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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
samedi 5 août 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1882-08-05, Collections de BAnQ.

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• ' • \ Aimee No 40-Edition quotidienne—Heme Annee Samedi 5 Août 1£&2 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS ET J’AIME Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef LÉGER ERO TISSE A XJ% Editeur Propriétaire.Fit ANC K ni; crime de Fontainebleau Voici quelques détails sur le crime pour lequel Saligot était emprisonné à Melun, où il a réussi à se donner la mort.Le parquet de Paris a prouvé la culpabilité d’un assassin qui, quatre années pleines, donnait, les poings fermés, à quelques pas de la fosse où, nuitamment, il avait enfoui une pauvre martyre, sa victime.En 1878, vivait à X., petite commune la plus rapprochée de Fontainebleau, un ménage de cultivateurs ; le mari, qui porte le nom peu agréable de Saligot, était à l’égard de sa femme d’une brutalité révoltante.Chaque jour c’était une nouvelle scène, et souvent il arrivait que la malheureuse était rouée de coups au point de rester au lit pendant plusieurs jours.Les habitants du village étaient tous renseignés sur le caractère violent et haineux de Saligot ; mais les scènes qui troublaient son ménage n’avaient pas de témoins, et cela en raison de l’isolement de son habita- tion.Une nuit,—la date n’est pas encore certainement établie,—le misérable, qui avait depuis longtemps résolu de tuer sa femme, se jeta sur elle, rentrai na dans un hangar, et là, au lieu de la battre comme elle s’y attendait et y était résigné d’avance, il la jeta par terre, puis saisit une fourche, avec laquelle il la tua.La brute s’acharna sur sa victime, et ce n’est que lorsqu’il la vit bien morte qu’il cessa de lui enfoncer la fourche dans la poitrine.Il avait creuse une fosse très profonde dans l’enclos qui entoure sa maison ; c’est là qu’à la faveur de la nuit il transporta le cadavre de sa malheureuse femme.Le trou comblé, la terre massée et recouverte de paille,il nettoya le hangar où il venait de commettre l’horrible assassinat, et revint se coucher.Nous l’avons dit, le ménage Saligot vivait retiré, aussi n’est-ce qu’a-près un ou deux mois que la disparition de la femme fut constatée.A ceux, parents ou voisins, qui eurent le courage de demander des explications au féroce paysan, il répondit avec humeur que sa femme avait fui le domicile conjugal, sans doute pour aller “ se mal conduire.” La première partie de ce cynique racontar fut assez facilement admise.Il y a quelque temps, le parquet de Melun fut saisi d’une dénonciation dans laquelle le crime, tel que nous venons de le raconter, était divul- Comme on le voit, tout était loin d’étre terminé, et la justice, se trouvant en présence d’un corps dont P enfouissement remontait à quatre ans, avait encore à établir son identité.D'abord, les experts légistes de Paris reconnurent que le squelette était celui d’une femme et, sur leurs rapports, on commença immédiatement une enquête dans le but de trouver quelque personne de la famille ou des amis de la femme Saligot, qui put, sur un indice quelconque, reconnaître cette malheureuse.Après bien des démarches et grâce à l’intelligent concours des agents de la sûreté, M.Clément découvrit à Paris une dame C., parente de la femme Saligot, qu'il interrogea sur le point de savoir si elle ne possédait pas quelques renseignements à cet égard, et sur sa réponse affirmative, il la conduisit à la morgue.La pauvre dame, examinant alors les ossements du crâne auquel adhéraient encore les dents et la chevelure.poussa un cri et affirma avec des sanglots qu’elle reconnaissait sa parente.La conformation particulière d’une dent de la mâchoire inférieure, et la quantité comme la nuance des cheveux.ne lui permettraient pas de conserver un doute à cet égard.Procès-verbal ayant été dressé de cette reconnaissance, les pièces de la procédure ont été renvoyées au parquet de Melun, qui se voyait suffisamment armé pour poursuivre l’abominable assassin, lorsque celui-ci s’est pendu dans son cachot.Voilà les fruits naturels du régime désorganisâteur auquel la Franco est soumise.d’avoir de saints et dignes pasteurs dans l’Eglise de Dieu,aujourd’hui que la malice et la puissance de tant d’ennemis acharnés à combattre la religion et à perdre les âmes, et les difficultés continuelles qui s’opposent à l’action des ministres sacrés, exigent de ceux-ci toute la force d’un cœur vraiment sacerdotal, toute la prudence d’un esprit éclairé, toute la patience d’une âme pleine de charité et de l’amour du sacrifice.“ Aussi la nomination des nouveaux eveques est-eLe une de Nos plus grandes sollicitudes ; et l’une de nos prières les plus ferventes et les plus continuelles est Yostende quem etegerh, par laquelle, à l’exemple du Collège Apostolique, Nous demandons à Dieu de vouloir bien Nous montrer quels sont ceux qu’il a choisis, fît qui sont le plus selon son cœur.