Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 18 septembre 1882, lundi 18 septembre 1882
£6eme Année i\o_85-JEdition quotidienne-Oeme Annee Lundi 18 Septembre 1882 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS ET J’ÀIME l)r N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef FRANCE hX neutralité des écoles laïques Mos jacobins de province ibnt ce qu’ils peuvent pour s’égaler aux jacobins de la capitale.Ils enllent leur voix, posent en philosophes, récitent quelques phrases apprises par cœur dans leur journal à un sou,déclament de criminelles inepties devant de pauvres enfants condamnés à les entendre, et de malheureux maîtres condamnés a les applaudir.Mais qu'ils restent loin encore des oonseil-lers municipaux de Paris ! Ce n’est pas du premier coup qu’on trouvera en province quelque butor rouge pour déclarer “ qu'on ne chasse pas Dieu de l’école parce qu’on ne chasse que ce qui existent que Dieu n’existe pas ! Mais enlin, on lait ce qu’on peut, el, sans s’élever jusqu’à cet idéal de la bêtise humaine, on s'en rapproche.Voici, par exemple, un conseiller municipal et même un adjoint de la ville de Carpentras, qui profite de la distribution des prix pour imposer à son auditoire une scandaleuse apothéose de la Convention : “ Quelques excès, dit-il, ont, certes, été commis ; mais qui ne les pardonnera pas à des hommes qui ont tant fait pour la patrie ?qui leur reprochera d’avoir eu le “ caractère soupçonneux et l’esprit aigri, *’ en présence des trahisons et de l’envahissement du territoire V “ Honorez donc la Convention ; gardez précieusement le souvenir de Lalcanal, de Carnot et de tant d’autres, à qui vous devez le bonheur de vous préparer à devenir des hommes et des mères de famille, en un mot des citoyens dignes de ce nom.f.ïmve grande œuvre de l'instruc- ime 'LViXerompue par l’empire et la royauté, ” nous la reprenons aujourd'hui, et nous y consacrerons toutes nos forces.” Ainsi, voilà l'histoire telle qu'on la professe on qu’on doit la professer dans les nouvelles écoles ! Dans une des contrées les plus ravagées par les passions terroristes, à deux pas d’Orange, où, dans l’espace de quelques semaines,le tribunal révolutionnaire lit tomber près de trois cents tètes innocentes, on ose tout excuser, tout glorifier, en parlant du 44 caractère soupçonneux et de l’esprit aigri ” des bourreaux ! Puis l’orateur olliciel aborde à son tour la question religieuse, et s’en tire aussi platement qu'odieusement : 44 Les partisans des régimes déchus ont voulu injurier nos classes en les appelant des é coles sans Dieu.Le moi est impropre ; l’insiruction est un service public comme tant d’autres administrations, où l'on no vous demande pas, en vous recevant, si vous croyez ou si vous ne croyez pas.“ L instruction qui vous est donnée n'est pas sans Dieu, elle eât en dehors de lui.” “ Oui, nous voulons des écoles où il ne soit pas question de religion, car nous n’avons pas le droit de nous immiscer dans le domaine de la foi ; ce droit appartient aux parents seuls.“ A nous l’obligation de vous don- ner l’instruction et l’éducation, qui vous serviront de guides, et vous permettront 44 de choisir entre toutes les sectes religieuses qui se disputent la conscience des peuples.’’ Quand en pense que de telles paroles sont dites'au nom du gouvernement, et qu’elles s’adressent à de petits garçons, et à de petites filles, on se prend à frémir, non pour la République, qu’on déshonore,— ce qui regarde les républicains,— mais pour la France, qu’on trompe et qu’on immole dans ces petits enfants ! # LÉ G ER BROUSSEA U, .R< lit eut Propriétaire, Lu SîiiitbPèro Quoique captif, le Pape fait encore la figure du véritable souverain de la cité pontificale.Pendant que les ministres italiens et leur roi fuient Rome et son climat fatal, Léon XIII reste à son poste comme le sentinelle vigilante placée à la garde du camp d’Israël, et il y reste pour combler les Romains de ses bienfaits.11 est certain que, par le coté de la bienfaisance, le Pape, quoique spolié et réduit à vivre de la charité de ses enfants, continue aussi de faire la figure du véritable souverain de Rome.Ce qu’il reçoit d’une main, il le distribue de l’autre, et il n'est pas de misère ù laquelle il ne soit prêt à subvenir.Ainsi, après avoir reçu, le 18 août, une députation de la nouvelle Union universelle i>our te tribut quotidien au Souverain-Pontife, fondée par un ca-mérier d'honneur de la cour pontificale.M.le comte de Raymond, le Pape, sans même attendre les résultats de cette -nouvelle organisation de la charité catholique, a voulu profiter aussitôt de la fête de son saint patron pour faire des largesses vraiment royales.Par l’intermédiaire de l'Aumônier apostolique, il vient de faire distribuer six mille francs aux pauvres de Rome.En outre il a ordonné que, par l'intermédiaire de la secrétairerie des Brefs et de la secrétairerie des Mémoriaux, une autre somme de sept mille francs lut distribuée au profit des là-milles déchues.De plus, Sa Sainteté vient d'assigner à la même occasion une somme de 2 000 francs ù l’Institut agricole de la Vigna Pin, et elle a remis au P.Simpliciano un autre subside de 1 000 francs,au prolit de l'hospice de convalescence et de travail pour les femmes repenties.Sa Sainteté a remis encore au Rme P.Maure, de Pérouse, capucin, un subside de 3 000 francs, pour qu'il soit donné, par l’intermédiaire de ce fervent religieux, au comité qui s’est constitué à Assise, afin d’y célébrer les fêtes du septième centenaire de saint François.Enfin, le Souverain-Pontife a chargé le cardinal-vicaire, Monaco La Valle-ta de distribuer 4 000 francs aux prêtres pauvres de la ville de Rome, et, en particulier à ceux qui se dévouent à l’enseignement religieux de la jeunesse.Parmi les autres traits récents de la bienfaisance du Saint-Père, j’aime à signaler celui par lequel il a voulu venir en aide aux missions catholiques de l’Egypte, si éprouvées par les derniors événements.11 a voulu qu’un appel à la charité (les fidèles fût adressé à cet elfe! par l’organe de V Osservalore Romano, et, en même temps, le Saint-Père a souscrit en tête de la liste des offrandes pour une somme de trois millefrancs.La Congrégation de la Propagande a souscrit à son tour pour deux mille francs.Plusieurs journaux libéraux de Rome n'ont pu s’empêcher eux-mémes de signaler en termes respectueux ces traits de l'inépuisable charité du Vicaire de Jésus-Christ.I/cspioïkiKUge Militaire L'arrestation faite, il y a quelque temps à Kiel, du pilote en chef du port, accusé d’avoir vendu les plans de la marine militaire allemande au gouvernement russe, nous a rappelé nu fait analogue qui s’est passé en France, peu de mois avant la campagne de 1812.Un employé du ministère de la guerre, nommé Michel, avait vendu à la Russie la copie de l'effectif de notre armée : il fut condamné et exécuté.Voici, sur ce sujet, un extrait de la “ Police dévoilée *’ de Peuchet.Lorsque Napoléon préparait son expédition contre la Russie, il concentra ses forces dans la Prusse et sur les frontières de la Pologne.11 paraissait menacer toutes les contrées de l'Allemagne d'une invasion, sans qu'on pût soupçonner quelle direction il prendrait.Pour mieux masquer ses projets, on ne connaissait point le nombre des régiments, ni leur force : il y avait des corps qui comptaient 7, S et même 10 mille hommes sous leurs drapeaux, en sorte que l’effectif de l’armée était beaucoup plus nombreux qu’on ne pouvait le soupçonner.Le mot de l’énigme était dans les bureaux du ministère de la guerre.L’empereur Alexandre fut alarmé de ces préparât ifs, dont il ne connaissait pas le vrai but ; et quoiqu’il vécût en assez bonne intellgence avec son collègue, l’empereur Napoléon.il ne pouvait se défendre d'un peu de méfiance.Pour éclaircir ses doutes, il