Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 21 novembre 1883, mercredi 21 novembre 1883
g7emc Aimee quotidieime-7cme Année Mercredi SI mmcææ ?mut S JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JS asGS j*sann^s et jaime E.JJJONNE, Rédacteur en Cher ti* » LE G Eli BR Ü UjSjSEA U, Editeur Propriéta ire FRANCE 1 -S3.appel audacieux Paris, novembre On vient d'afficher sur les murs de Paris une afliche rouge où Ion pont lire ee (jui suit : “ LA HATA 1 LL 15 “ G\'ami journal t/uolidien.“ AUX VICTIMES DES A1IUS des patrons, des propriétaires* “ des huissiers, de la police, des monopoles, des magistrats, “ de l’administration, “ des supérieurs militaires, et en îiénéral de toute autorité.à famille est désormais river à une rupture ouverte entre le Saint-Siège et le Portugal.La diplomatie pontificale vient de remporter un nouveau succès.La Russie vient d’établir des rapport oiliciels avec le Vatican.M.de Bou-tenietf qui n’était jusqu’à présent fju’un agent officieux passera au rang de e ministre officiel.Après le rétablissement de la légation de Prusse •• Le journal offre son concours, “ son assistance cl ses conseils, pour • assurer aux victimes de l'arbitraire •• la réparation des torts qu'elles ont / subis et la revendication .droits." de qtlC Cftti Hh bien ! nous disons affiche est un scandale.Certainement nous ne sommes pas j pétris de tendresse, ni férus d’admiration pour la justice, l'administration, la magistrature actuelles.Mais j qu’on les désigne publiquement à la suspicion **t à l’animadversion , publiques.que l’on tienne les citoyens : en garde contre leurs agissements, qu’on prétende les protéger contre l’oppression, c’est là une énormité où l’on peut voir la manœuvre (l’une feuille aux abois pour attirer l’attention et se procurer des abonnés, mais qui révèle aussi quelque chose de famille ouverte.Objecterez-vous que le pouvoir tombe quelquefois dans des mains si faibles ou si indignes que le bien cosse d’fitre encouragé et le mal puni, que le contraire a lieu, et que, dans ce cas, la société doit pourvoir par elle-même à son propre salut ?Nous n’en disconvenons pas, et _ nous avouons que le régime actuel j l’année dernière, c’est là un triom-est pour inspirer de légitimes phe considérable, dont Léon XITI a alarmes ; nous ajouterons qu’il est assurément le droit de s’applaudir, grand temps que les citoyens avisent La position de M.de Schlœzcr est pour substituer légalement à un très ébranlée, ses relations avec le ordre de choses qui est la ruine de la fameux Schumann-Valgreen lui ont France, l’ancien gouvernement royal, beaucoup nui dans l’opinon.On se ! qui, du moins, proclamait les grands demande comment un ambassadeur | et tutélaires principes.a pu entrer dans de pareils tri pot a- Mais le journal la Bataille, ne veut On dit M.de Bismarck furieux pas de la royauté, il soupire après contre son représentant, qui du res-une république qui soit plus acccn- 1° n’a rien obtenu jusqu’à présent, et tuée que la république actuelle.Et & été “ roulé ” de la belle manière comment sa république subsistera-!- par le cardinal Jacobini.•Ile s'il sape d’avance en ee pay, le On s’occupe beaucoup des futures principe d autorité ! 1 1 f La conclusion pratique à tirer (le h'urs ces excès de doctrine, c’est que les républicains français sont incapables de fonder un gouvernement.plus à quel parti ils appartiennent.On parle de droite, de gauche ministérielle, de gauche historique, mais ces mots n’ont plus aucun sens.C’est un gâchis qui n’a pas de nom.La prochaine session de Monlecitorio promet de beaux jours.A rcltéologic Léonce ni: la Rallayl a bcome: On écrit de Rome, h 18S-» : -L octobre plus grave, à savoir un renversement complet de l’esprit public, une eliroyantc perversion des notions d’ordre politique et social.Nous ne parlons pas de l’attaque indirecte, mais violente dirigée contre les propriétaires cl les patrons, que l'on voue effrontément à la vindicte populaire ; nous nous bornons a La nomination du P.Anderhdy comme coadjuteur du généra! des Jésuites avec droit de future sucres-sion a donné lieu à beaucoup de commentaires.Cette nomination a eu lieu sur l’invitation expresse du Pape.D’ailleurs le R.P.Reckx, qui est irès âgé.—il a quatre-vingt-onze ans,—n'y a fait aucune difficulté.Depuis les événements de 1ST0, le général des Jésuites a quitté Rome pour aller habiter à Fiesole, près de Florence.Léon XIII tient beaucoup parait-il, à ce que tous les généraux d'ordres religieux, y compris les Jésuites.fixent leur résidence à Rome.promotions au cardinalat dans le nouveau consistoire.Ÿoici à ce sujet des détails inédits : Parmi les futurs cardinaux on me cite les trois noms suivants: Mgr Felinski,ancien archevêque de Varsovie, Mgr Sein-bratovicz, ancien archevêque de Lemberg, et Mgr Melchers, archevêque de Cologne.Comme vous le savez.Mgr Felinski a subi vingt ans de captivité en Sibérie.A la suite de l’accord conclu entre la Russie et le Saint-Siège il a donné sa démission pour ne pas mettre d’obstacle à la conclusion du 7)io(lus vivendi, et Léon XIII l’a créé archevêque titulaire de Tarse.Au mois de juin dernier,il estvenu à Rome, et a été reçu par Léon XI11 avec beaucoup d’aiiabilité.Après un court séjour, il s’est rendu à Cracovie, où il a lixé sa résidence, et voilà qu'il y a quelques jours Mgr Felinski re Une ville romaine vient d’être retrouvée en Tunisie.La canonnière française le Jaguar.commandée par le lieutenant de vaisseau Massemet, a accompli nne mission archéologique en Tunisie, aux environs de Bograra et de El-Kantara (golfe de Grabès) Voici quelques extraits du rappart de cet ofiieier : péens, ayant environ cinquante mètres carrés de base.D’immenses colonnes de marbre rouge et vert, surmontées de chapiteaux artistement travaillés, formaient l’entrée de l’est.La principale pièce de l’édifice était formée par