Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 12 octobre 1881, mercredi 12 octobre 1881
25einc Amice Mercredi 13 Octobre lfeSl JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS.J'ESPERE ET J'AIME Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef LEGER IiROUSSEAU, Editeur Propriétaire.ui:m: geiveiule (19 septembre 1881) Friihce (Je n’est, d’uu bout à l’autre de la presse, sans distinction d’opinions, sauf, bien entendu, les officieux à outrance du ministère ci de l'opportunisme, qu’une clameur d’ingnation ( outre l'impudence avec laquelle le gouvernement, par la circulaire du général Farre annonçant le maintien de la classe 187(5 sous les drapeaux, reconnaît officiellement avoir menti au pays pendant, toute la durée de lu période électorale.Le gouvernement reconnaît ainsi officiellement lïiisuffisancc des rnesu- ¦ res prises par l'administration militaire pour la formation du corps expéditionnaire en Tunisie, et dont le j résultat le plus clair a été la désorganisation complète de l’armée.C’est i cnlin, comme l’observe le “ Télegra- i phe, " une violation de la loi des finances, qui avait prévu la libération de lu classe de 1870 à l’expiration de ses 40 mois de service.En face des graves embarras de la situation présente, plusieurs grands journaux républicains demandent à cor et à cris la convocation aussi prompte que possible de la nouvelle Chambre, avec la dissolution de Tan-cienne.Par malheur pour le succès de ces réclamations.M.Gambetta, qui a sa large part, bien qu’occulte, dans ce qui se passe, n’est pas pressé de voir * discuter les agissements du ministère cher à son cœur.C’est pourquoi T “ Union " ne croit pas à une prochaîne convocation de la Chambre.La mise en accusation du minis-j tère au moment de la rentrée des Chambres fait son chemin parmi les députés de l'extrême gauche qui sont de retour à Paris.Ce qu’il y a de plus grave, c'est que ces députés £parlent d’organiser ; des conférences pour démontrer aux électeurs et au pays les dangers réols , où le cabinet actuel a jeté la Franco dans un intérêt de parti.Le gouvernement, qui est informé quotidiennement de ces dispositions hostiles, s'en montre fort inquiet, à ce qu'assure du moins le ‘4 Contitu-tionnel.” Les délégués des Loges maçonniques, au nombre de 320 sont réunis en ce moment en 44 convent " à Paris.Hier soir, à la demande de la Clé-rnentc-Amitié, il y a eu au Grand-Orient, rue Cadet, une 44 tenue funè- ! bre ” en l’honneur et à la mémoire de Littré, mort dans la religion catholique.La •* tenue funèbre " consiste, après un discours apologétique, en un battement do deuil frappé sur le bras, assourdi par le bras, au lieu du bruit que fait le battement d’allégresse, main contre main.! C’est par de semblables momerics que s'affirme le culte de la libre-pensée.« Afrique «i l'on veut avoir une idée de la manière dont sont menées les affaires d’Afrique, et si pour des motifs 1 quelconques, ou se défie des appréciations des journaux monarchiques autant que des assauts de la presse intransigeante,—le plus sage est peut-être de demander son avis au “ Journal des Débats, ” qui n’est guère suspect d’hostilité contre le gouvernement : “11 est inutile, dit-il, de revenir sur les fautes qui ont été commises en Algérie et en Tunisie : tout a été dit sur l'imprévoyance, sur les hésitations, sur les erreurs du gouvernement central : fausses manœuvres, ordres à contre sens, dépenses stériles, faiblesse et incohérence, tout cela a été vingt fois signalé, et tout la bienheureuse Claire de Montefalco, de l’ordre des Ermites do Saint-Augustin.Les postulateurs des deux causes ont adressé au Souverain Pontife un discours de remerciement ; le premier, au nom de l’ordre des Mineurs-Capucins, et le second au nom de celui des Augustins.Sa Sainteté a daigné répondre dans les termes suivants : ** Notre âme a été remplie de joie pur la solennelle publication des deux décrets, laite en notre présence.La canonisation des saints est toujours un sujet d'allégresse et de joie pour l’Eglise et pour le chef visible qui la gouverne.Des motifs par- cela constitue, a l’heure quil est.un ticuliers accroissent encore pour Nous respectable dossier.| la satifaction et la joie de pouvoir 11 convient d’autant moins d’in-j compter au nombre des Saints ces sister sur ces reproches, que ceux qui ! deux nouveaux noms très glorieux : les méritent ont eu le bon goût de no | le 13.Laurent de Brindes, et la H.pas tenter une apologie impossible ; i Claire, de Montelalco.leur silence est un aveu.il n’est j .La mémoirc dn bienheureux malheureusement pas une garantie de j Laurenti ,.nvcrs k,quel Nous avons îîfïl'üî;;^"16^: £¦}»?'?.: ' professé, dès notre jeune âge.des sen*'* , .*'.timeuts de tendre dévotion et d'affec- tion péciale, est rappelée,de nos jours, avec beaucoup d’opportunité.Ainsi quo vous venez de l’entendre par la ni de politique plus suivie dans la Régence de Tunis.A Hem irrite Le ministère de l’intérieur ch» Prusse prépare une loi destinée a 4* régler ", c’est-à-dire à combattre le mouvement d'émigration qui emporte cette année un nombre si extraordinaire d*Allemands vers l’Amé- lecture des décrets, ce grand serviteur de Dieu, cachait, sous l'humble bure de saint François, les qualités les plus remarquables de la nature et les dons les plus élevés de la grâce.Sa vie infatigable et merveilleuse, vouée toute entière au bien du pro rique et d’autres parties du monde.Nous avons dit que le nombre des * - - émigrants s’est élevé à 150 000 dans chîim» 11 ùt6 une Slüll*c splendide de ' ois de l’année.La l’Ordre Séraphique auquel il appar- les six premiers mois “ Gazette nationale " annonce que la proportion a été encore plus considérable au mois de juillet et au mois d’août, et que le mouvement qui avait dépeuplé certains villages de la Prusse orientale s’étend maintenant aussi û la Prusse occidentale.Autriche L'année prochaine, il y aura 500 ans que la ville de Trieste a été réu- tenait, ainsi que des autres ordres religieux si bien méritants de l’humanité, et, néanmoins, si indignement outragés et persécutés de nos jours par les impies.** Les Pontifes romains n'hésitèrent pas à confier à l’activité et à la sagesse du 13.Laurent les missions les plus ardues et les plus délicates.Il sut, au nom du Vicaire de Jésus-Christ et sous l’impulsion de la eha- nie à l’Autriche.On s'occupe de pré- .r , * - paratifs pour célébrer dignement cet phis fervente, entreprendre de anniversaire.De différents projets,ce- ^onSs pénibles voyages, pénétrer Trieste étant le seul port de l’empire j “#rcpanait partout ou u le put le* autrichien, une exposition dans cette bienfaisants eflets de son zèle aposto ville est considérée comme devant Jique.Avec une sage autorité il su • i « • ._ sut commerce 1 gagner aussi le cœur des souverains, et ceux-ci n’estimèrent pas que ce fût être très avantageuse au extérieur du pays.* x - N’y aurait-il pas aussi, dans l'at- pour eux une bassesse de se rendre tout ion que l’Autriche porte un peu ¦ dociles aux conseils de ce religieux, inopinément sur Trieste, une réponse * l\r la ils conclurent entre eux île indirecte et polie de la cour de Vieil- suites alliances qui.bien que destine aux avances si intéressées de IM ta- uées a combattre les ennemis de la ]jo toujours *4 irrédentiste ' { foi, coiitiibuèrent aussi d une manie* re admirable à raffermir sur de solide bases la tranquillité et la sécurité de leurs Etats, dans la concorde et la paix.C’est pourquoi, en élevant ce de Pérouse, Nous en avons visité deux fois le sanctuaire, et deux fois Nous avons offert le saint sacrifice à l’autel où reposent ses restes mortels ; pénétré d’étonnement et d’amour, Nous avons observé les précieuses et incorruptibles reliques de cette illustre vierge, et surtout, son cœur si célèbre pour l’admirable impression qu’il a reçue de la passion du Rédempteur.Et maintenant que Nous sommes préposé au gouvernement do l’Eglise universelle, Notre vénération pour cette vierge a redoublé, et Notre confiance en elle est pleine et entière.Il Nous semble en effet, que Nous pouvons compter beaucoup sur sa puissante protection au ciel.Ce n'est pas la première ibis que Dieu s’est servi d », ses vieregs pour mener à terme ses impénétrables desseins pour le bien de l’Eglise et de son Chef visible.Naguère, les gloires de l'héroïque vierge Catherine de Sienne ont été célébrées solennellement en Italie, à l’occasion de sa fête centenaire, et cette vierge fut le divin instrument par lequel les Pontifes romains retournèrent, après une longue absence, à leur vrai siège de Rome, libres et indépendants.