prit le parti d’envoyer en France un homme souple, adroit, délié, dont le caractère léger put sympathiser avec les Français, et il chargea le colonel Czernits-chcir d'une mission diplomatique près de Napoléon.Le prétexte était assez frivole, mais le motif secret était de connaître, autant qu'il serait possible, les projets que l’on méditait, et surtout la force de l'armée fran-caise réunie et rassemblée sur le chemin de la Russie.Le colonel russe partit avec toutes instructions politiques et secrètes, et ! il arriva à Paris.Quoique ce diplomate improvisé n’eût aucune célébrité guerrière ni politique, on l’accueillit favorablement, pour faire honneur au souverain dont il était le représentant.11 parla un peu des intérêts des deux gouvernements ; mais secrète- ment, il chercha les moyens d’employer les roubles dont il éiail porteur, afin de remplir les vœux et les désirs de son maître.Grâce à son or corrupteur et à des promesses insidieuses, il parvint à séduire un employé du bureau de la guerre, qui lui fournit des renseignements sur nos forces militaires en Allemagne et en Prusse, ce qui donnait encore des notions sur Ici projets de Napoléon.C’était ainsi que le colonel russe violait l’honorable hospitalité dont il jouissait.Un misérable copiste nommé Michel, employé au bureau des expéditions de la situation des divers corps de l’armée, qui avait une très belle main, et qui en dressait les tableaux, succomba à la tentation et aux insinuations de Czernitscheff.11 reçut de l’argent, et par la plus lâche des infidélités, il lui donna les renseignements précieux qui étaient 1 objet de ses désirs et de son voyage! Cette criminelle et coupable connivence exista encore assez longtemps.Le colonel russe envoyait des renseignements à son souverain, et bientôt les feuilles étrangères donnèrent l'état exact de la la force de notre armée, et la composition des régiments, enfin jusqu'aux détails les plus minutieux sur le matériel de l’armée.Czernitscheli'jouissait du succès de sa ruse ; il voyait en perspective la laveur, les dignités, les honneurs.Michel, de son côté, très orgueilleux et très vain, avait acheté des meubles somptueux, affichait du luxe, ne se refusait rien pour sa parure et celle de sa femme, faisait grande chère, et dépensait, chaque jour, 25 à 35 francs pour ses menus plaisirs.11 annonçait à ceux qui le connaissaient qu’il avait fait un héritage considérable.En même temps Napoléon se mordait les doigts, fronçait le sourcil, tempêtait.11 mandait son ministre de la guerre, et, le journal à la main, il le gourmandait.L’Excellence no savait trop que répondre; il protestait de son zèle, de son dévouement, de sa discrétion ; on lui opposait le journal.On lit venir le ministre de la police ; c était le remède à tous les maux, et le spécifique par excellence.On lui conta le fait.11 annonça que cela ne pouvait venir que do quelques ambassadeurs des puissances étrangères près la cour de France, et qu’il n'y avait qu'un moyen de découvrir ces intrigues ; c’était de surveiller tous les agonis diplomatiques.On fut quelques jours sans rien découvrir.Enfin le hasard servit mieux le gouvernement que la prévoyance et la ruse.Le Colonel Czernitscheff ayant obtenu du traitre Michel tout ce qu'il voulait, et craignant que son rôle ne devint trop difficile à jouer par la suite, et ne lui causât des désagréments, même quelque chose de plus, lit ses adieux à voix basse ; il se hâta de quitter la capitale, prit la poste,et paya même doubles guides,afin d’augmenter la vitesse des chevaux.° Ce départ si précipité éveilla les soupçons de la police, qui en avait déjà,et qui s’était mise en marche.Elle envoya sur fi4, champ des agents au domicile de Czeritsclieff pour y faire une exacte et scrupuleuse perquisi-sion.Us s’y rendirent, et trouvèrent, sous le coussin d’un canapé, un état de situation des armées lrrnçaises, d’une très belle écriture.Alors on ne douta plus que les renseignements donnés par les journaux étrangers ne partissent de la France, et n’eussent été remis au colonel russe.La preuve du crime existait, par l’écrit que le départ trop précipité de Czernitscheff lui avait fait oublier ; mais il fallait trouver la main qui avait tracé ce criminel tableau.Un le communiqua aux ministres réunis ; celui de la guerre crut reconnaître l'écriture pour être celle d’un des employés de ses buraux.Il le montra à ses chefs de division, on nomma Michel, il fut arrêté.Le crime était matériellement prouvé ; le coupable auteur de cetle infâme et lâche trahison fut jugé, condamné à mort et exécuté.Il montra assez de fermeté, mais son teint sc colora vivement, lorsqu'il aperçut l'instrument de son supplice.* Peuchet.Th Oorie maçonnique Nous ne savons, dit le Lion Belge, si M.le docteur do Paepe es! membre de la maçonnerie; mais, dans tous les cas, ses idées et ses théories subversives de tout ordre social le rendent digne de contempler, sans en être ébloui, les chandeliers de toute dimension qui ornent le temple de la rue du Persil.* Quoi qu’il en soit, nous l'engageons à méditer dans les loisirs de sa captivité ces textes maçonniques : “ Les passions sont nécessaires et 14 doivent êtres obéies.11 n’en est 44 aucune qui ne puisse être tournée “ au bien social.Rien n’est plus 44 déplace que de se déclarer contre les 44 passions.La violence des pas-44 sions leur sert d’excuse, et dire à 44 l'homme colère de ne point se met-44 tre en colère, c'est dire au fiévreux 44 de ne point avoir la fièvre.*’ (Extrait du jRituel du grade de lap-prend, p.37 et 38.) Mais alors, Daverger.Passons.“ Pour abattre le catholicisme, il “ faut commencer par supprimer la “ femme.Le mot est vrai dans un “ sens ; mais puisque nous ne pou-“ vous supprimer la femme, COR-“ ROMPONS-la.Le but est assez “ beau pour tenter des hommes tels “ que nous.Ne nous eu écartons “ pas pour quelques misérables satis-“ factions de vengeance personnelle.Le “ meilleur poignard pour frapper “ l’Eglise au cœur, c’cst la CORRUP-“ TION.A l’œuvre donc, jusqu’à la “ fin.” (Instructions de la Vente suprême d’Italie aux autres Ventes).Mais alors, la femme adultère.Passons.U ( ( tl " veau la théorie incompréhensible “ du libre arbitre, à démontrer “ que cette prétendue liberté philosophique, tant prônée par les spiri-44 tualistes, n’est qu’UN vain mot.“ Nous reconnaissons avec la science (?.') que la volonté de l’homme dépend d’une foule de causes extérieures, qu’un homme n’est pas coupable lorsqu’il commet un acte “ que réprouve notre conscience, ** mais que rend inévitable son orga-“ nisation physique ou morale, et 4‘ nous proclamons que cet homme 44 ne peut être puni pour cet acte, 44 qu’il n’y a pas de coupables, 44 qu’il ll’y a QUE DES IGNORANTS ET 44 DES MALADES.” Plus de liberté ! Plus de responsabilité ! Mais alors, les Peltzer, Duver-ger, la femme coupable.tous malades.Passons.Et dire que cette morale maçonnique peut, du jour au lendemain, s'introduire dans les écoles de l’Etat, à la suite des sept frères qui gouvernent la Belgique de par la volonté des 59 bacs cabaretiers de Garni ! (Lion Belge) 44 Question de 1’irresponsabilité 44 DES CRIMINELS.