par le juge-sn-chef Amstrong.On croit que ces travaux seront poussés très activement.—Notre populaire bataillon, le G5e, doit camper la semaine prochaine, à l’ile Sainte-Hélène, sous le commande! ment du lieutenant colonel Ouimet.Le G5e s’est particulièrement distingué en toute occasison dans ces derniers temps.H est au premier rang parmi nos régiments de miliciens et faille plus grand honneur à l’élément canadien français parmi lequel il se recrute exclusivement.—Une dépêche de Paris nous annon ce que le projet d’un Crédit Franco-Ca nadien, dont nous avons parlé à l’occa sion du départ de M.Lcgru pour l’Europe, est en bonne voie de réalisation.(La Minerve).le meurtre a üttawa.—On a incarcéré l’un des voisins de Wetherall.un nommé Potvin.L’accusé se dit complètement innocent du meurtre dont on l’accuse.L’enquête que l’on continue finira certainement par faire découvrir le coupable.Potvin est dans un état d’excitation indescrepli ble.Il se prétend accusé à tort.On a remis le cadavre de Wetherall à sa malheureuse épouse.On a refusé de de remettre Potvin en liberté sous eau lion.• Repo* et confort pour le* malade» la panacée des familles de nnowN n’a pas d’égale* pour guérir les douleurs internes et externes.Elle guérit les don leurs dans le côté, le dos ou les instes-tins, le mal de gorge, le rhumatisme, le mal de dents, le mal de reins etc., etc.Elle purifiera lo sang promptement car son action est puissante La panacée domestique de Brown, est reconnue comme le meilleur remède, possédant double Ltù tOliHMlËE DU CANADA V’ Ml force d'aucun autre élixir ou Uniment dans le monde et devrait se trouver dans toutes les familles afin de l'avoir sous la main en tout temps, car c'est le meilleur ! • remède dans le monde pour les crampes dans l’estomac et douleurs de toutes sortes.En vente chez tous les pharmaciens a 25 cts la bouteille.Itlèrcaf Mères t Mère* ! Etes-vous troublées la nuit et tenues éveillées par les souffrances et les gémissements d'un enfant qui fait ses dents ?S’il en est ainsi, allez chercher tout de suite une bouteille du Smon calmant de Mme Winslow.Il soulagera immédiatement le pauvre petit malade— cela est certain et ne saurait faire le moindre doute.11 n'y a pas une mère au monde qui ayant usé de cc sirop, ne vous dira pas aussitôt qu’il met en ordre les intestins, donne le repos à la inère, soulage l’enfant et lui rend la santé.Ses effets tiennent de la magie.Il est purfaitemen juotlènsif dans tous les cas, et agréable à prendre.il est ordonné par un des anciens et des meilleurs médecins du sexe féminin aux Etats Unis.En veille partout à 25 cents la bouteille.' Québ c, 5 janvier 1881 — I an.113 HOLT D E AN , COURTIERS, Agents Financier» et Comptables, Na.83.*¦» (M-Pterre.lileas fomls achot6 cl vendu ; llypotliùquus, Crédits de Banque.Avances sur connaissements, Reçus do magasirts de douane.Billets d’échange, etc., etc., négociés.Les comptes sont examinés, vérifiés et balancés.y ii y DERNIÈRES QUOTATIONS.Québec, 13 Août 1881.8TOK8.• -V rs B a 6 1 3 O •••••••• Un rhume, une toux, uu mal de gorge doivent être arrêtas de suite La négligence résulle bien souvent dans une maladie de poumons incurable ou la consomption.Les pastilles de Brown pour les bronches ne causent pa9 des désordres dans l’Estomac comme ces sirops et ers baumes pour les rhumes, mais agissent directement sur l’irritation, et donnant un grand soulagement dans l'asthme la bronchite.les rhumes, et les enrouements auxquels les orateurs et chantres publics sont sujets.Depuis trente ans les pastilles de Brown sont recommandées par les médecins et ont toujours donné satisfaction.Elles tiennent le premier rang entre les autres médecines.En vente à 25 cents la boîte partout.(Québec, *24 février 1881 — 1 an.E Dans toute l’histoire de la .