Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 9 août 1882, mercredi 9 août 1882
' • .• .¦ * XOeme Annee tic.No 52-Edition quotidieime-Ocnie Année Mercredi 9 Août l^SS iziztc.* JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE OJEtOIB.J’KSIPÉRE ET J’AIME Dr N.K.DIONNE, Rédacteur en Chef LÉGER S ROUSSEAU, Rditenr Propriétaire.I rit AXE 10 Protestation M.Eugène Rendu, ancien inspecteur general de l'Université, vient de prendre une initiative à laquelle on ne saurait trop applaudir.Il y a peu cle jours avait lieu, dans la commune de Labbeville près de risle-Adain (Seine-et-Oise), la distribution des prix aux élèves de l’école publique.Cette cérémonie était présidée par M.Rendu, conseiller municipal dans cette commune, et membre élu de la commission scolaire.L’assistance était nombreuse.M.Rendu a pris d’abord la parole,et dans une allocution en forme de conversation familière, il a expliqué quelques-unes des dispositions de la loi du 28 mars, celle entre autres qui a fait des écoles publiques des écoles neutres, par la suppression de renseignement religieux.L’enseignement religieux ayant été supprimé il a fallu supprimer également le prix d’instruction religieuse, qui autrefois était proclamé •avant tous les autres.u Mais, a ajouté M.Eugène Rendu, si le prix d’instruction religieuse se trouve supprimé de la distribution ollicielle, je veux, comme défenseur légal des traditions morales de la commune, rendre ce prix et aux enfants et aux familles ; je veux rendre ici l’honneur et le prestige à l’enseignement scolaire amoindri et décapité.Avant la proclamation des prix réglementaires, en dehors de la distribution officielle, en dehors de toute action et de toute responsabilité de l’instituteur, je vais, sur l'indication de M.le curé, décerner un premier et un second prix d’instruction religieuse aux deux enfants qui ont le mieux répondu aux soins assidus du curé de la paroisse.” AI.Eugène Rendu a en ellet proclamé les noms de ces deux enfants, et leur a remis des prix spéciaux, tout en déclarant qu’il continuait de participer aux frais de la distribution scolaire officielle.11 a saisi cette occasion pour faire comprendre aux parents avec quel soin particulier ils devaient veiller à l’assiduité de leurs enfants au catéchisme paroissial, puisqu'ils ne trouvaient plus dans l’école ce qu’elle leur donnait de temps immémorial, un concours efficace et pratique pour l’enseignement religieux.Cette initiative et ces paroles ont provoqué dans l’assistance, puis rencontré dans la commune tout entière, la plus cordiale et de plus significative adhésion.On ne peut que désirer voir se propager un moyen si efficace de protester contre l’une des dispositions les plus odieuses de la loi du 28 mars.L’exemple donné par M.Eugène Rendu trouvera certainement de nombreux imitateurs.Loh duel* ridicule* Une rencontre à l’épée devait avoir lieu le 19 juillet à Bruxelles, entre M.Aurêlien Scholl,chroniqueur parisien et libre-penseur , et M.llarden- llickey, directeur du “ Triboulet illustré, ’’journal royaliste.Cette rencontre a été amenée par la publication, dimanche dernier, dans le “ Triboulet illustré, ” d’une boutade rimée dont voici le texte : AlJlléMEN SCHOIA.H lUKjui 1 lio nine d’esprit —Du moins cVst lui qui l’a dit ;— Mais je jure sur mon finie ij »e eo démocrate infâme, Dans la peau d’un polisson Mourra de manque d'haleine.(Ja fera pleurer Cliupron Ki bien rire f«a Fontaine.Voiln mon avis de fol, Salut, Aurêlien Scli dl.Ces vers étaient signés d'un pseudonyme : Ah Paz au.M.Hardon-Hiekcy s’étant déclaré responsable, et ne pouvant, par suite du décret d’expulsion qui l’a frappé, rentrer en France, M.îScholl a fait le voyage pour venir le provoquer en duel ! Apres des pourparlers entre témoins, qui ont occupé une partie de la journée, il avait été décidé qu’une rencontre a l’épée aurait lieu, à 5 heures, dans la foret deSoignes.On s’y rendit.Le ciel s’étant brusquement couvert, M.Scholl, dont la myopie est extrême, a déclaré ne plus y voir suffisamment.S»*s témoins ont demandé, en conséquence, que l’affaire fût remise au lendemain matin.Mais la partie adverse s’étant refusée à cette remise, on s’est quitté sans dégainer.Plut au ciel que des nuages vinssent empêcher tous les duels de ce genre.Monseigneur de In IIouillerie Mgr de la Bouillerie, archevêque de Perga, coadjuteur de S.,Em.le cardinal Don net, archevêque de Bordeaux, est décédé à Bordeaux le semedi 8 juillet à 6 heures du matin.Mgr de la Bouillerie était né le 1er mars 1810.Il était vicaire général de Paris lorsqu’il fut appelé, en mars 1855.