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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
jeudi 15 septembre 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1881-09-15, Collections de BAnQ.

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25eme Année No 84-JEditioii quotidienue-Aeme Année Jeudi 15 Septembre 1&81 wppt; MJMUSBrtWWWWCTPyWSeï -TT *» A:.JOURNAL DES INTERETS CANADIENS :( & ET J'AIME Dr N.E.DIONNE, Rédacteur eu Chef LÉGER B ROUSSEAU, Editeur Propriétaire.REVUE GENERALE (23 août 1881) Fr«Uài*e Les journaux anglais s’étonnent que ni les membres du gouvernement français,ni M.Gambetta n’aient dit un mot dans leurs discours électoraux de l’importante question des traités de commerce.À ce propos, rappelons le mot de M.Gambetta dans les couloirs de l’Assemblée de Versailles, lors de la fameuse discussion sur les “ matières premières \ qui faillit amener une crise gouvernementale.Ses amis lui demandant pourquoi il n’intervenait pas : “ Mes matières premières, répliqua-t-il, c’est ma po.itique ! " le retour de la France aux idées protectionnistes, arrive dans un moment, où malheureusement il ne manque paside raisons politiques à 1*Angleterre pour devenir méfiante.f Le “ Standard, " tout au contraire du “ 'Cimes, ” fait remarquer avec satisfaction les ellorts de la presse française pour amoindrir l’importance du différend qui a éclaté entre l’Angleterre et la France, au sujet des conventions commerciales.- — - IjC ni jour du i’ape à Komi; Les journaux officieux du royaume d’Italie discutent sérieusement,—et.-.—.me Espagne très catholique dont le gouvernement a commis la vilenie et la lâcheté de se faire excuser auprès du Quirinal,en désavouant le langage admirable du cardinal Moreno.Cette dépêche du ministère espagnol.blâmant le cardinal-archevêque de Tolède.- ne contribuera certainement pas à consolider le trône de Don Alphonse.* Il faut dire cependant qu’elle était bien digne du ministre d’Espagne auprès du Quirinal.dont la réputation est déjà légendaire à Rome.fl parait (ni effet que, non content de défendre aux gens de sa maison de jamais mettre les pieds dane une r !__: i _ _ ___ i i ./ - - ~- ^ ^ V* J %* ft A* A W MILtU L «VU UU1IV UI1V avec une préoccupation visible,—la église, il ne connaît pas de plus agré-probabilité d’un départ prochain du j able passe-temps -que de maltraiter Pape.i ses domestiques.Gela est si vrai - .J 1 i.(IJ/V.La conclusion qui se dégage le j Autant les intransigeants de la Z , plus nettement des chiffres du scru* ga delta Deviocrazia demandent à I semaines, il a dû à son immunité tin du 21 août, c’est que Pans a tait .a,.- n/r I .* un pas de plus de dans la voie du radicalisme le plus exagéré.qu’il y a trois O- -#- - .j ~.a son immunité grands cris que M.Pecci s’en aille—j comme ministre de n’être pas con-c’est ainsi qu’ils ont trouvé piquant • damné en police correctionnelle -1 .1»___O.;.* * 1 • 1 • ' * V « • « • ¦- ».»» ¦ — - - - —- - — - vaincre qu’il appuyait ou qu’il 'Consentait â ne pas combattre.- x A Ils sentent maintenant, eux qui n’ont rien su prévoir ni empêcher, et 114,111 (1 iiv J/M.O 11 CJ11L J D U SU JilU VUll HI VU# , v-4 Get te lois, l’opportunisme semblait qUj ont niême encouragé tous les exavoir de son côté tous les avantages; ; c£s de la presse démagogique et des ii /.foil moi tvn nil m 111 i Sîl i*Yf\ flé> liïlt ••• 11_ I.l.\ *»ni ii/i onunission Le gouvernement italien affecte de se consoler et de se pavaner avec cette unique dépêche.11 est cependant à présumer que d’autres gouvernements ont fait et pour cause.défensive.On peut assurer des à dit le “ Monde, ”—que le caractère dominent de:» élections, c’est un progrès marqué du parti révolutionnaire le plus avancé, ù Paris et dans les départements ; M.Gambetta lui-même est débordé, malgré l’accentuation de son programme.Ce quasi-échec de M.Gambetta et la visible décadence de sa popularité ne doivent pas cependant nous faire illusion ; la majorité de la nouvelle Chambre1 lui appartient corps et âme ; en dépit des humiliations et déboires personnels que lui a - _ • m • T ! tous ceux qui possèdent un coffre-fort n’ont rien de lion â attendre.Et il 11e présent, leur déplairait pas de garder indéfini* ment le Pape au Vatican, sous clef, comme un précieux paratonnerre.Nul ne peut dire les décisions que.sont dansla jubilation.M.Gam étant donnes certains événements, le .„ Plus île magistrature ! 'fous les gueux de France et de Na- étant donnes certains, exenemems, ic bctta a promis de désorganiser le clor-: Souverain Tontiie prendra dans sa ]ft niagistraturei Varbm^ ' ! saff°ss« ou avoir .d^‘X La magistrature n’est pas dans les scs.Des deliberations aussi graves bonnes brAces d(1 la can1ajl, oola 60 que eelles du depart de Home ne sont compro “d généralement connues qu apres que jj.Francisque Sarcey se fait, dans leur execution est déjà passée dans le le m> ^ j, - de cptte jolie domaine des laits accomplis.f u] unc désinvolture, un déMai.on pent bien affirmer qu une b fc.signe dl temps, telle décision n’a rien en soi d mvrai- p, , 1 .rl ° 1 ., semblable, dans la situation actuelle, infligés le suffrage universel, ü jet qu’elle est entièrement conforme est en somme le vainqueur des | aux opinions plusieurs fois exprimées élections, et plus que jamais le mai- pfir Notre Saint-Père le Pape, quand tre actuel des destinés de la France.L’exactitude de cette constatation est particulièrement importante poulies catholiques, attendu que M.Gam- ïtyle peau rouge.Voici ce que dit le grand écrivain l’idole des feuilles libérales belges : “ Quelle joie de secouer tous ces lîridoison, et de leur dire, en les relia v0vaut l'effarement des libé- gardant entre les deux yeux : C’est t______ _____ .aire bien fait ! Tiens ! voilà pour le nez des vœux pour que cette éventualité, que tu haussais de façon si impitoy-betta parait disposé à demander à un , quelque redoutable qu’elle puisse être able en écoutant les plaideurs ! Va-deroublement de la persécution con- * ' ' ’* ’ * ' J -1 - f " ’ 1 * tre le clergé le rajeunissement de ses forces et de sa popularité : il faut donc qu’ils s’attendent à des épreuves nouvelles et plus cruelles que jamais.Puissent-elles leur inspirer cet esprit de dévouement, d’abnégation et de sagesse sans lequel ils 11e sauraient convenablement servir la cause sacrée de l’Eglise.’ Aipgli'tcirr Le “ Times ” déclare que la rupture des négociations avec la France, pour la conclusion d’un traité de commerce, » produit une grande émotion parmi les négociants et les lubricants anglais.Le “ Times ’’ poursuit ainsi : “ La séparation des deux pays,par il n’était encore que cardinal.lin voyant l’effarement d raux, on est presque tenté de faire _ a .» ¦ 1*1/ .