Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 31 mai 1882, mercredi 31 mai 1882
• ; • .y< «-y .y.; ; * SgfeT*?V !£6eiiie Année No 8B3"Edition quôtidieiine-ffeme Année Mercredi 31 Mai • # JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS.J’ESPERE ET J'AIME Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef IIU\(E LÉGER BROUSSE AU) Editeur Propriétaire.l/HOSPITALITÉ FRANÇAISE L'hospitalité est une )>ellc ehosi*, dit le National, niais il y a deux manières de l'exercer ; l'une banale, abandonner sa maison à tous venants; l’autre prévoyante, garder les clefs de la maison et rester maître chez soi.Une France qui serait hospitalière au point d'etre un terrain sans clôture, ouvert à tout passant ; généreuse au point de ne plus distinguer entre ses enfants et ceux des aulrcs ; bénévole au point de n’oser plus congédier ni indiscrets, ni tapagciirs, ni ennemis ; magnanime au point de dire aux Cosaques, aux Turcs, aux Mongols, aux Unissions, aux Papous, aux nomades de tous les pays : Citoyens du monde, vous êtes ici chez vous ! Nous savons que ce serait pour certain.0 philanthropes à cœur très vaste, une France idéale, une France superbe, dont leur patriotisme-mappemonde serait enorgueilli.Nous l’avons connu, ce rêve lait pour nous par l’excellent baron prussien Anacharsis Clootz, l’orateur du genre humain, que la France eut la générosité cosmopolite d’admettre parmi scs législateurs.Il ne voulait pas seulement, ce que beaucoup souhaiteraient aussi, la fraternité des peuples ; il voulait que la France naïve fût à la lois leur fanal et leur auberge, leur carrefour, leur terrain neutre, le réceptacle de leur fraternisante invasion, son temple universel, et disons le mot, leur bien.Encore avait-il lait défiler par convenance un prétendu représentant de chaque nation, un It alien, un Espagnol, un Allemand, pour jurer amour à notre constitution.Nous l'avons retrouvé dans la Commune du 18 mars, ce même rêve aboutissant à abattre la colonne Vendôme pour qu'elle n'oHusquc plus l’œil irritable de l'étranger ; ce rêve qui supprimerait le nom de nos victoires, nos arcs de triomphe, la mémoire de nos héros, notre uniforme militaire, bientôt nos forts, nos armes, pour être plus courtois envers nos hôtes de toutes races ; nous l'avons retrouvée dans l’Internationale, avant de l'entendre glorifier à nouveau à la chambre par 44 l'internationaliste M Talandier, cette immense honte qui nous offrirait comme un asile sacré aux agitateurs errants, aux vagabonds, aux espions, aux agents de la terre entière ; cette conception d’un droit de cité prodigué, comme autrefois dans la Rome de la décadence, à tous, et même a qui n’aurait pas les devoirs du citoyen ; cette théorie d’une patrie qui, entourée de voisina armés, jaloux, malveillants, envieux, se ferait un plaisir d’être une patrie pour eux aussi, une patrie à prendre et à quitter, à trahir au besoin, mais à ne jamais servir.Cela a si bien réussi à cette Home, dont nous parlions, quand, maîtresse du monde ci se croyant monde elle-même, elle se laissa pénétrer par tous les peuples, parles Gaulois, et les Daces, et les Sarmates, et ceux qui lui apportaient les mystères d’Isis, et ceux qui lui apportaient le Feuilleton du C0UM1EK DU CANADA 81 Mai 1882—No 27 —, Par Mmk Augustus Craven.(Saitc) culte de Mithra, et ceux qui répandaient chez elle les mœurs de l’Orient.Quand ce fut fait, qui devint le maître ?Ce fut ce ramassis d’affranchis et d’étrangers ; et.que devint le Romain ?et que devint sa patrie ?Est-ce là ce qu'on prétend renouveler pour nous : une France qui appartiendrait A tout le monde excepté à elle-même ?Il est plaisant, en vérité, d’entendre dire que, pour avoir fait de la musique avec Offenbach, de la poésie avec Henri Heine, de la lumière avec Jablockoff, notre pays a perdu le droit d’être aux Français plus qu’aux étrangers : que tons y doivent être sur le même pied ; que la préservation ne nous est plus permise contre certains compatriotes de ces grands hommes, bien que, au lieu de faire de la musique ou de l’électricité, plusieurs fassent de la provocation ou de l'espionnage.Nous condamner à devenir leur proie, grand merci ! C’est pousser trop loin l'amour de nos frères les étrangers.M.Louis Legrand a eu cent fois raison de dire que nous n'étions pas prêts pour cette civilisation débilitante.Hospitaliers, soyons-le ! J’ourlant pas en dupes.Etre à la fois 44 de bons cosmopolites et bons patriotes peut sembler une lumineuse association d’idées.Quand on aura trouvé le moyen d'être l’un sans affaiblir l'autre, nous verrons! fiCoute et 1*Angleterre Le Times termine par les lignes suivantes un article consacré à la cérémonie par laquelle le cardinal Mac-Cabc a pris possession du titre de Sainte-Sabine, à Rome : “ Tout Anglais, quelles que soient ses convictions religieuses, doit se réjouir de voir l’Irlande conserver par le moyen de son clergé et de sa hiérarchie ecclésiastique, des rapports étroits avec un grand centre DK CIVILISATION EUROPÉENNE, LE VATICAN.La race irlandaise est une race à part ; tous nos efforts ont échoué avec elle ; nous devons donc être reconnaissants que la religion catholique ait encore autant de puissance sur elle, et que Rome jouisse toujours de l'affection et de la confiance des Irlandais.“ Si Rome peut faire un bon usage do son influence sur l'Irlande, elle, aura justement gagné un mm veau titre A la confiance des autres pays.*' Pairie cl Etcligion On lit dans le Courrier de.Bruxelles : Un grand combat va se livier le 18 juin en Belgique.Le libéralisme met en ligne tousses agents: journaux impies et immoraux, courtiers électoraux menteurs, surnuméraires allâmes, candidats impatients de se caser dans des sinécures, instituteurs gueux plus soucieux de»se concilier les faveurs.de la Loge que de se réconcilier avec Dieu.Pour se maintenir et triompher,les chefs de cette armée font miroiter aux yeux des vulgaires ambitieux les plus séduisantes perpectives : 44 Si vous nous soutenez et si nous triomphons, disent-ils, les faveurs pieu-vront sur vous ; les pierres qui sont sur votre chemin se changeront en gateaux ; la main-morte sera retranchée et les trésors qu’elle retient tomberont en pluie d’or sur vous et sur les vôtres ; vos ennemis seront renversés et foulés au pied, tandis que nos protecteurs arriveront aux plus hautes charges et vous élèveront jusqu’à eux.Il n’y aura plus d’emplois, de fonctions que pour vous et vos amis ; les cléricaux n’auront plus aucune influence.Avec eux, il faut en finir ; et pour en finir, il faut nous conserver la majorité : celii lait, nous nous chargeons de mater, de rançonner, d’exécuter ces ca! lot tin s rebelles aux lois du pays.” Voilà l'armée du libéralisme et les discours qu’adressent aux soldats les | chefs de cette armée qui menace à la ; fois la patrie et la religion.