^ “ Dans les tristes conditions ou Nous sommes et où se trouve l'Eglise, Nous ne savons ni ne voulons sonder ce qui est établi par les décrets de la Providence.Mais Nous plaçons des espérances bien fondées dans ces bienheureux que Nous allons élever aux gloires de la sainteté, d’autant plus qu'au bienheureux Laurent de Brindes et à la bienheureuse Claire de Montefalco s'unissent le bienheureux Benoît Labre et le bienheureux Jean-Baptiste De Rossi, qui représentent ensemble les diversos classes sociales.Ainsi, c'est la société tout entière qui, languissante et infirme, réclame sa guérison de ces bienheureux, par le moyen du magisler, infaillible de l'Eglise romaine, qui les glorifie.— Dans ce doux et réconfortant espoir, recevez, fils trcs-chers, la bénédiction apostolique que Nous vous accordons du fond du cœur à vous tous ici présents et que Nous étendons auz ordres des Franciscains et des Augustins, et, d’une manière spéciale, aux vierges consacrées à Dieu dans le monastère de Montefalco.’* uo.ii i: Rome, le 12 septembre 1881.Dans le palais apostolique du Va- l’espérance de voir, tican, et en présence de Notre Saint Père le Pape Léon XI11, ont eu lieu, hier matin, dimanche, les cérémonies solennelles de la publication de deux décrets de la Sacrée Congrégation des Rites, concernant l'approbation des miracles, et la déclaration de pouvoir procéder sûrement à la canonisation du bienheureux Laurent de Brindes, des Mineurs Capucins,et de i grand franciscain à l'honneur des autels, Nous sommes réconforté par lui, les grace a peuples et les princes écouter docilement la voix de l’Eglise, afin de se remettre ainsi sur le droit sentier, et d’éviter les périls de ruines irréparables qui les menacent.44 Non moins chère et consolante est pour Nous la mémoire de la bienheureuse Claire de Montefalco.En effet, il Nous est doux de rappeler que, lorsque Nous régissions l’église t ue |ïn(*rijion niirvcinciiic | On écrit de Bruxelles, le 7 septembre 1881 : * i Une guérison merveilleuse vient d'etre obtenue par l'intercession puissante de la très sainte Vierge.M.G.hôtelier à Bruxelles, souffrait depuis 23 ans d'une hernie inguinale compliquée, et cette infirmité était d'autant plus pénible, que, par sa profession même, il se trouvait dans la nécessité de se lever fréquemment 1 la nuit.j Un jour, la brochure intitulée:44 Origine,progrès et développements mer-veilleur du pèlerinage à Notre-Dame au Huis " lui tomba sous les yeux ; il en prit lecture et y ayant rencontré ce passage : 44 Plusieurs personnes qui, en passant, avaient prié devant la petite chapelle contenant l'image de “ Notre Dame de Grâce ’’ (Mater divina: gratia)—furent guéries de lièvres ou de hernies, dont elles avaient i à souffrir.” Il éprouva un invincible désir de demander à son tour à la rfaiuto Vierge sa guérison.Plein de confiance dans la miséricordieuse bonté de Marie, il partit le 9 juin dernier pour Notre Dame au Bois.Au sanctuaire vénéré témoin de tant de miracles, son attention fut attirée par la vue des béquilles et des bandages herniaires appendus près de l’autel de la Sainte Vierge, en témoignage de faveurs signalées obtenus par l'intercession de la Mère de Dieu.11 se prosterna humblement devant l’image miraculeuse, pria avec ferveur, promit à Notre Dame de travailler avec zèle à l’extension de son culte, et de lui témoigner jusqu’à la fin de sa vie sa profonde reconnaissance s’il obtenait d’Elle sa guérison.A peine s’était-il levé, qu'ayant quitté son bandage, il se sentit guéri.lise présenta au presbytère pour! faire connaître à M.le curé son heureuse et subite guérison.M.le curé, ; par prudence, engagea M.G.à ne pas ! s’en retourner chez lui sans se munir de son bandage, pour pouvoir l’appli- ; quer au besoin dans le long trajet i qu'il allait faire à pieds en retournant \ chez lui.! • Mais la guérison était complète, et ; depuis trois mois qu’elle s'est produite M.G.n'a plus ressenti le moindre mal.11 s'esl cependant fatigué outre mesure dans la principe, pour acquérir la pleine certitude que la Très Sainte Vierge l’avait entièrement guéri : il se rendit à pieds à Sclieut, et en revint également à pieds, fit trois lieue de chemin sans se reposer, et toujours sans bandage.Dans cet état de fatigue extrême il alla chez M.le docteur S., de Cure-ghem, en le priant de vouloir bien l'examiner attentivement, et lui dire s’il conservait la moindre trace de la hernie qu'il avait portée pendant 23 ans, et que plusieurs médecins de Bruxelles avaient déclarée incurable.Le docteur S.,après examen sérieux, affirma que le mal avait complètement disparu, et que M.G.pouvait en toute confiance se passer désormais de bandage.Depuis le 9 juin, cet appareil n’est plus qu’un souvenir, et M.G.ne s’est jamais mieux porté.Les attestations de deux médecins qui avaient précédemment donné des soins à M.G.confirment d’une manière indiscutable cette merveilleuse guérison.Honneur à Notre Dame au Bois ! Pour perpétuer la mémoire de la faveur extraordinaire dont il a été l'objet, M.G-a fait placera la chapelle qui contient l'image miraculeuse un vitrail sur lequel est inscrit en grands caractères l'éminent bienfait dont il est redevable à la Reine du Ciel ! La lettre au lion Dieu Miiiu- jointes, à genoux «levant un crucifix, Le?veux baignes de pleurs et la voix bien émue, Du plus profond de son âme ingénue.Ainsi priait Valentin, le bon tils : » ( )ii ! diaait-il, mon Dieu, viens à mon aille ! i Ma pa ivre inéro va mourir ! • Daigne m'enseigner le remède, i Seigneur, fjui pourra la guérir ! « () Créateur de tout*»?choses ! » M tu veux m’exaucer, comme je t annerai ! c Dans mon petit jardin j’ai de belles fleurs roses, i Sitôt qu'elles seront écloses, • Au pied de les autels je les efleuillerai.i On m’a dit que faire l’aumône, • C’est attirer sur sol les dons «le ta bonté, • Kl que, du haut descieux, où s’élève ton trône, « Tu protégés celui qui fail la charité.• «le >orai charitable alin de mieux le plaire : « Mais, n’èôt-ce pas, mon Dieu, tout le bien que • Aux pauvres essaira de faire, [mon cœur • loi, tu le rendras à ma mère, « Kn jours «le piix et de bonheur ! « «l’ai deux gentilles tourelles, [mesdoigts, « Vu i mangent dans ina bouche et perchent sur « Puis battent doucement «les ailes .Dès qu elle?entendent ma voix.Me « .le vais leur donner la volée, « Car un pressentiment heureux dit uu'en remontant vers la voûte étoilée, Kites t«?porteront in°?vœux.•I«* ieur attacherai sous l’aile Une lettre que j’écrirai • Avec ina plume la plus belle.Soi mon papier 1«» plus don*.Celt»» éTlif, Dieu tutélaire, l u la lira?, j’en suis certain ; • K!b* l’attendrira sans doute, et dès demain, « Tu daigneras guérir ma mère ! » Kn achevant ces mots, bien sûr d’être écouté Dû celui qui «!•* tou?est le souverain maître, I.o polit Valentin courut faire la lettre Vni devait pour sa m»*rc implorer la santé.Celt»; lettre était fort touchante, Bien qu’elle renfermât plus d’un inot raturé : !.«• cœur le moins aimant, 1 Vitne lu plu?méchan-Ku lu lisant aurait pleuré.[te, Valentin l’attacha ?ou?l’aile D.* sa plus belle tourterelle, Qu'il embrassa bien tendrement, Kt qui, sitôt qu’il l’eut lâchée, .V* «esta qu’un instant sur les lilas perch*'**», Kt s'enfuit vers le firmament.D«» cet aimable enfant la bienheureuse mère Se trouva m’eux le lendemain ; Mais son cœr * demeura certain Vu * lie devait la \ i«» à l’ardente prière Do son cher petit Valentin.fidèle à sa sainte promesse, Celui-ci «lu malheur se lit le noble appui, Kt tous ceux que courbait lo poids de la détresse, A compter de ce jour eurent un frère en lui.Dans la douce candeur de son âme ingénue, fl c rut avec la lui «les couirs purs «*t pieux.Vue su pressante lettre avait été reçue Par l’immortel auteur des inondes et des cieux ! Va, cher enfant, cette pensée, Tu peux la conserver, ce n’est point une erreur.Oui.ta lettre fut exaucée, Mais bien avant que ta main l’eut tracée, Car le regard «h* Dieu la lisait dans ton cœur ! Ei.i“E MonF.AC.t x chien co un AB eux.