à l’évêché de Carcassonne.Eu mars 1873, il fut promu archevêque de Perga et nommé coadjuteur de Bordeaux.Voici en quels termes Y Univers parle de Mgr de la Bouillerie : “ Le temps nous manque pour raconter au long la vie du vénéré prélat que nous pleurons, et d’ailleurs l’émotion que cause cette mort foudroyante ne nous en laisserait pas aujourd’hui la liberté.Mais comment ne pas rappeler en deux mots l’aménité pleine de distinction qui faisait comme le trait distinctif de son beau caractère.Cette douceur n’en levait rien d’ailleurs à la fermeté de l’esprit, et les survivants du concile gardent le souvenir de la grande impression que produisit sur l’auguste assemblée certain discours de Mgr de la Bouillerie, où il soutenait avec autant d’énergie que d’éloquence, contre une opposition tumultueuse, le glo-1 rieux privilège qu’on disputait au Souverain Pontife, en contestant à la personne du Pape l’infaillibilité promise à Pierre et à ses successeurs.Homme de doctrine avant tout.Mgr de la Bouillerie était aussi un homme de grand savoir et de goût exquis.Aussi, à coté d’ouvrages de ph i 1 osophi e t ra]îseendan te corn me est son livre de YIlomme, compte-t-on des productions pleines de charme, des poésies où la doctrine sert comme de support aux plus beaux développements de la plus aimable et haute spiritualité, Léon X111 l’avait chu.si l’un des premiers pour faire partie de l’académie philosophique de Saint-Thomas d’Aquin, et l’académie littéraire des Jeux Floraux avait tenu à honneur de l’inscrire parmi ses membres.“ A coté du zèle de l’évêque pour l’Eglise, à coté de ces qualités de penseur et d’écrivain, qui dira le charme de ses relations personnelles, la délicatesse et la fidélité de son amitié ?1] ne la prodiguait pas, trouvant avec raison qu elle ne doit pas être banale, mais quels trésors de dévouement et d’allection il révélait à ceux qui l’avaient pu conquérir ! “ Homme du monde accompli, gentilhomme de naissance et de cœur, il était sî accessible aux humbles que ceux-ci facilement auraient pu se persuader qu’il était l'un des leurs, tant était attrayante fonction de sa chanté ! “ Son zèle ne connaissait pas de bornes.Après avoir présidé tant de réunions qu’il animait de son esprit, il devait, au mois de septembre, présider encore le congrès eucharistii-que, auquel lui, le chantre de l’Eucharistie, avait voulu donner tout de suite son encouragement et ses bénédictions.C’est là, en ellet, qu’il cherchait la consolation aux épreuves qui ailligeaient son àme.et qui,en traversant son cœur d'évêque, vivement alfecté des persécutions dont souffre l’Eglise, ont sans doute hâté sa fin.Que ce soit aussi notre force en cette affliction nouvelle qui frappe l’Eglise et spécialement l’Eglise de Bordeaux, où il s’était fait tant aimer.Mais nous ne le perdons pas tout entier, car son souvenir demeure, ainsi que l’enseignement de ses exemples et le parfum de ses vertus.” I/nflnire «le Tisz:i-E*/.lar On écrit, au sujet cle cette affaire, de Prague, 25 juin : L’affaire de Tisza-Eszlar devient de jour en jour plus mystérieuse.Dernièrement le corps d’une jeune fille fut retiré de la Tisza.On constata que ce n’était pas le corps cl’Esther Solymossy, mais bien son vêtement, le vêtement qu’elle portait au jour de sa disparition.11 y a donc l’alternative suivante :ou EstherSolyinossy a été tuée et ses assassins sont allés chercher ses vêtements dans son tombeau, ou la jeune fille est cachée quelque part vivante,et on a habillé un cadavre avec ses habits.La première supposition parlerait contre les juifs.Ils auraient alors produit un autre cadavre pour que les blessures ne soient pas constatées sur le corps d’EstherSolyinossy, à laquelle, d’après la dénonciation du juif Schwarz, on aurait coupé la tête à la synagogue.D’après l’autre supposition, on pouvait suspecter les antisémites d’avoir cache la jeune fille pour exciter l’agitation antijuive.Cependant une dépêche de Pesth nous annonc» aujourd’hui que hi prédécesseur du boucher juif Schwarz, qui est toujours en prison, un certain Rosenberg, vient d’être arrêté.Il est donc possible, sinon probable, que c’est lui qui aurait arrangé la comédie delà découverte du corps d’Esther pour sauver son collègue Schwarz.On avait prétendu aussi (jue la production de la pseudo-Solymossy n’avait d’autre but que les 5 000 llorins promis à celui qui découvrirait son corps Mais dans ce cas comment expliquer qu’on disposait de ses vêtements et justement de ceux qu’elle portait lors de sa disparition ?Nous avons déjà annoncé que les mariniers qui ont retiré (h* la Theiss le corps de la fille à laquelle des mains inconnues avaient mis les effete de Mlle Solyinosy, ont été arrêtés.L’“ Egvetertes, ’’journal de Pesth, dit au sujet de cette arrestation : Le commissaire de police Farkas, assisté du sous-préfet Hasitz, de Szol-nock, a arrêté, le 25 juin, à cinq heures de l’après-midi, les mariniers que le garde-champêtre à indiqués comme lui ayant désigné le cftrps retiré par eux de la Theiss.Outre ces mariniers, le garde-champêtre a encore reconnu comme s’étant occupé du cadavre un juif, le nommé David-Aron Herschko.Le Pesli Naplo, de Petsh, dit de son côté : Nous recevons une dépêche de 14 Nyregiyhaza annonçant que, dans la soirée du 27 juin, seize individus ont été emprisonnés à la maison de justice de cette ville.Parmi ces seize individus, il y a les mariniers qui prétendent avoir retiré des eaux de la Theiss la fille qui portait les effets de Mlle Solyinosy ; les autres inculpés sont des juifs.Un autre journal de Pesth publie une dépêche datée de Nyregixhaza et portant ce qui suit : Le lils aîné du sacrificateur Scharf, ayant fait de nouvelles révélations au commissaire de la sûreté générale, Becsko, le juge d’instruction de Bary, s’est rendu encore dans la nuit j à la prison où le jeune Scharf, Agé de seize ans, a renouvelé ses révélations.Le “ Debreczin, ” de Debreczin, annonce l’arrestation du rabbin de Tisza- Loeck.Le dénouement de l’affaire approche.Nous comprenons maintenant pourquoi la presse judaïque et.judai-santé s’est enfin décidée à dire quelques mots de cette affaire.Saint Pierre et (îaribaUli L’idée que Pierre représente, c’est la patience et la charité ; l’idée qui s’incarne dans Garibaldi,c’est la rage et la haine.Ecoutons leurs differents langages : Pierre commence : 44 Jésus nous a régénérés par une ferme espérance ; vous serez affligés par des persécutions ; soyez saints en toute choses ; que la chasteté et la charité soient les fondements de votre gloire ; aimez-vous en frères dans la simplicité de votre cœur ; déposez la malice et la fraude, la dissimulation et l’envie; annoncez la puissance de Celui qui vous a tirés du sein des ténèbres pour vous amener A la lumière ; réduisez au silence la malice d’autrui par la sainteté de votre vie; cherchez la liberté vraie dans le service de Dieu ; craignez Dieu, aimez vos frères, honorez celui (pii exerce le pouvoir ; quand on vous traite injustement, supportez-le pour l’amour de Dieu.Le Christ ne maudissait pas ceux qui le chargeaient de malédictions ; il souffrait sans proférer de menaces.Soyez sobres, vigilants, fermes dans la foi.” Et Garibaldi, que dit-il ?Ecou-tons-le.“ Haïssez les piètres ; détestez le despotisme de ces infâmes imposteurs.Les prêtres sont l’écume de l’enfer ; les cardinaux sont les serpents de la Cité Sainte.Les prêtres sont des monstres auxquels l’enfer devrait seul servir de réduit ; ils ont vieilli dans le mensonge et l’hypocrisie.Maudit soit l’indigne Romain qui n’est pas toujours prêt à baigner son couteau dans le sang de ces tyrans qui déshonorent la patrie dont ils font un cloaque.On ne sait ce qu’il y a de plus énorme, de la scélératesse de ces prêtres et de ceux qui les appuient, ou de la stupidité de ce misérable peuple qui les souffre dans son sein, et n’anéantit pas ces instruments de son esclavage.Les insurrections, les révoltes sont la ressource des opprimés et des esclaves.Les plus grands ennemis de l’Italie sont les prêtres ; il faut les avoir en exécration.Allons A Rome, allons détruire ce nid de vipères.Nobiling, Passanante, Moncasi,tous ces hommes que les souverains traitent d’assassins, sont des amis des peuples.ce sont maintenant des martyrs, objets de hi vénération des peuples.ce sont les précurseurs de la civilisation de l’avenir.” Saint Pierre ne se révolta point : il sanctifia le Janicule par l’effusion de son sang*, il ne le souilla pas en répandant le sang d’autrui dans des guerres fratricides.Du haut du Janicule, où il mourut plein de foi, plein d’amour pour Dieu et pour Rome, il a parle pendant dix-huit siècles aux grands de l’Italie et du inonde ; il a fait retentir pendant dix-huit siècles sa puissante voix jusqu’aux extrémités d^ia terre.Les peuples farouches qui ont entendu celte voix sont devenus doux et paisibles.Cette voix a fait accomplir des prodiges de vertu et d’héroïsme, des prodiges de charité, elle a inspiré des merveilles dans les arts et dans les lettres ; grace à cette grande voix, une auréole glorieuse a entouré le front de l’Italie et de Rome.C’est en écoutant cette parole que sont parvenus A une éternelle renommée nos sublimes italiens : Thomas d’Aquin et Dante, Michel-Ange et Raphael, Christophe Colomb et le Tasse, Colonna et Pisani.C’est cette parole qui a donné A l’Italie Alexandre 111 et Grégoire