“ Nous avons la ferme confiance que le Seigneur s’est complu cette lois encore à écouter Notre humble prière ; tout Nous permet de compter que votre œuvre dans l’épiscopat aura pour effet la gloire de Dieu, le bien des âmes ,l’honneur et la consolation de l’Esrlise.DISCOURS DE S.S».f.cPnpe Léon AMII aux F véline* PRÉCONISÉS DANS LE CONSISTOIRE DU 3 JUILLET gué.Immédiatement, les magistrats se transportèrent à X.et firent des recherches dans le jardin de Saligot.On découvrit tout de suite l’endroit où la fosse avait été creusée, et des fouilles mirent bientôt à découvert un squelette.Les ossements furent transportés à la morgue de Taris pour être analysés par M.Lhoter, expert-chimiste, et examinés par le docteur Yibert.Quant à Saligot, on le mit en état d’arrestation.L' Osservatore romano du 5 juillet publie le texte italien du discours que le Saint-Père a adressé aux évoques qui venaient d’étre préconisés dans le consistoire du 3 juillet.Il le fait précéder des lignes suivantes : Le discours adresse hier par le Saint-Père aux nouveaux évêques, après le consistoire, est d’une importance telle, dans les conditions présentes de l’Eglise en Italie, et il renferme de si graves et de si justes plaintes contre les retards injustifiables mis par le gouvernement à la concession de Vexequatur, que nous nous empressions de le publier dans nos colonnes, afin qu’il soit largement connu en Italie et au dehors.Voici la traduction de ce discours : (4 Nous saluons aujourd’hui en vous les nouveaux pasteurs chosis pour gouverner chacun une portion du troupeau de Jésus-Christ, et Nous Nous réjouissons en voyant accru le nombre de ceux qui sont appelés à partager avec nous les soins du ministère apostolique.41 Très vif est aujourd’hui le besoin 44 Nous voyons parmi vous l’excellent prélat que Nous avons élevé à la dignité de patriarche d’Antioche ; cette dignité est la récompense d'une vie intègre et laborieuse dès les plus jeunes années ; c’est le prix de longs et importants services rendus â l’Eglise et au Siège apostolique,dans des charges multiples remplies avec le zèle le plus louable.Pour tous ces motifs, il serait â désirer, Très Chers Fils, qu’on vous laissât la voie ouverte à la possession pacifique de vos sièges, comme le droit et la justice le réclament.Malheureusement, ce qui arrive depuis quelque temps en Italie Nous inspire à cet égard les plus graves et les plus pénibles appréhensions.11 y a encore beaucoup d’évêques nommés par Nous qui, depuis de longs mois ou même depuis plusieurs années, attendent qu’on lève l'obstacle qui les empêche de se rendre dans leurs propres diocèses ! 44 Et ce n’est pas sans raison que 44 Nous parlons d’obstacles et d’empêchements qui les arrêtent ; en effet, à moins que les nouveaux élus ne préfèrent se rendre dans leurs propres diocèses en forme absolument privée, dépourvus de tout subside, contraints de s’abriter dans la maison des autres, exposés au danger de voir les actes mêmes de la juridiction épiscopale non reconnus ou même incriminés, comme cela s’est produit à Chieti, le refus de leur accorder ce qu’ils ont droit d’avoir équivaut à les tenir éloignés des diocèses confiés â leurs soins.Or, cela est vraiment déplorable ; car ce n’est pas seulement une indignité, eu égard aux éminentes qualités des personnes qui ont été choisies et contre lesquelles l’autorité politique elle-même n’a pu trouver aucun juste motif de plainte ; mais c’est aussi un très grave préjudice porté aux intérêts de la religion et â la bonne administration des diocèses, qui sont forcés de rester longtemps privés de la direction de leurs chefs légitimes.—Ainsi sont frustrés les vœux des populations catholiques qui désirent ardemment avoir au milieu d’elles leur propre pasteur, et qui l’accueillent avec joie et transport lorsqu’il leur est donné de le recevoir.“ Dion plus encore, cette manière d’agir du pouvoir public attente gravement â l’une des libertés de l’Eglise les plus précieuses et les plus vitales, nonobstant les promesses contraires faites si amplement autrefois au Siège Apostolique.Aussi, en continuant de la sorte à ne pas faire raison aux droits des évêques, on démontre avec évidence que l’on veut tenir l’Eglise, en Italie, dans un état d’oppression et d’esclavage, et Nous mettre dans l’impossibilité de la bien gouverner.“ Que dirait-on.en effet, si la suprême autorité politique, lorsqu’elle choisit pour l’armée les chefs réputés les plus aptes, et pour les provinces, les gouverneurs’estimés les plus habiles, devait attendre, avant de les voir prendre en main le commandement, le bon plaisir d’une autre autorité, qui le refuserait ou le retarderait longtemps sans motifs plausibles?“ N’aurait-on pas raison de crier à l’usurpation, à l’abus ?Or, c’est précisément ce qui Nous arrive dans les; nominations aux évêchés d’Italie.! I ne vingtaine de diocèses attendent depuis longtemps et vainement encore leur pasteur.Ce fait est pour notre cœur comme une cruelle épine, et Nous devons le dénoncer, pour que I on sache de plus en plus combien le gouvernement de l’Eglise Nous est difficile, et combien Notre condition présente est intolérable.“ Plaise au Seigneur de Nous tendre bientôt sa main sccourable et de porter remède à ces maux ! En attendant, pour vous fortifier dans votre difficile mission, Nous vous accordons, Chers Fils, du fond du cœur, la bénédiction apostolique.” Le repos il u ilininuclic machines électriques déclare qu’à son avis c’est l’insuffisance du matériel qui est la principale cause de l’inobservation du dimanche dans les ateliers.On s’est trouvé, à tel moment, eu présence de commandes pressées, d’engagements pris pour des délais de rigueur, que, sous peine de dédit, il ne faut pas dépasser : “ mais alors le personnel et le matériel sont insuffisants pour ces cas exceptionnels, et,afin de pourvoir à cette insuffisance, on fait travailler la nuit, on fait travailler le dimanche.“ Pou à peu, il arrive que ce qui devait n’ôtre que l’exception devient la règle, parce que le chef d’usine qui a vu s’accroître ses alfaires par ce commode procédé, sans être obligé d’augmenter son matériel, ne se préoccupe pas d’en acheter de nouveau, et commence par pousser à leur extrême limite le nombre d’heures pendant lesquelles ce matériel fonctionne.“ Or, comme on , n’aime pas, en mécanique, à faire'travailler sur la même pièce deux ouvriers différents, que souvent même c’est impossible, on arrive à augmenter le labeur des hommes jusqu’à ce point qu’il n'ont plus ni trêve ni repos.“ Pu général, les ouvriers, sans réfléchir aux conséquences, acceptent volontiers cette situation, qui leur permet de gros mois.Mais bientôt ils s’épuisent à ce métier, et tombent accablés par la maladie.De plus, le travail est moins bien fait.