Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 19 février 1884, mardi 19 février 1884
38eme A mue ssük: ü .*.£•.* i:;: .r•r*irr,s*.erva zz7.r?n r.srxz _.No %15-Edition quotidionne-Teme Année Hlardi ld Février 1*84 taffief bn u anaùa JOURNAL DES INTERETS CANADIENS FRANCE DISCUSSIONS Paris, 80 janvier 188*4 La Chambre jugeant évidemment qu’cniendrc M.Jules Ferry deux jours (bî suite, c'est beaucoup trop, a dispense hier le président du conseil de continuer son discours de la veille.Kilo a entame la discussion du budget extraordinaire, qui l’a menée vers cinq heures, et alors, elle s’est ajournée à jeudi.C’est donc demain que M.Jules Ferry reprendra la parole et abordera le point sérieux du débat.Il dira ce que le gouvernement a lait, ce qu’il compte faire encore pour atténuer ou conjurer la crise actuelle.L’eli'ronte “ grand ” homme profitera sans aucun doute do l’occasion pour tourner son discours en réclame au profit de son parti et surtout à son profit.Mais si M.Ferry monte au Capitole, il n'y restera pas longtemps.M.Clemenceau montera apres lui poulie précipiter de ces hauteurs.M.Clemenceau.qui, depuis quelque temps, g.irde un silenoe prudent, n'a aucune solution à proposer pour la crise ouvrière.11 ne peut pourtant admettre que M.Ferry en ait trouvé une, et son discours sera évidemment bourré d'attaques, d’épigrammes et de méchancetés contre le ministère.Tout cela sera encore bien peu pour ébranler la docile majorité de M.Ferry, laquelle d'ailleurs déteste cordialement le “ grand " nomme de l'extrême gauche.Il faudra des crises plus intenses, des complications plus graves pour gâter la situation de M.Jules Ferry et de scs amis.Nous n’y sommes pas encore, bien que nous y allions rapidement.Remarquez-vous à quel point toutes ces discussions, tous ces discours sur la crise ouvrière ont été insignifiants et vides ?A part M.de Mun, qui a dit que rien n’avait pu remplacer,pour la classe des travailleurs,l'influence bienfaisante et souveraine de l’Eglise, et qu'il faut trouver autre chose si on n'y veut; pas revenir, â part M.de Mun, quel orateur a pu ! indiquer un semblant de programme ' H d'action ?M.Maret a bien propo- j se la création d’une commission de j trente ou quarante membres qu'on | chargerait d’étudier la question.M.Clémenceau n’a guère rien de mieux â proposer lui-méme.Voilà où on sont ces grands réformateurs.Elu- i «lier la question ! S'ils croient que les ; ouvriers attendront avec patience les1 délibérations de leurs lameust s corn- ! missions et les projets qui en sorti- i ront, ils se trompent.’ Le Sénat s’est encore administré hier une certaine dose de discussion sur les syndicats professionnels.Le gouvernement, représenté par M.\Valdeck-Rousseau,a appuyé les révolutionnaires blanchis du Sénat dans leurs revendications au profit des syndicats ouvriers.C'est ainsi que le ministre de l’intérieur, venant au secours de M.Tolain, a réclamé pour les syndicats le privilège de la fédérai ion.Ainsi que l'a fait observer au centre gauche dissident M.Lenoël, on punit des conseils municipaux qui s’entendent sur une ligne de conduite, et l’on va autoriser les syndicats à se fédérer dans le pays entier.Qu'est-ce qu’un pareil privilège, sinon une arme terrible qu’on inet entre les mains des associations ouvrières, non certes pour fc défendre, mais pour attaquer la classe détestée des bourgeois et des patrons ?Décidément, si la Chambre n'arré-te pas les tentatives de.la législation sénatoriale,—et elle ne les arrêtera pas—nous aurons dans la loi des syndicats la plus dangereuse de nos lois.Les ouvriers pourront alors refaire avec une variante sensible le laineux mot de Sieyès : “ Ils étaient déjà “ beaucoup ” dans la politique et dans la révolution.Ils vont être tout ?” Depuis quelques jours, la mort frappe ici dps coups pressés.Elle vient d’enlever successivement M.Dumont, professeur des Beaux-Arts, M.Leloir, aquarellistes bien connu, M.Frédéric Thomas, un député républicain du Tarn, qui était «h* la nuance du Siée le,et ne manquait pas d’esprit, surtout au milieu de ses collègues.J'ai aussi un duel à vous mentionner ; un duel de frères et amis, bien entendu.M.Viette, député radical du Doubs, s'est aligné dans un pré contre M.Gros, un ex-sous-préfet et un journaliste radical de son pays.La rencontre a été chaude.M.Gros a reçu une balle dans les basques de son paletot ; puis on s'est embrassé.N.Crise espagnole .Extrait d'un article de M.John Lemoinnc dans le Jour nu! des Débuts sur la crise espagnole : Sur l’influence que peut exercer ce changement de gouvernement dans la politique extérieure, nous n'avons pas beaucoup de reflexions à faire.Si M.Canovas est le partisan très décidé d’une _ *’" ue plus que conservatrice, ce n’est pas une raison pour qu'on doive le considérer comme hostile à la France, ou même à la République.Nous croyons que M.Canovas ne s'était jamais montré très enthousiaste du voyage que le jeune roi faisait en Allemagne, et dont nous avons toujours trouvé qu’on exagérait la portée.Nous n’avons donc ]ias à apprécier sous ce point de vue la révolution ministérielle qui se fait en Espagne, et nous ne l’envisageons que dans ses conséquences possibles à l'intérieur.Ces conséquences peuvent être très graves, non pas demain peut-être, mais dans un certain après-demain.Nous avons toujours demandé si le ministère libéral, en prenant ou en acceptant le pouvoir, avait en meme temps obtenu du roi la promesse d'une dissolution de la Chambre, d’une Chambre connue pour hostile.Nous devons reconnaître que jamais il n’y a eu d’éclaircissement sur ce point capital.Aujourd’hui, quand le ministère est, comme on devait et comme lui-même devait le prévoir, battu à une très forte majorité, il demande au roi la dissolution.Le roi, si Ton encroi» les dépêches, répond qu’il est un roi trop constitutionnel, pour contrarier la majorité, et il passe de gauche à droite en chargeant M.Canovas de ormer un autre Cabinet.Décidément, le roi s'amuse.M.Sagasta, qui se croyait le maitre de la situation avec sa majorité de poche, remporte son habit brodé.Le fameux Directeur de la Gauche, qui a fait son acte éclatant d’adhésion à la royauté, et sa profession