IX, Innocent 111 et Pie V.C’est grâce n cette parole que nos ancêtres livrèrent cent batailles pour la liberté et pour la foi, qu’une jeune fille devint une guerrière redoutable, que Mtthilde de Canossa dissipa les force# de l’Allemagne conjurées contre le patrimoine de Pierre.C’est pour Pierre cme sortit de terre ce temple merveilleux du Vatican, A l’endroit même où Néron triomphant arrosasses jardins du sang des chrétiens.C’est pour rester fidèles à renseignement de Pierre que des millions de martyrs affrontèrent la mort avec joie, tout brûlants de la charité dont il avait enllammé leurs cœurs.Le nom de Pierre retentit même, il y a des siècles, sur ces terres africaines que d’humbles missionnaires connurent et décrivirent bien avant les Schweinflirt et les Livingstone, les Miani et les Antinori.Les disciples de Garibaldi, avant de mettre leur maître en parallèle avec saint Pierre, devraient bien attendre qu’il inspire dans leurs rangs un Dante, qu’il produise un Raphaël, qu’il fasse surgir un Michel-Ange, qu’il conduise par la main un Colomb ; qu’il suscite une Mathilde de Canossa ; qu’aux échauflburées de Milazzo et de Calatafimi, il substitue des victoires de Lognano et de Lé-pante, aux escarmouches du Salto et A la prise d’Ampola, des conquêtes de Constantinople et de Damiette.Ils devraient bien attendre que du rocher de Caprera eût émané sur le monde entier, pendant dix-huit .siècles, un rayonnement perpétuel d’amour, d’héroïsme, de vertu, de vie indestructible.Alors, on n’aurait plus compassion des nouveaux précurseurs et de leur nouveaux messies.La religion de Pierre triomphe par l’amour ; ses apôtres la scellèrent de leur sang, et leur triomphe fut durable.La religion de Garibaldi veut triompher par la haine ; son auteur a prêché la haine, il a scellé ses principes par des imprécations contre le Christ et contre J’ierre, par des malédictions contre Rome catholique, par l’effusion du sang des défenseurs des trônes, des défenseurs du Pape.11 ne faudra pas dix-huit siècles, mais dix-huit ans, et peut-être dix-huit mois seulement pour que personne n’ose plus mettre le champion de la guerre armée sur le Janicule en parallèle avec l’apôtre de la paix qui subit, sur cette meme montagne, le supplice de la croix.(Voce della Ver it h).Joiu-iin u v Le nombre de journaux qui paraissent actuellement dans tous les pays de l’univers est de trente quatre mille avec un tirage de onze cent millions d’exemplaires.Dans ce nombre on compte 1 G,500 journaux rédiges en anglais; 7,000 en allemand ;3,050 en français et 1,000 en langue espagnole.Feuilleton «lu COURRIER DU CAN AI) V 8 Août 1882—No 81 ligf Par Mme Augustus Craven.(Suite) 11 Et A présent, ma petite, dit Mlle Sylvestre, de cet air solennel qu’elle aimait A prendre, surtout lorsqu’il lui semblait que son autorité avait été méconnue ; A présent, Eliane, je vous recommande la plus grande circonspection dans vos paroles.11 vous plaît d’accomplir un acte de charité.Soit.Mais il ne faut jamais oublier que ces personnes-là.—Quelles personnes ?dit Eliane d’une voix brève.—Je parle, en général, des actrices, des chanteuses, des.—Mademoiselle Sylvestre, je vous l’ai dit cent fois, il ne s’agit ici ni de chanteuses, ni d’actrices,ni do rien de semblable.La marquise de Limin-ges a été aussi bien élevée que vous-même, et je vous supplie de ne plus jamais.” Elle p .triait encore avec une vivacité qui jurait un pou avec la tranquillité forcée de son maintien, lorsque, après avoir frappé un léger coup à la porte, Malseigne parut, et sans entrer dans la chambre, il fit signe A Eliane de venir.Elle se leva sur-le-champ et le suivit.La chambre où la pauvre Ersilia dormait encore d’un sommeil lourd et fiévreux, était située au rez-de-chaussée.Pour y parvenir, ou traversait nu assez grand salon éclairé en ce moment par une seule lampe ; ce fut dans ce salon que Malseigne et Eliane trouvèrent la sœur Saint-Irénée, qui avait quitté un instant le chevet de la malade pour venir A leur rencontre.Les grands yeux clairs de la sœur jetèrent sur l’auxiliaire qu’on lui amenait un regard doux, sérieuv ci pénétrant, et apres ce rapide ex imeii, elle dit A Malseigne, ces seuls mots : “ Je vous remercie.” Puis s’adressant A Eliane : u Vous avez déjà approché d’un malade atteint de cette fièvre, n’est-il pas vrai, ma chère demoiselle ?—Oh ! oui, un grand nombre.—Il n’est donc pas nécessaire de vous dire ce que vous avez à faire?—Quand je suis seule, j'agis de mon mieux, mais puisque vous êtes ici, ma sœur, je n’ai qu’a vous obéir exactement, et pour cela vous pouvez compter sur moi.” Un de cos sourires particuliers, qui sont le reflet d’une joie permanente et qu'on n’aperçoit que sur certains visages, éclaira celui de la sœur Saint-Irénéo.