% v A w x# %» w » a — — — A — m sous certains rapports, se réalise t’en rejoindre dans leur retraite tes bientôt.bons amis les jésuites.Ou ne t'avait Quand les journaux catholiques, se j pas demandé d'être spirituel ; on sa-fondant sur les nombreux exils des ' vait parfaitement que si tu étais né Papes, toujours suivis d’un retour tri- avec de l’esprit, si tu avais été capa-omphal, exprimaient l’espérance de blc de n’importe quelle autre profes-voir.un jour les spoliateurs actuels de sion, tu ne te serais pas fait magis-la Papauté confondus et abaissés, les trat.journaux libéraux n’avaient pas assez “ Ali ! ficlil/c non ! personne n’avait de sarcasmes à leur jeter ; mais il pa* songé à exiger de toi que tu fusses un rait qu’aujourd’hui la crainte du dé-, grand clerc ! Tout ce qu’on pouvait part du Pape a ouvert leurs yeux à lu.espérer, c’est que tu serais un brave lumière historique.homme.Et tu l’étais peut-être, quand L’Osserruiore romanu nous arrive tu est entré dans la magistrature, avec un cinquième supplément ren- j Mais versez le meilleur vin dans un fermant dix nouvelles colonnes de.! tonneau où il reste une seule goutte protestations.Et, chose remarquable,1 de vinaigre, et vous aurez, au bout de ces protestations innombrables vieil- ' hui*, jours, du vinaigre authentique, lient toutes, cette fois-ci, do cette mè- ' “ On va donc, ô bonheur ! ô joie ! ô délire ! défoncer le tonneau ! Je vais les voir à terre, tous ce gens-là, nus, sans places, sans autorité, dans leur bêtise native! El moi je danserai autour d'eux, le tomahawk à la main, ta danse des Sioux ! “ Vous m’en avez trop fait ! Non,je vivrais dix mille ans, que je ne vous pardonnerais pas quelques-uns de vos jugements, qui m’oni paru être le comble de l’iniquité, de la sottise et.du ridicule ! “ Crève donc, société ! ” disait le marquis d’Auberive dans la comédie de Oiboijer.Et moi aussi, je me sens des envies folles de crier : “CRÈVE DONC, MAGISTRATURE ! CRÈVE, et personne ne te plaindra, car tu as mérité ton sort ! " Nous ne nous souvenons pas que M.Francisque Sarcey sc soit abandonné à une pareille exaltation frénétique depuis la Commune.I.CN prix de vertu I I ; Extrait du discours de M.Ernest j Renan à l’Académie française, ï La fondation Marie Lasne vous donne 6ix médailles de 300 francs, i Vous décernez la première à Emme-1 line Nadaud, à chancelade (Dordo-une).L’impression que produit Emmeline Nadaud sur tous ceux qui la.voient est des plus vives.Nous possédons un excellent crayon de cette physionomie modeste, franche, oui verte.chagrine mais résignée, et une petite biographie, chef-d’œuvre de simplicité et de vertueuse bonne grâce, écrite par M.le curé de Château; l’Evêque.La pauvre fille a été jetée comme une perle au milieu d’un triste mon-j de d’infirmes et d’incapables.Dans son enfance, elle voit l’intempérance de son père ruiner la petite industrie qui fait vivre la famille.Le moulin Nadaud, mis en : détresse par la concurrence de voisins, plus sobres, chôme la plupart du temps.Dès l’Age de douze ans, Emmeline est ménagère, ouvrière, institutrice, infirmière.Elle fait marcher le moulin, charge les sacs, soigne les bêtes de somme, fait le ménage â elle seule.Tous admirent qu’elle puisse suffire à tant de soins dans une mai-aussi désemparée.Ses vertus et ses avantages extérieurs lui font trouver des mariages très avantageux ; elles les refuse tous.Son frère, perclus, qui n’a pas un mouvement, reçoit d’elle une instruction et des sentiments religieux qui le consolent ; un vieux grand-père, dans la misère, est adopté ; la , mère, devenue paralytique, une jeune sœur, victime d’un accident, sont soignées, remplacées ; l’intempérance du père est limitée ; grâce à Emmeline, tout va pour le moins ’ mal possible dans la plus triste des maisons.y Recueille-t-elle beaucoup de recon-j naissance pour tant de bienfaits V Hélas ! non.“ Les larmes les plus amères que cette enfant verse secrètement dans le sein de Dieu, dit M.le curé de Châ-i teau-l’Evêque, ne viennent pas de ce que nous avons dit, mais de ce que nous ne pouvons dire sans blesser l’amour-propre, la‘discrétion, le mutisme de notre protégée.Malgré l’espèce de violation du domicile de l’amitié que nous avons dfi commettre pour apprendre ce que nous écrivons, il restera beaucoup de choses dans l’oubli et dans le secret de la conscience.” Emmeline ne se plaint jamais, et si elle ouvre son cœur ulcéré, c’est seulement à la sœur de Saint-Vincent-de-Paul de Château-l’Evêque.Les scènes déplorables, les traitements indignes, les paroles offensantes, les injustices les plus criantes, sont les conséquences de l’ivrognerie du père.Ce qu’il y a d’admirable, c’est la patience, la résignation, la douceur avec lesquelles cette jeune fille supporte tout ; lors meme que son père la rudoie, elle est caressante et dévouée.Souvent on la voit assise sur une chaise, dans la salle du cabaret, attendant que son père veuille la suivre; elle espère abréger ainsi la séance et diminuer des dépenses funestes â la famille.Le public, qui est juste quelquefois, sc prononce hautement pour la touchante victimo ; elle, toujours réservée, ne consent pas â se laisser trop plaindre.Le dimanche suffit à sa consolation.Ce jour-là, elle so donne les délassements de son choix ; elle préfère A tous les autres la compagnie de la fille de charité et le soiu des malades.Uu groupe de jeunes filles que ses vertus ont spécialement captivées, et qui cherchent l’estime publique en s’approchant d’elle, ne la quitte pas.Dans le village, chacun a part à scs attentions ; sans distinction et sans prétentions, avec une simplicité admirable, elle soutient l’un et console l’autre, et verse sur ceux qui s’approchent d’elle une partie de cette grande résignation qui la caractérise.Sa tenue modeste et sans apprêt frappe tout le monde.Elle n’a pas comme les autres jeunes filles de la campagne, suivi le changement (les modes ; elle a gardé son costume et sa coiffure de villageoise ; elle les porte avec une rare distinction, car voici la silhouette exquise que M.le curé de ChAteau-l’Evêque nous a envoyée d’elle : “ Un trait qui vous fera comprendre l’impression profonde que l’on ressent en voyant Emmeline Nadaud.Un jour (il y a de cela quelques années), Emmeline revenait de porter la farine de ses clients ; elle était assise sur sa mule, tricot-tant, comme elle fait d’ordinaire dans ses courses pour ne pas perdre le temps.Elle est rencontrée sur la route par un monsieur qui la remarque ; ce monsieur, qui est médecin, demande immédiatement des renseignements sur cette jeune fille, qui l’a frappé ; et, après qu’on lui a dit ce qu’elle est, ce qu’elle fait : “ Mais cette jeune fille, dit-il, mérite le prix Montyon ; je la signalerai A l’Académie.” .Te ne sais si la signature de cet admirateur d’Emmdinc figure parmi les innombrables attestations qui montrent l’estime que l’on professe pour elle A Chateau-1’Evêque ; mais ce qui est bien honorable pour cette jeune fille, c’est la notice qu’a faite M.le curé de ChAteau-l’Evêque, notice composée avec un sentiment des plus justes, un tact parfait et nne pleine insouciance littéraire.Votre récompense fera mieux que de justifier la prophétie du monsieur qui la rencontrera tricotant sur sa mule ; elle confirmera le suffrage de l’opinion publique, qnfidans le pays, entoure Emmeline d’une véitable auréole de respect.Physique IilîH DENSITÉS PAH L’ARÉüMÊTKE Lu problème de la recherche de la densité d’un corps consiste toujours à trouver ce qu’est le poids de ce corps à l’égard du poids d’un égal volume d’eau.Outre la méthode du tlacon et celle de la balance hydrostatique, on emploie encore la méthode des aromètres à volume constant, savoir l’aréomètre de Nicholson pour les corps solides, et l’aréomètre de Farhcnnnil pour les liquides.L’aréomètre de Nicholson consisLe en un cylindre métallique creux, terminé coniquement en haut et en bas ; en haut il porte une tige avec un petit plateau A poids ; en bas, il porte un crochet, auquel s’accroche une petite corbeille métallique conique.Cette corbeille, destinée A recevoir le corps que l’on étudie, peut être retournée,, c'est-à-dire accrochée du côté de sa pointe, selon les cas.La tige supérieure porte une petite marque, qu'on nomme le trait d'affleure-ment.L’instrument est destiné à être plongé dans l’eau, et chargé de poids sur le plateau, jusqu’à ce que le niveau du liquide soit au trait d’affleurement.L’appareil étant placé dans l’eau, et le plateau étant vide, on y place le corps, un morceau do soufre par exemple ; on ajoute de la grenaille de plomb jusqu'à ce que l’eau atteigne le point d'affleurement.En enlevant le corps et le remplaçant par des poids marqués, on a le poids du corps.