“ Nous ne nous attarderons pas, “ dit la République française du Frère 144 Léon Gambetta, à réfuter de nou- Kupture d un volant Le 22 août 18S2, un terrible accident s'est produit à l’usine des 4* Aciéries de Grenelle.” à Taris.Vars 8 heures du soir, une dizaine d’ouvriers prenaient leur repas dans une petite salle faisant face à la machine à vapeur.Tout à ccup, un horrible craquement se fit entendre.Le volant,cette roue massive qui tourne comme régulateur, venait d’éclater par l’effet d'une trop grande vitesse, et les morceaux de fonte, brisant les poulies et les arbres moteurs, crevant les murs de l'atelier, se trouvèrent projetés sur les ouvriers.Une véritable panique s’empare alors du personnel de l’usine.Los éclats du volant, disséminés de tous côtés, avaient atteint à la tête deux des ouvriers, un forgeron et un chauffeur d’origine belge, nommé Vancle-maele.Le premier a eu le crâne littéralement fracassé, et a été tué sur le coup.Le second est blesse très grièvement.Trois de leurs camarades, assis auprès d’eux, en ont été, fort heureusement, quittes pour des contusions sans gravité au bras et à la tête.Le commissaire de police, aussitôt prévenu, fit administrer quelques soins aux blessés pendant qu’on transportait le cadavre du tue dans le logement que cet ouvrier occupait dans fusille.Yandemaele a été transporté à l'hôpital Necker.C'est à tort que plusieurs journaux du matin ont annoncé que la machine à vapeur avait fait explosion.La machine est absolument intacte, et les chaudières également.La machine motrice à laquelle était adapté le volant est très puissante.On jugera des dégâts qu'ont pu causer les fragments de jante et de courroies projetés, quand nous aurons dit que le poids total du volant était de 21 tonnes, et que sa vitesse était de 35 à 40 tours par Feuilleton du COURRIER DU CANADA 18 Septembre 1882—No 21 lil KOUMIAROF Pur Georges pu Vallon.[Suite et fin) Le bon marquis, tout à sa paternelle allégresse, prévint cependant la seconde question que sa femme allait lui adresser.—Hélas ! dit-il, ce n’est pas la liberté complète.Il devra quitter immédiatement la Russie, et n’y pourra rent rer avant plusieurs années.C’était le bannissement et il aurait ses tristesses ; mais qu’était-il auprès de ce qu’on avait redouté ?Plusieurs sentences avaient été prononcées.Fédor Mikaélovitch, très ( ompromis, était codamné aux mines.Olga [Dmitriévna devait réfléchir, dans une lointaine prison, aux dangers des utopies qu’ell avait si imprudemment caressées.Depuis quelques temps déjà 'e meurtrier du prince Koumiarof avait expié son crime.Après les premières expansions, les fronts était devenus graves : sous le toit de l’orpheline, nul ne pouvait se réjouir.Une cérémonie touchante avait lier; récemment dans une maison religieu- En les quittant, madame da Chain* Cocenpieller bron réunit les deux jeune lilies.—Puisque l’on nous exile, dit-elle \om?a ÜU son “ drame du boule-avec un sourire, fuyons vers un pays var“ Anspach ’ comme Bruxelles, plus hospitalier.Avant un mois, nous Mais a Rome le boulevard s’appelle serons tous en France.*a ™e ' dtoria.C est dans une boutique de mar______ ; chaud de vins, située rue Vittoria.ct, , par conséquent, à.deux pas du Corso, la principale artère de Rome, que six _ coups de revolver ont été échangés, se do Paris.Celîê qui tétait appelée lu on quelques secondes, entre un jour-princesse Koumiarof revêtait l’habit | naliste libéral et un politicien radi- des Filles de saint Vincent de Taul.ca^- L’émotion de l’assistance fut pto- Le premier des héros de ce drame fonde lorsque l’humble costume rem- a 110m Coccapieller, émergé tout d’un plaça les joyaux dont le prix allait coup en plein journalisme militant, enrichir les pauvres, et la blanche ] comme le diable d’une boite à surrobe d’épouséc, symboles des noces prise.On a déjà, parlé des allures éternelles.Une blonde jeune femme étranges et du bizarre accoutrement qui, près de son mari, priait avec de ce personnage, ferveur, ne put contenir ses sanglots.' En somme, dans le principe, l’exé-La novice alla rejoindre au parloir 1 euteur de ces hautes œuvres semi- tre à l’américaine, s'appelle Tognctti, un nom fort en honneur parmi la plèbe radicale.En voyant son sang couler à Ilots de la blessure que Coccapieller venait — Es-tu fou, par hasard ?Est-ce que tu as peur ?Regarde, je suis sans armes.En ce moment apparut sur la por- lïons exemple venu»*«le loin On écrit de Natal (Afrique méridionale) aux “ Missions catholiques:” de lui luire à la tête, Tognctti, qui te du cabaret le nommé Tognctti.s’est cru mort, a crié : A cette vue, Coccapieller tira sur —\ ive 1 Italie ! Tognctti un coup de revolver qui Ce cri solennel en de telles circons- attagnit celui-ci à la tête, tances frise un peu le ridicule.Il a j Tognctti répondit par un autre son explication dans ce fait que ce coup de revolver, et c'est alors qu'eut modeste boucher du Borgho fut tou-[lieu la fusillade que mit la rue sens jours persuadé qu’il avait une mission dessus dessoits.à remplir, étant le frère de Tognctti, Ils échangèrent ainsi six coups de condamné à mort et exécuté sous ' revolver, Tognctti fut atteint au front le règne de Pie IX, pour avoir fait sauter une caserne de zouaves ponti-Jicaux en lSüT.Coccapieller se trouvait, jeudi soir vers onze heures, dans un cabaret de la rue Vittoria, où il buvait du vin, quand un certain Capponi.se présent a et Coccapieller au bras gauche.Los gardes de la siircté publique, précisément parce que la questure prévoyait qu’un jour ou l’autre une bagarre quelconque devait éclater, s’élancèrent dans le cabaret,et réussirent à désarmer les deux combat- tes amis qui l’y avaient devancée pour lui offrir leurs pieuses félicitations.Ils la contemplèrent avec un policières, n'abattait guère que des suivante têtes dignes du couperet ; des gens qui, sous prétexte de conspirer contre à la porte et l'interpella de la façon ; tants.respect; attendri ; son Ame leur sem- lu gouvernement pontifical, avaient blait, planer au-dossus do la terre, j mangé l’argent que le gouvernement dans ces hautes régions accessibles italien envoyait de Florence poirr seulement à l’amour divin et à la préparer des émeutes.Coccapieller charité.préparer des émeutes.Coccapieller attaquait sans ménagement aucun,et En embrassant la Polonaise, elle démolissait bravement,sans se préoc-murmura doucement à son oreille : cuper des procès en diffamation qui —Nome plains plus.bénissons lui pleuvaient do toutes parts.11 Dieu ensemble.Il a choisi pour moi dédaignait même de comparaître au la meilleure part.tribunal, et se faisait condamner par ; contumace.Son adversaire, dans cette rencon- i —Ab ça ! quand finiras-tu d'insulter le monde dans ton sale journal ?Coccapeller tira incontinent le fameux revolver qu’il portait toujours sur lui, prouvant ainsi qu’il n’était pas dépourvu de logique, et qu’il comprenait fort bien que, lorsque la loi ne protège pas les citoyens, il y a beaucoup do probables que ceux-ci j de là aux Carceri nuovi.se fassent justice eux-mômes.Mais Capponi ouvrant sa veste lui dit : Ce fut heureux, car une lutte féroce., acharnée, sanglante, allait éclater entre les amis et défenseurs.de Coccapieller, et les amis de Tognctti, qui étaient venus du Borgho.Tognetti a été transporté à l’hôpital de San-Giacomo ; sa blessure n'est pas mortelle.Coccapieller a été conduit furtivement à» la caserne dos carabiniers, et “ La dernière guerre entre les Basoutos et les Anglais a servi ài .mettre en relief le dévouement catholique.“ Plusieurs ministres protestants ont simplement abandonné leur troupeau et pris la fuite, d’autres se j sont tenus renfermés chez eux, lais; sant leur œuvre de côté.Pas une : école protestante n’est restée ouverte, tout à disparu, en moins d’un mois.“ Quant à nous, nous sommes demeurés à notre poste, remplissant les différents devoirs du ministère : comme en temps de paix.“ Nos écoles ont toujours été tenues I avec le meme soin ; au lieu de baisser, elles se sont même accrues, comme l’a dit, en plein Parlement du Cap, le député de Kimberley.