“ De sorte que la santé morale et industrielle de l’établissement, si je puis m’exprimer ainsi, s’en vont déclinant ensemble.“ Je suis donc convaincu que l’insuffisance du matériel est la principale cause de l’inobservation du dimanche dans nos ateliers, et je suis non moins convaincu que cette inobservation est “ une cause d'abrutissement pour l’ouvrier et de déchéance pour l’industrie." Voici encore quelques-uns des renseignements fournis à M.Ganneron sur le repos du dimanche lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1S78.“ En réponse à votre estimée, nous reconnaissons qu’il est des travaux extraordinaires qui, dans certains cas, exigent le travail du dimanche, de même qu’il en est quelquefois qui exigent le travail de nuit.Mais,sauf ces cas extrêmement rares, nous sommes complètement opposés au travail du dimanche.Il faut laisser à l’ouvrier aussi bien qu’au patron le temps d'être avec sa famille, il f'aui lui donner le repos.“ Le faire travailler sans relâche, c’est le mettre en esclavage et au rang de la bête de somme ; ” c’est lui ôter la croyance en Dieu, qui doit le soutenir ’ dans toutes ses peines.Sous ce rapport, nous sommes très républicains.Nous considérons que tous les hommes, sont nos égaux,et qu’il est du devoir ' de tous de contribuer au bonheurdes travailleurs.Nos ouvriers, libres le dimanche travaillent mieux dans la semaine.” (Lettre d'un constructeur d’appareils et matériel de distillerie.) Un constructeur de phares et * • a»- *»*.*•.xy.v Feuilleton du COURRIER DU U AN AD \ 5 Août 1882—No 79 i m i Par Mmk Augustus Craven.(Suite) Cet événement, qu’on n’avait, pu cacher à la jeune malade, avait amène une rechute qui renouvelait les inquiétudes pour le présent et l’avenir.L’excellente sœur,dont le talent d'observation s'exerçait sur l’àme comme sur le corps, déclara à Malseigne qu’une chose efficace en ce moment, ce serait la présence, auprès de la pauvre malade, d’une femme dévouée autant quejcelle qui venait de mourir, mais jeune et capable de l’intéresser et de la distraire.“ Alors, poursuivit Armand, une idée étrange,une idée qui ressemblait à une chimère, à une folie, mo traversa l’esprit.Je venais d’apprendre votre arrivée à Erlon.Tlionin, tout dévoué, vous le savez, à Raynald, et qui seul iciest dans notre confidence, m’avait parlé de vous hier, de votre courage, do votre empire sur les malades, des miracles opérés par votre présence.” Eliano l’interrompit en se levant résolument.“ C’est bien, j’ai compris, Armand, 11e m'en dites pas davantage maintenant,car évidemment le temps presse.Si vous le lui ordonnez, Thenin nous prêtera bien sa voiture, n’est-ce pas ?Ou plutôt.combien do temps avez-vous mis pour venir ici à cheval ?—Moins de trois quarts d’heure.parce que j’ai traversé le gué.—Et pourquoi n’en ferais-je pas autant ?En voiture, il faut trois heures.C’est dit.” Elle sonna et donna l’ordre do faire seller Chamyl.Maintenant, il me faut un quart d’heure pour faire annoncera Mlle Sylvestre que je vais lui désobéir, cL pour me préparer ensuite à vous suivre.” • Ce que fut la surprise,et je pourrais dire l’épouvante de la pauvre Sylvestre, en entendant Eliane formuler son projet, avec une rapidité et une décision qui ajouta à la confusion de son esprit, on peut se le figurer ; elle ne put d’abord que répéter : “ Vous, vous, Eliane, vous en aller trouver cette.” Eliane l’interrompit : “ Je vais aller trouver la marquise de Limingcs, qui est dangereusement malade au château du Gué, cela est fort simple, il me semble.” Cette réponse suffoqua Mlle Sylvestre, et la fit fondre en larmes.“ Non, jamais, jamais, Eliane, je ne me serais attendue à vous entendre nommer ainsi.—La femme de mon cousin Rav- ! troublées, elle avait compris ou’il JJ naturelle.Aussi cette réponse fut- j qu’elle ne pourrait pas revenir ce elle loin de calmer la pauvre vieille | soir-là, et peut-être même pas le fille, qui se tordait les mains en ré- lendemain.De son côté, Mlle Sylves-pétant : .! tre, convaincue de l’impossibilité de ; 44 Que dira ma chère maîtresse?.! faire renoncer Eliane à sa détermina- Que lui répondrai-je ! Comment ai-je j tion, comprit qu’il fallait, bon gré i pu consentir à accompagner une ; malgré, y souscrire, et mit alors tout ; personne capable de pareille sfolies !.son bon sens à la seconder de son mieux.Bref, il fut décidé que, tandis 31 qu’Eliane se rendrait avec Malseigne genre qui firent sourire Eliane et lui ! à cheval au petit château, en passant j rendirent tout son sang-froid, d’au- j par le plus court chemin, Mlle Syl-tant mieux qu’une semblable idée lui j vestre la suivrait le plus tôt possible était venuo pour laquelle il fallait ; dans la voiture de M.Thenin, et lui maintenant obtenir le concours per- i apporterait les vêtements dont elle sonnel de sa vieille amie.j aurait besoin.Elle s’assit près d’elle, et après j “ Une fois là, chère mademoiselle, l’avoir bien embrassée, elle se mit à nous verrons ensemble ce qu’il y aura j lui expliquer tranquillement qu’il j de mieux à faire.Ici, tout va beau! s’agissait d’une malade, peut-être ! coup mieux ; au village personne ne Ah ! pourquoi suis-je venue ! ' Et mille exclamations du même j qu j d’une mourante.Elle fit appel à s’étonnera de notre absence, quand son cœur excellent, à sa charité, à on saura qu’il y a des malades de son attachement même pour le nom l’autre côte de la rivière.Thenin, qui qu’il était impossible de refuser à obéit en tout à Armand, ne dira rien ; celle qu’elle allait trouver, enfin elle de plus.i parvint à se faire écouter, et ce fut Tout en parlant, la jeune [fille atta-! môme avec beaucoup d’attention, dès chait son amazone, car cet entretien que Mlle Sylvestre eut compris s’achevait dans sa chambre, tandis nement de faire fermer totalement le dimanche les gares de marchandises pour le service de la petite vitesse.Déjà aussi, dit