• On retire ces poids, et l’on place le corps dans la corbeille plongeante ; le corps perd de son poids une valeur égale au poids du volume d'eau qu’il déplace; «m complétant l’équilibre avec des poids marqués,on a ce poids de l’eau déplacée.Le quotient du poids du corps par le poids de l'eau donne la densité.S’il s’agit d’un corps plus léger que l’eau, d’un morceau de bois par exemple, on renverse la corbeille inférieure, et le marceau de bois y est maintenu en dedans ; on a soin qu’il ne reste pas d’air sous cette petite cloche.L’aréomètre de Farhenheit est comme le précédent ; mais il est tout en verre, et la corbeille inférieure est remplacée par un petit renflement contenant du mercure.L’instrument est pesé une fois pour toutes ; soit 70 grammes sou poids ; une fois pour toutes aussi, on le plonge dans l’eau, et l’on charge avec des poids marqués jusqu'à ce qu’il y ait affleurement ; soit ilO grammes la surcharge ; on a alors 100 grammes pour le poids de l’eau déplacée.Pour trouver la densité d’un liquide, par exemple de Vesprit de bois, on plonge l’appareil dans ce liquide, et l’on charge en poids marqués jusqu’à affleurement ; soit 10 grammes la surcharge ; le poids l-V.nilldon du C0UKRIKK DU -AN A DA 15 Sopt.1831.—No 122 < ) DU DESESPOIR Par A.de Lamothe | Suite] Pour la première lois, Louise n’était pas jalouse (le reflection de sa liile ; en ce moment, elle aurait voulu qu’elle l’oubliât pour son père, et, de sa plus douce voix, elle lui répétait : —Embresse-le bien fort,ma chérie, c’est papa que nous sommes venues chercher, papa qui t’aime tant.—Comme elle est belle, comme elle a grandi, murmurait Vincent, en la contemplant avec orgueil.Puis, reportant son regard sur sa femme : —Toi, disait-il, avec émotion, tu ns bien souffert, ton visage en porte la trace ; il ne fallait pas venir.—Crois-tu donc que rien que ce moment où nons nons retrouvons ne vaut pas et an delà notre long voyago ?d’ailleurs, nous l’avons fait dans des conditionscxceptionnelles ; Germaine était faible et maladive quand nons sommes parties, aujourd’hui, elle a le teint liùlé d’un petit loup de mer, et tu vois si elle est forte.Quant ù moi, qu’importe, je te retouve, c’est tout pour moi ; mais toi, ton voyage a été bien pénible t .—Ne parlons pas de cela en ce mu-meut, répondit le condamné, ce qui est passé est passé, aujourd’hui, je n’ai pas à me plaindre, et s’il m’était1 possible d’être encore heureux, rien ne s’opposerait à ce que je le fusse.—Nous le serons .ensemble, mon ami, c’est pour cela que nons sommes venues ; j’ai ici de bons protecteurs, et avec leur aide et la paix d’une bonne conscience.—Il y a donc déjà quelque temps que tu es débarquée ici ?interrompit le déporté, à qui ce mot de conscience avait fait froncer le sourcil.T’cn avais reçu l’avis par Mulassc, qui t’a vue paraît-il, avec la petite, aux premiers jours do votre arrivée.—Quel est ce Mutasse,.mon ami ! -r-Oh ! rien, un forçat détenu à l’ile de Nou, et,que j’avais rencontré là-bas.—Vous communiquez donc facilement ?— Facilement ou dillicileinènt, peu importe,, reprit Vincent, que cetto qgestion contrariait évidemment, les renseignements n’en étaient pas moins exactB, paraît-il.—Parfaitement exacts ; voici près de quinze jours que nons sommes ici.—Tu as pris, en effet, le temps de te reposer, fit-il, brusquement.E]le le regarda avec un étonnement douloureux, et des larmes brillèrent entre ses paupières.D eut honte de sa brutalité.—,1e plaisantais, fit-il.Louise essaya de sourire.—Depuis le premier jour do mon débarquement, je me suis mis à ta recherche, dit-elle.J’ai visité l’ilc de Nou, je me 6uis informé à l’administration, on m’a répondu dans les bureaux que tu te trouvais à Pile des Pins, j’y suis allée avec Germaine ; là, j’ai appris que tu étais interné dans la presqu’île, et j’ai profité de la première occasioq pour y venir ; je 11e pouvais pas supposer que co fût là ta résidence.—En effet, je n’ai obtenu d’y résider que sur ma sollicitation pressante, parce que j’y avais quelques amis avec losqucls j’avais fait le voyage de France ; mais c’est égal, il faut que l’administration soit un beau modèle de désordre pour que l’on ne sache pasr dans le bureaux, retrouver le cantonnement de chaque transporté.—Comptes-tu continuer à demeurer encore ici ?demanda l’ouvrière avec une certaine hésitation.—Pourquoi pas ?On est aussi bien, ou, si tu aimes mieux, aussi mal ici qu’ailleors; et de plus, les déportés qui habitent cette partie de l’ile sont de beaucoup les plus intel- ; ligents.—Dans la Grand-Terre nous pourrions nous établir beaucoup plus commodément : j’y trouverais du travail qu’il me sera impossible de me procurer ici, et grâce à nos protections, je pourrais te faire admettre dans un des établissements agricoles qui se trouvent aux environs de Nouméa.Le travail y est peu pénible, et t’intéresserait certainement.—Comme si cela servait à quelques chose de travailler ! L’ouvrière ne.releva pas cette exclamation.! —Dau6 un an ou deux, coutinua-t-elle, peut-être avant, nous obtiendrions unc concession, et alors, nous seripns chez nous ; nous aurions notre jardin, notre champ, nous deviendrions de paisibles propriétaires, et.—Daus un an ou deux, nous ne serons plus ici depuis longtemps, j’espère, gronda Vincent, en prenant uno physionomie farouche ; je trouve que notre martyre a déjà duré assez longtemps, et je préfère la mort à l’esclavage des vaincus.Louise poussa un soupir, eu ouvrant scs bras à Germaine qui s’y réfugia, épouvantée de l’accent de son père.Au premier moment, la bonne natpre de Vincent l’avait emporté, mais peu à peu les mauvaises passions inspirées par ,de funestes compagnons reprenaient le dessus, et l’honnôto ouvrier d’autrefois dis- paraissait derrière 1«* communaux vindicatif et violent.—Mon Dieu ! comme ils me l’ont gâté pensa la pauvre femme ! cependant il n’est pas perdu encore : son premier accueil me l’a prouvé ; la lutte sera longue, peut-être, mais j’en ai la confiance, mon amour l’emportera sur les mauvais conseils de ses ennemis, et, Dieu aidant, j’arracherai mon Vincont des mains de ces scélérats.“ La première chose à faire est de l’emmener d’ici ; une fois sur Grande Terre, le Père Louis deviendra mon auxiliaire et mon conseiller.—Veux-tu que nous commencions par déjeûner ensemble, mon ami, fi-elle, pour donner un autre cours à ses idées, qu’elle ne voulait pas attaqner de front ; il y a si longtemps que cela ne nous est arrivé ?—Ta as donc apporté de quoi manger ?’ —Par précaution, j’ai pris avec moi quejqaes provisions à la case, cl uno bouteille de vin à ton intention.—C’est une boune idée, dit Vincent, passant de la mauvaise humeur à une joie d’enfant, avec cette mobilité do caractère qui faisait le fond de sa nature ; nous serons beaucoup mieux sur l’herbe que dans l’intérieur de ma paliate, pù la cuisine n’a rien de raffiné, et où tu aurais rencontré une compagnie qui, probablement.n’aurait pas éto de ton goût.—Avec toi seul et notre Germaine je serai toujours bien partout, fit Louise, en tirant de son panier une | serviette, qu’elle étendit sur la mousse, et sur laquelle elle disposa ce qu’elle ! uvàit apporté.—S’il y a quelque chose à faire chauffer, je m’en charge, s’écria Vin; cent, je vous apprendrai comment on se procure du feu rien qu’avec deux morceaux de bois, à la manière canaque.