“ Les Basoutos n’ont pas manqué de faire la comparaison entre nous et I les protestants, et ils ont bien vu à.qui restait la supériorité.Aussi, être romain sera en temps de guerre un véritable sauf-conduit, et personne n'osera jamais attaquer ici un prêtre catholique.” Les nègres du Basutoland donnent des leçons d’éducation aux gens de a Belgique ot de la France !.8494 LB COURRIER IH CANADA minute.Un fragment de couronne, de 1 mètre 70 centimètres ( 5 pieds ) de longueur, a crevé le mur de la façade, et est tombé sur le quai de Grenelle.SOMMAIRE Fraucts.Le Saint-Père.L'espionnage militaire.Théorie maçonnique.Rupture d’un volant, Cocapicller.Rons exemples venus de loin.Fküillkton :—Natalie Roumiarol {Suit?tt fin).Excursion au Nord-Ouest.Ordinations.Etudes ot vocation.Europe.Afrique.Amérique.Petites nouvelles.* ANNONCES NOUVELLES lu La compagnie de navigation du Riche! ieuVl d’Ontario.—A.Desforges.La compagnie de navigation à vapeur Saint Laurent.—A.G&boury.L’huile Astrale de Pratt.A vendre ù la librairie de L.G.Lépine.Demande d’une institutrice.CANADA QUÉBEC, 18 SEPTEMBRE 1S82 EXCURSION AU N O R D-0 U B S T.VI LE MANITOBA.?• La province du Manitoba est traversée en tous'sens par des rivières assez considérables.Ce sont la rivière Rouge, qui a environ 700 milles de long, l’Assi-niboine, G00 milles.La rivière Rouge prend sa source au lac Traverse dans le Minnesota et se décharge dans le lac Winnipeg, à 105 milles environ de la frontière améri caine par trois brandies diflérentes,dont celle du centre est la plus navigable.Elle est navigable sur tout ce parcours, et plusieurs bateaux font le service régulier entre les ports intermédiaires.Les rives de la rivière en gagnant le Nord s'abaissent graduellement, et à l'entrée du lac Winnipeg, il n'v a plus qu’une vaste prairie inondée tous les printemps par les eaux de la rivière.Le bois ne manque pas le long de la rive, surtout le chêne ; le peuplier, lapruche se rencontrent plutôt du côté est.De tous les côtés, c’est la prairie qui s'étend aussi loin que l’œil peut atteindre.Le terrain en règle générale dans cette vallée, la plus fertile de l’Amérique, est plat, avec une légère inclinaison vers la rivière.C’est un terrain d'alluvion de nature argileuse, très riche en matières organiques, d'une profondeur très variable, depuis deux pieds et demi à vingt pieds de profondeur.Un peut difficilement se faire une idée juste de la richesse de ce sol dont la fertilité est inépuisable et qui ne demande qu'un labour peu profond pour donner des rendements superbes.Le fumier n’est pas en honneur dans ces contrées ; on ne s'en sert que pour combler des fosses ; jamais on ne l’emploie comme agent ferlilisateur et IV pinion générale est qu'il serait plutôt nuisible qu’utile comme tel.La vallée de la rivière Rouge est très étendue et très fertile.Les Métis s’y sont établis en très grand nombre et ont fondé avec les Canadiens français plusieurs paroisses dont les principales sont Ste-Agalhe, St-Norbert, St-Vital et St-Boniface.Winnipeg est situé au confinent de FAssiniboine et de la Rivière Rouge, en face de St Boniface, paroisse presque exclusivement française.C’est là où résident Sa Grandeur Mgr l’Archevêque l âché, l’honorable juge Dubuc, l'honorable M.Royal, M.-P.l’honorable M.Larivière, secrétaire provincial, M.F A.Bernier, Surintendant de rEducation et.en général la fine fleur des Canadiens français du Manitoba.St-Boniface n’est pas une ville ; c’est plutôt un gros village, dans le genre de ceux du bas du fleuve.Il y a là un collège extrêmement bien tenu, sous la direction de prêtres séculiers.J’ai pu le visiter de la cave au grenier, et il peut soutenir la comparaison avec tous ceux de la province de Québec.dans renseignement et la discipline par un corps nombreux de professeurs.Le cours d’étude qui comprend tout ce qui est nécessaire pour former un jeune homme aux professions commerciales et industrielles, embrasse aussi tous les sujets exigés pour les degrés universitaires et prépare ainsi aux carrières libérales.St-Boniface renferme un couvent de sœurs de charité, plusieurs hôtels, des maisons de commerce et des résidences privées en grand nombre.La propriété a acquis une grande valeur,tout comme à Winnipeg.Nous y avons eu une excellente réception et même joui de l'hospitalité entièrement française des honorables MM.Dubuc, Royal et Larivière.Tous trois, sous la direction de l’archevêque 'Fâché ont su conserver intacte la nationalité canadienne française dans cette contrée où l'émigration est presque exclusivement anglaise* Grâce à leur patriotisme, il restera toujours dans le Manitoba un noyau français qui ne fera que grossir et prendra de l’influence.Si le succès ne correspond pas aux efforts déployés par nos excellents compatriotes qui sont à la tête, nous n’a vous pas de reproches à leur adresser, car leurs intentions comme leurs actes sont marquées du plus pur dévouement à leurs compatriotes.De Winnipeg à SelKirk, distance d’environ vingt-milles, il y a un embranchement du chemin de fer canadien du Pacifique qui longe la rive ouest de la Rivière Rouge ; on s'y rend aussi un bateau, et c'est le seul moyen de voir les jolies paroisses de Kildouan.St-André, St Clément et la rivière indienne de St-Pierre, où l'élément protestant domine.Grâce aux libéralités des propriétaires du Winnipeg ’Finies et du - Free Press :• nous avons pu faire cette magnifique promenade en bateau, de Winnipeg à Selkirk et de Selkirk au lac Winnipeg, qui est immense.Ce fut une journée magnifique que celle-là, et à part le paysage qui est charmant s iules deux rives, nous avons pu examiner à loisir leur fort qui appartient à la compagnie de la Raie d'Huson, bâti dans le même genre que l’ancien Fort Garry que le Vandalisme Contemporain a détruit, et dont i! ne reste pas même des ruines.Comme toutes les rivières de l’Ouest.Basilique.Al inorés : M.T .-B.Langlais, | reçoivent une "aide du gouverne- du diocèse d’Ottaxva ; | mont dans l’excursion qu’ils ont faite M.Da\ûd Harnett, du diocèse d® ! an Labrador.Nous devons informer î>t.Jean N.B.MM.Georges Mathieu, Fortunat Rouleau, Siméon «Tolicœur, Henri Defoy, Gaudiose Allaire, Augustin Véziiia, Napoléon Séguin, Pierre Ouellet, Cvprien Jean, et Alphonse ~~ *ir Talbot de PArchidiocèse de Québec, M.Joseph Fortin, du diocèse de Montréal.le public que ce voyage était une entreprise privée ne recevant aucun secours du gouvernement.la Gaspésie.11 s’accumule chaque massacre de La Conception montrent / , , 1 I r I_____1 ___•____.1 • I • Sous-Diacres : MM.Louis Belleau, Antoine Pampalon, Antoine-Augustin Fortin et Thomas Lauzé, de l’archidiocèse de Québec.Prêtres : MM.Joseph - Albert Beaulieu et Onésiphore - Anselme-Joseph Cantin de PArchidiocèse de Québec.Le rév.M.Joseph Albert Beaulieu, est nommé assistant procureur du Collège de Lévis, et le rév.M.O.-A.Joseph Cantin, vicaire à N.D.de l’Islet.Eludes et voc ation la Rivière Rouge est très sinueuse.L’Assiniboine et son tributaire, la Qu'Appelle ne le sont pas moins.L’Assiniboine court directement à l’ouest jusqu a une distance de 2*20 milles alors qu'elle se précipite tranquillement vers le nord à son affluent sur la rivière Qu’Appelle.L'Assiniboine est navigable jusqu’à la petite Saskatchewan, et un service do bateaux se fait régulièrement de Winnipeg jusqu’au Portage la Prairie.La vallée de FAssiniboine n'est pas d’une fertilité soutenue.Ainsi à 70 milles de Winnipeg, c’est un sol sablonneux de 50 milles de long en gagnant l'ouest.Il y a peu d’habitants dans cette contrée qu’on considère là-bas comme stérile.Dans la province de Québec on ne serait peut-être pas aussi particulier.Sur les bords de FAssiniboine est la petite ville de Brandon, née d'hier et déjà florissante.Plusieurs Canadiens français y sont établis et ont déjà de petites fortunes.Ville d’avenir.Population, *2.500 âmes.La première maison y fut construite en juin 188*2.Elle est située en pleine prairie.On y boit du lager beer, on y joue au billard, et on se fait raser ad libitum.