^ E11 diet, si les gueux parvenaient à se maintenir au pouvoir, la Belgique serait livrée en proie à toutes les ambitions et à toutes les corruptions La liberté ne consisterait plus qu’à persécuter et à souffrir la persécution; Y égalité ne serait plus qu’une dérision.Qu’ost-ce, en effet, que Y égalité dans un pays où toutes les faveurs sont pour les uns, et les avanies pour les autres ?Y a-t-il encore l'ombre de 44 fraternité ” chez un peuple divisé en deux moitiés, dont l'une 11’a d’autre souci que d'organiser contre l’autre la prescription et le gouvernement de la défiance nationale Y Après la prescription viendra la banqueroute, car l'or des catholiques, extorqué de mille façons odieuses par le lise* ne suffira pas pour gorger une année de parvenus insatiables.Mais pendant que cos sangsues dévoreront la patrie, quel sera le sort réservé à la religion ?La morale du Christ sera remplacée par la morale indépendante.Les dogmes, traités “ d'aveugles liens, de préjugés, ” seront arrachés du cœur des jeunes générations apostates de leur foi et de leur baptême.L’enfance obligée de recevoir renseignement sans Dieu ira dans les écoles officielles se nourrir d’indifférence contre la religion du Christ, et s'abreuver de haine contre les ministres de l’évangile.Les religieux seront dépouillés et conduits à la frontière, et les biens volés aux églises seront employés à majorer les traitements déjà fabuleux des instituteurs et des professeurs d'irréligion et d'athéisme.Ces maux et d'autres semblables ne sont ni une prophétie en l’air, ni une charge faire à plaisir.Car, si sombre que soit ce tableau, il n'est qu'une imparfaite ébauche des représailles que M.Graux nous a annon-1 cécs et burinées, il y a quelques jours • à peine, au Palais de la Nation.En face de cette immense calamité qui menace la patrie et la religion, tout bon citoyen dait combattre, tout catholique doit agir ! La patrie est menacée dans toutes ses libertés, dans ses autels et ses foyers, dans ses aïeux dont on profane la cendre et dans ses enfants dont on corrompt les Ames ; et naus ne ferions pas pour la sauver un immense effort ! Nous ne donnerions pas pour conjurer cet immense malheur, et l’obole de nos sueurs, et le fruit de nos travaux, et le concours do nos talents et de notre activité ?Oh ! n’épargnons rien dans une crise aussi grave ! Il nous en coûtera moins de sacrifices de tout genre pour ramener la victoire sous nos drapeaux, qu’il ne nous en coûterait pour supporter—et cela sans profit, —les vexations et les spoliations des gueux.Sur Dnnvin La mort de Darwin, et surtout les articles publiés à cette occasion, plus darwinistes que Darwin lui-même, redonnent de l’actualité à une amusante lettre publiée par M.Charles Monselet dans VEvènement, de Paris.Le correspondant explique par suite de quelles phases successives l’homme (singe perfectionné, au dire des darwinistes) a fini par perdre son appendice primitif.C’est l'usage immodéré de la chaise qui est cause de tout.“ Nul doute que, par la station assise, l’extrémité caudale de l'homme n’ait été soumise à des heurts fréquents, dont la répétition a dû produire un mouvement ascensionnel de la moelle prolongée qu’elle contenait, en même temps qu'une tendance à la résorption de cette queue.“ Et comme il est démontre en physiologie que les modifications acquises se transmettent par hérédité, nul doute que cette action répétée n’ait produit à la longue la disparition de la queue réduite enfin au coccyx moderne.44 Nul doute encore que le mouvement ascensionnel de la moelle vers le cerveau n'ait procuré à cet organe un alllux de vitalité et un développement exceptionnel.u Ne cherchez pas ailleurs, monsieur, les causses de notre supériorité mentale ;—c’est à l’usage de la chaise que nous en sommes redevables.” Un jour (il y a de cela quelque quarante ans), Darwin reçoit une longue lettre, timbrée d’Allemagne, et contenant, après un éloge dithyrambique de l’auteur de l’Origine des espèces, une.demande formelle en mariage.A cette singulière missive était jointe une photographie représentant une femme d’un certain âge, ou mieux d'un Age trop certain.L’auteur de cette curieuse lettre, qui se déclarait 14 bas-bleu ”, ajoutait, sans doute pour tenter Darwin, qu’elle possédait une fortune très rondelette.Elle terminait en priant le naturaliste de lui envoyer avec sa réponse sa propre phothographie.Darwin, croyant à une mystification, s’apprêtait à jeter la lettre au panier, quand un de ses amis, auquel il venait de communiquer ce 44 document humain " le pria de la lui confier.L’ami de Darwin se mit A correspondre d’une façon suivie avec la romanesque Allemande, il se trouva que la demande de cette assoiffée du mariage était on no peut plus sérieuse.Le .bas-bleu teuton so déclarait Dût mon cœur se briser, je no vous désobéirai jamais.La marquise prit en silence acte de cette promesse, et clic sc sentit A la fois désarmée et rassurée.Elle ne craignait point du tout que le cœur de son fils se brisAl effectivement.C’était là à ses yeux un accident tout A fait imaginaire et inconnu dans la vie réelle.Son devoir A ello, en ce moment c’était de reprendre la direct ion de la destinée de Raynald,c’était de le guider sagement ; et dans un an, il lui on rendrait grAce et sc trouverait le plus heureux des heureux.Après un moment de réflexion, elle dit gravement en regardant son fils en face : 44 Raynald, je désire savoir si tu as annonce tes intentions à ta cousine, et si, par hasard, elle serait dans la confidence do ce qui vient de so passer entre nous.” Raynald rougit, mais ce fui de ressentiment plutôt que d’embarras, 44 Non, 111a chcre mère, je 11'ai point annoncé comme vous le dites, mes 14 intentions ” A Eliane.Elle ignore, A l’heure qu’il est, l’honneur que j'entendais lui faire ; de mon côté, par conséquent, j’ignore comment elle eût accueilli cette communication.” 11 ne convenait pas A la marquise de s’offenser du ton-ironique de son fils.^ 11 lui suffisait d’être assurée qu'il lui disait la vérité.^ Rien n’était donc perdu, il ne s’agissait que de gagner du temps.Elle se tut encore un instant, mais, s’apercevant que la physionomie de Raynald devenait de plus en plus sombre :• 44 Mon cher, enfant, lui dil-ellle avec un mélange d’autorité et de douceur qui lui donnait un étrange ascendant sur ceux qu’elle voulait dominer, je vous en ai dit assez pour vous faire réfléchir,et j’ajoute maintenant que, sûre de ne vouloir que votre bien, je 11e changerai pas d’avis.Mais enfin il n’y a pas péril en la demeure, n’est-ce pas Y Vous m'affirmez, et je vous crois, que vous n'avez pas le projet do me désobéir.Vous me dites, et je vous crois encore, qu’Eliane ignore vos sentiments, et l’honneur vous engage A continuer A vous taire.J’aime à croire que vous le comprenez.Pour aujourd'hui restons-en donc là.Nous reparlerons de tout ceci plus tard.Cette semaine j’ai d’autres affaires et je compte sur vous pour m'aider à recevoir convenablement ceux que j’attends.Car, au bout du compte, Raynald, c’est vous qui êtes le maître de la maison.Le moment était singulièrement choisi