—Ûe sera pour une autre fois, répliqua Louise, eu riant ; pour aujourd’hui, nous nous contenterons d’un déjeùner froid.Germaine, rassurée par la bonne humeur de scs parents, trottait à droite et à gauche, pour cueillier des fleurs, dont elle voulait embellir la table.Tout-à-coup elle se rapprocha de sa mère, tout épouvantée.—Qu’as-tn, ma chérie ?lui demanda celle-ci.—Le méchant monsienr, répondit-elle en montrant le sentier.Vincent se pinça les lèvres et reprit son air rogne.Louise baissa la tête pour cacher sa vive contrariété, il fallait renoncer an plaisir projeté.Le tronble-fête qui venait se jeter à la traverse de cette réunion de famille, n’était autre que le philosophe Bes* lier, le mauvais génie dn déporté.t (4 suivre) LU COURRIER r la ¦ Kitk Ml» .¦ **»• W&Mi} ._ r.-.-0#1 > lilBAjur.l ?-1.1 r.i.trA«vr.> w -r «280 Uteu.total du liquide déplacé sera 70+ 10 ou 80 grammes.Le quotient de Sü par 100 donnera 0.80 pour la densité de l’esprit de bois.Fl» SOMMAIRE Revue générale.L« séjour du Pape à Home.Plus de magistrature.Les prix «le vertu.Physique.I’Kriu.F.TûN : Les Compagnons «lu Désespoir.—A .suivre.Consécration de i église des Cèdres.Colonisation.Correspondance.L\4Mm/j des Famille*.Le Cercle agricole do 1 Ancienne Loretta Europe.Amérique.Préceptes »ie politesse.Petites nouvelles.Faits divers.ANNONCES NOUVELLES Chemin'de fer Intercolonial.—D.Pottinger.Huile et poisson.—J.B.Renaud A Cie.Comp.de Nav.du St-Laurent.—A.Gahoury.Excursion à taux réduits.Carrons demandés.—Gingras A Langlois.CANADA QUEBEC, 15 SEPTEMBRE 1881 Coiisoeration de l’églIneilesCèdre» La consécration de la nouvelle église des Cèdres, l une des plus belles de la Province, a eu lieu hier, lisons-nous dans la Minerve d’hier.Sa Grandeur Mgr de Montréal présidait lui-même à cette fête religieuse, à laquelle on s'est efforcé de donner toute la solennité et la pompe possibles.—et l’on y a réussi.Un grand nombre de membres distingués du Clergé ont assisté à l’imposante cérémonie célébrée avec une magnificence digne du temple qui en était l’objet.Cette cérémonie avait attiré une foule immense de fidèles venus même de paroisses voisines.M- le curé des Cèdres, avait spécialement invité Mr l’abbé Bruchési,, du diocèse de Québec, pour prononcer le sermon de circonstance.OBDINATIOX» V ' , .V .• Ce matin, 15 septembre, dans la basilique, Sa Grandeur Monseigneur l’Archevêque de Québec a fait les ordinations suivantes : ;.H Tonsurés :—MM.Geo.-E.Mathieu, Fortunat Rouleau, M.Siméon F.Joli-cœur, G.Henri Defoy, F.Gaudiose Allaire, P.Eugène Roy, J! E.Augustin Yézina, Cléophas Leclerc, C.Alphonse Hudon Beaulieu, Alexandre Boucher, du diocèse de Québec, Joseph Fortin, du diocèse de Montréal, J.Cyrille Paradis, Octave N.Turgeon, du diocèse de Portland, James Mclsaac et Manuel Arsenault du diocèse de Charlottetown, I.P.E.Minorés :—MM.L.Tremblay, du diocèse de Chicoutimi, Théoph.Tru-del, Casimir Drolet, Jos.Feuiltault, Jos.Genest, Clément Leclerc, Edm.Yerret, Ilubert Lessard, F.X.Tessier, Laplante, Théoph.Turcotte, P.Théberge, P.O’Ryan, du diocèse de Québec, L.McPherson, du diocèse d’Arichat, et Robert Hughs, du Vicariat Apostolique du Nebraska.L'Album des familles Nous avons appris avec plaisir que M.l’éditeur de l'Album des familles vient de conclure avec M.Albert Grignard tous Iob arrangements nécessaires pour la prochaine publication hors texte, d’une grande Galerie nationale de portraits historiques, exécutés avec le plus grand soin.Ces portraits, tirés à part sur magnifique papier, seront du même format que l’Album des Familles, et un portrait avec une biographie complète et ttn autographe accompagnera chaque numéro de l’Album.Douze portraits seront ainsi publiés chaque année et pourront être soit encadrés, soit réunis en Album, soit enfin reliés avec l’Album, des Familles.Le premir portrait sera celui d’une de nos grandes figures politiques, d’un homme dont tous bons Canadiens français sont fiers' à juste titre, Sir Hector Langevin.One PRIME superbe, le portrait de S.E.le Marquis de Lorne, Gouverneur-Général, sera adressée gratis avec le numéro de février à tous les abonnés qui auront transmis d’avance le montant de leur abonnement annuel.Le premier portait national sera publié en décembre prochain, avec la livraison du premier janvier 1882, et d’ici là, la publication da l’Album des familles restera suspendue pour permettre de préparer les matériaux nécessaires pour faire de cette Revue une publication sans rivale.Nous félicitons M.S.Drapeau de son esprit d’entreprise.Nous apprenons que M.l'abbé J.O.Faucher, curé actuel de St-Honoré de Shenlv.lîeauce, vient d’être nom- «r me cure de l’Àncienne-Lorette, en remplacement de M.l’abbé Côte qui abandonne l’exercice du saint ministère pour des raisone de santé.M.l’abbé Boissinot est nommé vicaire à Portneuf.Le Cercle agricole de IMiiclenne- Lo relie Ce Cercle, qui compte à peine un mois dlexistence est déjà en bonne voie de prospérité.A la séance d’hier soir, nous avons été témoin de l'intérêt que les intelligents cultivateurs de cette paroisse apportent à tout ce qui touche leur arf.MM.les vicaires Boissinot et Dupuis assistaient à la séance, et leur présence a dû faire comprendre aux membres du Cercle combien le clergé tient à encourager l’agriculture.Après la conférence que nous avons été invité à donner, M.Louis Bilodeau, de Sainte-Foye a fait quelques remarques sur l'agriculture, qui ont eu d’autant plus de portée qu’elles tombaient de la bouche d’un homme très expérimenté.Ene flet, M.Bilodeau est un de ces rares agriculteurs qui ont confiance dans leur art, qui possèdent pour ainsi dire des convictions agricoles, et il réussit à merveille.Nous avons exa.miné sa terre, et elle est tenue avec un soin et un ordre admirables.Tout est calculé, pesé, rien ne se perd, tout est mis à profit.L'autorité de M.Bilodeau en matières agricoles est donc grande parmi les cultivateurs des environs.Ceux de Lorette ne pourront avoir de meilleur conseiller.Son discours a été bien écouté et fort applaudi.Les membres du Cercle ont à la fin de la séance voté des remerciements nu conférenciers et à M.les vicaires.La prochaine réunion aura lieu le premier mercredi d’octobre.leurs terres.C’est ainsi que les spécu lateurs exploitent les sueurs des colons dé bonne foi.*TTn lot qu’ils ont payé #S0 ou $30, ils le vendent, an bout de cinq ans, $200 pu $800, grâce au travail de colonisation pour l’avancement auquel ils n’ont pas contribué un seul sou.Nous n’ avons pas besoin d’insister sur l'injustice criante de ccttë indigne manière de spéculer : elle est évidente pour tout homme de cœur.Nous le savons, la loi défend cette spéculation, mais nous savons aussi qu’elle se pratique sur une vaste échelle dans un grand nombre de cantons nouveaux,probablement dans tous, plus ou moins.Nous prions le gouvernement de donner toute 6on attention à cette question et de sévir sans miséricorde contre les spéculateurs.Pour que la colonisation marche, il faut de la part des autorités, quelque chose de plus que de belles paroles d’encouragement, et quelques centaines de piastres dépensées plus ou moins mal à propos ; il faut des actes vigoureux.Il faut que la loi, qui est est faite pour tout le monde, pour le riche comme pour le.pauvre, pour le fils du cultivateur comme pour le politicien soit appliquée à tout le monde.La Vérité.De la Vérité : Les journaux officieux nous ont annoncé qu’en arrivant de France M.tSénécal avait donné l’ordre de supprimer immédiatement le train du dimanche et de faire cesser aussitôt les travaux qui s’exécutent, le jour consacré au repos, sur le chemin de fer du Nord.Cette bonne nouvelle, comme beaucoup d’autres qui nous Viennent de la même source, ne paraît pas fondée.Dans tous les cas, dimanche dernier, le train régulier est parti de la gare du Palais, à quatre heures de l’après-midi, comme de coutume, et le va-et-vient ordinaire entre le Palais et le quai des Commissaires n’avait point cessé.