“ M.de Malseigne m’avait assurée, dit-elle,que vous étiez calme et brave, je vois qu’il no m’a pas trompée, vous pouvez m’aider beaucoup.Vous pouvez faire un grand bien A ma pauvre malade.Un bien qui m’eût été impossible.Dieu en soit béni !.Snivez-moi.” Au moment de passer le seuil de la porte, Eliane se retournant et voyant le regard inquiet d’Armand la suivre avec une sorte d’épouvante, elle revint A lui et lui dit rapidement : “ Ne craignez rien pour moi, Armand, et sachez que vous avez comblé un désir dont la réalisation me semblait impossible.Je vais donc tu voir enfin !.Dieu l’a permis, et c'est A vous que je le dois.” Il était près de minuit, lorsque Eliane remonta dans la chambre, où Mlle Sylvestre l’attendait avec une impatience mêlée d'inquiétude.Dès qu’elle la vit reparaître : “ Dieu merci, vous voilà ! s’écria-t-elle.Je commençais A croire que vous alliez y passer toute la nuit.Eh bien, Eliane, parlez maintenant, et dites-moi tout ce qui s’est passé.Comment est-elle ?comment va-t-elle ?.peut-elle guérir ?.va-t-elle mourir ?.” Eliane s’assit avant de répondre.Elle était pensive, et il était évident qu’elle eût mieux aimé demeurer en silence.Mais, au lieu d’être pâle comme auparavant, son teint s’était coloré et avait pris un éclat tempo- raire qui, chez elle, provenait toujours d’une vive émotion.A la fin elle dit : 44 Elle est belle, elle est jeune et charmante.Elle est très malade encore, mais elle guérira.Je l’ai dit A la sœur.Elle le croit maintenant, comme moi.” Quiconque eût plongé en ce moment dans le cœur innocent de Mlle Sylvestre eût été surpris des effets que peut produire la passion même la plus honnête et la plus désintéressée.Peut-être eût-elle frémi (file-même, elle qui n’eût pas volontairement tué une mouche, si elle eût | clairement reconnu que ce qu'en ce moment elle o.-pérait apprendre, c’était qu’Ersilia était haïssable et que sa mort était certaine : oui très positivement sa mort, qui ne lui pa-paraissait qu’une juste expiation de l’iulluence néfaste qu’elle avait exercée !.Mlle Sylvestre ne témoigna point toutefois son inavouable mécompte, mais, en dépit de l’heure avancée, elle aurait bien voulu satisfaire l'ardente curiosité qu’elle éprouvait d’en savoir davantage.Malheureusement Eliane ne semblait point être d’humeur communicative.I Elle était IA, dans son grand fauteuil, immobile, silencieuse et si ab! sorbée, que sa compagne n’osa pas l’interrompre, et, au bout de quel-‘ ques instants, elle se borna A lui 1 dire ; 44 Voyons, Eliane, ne perdez plus de temps maintenant, vous devez être excédée de fatigue, je veux que vous vous couchiez sur-le-champ.Eliane sortit de sa rêverie, et se leva vivement.4‘ Vous avez raison, dit-elle.Quoique je n’aie aucun sommeil dans ce moment-ci, je veux pourtant tout à l’heure tâcher de dormir ; car, demain matin, il faut que je sois prête de bonne heure.Mais auparavant, mademoiselle Sylvestre, je vais aller faire mes prières dans une chambre où je veux vous conduire, r—Moi !.^ —Oui, venez, c’est pour vous chercher que je suis remontée ici.” Elle ouvrit la porte, en faisant signe A sa vieille compagne abasourdie de la suivre, et celle-ci lui obéit sans résistance, tout en colorant A ses propres yeux une condescendance qui lui semblait déplacée, par la pensée qu’il n’eût pas été convenable de laisser une jeune fille errer toute seule, la nuit dans cette maison suspecte.; Elles descendirent doucement l’escalier.Arrivée dans le vestibule, Eliane se dirigea vers un corridor situé du côté opposé à celui qui conduisait chez la malade.C’est là qu’on lui avait désigné de loin la chambre mortuaire.La porte en était ouverte, et les cierges allumés dans ‘l’intérieur jetaient au dehors une lu- mière suffisante pour les éclairer.Elles entrèrent et s’agenouillèrent.La pauvre Âssunta, étendue sur son lit,dormait de son suprême et dernier sommeil.A côté de la table, sur laquelle était posé un crucifix et deux cierges, une sœur A genoux priait.Un silence plus profond que celui de la nuit régnait en ce lieu, et sur le visage de l’humble paysanne rayonnait cette majesté de la mort qui couronne indistinctement tous les : fronts.