une enceinte carrée, bordée dans sa partie supérieure de frises en marbre blanc, supportées à leur tour par des colonnes torses.A terre gisaient des statues en granit d’Egypte, et détail curieux, toutes sont décapitées comme à dessein, car on n’a pu trouver aucune de leurs tètes.L’ancienne Griethis se trouve située près de la mer, dans un enfoncement de la cute ; ce n’est plus aujourd’hui qu’un monceau de ruines éparses, s’étendant au loin dans la plaine ; le sol de la ville, raviné par les pluies, ne permet d’en reconnaître les artères et la place des monuments que d’une façon approximative.On trou-j ve peu do pièces en bon état parmi les décombres ; les sculptures sont rares ; tout semble faire croire à une architecture massive plutôt qu’élégante : l’imagination reste frappée,! en effet, par la dimension et la quan-1 tité des blocs de marbre qui ont été | amenés et établis sur ce point.Peut-être des fouilles patientes et j bien conduites amèneraient-elles la j découverte de fragments intéressants; j mais en l’état des choses, les inscriptions latinos seules méritent Fatten- A un kilomètre do là, on a découvert les restes d'un baptistère construit avec les marbres mêmes du temple païen d’El-Kantara.La ville ancienne était entourée de fortifications dont on suit encore la trace ; elle avait un pourtour de 1 à 5 kilomètres.Dans les maisons, des mosaïques très ornées recouvrent le sol.Malheureusement, ces mosaïques sont restées si longtemps exposées à Fair, qu’une simple pression des doigts suffit à désagréger les cubes.L ile était reliée au continent par une chaussée de construe! ion romaine, dont les vestiges sont encore très apparents.ü a ( t Histoire du Cap-Sun!é V vsi ut-propos \ Suite) Cette pièce un peu Saint-Laurent, sur le bord du dit “ fleuve, contenant une lieue et demie de front sur trois lieues de profondeur, le front joignant au nord-est au fief Monceau, et du côté du sud - ouest au fief de Deschambault, dans laquelle se 4i trouvent comprises les rivières de “ Jacques-Cartier et de Portneuf.” Quoi qu’il en soit de ces différentes manières d'assigner les bornes et les limites de la seigneurie de Portneuf, nous revenons à M.Pierre Robineau, que nous avons dit plus haut avoir été le premier qui ait commencé un établissement fixe et d’une valeur considérable à Portneuf.Ce Monsieur, après avoir pendant plusieurs années donné à son établissement tous ses soins, devenu par son grand âge incapable d'en poursuivre l’accroissement avec l’activité nécessaire, en remit la conduite à M.René Robineau, son fils, venu de France en Canada vers l’année 1044.Ce monsieur René Robineau, Sieur de Bécancour, chevalier de l’ordre de Saint-Michel, avait servi précédemment dans les armées du roi en France, en qualité d’enseigne dans le régiment de Turenne.Quoique ce Monsieur, en venant en Canada, se fût fixé sur la seigneurie de Portneuf, pour en poursuivre l’établissement, commencé par M.Pierre Robineau son père, néan-! moins il n’en était pas le propriétaire.| Ce n’est qu’en 1071 qu'il en fit l’acquisition, par un acte de cession du sept juillet, que lui fit M.de la Poterie, à qui la concession de la dite seigneurie avait été faite, comme lions l’avons dit en son lieu.longue Monsieur René Robineau, connaissant toute l'importance et la valeur à la ! dont, l'établissement commencé par a ient inopinément à Rome, ce qui •.qU j} a £(£ possible de faire, eiiti _ justifierait les dires qui courent sur au[res celui d’une frise ; les moula- î!?rt vérité, no saurait néanmoins paraître ! son père était susceptible, mit tous 1 3“ L , ici déplaci-o.BU.conlinne d'abord i «.«ta.pour le porter ou degré de c les déchiffrer.Le Jetr.ee a run-1 ‘ -¦ ¦ ¦ perfection qu'il lui était permis dut- teindre, pour le temps et les moyens i » j de les deem tirer.Le Jaguar a rap porté de bograra tous les estampages | *e sa prochaine promotion au cardinalat.Mgr Sembratowicz a donné sa (lé- sa Aussi le coadjuteur du P.Reckx mission d’archevêque de Lemberg à retenir ce qui vise 1 autorité et les viendra-t-il habiter définitivement à la suite de difficultés qui ont surgi présentants de 1 autorité, et nous Rome.dans son diocèse.11 a été remplacé r.* répétons qu’il est impossible de concevoir une inspiration plus anarchique, plus destructive des principes fondamentaux de la paix sociale et de la tranquilité publique.La défiance conduit naturellement au mépris de l’autorité, et le mépris j de l’autorité ne tarde pas à engendrer le mépris des lois, ür, si vous supprimez les lois dans un Etat, que reste-t-il Y Rien qu’une poussière humaine sans ciment ; le résultat est la désorganisation ci la mort.Qui ne voit que l’autorité est précisément instituée pour assurer le respect des lois et des droits, pour pro t é ger 1 a fa i blesse con t re 1 a v i ol en< 'A la simplicité contre l’astuce, pour faire régner en un mot l’ordre et la justice Y Si, à tort ou à raison, vous .jugez l’autorité incapable do remplir cette haute mission, le but de la société cesse d’être atteint, il ne reste plus qu’à se faire justice soi-même, on tombe dans la sauvagerie, et l’ère des embûches perpétuelles et des guerres d’homme à homme, de Le Père Anderledv est de la Suis- par son neveu, Mgr Sembratowicz, se allemande.Il a beaucoup voyagé qui habite Rome.En l’élevant au et a lait un séjour de plusieurs an- cardinalat, Léon X111 ferait plaisir nées en Amérique.C’est un homme aux Ruthènes de G-alicie ainsi qu’au aux opinions modérées et très ins- gouvernement autrichien, trait, me dit-on.Quant à Mgr Melchers, en le refi- ll est assez curieux que ce soient rant de Cologne et en lui conférant (les petits pays tels que la Belgique,la la pourpre, Léon XIII ferait dispa-Jlollande, la Suisse qui fournissoni mitre un des obstacles qui s’oppo-aujourd’hui ses généraux à la com- sent à la fin complète du Kultur-pagnie de