—J jO bateau de pèche Duquesne, do Dieppe, patron Louis Sérou, sortait du port do Fécnmp, traîné par un remorqueur.La remorque ayant cassé, le bateau, entraîné par le courant,, se trouva poussé vers la côte.Une droinc fut lancée (le la jetée, mais malheureusement elle ne put atteindre le bateau.Le chien du bord, qui «avait suivi toutes ces péripéties, s’élança aussitôt à la mer, saisit la droine dans sa gueule et, nageant vigoureusement, la rapporta à bord du navire.On put alors établir Feuilleton «i» COURRIER DU r'ANADA 12 Octobre, 1881.—No 144 LES ) J DU DESESPOIR Par A: de Lamothe .{Suite} 1 Pour elle, les regrets de la séparation furent donc bien adoucis, et, la promesse d’un prompt retour achevant do diminuer son chagrin, la première journée, sauf l’heure du coucher, où le vide causé par le départ de sa mère fit couler de nouvelles larmes, se passa le mieux du monde.Pour Louise, il n’en fut pas ainsi ; les parents aiment, non seulement autrement, mais bien plus fort qu’ils ne sont aimés, aussi l’ouvrière emporta-t-elle dans .son voyage une tristesse dont rien ne put la distraire et qui répandit comme un voile de mélancolie sur toute la nature.L’excursion à travers la plaine, rafraîchie par la pluie de la veille, et dont la vigoureuse végétation avait repris un nouveau lustre sous l’ondée diluvienne due au passage du cyclone, offrait cependant un charme tout particulier à cette heure du jour.Le ciel était pur, mais la vapeur d’eau, dont l’air était encore saturé, adoucissait les rayons du soleil ; les chevaux marchaient dans l'herbe jusqu'au poitrail ù travels la plaine ondulée, allant droit devant eux, sur la trace des deux Canaques qui, le fusil haut, précédaient la petite caravane à laquelle ils servaient de guides.Bien qu'il n’y eut aucun sentier tracé, il n’y avait pas à craindre de se perdre dans la compagne où tintaient, invisibles, les sounaillas des bœufs couchés sur l’épais gazon.Leurs pistes avaient beau se croiser en tous sens comme las méandres d’un labyrinthe, le haut sommet du Coghi se dressait à l'horizon, comme pour indiquer la route, et ce fut presque sans dévier, ni à droite ni à gauche, qu’apres une heure au plus da promenade, les voyageurs arrivèrent au Pont-des-Français, pour s’enfoncer, aussitôt après, dans la nouvelle plaine, plus accidentée et surtout plus boisée, qui, de ce point, s’étend jusqu’à la rivière de la Dum-béa.Les cours d’eau ne manquent pas dans cette plaine, el naturellement il faut les traverser à gué ; la droite ligne se changea donc forcément en ligne brisée, grand inconvénient pour des personnes pressées, ce qui plus d’une fois arracha un soupir à Louise, lorsqu’elle sc voyait obligée de reve- nir presque sur ses pas.L’abbé Louis récitait son bréviaire ; les Canaques ne pouvaient pas la comprendre : vrai, elle eût donné | pour bien peu toutes les beautés du paysage et maudit de bon cœur les j caprices de ces ruisseaux qui, au lieu d’aller se jeter tout droit dans la mar-semblaient prendre plaisir à arrondir leurs contours, et faire l’école buissonnière à l’ombre des saules et des niaoulis.Enfin, à travers les arbres, des toits se montrèrent, le sol défriché se couvrit de cultures,et tout annonça l’approche d’un village européen.—Est-ce lvontio-Konéta ?demanda Louise au missionnaire, qui venait de remettre, son livre de prières dans son étui.—Bas encore ; nous ne sommes encore qu'à Kataramonan.—Qu’est-ce que cela ?—Le nom d’une rivière à laquelle la village que vous voyez a emprunté le sien.Ces terres, si bien cultivées sont la propriété d’émigrants allemands ou irlandais qui, arrivés ici il y a quelques années seulement, sans ressources aucunes, ont créé ce centre de population, mis le sol en culture, multiplié leurs troupeaux et acquis, à force do travail, d’économie et de constance, l’aisance dont ils jouissent à présent, et que leur envieraient beaucoup de riches paysans de nos pays.—En effet, il ont des habitations charmantes, et leurs jardins paraissent admirablement tenus.— Il n’y a pas longtemps pourtant que ces maisons n’étaient que des cases construites en branchages couverts d’écorce, et ces jardins un marais sans cesse inondé ; mais le travail produit des miracles ; vous verrez cela un jour, bientôt, j’esyère, Louise, quand, avec votre mari, vous aurez obtenu la concession de quelques arpents de bonne terre et que.—Tout cela est dans l’avenir, mon Père, répondit l'ouvrière en souriant, et dans le présent je ne vois pas encore l’habitation de M.loubert, où il me semble, vu la distance, nous devrions déjà être arrivés.—Nous en avons bien pour deux heures encore.—Deux heures pour faire quatre ou cinq kilomètres.—Les kilomètres se comptent ici ù vol d’oiseau, mais ne se franchissent pas de la même manière.—Je men aperçois, nous ne faisons que tourner sur nous-mêmes.—Mieux vaut arriver tard que de ne pas arriver du tout.-Pourquoi n’arriverions-nous pas ! —Pour une raison, c'est que, en piquant droit devant nous, nous serions arrêtés avant d’avoir fait cent pas, par une barrière, un ruisseau, un fossé, des abattis d’arbres ou autres obstacles que la hauteur de l’herbe nous empêche d’apercevoir.—Enfin, puisqu’il le faut murmura l'ouvrière : mais je commence fort à craindre que nous ne puissons être i de retour ce soir.• -C'est une chance à courir, mais peu probable, en effet, reprit le Père Louis.-Pauvre Germaine, pourvu qu elle ne soit [pas trop triste, pensa Louise, dont les yeux se remplirent de larmes.! Il faut croire que les habitants de Ivataramonan n’étaient pas habitués i à recevoir de nombreuses visites, car ' à peine eurent-ils aperçu les étrangers ! qu’ils sortirent en foule au-devant d'eux, précédés par une véritable armée do beaux enfants frais, roses et blonds, qui venaient justement de s’échapper de la* maison d'école, comme les abeilles d'une ruche.Chacun des chefs de famille aurait voulu héberger les voyageurs, et les • invitations les plus chaleureuses ne l leur manquèrent pas, mais le missionnaire avait son temps marqué et dési-j rait arriver le plus promptement possible à Koutio-Kouéta ; il remercia donc, sans descendre de cheval, et s’informa si M.Joubcrt se trouvait A .la station.—Ah ! Père, vous arrivez au bon moment, répondit un Irlandais ; mon ( frère Bob va se mettre enfroutc pour l’habitation, avec Maurice et Pat ; ii j y a muster demain à Koé, les deux ‘ MM.Jonbert doivent conduire la chasse, et vous trouverez nombreuse réunion de stockmen dans les environs du Paddock.—Mais, alors, il n’y a personne à Kouôta ?—A Rouéta ?ma foi, je pense que vous y trouverez ma cousine Taddy, et sans doute aussi quelques stock-keepers ; quant à tous les messieurs Joubert, ils sont à Koé, pour sur, ; avec les gentlemen readers leurs ' amis, puisque c'est là qu’est le rendez-vous.—Autant vaut cela, après tout, lit le Révérend ; au moins sommes-nous sûrs de les rencontrer quelque part.Ton frère est-il prêt ?: —Il le sera bientôt, mais partez toujours ; jusqu’à Kouôta vous n’avez pas besoin de guide, là il vous rejoindra, s'il n’y arrive pas en même temps que vous, et comme il connaît le run vous ferez ensuite route ensemble.—Alors, au revoir ! fit le missionnaire, en donnant sa bénédiction aux ‘enfants qui l’entouraient.—Dieu bénisse Votre Seigneurie ! crièrent les irlandais, eu se signant dévotement.Les voyageurs s’enfoncèrent do nouveau dans la brousse.1 Une henre après, ils arrivaient à Koutio-Kouéta.