« J V % •• - 1 i— i CWI.l Les speculateurs L’œuvre de la colonisation a pris incontestablement de l’élan depuis un certain temps, grâce au dévouement de quelques hommes remplis de zèle et de patriotisme.Si le gouvernement ne veut pas voir ce beau mouvement se ralentir bientôt, il doit être sur ses gardes et avoir l’œil ouvert sur les spéculateurs, qui font un mal incalculable à la colonisation.Par spéculateurs, nous entendons ces hommes qui, n’ayant qife l’amour du gain dans le cœur, et nullement l’amour de leus pays, prennent des lots, non avec l’intention de les défricher, d’y demeurer ou d’y mettre des colons, mais pour les garder sans y toucher jusqu’au jour où les travaux des véritables colons en auront augmenté considérablement la valeur.C’est un abus très grave qui se glisse dans tout nouvel établissement, que nous avons constaté nous-mêmé en plusieurs endroits, et qui met des entraves sérieuses à l’œuvre de la colonisation.Le calcul des spéculateurs est très simple.Un canton vient d’être arpenté et ouvert à la colonisation.Yite, ces messieurs s’emparent des meilleurs lots.Des colons de bonne foi viennent prendre des lots à côté des lots des spéculateurs, ils font des travaux considérables, travaux durs et pénibles ; ils mangent de la misère ” comme on dit, pendant quatre ou cinq ans, et au bout- de ce temps, ils ont donné beaucoup de valeur, non senlement à leurs propres lots, mais aussi aux lots de leurs voisins, les spéculateurs, qui n’ont-pas fait abattre un seul arbre, qui n’ont absolument ; rien fait pour améliorer —L — C’OKHESPOVOAXCK A l’Editeur du Courrier du Canada.Monsieur, La presse discute depuis quelque temps le nom à donner à la nouvelle terrasse.La nouvelle terrasse—je ne dis pas l'ancienne—a ôté, sui suggestion faite par moi-même à Lord Duftevin à Ottawa en 1S73, adopté par lui comme un des traits saillants des “ améliorations Duflerin ” : boulevard, promenade tout autour de la ville et dont il reste encore à faire la partie devant longer à l’extérieur les murs de la citadelle depuis le palier de l'escalier au pied du “ bastion du Roi ” jusqu’au champ de l’anse (Cove field).C’est le nom du noble Lord qui, je le crois, a fait réussir la chose auprès du public du jour.Dès 1S72 et avant que Lord Dufferin eut mis les pieds an Canada, voir mon rapport do cette année, j’avais suggéré et dessiné à grands traits le prolongement de l’ancienne terrasse, mais il fallut un nom plu6 autorisé que le mien pour faire réussir le projet.Pour faire justice égale, il ne faut pas oublier la part qui revient à l’exmaire Murphy et au conseil de ville d’alors, puis à l’ex-maire Chambers et à son conseil, à l’endroit de la mise à exécution du plan projeté.C’est le 18 üct.187S sons la mai-rauté de R.Chambers Ecr, que Lord Dufferin posa la pierre fondamentale de la nouvelle terrasse inaugurée le 9 juin suivant, par Leurs Excellences Le Marquis de Lorne et son Altesse Royale la Princesse Louise.Il sera difficile à l’heure qu’il est de concilier les opinions ayant trait au nom à donner à la terrasse, surtout après lui avoir reconnu depuis si longtemps celui de “ Duflerin ”.Pourquoi n’a-t-on pas songé avant ce jour à remplacer par " Frontenac ’’ le nom de '• Durham ” que porta pendant tant d’années la vielle terrasse sans que personne ait trouvé à redire.C’est bien là, assurément l’appellation qui convenait alors à la terrasse érigée sur le site même du château St-Louis, demeure des anciens gouverneurs du Canada,et à l’heure qn’il est je ne sache pas que Durham lui-même tienne à y perpétuer son nom.Eh ! bien, il est encore temps, je crois, de faire la part de ces deux personnages : Frontenac, Dufferin.Laissons à l'ancienne terrasse le nom du premier, à la nouvelle celui du second.C’est aussi l’opinion de Tex-maire Chambers.La terrasse est assez étendue— longueur de 1500 pieds ou à peu près—pour y associer les deux noms.Duflerin n’a rien à voir à l’ancienne teirasse, Frontenac pas plus à la nouvelle.Alors que ce soit la terrasse “ Frontenac-Dufl'erin ”—ou bien que l’on désigne séparément les deux sections de cette terrasse—la vieille : Frontenac, la nouvelle : Duflerin, et de cette manière les intérêts divers seront conciliés.Ce n’est pas moi qui ait fait poser dans le plancher de la partie prolongée de la “ plate-forme ” ces plaques en métal où figurent à côté du contracteur Hatch, le nom de Duflerin et le mien ; elles l’ont été à mon insu, et j’aime à faire comprendre que je suis loin d’en avoir été enorgueilli dans le temps, c’est-à-dire alors que la terrasse n’était autre chose qu’ un simple échafaudage en bois.Peut-être plus tard serai-je fier de m’y voir figurer lorsque la terrasse sera terminée d’une manière digne du site qu’elle occupe, lorsque le gouvernement fédéral sous les soins bienveillants de Sir H.Langevin, aura terminé sa façade en pierre de taille et que plus tard la corporation aura remplacé cette structure en bois par une série de murailles ou de pilliers en maçonnerie qhi permettront de refaire le plancher en matériaux plus durables, plus propices que lo bois; en asphate, par exemple, avec une légère ‘Inclinaison -vers lu rivière pour jeter,,au (dehors les eaux de ploient-nei||\ _ séjournent à fa surface et s'infiltrent -à travers pour feu faite: pourrir les fondements.3?M Il y a dtt côté ae ceux qui veulent ‘1 Frontenac ” l’argument assez plausible que déjà nous avons les “ améliorations Dufferin ” , ‘r:-lo boulevard Dufferin, ” “ l’avenue Duflerin ” aujourd’hui en voie d’exécution et qu’on ne peut mettre “ Duflerin ” partout ; mais quoique l’on fasse, l’élément anglais dira toujours '¦ Duflerin ” en parlant de la terrasse.Que les Canadiens de leur côté disent “ Frontenac ” et que notre Conseil de ville déclare que ce sera “ Frontenac—Dufferin.” Ces deux noms peuvent bien figurer ensemble comme “ Wolfo et Montcalm ” et seront un gage de plus de la bonne entente qui existe et existera toujours, espérons-le, entre les deux grandes et glorieuses nations qui leur ont donné le jour.A tout évènement il faut un règlement pour consigner l’un ou l’autre de ces deux noms ou les deux et pour nommer en même temps les deux portes Kent et St-Louis, le boulevard Duflerin, l’avenue Louise, la nouvelle rue St-André et autres.Ce sera alors le temps de discuter, s’il y a lieu.Cits Baillargé.Ing.de la Cité.EVKOPt: FRANCE.Paris, 14 septembre 1S81.—La “ République française ” approuve les discours de M.Jules Ferry à Saint-Dié, mais regrette qu’il n’ait pas émis son opinion sur les réformes constitutionnelles : “ que ferait le président du Conseil, dit-elle, si le Sénat faisait de l’opposition .-1 ” Le “ Journal de St-Pétersbourg ” se préoccupe de l’assertion de divers journaux français disant que l’entrevue do Dantzik est dirigée contre la France.Il dit que si la France avait à sa tête un homme avec qui l'on pût traiter, il y a longtemps que l’union se serait faite entre les deux pays.Le gouvernement actuel a fait faute sur faute ; l’aüaire Hartmann ne saurait être oubliée de si tôt.M.Léon Chotteau demande au Ministre des affaires étrangères et aux Chambres de commerce, l’abrogation du décret qui prohibe l’importation du porc américain.ANGLETERRE.Londres, 13 sept.