Jésus ; c’est probablement kampf en Prusse, parce qu’il n’existe pas de rivalités \ L’opposition se remue beaucoup, nationales à l’endroit de ces pays.Il paraîtrait que le ministère Depre- ges en essayés n’avaient fourni pour cette dernière que des résultats très médiocres.Eli quittant Bograra, le Jaguar a fait route sur Tabelle, où il a mouillé le 20 septembre ; c’est près de ce point, au sud de File de Djerba, tout près du lieu nommé El-Kantara, que se trouvent de magnifiques ruines.Leur richesse, leur importance, leur étendue surtout, permettent de supposer qu’on se trouve en face de ce que nous avons dit plus haut, savoir que (lès l’année 1G80, ou vers ce temps-là, il y avait des établissements formés au lieu nommé par la qui étaient en son pouvoir.Enfin lorsqu’on 1081 la seigneurie de Port-suite, paroisse du Cap-Santé ;\?t il j neuf fut érigée en baronnie palest à présumer que M.Pierre Robi- j Louis Xl\, déjà l’établissement tor-neau n’était pas ie seul qui se fût j mé n Portneuf, consistait en un établi dans ce lieu encore couvert de ! manoir seigneurial décoré de toutes forêts, assez éloigné de Québec, et les marques de noblesse et seigneurie, exposé aux insultes des sauvages, une belle chapelle ou se célébrait le Ou v l>n y voit aussi l’idée sincère qu’a- service divin tant pour le dit Siour vait la Compagnie d'augmenter la René Robineau et sa famille, que colonie, en favorisant les défriche- j pour les habitants déjà établis sur la ments des terres ; de procurer la civilisation parmi les indigènes, et enfin, ce qui doit paraître encore OU M f il VU uuiu t I U JUW UI , , , ,, 1 , ,, • 1 1 la capitale de l’ile avant 1ère ch ré- : lllus louablc’ ,le ck's!r1?." lirocUn‘r La France est la seule grande nation \ lis commence à nourrir de sérieuses catholique qui n’ait pas donné de appréhensions sur la prochaine ses* général à la compagnie.: sion.Le chef du cabinet pourrait ! bien voir se fondre sa majorité entre Lundi, Mgr Vannutolli, nommé nonce à Lisbonne, partira pour son nouveau poste.La position du nonce est assez difficile à Lisbonne.Le gouvernement est entre les mains des franc-maçons,qui,sans outrer dans une persécution déclarée contre l'Eglise, lui suscitent toute sorte de difficultés.J1 faut user de beaucoup de ménagements si l'on ne veut pas ar- ses doigts.11 suffit d’ailleurs que la défiance soit excitée à son endroit, que sa position paraisse tant soit peu ébranlée, pour que ses meilleurs amis F abandonnent, car ce n’est pas à M.Depretis, c’est au président du conseil qu’ils sont attachés.Du reste la confusion parlementaire et politique est si grande, qu’à part les radicaux, les autres députés ne savent tienne.Rien de plus frappant que ces ruines d’une grande ville.On est saisi de la profusion des marbres semés çà et là,et on se demande avec admiration de quelle manière ont pu être édifiés ces monuments grandio- connaissance du vrai Dieu aux peuples de la Nouvelle-France, plongés dans les plus épaisses ténèbres de l'infidélité.dite seigneurie, plusieurs bâtiments tant pour la commodité que pour les nécessités de la vie, toutes les dépendances en un mot d'un grand etablissement, parc, jardins, bois, moulins, et quantité de terres en pleine valeur ; en un mot l’établissement commencé par M.Pierre Robineau et possédé don ses avec les moyens restreints ( disposaient les anciens.À la suite des dernières fouilles pratiquées en cet endroit avec des ressources insuffisantes, les ruines d’un grand temple ont été mises à jour sur les bords de la mer, dans un endroit isolé de la ville ; par son orientation et quelques autres indices, on peut croire qu’il était dédié à Zéphir; entièrement en marbre et d'une grande richesse architecturale, il est construit d’ailleurs eu blocs cyclo- ; lors de cette érection de la seigneurie ACJ • .__ __ ______ ^ Nous voyons aussi, par les termes : , >r T> / r> u._ J____.* 1 , .• ! en baronnie, par M.René Robineau, trois lieues de profondeur dans les ; terres.‘ Dans un extrait des t anciennes concessions de fiefs et de seigneuries du pay.:, par 'William Vaiidenvclden et Louis Charland.les bornes do cette seigneurie sont ainsi désignées : “ la dite baronnie de i4 Portneuf,-située au nord du fleuve ms un tel état do prosaïque temps avant cette monsieur avait aban-rançois*Robineau Sieur, de la Fort i lie, son frère ai né, les biens et les avantages qu’il avait en France, pour se fixer dans les seigneuries de Portneuf et des îles Bouchard, dont il était aussi propriétaire.(/I suivre) uiillmn du FOU Kl; IKK FU PANADA 21 Novembre 1883—No 20 LA JANGADA 111MT Of NTS LIEUES SUR L’AMAZONE, Par .Itn.rcs Vkrnk.(Su ile) En cet endroit, le cours de l'Amazone se montrait sous un aspect véritablement grandiose, mais son lit était plus que jamais encombré d’iles ‘'t d’ilôts.11 fallut toute l'adresse du pilote pour se diriger au travers de cet archipel, allant d’une rive à l’autre, évitant les hauts-fonds, fuyant les remous, maintenant son imperial bablo direction.Peut-être aurait-il pu prendre FA huaty-Parana, sorte de canal naturel, qui se détache du fleuve un peu au-dessous de l’embouchure du Tunan-t ins et permet do rentrer dans le ‘’ours d’oau principal, cent vingt milles plus loin, par le rio Japura ; mais, si la portion la plus large du “ turo ” mesure cent cinquante pieds, la plus étroite n’en complu que .soi- xante, et la jangada aurait eu quelque peine à passer.Bref, après avoir touché, le 13 juillet, à File Capuor, après avoir dépassé la bouche du Jutahy, qui, venu de Fest-sud-ouest, jette ses eaux noires par une ouverture de quinze cents pieds, après avoir admire des légions de jolis singes couleur blanc de soufre.