pour lui dire qu’il était le maître, mais Roynald 11e le remarqua pas.Il savait de longue date que sa mère n’aimait pas les idées dont elle n’avait pas l’initiative, et il s’était, préparé A rencontrer chez elle une vive résistance, lors même qu’en definitive elle eût fini par accéder A ses désirs.Aveuglé en ce moment par l’espoir et trompe par le calme apparent de la marquise, il jugea que son opposition serait beaucoup moins vive qu’il 11e l’avait supposé.Il se soumit donc sans cli'ort à prolonger, pendant huit jours encore, lo silence qui lui était imposé, et pendant ce temps il s’engagea A accomplir scrupuleusement les devoirs que sa mère lui dicterait vis-à-vis de 6cs hôtes.Il allait sortir, sinon satisfait, du moinsun peu soulagé par l’ontrctien enchanté des lettres quo lui adressait le faux Darwin, et terminait on réclamant de lui avec insistance la photographie déjà demandée.Le fils d’Albion jugea alors que la plaisanterie avait assez duré, et prit le parti d’y couper court par une fumisterie violente.Il prit une photographie, qu’il mit sous enveloppe A l’adresse de l’Allemande, en écrivant au dos : 14 Puisque vous y tenez, je vous envoie l’image, hélas ! trop flattée, de celui qui vous aime pour la vie.” Or, la dite image représentait, suspendu par la queue A une branche d’arbre, un superbe mandrille.Et il sc trouve que précisément Darwin avait une ressemblance étonnante avec cette espèce de singe ! C’est peut-être ce qui lui a fait soutenir que l’homme descend du chimpanzé ! France et Flals-Hni.s Depuis quatre-vingts ans, des réclamations sont élevées par divers citoyens des Etats-Unis, pour les dommages qu'ils ont éprouvés de la part des Français.Un rapport de M.Frye au congrès américain expose connue il suit l’origine de cette affaire.Les colonies étaient engagées dans une terrible lutte qui semblait si désespérée, que Washington déclara dans une lettre officielle au congrès qu’A moins qu'un grand et capital changement 11e s’opérât, l’armée serait réduite a l'une de ces trois extrémités: mourir de faim, se dissoudre, ou se disperser.Alors, lo G février 1778, ce nuage sombre a été dissipé par la proclamation du traité signé avec la France par Benjamin Franklin, par lequel la France garantissait aux Etats-Unis leur souveraineté et leur indépendance, absolue et illimitée.Les Etats-Unis, par contre, garantissaient A la France ses possessions en Amérique.Il était, en outre, stipulé qne, en cas de rupture entre la Franco et l’Angleterre, le garantie réciproque serait en pleine vigueur, et aurait son plein, effet, du moment oû la guerre éclaterait.La France a fidèlement exécuté ses engagements au prix de $280 000 000 et du sang de milliers d'hommes, et l’indépendance des Etats-Unis a été accomplie.Vingt ans étaient A peine écoulés que toute l'Europe monarchique était en armes contre la France républicaine, et le ministre américain, de tous les ministres des puissances étrangères, restait seul A Taris.La conduitedes Etats-Unis pendant cette guerre, et le défaut d’exécution de la clause de garantie existant dans le traité d’alliance avec la France, sont des circonstances familières A tout le monde.La France, indignée de ce ou’elle considérait comme un manque de loi et une grossière ingratitude de la part des Etats-Unis, a usé de représailles en détruisant des milliers de nos navires et en confisquant les cargaisons.Les réclamations en question aujourd'hui proviennent de citoyens américains, dont la propriété a été ainsi détruite.La justice de ces récla_ qu'il venait d’avoir, lorsque sa mère le rappela.44 Tu comprendras, je le suppose, dit-elle, la convenance de t’abstenir pour le moment de promenades matinales semblables A celle que tu as faite ce matin dans la forêt.” Raynald 11c répliqua pas et sortit, mais un mouvement d’humeur dont il 11e fut pas le maître, lui lit fermer la porte plus brusquement qu’il 11e l’aurait voulu.La marquise, déjà replongée dans ses réflexions, leva la tète au bruit, et rougit d’un air mécontent, une larme coula le long de sa joue, et elle murmura : * 44 Oh ! que les enfauts sont ingrats ! ” Puis elle écrivit rapidement la dépêche suivante qu'elle adressa a M.de Malseigne : 44 Arrivez le plus tôt possible, j’ai besoin do vous.” X M.de Malseigne ne reçut point cette dépêche A l’heure voulue, parce que, lui aussi, il avait quitté Taris le jour du mariage do Blanche.Il était parti pour une petite terre qu’il possédait en Bourgogne, et ce fut seulement à son retour ^u’il trouva, parmi toutes les lettres qui l’attendaient chez lui, la dépêcne attardée do la mèro de Raynald.Il repartit alors sur-le-champ, mais lorsqu’il se rendit ainsi à l’appel de la mations contre la France a été pressée par les Etats-Unis et admise par la France ; ni ici, ni en France il n’y a pas eu, dans le cours des négociations pour le recouvrement, une seule dénégation, mais la France a présenté une contre-demande pour la réparation de griefs nationaux contre les Etats-Unis.Les Etats-Unis ont admis les griefs nationaux ; puis,voyant que la garantie perpétuelle concédée A France par la traité d’alliance pourrait ramener a l’infini de semblables difficultés, ils se sont appliqués a obtenir l’abrogation du traité, et ils ont négocié A cet effet.Le résultat de ces négociations n été que la France a donné aux Etats-Unis une décharge complète de toutes ses “ contre-réclamations ” nationales, et aussi de la garantie stipulée daim le traité d'alliance, et en retour les Etats-Unis ont relevé la France de toutes les réclamations individuelles présentées par leurs citoyens.C’était payer cher, mais la valeur do la contre-partie justiliait le sacrifice.Notre gouvernement a recueilli les bénéfices de ce règlement, mais il n’a jamais payé lin dollar a ses citoyens, dont la propriété avait été sacrifiée pour l’obtenir.Ce sont les descendants de ces citoyens qui sont aujourd’hui en instance devant le congrès pour obtenir justice.En conclusion de ce rapport, le comité demande que toutes les réclamations soient déférées à la “ Court of Claim.” Les réclamants devront s’adresser à cette cour par voie de pétition dans les deux ans après le passage de l’acte, sous peine de prescription, et la cour devra rapporter ses conclusions chaque année, en décembre, au congrès qui statuera en dernier ressort, sauf appel à la cour suprême des Etats-Unis.Tel est l'état de la question.On pense que le projet de loi préparé dans ce sens passera sans difficulté.l’N cKNTEN.um: i-Gonricux, (Belgique» a son centenaire ! Carlier.Philippe, (ils de Toussaint et de Briquet, Marianne, né à Gonrieux le 4 mai 1780, vient d’accomplir sa centième année.Quand il est né, la Belgique était doDc soumise à l’Autriche, sous Joseph il.Lui prétend que sa naissance remonte à un an cl demi plus lût, le 00 novembre I7S0, jour de la mort de Mario-Thérèse.Cette erreur proviendrait, dit-il, qu’alors les registres d’état - civil n’étaient que fort irrégulièrement tenus à Gonrieux.il