de dévouement à la dynastie, en est pour ses frais de cantate.Assurément, si le roi a voulu se moquer des libéraux, c’est bien joué ; mais avec le jeu il y a la chandelle.Non nos/ru res agilur.Nous ne sommes que des spectateurs.Dans la composition du nouveau ministère, certains noms sont significatifs, et indiqueraient une influence puissante, (‘elle delà nonciature,qui avait déjà provoqué et négocié le voyage du prince impérial d’Allemagne à Rome et préparé sa visite au Vatican.Ce sera, au fond, la véritable couleur de ce gouvernement.C’est la réaction contre la révolution nationale de 1SGS, et contre toutes ses conséquences dans Tordre politique, civil et religieux.Le roi d’Espagne vient de faire son ministère du 1(5 mai.l*e Travail Pendant que la Chambre française des députés se déclare, en fait, impuissante à résoudre les problèmes économiques qui menacent de créer, à bref délai, une terrible question sociale, beaucoup d’industriels conservateurs et catholiques sont en train de travailler à cette solution dans toute la mesure de leurs forces.Il était bien inutile que M.Albert de Mun développât, devant une majorité hostile de parti-pris, un système qui a déjà porté ses fruits, et dont un peu de sincérité de la part de ses adversaires suffirait à leur faire reconnaître l’excellence.De ces heureux résultats déjà acquis et de ceux qu'il serait appelé à produire s’il recevait une application générale, ils s’obstinent et s'obstineront toujours à détourner les yeux.11 y a plus de trois ans, le 7 mai 1879, une assemblée d’industriels du Nord, délibérant sous la direction d'un bureau composé de MM.Henri Beernavd et Féron-Vrau (Lille), Th.Motte fils (Tourcoing), L.Scrépel-Chrétien (Roubaix), A.Dutilleul (Armenticres), votait et rendait publique une déclaration dont voici quelques articles : “ Nous croyons qu’en toutes ces choses l’Etat a des obligations analogues à celles de l’individu, c’est-à-dire que, chargé de donner appui et protection à chacun et de suppléer à ce que ne peut réaliser l'action individuelle, il doit agir dans le même sens que l’individu.Par conséquent, il est tenu d'aider à l’application des principes qui viennent d’être énoncés, de mettre la législation en accord avec la morale et la religion, soit par la mise en vigueur des lois anciennes, comme celle qui assure le respect du dimanche, celle qui régit le travail des femmes et des enfants dans les manufactures, soit par de nouvelles lois ou institutions capables de réfréner certains vices, tels que la débauche et l’ivrognerie.“ Sans prendre une direction qui ne leur appartient pas, les gouvernements peuvent et doivent régler, dans une sage mesure, les conditions du travail, et, d’une manière indirecte, mais efficace, la production elle-même, en limitant, grâce à des arrangements internationaux, les heures du travail, en prévenant le développement exagéré des institutions de crédit, en soumettant l’industrie, dans un intérêt de salubrité et de moralité, aux restrictions reconnues indispensables.•• “ Les pouvoirs publics auraient à réformer on France certains points de la législation, en ce qui concerne les succcessions, les partages et les impôts.“ Les lois de succession et de partage portent une atteinte profonde à la stabilité de la famille industrielle, en amenant forcément, à des intervalles rapprochés, la vente du foyer de l’ouvrier, et la liquidation de l’usine du patron.“ Les impôts, notamment les droits de mutations, devraient être ramenés à des limites équitables ; car il est évident qu'ils pèsent trop lourdement sur les frais généraux de toutes les branches de la production, et que, par suite, ils mettent les producteurs nationaux dans une situation très inférieure à celle des concurrents étrangers.14 L'Etat doit protéger les nationaux, lorsque la concurrence de l'étranger a pour résultat de ruiner ou d’amoindrir une branche essentiellement du travail national, lorsqu’elle conduit fatalement à de graves inconvénients d’ordre moral, comme le travail de jeunes enfants, le travail de nuit des femmes, une trop longue journée de travail.Il est en effet démontré, par une expérience funeste, que la liberté absolue des échanges internationaux mène inévitablement à la prépondérance du plus fort et à l’écrasement du plus faible, qu’elle tend à la destruction des frontières et à un véritable, cosmopolitisme, contraire aux desseins du Créateur." Telle est, dit T Univers, la charte des industriels chrétiens du Nord de la France ; c’est dans ces conditions et dans cette mesure qu'il faut réclamer T intervention de l’Etat dans l'organisation du travail.rhllsic.pu I na il a ire Un microbe a été récemment découvert par le docteur Koch, de Berlin : “ te bacille de ta phtisie pulmonaire, ” sur lequel un professeur de l'Académie de médecine do Paris vient de faire nue communication du plus haut intérêt.Le bacille de lvocli, ou bacille de a phtisie pulmonaire, concentre sur lui, en ce moment, l’att ntion des 1 savants competents et des médecins du monde entier.La phtisie pulmonaire est, de toutes les maladies, celle qui décime le plus l’espèce humaine, sous tontes les latitudes, dans tous les climats, à l’exception peut-être des contrées les plus septentrionales, les plus froides du globe.Rien de plus simple, de plus primitif, de plus petit que ce bacille— un grand personnage, cependant Imaginez un bâtonnet excessivement fin, si fin, que les plus grands, les plus longs,—les* géants de cette nation de cellules vivantes—atteignent à peine les dimensions d’un globule rouge de sang : soit 7 à 8 millièmes de millimètre.Le plus grand nombre a le quart ou la moitié de cette taille.Cette taille exiguë explique fort bien que le bacille de la phtisie ait passé inaperçu au micrescope, pendant si longtemps, et qu’il ait fallu un artifice de préparation tout spécial pour permettre à Koch de le voir et de le faire voir très nettement.La difficulté résultant des dimensions se compliquait de go fait, qu'à l’inverse de la plupart des microbes, le microbe de la phtisie n’a pour ainsi dire pas de mouvements, il ne bouge pas.Défiez-vous des eaux dormantes.dit un vieux proverbe.Son organisaiion et des