à face rouge cinabre, qui sont d'insatiables amateurs de ces noisettes que produisent les palmiers auxquels le fleuve doit son nom, les voyageurs arrivèrent, le 18 juillet, devant la petite ville de Fontoboa.En cet endroit, la jangada lit une halte de douze heures, qui donna quelque repos à l’équipe.Fontoboa, comme la plupart de ces villages-missions de l’Amazone, n'a point échappé à cette capricieuse loi qui les transporte, pendant une longue période, d’un endroit à un autre.11 est probable, cependant, que ce hameau on a fini avec cette existence nomade et qu’il est: définitivement sédentaire.Tant mieux pour lui, car il est charmant à voir avec sa trentaine do maisons, couvertes do feuillage, et son église dédiée à Notre-Damo do Guadalupe, Vierge Noire du Mexique.Fontoboa compte un millier d’habitants, fournis par les Indiens des doux rives, qui élèvent de nombreux bestiaux dans les opulentes campines des environs.A cela ne se borne pas leur occupation ; ce sont aussi d’intrépides chasseurs, ou, si on l’aime mieux, d’intrépides pécheurs de lamantins.Aussi, le soir même de leur arrivée, les jeunes gens purent-ils assister à une très intéressante expédition de ce genre.Doux de ces cétacés herbivores venaient d’etre signalés dans les eaux noires du rio Cayaratu, qui so jette à.Fontoboa.On voyait six points bruns se mouvoir à lour surface.C’étaient les doux museaux pointus et les quatre ailerons des lamantins.Des pêcheurs peu expérimentés auraient pris tout d'abord cos points mouvants pour des épaves en dérive, mais les indigènes de Fontoboa ne pouvaient s’y tromper.Bientôt, d’ailleurs, dos souilles bruyants indiquèrent que des animaux à évents chassaient avec force Fair devenu impropre aux besoins de leur respiration.Deux ubas, portant chacune trois pécheurs, se détachèrent du rivage et s’approchèrent des lamantins, qui prirent aussitôt la fuite.Les points noirs tracèrent d’abord un long sillage à la surface de l’eau, puis ils disparurent à la fois.Les pêcheurs continuèrent à s’avancer prudemment.L’un d’eux,arme d’un harpon très primitif,—un long clou au bout d’un bâton,—so tenait debout sur la pirogue, pendant que les deux autres pagayaient sans bruit.Ils attendaient que la nécessité de 'spirev w\ respirer ramenât les lamantins à leur portée.Dix minutes au plus, et ces animaux réparai traient certainement dans un cercle plus ou moins restreint.En effet, ce temps s'était à peu près écoulé, lorsque les points noirs émergèrent à peu de distance, et deux jets d'air mélangé de vapeurs s’élancèrent bruyamment.Les ubas s’approchèrent ; les harpons furent lancés en même temps ; l’un manqua son but, mais l'autre frappa l’un des cétacés à la hauteur de sa vertèbre caudale.Il n’en fallut pas plus pour étourdir l’animal, qui est peu apte à se défendre quand il a été touché par le 1er d'un harpon.La corde le ramena à petits coups près de l’uba.et il fut remorqué jusqu’à la grève, au pied du village.Ce n’était qu’un lamantin de petite taille, car il mesurait à peine trois pieds de longueur.On les a tant poursuivis, ces pauvres cétacés, qu’ils commencent à devenir assez rares dans les eaux de l’Amazone et de ses affluents, et on leur laisse si peu le temps de grandir, que les géants de l’espèce ne dépassent pas sept pieds maintenant.Que sont-ils auprès de cos lamantins de douze et quinze pieds, qui abondent encore dans les fleuves et les lacs de l’Afrique ! Mais il serait bien difficile d’empêcher cette destruction.En effet, la chair du lament in est excellente, même supérieure à celle du porc, et l’huile que fournit son lard, épais de trois pouces, est un produit d’une véritable valeur.Cette chair, lorsqu’elle est boucanée, se conserve longtemps et donne une alimentation saine.Si l'on ajoute à cela que l'animal est d’une capture relativement facile, on ne s’étonnera pas quo son espèce tende à sa complète destruction.Aujourd'hui, un lamantin adulte, qui “ rendait " deux pots d’huile pesant cent quatre-vingts livres, n’en donne plus que quatre arrobes espagnols, équivalant à un quintal.Le 19 juillet, au soleil levant, la la jangada quittait Fouteboa et se laissait aller entre les deux rives du fleuve, absolument désertes, le long des iles ombragées de forêts de cacaoyers du plus grand effet.Le ciel était toujours lourdement chargé de gros cumulus électriques, qui faisaient pressentir de nouveaux orages.Le rio Jurua, venu du sud-est, se dégagea bientôt des berges de gauche.A le remonter, une embarcation pourrait s’enfoncer jusqu’au Pérou, sans rencontrer d'insurmontables obstacles, à travers ses eaux blanches, que nourrissent un grand nombre de sous-atlluents.C’est peut-être sur ces territoires* dit Manoel, qu’il conviendrait' (le rechercher les descendants do ces femmes guerrières qui ont tant émer- veillé Orellana.Mais il faut dire que, à l’exemple de leurs devancières, elles ne forment point de tribu à part.Ce sont tout simplement des épouses qui accompagnent leurs époux au combat, et celles-ci, parmi les Jurtias, ont une grande réputation de vaillance.” La jangada continuait à decendre ; mais quel dédale l’Amazone présentait alors ! Le rio Japura, dont l’embouchure allait s’ouvrir quatre-vingts milles plus loiu, ot qui est un de ses plus grands affluents, courait presque parallèlement au fleuve.Entre eux, c’étaient des canaux, des iguaradès, des lagunes, des lacs temporaires, un inextricable lacis, qui rend bien difficile l’hydrographie de cette contrée.Mais, si Aranjo n'avait pas de carte pour se guider, son expérience le servait plus sûrement, et c’était merveille de le voir se débrouiller dans ce chaos, sans jamais s’égarer hors du grand fleuve.En somme, il lit si bien que, le 25 juillet, dans l’après-midi, après avoir passé devant le village de Parani-Tapera, la jangada put mouiller à l’entrée du lac d’Ega ou Teffe, dans lequel il était inutile de s’engager, puisquil aurait fallu en sortir pour repronde la route de F Amazone.(A suivre) LE COURRIER DU CANADA CALENDRIER DE l^îl 17' annto de la OonfMéralion'canadienne.