lient le fait de son père, presque l’unique propriétaire de Presgaut Gonrieux en ces temps-là.C’est un homme taillé en véritable hercule, d’une sobriété extraordinaire, d'une force et d’une énergie peu coin mîmes.A 80 ans, ii était, encore dans toute la vigueur de la jeunesse.Jus qu’aud’lini, il a conservé tonte sa lucidité d’esprit, malgré doux maladies très graves qu’il lit en 1878 et I8S0, Us seules qu’il eût eues dans sa vie.Eu convalescence do sa dernière^ il fil une chute malheureuse et se cassa lu fémur.Il est guéri, el chante ses refrains les plus spirituels à ceux qui le visitent.Du scs treize petits-fils, onze remplis sent des fonctions publiques.Il voit trois petits fils à la quatrième généra lion.marquise, la société qu’elle avait invitée était déjà réuni à Erlon, depuis plusieurs jours.Il était plus de neuf heures du soir.Un grand nombre de voisins avaient été ajoutés, ce jour-là aux convives ordinaires, et le salon était illuminé et rempli de monde, lorsque Malseigne y entra inaperçu de tous, hormis de la maitressse de la maison.“ Vous vol à enfin, s’écria la marquise en quittant le canapé où elle était assise auprès de la duchesse de Longvilliers.Je vous attendais avec impatience.Pourquoi venir si tard ?.Pourquoi ne pas me répondre ?” Après que Malseigne eut expliqué en deux mots la cause de son retard, elle ajouta à voix liasse avec précipitation : “ Je ne puis rien vous dire en ce moment ; mais j’ai à vous parler, Armand.Restez ici ce soir, dans ce salon, quand tout ce monde sera parti.Il faut que nous causions au plus tôt.J’ai été bien inquiète, allez !.Maintenant je le suis un pen moins.mais encore ! Je x-ous conterai tout cela plus tard.Chut ! pour le moment.” Et sans avoir lo temps d’en dire davantage, la marquise de Liminges alla reprendre sa place au milieu de son cercle,tandis que Malseigne, plus en état qu’elle ne l’imaginait dedevi-ner la nature de ses préocupations, regardait de loin ce qui se passait, < cherchaient des yeux ceux qui seul dans ce salon, l’intéressaient.La duchesse de Longvilliers occi paît auprès de la marquise le grau canapé, et non loin d'elles se trou ; raient la baronne de Crécy et deu: ou trois dames du voisinage, don : l'une était remarquable par sa toilclt ; ausssi bien que par la vivacité de s physionomie.C’était Mme de l’JIéris, une jeun veuve qui passait dans toute la pro vince pour une femme aussi élégant que distinguée, ce qui eût été plu vrai peut-être, si la petite ville di C., où elle habitait, eût été assez loii de Paris pour qu’elle ne pût jamai; être tentée d’y aller chercher soi esprit, tout comme ses parures, ai lieu de le tirer de son propre fonds Ce procédé lui avait fait perdre beau coup de sa valeur native, sans lui en avoir donné aucune autre.En somme, elle était fatigante, surtout au gré de ceux qu’elle cher chait particulièrement ù éblouir.(à suivre) Le prince do Ligne disait : TL./X 1 M «ni i n • i1:'.“T1'; ¦ •¦ »/ '* • ~.LE COURRIER DU CANADA SOMMAIRE Franco.Home et l'Angleterre.Patrie et Religion.Sur Darwin.France et Etats-Unis.Fbuillkton :—Kllane : (.*1 suivre).Le Conseil de Ville.La campagne électoral»?.Comté de Portneuf.Europe.Amérique.Funérailles.Petites nouvelles.ANNONCES NOUViÏLLKS Canal Welland.—F.Braun.Avis aux entrepreneurs.—E.Cagnou.Marchandises nouvelles—Béland,Ganit*au A Cie.Chemin de fer Intercolonial.— 1).Pottingor.C A N A D A QUEBEC, 31 MAI ISSü Le Council «le t ill«* Le Chronicle ne prise pas à une très haute valeur le nouveau Conseil de ville, présidé par Vhonorable F.Langelier.Voici de quelle manière il l’appréciait dans un récent numéro : 11 D’autres Conseils ont été corrompus et extravagants, mais le Conseil actuel semble remporter la palme sous ce rapport.La ville va de mal en pis en ce qui concerne son gouvernement municipal, et comme nous le disions,dans un numéro précédent, il n’est pas surprenant que nos rues restent dans leur état honteux actuel, et que Ton veuille nous imposer de nouvelles taxes, quand on pratique l’extravagance et la prodigalité dans le but d’en faire bénéficier dos partisans politiques.’’ Nous publions aujourd'hui le magnifique discours prononcé récemment à Ottawa par Sir John A.Macdonald.Nos lecteurs y trouveront un précis de la politique conservatrice depuis plusieurs années.Comte «le l*oi*t lieu I" Les libéraux de Deschambault avaient convoqué une assemblée hier où l'honorable M.Joly avait été spécialement invité à porter la parole-M.Vallée a démoli une à une les théories anti-protectionnistes de M.Joly, et a obtenu un brillant succès.M.Joly a mauvaise grâce de vouloir prêcher aujourd'hui le libre-échange, quand on sait qu’en 1870 il a déclaré que la protection serait avantageuse pour le pays.droit dans le Canada comme siège du gouvernement et qu’elle se fût rendue à ce vœu, un vote solennel du parlement, dans la session qui suivit ce choix, décida qu’Ottawa n’était pas l’endroit voulu pour être la capitale du Canada.Je faisais alors partie du gouvernement.Mon regretté confrère, sir George Etienne Cartier (appl) et moi tenions les rênes de l’administration.Bien qu’il fut intéressé en faveur de Montréal, comme moi pour Kingston, nous jugeâmes cependant que noire influence comme chefs du reniement, était insuffisante â persuader au parlement d’appuyer le choix fait par Sa Majesté, et lorsque tous les membres de la députation du jour, amis comme ennemis, se prononcèrent contre Ottawa, nous crûmes de notre devoir comme, hommes d’honneur et sujets loyaux, nous qui avions décidé Sa Majesté à se prononcer,d’offrir notre résignation.Nous nous sommes dit alors que c’était faire une insulte gratuite à la Reine que de rejeter le choix qu’elle avait lait, et que, à tort ou â raison, Ottawa, en autant que la question nous concernait, devait être la capitale du Canada.Nous donnâmes donc notre démission et l'honorable George Brown, le chef de l’opposition, de concert avec ses partisans, se prononça contre Ottawa, sachant qu’en agissant ainsi, il nous mettait â la porte.Il nous succéda ; mais pour combien de temps ?quarante-huit heures.Nous remontâmes au pouvoir et on vit toute la représentation, même nos amis repentants, qui avaient voté contre nous et contre le désir du gouvernement de voir comme capitale, se de nous, sir George Cariier, les aut res membres du gouvernement, moi-même, nous ne nous donnâmes aucun repos que le désir de Sa Majesté fut obéi, et cela d’une façon éclatante, honorablement, comme des sujets ayant promis à leur souveraine (l’accepter sa décision qui était d'avoir regard sur ses premières années tiques il se rappellera toujours avec tour maintenant.” (Rires).Les ou-gratitude qu’à votre bonté et â votre [ vriers se sont trouvés dans cette confiance il doit l’occasion de prouver position.Ils ont aidé aux grits â au public et à ses amis ce qu’il est.j monter au pouvoir, et, pendant les M.Macintosh en est.encore âj cinq années que ceux-ci sont restés Ottawa choisi grouper autour ici le siège