• nucun mûUIcnmcnt n’a jatnui» pro.ituu iiu.Unit «li* cure* nus»! merveilleiiNi*» et n’a Joui tl'unc *1 grain!** et m constant»' réputation que l'Aycr’H Cherry rectoral, qui est reconnu comme le remède employé dans lo inonde entier contre toute» le» affections de la gorge et de» poumon».La liste prolongée de» cure» remarquable» opérées par cc médicament, »ou» tous le» climat», l’a fall connaître universellement comme un agent *>ûr et cflicnce ii employer.Contre le» rhumes ordinaire», qui sont les avant-coureur» de plu» sérieuse» maladie», il agit promptement et sûrement, soulageant toujours les souffrance» et sauvant souvent la vie.Son action protectrice quand il c»t employé à temps pour le» affection» de lu gorge cl de» poumon», en fait un précieux remède que l'on dolt toujour» avoir sou* la main.Personne ne peut »\m passer, et quiconque en a fait usage une seule fol», continue ii le faire.Le» me-decin» connaissant maintenant U compo»ltion et le* effets du Cherry Pectoral, en font ample, ment usage dan» leur pratique, et le» prêtres, ainsi que les ministre», le recommandent pour la même rai»on.L'action de ce remède c»t absolument certaine, et il guérit toujours là oü la cure ont possible.Préparé par le Dr.J.C.Ayer & Cle., Lowcll, Ma»»., E.U., chimistes pratique» et analytiques.En rente chez tqM» les Pharmacien».Québec, 5 octobre 1880—tan.B Banque do Québec.« Union.« Nationale.< dos Townships de l’Est.« de Montréal « des Marchands.« de Commerce.i d’Ontario.« de Toronto.« Banque Consolidée • Molson.* du Peuple.« Jacques-Cartier.« d'Echango.Association financière d’Ontario préférence- Association financière d’Ontario, ordinaire.Coinp.des Chars Urbains de Québec-.i du Gaz de Québec.« des Vapeurs « « de la Tra\crso i « J* Assurance « « i Royale Canadienne.« du Télégraphe de Montréal.« du Télégraphe de la Puissance.« des Chars Urbains de Montréal, • do Navigation Ri- chelieu A Ontario « du Gaz, Montréal.© •o a u rs .g g «Z fc s Stocks achetés et vendus pour argent comptant et termes.t [OUÏS» MU DE A VIS aux fabricants de chau- >•es à vapeur.DES SOUMISSIONS rjONT demandées et seront reçues par leaCom-mis si ires du 1 livre de Québec jusqu’à MARDI, LE 30 AOUT COURAyT.A MIDI, Pour la construction pour lo Bassin «le Radoub tie trois chaudières h vapeur cylindriques à foyer intérieur dites “Cornouailles,” munies de tubes ou bouilleurs “ Galloway, ” grilles, surface de chauffe et ferrures, solon la spécification et la formule de soumission imprimées, dont copies seront fournies à ceux qui désireront faire des soumissions, sur le dépôt de vingt piastres comme garantie do 11 bonne foi du soumission* naire, laquelle somme sera remboursée sur lo renvoi do la spécification.Los commissaires ne s'engagent pas d accepte r la plus basse ni aucune des soumissions.On exigera deux cautions solvables pour la somme de 20 par cent du montant du contrat.Bureau de la Commission du HAvre, 1 Québec, lo 8 août 1881.I V A.II.VKRHET.Secréta i re-Trésoricr.Québec, 9 août 1881.—4s 2ps 302 lecture sur t'Algérie.Cf NE lecture sera donnée, MARDI, 16 août ù 8 heures du soir dans la salle Jacques Cartier, par M.l'abbé Guillemet, missionnaire d'Afrique, en faveur de Pœu\ro de St-Augustin : construction d’un collège-séminaire catholique et d'un sanctuaire de pèlerinage nu tombeau de ce grand docteur.