(A suivre) Oltm\ATIO\S Il forme une Corporation Civile cl est Chicoutimi ; Sa Grandeur Mgr l’Archevêque de Québec a fait, pendant la semaine dernière, les ordinations suivantes : Jeudi, 14 septembre, dans la chapelle du Grand Séminaire de Québec : Tonsurés :MM.Dominique McKenna, John-Alexander McDonald et Henri Thériault, du diocèse de Charlottetown ; MM.Jean-Baptiste Ruel, Antoinc-Edouard-Elzébert-Lamothe, Aurel ien Angers, Joseph-Octave Langlois, Jos.-Elzéar Galerneau, Achille Fiset, Art.Villeneuve, Thomas Marcoux, Tan-crède Pàquet, Théodule Giguère, Jos.Cond^ Nadeau, F.-Amateur Olivier, Théoà.-Réné-Blais, Adolphe Grenier, Louis-Joseph Guimont, Louis-Joseph Garon, David Gagnon, Pierre Gagnon et Joseph Labcrge, de l’archidiocèse de Québec ; M.David Gillies, du diocèse de Sherbrooke.MM.Patrick Donnelly, James McGee, du diocèse de St-Jean, Nouveau-Brunswick : MM.Gédéon Ilamel et Mathew Mullins, du diocèse d’Arichat ; Vendredi, 15 sept., dans la chapelle de l’Archevêché.Tonsurés : MM.Télesphore Lachance, Pierre Plante, Achille Bégin, Célestin Lemieux et Charles-François Laplante, de l’archidiocèse de Québec ; II.Joseph Renaud, du diocèse de La plupart des journaux du pays oui reproduit ou commenté 1 article que nous avons écrit sur ce sujet.La presse est unanime à approuver la nécessité d’un changement dans le choix des vocations.Le Mail et le Globe constatent le même état de choses dans la province d’Ontario.Mais le Monde ne semble pas approuver notre suggestion de demander au gouvernement d'aider à la fondation d’une école d'arts et métiers, et d’en prendre lui-même l’initiative.Ici, dit-il, on est trop habitué à invoquer l’aide et l’action du gouvernement, si bien que quand il n'intervient pas, on n’a garde de remuer, et tout reste stationnaire.11 faudrait profiter des exemples que nous donnent certains pays, tels quo les Etats-Unis où l’initiative individuelle pourvoit et suffit à tout.On devrait comprendre enfin la nécessité, continue-t-il, de sortir de la routine et des sentiers battus pour ouvrir à la jeunesse intelligente des carrières autres que celles où végètent déjà tant de jeunes gens dévoyés.Mais où sont les moyens, et surtout, quels sont ceux qui se sentent l’énergie de les appliquer les premiers?Nous ne voyons que M.Chabert qui se soit dévoué à l’accomplissement d’une partie de cette tâche, mais son Institut des Beaux-Arts, quoiqu’il ait Formé quelques bons élèves, n’a eu jusqu'ici qu’un succès relatif.” Nous serions certainement de l’avis du Monde, si une entreprise privée avait chance de réussir ; mais comme, le Monde l’admet lui-même,l’institut de M.Chabert n’a eu qu’un succès relatif.M.Chabert encore tout dernièrement se trouvait dans de grandes difficultés financières.Il faut donc l’aide du gouvernement, pour fonder dans la ville de Québec ef de Montréal des écoles d’arts et métiers où nos jeunes gens de bonne famille pourraient s'instruire.L’établissement de ces écoles d’ares et métiers, sous le patronage du gouvernement, aurait pour effet de faire disparaître de nombreux préjugés qui existent dans notre population à l’égard des travaux manuels.La presse doit combattre à outrance ces préjugés, et il faut ramener, dit Y Union des Cantons de l'Est, les familles à des notions plus justes sur le travail, en leur inculquant les connaissances indispensables en économie.Il faut que notre jeunesse se fisse à l’idée qu'il y a plus d’honneur à gagner sa vie en devenant un industriel de talent qu’en étant porteur d’un titre d’avocat ou de notaire, et passer son temps à végéter.Petite leçon «le lïuiiçuU A l’expression: cinq mille tonneaux do rails, préférez celle-ci, cinq mille tonnes de rails.On réserve le mot tonneau pour désigner une unité do contenance ou de capacité (un mètre cube, soit une verge cube et 3 dixièmes ou 200 gallons) ; le mot tonne désigne une unité de poids d’un tonneau d’eau, soit 1 000 kilogrammes ou 2000 livres.) Au lieu de dire : la dépense déjà encourue,—dites : la dépense déjà faite.déjà effectuée.Ne dites pas : nous sommes en mesure de présenter ce projet à la considération du Parlement :—dites ; .à la discussion du Parlement.affilié à l’Université de Manitoba.Monseigneur l’Archevêque de St-Boniface est le Supérieur de l’établissement ; il en confie la conduite immédiate à un directeur, M.Cherrier, qui est^aidé Minorés : MM.Joseph-Louis Cou-lombe, Casimir Philéas Théberge, George Cléophas Charland, de l’Àr-chidiocèse de Québec.Dimanche, 17 septembre, dans la Le Chronicle de ce matin reproduit le petit entrefilet, publié vendredi dans le Courrier du Canada, au sujet des décorations de Jules Ferry offertes à des Canadiens-français ; mais dans la traduction qu’il en a faite,le rédac teur a mal saisi la valeur du mot crochelcurs qu’il traduit par street runners.Nous devons lui faire remarquer que les slrceel [runners, chiffon, niers ou portefaix, peuvent être une classe d’hommes à la tête desquels il n’y aurait aucun déshonneur pour M.Ferry de se placer, car ils n’ont pas mauvaise réputation ; mais dans ce cas-ci le mot crochelcurs devait être traduit par pick-lock ou house-breaker, titre qui a été donne à M.Ferry et consorts pour avoir brisé les portes et les serrures des couvents et des collèges en France.Journal Education (de Québec) Nous ajouterons à ces incorrections de langage, une faute qui est générale dans la presse française.Nous avons remarqué que tous les journaux, à l’exception du Quotidien, l’ont commise quand ils ont parlé de l’état de santé de M.Lanthier.Tous ont dit: M.Lanthier prend du mieux, au lieu de dire tout simplement : M.Lanthier va mieux, ou est mieux.L'expression prend du mieux n’est en usage qu’au Canada ; on ne la trouve ni dans Bescherrelle, ni dans aucun autre dictionnaire Français.Bescherelle dit : Etre mieux, en meilleure santé.Aller de mieux en mieux.11 y a du mieux dans son état ; chez lui il y a un mieux sensible, le mieux se soutient.L’expression prendre du mieux porte à croire que le malade prend cela comme un remède ou une tisane quelconque.La Minerve annonça la mort de M.Lanthier député de Souianges, arrivée vendredi soir à Saint-Poly-Carpe.M.Lanthier était malade depuis quelques semaines, et nous avions même annoncé son décès, il y a quelques jours.La Chambre des Communes perd en lui un de ses plus dignes membres.M.Lanthier était âgé de soixante-huit ans.11 reçut son éducation aux collèges de Montréal et de Nicolet et se livra au commerce.Il fut élu député pour la première fois en 1854.Il était ainsi l’un des vétérans de la députation, avec sir.John Macdonald, qui a exactement le mémo âge.Il rentra dans la vie privée en 18G7, pour ne reparaître dans la politique active qu’en 1872, où il fut élu de nouveau dans le comté de Souianges qu'il a représenté sans interruption depuis lors.I-e Canada «ni France L’arrivée de M.Foursin-Escande à Québec, que nous avons annoncée drenièrement, n’est pas étrangère à la campagne que certains journaux Parisiens des plus répandus entreprennent en faveur du Canada.M.Foursin-Escande est envoyé au Canada par M.Paul Dalloz comme correspondant spécial des journaux que publie la “ Société Anonyme des publications périodiques ” dont,M.P.Dalloz est le directeur.M.Dalloz ne pouvait choisir meilleur agent pour remplir le but qu’il s’est proposé, car M.Foursin-Escande est connu depuis longtemps comme un ami du Canada, où il a séjourné plusieurs années durant lesquelles il a étudié notre commerce et notre industrie.Nous n'avons pas oublié le chaleureux appel qu’il fit aux Français dans le Monde Illust ré pour venir en aide aux incendiés de Québec.Le but poursuivi sera de faire connaître en France nos ressources de toutes sortes, d’exposer aux capitalistes français les avantages qu’ils pourraient en retirer par une exploitation intelligente, d’attirer ici des cultivateurs paisibles, de rapprocher en un mot les deux pays.Par la liste que voici, nos lecteurs jugeront de l’importance et de la