—L’inspecteur général de la police de Dublin ordonne de refuser des licences nouvelles aux aubergistes qui ont refusé leurs services aux employés de la police.La “ Land-League ” demande au gouvernement de mettre en liberté M.Davitt et autres détenus, qu’elle désigne comme des victimes de rancunes personnelles.M.Sexton dit que l’on a le droit de défendre sa propriété par la force, et que la mort de celui qui se défend ainsi doit être regardée comme un homicide.84 évictions vont avoir lieu aujourd’hui à Mitchellstown ; une grande force militaire est déployée.Le comité exécutif de la Ligne agraire déclare que la peuple ne peut être eu sûreté sous une administration des vengeances personnelles ; le bill agraire n’aura aucun bon effet ; la loi de-Coercition est apjfliquée avec malveillance, et le peuple doit poursuivre la satisfaction de scs justes •désirs.Des avis de Copenhague disent que le capitaine de l’expédition hollandaise aux régions polaires va être obligé de rentrer, parcèque le Spitz-berg et la Nouvelle-Zemble sont complètement bloqués par les glaces.SUISSE.Genève, 14 sept.—Les glissements de terrains continuent aux environs du village d’Elm.On est obligé de procéder au sauvètage avec de grandes précautions ; la rivière est barrée et forme un lac.* d'amnistie pour les délits politiques commis avant ou après le 9 mai.ESPAGNE.Madrid, 14 sept —La France consent à payer les indemnités réclamées en faveur des victimes de Sjùda.ASIE.Une typhon violent s'est abattu sur Shanghaï, et a jeté â la côte plus de 200 vaisseaux de diverses nationalités.Beaucoup d'habitations sont détruites.ANEKIQDE # • « •.• » » Elberon, 14 septembre.—M.Garfield a pu passer une heure et demi sur sa chaise : son état général se maintient sans changement sensible.Wilcox, 14 6ept.—Des troupes sont envoyées au territoire de San-Carlos, pour maintenir l’ordre parmi les Indiens.L’agent est accnsé de malversation.Nouvelle-Orléans, 14 sept.—Les troubles sont apaisés, et la milice s’est retirée.Le Figaro publie des nouveaux élus des photographies parfois assex piquantes.Par exemple, un nommé “ Dieu ” a passé au scrutin à Amiens.Et le Figaro de s’écrier : “ S’appeler Dieu et être radical : quel blasphème et quels singuliers électeurs que ces républicains qui ont voté pour Dieu.Ce Dieu est manufacturier à Villers Bretonneux.Il est conseiller général pour Corbie.Ses capacités sont médiocres.Ce n’est ni un dieu, ui môme un demi-dieu.” Voici maintenant M.Hérisson, élu dans la Nièvre ; .“ Ancien avoué, conseillei général.Son nom est connu, sa personnalité l’est moins.Au physique comme au moral, il est bien nommé.C’est même plus qu’un hérisson, c’est un porc-épic.” M.Planté : “ Maire de Bayonne.Il s’appelle Théodore, ce qui veut dire présent de Dieu.00 ans, pas riche et républicain de 1848.Très aimé à Bayonne, où il était sûr de son succès.Il en aura moins à Paris.Comme orateur, c’est un silencieux.” M.Desmoutiers .“ Il fabriqué du sucre, il est riche et est républicain.C'est un zéro devant un chiffre.Il fera un appoint à Gambetta.En somme bon à rien et d’ailleurs incapable.On le verra assis à son banc et il représentera Douai, comme un plat d’épinards représente un Daubigny.” M.M.Albert de Mun : “ On le connaît déjà, car il fut député en 1876.Un beau garçon à la belle prestance, à la moustache noire.Descendant d’Helvetius.Il sera l’un des grands orateurs de la future chambre, car il parle bien et avec autorité.11 a triomphé à Pontivy sur un certain Lefut, paysan breton au costume pittoresque.A ce point de vue Lefur serait regrettable, mais M.de Mun est uu moderne, charmant, aimable, intelligent, que nous n’hésitons pas à préférer.RUSSIE» St-Pétersbourg, 14 sept.—L’empereur est de retour'de Dantzik ; il a exprimé sa pleine satisfaction à l’impératrice.C’est aujourd’hui qu’expire le deuil officiel en souvenir du dernier empereur ; la famille impériale a été prier au tombeau d’Alexandre III, et à la chapelld expiatoire élevée sûr le lieu du crime.Aujourd’hui commence la publication du ‘ ‘ Messager rural ”, journal qui sera adressé gratuitement à toutes les administrations ; la direction en est confiée au directeur du “ Journal officiel La diphtérie (mal de gorge) maintenant épidémiquo en Russie, fait de terribles ravages ; certains villages ont vu enlever tous les enfants Agés do moins do 15 ans.Cette épidémie s’est manifestée d’abord en 1872, dans la Bessarabie, et s’est répandue dans le sud, dans l'est et dans le nord-est.Une association de 300 nobles russes s’est formée pour protéger la vie du czar.Quatro cents Juifs de Russie passent par Lemberg (Autriche), sc rendant en Amérique.• • ’ ' • • •J * ^ * .'' * ê » i , , 1 .* __ i BULGARIE Sofia, 14 sept -Le prince Aloxandre a signé un décret Pendant l’exposition Le concours des visiteurs à l’exposition de Montréal la semaine prochaine promet d’ôtre considérable et il est très important pour tous ceux qui doivent aller la visiter de savoir que l’hôtel le plus central et le mieux tenu de Montréal est sans contredit le splendide Hôtel Richelieu.On trouve à ce magnifique établissement tout le confort désirable à des prix trè6 réduits.M.Durocher a pris des arrangements pour loger dans son hôtel 500 pensionnaires et 400 dans des endroits non éloignés.On pourra donc y aller à coup sûr.La salle à dîner de cet hôtel est un vrai bijou en son genre : elle est élégamment garnie de gravures, artistiquement décorée de peintures du plus beau choix.Les mets qui sont servis chaque jour ne laissent rien à désirer, et sont apprêtés avec tout l’art culinaire requis pour constituer une excellente cuisine.Le grand choix que ie consommateur peut faire sur la carte eBt propre à satisfaire les goûts des plus difficiles .Quant à ce qui regarde le service, on saurait difficilement trouver mieux dans aucun autre Hôtel de la Province.Les ordres sont exécutés par les servants avec la plus grande promptitude.M.Durocher mérite des félicitations pour la manière habile avec laquelle il tient ce somptueux établissement.M.St-Arnaud, gérant de l’Hôtel, est d’une politesse et d’une courtoisie digne d’éloge, à l’égard de tous ceux qui visitent ce magnifique Hôtel.Une sonnette électrique ne contribue pas pour peu à la prompte exécution des ordres donnés.Comme les voitures de cet Hôtel de première classe, sont toujours à l’arrivée et au départ des trains du chemin de fer et des vapenrs, on ne saurait donc mieux faire que d’aller n cet Hôtel et juger par nons-mêmee des nombreux avantages que le pu- blic voyageur y rencontrera en tout temps.Ajoutons à tous ceB avantages la modicité des prix qni sont à la portée de la bonne de tout le monde, et nous croyons que la pins grande partie des voyageurs visiteront cet hôtel.PréitcplM de politesse Il est d'usage de couper une poire en quatre parties, que l’on pèle ensuite à mesure qu’on Ids mange.S’il n’y a pas de fruits pour tout le monde et s’il faut partager une poire, vous présenterez à une dame le quartier le plus gros, auquel vous aurez laissé la queue.Il n’est pins d’usage de trinquervà table.Ne manger pas trop vite, de peur de faire presser les autres, ni trop lentement, de peur de faire attendre.Si le hoquet vous prend, disparaissez un moment, et ne revenez à table que lorsqu’il est passé.Si vous éternuez à table,couvrez-vous soigneusement la bouche avec votre serviette ou avec votre mouchoir.Si vous vous mouchez à table, remet tez tout de suite votre mouchoir en poche.Avant de boire, essuyez-vous la bouche avec votre serviette : le verre ne doit jamais porter de traces de la bouche.N’ayez pas l’air de flairer le vin, et ne le'prenez pas à petites gorgées comme tin dégustateur.C’est le maître de