# Cette séance s’ouvrira par quelques renseignements sur le but de cette œuvre.Après un couit aperçu historique et géographique sur l’Algérie, pays autrefois si célèbre dans l’histoire romaine et surtout dans l’histoire de l’église, le Révd Missionnaire donnera de nombreux détails sur la nature du sol, le climat, les produits et les habitants de celte colonie française, soit dans le Tell, soit dans le désert du Sahara.Costumes, mœurs, habitudes, vie privée, vie publique, religion du peuple arabe, condition de la femme seront exposés par le missionnaire.Si le temps le permet, il y sera également parlé des restes nombreux de la civilisation romaine qui couvrent ce pays.Ainsi donc les citoyens de Québec qui voudront bien assister à celte lecture, tout on s’ins-tiuisanl, pailicij eront à une œuvre de clin ité et de religion.Des cartes seront vendues lundi et mardi, chez tous les libraires.Prix : parterre, 25 cents .galeries 15 cents.Québec, 13 août 1881.306 Soumissions demandées La fabrique de nutre-üam;*: de QUÉBEC recevra d’ici au 25 AOUT COURANT, k son bureau, rue Ruade No 18, des soumissions pour la construction do U Eglise, Sacristie et Presbytère St-Jean de cette ville ; clic ne s’engage pas à accepter la plus bass soumission ni aucune d’elles.Les plans, devis et spécifications ont été déposés au bureau do M.l'architecte J.F.Peachy, rue et Eau bourg t Jean, No 2 IG, où l’on pourra on prendre communication tous les jours depuis le 15 août courant, de 9 à 5 heures.Québec, 9 août 1882,—3s 2ps 303 CHEMIN DE FER Québec et du Lac St-Jean _ ' ’ • A PARTIR du MARDI, 9 AOUT, les trains pour le fret et les passugers circuleront comme suit (les dimanches exceptés).Allant au Nord.Quitteront la Station du Palais, Québec.,.5.60 P.M.Arriveront au lac St-Joseph.- 8 00 P.M.Allant an Sud.Quitteront le lac St-Joseph.4.50 A.M.Arriveront à Québec.7.10 A.M.Un train d’excursion pour* les passagers quittera Québec les MARDI, JEUDI et SAMEDI ù 8,50 A.M.arrivant au lac St-Joseph à 10.20 A.M.Au retour le train quittora le lac St-Joseph les MARDI et JEUDI, à 2 HEURES P.M„ arrivant à Québec à 3.30 P.M., et le SAMEDI partira à 8.15 P M., arrivant ù Québec à 9.45 P.M.Arrêtant à la Petite Rivièro chemin de promenade, St-Ambroise.Scieries de Connolly et Ste-Catberine.Lo service des trains est réglé sur l’heure de Québec.Lo fret est reçu et les billets sont vondus à la station du Q.M.O.A O., ou Palais.MM.Leve et Alden, agents pour les billets, en face de l'hôtel St-Louis.J.G.SCOTT, Secrétaire, Québec, 5 août 1881—1 an.L ME E !H! DE DEDIEE ¦ ¦¦ ¦¦ ¦ ¦ D LE steamer « Ml HA MIC III » partira de Québec MARDI, 23 AOUT, à DEUX HEURES P.M., pour PJCTOU, arrêtant à la POINTE AUX PÈRES MÉTIS, GASPÉ, PERCÉ, SUMMER-SIDE et CHARLOTTETOWN.Ce steamer donne tout le confoil désirable aux passagers.Pour fret ou passage, s’adresser ù WM MOORE, Gérant, Quai Atkinson, Québec.LEVE A ALLAN, Agents des passagers, En face de l'hôtel St-Louis.Québec, 28 juillet 1881.186 JT e Québec : PARISIAN.Samedi, 13 août.SARDINIAN.20 « MORAVIAN.: SA RM ATI A N.* CIRCASSIAN .i POLYNESIAN .PARISIAN.J.SARDINIAN.« MORAVIAN.c SARMATIAN .* CIRCASSIAN .« POLPNESIAN*.« Prix du Passage de Quebec : Cabine.$70 et $S0 Suivant les accommodements.Intermédiaire .$40.00 Entrepont.25.00 Les vapeurs de sendee de la malle do Liverpool, Queenstown, Saint*Jean, Halifax et Baltimore, doivent effectuer leur départ comme suit : De Halifax : HIBERNIAN.«.-Lundi, 15 août.CASPIAN .« r 29 « NOVA SCOTIAN.» 12 septembre.HIBERNIAN.« 2G « CASPIAN.« 10 octobre.CHS.T.COTE & Cie FABRICANTS BT AGENTS D’INSTRU MENTS AGRICOLES - Service local entre Aylmer, Hull et Ottawa.BÉ^Tous les trains fie passagers sont pourvus de Clmrs-Palais le jour et do Chars-Dortoirs la i nuit.Lc?Trains voyageant entre Montréal et Ottawa correspondent avec les Trains voyageant entre Montréal et Québec.Les Trains du Dimanche partent de Montréal it de Québec à 4 P.M.Les Trains circulent d’après l’heure de Montréal, et quittent la station «lu Mile-End dix momies plus lard qu’à Hochelaga.BUREAU GENERAL, 13, PLACE IX A RM ES BUREAUX DES BILLETS : 13, Place
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