M.G-anneron, ‘‘nous ayons en main un certain nombre de laits qui prouvent que les ouvriers commencent à s’apercevoir que ce fameux axiome : pour manger tous les jours, il faut travailler tous les jours, est un absurde mensonge, et qu eux-mêmes, en consentant à travailler le dimanche, avaient contribué à 1’abaissement des salaires.” La question on le voit, est en train de mûrir.M.G-anneron et ses amis auront contribué pour une grande part à préparer la réalisation d’une réforme qui sera un véritable bienfait social.Mort île Madame C*aml»eUa Pour les forges-laminoirs elles-mêmes,44 des exemples pris dans les trois groupes métallurgiques du Nord, de la Loire et de la Champagne, prouvent que, dans ces sortes d’établissements 44 à feu continu, ” l’arrêt du j dimanche est, au point de vue purement économique, beaucoup plus avantageux que le travail ininterrompu.” Tous ces témoignages,nous le répétons proviennent d’industriels ayant obtenu, à l’exposition de 1878, les plus hautes distinctions.M.G-anneron et les autres disciples de M.Le Play font appel à tous ceux qui emploient des ouvriers pour compléter cette enquête ; mais, dès maintenant, ils peuvent invoquer en faveur de la cause à laquelle ils se dévouent les arguments les plus puissants : à l’étranger, 44 le haut exemple que nous donnent l’Angleterre et l’Amérique, ces deux nations qui, l’on en conviendra, savent exercer le commerce et l’industrie aussi bien que qui que ce soit ; ” et en France, les déclarations de cette première enquête dont nous venons de parler, et aussi les délibérations de vingt de nos plus importantes chambres de commerce, qui ont sollicité le gouver- Madame Gambetta mère a succombe le 10, à Saint-Mandé, aux attaques réitérées d’apoplexie dont elle avait été frappée depuis le jour de son arrivée chez son gendre, M.Léris, receveur-percepteur du dixième arrondissement.Mme Léris et son mari, et M.Gambetta, aidé par ses deux plus intimes amis,Emmanuel Arène et M.Etienne, ont veillé sur la moribonde pendant toute la durée de l’agonie.Le 18, l’importance de la séance de la chambre a obligé M.Gambetta à changer ses heures de visite.Il n’est allé à Saint-Mandé que le soir.Le lendemain matin, Emmanuel Arène, M.Gérard, maire de Belleville et M.Etienne, arrivèrent chez M.Léris à dix heures un quart.Los médecins venaient de partir.Quelques instants après, la moribonde s’agita.Sa tête tourna sur l’oreiller, et elle poussa un soupir court.Elle était morte.Emmanuel Arène se pencha sur le cadavre et lui ferma les yeux pendant que M.Gérard annonçait à Mme Léris la triste nouvelle.Il était onze heures et demie quand MM.Arène et Etienne, leur devoir accompli, purent monter en voiture.Ils se rendirent rue de Saint-Didier, ou M.Gambetta leur avait donné rendez-vous à onze heures.A leur arrivée, à une heure, on leur a dit que le député de Belleville, très inquiet de leur retard, était allé les attendre à la chambre.Ils y coururent.M.Gambetta causait dans un groupe.Emmanuel Arène s’approcha de lui : 44 Puis-je vous dire deux mots ?” demanda-t-il.M.Gambetta vint à lui, et sans attendre que son ami ouvrit la bouche, il lui dit : “ C’est fini ?.—Oui, répondit Arène.” On était près d’une banquette sur laquelle M.Gambetta se laissa tomber, la tète dans ses mains.Aussitôt tous les députés présents dans la salle des pas perdus s’avancèrent vers leur collègue pour le saluer.M.Clémeuccau, le premier, serra la main de son rival.Quand il fut remis de son émotion, après quelques instants.M Gambetta sortit pour se rendre a Saint-Mandé.Dès que le dénouement funeste de la maladie a été connu, beaucoup de qu’elle avait elle-même un autre îôle j que Mlle Sylvestre déployait ses ap à jouer,que celui de spectatrice inerte titudes pratiques, en lui faisant de ce qu’elle no pouvait empêcher.: passer par-dessus son habit de cheval En effet, lorsque les pensées d’E-1 un petit vêtement destiné à la ga-liane étaient devenues un peu moins ' rantir de la pluie et muni de poches, où la prudente demoiselle plaça deux ilacons, l’un rempli de vinaigre, l’autre d’eau-de-vie.C’étaient là deux préservatifs qu’elle obligeait toujours la jeune fille à emporter avec elle, pour son usage ou celui des autres, lorsqu’elle allait se rendre dans une maison où régnait l’épidémie.Tout cela n’avait pas duré vingt-cinq minutes.Les chevaux étaient prêts, et Eliane avait déjà rejoint Armand dans le vestibule, lorsque Mlle Sylvestre exigea qu’avant de partir, ils prissent le temps de faire un léger repas ; et Malseigne, sachant à quelles fatigues et à quelles émotions il allait exposer sa compagne, fut ici d’accord avec elle.Toutefois uno heure à peine s’était écoulée depuis l’arrivée d’Armand au château, lorsqu'il se retrouva à cheval à côté d’Eliane, galopant avec elle dans la direction d’Erlon-du-Gué, allant vite, et trop absorbés tous les deux peut-être par les pensées que devait leur suggérer la situation extraordinaire dans laquelle ils se trouvaient, pour faire grande attention à la pluie qui n’avait pas cessé de tomber depuis une heure, et dont ils étaient à peu près garantis par les grands arbres de la longue avenue.Mais dès qu’ils eurent dépassé la grille qui fermait le parc de ce côté, et qu’ils se trouvèrent tout d’un coup sur la route découverte qui conduisait à la rivière, ils s’aperçurent que le vent était violent, que la pluie devenait torrentielle, et qu’ils allaient avoir enfin à lutter contre une véritable tempête.Us arrêtèrent un moment leurs chevaux.44 Si ce temps continue, dit Armand, dans moins d’une demi-heure le gué ne sera plus passable.