la maison qui peut commencer à porter une santé, un toast, à moins qu’il ne s’agisse de porter une santé à lui-même.Si on vous a porté un toast, répondez y, mais simplement et sans phrases.Poésie V UN PASTEUR Vous ilont les soins louchants fl doiu Veillent ici sur notre en Tance, Von* qui daignez pour nous Une se onde providence ! yuan 1 vulre /Me dans no- co-ms Aura terminé son ouvrage, Oo vos soins et de vos sueurs Voi s recueillerez l'héritage ’ (Jonservez-nous longtemps, Seigneur, Un troupeau, l'ange tutélaire , Gonservez-nous co bon pasteur, Notre modèle et notre pèro ! Que le temps respecte le courue ses travaux, do scs années, Et d’un grand nombre d'heureux jour' Que fs années soiont couronnées ' Petite» nouvelle» calksdhieiu—yuôbec, le jt»udi 15 septembre 1881, 2*2* jour de la Lune.Il y u eu dernier quartier le jeudi 15 septembre à 3 heures 17 minutes du matin.Le jour dure 12 heures 32 minutes, et la nuit 11 heures 28 mi Au tes ; le Soleil se lève à 5 heures 39 minutes, passe au méridien à midi moins 5 minutes, et se couche à G heures 11 minutes ; à midi, sa hauteur au-dessus de l’horizon de Québec est de 46 degrés et 0 dixièmes.La.Lune se lève aujourd’hui à 10 heures 40 minutes du soir, passe au méridien à G heures 46 minutes du matin, et se couche à 2 heures 24 minutes.unsuuNES.—Le départ des Dames Ur-sulines pour le lac èt-Jean n’aura lieu qu’après le retour de Madame la Supérieure de cet endroit qu’elle est allé visiter en compagnie de la mère St* Raphaël et d’une autre religieuse.vacance.—On dit que la position d’évaluateur dans le département des marchandises sèches, aux douanes de Mont réal, est devenue vacante.l.K CHEMIN I)E FEU DD NORD.—Les autorités du chemin de fer du Nord n’onl pas l'intention, parait-il, d’arreter les trains réguliers qui partent de Montréal et de Québec le dimanche après-midi.rumeur.—On dit que l’honorable Hector Fabre donnera bientôt sa démission comme Sénateur.Dtfci’üÉ.—Nous regrettons d’apprendre la mort de M.le DocteurGiroux, de Sttî-Flavie, arrivée presque subitement.La profession médicale perd en lui un de ses membres les plus distingués.• "donne idée.—Lë gouvernement a commencé hier à utiliser le travail ties prisonniers aux travaux de fondation de;* édifices parlementaires, sous la surveillance de M.Piton.réception.—La population de Montréal se propose de faire une réception publique à Sir John A.MacDonald, à son passage en cette ville.Que n’en fait-on autant à Québec ?IMPORTATION DE IIKBTIAUX.—Un élévetl f.des environs de Québec a importé der nièreinent de Belgique, par le vapeur Kero, 60 têtes de bétail.C’est la première importation de ce genre entre la Belgique et le Canada.accident.—Un aiguilleur du chemin Intercolonial, du nom de Chàtigny, s’est fait écraser un bras en accouplant les chars du convoi du marché partant de la Rivière-du-Loup, samedi dernier.avis.—Le Gouvernement devrait maintenant faire transporter la malle de Québec à St-Uaymond, par le chemin de fer du Lac St-Jêan.suppose que le feu a été mis accidentel lenient.On ne câlinait pas le chiffre île l’assurance.agriculture.—Chemin de ferQ.M.O.et O.Le premier lot de cendre-lessive pour des usages agricoles, a été expédié de la fabrique de potasse de M.John Dutin, St-Roch.samedi dernier, parle chemin de fer du Nord, â St-Augustin, comté de Portneuf ; l'acheteur était Monsieur Alfred Couture,.de cet endroit.Cet engrais sera vendu aux cultivateurs de cette localité, qui semblent cotopren- ./.J.• S.4t-rx4* W< •* \\ ï-i • i j j • v .CANADA lire l'importance d'enrichir leurs terres.1 ment, que nous entrons dan» la province Ils doivent cela à M.le Dr P.Larue ex- ! de Namur.M.p.P.pour le comté, qui.; prr sa très! —Pas encore ! réplique sérieusement grande expérience dans la culture, et lo ; Loulou.-« î«.ajaiJ ~.»:i v« *.mon- ! —Mais si.; nous y sommes.non, par exemple.ou le ver- Namur, c’est grand intérêt qu’il a toujours mon-.—Mais si.; nous y sommes tré pour l’avancement de l’agriculture, j —Ah î non, par exemn a engagé la direction ù transporter cette rail bien.la province ne classe d’effets un prix très bas afin u,~“ d'en empêcher ; l'exportation à New-York, où demandes quantités, expédiées de Avis aux entreprenenrs ON ittccvni à o* Bureau, jusqu'à .1K LJ DI, lé 29me jour «le septembre courant inclusivement, des soumissions cachetées, adressées au soussigné et portant la suscription : “ Soumission pour Bureau de Poste, etc., à Sherbrooke, P.Q.” pour l'érection d’un Bureau de Poste, etc., à sherbrooke, Province do Québec, On pourra voit* les plans et le devis au Ministère des Travaux Publics, Ottawa, ainsi qu’au bureau de la Douane à Sherbrooke, et à celui de F.X.Berlinguette.f Ecr, Architecte, Québec, à commencer do LUNDI, lo 12 septembre courant.Les soumissions devront être fuites sur les formule?imprimées, fournies par le Ministère.On devra envoyer avec la soumission un chèque de Banque, accepté, fait payable à l’ordre de l’honorable Ministre des Travaux Publics, pour une somme égale à cinq pour cent du montant de !a soumission.Ce cheque demeurera confisqué si le soumissionnaire refuse de signer le contrat sur demandé de se faire, ou s’il ne le remplit pas intégralement.Si la soumission s'tist pas acceptée, le chèque sera remis au soumissionnaire.Le ministère no s'engage p s u accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.# Par ordre, F.IL ENNIS, secret aire; Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 2 septembre 1881./ .Québec, 10 septembre 1881—M*.330.• .CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL.Taux Réduits.r LA COMPAGNIE DE ItïlB&TIOI DB B1EEILÜI6 OIIT11IO Réduction de Pansage • DURANT l/Exibitiun de Montréal A PARTIR DE MARDI, le 13 courant et jusqu'au 22 SEPTEMBRE Des billets seront émis de Québec à Montréal et retour a • 4 Premiere Classe - - - - $3*00 Seconde “ .1.50 Les Billets seront bons pour retour-lier jusqu’au 24 sept.A.Desforges, Agent.Québec.10 septembre 1S81—61*.33f> Compagnie de Navigation à Vapeur du Saint-Laurent.'jT t’ - l- f .r J .SS* LIGNE DE LA MALLE 110 Y A LE VAPEURS ALLANT AU SAGUENAY, Tadousac, Cacouno.Rivièrc-du Loup et Murray Bay.C1 jMMENÇANT le 13 courant, le vapeur / St-Laurent, quittera le quai St-André les Mardis et Vendredis à 7.30 A.M., pour Chicoutimi et la Baie des Ha î 31a î arrêtant à la Baie St-Paul, les Eboulernonts, Malbaie, Rivière du Loup, Tadousac et l’Anse St-Jean.Gn peut so procurer des billets et retenir des cabines au Bureau Général des Billets, vis-à-vis l'Hôtel St-Louis, et au bureau de la Compagnie, quai Saint-André.Pour de plus amples information s’adresser au bureau de la Compagnie de Navigation à Vapeur «lu Saint-Laurent, quai fc*aint-Andé.A.GABOURY, secrétaire.Québec, 13 septembre 1881.F SO [MISSIONS POUR ROTS DE CHAUFFAGE I A compagnie de navigation du St-I^aurent J recevra des soumissions jusqu’à JEUDI, 22 DU COURANT du ceux qui désireront fournir uux vapeurs de ia ligne du Sagueuav,pendant la saison de .882, aux ports mentionnés plus bas, les quantités de bois de chauffage suivantes : Chicoutimi.**00 Cordes St-Alphonse.2.000 •• L’Anse St-,lean.f*00 “ Tadousac.500 •• Mal baie.750 “ Le.soumissionnaires sonl priés do donnci le prix par corde, mesure française, séparément pout bouleau et pour bois mou.Le bois doit être trois pieds on longueur.Pour aulresjinformntions, s’adresserait bureau de la compagnie du St-Laurenl, quai St-André.Québec, 5 septembre 1881.F CHEMIN DE FER INTER COL O NIA L.Taux réduits ! ’EXPOSITION provinciale de Québec sera tenue ii Montréal du li au 23 septembre L'EXPOSITION de lu Puissance sera tinuo sur les terrains do l’Exposition Royale, dans la ville de Halifax, Nouvolle Ecosse, depuis le 21 jusqu'au 30 SEPTEMBRE 1881.Des billets d’excursion seront émis depuis le 19 jusqu’au 28 SEPTEMBRE, bons pour retour jusqu’au SAMEDI, lor OCTOBRE inclusivement, aux «aux suivants ; De St-Jean, N.