(A suivre) LE COURRIER DU CANADA un va-et-vient qui permit d’éviter un échouement.Le brave et intelligent animal fut.comme on le pense, chaleureusement caressé.SOMMAIRE Ilevue générale.Rome.Une guérison merveilleuse.Poésie—Lettre au bon Dieu.Feuilleton Les Compagnons du Désespoii.Fête religieuse et agricole à St-Aiexandr»'.Petite revue scientifique.Sir Hector Langevin.Correspondance.Europe.Petites nouvelles.conférence du Dr N.E.Dionne ; celle* ci dura une heure et demie et parut intéresser l’auditoire composé de cultivateurs intelligents et avides d’entendre des leçons sur leur art.Le soir, il y eut une deuxième conférence prononcée par M.IS.A.Barnard dans une salle publique.Le ! zélé directeur d’agriculture donna d’excellents conseils pratiques et s’at-j tacha à faire comprendre aux culti-1 vateurs l’importance de l'établisse-| ment des fromageries et des crémeries.; Le lendemain eut lieu la messe fondée par les membres du Cercle et ! qui devra se chanter tous les ans, en B honneur de leur patron, saint Isidore.Cette messe fut célébrée par le Révd M.E.Dufour, assisté de MM.Potvin et Brochu comme diacre et sous-diacre.M.le curé du Mont Carmel fut le prédicateur de circonstance, et nous devons dire en toute justice qu'il remplit sa tache à la satisfaction générale.Il nous a rappelé le rôle social de 1 Agriculteur, la condition avantageuse qu’il possède sur l’homme de profession, et sa dignité qui le tient, pour ainsi dire, plus près de la divinité.Immédiatement après la messe, les discours recommencèrent.Ce fut M.E.A.Barnard, à qui incombait, suivant le programme, la Il nous a été rarement donné do j tiic]ie d'ouvrir cette deuxième séance, pouvoir être témoin dune aussi belle j)ans un discours d’une heure.M.démonstration que celle a laquelle ^ parnard fit un exposé complet de la nous avons assiste lundi et mardi de j théorie de l’agriculture, qu’il résume en six principes généraux : lo ANNONCES NOUVELLES Avis aux entrepreneurs.—F.H.Ennis.A vendre ou à louer.—Louis Lessard.Poste de commerce à louer—Alex Lemoine, N P \ vendre.—M.«T.Bell Forsyth.CANADA QUEBEC, 12 OCTOBRE ISS1 Fête religieuse et agricole a SI Alexandre cette semaine.Comme nos lecteurs le savent, il s’agit de la bénédiction du couvent de St-Alexandre, d’une cloche et d’un tabernacle destinés à ce même couvent, et de l’inauguration solennelle du Cercle agricole de cette paroisse.Egouter ; 2o Ameublir ; 3o Nettoyer ; 4o Engraisser ; 5o Bien semer ; Go Bien récolter.Les membres du Cercle parurent satisfaits des explications données par M Barnard sur les fromageries et Sa Grandeur Mgr l’Archevêque, ac- sur les beurreries combinées avec les compagne de son secrétaire, M.l’abbé premieres.H.Têtu quittait Ste-Anne lundi! L’honorable M.Chapais lut ensuite matin et arrivait à St-Alexandre à 11 ! appelé à adresser la parole à cette h.a.m.Le clergé du comté de lva- foule avide de s'instruire.L’hono- mouraska et quelques prêtres des comtés avoisinants s’étaient aussi rendus pour prendre part à la céré- rable sénateur félicitales membres du Cercle de leur esprit d’entreprise, et leur souhaita prospérité et succès.Il rnonie.Il y avait là entre autres : M.leur rappela les commencements si l’abbé Trudelle, supérieur du collège pauvres de la petite paroisse de îSt- de Ste-Anne, M.l’abbé Hébert, curé ! Alexandre qui était à peine fondée de Kamouraska, M.les curés Dion de! vers 1S50 ; puis faisant la comparai- Îajltivière-Ouelle, Potvin, de St-Au- ! son avec ce qu’elle est aujourd’hui bort, Demers, de N.D.du Mont Car- M.le sénateur est enthousiasmé des 1 ! .mel, Cloutier, de Ste-IIélène, Brochu.I progrès qui se sont opérés.Il félicite de St-Denis, Halle, de St-André.Blais, j les paroissiens de St-Alexandre des de la Rivière-du-Loup, Hudon, de St- j magnifiques résultats qu’ils ont Antoinin, M.l'abbé II.R.Casgrain, obtenus, grâce à leur digne curé et Dufour, de St-Roch des Aulnaies, aussi par leur dévouement bien con-Garneau, de St-Eleuthère de Polie-j nu aux œuvres religieuses et maté- nagamooke, etc.D’autres amis de l'agriculture rehaussaient aussi de leur présence l'éclat de la fête, entre autres l’honorable M.J.C.Chapais.sénateur, M.F.H.Proulx, éditeur de la Gazette des Campagnes.A l’arrivée des chars à la gare de St-Alexandre, les trois magnifiques cloches de l’église commencèrent à sonner a toutes volées et au même moment la fanfare de Fraserville jouait un de ses plus beaux morceaux.Les membres du Cercle agricole qu’on pouvait aisément reconnaître à leurs insignes, commencèrent à défiler, bannière en tète, vers le presbytère.La voiture qui portait Sa Grandeur Mgr l’Archevêque venait ensuite, et puis les membres du clergé et les citoyens suivaient dans un ordre parfait.La roule était bordée de jeunes épinettes rouges et l’on pouvait observer trois magnifiques arches couvertes de drapeaux et d’oriflammes.Des inscriptions appropriées à la circonstance frappaient de suite la vue.Elles étaient k peu près conçues dans les termes suivants : L'agriculture enseigne l'économie.Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.Amis de la colonisation soyez les bienvenus, etc.A l’entrée du presbytère on avait également dressé une arche avec cette inscription : Honneur amour et ^reconnaissance au Rvd M.C.Roy fondateur du couvent d propagateur des œuvres de bien.Su mission sera en longue mémoire.A 1 heure eut lieu la cérémonie de la bénédiction du couvent, de la cloche et du tabernacle.Sa Grandeur officiait accompagnée de MM.les curés Hébert et Dion.L’église, quoique vaste, était littéralement encombrée de citoyens de St-Alexandre et des paroisses voisines.Cette cérémonie si imposante se termina par une collecte qui produisit une somme suffisante pour couvrir les frais d’achat.A trois heures, les membres du Cercle et un nombre assez considérable de cultivateurs se réunissaient aux abords do l’église pour entendre la rielles.M.le notaire A.Gagnon, le zélé et infatigable secrétaire du Cercle, prononça ensuite en termes très émus quelques paroles de remerciements aux conférenciers du jour et aux amis de l’agriculture présents à la fête.Nous devons nous-mêmes féliciter ^ les membres du Cercle agricole de St-Alexandre d’avoir si bien compris l’importance de se grouperafm d’amener la prospérité dans leurs maisons et puis dans leur paroisse.Ils comprendront bientôt toute l’importance de ces réunions et ils verront que douze soirées par année consacrées à la discussion sur des sujets agricoles leur seront mille fois plus avantageuses que celles qu'ils passeraient dans un magasin ou dans une maison de jeu.Nous félicitons enfin la paroisse de St-Alexandre de posséder à sa tête un aussi excellent curé.Non seulement il se dévoue tous les jours pour remplir les devoirs de son ministère, mais il crée des œuvres partout où il les juge utiles ; c’est ainsi qu’il vient de doter sa paroisse d’un magnifique couvent qui restera comme un monument impérissable à la gloire de son fondateur.C’est aujourd’hui qu’a lieu à Sorel le grand pique-nique politique donné en l’honneur de Sir Hector Langevin.Sir John A.Macdonald, Sir Hector, l’honorable M.Mousseau seront présents.Plusieurs ministres provinciaux ont été invités à adresser la parole, entre autres les honorables MM.Chapleau et Loranger.Tout promet une fête brillante.Dans l’après midi, après qu’il aura fini de parler, Sir Hector Langevin ira poser le premier rail sur le chemin de fer de Sorel à Montréal.Le soir il y aura illumination et procession aux flambeaux pour reconduire les minis* très aux bateaux.Sir Hector Langevin sora à Québec jeudi matin.Ce matinjle onzième service anniversaire de feu Sa Grandeur Mgr Baillargeon a été chanté à la basilique.Mgr l’Archevêque a célébré l’office assisté de M.le Grand-vicaire Legaré, de M.l’abbé Têtu comme diacre, et de M.l’abbé Mathieu comme sous-diacre.Au chœur il y avait plusieurs prêtres du séminaire et de l’Archevêché, et les ecclésiastiques du Grand Séminaire.L’absoute a aussi été faite par Sa Grandeur Mgr U Archevêque.On annonce la mort du sénateur Penny, rédacteur en chef du Herald de Montréal, arrivée à onze heures hier soir.—- ^ -?