plus rudimentaires, comme celle de tous ses congénères, du reste, que constitue souvent uue seule cellule.Cela ne les empêche ni d'agir, ni surtout de se multiplier à l’infini ; ce qui a fait dire à un chimiste d’esprit qu’ils pratiquaient la loi biblique du ereseite et multiplicamini avec une vigueur dont, seuls, les êtres les plus petits sont capables dans la nature.Autre caractère très distintif.Le bacille de Koch ne peut naître et se développer que par des températures de 30 à 40 degrés centigrades.Celle de 38 à 40 est la plus favorable pour lui.Or, c’est précisément la température du corps de l’homme et des animaux à sang chaud.Le bacille de la phtisie pulmonaire est donc, malheureusement, chez nous comme chez lui, si je puis ainsi parler.Tous nos lecteurs ne savent pe.ut-être pas que ce qui caractérise essentiellement, pour ne pas dire uniquement, la phtisie pulmonaire, c’est la présence, surtout dans les petites bronches d’abord,dans le tissu du poumon, ensuite, d’un produit anormal, pathologique, appelé tubercule, visible à l’œil nu, ayant la forme d'un petit grain grisâtre, demi-transparent quand il est jeune, et subissant plus tard des transformations sur lesquelles je ne puis m’arrêter.11 me suffira de dire que ces tubercules, qui prédominent dans les poumons, mais qui peuvent se rencontrer dans presque tous les organes réussissent à contrarier cette évolution éminemment dangereuse.Ils irritent naturellement les bronches et les poumons.De là cette toux sèche et rare au début, humide et fréquente plus tard, que tout le monde connaît, et qui fait dire souvent aux personnes les plus étrangères à la médecine : “ Un tel a une mauvaise toux.Pourvu qu’il ne soit pas poitrinaire!*' Le Dr Koch a découvert dans les produits d’expectoration de presque tous les phtisiques, ce bacille spécial, qui mérite de porter son nom.Ceux qui l’ont cherché après lui l’ont trouvé comme lui.Il a pu, on a pu l’ensemencer, le cultiver, le multiplier à l’infini.Ces générations artificielles, ces baciles de culture, inoculés par Koch, et par une foule d’observateurs, à des animaux parfaitement sains, les ont rendus tuberculeux, phtisiques—poitrinaires, si vous aimez mieux.On comprend, après cela, que, pour Koch —le Christophe Colomb de ce microbe fameux —la phtisie pulmonaire ne soit qu’une affection parasitaire,occasionnée par l'immigration et.la pullulation de son bacille dans le corps de l'homme ou des animaux.De grandes réserves doivent être faites sur plusieurs points de l'histoire, trop récente encore, du bacille de la tuberculose.'Vient-il en nous et de nous ?Est-ce, au contraire, un être du dehors installé en nous comme un parasite ?Est-il la cause» ou le produit de la turbcrculose ?Est-il, pour reprendre les expressions du professeur Sée, acteur ou simplement témoin du drame ?—un drame qui finit généralement par la mort.Discuter tous ces points d’interrogation m’entraînerait fort loin, et rat* forcerait à passer en revue les objections soulevées par les découvertes de M.Pasteur dans leurs applications—réelles ou supposées—à la clinique et à la pathologie médicales.Peu importe en ce moment.Ce qui prime tout, pour le quart d’heure, ce qui semble prouvé, ce qu’a affirmé, avec une incontestable autorité, le professeur See, en pleine Académie de médecine, c’est que le bacille de Koch se retrouve dans l’expectoration des phtisiques à tous tes degrés ; c’est qu’on le rencontre à l'aurore de la phtisie ; c’est qu’il éclaire d’un jour absolument nouveau les débuts des phtisies latentes, des pseudo-phtisies, des phitisies anormales, larvées, dissimulées sous les traits d’une maladie qui les masque ; c’est qu’il peut permettre de se prononcer pour ou contre l'existence d'une maladie le plus souvent mortelle, alors que tous les autres moyens d’exploration sont encore impuissants, absolument impuissants, à établir un diagnostic.Point n’est besoin d’être médecin pour comprendre l’importance capitale de la découverte.L’Académie de médecine de Paris a mis ce sujet au concours pour le prix à décerner en 1S84.En permettant do reconnaître, tout à fait à son début, une phtisie, le bacille de Koch fournira d’excellentes armes à la thérapeutique de cette redoutable maladie, qui sévit particulièrement à Bruxelles.En police correctionnelle ; —Prévenu, quel est votre état?—Un peu fiévreux, mon président : j’ai pas fermé l’œil de la nuit.C/est égal, j’vous en r'mereio pas moins ! ! Viiil i ton (ld COURRIER DU CANADA 19 Février 1884—No 2 S L’ECOLE DES ROBINSONS Par Jules Verne.) [suite] Fort heureusement, Godfrey, arrivé aux premières lignes de buissons, reconnut deux sortes de fruits ou racines, dont les uns avaient besoin de passer par l’épreuve du feu avant d'etre mangés, mais dont les autres étaient comestibles à l’état naturel.De ces doux végétaux, les Indiens d’Amérique font un constant usage.Le premier était un de ces arbustes nommés “ camas ”, qui poussent même dans les terrains impropres à toute culture.Avec leurs racines, qui ressemblent à un oignon, on fait une sorte de farine très riche en gluten et très nourrissante, à moins qu’on ne préfère les manger comme dos pommes de terre.Mais, dans les deux cas, il faut toujours les soumet iron une certaine cuisson ou torréfaction.L’autre arbuste produisait une espèce de bulbe de forme oblongue, qui porte le nom indigène de “ yarnph ”, et s’il possède, peut-être, moins de principes nutritifs que le camas, il était bien préférable en cette circonstance, puisqu'on peut le manger cru.Godfrey, très satisfait de cette découverte, se rassasia, sans plus tarder, de quelques-unes de ces excellentes racines, et, n’oubliant pas le déjeuner de Tartelett, il en fit une grosse botte, qu'il jeta sur son épaule, puis il reprit le chemin de Will-T roe.S'il fut bien reçu en arrivant avec sa récolte de yamphs, il est inutile d’y insister.Le professeur se régala avidement, et il fallut que son élève l'engageât à se modérer.“Eh ! répondit-il, nous avons aujourd'hui «le ces racines, qui sait si nous en aurons demain ?—Sans aucun doute,répliqua Godfrey, demain,nprès’demain, toujours ! 11 n’y a que la peine d’aller les cueillir ! —Bien, Godfrey ; et ce camas ?