du gouvernement.L’administration dont je suis un des membres et le parti auquel j'appartiens ont des droits â l’estime de la population d’Ottawa.Il suffit de constater la différence entre l’état de choses actuel et la condition du pavs â la fin do 1SG-1 et au commencement de 1S65.Ottawa n’était alors qu’une ville d’importance secondaire, maintenant elle est, comme population, la seconde ville, .je crois, de la province d'Ontario.Et cependant nous n'assistons encore qu’aux débuts de cette ville, débuts qui par leur expansion et leur énergie promettent une maturité grande et prospère.Messieurs, non seulement moi, mais mon parti nous avons acquis dos droits gagner scs éperons d’homme public, mais quand vous avez à choisir un homme pour un but particulier vous vous demandez d’ordinaire ce qu’il a fait par le passé ;et si vous examinez la carrière de M.McIntosh depuis son arrivée â Ottawa—il est venu ici parce qu’Ottawa était un centre important, parce que c’était la métropole du Canada—vous verrez qu’il s’est montré homme d’énergie, d’habileté et de persévérance (vifs appl.) Jusqu’ici il s’est montré â la hauteur de chaque situation qui lui a été confiée et il n’y a pas une tâche qui lui ait été imposée, pas de responsabilité dont on l’ait chargé dont il ne se soit acquitté avec honneur.Son passé garantit son ave nir.Je vous félicite messieurs du choix que vous avez fait.En 1873 le gouvernement conservateur tombait sous la calomnie.Dans la lutte déloyale qu’on nous faisait alors quelques-uns de nos adversaires étaient allés jusqu’à forcer nos tiroirs, voler nos lettres, etc., le parti conservateur était tombé pour ne se relever jamais—disait-on.Je ne fus pas le dernier â croire qu’il en serait autrement et qu’avant longtemps, le peuple revenu de sou égarement chasserait avec mépris du pouvoir ceux qui y étaient arrivés par les moyens les plus honteux.Nous les laissâmes en paix pendant ‘les trois premières années de leur règne ; sur les banquettes de l’opposition nous les voyions m* suicider.Après la session ils nous dirent que nous comptions pour rien dans les rangs de l’opposition et que nous n’étions pas même capables de protester contre leurs projets.Mais, â la quatrième session, nous nous mimes à l’œuvre sérieusement et, en dépit des dires des députés de l'opposition qui prétendaient que nous étions incapables de les remplacer, en dépit du scandale du Pacifique et malgré toutes nos fautes, ils s’aperçurent que nous étions capables de les remplacer et de nous acquitter des devoirs de la position infiniment mieux qu’il ne le faisaient eux-mêmes.au pouvoir, iis leur ont vainement demandé l’ouvrage.Ces cinq années se sont écoulées et les amis des classes ouvrières leur ont dit : u Adressez-vous à sir John et demandez lui de travailler dans vos intérêts.’’ Nous avons travaillé pour eux et obtenu de bons résultats.(Applaudissements).Je suis fier de pouvoir dire que quiconque veut se donner la peine de travailler aujourd’hui est bien rémunéré.(Applaudissements.) En 1878.la plus grande dépression régnait dans le pays et le peuple désespérait de pouvoir sortir de cette triste position.Deux ans auparavant l’opposition soumit plusieurs résolutions au parlement pour mettre en vigour l’ancien programme du parti conservateur en disant : Il faut remanier le tarif afin de développer nos manufactures, fournir du travail aux classes ouvrières et faire surgir de nouvelles industries et pour empêcher nos ouvriers de s’expatrier.” Nous nous sommes engagés â suivre ce programme et je demanderai au peuple si nous avons été fidèles ou non â notre promesse.(Applaudissements.) Voyez par tout le Canada ces industries qui surgissent et qui augmentent, de jour en jour, le cercle de leurs opérations.Ottawa, peut-être, esi resté quelque peu eu arrière sous ce rapport.Cela tient probablement â ce que vous concentrez tous vos efforts dans l’exploitation de vos ressources forestières.Vos riches pouvoirs d’eau ne doivent pas être utilisés seulement pour les scieries.Suivez l’exemple de Toronto, Montréal et autres villes, et grâce aux avantages exceptionnels que vous donnent vos pouvoirs d’eau, vos chemins de fer, vous ne tarderez pas â occuper dans le monde industriel la position que vous occupez dans le monde politique.En 1873, messieurs, nous avons acheté les vastes territoires du Nord-Ouest, â un prix exorbitant, d’après l'opinion de nos adversaires : mais I.:« campagne» électorale Voici une traduction du discours prononcé le 22 mai courant, â Ottawa, par Sir John A.MacDonald : M.le président et Messieurs, On me prend un peu par surprise.Je n’étais pas venu ici dans le but de vous adresser la parole, vous expliquer la politique du gouvornement ou traiter les grandes questions du jour.Citoyen et électeur d’Ottawa, j’ai suivi l’exemple des autres, voulant affirmer par ma présence ou par tout ce quéje pourrais dire en leur faveur, la confiance que je repose dans les deux candidats qui ont été choisis comme porte d’étendars du parti libéral-conservateur dans la capitale du Canada.( Applaudissements.) Voilà maintenant d'ici eX de là, près de dix ans que je réside à Ottawa.Je connais bon nombre d’entre vous, et n’eut été ma position de membre du gouvernement depuis presque toute cette époque, la grande partie des citoyens d’Ottawa serait pour moi des connaissances personnelles.Il m’aurait fait plaisir d’augmenter le cercle de mes connaissances, si j'avais pu le faire, sans nuire en rien à l’exécution de mes devoirs comme officier du gouvernement.M.le président, non seulement comme citoyen et électeur d’Ottawa, maie par la position que j’ai prise au sujet de cette ville, il y a maintenant déjà longtemps, j’ai acquis le droit de supporter mes amis et ceux qui m’ont donné leur appui.Il a y bien des années, lorsque Ottawa n’était tout au plus qu’un village reculé, il a plu à Sa Majesté, s’appuyant sur des conseils reçus et dans une sage prévision de l’avenir, de choisir cet endroit pour être la capitale des deux provinces du Haut et du Bas-Canada.