—Cela est probable, dit Eliane, c’est pourquoi il faut nous hâter.” Ils poursuivirent leur route en silence, baissant la tète devant la pluie et le vent qui leur coupaient le visage.Au bout de quelque infants : 44 Arrêtez-vous, Eliane,dit Armand, il m’est impossible de vous laisser aller plus loin par un temps pareil.Mais Eliane refusa de ralentir sa j course et se borna à répondre : “ Tâchons d’arriver au gué, et pour cela, allons vite.” 1 Mais aller vite n’était pas facile, l’obscurité se formait à la tempête.La lune qui se montrait de temps en | temps à travers les nuages, ne jetait sur leur chemin qu’une lumière ; incertaine et insuffisante.Heureuse-J ment tous les deux connaissaient j bien la route, tous les deux étaient ! surs de leurs montures et tous les deux étaient également habiles à les manier.fO (il suivre) LD CÜI KKIEK DI’ CAN A D A visiteurs se sont rendus à Saint-Mandé et me Saint-Didier, où des registres ont été déposés.Rue Saint-Didier, où M.Gambetta a passé la soirée, les deux premiers personnages inscrits ont été : l’ambassadeur d’Angleterre et l’ambassadeur d’Allemagne.Ensuite sont venus leurs collègues du corps diplomatique, le général Pittié, beaucoup de députés de la gauche et de la droite, des journalistes, des artistes, des gens de lettres, des francs-maçons, etc.M.Gambetta et Mme Lêris sont partis le 20 pour Nice, où se trouve le caveau de la famille.L'enterrement a eu lieu de lendemain samedi en présence de nombreux assistants et des amis de l’ancien président du conseil.SOMMAIRE France.Discours de N.T.S.Père Déon Mil Le repos du dimanche.Mort de Madame Gambetta.Feuilleton :—Eliane M suivra).Le citoyen Cyprien Frtchetle.Uné démonstration politique.Comté de Beauce.Missionnaires «l’Afrique.Europe.Afrique.Amérique.Petite* nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Pensionnat de Jésus-Marie, St-Joseph «b* L-vis* L'artiste du jour.—M.Rémillard On a besoin immédiatement.—A.Béchard.Avis —James Patton.Retraite aux Ursuline*.Avis aux entrepreneurs.— E.Gagnon.Exposition provinciale.—Geo.Leclère.CANADA QUEBEC; 5 AOUT 1882 Le citoyen Cyprien Frechette (De la Vérité) La barde précoce, qui, dès sa plus :endre enfance, 41 entendait déjà •hanter dans sa poitrine Y oiseau sonore ?t doré de la poésie, ” le collaborateur —à coups de ciseaux—d’Elie Berthet l’auteur de l’hymne pieux dont on se rappelle le début épique : 44 Salut ! Sarah ! Salut ! ” M.Cyprien Fréchette, en un mot, puisqu'il faut l’appeler par son nom, publie dans la Patrie, en collaboration avec M.Pierre Larousse, des chroniques d’une Érudition, d’un style et d’un atticisme réellement merveilleux.On ne con-îaissait jusqu’ici à cet Apollon joufflu, ni tant de légèreté, ni tant d’esprit, ni tant de grâce.Je suis heureux le pouvoir aujouid’ui, rendre hom.nage à sa rare science historique, à son goût délicat, à son zèle éclairé pour la religion et les religieux.Que M.Fréchette daigne accepter l’expression de mon admiration sincère.3eci étant dit, je me sens à l’aise pour communiquer au public et au jrand collaborateur, quelques observations que j'ai faites en lisant ses dernières chroniques.Agacé des récriminations de cer-aines personnes à l'esprit étroit ontre la République française, Cy-men entreprend de prouver à grands •enforts d’adjectifs et de noms propres, [u’il est loisible anx gens d’être icieux et criminels, sous la monar-hie aussi bien que sous la République.C’est ce qui s’appelle enfoncer me porte ouverte, et la démonstration st d’une naïveté à troubler les mânes le M.de la Palisse et de Jérôme ^turot.Supposons, ô candide Cy->rien, que tout ce qûe vous mettez u compte de la monarchie soit vrai, tes-vous pour cela plus justifiable le sympathiser avec la République .ctuelle qui est foncièrement anti-hrétienne ?Et sont-ils condamnables H3UX qui souhaitent voir à la tète de a France le comte de Chambord, au ieu de M.Jules Grévy ou de M.>ambetta ?Voilà la vraie question.2n feuilletant votre Larousse avec ant d'acharnement pour démolir ’ancien régime, vous brûlez votre joudre aux moineaux.Vous ne vous Loutez pas de cela ?Il y a tant de hoaeB dont vous ne vous doutez pas.Ainsi, vous ne vous doutez pas [u’en faisant votre petite promenade listorique vous avez donné des preuves accablantes de votre ignorance.Ioilà ce que c’est que de négliger ’étude des bons ouvrages, et de n’a-Toir que Larousse en partage.Avec >u sans votre permission, je vais elever quelques-unes de vos bévues, M.Cyprien, ou M.Fréchette, comme il vous plaira.Par exemple, vous cherchez l’article : favorite, dans Larousse, et vous trouvez rénumération de toutes les femmes qui, par leur esprit, leurs talents, ou leur beauté ont exercé de l'influence sur certains rois de France.Vite vous copiez, mais vous copiez mal.Confondant favorite avec mai-tresse, vous comptez au nombre des personnalités scandaleuses, que je méprise autant que vous, Louise de Lafayette, madame de Maintenon et madame du Cayla.Or c’est là une vilaine calomnie.Et ici, M.Fréchette, vous n’avez pas même l’excuse du petit garçon qui disait : 44 c’est comme ça dans mon livre, ” car, ça n’est pas comme ça dans votre livre.Larousse, à propos de Louis XIII et de mademoiselle de Lafayette, parle d’affection platonique, et il a raison cette fois.Quant à mesdames de Maintenon et du Cayla, qui donc ignore, si ce n’est le poète lauréat» que la première fut l’épouse légitime de Louis XIV, et que la seconde ne fut jamais que la spirituelle amie de Louis XVIII ?Est-ce ignorance, est-ce impudence ?Choisissez, Cyprien.Le farouche chroniqueur ne s’arrête pas là.Il aborde l’argument ad hominem, le malheureux.Vous reprochez à la République d’avoir chassé les Jésuites, s’écrie-t-il d’un ton triomphant, cependant les rois et les papes les ont aussi chassés.Il est évident que Cyprien croit sa position très-forte.Je vais lui enlever cette illusion dans un instant.Mais il me faut auparavant le suivre dans les détails où il s’aventure.Dès le premier pas il bute.Henri IV, suivant lui, a banni les Jésuites.Or, cette assertion est.mon Dieu, oui ; cette assertion est mensongère.M.Cyprien Fréchette, le vaste érudit, m’obligerait beaucoup en me citant l’ordonnance du