| Assunta, comme toutes les femmes qui ont beaucoup travaillé et beaucoup souffert, avait semblé de son vivant plus âgée qu’elle ne l’était.Dans ce repos suprême, son visage avait repris un sorte de jeunesse.: Ses traits caractérisés et réguliers, ses cheveux épais et a peine grisonnants ses mains jointes serrant la croix de son chapelet, et sur ses lèvres fermées une sorte de sourire qui semblait exprimer la joie du devoir I accompli et le repos du travail achevé ; tout dans ce spectacle était religieux, paisible, calmant, llien n’était funèbre.Mlle Sylvestre, malgré ses petits défauts et ses nombreuses préventions, avait l’âme pieuse et simple, ce qui veut dire que tout en ignorant beaucoup de choses que les savants ont en estime,elle avait l’intelligence de celles qui leur sont cachées, (A suit re) £ '»W^/ LE COURRIER DU CMAiiA SOMMAIRE France.Les duels ridicules, j/aflaire de Ti-za-Kszla.Mgr de la Bouillcrie.Samt-Pierre el Garibaldi.Journaux Fedillkton :—Kliane (A suivre).Le scrutin secret.Europe.Afrique.Amérique.Obituaire.Nouvelles de Manitoba.Nécrologie.encore le revolver.Bonne réussite.Juste au mauvais moment Petites nouvelles.AKNONCES NOUVELLES Avis aux entrepreneurs.—F, 11.Ennis.$500 de récompense ! '—John G.West A Cie.Géographie.-—F.X Toussaint.Pèlerinage bj Cap Trinité.Pensionnat de Jésus-Marie, St-Josoph de Levis L’artiste du jour.— M.Bémillard On a besoin immédiatement.—A.Bécliard.Retraite aux Ursulines.Avis aux * ntr«‘| relieurs.— K.Gagnon.Exposition provinciale.—Geo.Leclère.CANADA QUEBEC, 0 4 0*77’ 1SS2 J.«* m* ru tin secret à aller grands L'électeur ne tient guère dans la cellule réservée à frais pour cette fin.Le crayon l'embarrasse.lu bulb-tin l'embête, et puis la croix qu'il lui finit faire lui donne la chair de poule.S'il ne sait pas lire le sous-officier rapporteur lui a alors donné les instructions recommandées, et il a bien le soin de mettre le pouce vis-à-vis du nom du candidat de son choix, et cm se dirigeant vers le bureau de votation, il laisse échapper un sourire à l'adresse du représentant de son candidat ; signe infaillible que celui-là, et on peut le classifier de suite ! < >h ?secret, où donc es-tu ?11 a voté notre homme, il a vu son bulletin passer par le trou de la boite* mais est-il bien certain que son vote va compter ?Non, grands dieux ! On en a vu dispara it re de ces bulletins à travers les planchers, on en a vus remplacés par d'aut res ; enfin on doit s’attendre à tout après la votation.La boite est confiée à un partisan qui, en dépit de son serment, a favorisé huit heures durant tel ou tel candidat.Cet officier d'élection, souvent ignorant, a par mégarde omis de parapher chaque bulletin, ou.s’il y a mis ses initiales, il a bien eu le soin de les mettre précisément à la mauvaise place.Ou bien encore, il a négligé de mettre les bulletins dans des paquets séparés, enfin il a éludé la loi de vingt manières.lit en présence de tous ces faits on s'extasie devant cette loi électorale, qui prête le ilanc à toutes les fourberies et à tous les complots ?A quoi sert donc cette loi, si elle ne suffit pas pour assurer le secret au votant ?Il s'agit maintenant de s’assurer si quarante votants achetés en bel et bon argent (cela s’est déjà vu) vont voter dans le bon sens ; on a découvert pour cela un moyen aussi sûr que facile à exécuter.La première condition est de s’assurer la paraphe du sous-oliieier rapporteur.Pour cela on envoie voter le premier électeur à gages avec un bulletin blanc.Il le dépose dans l’urne, mais il a remporté le bulletin qui porte la paraphe, certificat de sa validité, et le caba-leur fait la croix et remet le bulletin au second votant qui est tenu, cela va sans dire, de rapporter un deuxième bulletin ; ainsi de suite jusqu’au quarantième.Voilà un de ces trucs d’élection dont on a fait un usage assez général dans certaines circonscriptions très peu distantes de Québec.Et le scrutin secret, qu’est-ii devenu ?Parmi les nombreux électeurs que nous comptons dans la Province de Québec, il en est de plusieurs caté gories.Il y a d'abord l’effronté qui vote généralement de travers.Sa croix est placée à la mauvaise place, ou il vote pour le candidat adversaire.C’est le petit nombre.Il y a l’électeur timide, celui qui craint de se tromper,et qui rarement fait erreur.C’est lui qui joue du pouce et qui contemple avec amour le représentant de son candidat, et le devoir avec autant de bonne volonté.En troisième lieu, il y a l’électeur important qui fait faire sa marque.Bien qu’il prête le serment d’usage avec beaucoup de lépugnance, il vote en présence des représentants des candidats et du sous-officier rapporteur ; puis il se retire comptant sur le secret.C’est le plus heureux des trois ; il a voté consciencieusement, n’ayant trompé personne, et il n’a pas peur d’être découvert comme traître à son parti.En quatrième lieu vient l’électeur qui ne veut pas voter.C’est la pire espèce.Naturellement on lui impute des motifs intéressés ; on l’accusera de s’être vendu et de ne pas