—Ce camas, nous eu ferons de la farine cl du pain, lorsque nous aurons du leu ! —Du feu ! s’écria le professeur en secouant la tête ! Du leu ! Et comment en faire ! —Je n’en sais rien encore, répondit Godfrey ; mais, d’une façon ou d’une autre, nous y arriverons ! —Le ciel vous entende, mon cher Godfrey ! Et quand je pense qu’il y a tant de jeunes gensj qui n’ont qu’à frotter un petit morceau de bois sur la semelle de leur soulier pour en obtenir! Cela m'enrage ! Non ! jamais je n’aurais cru que la mauvaise fortune m’aurait réduit un jour à pareil dénuement ! On ne ferait pas trois pas dans Montgomery-Streët, sans rencontrer un gentleman, le cigare à la bouche, qui se ferait un plaisir de vous en donner de ce feu, et ici.—Ici, nous ne sommes pas à San-Francisco, Tartelett, ni dans Montgo-mcry-Street, et je crois qu’il sera plus sage de ne pas compter sur l’obligeance des passants ! —Mais, aussi, pourquoi faut-il que la cuisson soit nécessaire au pain, à la viande ?Comment la nature ne nous a-t-elle pas faits pour vivre de l’air du temps ?—Cela viendra peut-être ! répondit Godfrey avec un sourire de bonne humeur.—Le pensez-vous ?.—Je pense que des savants s'en occupent, tout au moins ! —Est-il possible ?Et sur quoi se fondent-ils pour chercher ce nouveau mode d’alimentation ?—Sur ce raisonnement, répondit Godfrey, c’est que la digestion et la respiration sont dos fonctions connexes, dont P une pourrait peut-être se substituer à l’autre.Donc, le jour où la chimie aura lait que les aliments nécessaires à la nourriture de l’homme puissent s’assimiler par la respiration, le problème sera résolu, line s’agit pour cela que de rendre Pair nutritif.On respirera son diner au lieu de le manger, voilà tout ! —Ah ! qu’il est donc fâcheux que cette précieuse découverte n’ait pas encore été faite! s’écria le professeur.Comme je respirerais volontiers une demi-douzaine de sandwiches, et un quart de corn-beef, rien quo pour me mettre en appétit ! ” Et Tartelett, plongé en une demi- ! rêverie sensuelle, dans laquelle il entrevoyait de succulents dîners atmosphériques, ouvrait inconsciemment la bouche, respirait à pleins poumons, oubliant qu’il avait à peine de quoi se nourrir à la manière habituelle.; Godfrey le tira de sa méditation, ! et le ramena dans le positif.Il s’agissait de procéder à une installation plus complète à l’intérieur de Will-Tree.% ! Le premier soin fut de s’employer au nettoyage de la future habitation.11 fallut d’abord retirer plusieurs quintaux de cette poussière végétale qui couvrait le sol et dans laquelle on enfonçait jusqu’à mi-jambe.Deux heures de travail suffirent à peine à cette pénible besogne,mais enfin la cavité fut débarrassée de cette couche pulvérulente, qui s’élevait en nuée au moindre mouvement.* Le sol était ferme, résistant, comme s’il eût été parqueté des fortes lambourdes, avec ces larges racines du sequoia qui se ramifiaient à la sur- 1 lace.C’était raboteux, mais solide.Deux coins furent choisis pour l’emplacement des couchettes, dont quelques bottes d'herbes, bien séchées au soleil, allaient former toute la literie.Quant aux autres meubles, bancs, escabeaux ou tables, il ne serait pas impossible de fabriquer les plus indispensables, puisque Gordfrey possédait un excellent couteau, muni d’une scie et d’une serpe.Il fallait être à même, en effet, par les mauvais temps, de rester à l’intérieur de l’arbre, pour y manger, pour y travailler.Le jour n’y manquait pas, puisqu’il pénétrait à ilôts par l'ouverture.Dlus tard, s’il devenait nécessaire de fermer cette ouverture au point de vue d’une sécurité plus complète, Godfrey essayerait de percer dans l'écorce du sequoia une ou deux embrasures qui serviraient de fenêtres.Quant à reconnaître à quelle hauteur s’arrêtait l’évidement du tronc, Godfrey ne le pouvait pas sans lumière.Tout ce qu’il put constater, c’est qu’une perche longue de dix à douze pieds ne rencontrait aue le vide, lorsqu’il la promenait au-dessus de sa tête., Mais cette question n’était pas des plus urgentes.On la résoudrait ultérieurement.La journée s’écoula dans ces travaux, qui ne furent pas terminés avant le coucher du soleil.Godfrey et Tartelett, assez fatigués,trouvèrent douce leur literie, uniquement faite de ces herbes sèches dont ils avaient fait une ample provision ; mais ils durent la disputer aux volatiles, qui auraient volontiers fait élection de domicile à l’intérieur du Will-Tree.Godfrey pensa donc qu'il serait convenable d’établir un poulailler dans quelque autre sequoia du groupe, et il ne parvint à leur interdire l'entrée de la chambre commune qu’en l’obstruant de broussailles.Très heureusement,ni les moutons, ni les agoutis, ni les chèvres n'éprouvèrent la même tentation.Ces animaux restèrent tranquillement au dehors, et n’eurent point la velléité de franchir l'insu disante barrière.Les jours suivants furent employés à divers travaux d’installation, d’aménagement et de récolte ; œufs et coquillages à ramasser,racines de yarnph et pommes de manzanilla à recueillir, huîtres qu'on allait chaque matin arracher au banc du littoral, tout cela prenait du temps, et lesjheures passaient vite.Les ustensiles du ménage se réduisaient encore à quelques larges coquilles de bivales.qui servaient de verres ou d’assiettes.Il est vrai que, pour le genre d’alimentation auquel les hôtes de Will-Tree étaient réduits il n’en fallait pas davantage.Il y avaient aussi le lavage du linge dans l’eau claire du rio, qui occupait les loisirs de Tartelett.(A suture) 95 CALEX ¦ j Premier quartier le 4, à t h.Il* m.du matin ; Pleine lune le 11, à 0 h 3 m.du matin.¦J Dernier quartier le 18, à 10 h.2S m du soir l Nouvelle lune le 26, à 1 h.50 m du >o;r.iVo/fl.11 s’agit, dans ce tableau, de l'heure propre de Québec, sur laquelle le chemin de Per retarde de 15 minutes.Des levers et couchers du Soleil et de la Dune te rapportent au centre de ces astp*s.19 Février, mardi 23r jour de la Lune, oü' de l’annee.^ La Passion de Notre-Seigneur, l’an 33.—hn 1821, la Floride est cédée aux Ktats-l nis.Duree du jour îO h.22 m., de la nuit 13 h.38 m.Dever du Soleil 7 h.?» ni., coucher 5 h.2.