bon roi Henri, où se trouve décrétée l’expulsion de la société de Jésus.Je sais que le parlement de Faris a fait le procès de ces religieux, procès inique et irrégulier, et qu’il les a expulsés dans l’étendue de sa juridiction.Mais Henri IV les a rappelés et rétablis en dépit du parlement.Voilà la vérité.Que Cyprien lise un peu Crét ineau-Joly à ce sujet.Louis XV a livré les Jésuites à la haine des encyclopédistes et des parlements, c’est vrai, quoique Cyprien l'affirme.J’abandonne celui-là aux traits du chroniqueur.Mais Charles X n’a été coupable que de faiblesse, et les véritables auteurs des ordonnances de 1828, ce sont les libéraux de la restauration, dont les clameurs ont fini par obtenir la signature du vieux roi.Sous Louis-Philippe, qui n’est pas plus à nous qu’à Cyprien, ce sont les chambres qui ont tout fait, et c’est M.Thiers, le président de la République aimable en 1871, qui a été le rapporteur de la commission hostile à l’Institut de saint Ignace.Il n’y a donc que Louis XV qui puisse servir à l’argument de Cyprien.Mais en Louis XV ne s’incarne pas la monarchie française, Dieu merci.En dépit de ses hontes, de ses vices et de ses fautes, il n’a pas tenté de déchristianiser la France.Je sais qu’avant lui il y avait eu de mauvais rois.Et, à ce sujet, inestimable Cyprien, vous vous êtes livré à une plaisante gymnastique.Les lecteurs me sauront gré de leur faire voir cette tirade : Voici : “ Et Jes persécutions d’Henri VIII en Angleterre, et celles de Catherine II, et de Nicolas Ier en Pologne et en Russie, ont-elles été l’œuvre de républiques ou de monarchies ?14 Et les Claude, les Domitien, les Néron, les Trajan, les Adrien, les Antonin, les Marc-Aurèle, les Décius, les Septime-Sévère, les Maximin, les Valérien, les Gallien, les Aurélien, les Dioclétien, les Maximien, les Licinius, les Sapor, les Julien, les Valons, les Genséric, qui ont tant torturé et persécuté le6 chrétiens pendant les preinieis siècles de l’église, étaient-ils des présidents de république par hasard ?” Hélas ! il en manque ! Quand on est érudition ne saurait trop l’être.Vous avez oublié Attila, roi des Huns, Alaric, roi des Goths, Léovingild, roi des Wisigoths, AVitikind, roi des Saxons, Saladin, Mahomet II et tous les sultans des Turcs, enfin une foule d’autres califes, khans, sachems, dont l’énumération vous aurait fait beau- coup d’honneur dans le monde des Fréchette, vous écriviez un peu plus badauds.! tard 44 Gambetta est à l'heure qu’il Quant à moi, si je voulais vous ! est l’âme de la France.” Quand on suivre sur ce terrain, j’aurais beau dit d’un homme qu’il est l’âme de jeu.L’histoire odieuse de la llépu- f son pays on porte cet homme dans blique anglaise sons le Protectorat du ' son cœur.sanguinaire Cromwell, les Ilots de Prenez garde, tenez votre masque sang catholique et sacerdotal dont les mieux attaché, si vous ne voulez pas Marat, les Danton, les Robespierre que le public découvre les vrais prin-arrosèrent le sol français, sous le règne cipes et les tendances dangereuses de cette république satanique qui inaugura le culte de la déesse Raison et emprisonna Tie VI ; les exécutions et les spoliations de la république helvétique contre le Sonderbund catholique ; les excès et les fureurs des Maggini, et des Garibaldi dans la Ville Eternelle d’où la république romaine chassa Pie IX, en 1848 ; enfin les exploits fameux des frères et amis Gambetta, Ferry, Freycinet, Paul Bert, dans leur guerre contre Dieu et son Eglise, toute la longue série des méfaits républicains me fournirait un thème facile à développer.Je pourrais aussi dire un mot des atrocités commises par la république iroquoise, sur la personne des martyrs jésuites Brébœuf, Paiement, Jogues, et en général des tortures infligées aux missionnaires par un bon nombre de petites républiques barbares dont les citoyens avaient la mauvaise habitude de manger leurs semblables.Cela ferait merveilleusement comme pendant â vos Genséric et â vos Sapor.Qu’en dites-vous, citoyen Cyprien Fréchette ?Mais ne brassons pas davantage, suivant votre élégante expression.Encore une fois, tout cela ne signifie qu’une chose : c’est que dans tous les siècles et^sous tous les régimes, il y •a eu des ennemis de la vérité.Revenons maintenant â l’argument ad hominem.Il y eut donc en France en particulier, des princes qui commirent des attentats contre le Saint-Siège, ou contre les lois de l’Eglise.Quelques-uns furent excommuniés» Mais la plupart d’entre eux, après après avoir été avertis ou frappés, s’arrêtaient à temps, faisaient leur paix avec Jésus-Christ ou son vicaire^ et la France restait une monarchie chrétienne, fille ainée de l’Eglise.Après un règne regrettable, s’ouvrait un grand règne, où la nation française continuait dans le monde les gestes de Dieu.Maintenant, c’est fini.La République actuelle est anti-chrétienne.Non seulement elle expulse les congrégations religieuses mais elle enlève le crucifix dos prétoires.elle ferme les sanctuaires, elle bannit la religion de l’éducation, en un mot, suivant l’énergique expression de Paul de Cassagnac.elle montre le poing â Dieu.Il n’y a plus rien à attendre d’elle, pas meme la gloire extérieure.Tous les quatre mois elle change de gouvernement, sans savoir pourquoi, et tous ses chefs, tous ses coryphées, tous ses scribes, sont des athés, des libre-penseurs et des francs-maçons.Où ces gens-là vont-ils conduire notre pauvre France ?Dieu seul le sait.Et cependant Cyprien nous dit sans sourciller qu’il sympathise avec cette République-là.Et il a le front d’écrire : 44 Pourquoi donc, à cause de nos sympathies pour la forme de gouvernement que s’est donnée la France, nous tenir responsables des fautes de la république française, quand vous êtes forcés vous-mêmes d’avouer que les mêmes fautes ont été commises sous le régime que vous préconisez ?” Il est bien question de forme, en vérité.Nous n’attaquons