circulation dont jouissent les journaux de M.Dalloz.posant, empestent le voisinage.Il journée et une partie de la nuit, s’agit de les utiliser, en les mêlant au Us tuèrent près de 300 Péruviens superphosphate de chaux, ou autre et en blessèrent près de C00.ment afin de les convertir en engrais Les casernes où ils étaient réfugiés artificiels.FU ICO I» F ANGLETERRE Londres, IG sept.1882.Le docteur Pusey est mort.M.Gladstone a demande à l’ar-chevéque anglican d’York de faire célébrer des actions de grâces pour les succès obtenus en Egypte.Lord Dufierin a informé la Porte que les opérations militaires des Anglais sont terminées, qu’une partie des troupes va être retirée, et que le Sultan reste juge s’il y a lieu de signer la Convention militaire.ALLEMAGNE Berlin, IG sept.1882.Le socialiste Grau s’est tué en se pendant dans sa prison.Munich, 17 sept.1882.L’exposition internationale d’électricité s’est ouverte aujourd'hui.AUTRICHE Trieste, 17 sept.1882.On a arrêté à Rouchia un homme poiteur de doux bombes explosives.On a célébré aujourd’hui l’anniversaire de l’incorporation de Trieste à l’Autriche ; l’empereur et sa famille ont pris part à la fête.A Fit H* U F EGYPTE Alexandrie, 17 septembre.On n’a pas encore arrêté Minet, conseiller européen d’Arabi.Le commandant de Damiette, qui a 5000 hommes de troupes (noirs), ne s'est pas encore rendu.On a arrêté Hassan Pacha, Kimlor Pacha, Mahmoud Pacha Baroud, Rif-fate Beyet une vingtaine d’autres ; mais un certain nombre de chefs rebelles sont encore libres.Les prisonniers seront jugés en cour martiale.* Kafr-el-Douav, abandonné par les troupes indigènes,a été occupé samedi soir par le général Wood ; on a aussi occupé Mallaha.Kurdish Tacha, commandant d’Aboukir, a fait savoir, le IG, qu’il est disposé à se rendre; la reddition doit se faire aujourd’hui 17.Lo fort Aslan s’est rendu hier matin ; le général Wood a fait chercher le lieutenant italien Fablucci, que l'on a trouvé habillé en officier égyptien.et qui a été arrêté.A la citadelle du Caire,on a trouvé des prisonniers soumis à la torture, et l’on a en conséquence mis le commandant à la chaîne.Les nouvelles de l’intérieur sont favorables au Khédive., Le chemin de fer du Caire est réparé ; il est gardé par la troupe.Dans la yille de Kafr-el-Douar, on a désarmé G 000 fellahs, 2 régiments de cavalerie, et plusieurs batteries ; 85 hommes avaient été blessés, et 50 d’entre eux avaient succombé.La bourse d’Alexandrie est rouverte, et reprend de l’activité.Deux compagnies de troupes anglaises sont dirigées vers Damiette.Le commandant de Rosette a offert de se rendre.La Mansourah a été pillée.Le Khédive a signé un décret dissolvant l’armée égyptienne, et ordonnant des poursuites contre les officiers coupables de rébellion.Des commissions militaires mixtes vont être instituées.Arabi prétend qu’il a été contraint de combattre ; il espère qu’on le traitera comme un soldat dont l’armée a été défaite.Le Grand Moniteur Universel est tiré à.45 000 Le Petit Moniteur est tiré à.250 000 Le Monde Illustré La Presse Illustrée La Petite Presse La Mosaïque L'avenir Militaire La Revue de la Mode ù or\ uü tt tt i.tt tt 000 .25 000 .300 000 .80 000 .50 000 .100 000 La gravure comme on voit, par l’intermédiaire du Monde Illustre de la Presse Illustrée, do la Mosaïque et de la Revue de la Mode, contribuera donc à la vulgarisation du Canada en France.Plusieurs personnes croient que M.le comte de Puyjalon ot M.St Cyr ^ L’honorable M.Fortin s’occupe d’un projet important relatif aux grands établissements de pêche dans Aux inning «I«n guérilliiM Lorsque les Chiliens évacuèrent Tarma, le 18 août, un grand nombre de citoyens, y compris des femmes et des enfanls, les accompagnèrent afin d’échapper aux déprédations de leurs compatriotes.Cinq heures après le départ des Chiliens, G00 hommes armés de carabines et équipés comme des réguliers, pénétrèrent dans Tarma, suivis de 3,000 Guérillas, armés de bâtons, d’assommoirs et de lances.La fureur des Indiens ne connût plus de bornes.Les résidences des fugitifs furent saccagées, et celles de plusieurs étrangers subirent lo même sort.Nombre de personnes, y compris 18 étrangers furent assassinés, l'arma fut réduite en cendres.On rapporte que les villes de Jarya et Hu&ncayo ont été saccagées et incen-diéos,pour les punir de leur bienveillance envers les Chiliens.Le lendemain,dit le correspondant, nos troupes arrivèrent à Oroya.Le mont Cordillera présentait l’aspect d’une énorme montagne de glace, et les chevaux marchaient dans la neige jusqu’au cou.Quatre Chiliens furent gelés à mort ainsi que six Péruviens q\\\ les accompagnaient.Tout l’intérieur du Pérou est maintenant au pouvoir des guérillas.furent saturées de pétrole et incendiées.Tous les Chiliens périront dans les flammes, ainsi qu’un grand nombre de blessés qui s’étaient réfugiées auprès d’eux.La femme d’un soldat Chilien lui horriblement mutilée en pleine place publique,ainsi qu’un enfant nouveau né et un autre âgé de 5 ans.Lorsque le bataillon chilien arriva quelques jours après, les soldats brûlèrent la ville et passèrent au lil do l’épée tous les habitants qui avaient pris part aux massacres.Plusieurs étrangers furent aussi massacrés par les Péruviens.Le recrutement est commencé Chili.On rapporte qu’on a enrôlé 15,000 hommes pour remplir les vacances dans l’armée du Pérou et former un nouveau corps d’opérations.On croit à l’occupation (VArequipa.au rouf le momie clans la PiiUnanee «lu C'a ii a «la y est intéressé Voici encore quelques noms des centaines des principaux ci to vous du Canada qui ont été guéris du catarrhe, do la bronchite, de l'asthme et des affections des poumons par le spiromètre du Dr Souviollo, qui porte le % propriétés médecinalcs directement au siège de la maladie.Lisez et jugez par vous-mêmes : “ Plusieurs membres de ma famille et de mes amis ont été guéris do la bronchite, de l’asthme et du catarrhe par l’usage du spiromètre.’’ John P.Whelan gérant du Post and Truc Witness, Montréal.M.DeBouchervfile, au département des sauvages, Ottawa, catarrhe do plusieurs années maintenant guéri.M.tîeo.Ager, Ottawa,catarrhe et maladie des poumons, guéri.Mme Smith, London, épouse du détective médical, guéri d’un catarrhe.(ieo.Maguire, Toronto, dSü, rue Adelaida ouest, sa fille guério de l’asthmo.(ieo.Willis, Exeter, Ont., catarrhe et bronchite.J.D.Armstrong, 1 SG rue Young, Toronto catarrhe et surdité résultant du catarrhe guéris.Thomas Teller, 13 rue Melinda, Toronto asthme guéri.X.Benj.A.Drake, rueSt-Urbain,Montréal, souffrant depuis nombre d’années de la bron.chite et do Fast June, est maintenant guéri.Aussi la guérison non moins surprenante de Madame Benoit, 1 M, rue Cathédrale, fille deM.David Perrault, qui souffrait de l'asthme et do la bronchite, depuis au-delà de 8 an*, et qui est maintenant complètement guérie.Mad.Adamson, de Belleville, guérie de la bronchite, ot sa sœur guérie d’une bronchite et d’une affection des poumons.Je n’hésite pas à dire que le spiromètre du Dr Souviollo guérira le catarrhe et la bronchite, John C.Fleming, éditeur du Post and True Witness.Ce qui précède est suffisant pour convaincre le public des méritos du spiromètre.L’instrument sera expédié à n’importo quelle adresse.Venez ou écrivez, en envoyant un timbre û M.Souviollo, ex-aide chirurgien do l’armée française, 13, Carré Phillipe, Montréal.Les médocins ot les malades peuvent en faire Fessai gratis.13 juillet 183'?-la:i-'f* Lo foie est l'organe qui osl mis en désordre le plus promptement par 1»* poison malarial.L’u Ayer’s ague cure” chasse ce poison du système et est un remède excellent pour les maladies du foie.Petites nouvelles I /] - calIlXduieh.