*» m Milieu du jour à midi 14 minutes.Hauteur du Soleil 31°,9.I.une : lever à 1 h.25 m du matin, oouchei à 11 h.2 m.du matin SOMMAIR France Crise espagnole.Do Travail; Phtisie pulmonaire.Feuilleton*—D’école des Robinsons, (d suif Correspondance delà Capitale.Da corporation de Québec.Echos de la capitale.Informations.Résumé des dég?¦dies Amérique Petites nouvelles Ventes par le Shérif—[Voir 4em»‘ pagej ANNONCES NOUVELLES Vf.Avis aux marins.—Wm Smith.Vente spéciale de lampes d’églises.Auis public.—L.P.Bernard, N.!* R.*pos et confort pour les maUul-s Mères î Mères î Mères ! A louer.—Thomas Craig.A '.eux qui tiennent maison—Behan Bro-.Pianos et harmoniums.—Bernard A Allaire CANADA QUEBEC, 19 FEVRIER 18S4 CorreapoiHlaiice tie la capitale Ottawa, 15 février 1884.Vous trouverez avec la présente copie des résolutions de Sir Charles Tupper sur le Pacifique, que je vous prie de publier en entier dans votre journal.Peut-être vos lecteurs en ont-ils déjà pris connaissance, mais on a tant cherché depuis quelque temps à en dénaturer le sens et la portée, et cela dans des quartiers où Ion s’attend généralement à trouver une appréciation plus saine des questions politiques débattues devant l’opinion publique, qu’il ne sera pas inutile de les remettre sous leurs yeux.Elles pourraient nous guider dans les quelques observations que nous allons faire, et mettraient le public en position de constater si elles sont bien de nature à justifier les terreurs chimériques que certains journaux se plaisent à répandre dans l’opinion, dans un but qu’on ne saisit pas encore trop.Ce que cherchent ici certains journalistes, qui se plaisent à remplir leur colonnes de nouvelles à sensation, au lieu de donner à leurs lecteurs le texte si simple si facile à comprendre pour tout le monde, des résolutions au gouvernement, je l’ignore ; mais ils ne travaillent, bien sur, ni dans l’intérêt du pays, ni dans le but de grandir le prestige du parti conservateur.Etrange position en vérité ! Quatre des principaux organes du parti conservateur, Le Monde, La Minerve, Le Canadien./’ Evénement, s’évertuent à soulever l’opinion publique contre la mesure du gouvernement ; les deux premiers par des arguments qui sont une condamnation entière de leur attitude passée sur la question du Pacifique, les deux autres par des dépêches à sensation,qui n’ont pas même le mérite de la vraisemblance.Et pendant ce temps, la députation conservatrice à Ottawa, qui se voit mitrailler par derrière, qui reçoit le (eu des rangs de ses propres amis, se regarde et s’interroge.Elle se demande ce que peut signifier un si grand déploiement de zcle à rebours, pour une affaire si simple en soi.Ici tout est calme.Toute cause d’anxiété a disparu le jour ou Sir Charles, dans un caucus des amis du gouvernement, a expliqué la nature et la portée de ses résolutions, le jour où il les a lues, dirais-je, car elles se comprennent à première lecture.Seulement, voilà qu’au beau milieu, le train de Québec et de Montréal nous amène un groupe de brasseurs d’affaires, qui s’embusquent dans les bureaux du télégraphe, et tirent à boulets rouges sur l’opinion.Ils soufflent la tempête à l’extérieur, afin de produire la crainte à l’intérieur.et faire comprendre aux puissants de la terre qu’ils occupent une large place dans le monde politique.L’incident d’hier soir, est venu ajouter encore à l’étrangeté de cette situation.Monsieur Girouard, député de Jacques-Cartier, un ami de l’honorable M.Chapleau, avec lequel il a fait dans Jacques-Cartier la lutte pourM.Mousseau, après s’être plaint de la conduite de ces journaux conservateurs, après avoir protesté qu’ils ne représentaient pas l’opinion du parti, mais les intérêts de M.Sénêcal et de ses amis, s’est tourné vers le secrétaire d’Etat, et lui a lancé cette rude apostrophe : “ Pourquoi faut-il que nous ayons à nous défendre devant la Chambre et devant le “ pays contre un journal comme la “ Minerve, qui est la propriété d’un “ des membres du gouvernement, et “ qui est reconnu comme son organe?” Ce discours a produit une sensation considérable.Il fait aujourd’hui le thème de toutes les conversations, et laisse dans l’ombre la question même du Pacifique.Tout cela n’est-il pas singulier ?Mais on est sous l’impression que ce nouvel incident va avoir pour effet de dessiner les situations.Le secrétaire d’Etat se disculpera sans doute, mais il ne pourra pas facilement lej faire sans donner à la Chambre la réponse à cette question que tout le monde se pose : 41 Que signifie cette attitude du Monde et de la Minerve ?'’ Son honneur est en jeu.il doit franchement, carrément se dégager de cette position : répudier lu conduite scandaleuse dont ils donnent au pays le spectacle.Il le doit à ses collègues, à ses amis et au pays, devant lesquels il ne peut laisser un seul instant subsister l’idée qu’il ferait combattre par ses organes les mesures qu’il soumet à l’approbation de la Chambre, en commun avec ses collègues.Mais tout cela n’affectera en rien l’attitude des députés conservateurs de la Province de Québec.Sans exception, ils approuvent les résolutions du gouvernement, comme les approuveront tous les amis de leur pays qui prendront la peine de les lire, comme les approuveront tous ceux qui veulent la continuation de la politique de rapide développement matériel, inaugurée pour notre pays avec 1*avènement du parti conservateur en 1878.La députation ne sera ni intimidée ni achetée.Elle jugera la mesure1 du gouvernement sur son propre mérite, et saura montrer en temps et lieu, qu’elle a aussi à cœur les intérêts de la Province de Québec que ceux qui veulent aujourd'hui exploiter les difficultés de sa position pour des fins qu’ils laissent ignorer au public.Seulement elle les comprend mieux et y met plus de ce désintéressement si précieux dans les choses de la politique.Soyez là-dessus sans inquiétude.Cette lettre étant déjà longue, je remettrai à un autre jour l’examen que nous ferons ensemble de ces résolutions si terribles.La députation du gouvernement de Québec est encore ici.On m’assure, et je tiens de bonne source, qu’elle a bien fait valoir les droits de la Province, et a produit une très favorable impression.Je puis ajouter que sa