-B.«•«s o.OO " Quebec.••• .$11.00 “ Charlottetown.S 4.00 et «le toutes les autres grandes stations, au prix d’un seul voyage do 1ère classe.Pour autres informations voir les atliches à toutes les stations.I).'POTTING ER, Surintendant en chef.Bureau du chemin de fer Moncton, N.B , 12 septembre 1881.• Québec, t4 septembre !881 — I2f.340 , - î - __ Excursion à taux réduit.L 1881 ,v>, Des billets d’exoursion pour Montréal jwir le chemin de for du Grand Tronc, ou par le chemin de f*r du Nord seront émis des principales stations de [’Intercolonial depuis le 12 nu 17 septembre, bons pour retour jusqu'au 24 septembre.Pour les détails des prix, voir les affiches aux différences stations.D.POTTINGER, Surintendant en chef.Bureau du chemin de fer Moncton, N.B., 1 6 septembre 188)./ Québec, 8 septembre 1881—8f.333 Mil E STUHE1S DI DK UNE BQNNE OCCASION .| ( r**l i*- ^GtCI une bonne occasion pour tous de faire «les achats.L.T.Dussault, DE NOUVEAUTES 193, Rue Saint-Joseph, SAINT-ROC H, QUEBEC, annonce une réduction de Sur ses étoiles un laine pour habillement «le messieurs.UNE REDUCTION CONSIDERABLE a aussi été faite dans le département des Hardes faites peur Messieurs Ce département est au complet ctlos plus d DU ciles peuvent «Mro certains d’y trouver ce qui leur conviendra.L’assortiment dans les autres départements, est bien choisi.EtoU'cs à Robes, pour manteaux, pardessus, sont vendues à des prix qui délient TOUTE COMPETITION.Un grand lot de Pardessus en caoutchouc et en étoffes imperméables, Pour DAMES et MESSIEURS vient d’être reçu et sera vendu pour la MOITIÉ DK LA VALEUR REELLE.AUSSI Parapluies, en tout cas, valises, chemises etc etc L.T.DUSSAULT, 123 Rue St Joseph St Roch Québec Québec, 30 août 1881—lm .328 En gros et en Detail 40, rue St-Pierre, Russe Ville, Québec.Reçu dernièrement un immense assorti ment DE LIBRAIRIE Encre Française.Anglaise et Américaine de toutes sortes, Mucilage, Cimitoline, Puzzvline et Colle forte, liquide.Papier de toutes grandeurs et qualités ainsi cpï Enveloppes.Fournitures de Bureaux, de tous les genres, Encriers en ver taillé, otc., etc Livres blancs pour comptes.Livres à copier, Registres, etc., etc.Fournitures de classes comprenant tous les livres approuvés par le Conseil de l’Instruction Publique.Cartes Géographiques, Ardoises, Crayons, Boites de Mathématiques, Crayons, Plumes, Toile à tracer, Papier mécanique.Papier huilé, etc., etc.plendide assortiment de Livres de Prières venant d’etre reçu et «ies genres les plus nouveaux.Chapelet* monture argent grand assortiment.TOUJOURS EN MAINS : Dictionnaire Besehercllv 2 vols, Flemming et Tilbing (Français Anglais, 2 vols.) Webster (unabridged) Anglais, V Académie, 2 vols, Spiers et surennens (Français et Anglais), petit Larousse, 1 vol., Bénard, Nugent, i Français, Anglais), Hocqnart, et George.AUSSI CIRES, CIERGES, ETC., ETC.Il suffira de faire un«* visite à cet établissement pour se convaincre de la modicité des prix et du grand assortiment qu'il y a toujours.I.T.DEBY, Libraire.Québec, 23 août 18S1 — l un.M GRAND SACRIFICE t t lit de première qualité.Un lot de Boie de fantaisie à.45c et 60c valant 70e et 76c Québec, 1er mal 1881.\\Q\ Les Pilules et Onyvcitt Holloway ! / 1KS IM LU LES purifient sing, et guérissent i tous les dérangements d oie, de l’E?tomac.des Rognons et des Boyaux.Elles donnent la force et la sauté aux ’constii "ons débiles »*t sont d un secours inappréciable duns les in.lis-nositioos des personnes du sexe de tout ilgr.Pour los enfants ot los vieil fards, elles sont d’un prix inestimable.[/O.xTT iLvr eht nn remède infaillible pour los doulmirs#duns les jambes, la poitrine, pour les vieilles Measures, plaies et ulcères.11 est excellent pour la goutte et h» rhumatisme, Pour les maux do gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes le?maladies de la peaux, il est sans rival.Manufacturé seulement à l’établissement du professeur HOLLOWA Y, 533, RUE OXFORD.LONDRES, el vendu a raison de Is.ltd, ‘2s.9d., Ils.*2'2s., et 33s.chaque boite et put et au Canada ù 36 cents, 90 cents et $1.50 et les plus grandes dimensions en proportion.A VEBTISSKMEXT» -le n’ai pisd’u-gents aux Etats-Unis, et mes remèdes ne sont pas vendus dau^ ce pays.Les acheteurs devront alors faire attention à l'étiquell** sur les jmls et les boites.Si l'adresse n’est pi?533, OXFORD STREET, LONDRES, il } u Julsilicalion.Les uiur.pi» s d** commerce de mes iemèd^s sont enregistrées à Ottawa et à Washington Signe : I IIOM AS MOLLI AV A S .533, Oxford Sti.t.London Qnéle c.2 iioxemhnj 1 RR0— I au L — •* D ,, - • %.V | » Avis Important ! La compagnie du chemin de fer du NORD, afin d’accommoder le public en général, nous a fait un dépôt du leurs BILLhTs « Tickets, » sur toute leur ligne aussi que sur les lignes des Etats-Unis * billets aller et retour compris » au même prix qu’à leur bureau.Nou^ invitons le publie de profRei .> ce grand avantage.GÎNGRAS ft LANGLOIS, 54, rue du Palais Québec, 13 avril 1581.• 180 • Bazar annuel EN FAVEUR DE P Hôpital du Sacré-C a nr de Jésux, Qui se tiendra dans le mois d’OCTODKK prochain, à la salle Jacques Cartier, St-Roch.sous le patronage distingué de Sa Grandeur Mgr l'Archovéquc do Québec, et de Messieurs las Membres du Clergé.- I^s Dames dont les noms suivent présideront les tables au bazar : Table du Sacré-Cœur : Madame P.E.Gingra* assisté par Mesdames Dr Dion, Dr Fiset et n Lachance.Les Enfants de Marie, St Sauveur : Mile Petit, assisté j>ar Mesdemoiselles M.Bilodeau, S.Verret, J.Savard, et M.Lange vin.Table St-Joseph : Mme U.Lapointe, assistée, par Mesdames O.Migner, N.Consign y et T.Noletto.Table S te-Anne : Mme J.Picard, assistée par Mme L.Pepin.Table St-Jean-Iiaphste : Mme G.Roy, assisté»: par Aime A.Racine.Table Si-Hoc h : Mm».* Frs Ülouin, assistée par Mesdames dis Guirnrd, J.B.Drouyn et Bruno De Lamarre.Table Sl-Vinccnt de Paul : Mme J.Lachance, assisté par Mme J.Lemieux.'Bible St-Patrice : Mme B.Leonard, assistée par Mesdames J.Chaloner, O’Donnell, J.Smith R.W.Battis.Table SI.s-Anges : (Kafraicliissoints.)— Aime P.Lapierre, assistée par Mesdames Renaud ot F.X.Audibert.Les personnes charitables ayant quelques articles à offrir, sont respectueusement priées de les envoyer aux dames ci.haut mentionnées, ou à l’Hôpital du Sacré-Cœur.Révd JOS.MARQUIS, Pire, I directeur Québec, 2 mai 1881.—5m.200 CONDITIONS -DU- Courrier du Canada Prix de l’Abonnement EDITION QUOTIDIENNE.CANADA rUn an.98.00 kt Six mois.3.00 ETATS-UNIS.(Trois mois.l.ftO {Un un.„.«.,tg3ii **lK* Six mois.12.0 “ Trois mois.8.3 “ f Un un.OOFruncs.FRANCK.J Six mois.30 " (Trois mois.18 “ TARIF DES ANNONCES.Les annonces sont insérées aux condition:-suivantes, savoir : Six lignes et au-dessous.lu cent ins Pour chaque insertion subséquente.12J •* Hour les annonces d’une plus grande t*tendue, elles seront insérées à raison de 10 contins pai ligne pour la première insertion, ot «le 5 ennuis pour les insertions subséquentes.Les annonces, les réclames, les abonnements doivent être adressés à Léger Brousseau, EDITEU R-PRO PR IÉTA IB E, Un N.E.UIONNE, rédacteur en chef, FLAVIEN MOFFET, assist rédacteur.AUGUSTE MICHEL, pour ht partie européenne.RUE BUADE, HAUTE-VILLE QUEBEC.IMFBIMt BT PUBLIC PAB LEG ER BR O US SE A U EdHUur-PropriUain, No 9, Rue Ba«de, H.V., : Québec 766867^075
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