(Appl.) Cette décision étonna d’abord tout le monde.Montréal, Québec, Toronto et Kingston, la ville que je représentais alors et qui avait eu une fois l’honneur d’ôtre le siège du gouvernement, protestèrent contre ce choix ; on ne voulait pas que la les électeurs d’Ottawa se sont pro- avait assez d’argent en caisse pour (appl.prolongé).Lorsqu’il jettera un lui répondis : 44 Voilà cinq mois que pitalisles, tant en Canada qu’en An- poli- je me courbe devant vous, à votre gleterre,nous disent : u Vous établis- sel des manufactures dans des conditions très favorables, mais est-ce que cela va durer ?Nous pouvons transporter nos capitaux en Canada ; y mettre des manufactures en opération et dépenser pour cela des milliers de louis ; mais, si le peuple déclare qu’il n’approuve pas votre politique et qu’il préfère le libre change,tous nos capitaux seront engloutis, et nous n’avons aucune garantie que cette politique sera en vigueur pendant longtemps.C’est pour cette raison que nous voulons que le peuple déclare s’il préfère la protection et la pauvreté au libre-échange avec la prospérité (applaudissements).Nous posons la question franchement au peuple en lui disant : “ Si vous voulez changer cotte politique là, faites-le ; si vous voulez que la prospérité continue, prononcez-vous dans ce sens aux poils et vous serez certains que cette politique ne pourra être modifiée d’ici à cinq ans.” Voilà déjà trois ans que nous jouissons des avantages de cotte politique et à l’expiration de cinq ans, les manufactures seront établies sur des bases si solides que,comme aux Etats* Unis, elles pourront se maintenir, et il n'y aura aucun risque que cette politique soit modifiée pour ruiner manufacturiers qui auront placé des capitaux dans ces entreprises (applaudissements.) C’est à vous de dire si cette politique sera maintenue ou non.Je connais d’avance le verdict du peuple.Je suis convaincu que vous désirez que la prospérité qui règne actuellement dans lo pays se continue, et pour atteindre ce but, messieurs, il faut que vous ayez au pouvoir un parti qui appuie la politique de 1878.Certains candidats grits comprennent si bien l'inanité des théories professées par leurs chefs qu'ils se déclarent prêts à accepter une certaine somme de protection.N’oubliez pas que ces déclarations isolées n’ont pas la moindre valeur, attendu que les chefs du parti grit ne veulent pas de la protection et ne permettraient pas quelle fut appliquée, même dans une certaine mesure, l’as plus tard que ces jours derniers.M.Mackenzie déclarait à la Chambre des Communes que la protection était un crime.Remarquez, messieurs, que les criminels ne prospèrent jamais, ni dans ce monde ni dans l’autre.Or, si la protection est un crime, nous profitons de ce crime, ce qui ne devrait pas être ; mais je suppose que nous sommes excusables pour la raison que me donnait un jour un brave curé : “ Vous ne supposez pas, lui dis-je, que tous les protestants seront damnés ?(rires) “ Oh non, me répondit-il, je ne crois pas cela, parce que vous serez sauvés à cause de votre invincible ignorance.” (Applaudissements et rires.) Alors, messieurs, notre44 invincible ignorance ” du crime qui a été commis ; notre invincible ignorance que nous ayions fait mal en développant les industries du pays ; notre ignorance que la protection devait faire renaître la prospérité nous sauvera, et vous contribuerez à notre salut en élisant MM.McIntosh et Tassé.(Applaudissements porlon gés.) ges.) Ils vous pouvez, juger aujourd’hui du résultat de notre politique dans cette ., ._ circonstance.Ce pays est florissant (Applaudissements proion- et des milliers (l’immigrants s'y diri- , , sent chaque semaine.Il aurait été s aperçurent que malgré leur imprudent d’encourager cette immi-p retendu dés intéressement, nous gration avant que notre nouvelle avions trouvé le secret de gouverner politique eût été en pleine opération ; le pays avec succès et que nous pou- parce que, bien que nous devions vions le retirer de.l'ornière où il était développer cette région, d’une ma-tombé.(Applaudissements.) nière ou d’une autre, nous savions Quand nous quittâmes le pouvoir que tant qu’il n’y aurait pas trop en 1873, il y avait de l'argent dans d’ouvrage pour les gens qui y étaient le cofl’ro public ; nous ne l’avions pas déjà établis, nous aurions commis (Appls prolongés.) j nos obligations.Nous avions toujours I messieurs, lorsque nous avons ouvert En 1873, lorsque nous étions les fait honneur à nos obligations ; nous ce riche pays aux immigrants, cet victimes des plus noires calomnies, | jouissions d’un bon crédit et il y obstacle était disparu, et aujourd’hui “ .' ‘ " r l’immigration, au Jieu d’être préjudi- noncés pour nous, et ont prouvé faire face aux dépenses du lendemain, ciable aux intérêts des ouvriers leur qu’ils «’étaient pas seulement que Avant qu’ils eussent été cinq ans|ost- favorable.des amis de passage ; bien que nous au pouvoir, malgré que les taxes Les ressources agricoles du Nord-lûmes dans les ironies régions de I eussent été augmentées de 2 J pour Ouest sont, pour ainsi dire, inépui-l’opposition leur appui n en a pas été j cent par M.Cartwright—sir Richard sables ; les habitants du territoire se moins sincère.Aussi laissez moi vous Cartwright,—par des circonstances livreront à la culture des céréales permettre que je n oublierai jamais I malheureuses, le pays était plongé pour approvisionner les marchés ailles amis d Ottawa qui mont été dans les dettes.Lo déficit augmenta g'iais et les marchés de l'Est, et n’ou-fidèles dans les jours de malheur, d'année en année, et lorsque nous I bliez pas, messieurs, que sous l’opé-(appl.prolongés.) montâmes au pouvoir, sir Richard ration du tarif actuel, le Canada seul Cette déclaration m’amène à vous Cartwright, si nous ne l’avions pas I profitera de ces avantages, car les parler d’un vieil ami qui m’a toujours [remplacé, lui et ses amis, aurait été Etats-Unis n’auront accès à ce mar- été fidèle.Je veux parler de mon obligé de hausser les droits davan- ché qu’en payant, des droits très éle-estimable ami, M.Currier, mainte- tage.Alais en 187S nous ne times vés.Pour nous l’accès de ce pavs prol.) Lorsqu’aux derniers jours, il ne peut se passer, sans adopter une cl mémo le bois nécessaire à la cons- pensa de son devoir de donner sa seule mesure pour retirer le pays de I traction des maisons.place à des hommes plus forts, plus l’abime où il était tombé.* Ce sont les vieilles provinces de la vigoureux, il voulut bien consentir a Au contraire, en reprenant les Confédération qui vont fournir pen- acccpter un emploi dont il remplit rênes du gouvernement notre pre- danl des années tout ce qu’il faut au les importantes fonctions avec un mière pensée fut de réduire les taxes Nord-Ouest (applaudissements).Voilà talent et un tact qui lui font honneur imposées sur Icb articles nécessaires quelques-uns des avantages que la île meme qu aux citoyens d Ottawa au besoin de la vie et sur ceux qui politique du gouvernement actuel a (appl.prolonges), ne peuvent être fabriqués dans le procurés au pays.Aux dernières élections générales, I pays ; de protéger nos industries Quelques personnes se demandent votre choix est tombé sur le collègue afin de procurer du travail aux pourquoi les élections ont lieu cette de M.^ " -• -»» m , .•-.