— C’est aujourd’hui à 10.30 heures qu’a lieu à Québec la grande vente de limites à bois dans les agences de l’Ottawa, do la Chaudière, de Mont-magny, de Grandville, Rimouski, Bonaventuro et Lac St-Jean.Espérons que le produit de cette vente sera considérable, afin d’augmenter le revenu provincial.Petite revue Scleutiüqiie DANGERS DES PO K LES Les poêles et les calorifères font depuis quelque temps parler d’eux plus qu’il ne conviendrait à la sécurité ; et en cela, comme pour d’autres accidents, on constate une accumulation de faits analogues, comme une sorte de singulière et tragique épidémie.Il importe qu’on n’ignore pas qu’on peut subir les sévices d’un système vicieux de chaufTage sans avoir les bénéfices du feu.et que la cheminée du voisin peut très bien remplir de gaz toxiques la chambre que l’on habite, fût-elle dépourvue de tout appareil de chauffage.C’est ce qu'on vient de constater une fois de plus, en France et tout récemment.Un jeune homme est trouvé mort dans sa chambre.Les procédés délicats d’examen spectroscopique du sang donnent lieu de penser qu’il a succombé à un emprisonnement par l’oxyde de car bone ; on fait une enquête et l’on constate qu’il existait au plafond une ouverture de tuyau de poêle incomplètement obturée et par laquelle se déversaient dans la chambre les gaz provenant d’un calorifère placé dans une pièce voisine.C’est déjà trop que d’avoir à endurer parfois dans une chambre sans feu la fumée de ses voisins, un danger pareil s’ajoutant à cette incommodité montre l’indispensable nécessité de rendre absolument indépendants les tuyaux d’écoulement de la fumée des pièces contiguës et d’obturer hermétiquement ceux qui ne fonctionnent pas.Dr *** Un nous écrit des Trois-Rivières : Le Ilévd Père Frédéric a terminé vendredi soir sa visite en cette ville pai un grand et éloquent sermon à la cathédrale où toute la population s’était réunie.On peut dire que la visite de l'illustre et saint religieux en cette ville a rappelé les temps apostoliques tant elle a provoqué de démonstrations extraordinaires de foi et de piété.Pendant les P?jours de la mission, le temple a été rempli du matin au soir de fidèles avides d’entendre la parole de cet homme vraiment extraordinaire par sa vertu, l'austérité de sa vie et l'éloquence de ses discours.Lo passage de ce saint religieux au milieu de nous, laissera des fruits abondants et durables.L’infatigable religieux, qui avait déjà donné le cordon de S.François à plus de 1500 personnes dans la journée, continua encore à en distribuer après l’office du soir jusqu'à 11 heures et demie, si bien que le nombre total s’éleva à plus de 2000.Le chœur de la cathédrale offrait un aspect insolite et des plus imposants; toutes les stalles étaient remplies par les tertiaires, hommes, revêtus du costume de la règle, tunique de bure brune avec une grosse corde pour ceinture.Les enfants de S.François apprendront avec plaisir que le T.R.Père, après sa visite canonique, a cru de voir féliciter les deux fraternités (hommes et femmes) sur le bon esprit qui les anime et leur régulière organisation.Mgr l’évêque des Trois-Rivières, devançant faction de Sa Sainteté Léon XIII, a voulu, non seulement entrer lui-même dans le Tiers-Ordre, mais encore exhorter tous ses curés à s'efforcer d’en former des fraternités dans leurs paroisses respectives.Le digne évêque, après avoir pris communication des bulles des Souverains Pontifes présentées par le T.R.P.Vicaire, s’est engagé de suite, à établir l’ordre de Terre-Sainte dans son diocèse, sans attendre de plus amples informations.On sait que celte œuvre consiste en une quête dans chaque église, le vendredi-saint de chaque année, pour les besoins de la Terre-Sainte.Le T.R.P.est parti samedi pour aller prêcher les exercices du jubilé à S.Médard de Warwick.Il doit nous reve- nir dans une quinzaine, pour lin Triduum aux conférences de S.Vincent de Paul et une retraite au Cap de la Madeleine.Mir Hector L.Ou lit dans le Daily Courier île Brantford au sujet des voyages de Sir Hector L.Langevin à Ontario : “ La splendide série d’ovations faites à Sir Hector Langevin dans toute la Province d’Ontario pendant l’été a soulevé l’hostilité de la presse grite à un degré considérable.On a d’abord prétendu que son voyage n’était qu’une “ chasse à la popularité Ensuite on a dit que le ministre visitait le pays pour faire miroiter aux yeux des électeurs des différent comtés l’appàt des travaux publics—sur le papier.Finalement, lorsque le voyage est devenu une marche triomphale dont n’importe quel homme d’Etat aurait raison d’être fier, les organes grands et petits ont fait chorus sur l’air le plus harmonieux du scandale du Pacifique.Après que Sir Hector Lan-gevin a été pendant tant d’années devant le peuple comme membre du gouvernement et comme chef du parti conservateur de la province de Québec, cela témoigne beaucoup en sa faveur de voir la presse grite forcée de reconnaître qu’il n’a jamais été accusé d’aucun acte de corruption ou de mauvaise administration.Pendant des années à la tète de Fuir des plus importants départements du service public, l’ombre d’un soupçon n’a jamais été manifesté contre lui, et bien qu’il n’y ait pas une division électorale dans la Puissance où le ministère des travaux publics n’ait des affaires, sous la direction de Sir Hector aucunes influences indues n'ont été exercées.Alors quelles sont donc les accusations contre le ministre des travaux publics i Le Globe l’accuse de partialité envers ses compatriotes Canadiens français et d’en avoir nommé un trop grand nombre dans son département.L’examen de la liste des employés prouve que l’accusation est tout-à-fait sans fondement.Bien plus, dans le cas du successeur probable de l'architecte en chef Scott, le Globe métamorphose un anglais en bas canadien afin d'obtenir un avantage temporaire.Il y a aussi la corde usée des §32 000 du scandale du Pacifique.Aucune souillure ne s’attache au nom de Sir Hector dans cette affaire.Il n’a été que l’agent de distribution de cette somme dans la province de Québec.Divisez §32,000 entre les 05 comtés et cela ne donne à chacun qu’une bagatelle comparée au fonds du “ Big Push " dans cette province.11 a été prouvé devant les cours que dans plusieurs divisions électorales d’Ontario les dépenses ont été égales à la somme totale dépensée dans la province de Québec.Sir Hector L.Langevin est devant le peuple du Canada comme un homme d’Etat patriotique et aux vues élevés.Comme chef de ses compatriotes Canadiens français, il a fidèlement marché sur les traces de son grand prédécesseur, Sir Georges Cartier.Ses sympathies sont aussi larges que cette vaste Puissance elle-même, et ses idées politiques n’ont d’autre objet qu’un Canada grand, uni et prospère.Bien que la réception faite à Sir Hector partout à Ontario doive lui être personnellement très agréable, elle l’est encore davantage lorsque nous la considérons comme l’expression de notre bonne volonté et de notre amitié à l’égard de nos concitoyens de la province de Québec.L’harmonie et la bonne entente entre les différentes races du Canada sont la plus sûre garantie de notre future grandeur nationale, et Sir Hector a beaucoup fait pour augmenter cette harmonie.’’ - — - c:oum:si>o\i>A\€F (A.M.le rédacteur du Courrier du Canada) (’her Monsieur, Vous verrez, par l’avis ci-inclus, qu’une bouée a été placée par les sept brasses d’eau, au large de la Pointe Heath, (Ile d’Anticosti) sur laquelle il y a un phare et une station de signaux, (d’après le code international), qui se trouve raccordée aux systèmes télégraphiques de l’Ue d’Anticosti et du Canada.L’on sait que les steamers d’outremer, qui remontent le St-Laurent et qui font route par le détroit de Belle Isle, ont à passer tout près de cette pointe “ Heath, ” car elle est sur leur chemin.Eh bien ! cette bouée leur indiquera la route de ces steamers pourront suivre en toute sûreté pour longer, d’aussi près que possible, la Pointe Heath, afin de pouvoir faire des signaux à la station de signaux de terre, et d’en recevoir les réponses, s’il en csl besoin.Mais bien plus plus que cela, ces steamers pourront mettre en panne dans le voisinage île celte bouée, envoyer une chaloupe à terre avec des dépêches, une liste des passagers, un manifeste de la cargaison, des dépêches privées, rapports de vaisseaux rencontrés et d’accidents peut-être, etc., etc.,qui seront expédiés de suite de la Pointe Heath, par la ligne de télégraphe, à tous les points de l’Amérique et de l’Europe.Par ce moyen, uu jour d’avance sera gagné sur la Pointe-au-Père, dans la transmission de nouvelles apportées par les steamers par la voie du St-Laurent, car la distance de la Pointe Heath à la Pointe-au-Père est de près de (300) trois cents milles marins.fe crois savoir que cette bouée a été placée à la demande de Sir Hugh Allan