oser affronter la figure austère du sous-officier-rapporteur qui a le droit de Pnssermenter.Dans tous les cas, l’électeur qui ne veut pas user de son droit est un homme dangereux ; s’il a des principes, ils sont très étroitement attachés à sa bourse,et s'il n’en a pas, il se vendra d'autant plus facilement.Vous avez doue gêné-râlement a fl aire à un adversaire et noie forcez jamais à exprimer son vote modo secreto.Il y a cent à parier contre un qu’il vous trompera.En dernier lieu il y a l’électeur lettré qui n’a pas besoin de secours.Celui-ci est le seul qui puisse témoigner en faveur du scrutin secret ; mais il ne compte que pour une minime fraction dans la grande famille des votants, il nous paraît assez peu rationnel de n’avoir légi-fété qu’en sa faveur.Comme on le voit, il n'y a ici qu'un très petit nombre de personnes qui tirent quelques bénéfices de la loi des élections adoptée en 1874, sur laquelle est calquée la loi provinciale.plus enthousiastes.Sir Hector arrivera ce soir à Québec.Son Excellence le gouverneur-général et S.A.R.la princesse Louise partiront de Québec dans cinq semaines pour se rendre dans la Colombie Anglaise.Le parti vice-royal ne se: a de retour à Ottawa que vers Noël.gramme en disant que toute l’Egypte il a enduré son court mais cruel martyre.est pour Arabi.Que de beaux souvenirs de vertus cet aimable enfant ne laissera t-il pas dans L’assemblée générale annuelle, des actionnaires du Crédit Foncier Franco-Canadien aura lieu à Paris le 17 courant.AFKIQUK ÉGYPTE Alexandrie, 8 août.Le 41 Téméraire ” a dû tirer sur les avant-postes ennemis qui s’avançaient, et les en a empêchés.2 des blessés de samedi sont morts.Les anglais ont établi, sur le canal Mahmoudieh, un pont permettant de faire passer l’artillerie.On dit qu'Arabi a 1500 hommes à 3 milles d’Ismaïlia.de la colone vertébrale.Le malheureux jeune homme s'affaissa et perdit beaucoup de sang par une large blés- le cœur .lu tous ceux qui l’ont connu et> sure 0u fit V(JIlir lc8 docteurs Lea i me.Qui .oubliera jamais sa i-itie si ir flt Hurtubiso puis le docteur tendre et si simple, qualités si neces- ., .saires pour être agréable à Dieu ! Tous Brosseau qui opéra 1 extraction de la les rares moments de calme que lui balle.La guerre contre les blasphémateurs se continue dans le district de Trois-Rivières.On veut à tout prix se débarrasser de ces profanateurs du nom de Dieu.La semaine dernière quatre de ces individus sont tombés entre les mains des autorités à Nicolet.Trois ont payé une forte amende et l'autre a été logé en prison.On ne saurait trop châtier ces hommes qui s'oublient jusqu’au point de faire entendre contre la Divine Providence d’horribles paroles blasphématoires.¦¦¦¦¦' - — - — —¦- — OlUTliAlIli: On lit dans le Canada du 7 août : Nos lecteurs, ceux d’Ottawa du moins, ont déjà appris la mort de M.Antoine Gérin Lajoie arrivée vendredi.Les obsèques du défunt ont eu lieu ce matin à l’église Saint-Joseph au milieu d’un grand concours de parents et d’amis.L’absoute a été donnée par le Rév.Fère Pallier .«La messe a été célébrée par M.l’abbé Denis Gérin, curé de St-J us tin, frère du défunt.Parmi les personnes présentes on remarquait M.Elzéar Gérin, avocat, frère du défunt ; Henri, Léon et Auguste Gérin, fils du défunt ; Henri Etienne Parent, ingénieur en chef des canaux du Saint-Laurent, beau frère ; AM KKKIUK gelés Benjamin Suite, beau frère ; etc.Les porteurs des coins du poêle Monseigneur 1 Archevêque arrive étaient MM.le lieutenant-colonel l’a- aujourd'hui à Québec, après une net, Alpheus Todd, F.G.Baillargé,.!.quinzaine de jours passés à St- P- Leprohon, Alfred tfarneau, Â.A.Joachim.I Boucher.KUICOI’F FRANCE Paris, 8 août 1882.Deux hommes ont été tués par les M.l’abbé Lepage, curé de Ste-Catherine, quitte la cure de cette paroisse pour cause de maladie ; il doit se retirer à l’Hôpital général.Son successeur est M.1 abbé René I fils électriques, en essayant d’escala-Casgrain, curé de Stoneham qui sera der les grilles des Tuileries, lui-même, remplacé par le révérend M.Duclerc déclare à la Chambre M.l’abbé, vicaire à St-Raymond .Uue le Parlement sera convoqué si Mu ii a i(\.',u,iU * .des circonstances obligeaient à pren- .