conduite a été tout à lait digne, qu’elle a compris et qu’elle a évité la grave inconvenance vers laquelle la poussaient certains amis plus zélés que discrets, dont la conduite a failli compromettre à la fois la cause de Québec et la bonne renommée de notre députation fédérale.La députation votera d’abord ce qu’elle croit être une mesure avantageuse au pays ; niais sur son propre mérite et sans aucune considération qui pourrait être considérée comme le prix de son vote.Nous nous sommes fort indignés des articles insultants écrits par certains journaux à notre adresse, mais l’attitude de quelques-uns des nôtres ne nous les avait-il pas attirés ?X.4 iniv^N le rapport du Trésorier DE LA CORPORATION DE QUÉBEC Nous avons reçu samedi dernier, le Rapport de M.le.Trésorier de la Cité.Ce rapport contient des données très intéressantes et faites dans un ordre parfait sur nos finances.Le déficit réel pour l’année 188280 est de $45 729 21.Le montant approprié en se basant sur le revenu de 1881-82, était de $390 153 70, le montant dépensé a été de $434 084 17, plus $9 818 74 pour élargissement des rueSjCommissaire du feu, commis sion des écoles, remise de la taxe de 5 cts, dettes et dépôts.•ik * * * .Le total de la dette en debentures est de $4 000 011 07 portant un intérêt annuel de $243 409 00.Voici un état sommaire des montants des taxes perçues pendant l’année 1882-83, y compris les arrérages.TAXES-CIVIQUES.Cotisation.>125 733 4 I Taxes d'affaires.37 147 11 Taxe personnelle .3(3 524 88 Chevaux et voitures.4 7 ° 4 75 Total $201 300 19 CHARGES DK D K AU.Cabinets «l'aisance.> 13ams .* .A n ! m •.u x.»••••••« • ••••• •••••# Toi il TAXES 1 > ÉCOLES A?*.«»«.«.Citlioliques.Protestants.Tôt il *** $ 4 »5li 00 i9G 00 1 1ST 2?00 330 00 578 S0 6 ,8, t •> •i •> 4 08 4 G ! SI I 0*0 84 taxes perçues Grand total des $315 081 03.* “ *- Les marchés ont donné les revenus suivants : nude la Corporation s’est accru d’une se le dire, ce qu’écrivait M.Van manière considérable sans cjuc les Home, gérant général du Pacifique ; taxes aient en aucune manière etc • î.-n n V augmentées.Ce surplus annuel peut L;1 Coml>a-ul(î du Pacifique Caimua* s’évaluer à au moins quarante mille n a Pûs un.moment perdu de vue piastres.Or ce montant, joint à la f importance d’un ralliement avec la somme mise à part chaque anuéec ville de Québec.On avait préparé Mardi* * Champlain 8 7 134 î 1 « A F ! ! 1\ •••••• ••••••••• •••••• •••••••• 9 1 789 20 *• Montcalm f l 007 IG • i Berthelot t 205 00 A A Jacques-Cartier • > 529 30 A • » ' t" i d 111 • i • • • i •••«!• «•••••• •••••• 839 00 Enclos aux animaux o v 410 00 Havre nu Palii?599 25 Total $28 513 12 * On a dépensé pour le service de la police la somme de $22 201 95 dont $19 574 G0 pour salaire, gages etc, et 1 134 94 pour uniformes.•V: Pour la Brigade du feu le coût a été de $22 186 95, dont $1G 347 89 pour salaire, gages etc.*** Enfin nous ne saurions mieux terminer qu’en reproduisant le préambule du Rapport.Voici ce que dit M.le Trésorier : Je n’hésite cependant pas à déclarer encore que, dans mon opinion, l’avenir de notre ville dépend en grande partie d’un changement immédiat et radical de notre législation municipale.Si l’on veut accomplir de véritables améliorations, si l’on veut sincèrement et sérieusement encourager toutes les grandes entreprises qui peuvent développer notre richesse et faire notre ville grandi1 et prospère, il faut de toute nécessité augmenter notre revenu.Et pour cela il faut, non pas toujours s’adresser aux mêmes bourses, mais atteindre toutes les fortunes également, faire contribuer dans la mesure de leurs richesses et de leurs affaires, tous les citoyens de notre ville, tous ceux qui trouvent dans notre cité leur moyen d’existence et la source de leur prospérité ; voilà ce que j’aime à répéter.Mais si l’on ne veut pas en finir avec la vielle routine, si l’on veut quand même conserver un système en usage seulement à Québec et qui tiendra toujours notre ville dans une position stationnaire, pour ne pas dire arriérée et rétrogade, très-bien ; mais qu’alors le Conseil refuse de dépenser plus qu’il n’a le droit de le faire, qu’il s’en tienne absolument à la loi qui lui dicte sévèrement le montant dont il doit disposer.En effet que dit la loi ?Elle dit que les appropriations de chaque année doivent être basées sur les revenus de l’année précédente,—et que pour aucune considération, le Conseil ne doit dépenser plus que les appropriations laites au commencement de l’année fiscale.Maintenant puisque la loi fixe d’une manière si positive le montant à dépenser chaque année, il faut se demander si, rigoureusement, il est possible d’administrer les affaires municipales avec les appropriations actuelles ?Je n’hésite pas à dire que le chose est possible si, comme depuis deux ans, on ne met pas à part, le fonds d’amortissement.Cas il ne faut pas perdre de vue que depuis quelques années de reve- pour amortissement, pourrait et de vrait suffire pour qu’à la fin de chaque exercice financier les dépenses pussent s’équilibrer avec les appropriations.Sans doute,—cela se comprend facilement,—tout devrait se faire avec la plus grande économie, et il ne pourrait être question de grandes améliorations, mais enfin on se tiendrait dans les bornes de la loi—ce qui ne se fait pas depuis un grand nombre d’années,—et on ferait assez pour que le résultat fut réellement sensible.Chaque Comité, au commencement de l’année fiscale, devrait calculer ses dépenses, non pas sur tous les besoins de son Département, mais sur les besoins indispensables, et sur le montant que la loi met à sa disposition.C’ciie somme, suffisante pour la bonne administration du Département, ne permet aucune dépense qui ne soit rigoureusement nécessaire.Agir autrement, c’est préparer un déficit pour la fin de l’année, et contribuer à amener bientôt une nouvelle dette flottante, comme celle qui, il n’y a pas déjà si longtemps, causa de si graves embarras à notre ville.Ces remarques peuvent paraître inopportunes et hardies, mais je crois de mon devoir de les faire, et je termine en disant : La position de la Corporation est bonne, elle est même excellente, mais elle ne continuera à l’être qu’à une condition : c’est qu’on obéisse à la loi.Je le répète encore, si l’on veut faire de belles améliorations, agrandir la ville, lui donner de l’importance et du prestige, souscrire largement en faveur de grandes entreprises, qu’on change notre loi municipale.Si l’on veut conserver l’état de choses actuel, qu'on fasse tout avec la plus sévère économie, et que tout soit basé sur la somme fixée par la loi.C.J.L.