\ l- mois : NOVKMBBK, dNiié aux DèfuiUs—30 ____jouriW _ „— IhmanDio* : 10s ï.U, 1S, *25.—Toussaint le l.l*a Lune au périmée le 13.à ra|X)gt*c* le 20."* ' - ** à 7 h.*20 m.du soi 1 h.'»3 m.du matin j Premier quartier le 7, îi 7 h.*20 m.du soir.• Pleine lune le U, à 11 mais voulu comprendre l’importance J de 1 artillerie.11 a été plusieurs an* de cette politique sage et éclairée que | »&-‘s gouverneur des Barbares, les conservateurs en arrivant au pouvoir curent la sagesse d’adopter.Dernier quartier le ‘21, à 8 h.5‘J ni.du malin Nouvelle lune le ‘20, à *2 h.*0 m.du soir.21 Novembre, mercredi.lie» joiiriiitliMte.H *2 2' jour de la Lune, 325* do l’année.Marées : matin I i h.‘27 m, soir 11 h.ôî m.Présentation de Marie au Temple.—En 1800, décret de Napoleon I, êuhUssaut le blocus continental.Durée du jour 9 b.pt m., de la nuit 1 1 h.19 m.Lever du Soloil 7 h 12 m., coucher » h.23 m.Milieu du jour à m»Ji moins U minutes.Hauteur du Soleil ‘23*.2.Lune : lever hier à 111».t m.du soir, coucher k 0 h.33 ni.du soir.L'Association Mutuelle de Prévoyance du Canada, a dépose hier, entre les mains du gouvernement provincial, la somme de $5 000 pour la sécurité de ses assurés.C’est en vertu d’une loi de la Législature locale, 40 YicU chap.19, s.2, que cette compagnie d’assurance est tenue SOMMAIRE Franco A Horn ' Archéologie Histoire du Cap-Santé.[A suiivr] Ffxilleton - La Janga la.(A suivre l’ne lettre do M.Cimon, M.P.Surplus et deficits.Les journalistes-Informations.Correspondance d'Ontario Rr-limé doS dé{ *ch«’H.Amérique.Petites nouvelles.Agriculture.Guide des voyageur.—March»' au boi-.—Marché au charbon.—[Voir ièmo j.age.J me on le voit, fait d’excellentes affaires, et marche de progrès en progrès.L’opinion de M.A.Lusignan sur les journalistes : “ Vous autres les journalistes poli tiques, vous êtes les bûtes de somme! de déposer au fur et à mesure qu’ils des partis.Vous êtes jeunes et vail- arrivent, les excédents de ses recettes hints, vous avez du talent et de l’a- sur les dépenses, venir, mais de fausses notions de ce I L’Association de prévoyance, coin* qu’est la vie : vous courez vous faire enharnacher et monter par des écu vers politiques qui ne valent certes pas toujours ceux du cirque.Vous fournissez une carrière brillante, mais toujours improductive, et quand vous êtes fourbus, morfondus, rendus, on vous laisse crever, et plus tard s’il entend parler de vous le jockey dit : “ Oui, c’était une bonne hôte! ” ** Bôte est bien le mot.“ Le journalisme politique n’a de sens, au point de vue des affaires, que si on le fait à son compte : le faire à gages, c’est passer avec la misère un bail emphytéotique.’’ INFORMATIONS A XXONCES XOUVELLES Guerre k mort.Grande soirée.Laisse »PEconomie Notre-lUine »!•* V i- h»— H A Yériiu Ib'han Bros., importiieurs.C A N A I) A QUEBEC, 21 NOVEMBRE 188 O O Une IcltreGe.ir.Ciinon.VI.I*.M.S.X.Cimon, M.T., écrit à T Electeur une lettre dans laquelle il montre de la mauvaise humeur contre l’honorable M.Mousseau qui ne s’occupe pas, dit-il, de sa réclamation de §70 000.Il voudrait un premier ministre plus selon son cœur.•M.Cimon a peut être raison do réclamer des indemnités, mais il a tort, grandement tort de s’en prendre à M.Mousseau, si les règlements retardent.Qu’il s’adresse au tribunal compétent, lequel jugera entre lui et le gouvernement ! Quand bien même M.Mousseau serait remplacé par le chef fort dont parle M.Cimon.comment pourrait-il espérer obtenir plus vite et plus facilement la somme qu’il réclame ?" Hier après-midi, les Dames et les Demoiselles, enfants de Marie aux Ursulines, ont reçu la visite de Monseigneur l’Archevêque.Sa Grandeur a donné une conférence sur la charité qui est une des œuvres dont s'occupent les Enfants de Marie en laveur des enfants pauvres : elles n’oubliront pas les paroles si frappantes de cette conférence.L’association compte actuellement cent cinq membres : elle possède une bibliothèque d'environ cinq cents volumes, [y compris les livres de l’archiconfrérie de Sainte Angèle.La pétition d’élection de South Renfrew est venue devant la cour d’appel lundi présidée par le chancelier et le juge Cameron.La preuve et les plaidoiries terminées, le chan-chelier a décidé que le fait de payer les dépenses des électeurs pour venir voter au bureau de votation était considéré par lui et par le juge Cameron comme suffisamment prouve que pour l’élection fut annulée.Par la preuve il appert suffisamment que des manœuvres corruptrices ont eu lieu, à la connaissance du Dr Dowling, le candidat libéral.Le juge a annulé l'élection avec dépens et va considérer maintenant si l’intimé doit être disqualifié.Le juge Cameron a concouru dans ce jugement et a dit que Dowling était disqualifié.A un jour qui sera fixé, le chancelier rendra le jugement final.Le R.P.Turgeon vient de remplacer le R.F.Cazean comme recteur des RU.PP.jésuites de Montréal.Le R.P.Cazeau remplissait cette charge depuis six ans.Le R.P.Turgeon est Canadien-français de naissance, comme son produces-1 seur.If honorable M.Mousseau est parti lundi soir de Montréal pour Ottawa.L’hon.L.R.Masson, de Terrebonne, T.Normand, des Trois-Rivières, et F.L.Desaulniers, M.PP.du comté de St-Maurice, sont arrivés à Québec hier soir, par le chemin de fer du Nord.La nomination des candidats pour l’élection fédérale de Lennox a eu lieu lundi, à Napanee.M.Pruyne, riche négociant de Napanee, a été mis en nomination par les conservateurs, et M.Allison, est le candidat libéral.Lennox est le comté qui élu Sir John, aux élections de 1882 par une majorité de plus de 200 voix.SurpliiH et déficits Sir John Rose, ministre des finances, prononçait dans un discours remarquable, le 7 mai 1809, les paroles suivantes : Nous savons tous quels désastreux effets out eu les déficits qui se produisirent dans les finances de la ci-devant province du Canada, quelques années avant la Confédération.En y