—Québec, le lundi 18 septembre 188*2, 7e jour de la Lune.11 y ’ a eu nouvelle lune le mardi 12 septem lire, à 8 heures 1 » minutes du matin.Le jour dure 12 heures 24 minutes, et la nuit 11 heures JG minutes ; le Soleil se lève à 5 heures 42 minutes, passe au méridien à midi moins G minutes, et se - couche à G heures 0G minutes ; à midi, sa hauteur au-dessus de l'hoii/on de Québec est de 44 degrés et fi dixièmes.La Lune se lève aujourd’hui à 11 heures 48 minutes du matin, et se couche à 9 heures 0*2 minutes du soir.SOCIÉTÉ MUSICALE STK-ctécILK hiv QUICKC.—Les membres de cette société à l'assemblée annuelle tenue le 15 courant,, ont élu les membres suivants, officiera pour l’année 1882-83 : Président : M.P.-J.Jobin, réélu ; Directeur: M.L.-N.Levasseur, réélu; Assl.-Direct : M.lion.Rousseau, • Secrétaire : M.F.-X.Fournier, •< Trésoriir : M.F.-G.-D.Marquis, « Bibliothécaire : M.V.Dupuis, • Membres adjoints du comité : MM.L.Ihigal, E.E.Blumhart et R.Lavoie.Tous les ollicicrs furent réélus par acclamation.Dos remerciements furent votés aux membres honoraires, aux journaux de cette ville et à ceux de Montréal.Par ordre, F.-X.Foumnikh, Secret.S.M.Ste-G.Q.Il y aura répétition mercredi soir.poltû.k Saguenay.—Le « St Lawrence J quittera le quai St André demain à 7.W pour Chicoutimi et les ports intermédiaires.noyé.—Un jeune homme, nommé Ducharme dit Gauthier, s’est noyé dans la rivière des Piles la semaine dernière.malfaiteurs.—Une troupe de malfaiteurs sont entrés samedi soir dans le restaurant de M.Jacques, près de la gare du chemin de fer du Nord, ont frappé le ropriétairc, l’ont renversé et traîné sur e trottoir, où ils l’ont couvort de coups.Le même soir,au Gap blanc,un certainl nombre de matelots ont fait un tapagq d’enfer.r, ahhAtés.— Le nommé RoborUouj Do nouveaux renseignement») sur le 1 accusé de troubler la tmnqviillité sur 1 .•AVt*S I.' I ' •• iIV.'M' lA'IK.•Vr’1* . LL COURRIER DU CANADA XSA'U.'tia me Champlain, a ôté arrôté et logô en main en tout temps, car c’est le meilleur i remède dans le monde pour les crampes! I prison.Utt,ia 10 IIW,,yn P , .* Une servanlec, accusé de vol, a aussi | dans l’estomac et douleurs de toutes! été arretée samedi soir.; sortes.: Kn vente chez tous les pharmaciens & maiutimk.—-Dans la cour du vice-ami- ; >5 cts la bouteille, rauté, le juge a rendu jugement dans| l’allaire «lu sauvetage du vapeur u Pro- AVIS xaminaleurs sera ouest, lo gress.Il a accordé une somme de SI,000 repartie comme suit : SGOO à M.John Wilson, le propriétaire du vapeur ‘ Resolute ” uni a remorqué le “ Pro- Jtl^ren ! ! Mère* 1 Etes-vous troublées la nuit et tenues éveillées par les souffrances et les gémis- mNK réunion du bureau des ex ^ 4 lenue'à l’anse des Sauvages, VENDREDI, 15 COURANT, A Onze heures du matin, LIBRAIRIE ST-AiYTOI! DE PAUOlii.\o 185, Km ST-JOSEPH, Ko 185.A Vendre.,*« \ *• •• ».| uni ica sutuii itiii/Cd ci iwo ccuiio* J4II-SS jusqu a la I^lv‘‘:‘'e du > suments d’un enfant qui fait ses dents?ÿl J) an capitaine i' ‘I1' S’il en est ainsi, allez chercher tout de premier pilote, 830 au h.uxium,, *.0 su|le IIIle bouteilledu Smor calmant ms .1 chacun des deux ingénieurs, et la balance à être divisée entre les hommes de l’équipage.— La cause entre les steamers u Canule et Président ” pour collision dans le port, le printemps dernier, est prise en délibéré.% — M.Joint), le pilule qui avait en charge la barque “ (llnndower ” lorsque celle-ci s’est échouée, a été sommé de comparaître devant les commissaires du havre pour se justifier de cet accident.IN CHANGEMENT SURIT.— Le député shérif spécial, M.Michael Shelley, résidant au No 28, Oliver street, New-York, dit : Ma femme aujourd’hui ne pourrait se servir de ses jambes si elle n’avait fait usage de l’huile St-Jacob.C’est un remède merveilleux et inap-pi rciable.Ma femme ne pouvait marcher quand elle a commencé à s’en servir ; aujourd’hui elle est parfaitement bien.\f i:u htiuc i n vo i-o nta i ii k.—f/ enjj u ô te d u coroner à propos de la mort accidentelle de M.Fortin, à St-Sauveur, s’est terminée samedi après midi à 5 heures, par un verdict de meurtre involontaire contre Kdouard .lacques, Agé de 1 « ans, celui qui a fait partir le coup de fusil.Ljeune Jacques a été envoyé en prison • •n attendant sou procès et les autres ont été relâchés.Le docteur Gingrns qui a fait /autopsie du cadavre, a constaté que la balle entrée par le côté gauche, avait traversé presque tout le corps, et était logée un à pouce de la peau, dans le côté droit, entre la septième et la huitième côte.pour l’examen îles candidats à la pratique du incsurnge do Lois.L'épreuve sera faite sur le bois carré.A l'anse des Sauvages ouest, le SAMEDI, IG courant, ;t 11 heures du matin, répreuve aura lieu sur l«*s madriers flottants.Mme Winslow.11 soulagera immédiatement le pan vre petit malade— cela est A l’unsc do la Douane, à Lévis, b* SAMEDI, certain et ne saurait faire le moindre ill,î*,î)U,mi1’ 1 «‘prouve aura lieu sur les madriers doute.Il n’y a pas une mère au inonde qui ayant usé de ce sirop, ne vous dira pas aussitôt qu’il met en ordre les intestins, donne le repos a la mère, soulage enfant et lui rend la santé.Ses ell’ets tiennent de la magie.Il est pai laiiemeii ii.olbmsif dans tous les cas, et agréable à ; remlre.il est ordonné par un des anciens des meilleurs médecins dit sexe féminin aux K ta ts Unis.Kn vente partout à 25 cents la bouteille.Québrc, *8 janvier 1882—1 un Q m sauts.A l'anse des sauvages ouest, le LUNDI, 18 courant, réprouve aura lieu sur les dourcs.Aux eslacades do Hall, et à l’anse Woodlield, lo MARDI, 19 courant, ;î onze heures du matin, sur les mâts et épars.Québec, i:; sept 1882-—if * G 3 5 f/Kxposition A Montréal Il est très important pour tous ceux (pii doivent aller visiter Montréal de savoir que l’hôtel lo plus central et le mieux tenu de .Montréal est sans contredit lo splendide Hôtel Kicholieu.On trouve à co magnifique établissement tout le confort désirable A des prix très réduits.La salle à dîner do cet hôtel est un vrai bijou en son genre : elle est élégamment garnie on gravures, artistiquement décorée de peintures du plus beau choix.Les mets qui sont servis chaque jour no ’laissent rien à désirer, et sont apprêtes avec tout l’art culinaire requis pour constituer •une excellente cuisine.Le grand choix que le consommateur peut faire sur la carte est propre à satisfaire les .goûts des plus ditliciles.Quant à co qui regarde le service, on saurait dillicilement trouver mieux dans aucun autre hôtel de la Province.Les ordres sont exécutés par les servants avec la plus grande promptitude.* M.Durocher mérite des félicitations pour la manière habile avec laquelle il tient ce somptueux établissement.M.St-Arnaud, gérant do l’hôtel, est d’une politesse et d’une courtoisio digno d’éloge, à l’égard de tous ceuxqui visitent c magnifique ehûtel.Une sonnette électrique no contribue pas pour pen à la prompte exécution des ordres donnés.Comme les voitures de cet hôtel de première classe, sont toujours à l’arrivée et au départ des irains du chemins do fer et des vapeurs, on ne saurait donc mieux faire que d’aller et juger par nous-xr~ no des nombreux avantages que le publr *geur y rencontrera en tout temps.Ajoutons A tous ces avantages la modicité des prix qui sont à la portée do la bourse de tout lo monde, et nous croyons que la plus grande partie des voyageurs visiteront cet qôtel.Dans toute l’histoire do la Af ' Ans»' nunni incdlcmnent n'a jarniiU pro.Mcaccino (lu,t (lt> eurvê auflBl t»! n'a Lui d'une >*i grande et ni constante répu* tTioïi que l'Ayci't* Cherry Pectoral, qui eut reconnu connu-?lo rcmédu employé dans le monde entier rontro touted lcd & flections d** 1?» gorgo et ded poumons.La liste prolongée di-§ cure» remarquables opérée*» par ce médicament, nous tous le-* climat?, l'a fait connaître uuiver-helleinunt comme un agent sûr et dllcaci* i employer.Contre Ici» rhumes ordinaires, qui pont les avant-coureur* de j*!ua aérienne# innladies, IJ agit promptement et Mûrement, soulnircnm tou.jours les souffrances et rauvant souvent la vie.Bon action protectrice quand il est employé L temps pour Iob nlFections de la gorge et des poumon**, en f.