-Lafraxce, Trésorier de la Cité.KCIfO I>E Ï/A CAPITALE 18 février.Sir Leonard Tilley déclare que la couronne sera préférée aux créanciers du même rang sur les biens de la Banque d’Echange.Le gouvernement va prendre des procédures, et si la Banque ne peut rembourser le montant de la réclamation, M.O’Gril vie devra combler la différence.La Couronne donc ne perdra rien.*** M.Lister reprend les débats sur le.Pacifique.Il dit que la subvention demandée par la compagnie du Pacifique est un don, et non pas un prêt.Il dit que la Compagnie a reçu jusqu’ici beaucoup plus qu’elle n’a dépense.Il dit que la politique du gouvernement est désastreuse pour la colonisation du Nord-Ouest.*** M.Orton cite le tableau brillant que faisait, il y a cinq ans, Sir Richard de la position du pays.Il cite une lettre d’un riche marchand qui dit que pour être débarrassé du monopole du grand Tronc il faut accorder cette demande du Pacifique.M.Cameron demande une enquête.M.Charlton demande l’ajournement du débat.Sir John refuse et insist»1 pour que le vote soit pris aujourd’hui.Tî *** Il y a eu caucus de la députation de la province de Québec, hier après-midi et hier soir.Sir Hector et les honorable MM.Caron et Chapleau s’y sont rendus après y avoir été appelés.Le caucus a duré jusqu’à 1 heure ce matin.On dit que l’on s’est, entendu à l’u nam i té.Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur notre correspondance d’Ottawa.Nous regrettons d’avoir reçu trop tard pour publier aujourd’hui les résolutions de Sir Charles Tupper sur le Pacifique.Noue prions nos lecteurs d’attendre à demain.Nous avons déjà, d’ailleurs, publié ces résolutions en résumé dès le lendemain de leur déposition en Chambre.ce raccordement en 1882, mais l'acquisition du contrôle de la ligne du chemin de fer du Nord ayant passé au Grand-Tronc, ces projets ont été suspendus.Néanmoins le Pacifique serait prêt à acheter io chemin de 1er de la Rive Nord, si le Grand-Tronc voulait s’en départir.Cette dernière voie est déjà en communication avec Québec par une ligne parallèle à celle du chemin de fer du Nord.Pourquoi cette double liane ?Les canadiens commencent à compter pour quelque chose dans Ontario 11 s’élève de temps à autre des voix puissantes en leur laveur.Voici ce que disait M.Meredith, le chef du parti conservateur dans la province d’Ontario, lors des débats sur l’adresse en réponse au discours du trône.Nous empruntons la traduction de ces paroles à la Minerve : “ Le gouvernement de M.Mowat prétend que les conservateurs sont soumis à la domination des4* Bleus” de Québec.Je n’ai pas peur d'un cri qui est soulevé pour nous empêcher de rendre, justice aux Canadiens-français, ou à nos compatriotes de toute autre province.C'est à l’esprit d’entreprise des Français de Québec que nous devons d’avoir acquis des droits à la possession des territoires du Nord-Ouest.Le procureur-général (M.Mowat) base ses titres sur ce qu’ont lait les Français dans les premiers temps de la colonisation.En effet, les Français ont porté la croix et la civilisation dans ce pays, et ils méritent les remerciements de tous les chrétiens.Et nous aurions mauvaise grâce de leur refuser le droit de faire régler le différend par le plus haut tribunal de l’empire.Au reste, tout ce qu'ils demandent, c’est qu’On-tario ne s’agrandisse pas en violation de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, et rien de plus." La provinces d’Ontario a 18 000 milles carrés de forêts sans licence, payant au gouvernement pour droits de coupe,etc.,une somme de $547 000.La province de Québec a sous licence une superficie de 48 000 carrés donnant un revenu brut de $008 590.Donc la province d’Ontario reçoit $30 par mille carré de forêt sous licence alors que la province de Qué bec n’en reçoit que $14.00 La fabrication des cordages d'a-mianthe deviendra probablement, en Angleterre, une industrie considérable, leur force étant estimée a environ un quart de plus que celle des cordes du chanvre.Cette nouvelle sera bien reçue au Canada, où de nombreuses mines d’amianthe sont actuellement exploitées.Les mineurs du Colorado et au Nebraska s’apprêtent à émigrer en masse vers les régions minières des Montagnes situées au Canada sur la ligne du Pacifique Canadien.11 en est de même, dit-on, des populations des Black JIfills.Cotte émigration promet d’être en plein mouvement au printemps prochain.Résumé des dépêches KCitopi; FRANCK f Paris, LS février 1884.Le’gouvernement projette d’éta- hlir, dans tous les ports, un service d’inspection des viandes fumées américaines, moyennant un impôt de 25 centimes (5 contins) par boîte.Deux 1 regates sont envoyées pour ion forcer la Hotte de la Méditerranée.On dit que le ministre de la guerre de l’Annam est impliqué clans les massacres de chrétiens qui se sont produits depuis le 1er janvier.On en dit autant du vice-roi de la Chine dans la partie limitrophe du Ton-qui n.ANGLETERRE .Londres, 18 février.I.a question du logement des pauvres est l’objet d’une enquête de la part d’une commission royale, dont le cardinal Manning fait partie.Los députés irlandais ont résolu de voter contre le gouvernement, à l’occasion de la motion Northcole.On envoie en Egypte un bataillon d infanterie et une batterie cl artillerie.Le général Gordon a été bien reçu à Khartoum ; on l’a proclamé le Sauveur du Soudan.Le commandant de Tokar a des provisions, mais il réclame des ann*\s et des munitions.Le Conseil militaire égyptien se propose de reconstituer l’armée sous des officiers égyptiens.