faisant allusion, je suis loin de jeter du blame sur ceux qui occupaient à cette époque la position que je remplis maintenant.Je sais toutes les difficultés qu’ont rencontrées mes prédécesseurs au ministère des finances.Ni l’honorable M.Holton, ni l’honorable M.Galt n’étaient suffi*-sarnment appuyés par la Chambre on h* pays, pour faire passer les lois fiscales nécessaires en pareilles circonstances.A la prochaine réunion de la Société Royale dn Canada, il sera probablement prononcé dix a douze conférences dans la section française.Nous regrettons d’apprendre le décès de M.J.B.Lamère, ancien gérant de la compagnie du Richelieu, arrivé mardi.M.Lamère était malade depuis longtemps et on s'attendait à sa mort, qui n’en sera pas moins regrettée par ses nombreux amis.Nous offrons nos condoléances à la famille du défunt.Un comité ayant pour président M.Jos Tassé vient de se former à Montréal, pour recueillir une somme d’argent qui serait offeite au Rvd Père Labelle, le curé colonisateur si i j connu, à l’occasion de l’anniversaire Les partis étaient si également j de sa naissance et pour reconnaître divisés qu il eut été bien difficile de hes services qu’il a rendus à la colo- faire adopter les mesures nécessaires -, .• u vl- i , 1 i , i nisation en faisant établir par des pour equuibrer les revenus et les , .l 1 _ dépenses.Néanmoins l’administra-1 co*ons dans m vallée de 1 Of tawa plus tion actuelle manquerait à son j de 20 townships.devoir, si, forte de la majorité de la ______ chambre, forte je crois, de la confiance du pays, elle donnait à croire rédacteur ûo * Electeur donne à l’étranger que, durant une année \ une correction bien méritée à un quelconque, nous pouvions laisser, nommé John Mee, qui profite de son les déficits s accumuler sans être! absence du Canada pour insulter prêts à soumettre à la chambre, ; lusiours dc sos amis politiques imposant des taxes exceptionnelles j ^ans colonnes dn fameux journal et spéciales si besoin en est, pour suisse, intitulé : Le Républicain.combler les déficits.- Cette déclaration de Sir John Rose ! Une dépêche de Saint-Jean, N.B.est parfaitement juste.Pour que*, annonce le décès du lieutenant-géné-PEtat soit prospère, et jouisse d’un ral James Dom vil le, père de l’ex-dé-grond crédit à l’étranger, il faut qu’il puté Domville.Cette famille tire prenne les mesures nécessaires pour son origine de l’époque de la conqué-coinbler les déficits passés, et qu’il j te des Normands.Il entra dans se crée des sources de revenu suffi- j l’armée anglaise à l’âge de 18 ans, et Kant.pourgcmpêcherles déficits futurs, conquit ses grades successivement Le gouvernement McKenzie n’a ja- jusqu’à celui de lieutenant-général Pendant la présente saison d'hiver, les principales villes des Etats-Unis sont appelées à jouir d'un avantage signalé par le passage de Monseigneur Capel, éminent prêtre anglais, envoyé extraordinaire de la part du Souverain Pontife Léon XIII, pour faire des discours publics dans le but particulier de montrer la libéralité de l’Eglise Romaine, les vues libérales sur lesquelles reposent ses institutions et la liberté vraie quelle laisse aux fidèles qui la composent de penser, de parler et d'agir.Le dimanche premier novembre courant, Monseigneur Capel s’était rendu dans notre ville de Détroit, sur les instances de 8a Grandeur Mgr Beorgess, évêque de cette ville.A l’éloge du bon esprit qui anime les habitants de cette cité, nous sommes heureux de noter qu’il n’v a i *, ! sont l'objet de toutes les conversations à Détroit, que la population s’est réellement édifiée ; qu’un grand nombre de ceux qui n’appartiennent point à l’Eglise catholique, ont eu occasion de laisser tomber chez eux des préjugés qu'ils ne pourront plus nourrir contre l’église Romaine, chacun a pu se convaincre enfin des vraies libertés que l’Eglise garantit à tous ceux qui sont soumis à ses lois, et à ses institutions, sans jamais apporter ni entraves, ni oppositions à tout le progrès auquel peut aspirer une bonne et solide société.Notons en passant que Monsieur Capel,à Détroit, comme partout, a su mettre en pratique la Doctrine qu’il porte dans ses discours, en faisant don des bénéfices que lui rapporte le prix d’entrée à ses instructions, pour la fondation, à Détroit même, d’une maison des sœurs du Bon Pasteur dans un but dont la société éprouve un si grand besoin de nos jours.Le dimanche qui a suivi le passage de Monseigneur Capel à Détroit, un certain ministre d’un culte dissident a cru devoir mettre un terme à l’admiration dont l’éminent orateur avait été tout particulièrement l’objet de la part de ses gens, en cherchant à jeter un grand discrédit sur l’état des finances dc Mgr Capel, et en essayant de calmer peut-être les inquiétudes qu’avaient fait naître en eux les irréfutables vérités qu'ils avaient entendues.Ce ministre a obtenu tout l’effet contraire.11 a prouvé que Monseigneur Capel avait eu raison de montrer que l’Eglise catholique est libérale dans son enseignement plus qu’aucune de celles qui l'attaquent à tout propos et sans relâche.Quant au mauvais état des finances ou de la fortune de Monseigneur, nous n'avons pas de peine à croire à la prétention de M.le mi nistre ; nous savons que le clergé catholique n'a point de patrimoine à amasser et à laisser aux siens à qui il a renoncé en entrant dans le ministère ; nous savons que notre clergé ne se préoccupe que des besoins et des misères d’autrui avant tout, et que les fonds qui peuvent entrer dans le trésor de l'église, sont le patrimoine réservé des pauvres et des malheureux, témoins les hospices innombrables dont elle a couvert | les*pays évangélisés par elle.Nous félicitons donc Mgr Capel, de donner ainsi raison à M.le ministre, qui a osé lui jeter une pierre dont le ricochet seul a pu etre sensible, et nous sommes heureux de savoir par la bouche de nos ennemis dans la foi, que nos prêtres ne sont point des financiers.Résumé des dépêches -m.