ût un précieux remède quo l'on doit tôt* ours avoir kouh la main.Personne no peut fi'en passer, et quiconque en a fait usage une rrule fais, continue it le faire.Les médecin» connaissant maintenant la composition «< les effet h du Cherry Pectoral, en font ample, inent usage dans leur pratique, et le-* prfftre*.ninni que les rnini-tres, 1** recommandent pour la même raison.L’action de ce remède est absolument certaine, et U guérit toujours là où la cure est possible.Prépara par le Dr.J.C.Ayor £ Cio., Lowtdl, Mass., K.L’., chimistes pratiqu* ** « t analytiques.Ku vente chez tou* !•••* l'h-.rm:** i* ti-.Qfcéb» r, 81 juillet 1882—1 an.S r.ltUVK PL CO-l VJ EJff.- LE GRAND r h ?r IT'S liïILÜL AUX! POUR R H U M A SME, !.:i Névralgie.Sciaiie Halifax : HIBERNIAN.«•••.1 i août.AUSTRIAN.28 .N0\ A SCOTIAN.1 I septembre.I * IBLRNIA N .i Prix du passage entre Ilalijux et Suint-Je an : C a bille.Cabine secondaire.Entrepont.i • •• •••••••••••••• i •• ••• •• •• • • • •••••••• • • • • • •• $20 $15 S C mises.DÉPARTEMENT DES DAMES oies noires [gros grain], oies couleurs [gros grain], Soies brochées noires et couleurs, Satins merveilleux noirs et de couleurs, Satins moirés [de toutes nuances, Moires antiques, Ornements et garnitures, Etc., Etc., Etc.PLUMES D’AUTRUCHE Blanches, noires et couleurs, Fleurs et Rubans de nouveauté, Franges soies noires et couleurs, Cols et Poignets, Fichus et Cravates.TOILES A DRAP Toiles à oreillers, Toiles à nappes, Toiles à serviettes, Toiles à verres, Coton à drap, Coton à oreillers, Serviettes toile, coton, etc., etc., Couvrepieds blancs et couleurs, Couvertes blanches et couleurs, Matelas en laine, Matelas en crin.GRAND ASSORTIMENT D’ÉTOF FES POUR DEUIL, —TELLIES QUE— Mérinos, Para matas, Cachemires, Repps, Thibets, Canton Crape, Persian Cord, Etc., Etc.CRÈrE DE COURTAULD.Parfumeries DE L.T.P1VER et de LUBIN, Eté., Etc.GANTS KID D'ALEXANDRE Valises, Portemanteaux, Etc.N.B.Conditions faciles.Escompte au comptant QU’UN SEUI, PRIX Jos.Hamel positions des personnes «lu sexe «le tout J;p?.Pour les «infants et les vicillanls.elles sont «t’en prix inestimable.- »;ct v»' ¦j J aa» u -#rc.a u L’OMVPKiW est mi remède infaillible pour le* douleurs «Un* les jambes, la poitrine, pour les vieilles blessures, plaies et ulcères.11 est excellent pour lu goutte et le rhumatisme, Pour les maux de gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour tout«js les maladies de la peau, il est sans rival.Manufacturé seulement à l’établissement «lu LE MAGNIFIQUE VAPEUI Laurentides, Capt.E.I OKTIEK, Commencera le 17 JUIN prochain, I gran,les ,limo,1!iioils e" i'™l'Qrticni ses voyages entre Québec et $tc-Aiiaic, AVJ3KTIS!SKIWENTS.-J« n'ai pas,l'a-B«nis aux Etats-Unis, et nies remèdes ne sont pas vendus «lans ce pays.Les acheteurs devront n - iûlors faire attention à l’étiquette sur les pots «t lût s LLb JOLRS a G if.a.M., EXCEPTE LES | les boites.Si l'adresse n’est jhis 533, OXFOISD D’UN KM IM EN T MEDECIN.Washingtonvillo, Ohio, 17 Juin 1S80.Dr J.B.Kendall A Cie, Messieurs :—Après avoir lu l'annonce que vous avez publiée dans le Turf, Field and Farm du Kendall’s Spavin Cure, ayant un cheval «Je course de valeur, qui a été boiteux pendant dix-huit mois, par suite d’un éparvin, je vous en ai demandé par l’express uno bouteille, qui a fait disparaître toute boiterie et toute tumeur, ainsi qu’un gros suros qu’avait uu autre cheval, et les deux chevaux sont au jour d’hui aussi sains que despoulains.La bouteille m’a valu cent dollars.Respectueusement, H* A.BËRTOLETT, M.D.•• KENDALL’S SPAVIN CURE.” Frémont, Ohio, 25 janvier 1881.Dr.B.J.Kendall A Cie.Messieurs .—Je crois qu’il est de mon devoir de vous offrir mes remerciements pour le bénélicc et le prolit que j’ui retiré de l’usage do votre inestimable ot célèbre 44 Kendall’s bpavin Cure.” Mon coi.et moi avions un mgnilique étalon, valant $4,000, qui avait un très mauvais éparvin, et «{ue quatre chirurgiens-vétérinaires éminents avaient déclaré inguérissable, et fini pour toujours.En dernier ressort, je conseillai ù mon cousin d’essayer uno bouteille de 44 Kendall's Spavin Cure.” Il eut un effet merveilleux ; la troisième bouteille l’a guéri, et Je cheval est maintenant aussi bien que jamais.Le Dr.Dick, l’éminent chirurgien-vétérinaire d’Edinburgli, était mon oncle, «il je prends un grand intérêt dans lo succès dosa profession.Sincèrement, JAMES A WILSON, Ingénieur Civil.STREET, LONDRES, il y a falsification.Les marques «le commerce «lo mes remèdes sont enregistrées à Ottawa et à Washington Signé : THOMAS HOLLO WA Ÿ, ’ TjUIKANT un voyage régulier loua les Di-1 Québoc.2 novembrMSSi—Van*'''*1' 'T’1°"‘ 1 manches, à t^nrtir #in ir /»/->»!i n I * MARDIS et SAMEDIS.Où les voyages suivront les heures «le la marée.aura lieu lies, à partir du 18 courant.Le «iépart à 6 HEURES du matin, et le prix aller et retour sera «le CINQUANTE CENTS.\( 1L Tfl MR N A I Poul^U*« trouvé Mir Nous annonçons au public «pie h* vapeur la file au bureau Laurentides a subi de grandes réparations «Uns I .“/il1.01100 (fo journaux «le GKO.P.ROWELL «lans ‘ ?wM0nce 'fo journaux de GEO.P.ROWELL sa coque ; ayant une bouilloire neuve, il aura BO, rue Spruce) où l’on peut passer par conséquent une vitesse inaccoutumée jusqu’à 'i?8 co,ltrals d’annonces pour ce journal à ce jour.Il s'occupera aussi des pèlerinages engagés d avance.Il délie toute compétition tant sous le rapport «lu prix «pie «lu confort.tr , Capt.E.FORTIER.V.POTVIN.Agent, No 11, rue St-Pierre, liasse-Vil le, Québec.Maison Potvi.n A.Gaumond, Marchands-Epiciers.Québec, 12 juin 1882—2m r»4 8 Chapeaux en Paille ! •I offre aujourd’hui la balance de mes Effets en paille, A une GRANDE REDUCTION, aim de diminuer l’assortiment.AUSSI C’IlAl’E.tl/X LÉGERS EX FRIJTRE A TUFS HAS PRIX.MMES C.PATERSON RUE BUADE.New-York.Québec, 25 murs 1880.v>»7 CONDITIONS — DU — Courrier du Cai } 4 » ; j .Lula Prix de l’Abonnenm-tt; EDITION QUOTIDIENNE.£.50 CANADA f Un un RT .j bix mois.ETATS-UNIS.1 Trois mois.( Un an ANGLETERRE.- j Six mois.1 Trois mois.FRANCS ¦ ( Un an j Six mois.[Trois mois 1 I Québec, 19 juillet 1882.1062 TARIF DES ANNONCES.Us annonces sont Insérées aux cmi.linon suivantes, savoir: Il y aura une grande excursion à Rome dans le mois de juin 1882.Il y a un médecin et une garde-malade sur chaque steamer.Pour plus amples informations s’adresser à L.W.MORRIS, Broodway, New-York.A Québec, à M.BROWN, Agent pour le Canada.No 113, Rue St-Pierre.Québec, .7 septembre 1881—Un.O KENDALL’S SPAVIN CURE.SUR LA CHAIR HUMAINE Il a été employé dans des milliers de cas sur la chair humaine, avec un succès toujours si merveilleux, quo nous sommes certain qu’il est le meilleur liniment découvert jusqu’à ce jour.Il a la force pour pénétrer où n’ont pu atteindre d'autres remèdes, et guérir les maux los plus dillici les, sans causer jamais aucune éruption ou autro altération de lu peau, ni produire uucuno douleur.Prix .$1.00 la bouteille, ou six bouteilles pour $5.00.Tous les Pharmaciens l’ont en mains, ou pourront vous le procurer , ou bien il sera encore envoyé à n’imporlo quelle adresse sur réception du prix par los propriétaires Dr B.J.KENDALL A CIE, Enosburgh, Falls, Vt.En vente chez tous les Pharmaciens.LYMAN, FILS êc CIE, Montréal I*.Q., Agents généraux.Québec, 25 février 1887 -lan.468 JC.TTT T"fc ri TT\ I n B!1US et ,lu-‘l0!is0U!i.60 i-iMtt m- Af 1/1/ IJ L ’ I I 1 l’oureliaijuo insertion subs&|uumu.ivi • ÜL TT lYlhlIF „ 0Ur us ami0Ilces d’une plus grau.le “lun.luo • I T ^ JLmULal I elles seront.in
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