qui désire profiter des avantages qu’offre le système télégraphique côtier du golfe St Laurent, pour donner les nouvelles les plus récentes apportées par ses steamers, et cela, bien avant leur arrivée au port.Mais cette mesure n’est encore qu’un pas fait dans la bonne voie.Qand la ligne télégraphique de la côte nord commencée l’année dernière et continuée cette année, aura atteint la Pointe-Amour, qui est la pointe est de la magnifique baie de Forteau, et cette dernière gît à la partie la plus la étroite du détroit de Isle, (9ÿ) neuf milles marins et trois quarts), nous gagnerons un autre jour d’avance, clans la transmission des nouvelles.Il sera alors possible de mettre à terre clans la baie de Forteau, qui est d’un accès facile en tout temps, pendant la saison de la navigation, des dépêches, une liste des passagers, messages privés, etc., etc., après cinq jours de traversée seulement cle Moville, Ireland.Cette route sera donc la plus rapide d'Europe en Amérique pour la transmission des nouvelles, etc., etc.par steamers.Et, sous ce rapport, elle donnerait une supériorité incontestable au Canada sur les Etats-Unis.Ce serait, à’ certains égards, la réalisation du voyage tant désiré cle cinq jours entre l’Europe et l’Amérique.lin effet, le voyage de mer n’existe en réalité que, quand on est entre le ciel et l’eau, séparé du monde pour ainsi dire, et dans l’impossibilité de communiquer avec la terre,—c’est le voyage entre Moville et Forteau.Mais, une fois arrivé à cette dernière place, l’on se trouverait de nouveau en communication avec le monde entier.Et bien plus, cle Forteau à Québec l’on trouverait sur sa route d’autres moyens de communication, c’est-à-dire : 10 les stations de signaux et de télégraphe de Pile d’ Anticosti, au nombre de neuf ; 2o celles de la rive sud du Saint Laurent, de Gaspé à Québec,au nombre cle dix : en tout dix-neuf.11 me semble que cette œuvre nationale qui fait partie du système de télégraphes côtiers, que j'ai recommandé, il va déjà quelques années,et dont une partie est déjà en opération, doit être mise à exécution, si l'on veut marcher de front avec nos voisins, et leur faire la concurrence avec succès dans l’affaire importante des transports entre l'Amérique et l’Europe et rire rersa.Mais je n’envisage là ce projet que sous un de ses aspects.Voyez quels services utiles et profitables cette ligne télégraphique rendrait aux pêches si étendues et si bien connues du Labrador et aux vaisseaux qui se trouvent en détresse sur ces côtes lointaines et isolées ! P.Fortin.Montréal.28 septembre 1881.KiJitoi»*: FRANCE.Paris, 11 octobre 1881.—Les troupes françaises occupent les* forts de Tunis, et 2 000 hommes campent près clés portes du nord.Cette occupation s’est faite sans trouble.Les habitants des quartiers juifs auraient seulement réclamé les vieux canons des forts.11 est question de confier à la France l’administration financière de la régence, et d’un emprunt français de 225 millions de francs, avec garantie sur une portion du territoire tunisien.ANGLETERRE.Londres, 11 octobre.—Sir Garnet Wolscley espère que le tunnel sous-marin entre la France et l’Angleterre ne sera pas exécuté, paTce que ce serait une source permanente de dangers pour l’Angleterre.Lord Granville a prononcé un discours en faveur du libre échange.Lord Salisbury, parlant à Newcastle, accuse M.Gladstone de poursuivre une politique déloyale, tant à l’égard des ligueurs irlandais qu’à l’égard du Transvaal, où le gouvernement se trouve dans une condition pitoyable.Les troubles de Ballyragget (Kilkenny) sont graves : un homme est mort des blessures qu’il a reçues dans une charge à la baïonnette, et une quinzaine d’autres sont blessés.Le mouvement s’est prolongé toute une journée ; c’est l’intervention du clergé qui a empêché le peuple d’assaillir la police.On annonce aussi des troubles du côté de Ennis.A Dublin, M.Dillon, parlant à la réunion de la Ligue, répousso les éloges que lui adresse M.Gladstone, comme étant basés sur une fausse appréciation ; il engage le peuple irlandais à obéir à M.Parnell,et il déclare déshonnête la politique de M.Gladstone.L'inquiétude est grande dans le comté de Kildare, à cause des nombreux incendies qui se produisent simultanément sur divers points.RUSSIE.St-Pétersbourg, Tl octobre.—On a commencé à huit clos le procès des quatre nihilistes de la bande noire.On a des raisons de croire à un nouveau complot contre la vie du czar ; les mouvements du ezar sont télégraphiés au dehors par des nihilistes.A.MEKiquff: Washington, 11 octobre.—Le procureur du district a résolu de conduire avec une sage lenteur la procédure de Guiteau, et de fournir à l’accusé le moyen de préparer sa défense.New-York, 11 octobre.— Une dépêche de Panama dit que le Chili ne veut traiter avec aucun représentant du pouvoir au Pérou, si ce n’est avec Piéroia.Plus de mille maçons se sont mis en grève hier par suite d’une réduction des salaires.Baltimore, 11 octobre.—On a fait ici une brillante procession aux flambeaux, en l’honneur des français délégués aux fêtes de York town ; les rues étaient illuminées, et une foule nombreuse y circulait.Plain-City (Ohio), 11 octobre.—M.Wilcox, homme peu réglé, appartenant à une riche famille, a frappé mortellement sa femme, et s’est pendu ensuite.Il était sorti de prison samedi.noiircIteM en a or te.—Sa Grandeur Mur de Slmi brcoke et M.le G.-V.Hamel ont quitté Liverpool pour New-A ork,jeudi dernier dans un steamerde la ligne Inman.après avoir visité Marseille.Lourdes, Angers.Nantes et la Bretagne.* ca les mu e h.—Québec, mercredi 12 oc tobre 18K1, 20* jour de la Lune.Il y a eu pleine lune le vendredi 7 octobre, à 0 heures I i minutes du malin.Le jour dure 11 heures 2 minutes, et la nuit 12 heures 58 minutes : le Soleil è se lève à G heures 15 min nies, passe au méridien à midi moins 1 i minutes, cl se couche à 5 heures 17 minutes : à midi, sa hauteur au dessus cle f horizon de Québec est de 35 degrés et 5 dixiémes.1 .a Lune se lève aujourd’lnii à S lieuiv> *.11 minutes du soir, passe au méridien à 3 heure if> minutes du m itin.ci >»• cou die à 11 heur *s 32 mimm-s CE!*.MUTAT ION.— L»* lévélfllll M.Fiji gel.vicaire de Si Gabriel, osl parti vendredi dernier de cett»* municipalité p mr d * venii vicaire de la paroiss-» b- Notre Dame de Grâces.Il a été nommé ou même temps un des confesseurs de la communauté de Villa-Marin.ECHOS I #i:> CE II Cl.ES \C,ll 1COI.KS.— Il y aura ce soir à f Ancienne Lorotle réunion des membres du Cercle agricole de cette paroisse.Le conférencier sera 1»* député de Moutmagny, M.A.C.P.R.Landry, dont la science agricole est bien connue.Dimanche prochain il y aura à Des-cliambault une réunion des membres du Cercle agricole.Le Dr N.E.Dionne a été invité à donner line Conférence devant leCeicle, et il accepte l’invitation avec plaisir.VISITEE H s DISTINGUÉS.—M.Plaistcd.gouverneur du Maine, et Mlle Plaisled, sa fille, ont visité hier la citadelle et autres points importants de Québec et de ses environs.M.le gouverneur Plaisled a fait une visite à M.le gouver neur Robitaille et au commandant de la citadelle.Les deux visiteurs sont partis de bonne heure hier, en route pour Yorktown, où ils vont assister à la célé bration du centenaire.progrès.—Les travaux de fondation du Parlement avancent rapidement, loft hommes y sont employés.héskhvoies.—M.Ferry, de la maison Buchanan & (lie, de Montréal, a construit-deux réservoirs aux stations de la jonction de la Beauco et de Coleraine, sur le chemin de fer u Québec Central.” Chacun de ces réservoirs contient 17,000 gallons d’eau.M.Ferry est parti hier pour construire de ces mêmes réservoirs sur le chemin du fer du lac St-Jean.cour criminelle.-—Le prochain terme de la cour criminelle pour le district de Beauce s’ouvrira à St Joseph, vendredi prochain, 21, else continuera les jours suivants.succès.—M.C.C.Pelletier, île Québec, a été récemment admis à l'étude de l'arpentage.C’est lo seul des candidats qui se sont présentés pour subir leurs oxa mens d’admission à l’étude et à la pratique1, qui ait eu des sucrés.—M.lean Flanchet, avocat, vient d’entr.jr en société avec MM.G.Am vol et Chapais.incendie.