pas la République française parce que c’est une république ; nous l’attaquons parce que c’est une république, athée, radicale, essentiellement et irrévocablement révolutionnaire, dans le pire sens du mot.Corn prenez-vous Cyprien ?Nous croyons que la forme monarchique convient mieux à la France que la forme républicaine.Cela tient au caractère et aux mœurs de la nation.Mais qu’on nous montre une république chrétienne, dirigée par des hommes d’Etat chrétiens, et nous nous inclinerons devant elle.On no discute pas les goûts.Mais non, vous et votre école, c’est la République actuelle que vous aimez.La rédaction de la Patrie disait un jour, le 7 mai 1880 : 44 nous sympathisons avec le gouvernement français, c'est-à-dire avec la République, qui travaille avec tant d’ardeur et de succès à relever la France de l’ornière où l’avaient plongée les criants abus des régimes précédent®.Et vous, citoyen Cyprien du journal de frère Beaugrand.Avant de terminer, je veux vous donner un conseil gratis.Je vous ai convaincu d’avoir, au moins quatre fois, fortement violenté la vérité historique.Plaidez ignorance, mon ami Cyprien, c’est le seul moyen honorable que vous ayez de vous en tirer, sans encourir le mépris des gens véridiques.J’avoue que c’est vexant pour l’amour-propre d’un lauréat vaniteux.Mais aussi, qui diable vous poussait à faire le savant homme V Croyez-moi, tenez-vous en au genre de la pièce à Sarah la vaillante.C’est là qu’est votre veine ; ne frappez pas ailleurs.Heraclite.^ Due «lènioiiHlralion politique Avant hier les conservateurs du comté de Bellechasse ont fait une magnifique démonstration à leurs deux représentants MM.Amyot et Faucher de St-Maurice.Une longue suite de voitures se forma à St-Charles et passa par St-Michel et St-Raplurl pour se rendre à St-Gervais.Partout sur la route et surtout au village de St-Gervais flottaient des drapeaux aux couleurs conservatrices.Des adresses de bienvenue furent présentées à M.Amyot à St-Charles et à St-Gervais, et des discours en réponse furent prononcés par MM.Amyot, Faucher de St-Maurice, Dr Lesage, député de Dorchester, etc.etc- A six heures du soir, après un lunch champêtre, les héros de cette démonstration quittaient St-Gervais et reprenaient le train pour Québec.Celle démonstration prouve combien le paTti conservateur est puissant au jour d’hui dans cette ancienne forteresse libérale.Des agents Chinois achètent des terres arables dans la Colombie Anglaise, avec l’intention d’y établir des colons Chinois.Les gens de la Colombie voient cette entreprise d’un mauvais œil.Nous n’en voyons pas la raison.11 y a place en Canada pour les Chinois comme pour les autres nations.Le Monde est de mauvaise humeur.Il nous cherche noise à propos d’une petite nouvelle dont nous ne lui avons pas donné crédit par pure inadvertance.S’il nous fallait toujours être aussi sévère à l’égard des journaux qui nous copient, recopient sans nous citer, nous serions en chicane avec beaucoup d’entre eux.Mais comme nous n’attribuons pas à notre prose une valeur extraordinaire, nous sommes toujours heureux des reproductions qu’on en fait, et pas de récriminations de notre part.Le Monde est un des rare3 journaux qui croit toujours qu’on fait du plagiat à son détriment.Les nouvelles que nous recevons des différentes parties du pays annoncent partout une récolte magnifique.Le 4* Druid ” ayant à bord Sir Alexander Campbell, ministre de la justice, est arrivé à Gaspé, hier à onze heures du matin.Il en repartira demain soir.Foiuté de llcauice deux Amériques, l’obole de leur foi — et l’aumône de leur charité pour le L’honorable M.Jean Blanchet, le | salut de tant d’âmes qui se perdent.” nouveau secrétaire provincial, a corn-1 ga Grandeur, Monseigneur PAr-mencé sa tournée électorale dans son chevêque de Québec a daigné y comté.^ j ajouter sa propre recommandation Mercredi soir, il s’est rendu à Ste- pour le clergé et les fidèles de son Marie, où il a été reçu par un grand diocèse.nombre de citoyens et d’amis qui Les pp.Voisin et Royer ont déjà l'attendaient à la gare.'parlé dans différentes Chapelles de Une adresse de félicitations lui :i|]a ville.Dimanche prochain G août, été présentée chez M.Marceau, mar chaud, par M.le notaire J.Nr.Chassé au nom des électeurs.En voici la teneur : A PHonorable Jkax Blanchbt, secrétaire provincial, elc.Honorable monsieur, Malgré que nous n'avions appris votre arrivée dans cette paroisse que tard cet après-midi, veuillez cependant permettre à vos nombreux amis ici présents, de venir vous saluer, vous souhaiter la bienvenue et surtout vous féliciter leureusemoiU sur votre nomination comme l’un des membres du cabinet.Nul doute que Son Excellence, ainsi que le premier ministre l’honorable M.Mousseau, savaient,eux aussi, que votre place dans le gouvernement était marquée d'avance et vous y était acquise, tant par votre respectabilité et la confiance que les électeurs du beau et grand comté de Beauce vous ont témoignée, en vous choisissant à l'unanimité pour leur représentant dans la chambre locale de cette province, qui parce que tous vous connaissent comme l'un des meilleurs jurisconsultes du barreau du dis* triet (le Québec et fun de ceux qui vont acquis la plus grande faveur.Soyez donc, cher monsieur, le bien-\enu dans cette paroisse, ft veuillez compter sur notre ferme appui pour assurer votre réélection s’il y a contestation.Espérons cependant que votre grande popularité, votre prestige cl vos grandes capacités que vous ne manquerez pas, nous le savons, d’employer pour le [dus grand bien de vos commettants, vous assureront une réélection par acclamation.Ste-Marie, Beauce, 2 août 1882.(Signé) G.S.Th £• berge, N.l\.,1.N.Chassé, N.1*., Richard Bisier, maire, J.A.Morency, E.Laliberté, N.P.J.B.Ferla ml, Léon Lacroix, •!.P.Thomas Lessard,N.P., G.Morency, Ls Bilodeau, G.Landry, O.Turcot, .»