(appl) donnt preux gence et de l’appréciation que vous savez faire des hommes.Jeune encore, et à l’exception de quelques discours prononcés on pu ces i 0lu’ners «abords “°® gnlièrement en octobre 1883.Jusque du parlement demander de 1 ou- (à mes collègues et moi aurions pu x rage, et ils étaient disposes ;i tra- administrer les affaires du pays et vailler a lias prix.1 retjrer tous les mois le montant de Il était facile de \-oir qu’ils man- nos traitements.Si donc nous n’a- naissaient avaient su apprécier ses marchandises parce que les gens, qui talents et je puis dire coinniè chef du I étaient privés d’ouvrage, n’avaient gouvernement que vous n’auriez pas les moyens d’acheterle peuple, jamais pu faire un meilleur choix | enlin, était plongé dans la plus gran-(appl).' ' ' M.Tassé était principalement! Aujourd’hui, tout est changé (Ap-connu par ses écrits tant anglais que plaudissemonts).Je me rappelle, français.A son entré dans le parle- messieurs, qu’après une longue ses-ment il a fait immédiatement sa sion à Toronto, il y a plusieurs marque et son éloquence incisive, années, alors que j’étais premier mi-qu’il s’exprime dans l’une ou l’autre nistre et que M.George Drown était _ .langue, laisse entrevoir ce qu’il le chef de l’opposition, nous n’avions _ __________x_________ métropole fut aussi éloignée des pourra être plus tard (appl).Comme qu’une faible majorité.A la proroga- nationale abolie par un parlement grands centres de population.j vieux politicien, je crois me connai- tion du parlement, undo mes plus librc-échangiste en 1883.L’opposition fuÇ si forte, il y eut j tre en fait d’hommes, et, à ce titre, je chauds partisans en m’abordant m’a-tant d’intérêts désappointés, que, j puis prédire à M.Tassé, si Dieu lui dressa ces paroles : “ Vous vous sou-bien qu’on eut demandé comme1 prête xTie cl santé, un poste très ciez do nous maintenant ; vous pou-laveur à la Reine de choisir un en-! élevé dans lé conseil de la nation' vez voua passer do notre appui,” Je térêt général du pays qui a été le mobilo de notre détermination : nous avons xroulu donnerai! peuple l’occasion de se prononcer sur notre politique.Déjà plusieurs manufactures ont été établies dans le pays et on a commencé à exploiter de noux-elles industries ; mais nous aurions vu le nombre de ces manufactures et de ces industries se quadrupler si on n’eût éprouvé la crainte de voir la politique Vous n’ignorez pas que les capitalistes qui ont amassé leur fortune à força d’économie et de travail son t généralement timides.Plusieursca- Le général de Charctle était attendu à New-York hier.11 doit passer une dizaine de jours aux Etats-Unis avant de x'enir ici.Nos zouaves se préparent à lui faire une réception.Quelques uns iront à sa rencontre.On sait que leur réunion annuelle aura lieu cette lois à Saint-Hyacinthe, La date est fixée au 27 juin.Funérailles Los funérailles de M.Isaïe Sylvestre.beau-père de M.J.1.Tarte, ont eu lieu hier matin à l’église de Si-Colomban de Sillory.Un grand nombre de parents et.d’amis assistaient a cette touchante cérémonie.L’office a été célébré par M.le curé Drolet.A l'offertoire.M.b?docteur Rochette a chanté O Salularis.Les porteurs du poêle étaient MM.le chevalier Vincelctte, Ferd.Hamel.P.G .H not et L.B.Demers.ElIltOPE FRANCE.Paris, 30 mai 1882.— Les Communistes ont fait hier une manifestation sur la tombe de Blan-'pii : il y a eu des fleurs et des discours.La crise égyptienne continue ; les banques d’Alexandrie mettent leurs fonds en sûreté ; l’agitation est à son comble.ANERHIUE Deux vaisseaux des Etats-Unis se rendent à Alexandrie pour protéger les intérêts des citoyens de l'Union.380 immigrants mormons viennent d’arriver à New-York.Un cyclone a ravage une paitiedu pays aux environs de Greenfield et d’Ashiicld (Massachsetts).Le représentant de l’Espagne à Montevideo a présenté des réclamations à propos des mauvais traitements exercés sur l’espagnol Oabal-lers.la» Bacillus •• «lou!cursgénérale .it; C«»ij.s, et pour !« Mal de Dents.«1< »n il!« pour Pieds et ( bvillcs Glacé*, i pour lûuie.s autres Douleurs et Maux.Aucune préparation sur lu terre est •v:dc à l'Iluile St.luenli comme remède • •.tt-riHî sain, eerlnin.simple et bon nian hé.L’essai conte peu, seulement i;» pelile somme de ni) cents, et tous vnx MMilfrants de douleurs peuvent tvoi«* une preuve positif du mérite «pie ••lie médecine réclame.Les directions sont publiées dans onze ‘unities différentes.Vendue l’.ir Tous l.(*\ ProguLte* Kl foamier-cants Do .Mc«lrc iiira.A.VOGELElï OIE.Hall linoro, Mil., U.S.A.Québec, ‘20 septembre 1881—lan.P UL l.UtllUUII, pUlRlilUL IL UL- il y a de cela quelques ri hier (mardi) i\ l’hôpital de CONCERT DE DEMAIN A LA SALLE JACQUES-CARTIER.—Nous avons vu le programme (le ce concert et il n’y a rien de surprenant de voir le public se presser d’acheter leurs billets d’admission.Il n’y a pas le moindre doute que ce sera la plus belle soirée que nous aurons eue depuis longtemps.Les organisateurs n’épargnent rien afin que tous ceux qui seront présents soient satisfaits.Il est bien entendu quo le plus grand ordre régnera dans la salle.Il y aura des personnes pour veiller a .M.i Train do Fret.5.25 A.M.5.10 A.M.PRIX DU BILLET : 20 CEN TINS SEULEMENT.Les trains pour Halifax et St.Jean ao rendent à leur destination le dimancho tandis que ceux ’ partant d’Halifax et de St.Jean demeurent à Cambelltown.Le char Pullman quittant la Poinle-Lévis les mardis jeudis et samedis va .ai qui part les lundis mer- jusqu’à St.Jean.Bureau du G «le F.Moncton.N.B, 15 nov.1881 1).POTTING KR, Surintendant eufchcf.Québec, 18 novembre 1881.1105 Lo but qu’ont en vue les organisateurs «le ; Pointe-Lévis les mardi cette Loterie, étant d’aider à payer l’église de jusqu’à Halifax et celui Sifnt-David de f’Aube-Rivière, le comité espère credis et vendredis, va ji recevoir l’encouragement général.Toutes les précautions ont été prises pour donner satisfac- ; lion au public.Lo tirage au sort aura lieu le | 12 OCTOBRE prochain.Les livrets devront être 1 renvoyés, au plus lard, à la lin «le septembre.' Edouard Couture, écuyer, «le Lévis, est le Secrétaire-Trésorier.Madame Veuve Pierre Bourassa, de Saint-David de l’Aube-Rivièn», est l’agent général, à qui toutes demandes de billets ou correspondances devront être adressées comme suit : Madame Veuve PIERRE BOURASSA, Agent Général, Saint-David de l’Aube-Rivière.On demande des agents dans toutes les paroisses Québec, 2 mai 1S82.5U8 i rr**TZ?t LIGNE ALLAN.Sout contrat avec le gouvernement du | Lcs Chansons populaires du Canada.Volume Canada nnur U tran.înnrt U,.Uni!,.I magniHf]uement relié dans le même genre précédent, sont aux mômes prix.VVlQ AV At«\ I a ___ 1 - __ 9 K.MORGAN, Marchand de mn.iqnc, Désire appeler l’attention du public sur un assortiment d’articles récemment reçus, (six caisses) où ceux qui désirent acheter un cadeau pour un ami pourront choisir, à un prix modéré.Cet assortiment est trop considérable pour qu’il soit possible d’en faire ici rémunération, mais on se bornera à mentionner deux livres qui seront bien accueillis et formeront un magnifique complément aux œuvres musicales do la famille, savoir: Chansons de la France, contenant CO des plus belles romances françaises, etc., avec accompagnements complets de pianoforte et accessoires.Prix : en brochure, $1.00 ; richemont relié en toile bleue et dorée, $1.50.Canada pour le transport des Mallet CANADIENNES ET DES ETATS-UNIS.que le ARRANGEMENT D'ÉTÉ- CHEMIN DE FER Québec, et du Lac St-Jean A PARTIR «lu 3 novembre, les trams pour le .fret et les passagers circuleront comme suit (!