—Il y a eu un feu hier soir vers les onze heures dans les environs de la cote Sauvagoau.Pas de détails.quai endommagé.—Le steamer Bar cclona, ” en entrant dans le port hier soir, est allé frapper le quai St-André, qu’il a endommagé assez considérable ment.Le steamer est parti de suite pour Montréal sans avoir éprouvé aucun dom mage.iieau résultat.—Les demières recherches faites dans le lit; du fleuve, avec le bateau-dragueur du havre, ont eu un hou résultat.Quarante-deux ancres et plus de doux milles brasses do chai-, nés ont été trouvées.On a déchargé les ancres, mais les chaînes sont encore sur le pont du bateau, et un photographe eu a pris une vue avant-hier.sénécal vs üagnon.—Lundi après midi eu cour criminelle il a été décidé que i- \ r mj ca^ida HOLT & DE AN , COURTIERS, jlgiftLs Financiers et Comptables, Mo.§)• Bn© HI-PIerr©.Biens fonds achetés et vendus ; Hypothèques, • m; Crédits rie Banque, Avances sur’ connaisse* j monts, Reçus do magasins de douane, Billets l'audition de la cause des propriétaires de VElecteur accusés de libelle common eerait lundi prochain.L’Iion.M.Laurier, un des accusés, était présent eu Cour.On dit qu’il conduira sa propre défense.• L’hon M.Irvine plaidera poui Gagnon, M.P.P.° ’ d échangé, etc., etc., négocies.Los comptes MANUFACTURE DE LAINAGES.—Dans une ; sont examinés, vérifiés et balancés, roupie de semaines, les machines seront : ~ - **»fttJ* ooam^ placées dans la manufacture de lainages de St-Hoch.douane.—Le montant perçu a la douane, le 1 octobre, s’élève à la somme de 8:1504,08.1*0 U H LES CHANTIERS.—PIUS dû CCllt l)U- .citerons résidant en cette ville et aux alentours sont partis hier soir pour Po-lerboro, où ils doivent prendre des engagements pour travailler dans les chanters durant la prochaine saison.TH!STE moht.—U uo d épùc 11 u té 1 égra j) 11 i ‘ que nous apprend nue bien triste nouvelle.Ou nous informe qu’un jeune homme, du nom de Benjamin Morin, >’esi tué à bord du vapeur 41 L.Shirk* lima.” ancré dans la baie de Toronto.La victime de rc déplorable accident a trouvé une mort instantanée en tombant accidentellement dans la cale du navire.Ce qu’il y a de plus pénible, c’est que le défunt laisse une femme et six enfants.Il était, dit-on.originaire do St-Tite des < laps.manne.— Plusieurs clialoupiers sont partis, hier, dans leurs embarcations, pont* aller à l’endroit où s’est échoué le •• Corean.*’ en face «le St-Valier, ainsi que nous l’avons déjà annoncé.Plusieurs de ces marins d’eau douce sont revenus avec une cargaison do provisions de bouche.En s’échouant, le vapeur s'est fait dans le tuf un lit de deux pieds de profondeur sur une quinzaine de pieds do longueur.On va du rivage au navire échoué à pied sec.lorsque la mer est basse.Il ne peut se faire autrement que le vapeur se soit fait des avaries sérieuses dans ses «ouvres vives.Il est à peu près certain qu’il sera impossible de retirer ce paquebot de sa mauvaise position avant une quinzaine «le jours, c'est-à-dire aux prochaines grandes marées.DERNIÈRES QUOTATIONS.Québec, 11 Octobre 1881.STOCKS.B u Tique do Québec « Union « Nationale.» :.Va Townships «le l’Est.« «lu Montréal .« «h*s Marchands.du Commerce.• «l'Ontario.« du Toronto.« Banque Consolidée « Molson.« «lu Peuple.< Jucques-Curtier.< d’Echangu.Association financiè r e «l’Ontario préférence.Association financi è r e d’Ontario, ordinaire.j Comp.des Chars Urbains do Québec.« du Gaz de Québec.« des Vapeurs « « de la Traverse * « l'Assurance < « « Royale Canadienne.• du Télégraphe de!- Montréal.« «lu Télégraphe de la Puissance.« «t«'s Chars Urbains •le Montré a.» de Navigation Richelieu A Ontario « «lu Gaz.Montréal.LE GRAND 103 .P 107 75 121 10?A m 110 150 103 1 PJ K H 9 i 8 8 10 ' 5 IJ 128:J lv!8jj 98 133 13?6 53.11 â3J 5 143iji !i2A 10 Ci» rhum**, mie toux, un uml «le gorg«*ru faite à un | avance importante.L«» montant «lu stock maintenant souscrit et demandé, dépasse un quart «le million de piastres, sur le«|u»*l um* moyenne de plus de iO /., a été pavé»*.HOLT A DEAN.Agents, Québec.EDWARD LRRUKY, Gérant.POUR RHUMATISME, Lu Névralgie.Sciatique.Lumbago, le Mal «i«i Reins, Douleur* «le l'Estomac, la Goutte, l’Ksquiiianeie.I nllmninntion «lu Gosier, Enflures et Foulures, Brûlures.Eehaudeinonts.Douleurs générale «lu Corps, et pour !«• Mal «le Dents, d’O nul les, pour Pied* et Oreilles Glacés, et jiour toutes autres Douleurs et Maux.Aucune préparation sur la terre est égale A l'Huile Ht.Jacob eotrunc remède externe sain, certain, simple et hou march*'.L’essai enfile peu, seulement la petite somme de *70 cents, et tous ceux >«>ulVrants «le douleurs peuvent «voir une preuve posit il «lu mérite que » cite médecine réclame.Les directions s«> r ; i publiées dans onze langui*.** différentes Vi'iidnr l'nr Tmn Lrs Hr«ii^nistec Et (Mmiutr-cauls l)t* .Ut-diM inek.A.VOGELER & CL K., p ILiltiiiiorv, Mil.I*.S.A.Québec, 7 octobre 1881.TRES BAS BU IX ! l^ouvçl!i‘.s lamjH^ reçue* LAMPES SUSPENDUES, LAMPES 1)E TABLE, LAMPES A BRAS.Un très grand assorti ment ¦ A Ri” FHÏX r I'xlruordiiiaiteiiiriK lias ! î PE VE R LE Y A CIE .Dépôt d'huile astrale .|»> Prati.Quèb-jc, G octobre 1881—Cru.—G sept 81 350 Eh gros et en Detail 40, rue St-Pierre, liasse Ville, Québec.Ueçu dernièrement un immense assortiment DE LIBRAIRIE Encre Française, Anglaise et Américaine «le toutes sortes, Mucilage, ('imitaittic, Puzzolinc et Colle forte, liquide.Copier de tout«*s grau Jours «*t qualités ainsi épi' Enveloppes.Fournitures de Bureaux, de tous les genres, Encriers en ver taillé, etc., etc.Livres blancs pour comptes.Livres à copier, Registres, etc., etc.Fournitures de classes comprenant tous les livres approuvés pur le Conseil de 1*Instruction Publique.Cartes Géographiques, Ardoises, Crayons, Jloitcs de Mathématiques, Crayons, Plumes, Toile à tracer, Papier mécanique, Papier huile, etc., etc.Splendide assortiment de Livres de Prières venant d’être reçu et des genres les plus nouveaux.Chapelets monture argent grand assortiment.TOUJOURS EN MAINS : Dictionnaire Deschcrclle 2 vols, Flemming et Tithing (Français Anglais, 2 vols.) 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POSSESSION DU 1er MAI 1382.I/!L\ position *er:i ou verte à initli.A cendre ou à louer ADMISSION : 10 CENTS.corps de musique jouera le soir.F.OLIVER, Secrétaire-Trésorier.LA propriété considérable et d’une grande valeur, si bien connue sous le nom de » Domaine et moulin de St-Nicholas » à une petite distance au nord-est do l’église, et à treize milles de Québec, comprenant les moulins à scie et à farine, en parfait ordre, avec loutt s les machines, chaussées, quais, estacades, chaînes, etc., etc La terre et lo lot do grève, d’une étendue «io plus do 340 arpents on superficie, font partie de la propriété.Il y a communication tous les jours par bateau entre Québec it St-Nicholas, et Iti débarcadère, à cette dernièro place, se trouve sur le terrain voisin de la propriété.Pour plus amples informations, s’adresser à LOUIS LESSARI), Sect .-Très.Soc.Const.Perm te de Québec, ou boite MG P.O.Québec.Québec, 12 octobre 1881.—Im.'MW Four favoriser les exposants, les produits seront reçus au Pavillon «les Patineurs, mardi soir.Québec, 4 octobre 1S8I — lf»f.358 LES .STEAMERS DE CETTE LIGNE SONT *.EG A DI, SOLUN’IO, PE LO RO.VINCENZO FLORTO, WASHINGTON.• le *2500 à iüOO tonneaux, construits en fer, avec compartiments, et toutes les améliorations mo denies pour le confort et la suretô.Plusieur autres steamers d'un tonnage plus fort sont «*n construction.Les nrrangements et confort pour les passagers sont tout ce que l’on peut désirer et sur quelques vaisseaux SUPERBES.La table ne peut pas être surpassée.La route •‘•st de NEW-YORK à : Gibraltar.Marseille»*, Genève.Xaples, Messines Païenne et au retour DE PA FERME DIRECTEMENT à New York,touchant simplement à GIBRALTAR.La route suivie se trouvant à près de 50C« milles au Sud de celle suivie parles steamers qui touchent au Havre, cette ligne Italienne est généralement favorisée par du beau temps.Les passagers pour l'Italie par cette lignode steamers,.