-»* Les vents tempétueux que nous avons eus presque toute la semaine dernière ont dû occasionner bien des sinistres sur les lacs et sur les rivages de nos mers.Entre autres accidents nous en avons un d’un genre tout particulier à enregistrer à Sandwich.Un nommé M.Forest, ancien capt.d'un de ces petits bateaux qui sillonnent notre rivière Détroit et nos lacs, occupait, depuis quelques années, un poste de retraite à l’entrée du lac Eric, où il n'avait à faire qu'à entretenir une lampe de nuit comme phare pour prévenir les bateaux de certains écueils que le Gouvernement avait pris à charge de faire connaître à la navigation.Se service était des plus simples ; allumer une lampe à KtHOPi: FRANCE Paris 20 novembre 1883.On parle de la retraite possible de M.Tirard, ministre des Finances, et de son remplacement par M.Léon Say.18 ouvriers se sont noyés en tra-\ ersant la Seine du côté de Nantes.Le gouvernement envoie une nouvelle mission au Congo, pour secourir la caravane de Brazza.Les documents diplomatiques relatifs à l'affaire du Tonquin sont sous les yeux de la commission parlementaire chargée d’examiner la demande d’un crédit pour l’expédition.Au Tonquin des pirates dévastent les bords de la Rivière Rouge et les environs d’Hanoi.La garnison de Bac-Ninh est porté à 10 000 hommes.D'après un correspondant, la Chine prépare une levée» 120 000 hommes.\ NCtÏjETERRK Londres, 20 novembre.M.Sullivan,avocat d’O’Donnell est mieux.Le Standard publie une lettre d’aveux d’un officier faisant partie d’une société secrète de 2*28 membres, dont 30 sont partis en mission, munis d’argent anglais ; il déclare cruel et tyrannique le serment prêté par les membres.L'ingénieur 'William Siemens est mort aujourd’hui à l’âge dc 03 ans.La Reine a quitté Balmoral pour résider à Windsor.Le médecin Henry Jones a>ant reçu hier une balle à la cheville du pied, a subi une amputation, à la suite de laquelle il est mort.A Dublin, l’accusé Poole a été déclaré coupable du meurtre de Kenny et condamné à être pendu le 18 décembre.ALLEMAGNE Berlin, 20 novembre.A Thorn (Prusse), 50 personnes sont, malades de la trichinose.La diète prussienne s'est ouverte aujourd'hui Budjet de 1884-85, en équilibre avec 1 milliard 112 millions 800 mille marcs (le marc vaut 22 sous ou contins |.Le prince d'Allemagne sera fêté pendant 10 jours à Madrid.pas eu d’absence chez aucun des! ja tombée de la nuit, et 1 éteindre a notables de la ville, à quelque culte qu’ils appartiennent.Les différents ministres protestants ou autres ont voulu se montrer au cortège de réception organisé par Monseigneur l’Evéque.Tout a été grand, et dans l’ovation dont Monseigneur Capel a été l'objet à son arrivée dans la ville et dans l’attitude do la foule qui s’est spontanément portée sur son passage dans les rues que le cortège a parcourues pour se rendre à l’évêché catholique Pendant la journée il y a eu une première instruction à l’église Saint Louis de Gonzague,et une deuxième la pointe du jour, mais le genre de vie était étrange.Le tenir sur un petit bateau solidement ancré au milieu des eaux, passablement éloigné de tout rivage : la solitude était dans toute la signification du mot.Le lundi, 12 courant, il parait que le vent a tellement battu le petit bateau, qu’il en a arraché les ancres, et en a tellement dispersé les débris que toutes recherches n’ont encore abouti à rien apprendre de ce qu’est devenu le malheureux M.Forest.On ne perd cependant pus tout espoir encore, car il a pu peut-être fuir avec le canot qui lui servait à aller cher- à 1'Opera House.L’auditoire a été chor ses provisions ordinaires et se tellement compacte que la foule a dû stationner devant les portes et que c’est à peine si les personnes munies de billets d’entrée ont pu être placées autant debout qu’assises.L’orateur a été éloquent, inutile de de le dire ; sa mission fait assez supposer qu’il a le don de la parole au suprême degré.Le silence et l’admiration que Monseigneur Capel a remarqué dans l’assemblée l’ont porté à la véhémence, dans des accents de voix et des expressions chaleureuses qu’il n’est point possible de rendre.Le nombreux clergé catholique présent n’a pas manqué j d'éprouver intérieurement un légiti- f , .m ‘ ,(rl1 -i „ i ., ° La temperature si varice que nous cr \ pifr snnl’K g C a 1 l-11 ° iCes | avons cuc pendant toute la saison des orateurs que 1 hghsc romaine seule a traTauI j ctre des „,M réfugier dans une des îles voisines.Ces suppositions ne sont que des conjectures dont on aura raison sous peu, car les recherches se continuent activement et affectueusement par les amis et la famille consternée de l’infortuné Forest.Si l'on peut croire aux pressentiments, on rapporte qu’il y a à peine quinze jours Forest avait voulu se démettre dc sa charge, mais une augmentation de cinquante sous par jour l’a décidé à continuer, pour sa perte, hélas ! Nos condoléances bien sincères à sa famille aflligéc.i.lIEKKQUi: A New-York, une ancienne église universaliste a été convertie en église catholique pour les hommes de couleur.Un navire chargé de blé a sombré i à 5 milles d'Utica.A Fairfax (Yirginie,) explosion d’une chaudière à vapeur; 3 victimes.Une explosion s’est produite à Streator (Illinois,) dans une mine ; deux morts et plusieurs blessés.Un incendie a consumé deux planchers à une école de Baltimore, après la sortie des élèves, le 19 novembre.11 parait que la perception des taxes a donné lieu à des fraudes pour 1 million de dollars dans le comté de Brewster (Ohio.) Les typographes du Free, /'rets de Brooklyn sont en grève, pour obtenir une augmentation de salaire.L'hôtel Dewdrop à Danville (Indiana,) a été détruit par une explosion de dynamite : les auteurs du crime sont inconnus.A Boston, un failli assigné pour 10 heures du matin s’est présenté plus tard, en prenant l’heure du méridien soi-disant uniforme.On a refusé de l’entendre.Le travail du fer est en souffrance : une fabrique est au repos, trois autres ont renvoyé les trois quarts du personnel ; 2 000 hommes de plus se trouvent sans emploi.Petites nouvelles CINQUANTIÈME ANN1VIÎHSAI1115.