„ .cire une attitude active ; le gouvurne- vicaire a Saint-Raymond.ment étudiera les questions intérieu- M.l’abbé Jules Edmond Paradis res qui sont en suspens, et cherchera est nommé vicaire à St-Claire.les solutions pouvant amener la cou- M.l’abbé Moisan ne quitte pas le ciliation entre les diverses fraction* vicariat de la Basilique, comme plu-1 de la maîorité républicaine.sieurs journaux l'annoncent.Nous regrettons d'apprendre la mort de l’enlànt bien-aimée du propriétaire-éditeur du Courrier du Canada, M.M.Clemenceau déclare n'avoir pas confiance dans le gouvernement.ANGLETERRE Londres, 8 août 1882.Le correspondant qui a envoyé Léger Brousseau.Cette chère enfant Ie} un r^cit exagéré de 1 allaire , ' .de samedi ne sera pas autorise a sui- n avait pas encore atteint ses sept yre parmge années, et cependant elle a pu Une scène d’aveu public et de endurer avec la résignation d’une pénitence publique a eu lieu dans grande personne les souffrances d’une l’église anglicane de Clevedon (Somer- maladie de quatre longs mois.seV.‘ , , , _ , •VT i 11 y a quelques difficultés dans le ., „ ., .corps des constables irlandais ; on plus sincères a notre proprietaire et croit que plusieurs officiers se retire- à sa famille à l'occasion de cette ront.épreuve douloureuse.Ils ont eu des réunions a Traléo et ___ à Athone ; à Armagh les réunions leur sont interdites ainsi qu’à Water-On annonce la mort du sculpteur ford ; on parle d’influences fénianes : Marshall Wood, bien connu à Ottawa ils demandent une augmentation de par les bustes qu’il a faits du prince salaire d’un chelin pa jour.et de la princesse de Galles, par ceux .^?n.Ponse flu2.GÛO Cultivateurs ! ! 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Ha ! et arrêtera à la Baie Saint Paul, Les Ecoulements, Malbaie, « ivière du Loup et Tadousac.! Les MERCREDIS et SAMEDIS, à 7.30 A.M., 1 le St Lawrence, pour la Baie des Ha ! Ha î et * arrêtant à la Baie St Paul, Les Bboulements, Ile aux Coudres, Malbaie, Cap à l’Aigle (si la chose e6t praticable), Rivière du Loup, Tadousac et L’Ause Saint Jean.En rapport à Québec avec les raneurs de la Compagnie de Navigation du Richelieu ol d’Ontario, le chemin de fer Q.M.O.A (J., et le chemin de fer Grand Tronc ; et à U Rivière du Loup avec le chemin de far Intercolomal poulet des Provinces 51aritimes et des Etats de l’Atlantique.Laissant la RIVIERE DU LOUP :—Pour le Saguenay à 5.00 P.M le même jour ; et pour QUEBEC les Mercredis, Jeudis et Same«lis à 5.00 P.M., et les Dimanches a 7.00 P.M.—TELLES QUE— Mérinos, Paramatas, Cachemires, Repps, Thibets, Canton Crape, Persian Cord, Etc., Etc.CRÊPE DE COURTAULD.£*arf(i8fiftC6‘ic$ DE .lé.T.FIVER cl «le LUBIN, Etc., Etc.GANTS KID D'ALEXANDRE Valises, Portemanteaux, Etc.N.B.Conditions faciles.Escompte au comptant «fcU’UN SFUJL PRIX Jos.Hamel & Freres 5S, Rue So ms-le-Fort, No «2, COTE DE LA MONTAGNE.Québec, 29 avril 1882.I ( n peut se procurer des billets et retenir des cabines au Bureau Général des Billets, vis-à-vis l'Hôtel St Louis, ot au bureau de la Compagnie, [ quai Saint André.f pour de plus amples informations, s'adresser au bureau de la Compagnie de Navigation à Vapeur du Saint Laurent, quai St-André.A.GABOURY, secrétaire.Québsc, 22 juillet 1882.____________F llazur annuel EN FAVEUR DE E Hôpital du Sacré-Cœur de Jésus Qui s’ouvrira dans le courant ou mois do septembre, à la saile Jaequee-Cartitr, Sl-Roch, sous le patronage distingué de Sa Grandeur Mgr FArchevôque de Québec et de Messieurs les membres au clergé Les damefl dont les noms suivent présideront les tables au bazar ; Les Enfants de Marie., St Rock : Madame E.Gauvin, Mlle G.Gagnon.Table St Roch : Mesdames F.BJouin, C.Gué-rard, Bruno de Lamarre, J.B.Drouen, A.Dug il, A.Lome, Cunningham - A*1 : Renaud.7able SI Vincent de Paul : Mesdames J.Lachance, J.Lafrance, F.X.Biron, P.Cunningham Table St Benoit-Joseph : Mesdames E.Carrier, A.Lafrance, M.Myler.7hble Ste Claire-Montefalco : Mesdames T, Lemieux, A.Kérouack.Table du Sacré Cœur : Madame A.Labcrge.Table St Jean Baptiste : Mesdames Dr Fisot, Dame Vve L.Fontaine.Table Sis Anges : (Rafraîchissements) Mesdames F.Gourdeau, S.Fortin.J.P.SEXTON, directeur.Québec, 24 mare 1882.490 Table St Joseph : Mesdames J.Picard, K.Les vapeurs «lu service «le GLASGOW ET QUEBEC, doivent partir «k* Québec pour Glasgow : BUENOS AYREAN.2 min.GRE' IA N ••••••*•••••••••••••••••••••••••••••••••••• • • • •••• • l juillet.L IJ L h R N L .i0 ( CANADIAN.17 « Il y a dans chaque vaisseau un chirurgien expérimenté.)n n«) peut retenir des chambres d on n«* paie tPavaiiCe.Des billets «le connaissement pour la inversé»* sont donnés à Liverpool ot aux ports «lu Continent ; our tnus les points «lu Canada et «les Etats do l’Ouest.Un vapeur avec les mal;«*s »*t les passag» rs pour les Steamers de la Malle de Liverpool laissera le quai Napoléon.cha«{ue SAMEDI malin*, à NEUF heures precises.Pour «le plus amples in form.-liions s'adresser à Allans, Rae & Cie, Agents.Québec, 28 juin 1882.il Ligne de Steamers DE LA Méditerrannée et New- York ! ! 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