évitent les transports ennuyeux par chemin «le fer qu’ils étaient auparavant obligés «le faire.Les prix pour cabine et passage avec confort supérieur sont de $75 à $120 suivant les ports.Il y aura une grande excursion à Home dans le mois de juin 1882.Il y a un médecin et une garde-malade sur chaque steamer.Pour plus amples informations s’adresser à L.W.MGR RI , Broodwu).New-York.A Québec, à M.BROWN, Agent pour le Gunadu.No 113, Rue Si-Pierre.Québec, 57 septembre 1881 — lan.O L ihr re, No.61, Rue St.Joseph, St.Roc h.Québec.7 août 1880.1103 4 Vendre ffiSaL L»* grand magasin occupé depuis nombre d années par Messieurs Thi-BiàB88 bandeau A Cie, coin des Rues St-Pierre et Sous-b* Fort.S’adresser aux URSULINKS, ou à ALEX.LEMOINE, N.P.Q ¦«•bec, Kl octobre 1881 — lin.3G3 LE steamer « MlttAMICNh partira de Québec! Ornementations domici- M,r— " .“ A vendre.liaires.ÜN mugnilique piano do la célèbre munul'ac- ! Pour fret ou passage, s’adresser à turc Wobor.Ce 'piano a sept octaves, il | WM MOORE, «• -• » * - Gérant, est neuf et dans un ordre parfait.S’adresser choz JOS.HAMEL «V FRERES, Côte de la Montagne, Rue Sous-le-Forl.Québec, i\) août 1881.3 26 AUDI, 18 OCTOBRE à DEUX Heures P.! M„ pour PICTOU, arrêtant h la POINTE AUX PERES.MÉTIS, GASPÉ, PERCÉ, SUMMER- | SIDE et CHARLOTTETOWN.| - Go steamer donne tout le confort désirable [UOI S avons déjà eu occasion do parier à no> aux passagers.1^1 lecteurs de M.MARTEL, «le l’ANGIENNE- LORETTE, qni s’occupe de l’entrelion do jeunes arbres destinés à orner les devantures des i maisons.M.MARTEL, désire surtout attirer l'attention ; de ceux qui aimeraient à planter de9 arbres : devant leurs résidences, qu’il pout fournir dos ormes magnifiques, à TRES BÔN MARCHÉ.Québec.5 octobre Î88L 360 Quai Atkinson, Québec.LEVE A ALLAN, Agents des passagers, En face do l'hôtol St-Louis.Québec, 22 septembre 1881.186 PIN ROUGE et PIN BLANC, HEMLOCK, ORME, etc., *•!! lots h la commodité «les acheteurs.S’adresser à M.J.BELL FORSYTH.I lfi, rue St-Piern* Québec, G o* tobre 1881.301 FOURRURES VION assortiment de Founiiturcs mainte-ifl liant au complot el offert un venir à ,|*»s prix raisonnables : Capots pour Messieurs on Astra can et en Raton, Robes de Voitures, Jaquettes pour Ü.«m«*s, en Loutre, Astracau et Mouton «!*' Perse, Manchons.Casquettes.Boas, etc., etc.Aussi .—Gants de Chevreuil, Kid et Lain**.FO U tilt U RES TEINTES ET REFAITES.JAMES C.PATERSON 27, HUE RUADE.Québec, 10 octobre 1881.lotiç» Fromage de Gruyère NOUVELLEMENT IlEt'U : r T1UVÉES DE FROMAGE DK GRUYÈRE, f) \j (meilleure qualité) que nous vendons à un prix très modéré.G INGRAS & LANGLOIS, 54, Rue du Palais.Çubec, *2fi septembre 1S81.353 A VENDU JE.POISSON! 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TABLE mini H 0 & CHANGEMENT D'HEURES.?PARTIE DE LUNDI, 19 JUILLET 1891, Ii6s trains partiront comme suit : Aube Purificatoires Lavabo Kl Lingerie pour Insignes, Etc.Une Visite à mes Ateliers est respectueusement sollicitée.Québec, 31 décembre 1SS0—1 an.église 97 3T ¦ >.* ; -, & $£&**** ___ * * .; P» nT -X- — • •* Mixtb.Malle Exprès Départ de Hoche- A.M P.M.la g a pour Ottawa! • 8.30 5.15 Arrivée è Otta-j l 1 P.M.! I 1.00 9.45 Départ do Ottawa ] i A.M.j>our Hocholûga.l i 8.10 4.55 Arrivée h Hoche-' i P.M.laga i 12.40 9.25 Départ de Hoche-! P.M.P.M.laga pour Qué- bec • • • • • 4M 3.00 10.00 Arrivée k Qué- • A.M.bec 9.25 6.30 Départ de Québec A.M P.M.pour Hochelaga.1 10.10 10.00 Arrivée k Hoche- P.M.A.M.laga.4.40 6.30 Départ de Hoche- > laga pour St-.lé- i l>.M.• ! rAin n fi 30 • .4/vircfe à St-Jérô- i w.v V ! [ me .i 7.15 ••••••• • •••••«•••a Départ de St—fô- t rôme pour Ilo- A.M.chelaga 6.45 *••••••• • ••••••«• • Arrivée k Hoche- ?il p il ••••••••• •••••••• 9.00 •••••* • Départ «h; Hoche- W M laga pour.loliette 5.00 *•••••• • •••••a • Arrivée à Joliette 7725 i •#••••••• • • • •••«••« Déport «le Joliotte A.M.1 j pour Hochelaga.6.20 l •••••• ••• ! •••••••••• Arrivée à Hoche- ••••••*•••• ••••• 8.50 l «•••••••• •••••••• • Service local entre Aylmer.Hull et Ottawa.IMPORTATIONS LA PLUS G II AN DK MEHVKI ILE DES TEMPS MO DE PNE 1881—PRINTEMPS—1881.Québec, Moi 1881.NOUS prenons la liberté de vous donner connaissance des importantes améliorations qu’a subies, ce printemps, notre magasin de détail.Les demandes pressantes de notre commerce do gros, qui s’est étendu chaque année, nous ont engagés à transporter ce département dons les bâtisses spacieuses île la Compagnie du Richelieu, RUE DALHOUSIE.L’ancienne maison à l’heure qu’il est, comprend donc une superficie do 18 000 pieds carrés, le tout formant six étages.Deux portes d’entrée, l'une sur la ruo Sous-le-Fort et l’autre sur la Côto do la Montagne, donnent accès aux divers départements disposés comme suit :— Les Pilules et 0 h (fund Holloway ! ! 1 KH PILULES purifient -ang, «*t guérissent nn?ATTT?r ùva C'T?i *2 tous les dérangements d.oie.de ristourne.I hLjPI 1 £jil JjI/LLrJ^ ; (p,s Mognons et des Boyaux.Elles donnent la /Em/wI# *4»* /p Jïnrf •) - force et la santé aux consti "oiis débiles ei ytsnh te rue SOUS te non .) j sont d un secours inappreciable dans les india- Kloffes ù Robes, Hoiries, Moires Antique.?, etc.j positions des personnes du sexe de tout âge.Plumes cTAulruche, j Pour les enfants et lo.s vieillards, elles sont d’un blanches,noires et de couleurs, j prix inestimable.Fleurs, Rubans, Dentelles, etc., 1 - Lingeries pour Dames et Enfants., g -L Parasols, Kntoulcus, de.j Q j ^ Fix RJI ÏJ fc •* 11 .1 __ i ^ un rfiin{.(|c infaillible pour les douleurs4daiih DEUXIEME ETAGE : Draps noirs, Casimirs noirs et de couleurs Serges, Tweeds Canadiens, Anglais et Ecossais.Chapeaux de Soie, de Paris et de Londres, Chapeaux de Feutre de Christy, etc.Chapeaux de Paille pour Dames et Enfants, Cols, Cravates, Chemises, los jambes, la poitrine, pour l*-s vieilles blessures, plaies et ulcères.11 est excellent pour la goutte et i.< rhumatisme, Pour les maux de gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes les maladies do ln peaux, il est sans rival.Manufacturé seulement ù rétablissement du l professeur JIOLLOWÀY.533, RUE OXFORD, j LONDRES, et vendu à raison de Is.ltd .2s.le toutes sorte.] yj f j i«.2;V, «t 33s.chaque boite et pût d au .asnnsoies.*1 e.^una(ja ^ 3g ccntS( 90 cents et $1.60 »*t le*, piu- gmndes dimensions en proportion.t De Québec : MORAVIAN.Samedi.S octobre.SARMATIAN .« 15 « CIRCASSIAN .« 22 sur toute leur ligne aussi que sur fi s lignes «les Etats-Unis « billots aller et retour compris * nu même prix qu’à leur bureau.Nous invitons le public de profit?! *5* ce grand avantage.GINGHAS A LANGLOIS.5i, ru»; du Palais.Québec, 13 arril 1381.180 Bazar auquel EN FAVEUR DE V Hôpital du Sacré-Co u r d*' Jésus, Qui s'ouvrira le 17 «lu courant, à ia salle Jacques Cartier, st-P.ocb, sou> 1«» patronage distingué do Sa Grandeur Mgr l’Archevêque de Québec, et «ie Messieurs les Membres «lu Clergé.Los Dames dont los noms suivent présideront les tables au bazar : Table du Sacré-Ca ur : Madam** P.E.Gingra-, assistée par Mesdames Dr Dion.Dr F'iset.N.Lachance, Auger «*t Martineau.Les Enfants de Mûrir, S(Sauveur : Mile Petit, assisté par Mesdemoiselles M.Bilodeau, S Vcrret, J.Savard, et M.Lange*, in.Table St-Joscph : Mrne U.Lapointe, assistée par Mesdames O.Migner, N.Consigny, T.Nolettejut Bélanger.Table S te-Anne : Mme J.Picard, assistée pm Mme L.Pépin.Table St-Jcan-Bapt\ste : Mme (î.Roy, assisté** par Mme A.Racine.Table St-Roch : Mme Frs Blouin, assistée jmi Mesdames Chs Guirard, .L B.Drotiyn et Bruno Do Lamarre.Table St-Vincent de Paul : Mme J.Lachance, assisté par Mine J.Lemieux et B.Lyonais.Table St-Patrice : Mme M.Mÿlor, assistée pur Mmes B.Leonard, J.Chaloner, O’Donnell, .1 Smith et R.W.Battis.Table Sts-Angcs : (Rnfraichissemts.)—Mme 1*.Lapierre, assistée par Mesdames Renaud, W.Jatbcrt et Bernier.Les personnes charitables ayant quelques articles à offrir, sont respectueusement priées de les envoyer aux «laines ci-lmut mentionnées, ou à l’Hôpital du Sacré-Cœur.Rév.J JOS.MARQUIS, Pire, Directeur.Québec, 11 octobre 1881.—5m.200 CONDITIONS —DU— Courrier du Canada E*rix de l’Abonnement EDITION QUOTIDIENNE.CANADA t Un an.gltt.OO Ki* j ^ix mois.g.GO ETATS-UNIS.( Trois mois.1.511 {Un au.25h stg.Six mois.12.0 •• Trois mois.0.5 44 F,,.*.,,, f y» un:.«MH'ViiDfs.F MANU*,.j Six mois.50 (Trois mois.15 « « • » Aux amateurs de bons cigares.CIGARES DE LA HAVANE, ! 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