—L.l ivy,'.rende Sœur St-Bernard,supérieure Gênê raie des sœurs de la congrégalion Notre-Dame, célènre aujourd'hui, |,-cinquantième anniversaire de sa pi., fession religieuse.Des adresses de félicitation, de I., part des citoyens de Montréal, ont éir pjésentêes à cette occasion.La mère St-Dernard, on se le rappelle, est venue, il y a à peine quelques s.nés, faire visite aux Hcvéreiides Sonir,-de la Congrégation de St-ltocli.Les sœurs de la congrégation sont répandues dans toute la province, on on apprécie bien leur enseignement pra tique et intelligent.ê DifcESPOtn i'iiématuiu:.—-Diui.'incliif un lin le chef do police Genest, Je Hull, arrivait à Lévis, avec un enfant dM.Henri Lefcruièro, trésorier de la ville de Hull, pour le conduire à fliospice St-Josepli de la Délivrance.Vers les (plaire heures lundi apres le jeune La (ornière, liompa la vigilance de s.*s gardiens et se sauva.Il fut poursuivi par un de ses camarades jusqu’au (pmi de la traverse ôû la police l’arrêta les instances de son camarade.Uet enfant a déclaré vouloir se sui cider.vu se noyant, plutôt que de rester a l’Hospice.Les pan nts lurent avertis d** l'intention de leur enfant par télégraai me el ces derniers ont répondu d-* ren voyor l’enfant à Hull.Il est en cousé (j i le n ce reparti eu compagnie de M.(i.* nest après avoir pi omis de mieux fair.-à l’a vr ni r.l’i:miiii.\n»:hemi:nt st-c.ii\hm-s.— Il ne manque plus qu'un pou de ballast pou i niveler celte nouvelle voie avant «1»* la livrer au passage des convois.Elle sera probablement en opération avant Xo**1 ciuminei.— Le matelot Humbbuou condamne par !»* jury dans l'alf'lire •!»• .NJme Dillon.subir son procès aux pro chaînes assises dû Québec, comm-1 ho micide, a choisi pour défi nseur M i .1 Molony.MKitci.—Nos remerciement-: à M.!.A.1.anglais libraire de St Boch pour l’envoi d’un exemplaire de l’almanach qu’il a publié.C’est un des plus complets et d»-s [dus intéressants que nous ayons vus.— .Merci aussi à MM.Lavigm* et Lajoie de Montréal pour l’envoi de deux jolies romances : ** li faut aimer, ' paroles de Molière et musique de M.Ernest Lavjgne el ** I n dernier baiser, poésie de Vrmaml Berthet, musique de Antony Uiomlens.Aussi, la marche du 13e régiment morceau exécuté déjà par le corps de musique du bée et arrangé pour piano par M.K.Lavigne.— Envoyez un timbre-poste de 3 cent-au Dr.J.C.Ayer& Go., Lowell, Mass, et vous recevrez la collection •!»• Indies cartes pour album ?• * •4 s le privilège de former et de présenter devant les plus hautes sociétés, avec les solides convictions qui se puisent dans l’infaillibilité des doctrines qu’elle enseigne.fantastiques.Des journées très belles, très douces, sont suivies de journées vraiment hivernales.Aujourd’hui le froid est tellement tigoureux que les Nous ne voudrions point nous per- i ‘'°st!'mcB 1* I* in* i.l •¦ou v H > L V.x .- y.M «K Sis' .I y \y • — , -h / C .Il ti .J- — - ¦ —’ V ‘ ' ÀA .J^r- ~ _ S C-i W r.~ ^ - Ci $ i \*\ .vV i k.—.o w T ~ 7.~ t.y v: w u.— ^ » y: »—• w S ^ X rJs ¦ **r( w- : • ; v.v *—.1 y :.S r'+ 7.-r* > t ¦ «V* / r* /- wJ 7* ‘ 7.71 k*i - ** :y.— Lv i?2 : - V Ar- S 5 ' m: nui: r,\n i.i'ckii h rousseau, Indiquant la date do la solennité des Quararantk Heures en chaque paroisse, et approuvé par l’Evôqiu* de Rimouski.S’adresser pour la vente en gros, à Québec, chez l’éditeur, 0, rue Suade {]&>En depot chez la plupart des marchands de la Province.*n tA's visiteurs it Ufontrénl 11 est trèfl important pour tous ceux «p i doivent aller visitor Montréal de savoir que l’hôtel lo plus central et le mieux tenu do Montréal est Bans contredit lo splendide Hôtel Richelieu.On trouve A ce mngnitiouo établissement tout le confort désirable A des prix très réduits., La salle A dîner do cet hôtel est un vrai bijou en son genre : elle est élégamment garnie en gravures, artistiquement décorée de peintures du plus beau choix.Les mets qui sont servis chaquo jour ne laissent rien A désirer, et sont apprêtés avec tout Fart culinairo requis pour constituer une excellente cuisine.Lo grand choix que lo consommateur peut faire sur la carte est propre A satisfaire les goûts des plus difficiles.Quant A co qui regardo le service, on sau, rail ditliciiement trouver mieux dans aucun I autre hôtel do la Province.Les ordres sont Plusieurs incited ns et chirurgiens des j exécutés par les servants avec la plus grande «r/mrs français,, et «nuloisc s« sont as.o l»roj»^®-er m6rito dos incitations pour la manière habile avec laquelle il tient ce somptueux établissement.M.St-Arnaïui, gérant do l’hôtel, est d’une politesse et d’une courtoisie digne' d’éloge, A l’égard do tous 4 Heiuui Hros., I MPI) UT A TC r i: s : I NOUS exhibons en ce moment un assortiment «i étoile ii robe «le ia plus jliaute nouveaut**.Quelques g«*nr«*s s|>éciaux| achetés à des conditions qui nous per-j mettent «le les v«*mir«?à moitié prix.Lainatjes.—Notre fonds «le tw«*«».!s au'j g la is et écossais, «b* draps de pilot, «1**| castor «*t «le «liaps pour Ulster est ir«'*s Içonsidérabk* et à BON MARU.HK.Bonneterie.—Vêtements «h* dessous en laine écossaise, pour messieurs, dames ef enfunts, garantis «1«* Ij.meilleure «|iialilé jot TRES A BAS PRIX.150 »•(.• r uin-Québec, 9 octobre 1883 s*J7 ; 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UI .I>t« N.E.DI ON N K, reflacteur «*n »•?»'.AUGUST K MIGHf.'L, assistant rédiicteiit s»-, RUE RUADE, HAUT K V 1 ;.UIJIiKlSiC.IM Pli] MR KT PUBLIÉ: PAH L E O K R H L • ¦ ; • .E A J XtfsUw •-vji.-».jr r, No w, rue Bundo.Hawt® Tille,Quél».
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