••> dimanches exceptés).Allant au Nord.Quitteront lu Station «lu Paluis, Québec.Arriveront à Sl-Raymoud.3.30 1*.M.G.15 P.M.G.30 A.M.9 15 A.M.mans «pi ht Riches nouveautés ! Horloges et Bijouteries de grande valeur j —CHEZ— Joseph Donati, 158, rue St-Jean, et 241, rue St-Paul, [VIS A VIS I.A GAÏIR I>U CHEMIN DK FER DIT N O HD.J Allant (tu Sud.Quitteront St-Rayinoinl.Arriveront à Québec.Arrêtant à la Petite Rivièro, Ancienne Lorette, St-Ambroise.Scieries do Connolly, St-Gabriol, lac St-Joseph, lac Sergent, Bourg-Louis, et Ste-Cütberine.WSTLe service des truins s»* fera sur l’heure «U* Montréal.Le fret «-si reçu et les billets sont vendus à la station «lu chemin «le fer Q M.O.\ ()., au P» lu is.J.G.SCOTT, Secrétaire.MM.Love et Ahlen, agents pour les billots, en face «le l’iiôtol St-Louis.Québec, 3 novembre 1881.366 IES lignes de cette compagnie se composent J des vapeurs en fer à double engins suivants, construits sur la Clyde.Ils contiennent des compartiments à l’épreuve, de l’eau, sont sans rivaux pour la force, la rapidité et le confort, sont équippés avec toutes les améliorations modernoë que l’expérience pratiquo a pu suggérer, et tous ont effectué les plus rapides traversées dont 11 Boit fait mention dans les annales maritimes.Vaisseaux.Ton- Commandants.nage.NUMIDIAN.6100 en construction.PARISIAN.5400 Cant.J.Wylie.SARDINIAN.4200 U.Dutton,R N R CIRCASSIAN.-.3400 U.Smith, RNR POLYNESIAN.4200 Gapt.u.Brown.CO REA N.4000 - GRECIAN.3G00 Cavt» Leg ail ai s.SA R MA Tl A N.3G00 Gapt A.Aird.BUENOS AYR EA N.3800 Can'.N.McLean.SCANDINAVIAN.3000 Gapt II Wylie.PRUSSIAN.3000 Gapt J.Ritchie.MORAVIAN.2G50 Gain.J.Graham PERUVIAN.-.3400 Gapt.Barclay.CASPIAN.3200 Gapt.iYochs.HIBERNIAN.3400 U.Archer, R N H NOVA SCO Tl A N.3300 (htpi.Richardson AUSTRIAN .2700 Gapt.J.Wylte.NES TO R IA N.2700 Gapt J fi Stephens MA A /TO B A N.3150 Gapt.Home.CANADIAN.2600 Gapt.J.Miller.CORINTHIAN.2000 Gapt.Jas.Scott.PHOENICIAN.26C0 Gapt.Menzies WA LD ENS JA N.2300 Gapt.Stephens.LUCERNE.2800 Gapt.Kerr.ACADIAN.1350 Gapt.Gabel.i -» ,„ —-— NEWFOUND LAND.1500 Capt.Mtjliui.\ hcité/a/l S SpaVlU Cui'C.La voie la plus courte Mir mer entre l'Aiuéri pie • el fEurope, la traversée s’etfectuant en cinq jours !>eub*m**nt d’un continent à l’autre.Des exemplaires seront envoyés par la poste banco sur la réception du prix spécifié.Une visite est respectueusement sollicitée.R.MORGAN, Marchand do musique, 8, rue La Fabrique.Québec, 2f> février 1882.Jt CÜRŸMET” CONTRE LE RIIUME DE CERVEAU (Coryza.) / 1B remède «l’un arôme agréable est sous la \J forme d'une POUDRE BLANCHE et contenu dans une petite bouteille.Lo prix en est de 25 CKNTINS.Prix en gros $2.00 la douzaine.Le but do la “ Gory sine " est d’empôcner toutes les sensations désagréables du Coryza en agissant directement sur le mal, cette poudre se «lissoul •lans les mucosités et protège les mumbranes enflammées «lu contact «le l’air.En vente seulement au bureau du COURRIER DU CANADA.1882—PRINTEMPS—1882.NOUVELLES ! i SPAVIN Les vapeurs du service DE LA MALLE DE LIVERPOOL, Partant «le LIVERPOOL chaque JEUDI, et Qi’fchh».chaque SAMEDI, arrêtant à Lougii Foylh pour prendre à burd et débarquer les ita passagers et les malles «pii vont en Irlande ou I u.,j.KENDALL A ClË! LE REMEDE LE PLUS EFFICACE gui ait ( jamais etc découvert, puisque ses effets ; sont certains et qu'il ne cause pas ! d'ampoules.LISEZ LES PREUVES (H-JOINTES : Hamilton, Mo., lî Juin 1881.M.DONATf vient «Je recevoir à ses deux magasins, à l’occasion des fêtes de Noël et du Jour de l’An le plus riche assortiment d'horloges et de bijoux qu’il y ait dans Québec.M.DONATf a des horloges françaises d’un goût tout nouveau et des plus riches.Le pendule de ces horloges est formé par mie balançoire où ost assis un amour doré.Le choix «le montres, bagues, bracelets et autres bijoux est des plus riches et des plus variés.HFMlIM a Ifl & changement h heures.A PARTIR DK Les amateurs qui désirent se procurer «i?* ! L II N D I, 2 JANVIER 1882, beaux présents pour Noël et le Jour «le l’An, | l I • t • I .A • a m a a ._ J” .___ __________ feront bien d’aller faire une visite à M.DONATf.M.DONATI a des montres depuis la somme ; de $5.00 jusqu’à $200 et des horloges depuis ! $1.00 jusqu’à $80.; Tous ces articles sont marqués à une grande ! réduction à l’occasion des fêles do Noël et «lu Jour de l’An, et la vente à réduction «hirer.* tout le mois aux deux magasins.Les montres, horloges, bijoux, boites de musique et de chimie sont réparés avec une attention toute particulière à dos PRIX TRÈS MODÉRÉS.Quebec, 7 décembre 1881.399 Les trains circuleront comme suit 10111.FLY9S fl AVOCATS, Départ «le Hochelaga pour Ottawa Arrivée à Otta- ^ il ••••••••• ••••*• •• Départ «le Ottawa pour Hochelnga.Arrivée à Jloche-laga.Mixte.Mali.k Bureau d’affaires: 28, Rue St-Pjerrk, B A SSE- VILLE, QUEBEC, Suivent les Cours dos Districts de QUEBEC, MONTMAGNY et (JASPE.F.X.DROUIN, Hon.K.J.FLYNN.LL.D.t JEAN GOSSELIN, Québec, 23 juillet 1881.288 .BAZAR EN FAVEUR DU SANCTUAIRE DK Notre-Dame de Lourdes de St-Sauveur Avec approbation de Départ «le Hoche-laga pour Québec • • •••••• « •••••• «M Arrivée à Québec .:.Départ «le Québec pour Hochelaga.Arrivée à Hoche- laga.[ Départ de Hochelaga pour St-Jé-ronie.•»»••••»••••••» Arrivée à St-Jérô-ino •••••••• ••••••••• Départ «le St-Jérôme pour Ho-chelaga Arrivée à Hoche-j laga P.M.8.20 A.M.7.55 P.M.10.00 A.M.9.45 ExïMtKS Mgr i.’Archevêque de Québec, | iwparï (iü'iVociië- -¦A W WT V 'AT « o £> n Inrrn tw »n r .1 r» 1 i 11 19 JUIN 18 8 2, DANS I.A SAM.K DH N.-DAME DH LOU»I)!:S,ST-r.ArVITR.Dames présidentes des tables : Table N.-Damede Lourdes.—Dame D.Marsan.Table St Jean-Baptiste.—Dames Mollet et T.L.Marois.Table Ste-Famillo.—Dames F.Fortin et P.-E.Venner.Table des Enfants de Marie.—DllcsZ.el D.Petit.Table St-Joseph.—Dames F.Kérouac, J.-B.Dufresne et A.Kérouac.Table St-Vincent de Paul.—Dames F.Marti-ntau, J.-B.Lapointe, F.X.Auger, i.Nolet et docteur A.Dion.Table du Sacré-Conir.— Dame J.Lafrance, F.X.Biron et P.Roy.Table St-Gaudiose.—Dame A.Dassylva Table St-Patrick.—Dames J .Smith et H.Palry.Table des rafraîchissements.—Daines Hon.j.E.Gingras, Ed.Dolbec, Théodore Tremblay et J.Alain.C.Z.DUROCHKR, O.M.I.Québec, 2 mai 1882.472 On demande N fermier, sobre, actif, intelligent, ayant de?_ connaissances assez étendues en agriculture.Pour de plus amples renseignements, s’adresser au Dr N.15.DIONNE, réducteur en chef du Courrier du Canada.Québec, 24 octobre 1B81.370 laga pour Joliette Arrivée à Joliette Départ • TARIF DES ANNONCES.L o-nliir-pour les mscrtluns subséquenlus .is.rsrrfc.'sr"”*’ - .— iicgcr Brousavuii, L DIT E U H- PRO PR IÉTA IRE, Dm N.lî.DIONNE, rédacteur en rhef «'I.A VIBN MOKPKT, uss.st réduëleur ’ A UC.US TI-.MIGIIKU, jiinir la partie enropi'nniit RUE 1JUADE, HAUTE-VILLI' UUKIIRC.»* • — IMPRIMÉ ET PUBLIÉ PAR LEGER BROUSSEAL MW eur-Propriélairê, No 9, Rue BnP.de.H.V., Québec
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.