* .1 albert, père, P.Marcoux, IL Grégoire, J.Morisette, A.Mercier, P.Lavoie, .1.Lavoie, R.Lehoux, C.Turmelle, A.Lacroix fils, J.Macké, capt,L.N.Marceau,marchand,F.Hébert, F.Morency, marchand, Jean Savoie, Pierre Savoie, P.d.Lemieux, marchand.E Heaulieu, S.Marcoux, A.Jacques.marchand, IL Fcrland, IL O.Fortier, marchand, 1).Rousseau, J.Bolduc, J.Drouin, II.E.Jacques, J.Maillet, N.Gagnon, G.Turgeon, J.Bourque, A.Mercier, F.X.Bisson, J.Grégoire, J.P.igeot, G.Deniers, IL Bisson, I*.Vieil, A.Lemieux, (agent», G.G.R.Roy, M.Larivière.L’honorable secrétaire provincial répondit en termes éloquents à cette magnifique adresse, et remercia les électeurs alors présents de ce témoignage de confiance de leur part.MM.Henry Buchesnay, avocat, de Sainte-Marie, et II.Chassé, avocat de Québec, furent ensuite appelés par rassemblée à prendre la parole en faveur de l’honorable, M.Blanchet, et firent en termes chaleureux l’éloge du nouveau ministre.Le succès de l’honorable secrétaire provincial r.e fait doute pour personne ; et il est très probable qu’il sera réélu par acclamation.r/honorable M.Blanchet a parlé avant hier à Sl-EIzéar et à St-Joseph où il a été accueilli avec enthousiasme.ils parleront : le matin dans la Basi lique à la grande messe ; et dans l'Eglise de St-Koch à la messe de huit heures, ainsi qu’à la grande messe.Le soir, on pourra le entendre dans l’Eglise de St-Sauveur à 7 heures, et dans l’Eglise de la Congrégation de St-Roch aux Vêpres.Les détails qu’ils donnent sur leur différentes missions, surtout sur celle de l’Afrique équatoriale sont très intéressants, et nous engageons vivement tous les habitants de Québec à aller les entendre.L.J.G.Tout le monde «lan* lu l*iii«Httnce du Canada y est concerné Voici encore quelques noms des centaines des principaux citoyens du Canada qui ont été guéris du catarrhe, de la bronchite, de l'asthme et des affections des poumons par le spiromètre du Dr Souvielle, qui porte les propriétés médecinales directement au siège de la maladie.Lisez et jugez par vous-mêmes : u Plusieurs membres do ma famille et de mes amis ont été guéris de la bronchite, de l’asthme et du catarrhe par l’usage du spiromètre.’' John P.Whelan gérant du Post amt Truc Witness, Montréal.M.DeBoucherville, au département det sauvages, Ottawa, catarrhe de plusieurs années maintenant guéri.M.Geo.Ager, Ottawa, catarrhe et maladie des poumons, guéri.Mme Smith, London, épouse du détective médical, guéri d’un citarrho.Geo.Maguire, Toronto, -1S2, rue Adelaide ouest, sa tille guérie de l'asthme.Geo.Willis, Exeter, les voLEims.—Joseph Rédard, dont nous parlions, hier, a été condamné en cour de police à subir un procès au prochain ternie de la Cour criminelle pour vol d’un cheval appartenant à M.Robertson, de Lévis.Joseph McKenna et William Wilson, les piclipokcls arretés sur le marché Champlain, ont été condamnés à quatre mois de prison.Pierre Dcshayes, accusé du vol d’une lettre contenant 890, vol dont nous avons raconté les détails le mois dernier, a été condamné hier en cour de police à subir sou procès nu prochain terme de la cour du banc de la Reine.suicide.— Hector Brodeur, étudiant en droit chez MM.Bélanger et Vanasse avocats, Sherbrooke, a été découvert jeudi malin, gisant sur le plancher de sa chambre, à fliôtel Camirand.nie Wellington.Le malheureux s’était coupé la gorge avec un razoir ; il était atteint d’aliénation mentale depuis quelques jours.Mèrwi ! Mèren ! Mère* ! DU CC*.•%- m as» 0 LEGRAND POUR RHUfflA ISME, La Névralgie, Sciatique.; • tnbago, le Mal «le Heins.Douleurs de iT.stomne, la (L ut te, l'Esquiiiaiicic.Inflammation • lu Gnsier.Enflures el Foulures, Bru-lares.Kefimideinents, Douleur#générale iin (’i»rps, it pour le Mal de Dents, «rOreilîos.pour Pieds et Oreilles Glacés, t poui toutes autres Douleurs et Maux.Aucune préparation sur la terre e>t .'mile à f Huile St.Jacob comme remède •wter-nc sain, certain, simple et bon marché.L’essai coûte peu, seulement i;t petite somme de f»0 cents, et tous .•eux soulTnints de douleurs peuvent •ivob* une preuve positif du mérite (pie ceîlo médecine réclame.Les directions sont publiées dans onze ’alignes différente!*.o Vt*titluc Pur Tou» Le» Droguiste! Et Commerçant* R» Mo«lecIiiri.A.VOGELER & CIE., Unit iniorc, Md., V.S.A.Québec, *20 septembre) 1881—lan I* KUpui et cou fort pour Ica malade LA PANACÉE DF.S FAMILLES DK DH OWN ll’a pas d'égale pour guérir les douleurs internes et externes.Elle guérit les dou leurs dans le côté, le dos ou les instes-Lins, le mal de gorge, le rhumatisme, le mal de dents, le mal de reins etc., etc Elle purifiera le sang promptement car son action est puissante La panacée domestique de Brown, est reconnue comme le meilleur remède, possédant double force d’aucun autre élixir ou Uniment dans le monde et devrait se trouver dans toutes les familles afin de l’avoir sous la main en tout temps, car c'est le meill^ .r remède dans le monde pour les crampes dans l’estomac et douleurs de toutes sortes.En vente chez tous les pharmaciens à 25 cts la bouteilk Etes-vous troublées la nuit et tenues j «veillées par les souffrances et les gémi> I ttemenht d'un enfant qui fait ses dents ! : S’il en est ainsi, allez chercher tout dej mite mie bouteille du Sirop calmant de.Mme Winslow.H soulagera immédiate ment le pauvre petit malade— cela est! certain et ne saurait faire le moindre! doute.Il n’y a pas une mère au monde qui ayant usé de ce sirop, ne vous dira pas aussitôt qu’il met en ordre les intes-1 i ns* donne.le repos à la mère, soulage enfant et lui rend la sauté.Ses effets c 1111 » • 111 de la magie.Il est parfaiienien u offensif dans tous les cas, et agréable à .rendre.I! est ordonné par un des anciens .-t des meilleurs médecins du sexe féminin aux Etats Unis.En vente partout à 25 cents la bouteille.«.•uhUi-i:, ft janvier 1882—l an Q UN CONSEIL DONNE GRATIS.Heure de lu murée liuute i\
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