^ Lu Arabie, la rébellion contre les Turcs va en augmentant.AUTRICHE \ ienne, 18 février.Beaucoup de documents révolutionnaires ont été saisis dans les faubourgs de» capitale.4 MF it H* U F, Ou apprend de Rangoun j[nde| que le Brechin-Castle.parti de New-York pour Calcul ia, a fait naufrage; l’équipage est sauvé.JM.Harrison présente au Sénat de Washington un bill pour constituer en Etat le territoire de Dakota.Dix maisons ont brûlé à Clarence le 18 février.A Minneapolis M.Hammer]ing* et sa fille ont été atteints de la Trichinose ; la fille a succombé, et Ton désespère de sauver le père.Les journaux de Montréal nous informent que les employés du bureau central du Grand-Tronc ont reçu une circulaire les prévenant qu’à partir du mois prochain, leurs appointements leurs seront payés le onze de chaque mois au lieu du premier.Cette nouvelle mesure mécontente un grand nombre d’employés qui se plaignent avec raison d’et re forcés d’attendre six semaines avant de recevoir leurs appointements d’un mois.De plus, comme les loyers sont exigibles le premier du mois et qu’ils ont, pris certains engagements pour la même date, beaucoup d’entre eux vont se trouver clans une position grave.Oh ! le Grand-Tronc ! Il ne faut pas se le cacher : il faut La mise en nomination des candidats pour le comté de Gaspé aura lieu à Percé, le onze mars prochain.Jusqu’à présent, on ne connaît aucun opposant à Thon.M.Flynn, commissaire des chemins de fer.A Pittsburg, les verreries à bouteilles sont en repos ; 1500 verriers refusent de subir une réduction de 10 pour cent sur les salaires.Petites nouvelles muxicipaj.11 y aura 25 ans à la fin de ce mois que M.Bhéaume fait partie du conseil municipal de Québec.pehsonxel.— M.Leiich, marchand de nouveau lés, à Québec, est parti hier pour New*York, où il s'embarquera pour 1*En rope.musique.—On rapporte (pie les clubs de raquette doivent donner un grand concert dans le mois prochain.— Le Rénovateur des Cheveux de llaii fournit le principe nutritif qui aiiriimn te et supporte la chevelure.militai ni-:.—Hier soir les exercices annuels du 9eme bataillon sont commencés nu Drill Shed.On a distribué les armes.Il v avait beaucoup (fenlrain dans les différentes compagnies dont l’apparence est «1rs plus guerrières.i.a i.ECT rit h iiR m.Aitxoï.i).— Il v avait V ton le, hier soir, à la salle de la .société littéraire et historique.Plusieurs somités de la ville assis laient à cette conférence de SI.Arnold.Il y a eu réception, hier après-midi, chez Madame Stewart, en l'honneur «lu conférencier.CEDULE CATHODIQUE DE QUEIU-U.— (milIV1- mercredi, àBlirs.p.m.par Amédée Robitaille Kcuicr, avocat.Les mem bres peuvent amener un ami.accident.-Mlle Cordelia Vincent.eu le malheur de se casser un bras eu glissant au couvent Bellevue.appopleme.— Ce matin vers 5 heures M.Sully, marchand pianos, et demeurant à l’hotel Dion a eu une terrible attaque d’appoplcxio qui probnbVment sera fatale.itàr vont la 4k page pour les vontir par le shérif.malade.—M.Ukill Stuart, juge do la cour de Vice-amirauté est gravement indisposé.en n as du cap.—Dimanche malin, un jeune Chouinard se rendait à l’église, à Lévis en passant par l’étroit sentier qui conduit de la côte Lalmdie a ia me Wolfe.Arrivé au-dessus des hangars de monsieur Etienne Samson, il lit mie chute sur la glace et roula en bas d’une hauteur dequatrc-vingtdix à cent pieds.Le camarade qui l’accompagnait et qui lui-même l’a échappé belle, redescendit le plus promptement possible pour secourir son ami qu’il trouva ¦LE COlKhlfcU U1J CANADA a sais, ayant quelques ùgraiignures à la figure et su plaignant d’une vive douleur dans IV.paille.Le jeune Lhouinard a été transporté riiez son l>can-frère, momieur Morin, liarLior coilleur, où un môilerin a été appelé.(îelui ci a constaté que le blessé n’avait rien do cassé, ni de démis dans l’épaule.-Les (’ancers, le tumeurs cancéreuses, sont guéris par les vertus pu ri finit-i.*- .le la Salsepareille d’Ayer.iiéNénci:.— Les actionnaires de la Gic de colon lluuon ont tenu leur réunion annuelle samedi.Les profits nets pour l a nuée ont été de Si 1 1,000, ou Ido/o du capital, ce qui est considéré comme ma* guitiijue.eu égard à la cris*4 dont so'il-lïenl en et' moment les manu fact tires de coton.rorri: uni- pa.mii.m-: empoisonné «.-Trois I».isomi’ S coin posa ut ta lamill-; (iiavel.du «jr:\li« ! Si Laurent, Montréal.On suppose ijue c'ost un cas d’eiiipoisoniHï-l lieu I.Le coroner a ouvert une en.piété cl ordonner de procédera l’examen de ces trois cadavres.sim m: post.'—l u confrère dit,en parlant des cabanons sur la glace, que dimanche d< rnier, on y vendait de la buisson à qui voulait en boire.La loi semble impuissante contre cet abus, t .es deux descentes de la police n ont eu aucun résultat sérieux.Nous «*st avis que les agents de suieté devraient faire une descente le dimanche, entre midi .*1 une heure.Ib?cette façon ou empêcherait de se commet Ire bien des scandales \os i*KNiTE.Ncii:ns.-—Durant la dernière aimée fiscale, nos pénitenciers comptaient t I4*2 détenus : Pénitencier de Kingston.5*35 St \ incent de Paul.301) I loreheMet .•••••••«••••»•»•«•• I NI anitobti.*bt Goîombie lîritannique."t Le nombre «le mortalités dans tous les pénitenciers a été de trente dans le cours de l'année.Le nombre des détenus rnis on liberté a été de 502.association nniTANiçitîK corn l'avancement de la science.—Les secrétai res de cette association le Kvd M.Lattamme, M.1.M.LeMoine, le lieut.-col.Rhodes se sont rendus hier, dans l'après-midi, auprès de M.le Maire pour lui présenter une requête du comté de Montréal pour la réception «le l'Association au Canada, et la visite «pin le;s membres feront à Québec.M.le Maire a promis de faire tout en son possible pour recevoir dignement les visiteurs distingués.tué l’Aï» les chahs.— Lu autre accident «le chemin de fer vient de s'ajouter à la longue série «le malheurs dont St-.Mar tin a été le théâtre depuis quelque temps Ce matin un train de fret laissa la ga»*o à 2.40 pour Montréal.Quelques minutes après le départ du train, un serre frein du nom de Eugène Lacoinbe s’aperçut que son confrère du nom de George Maurice n'était plus si son poste.II avertit aussitôt le conducteur M.P Walsh qui tit arrêter le train.On rebroussa chemin et après avoir reculé environ un demi mille on trouva le malheureux Maurice mort, étendu sur la voie et tout couvert de sang.Il avait le bras droit cassé et les roues «lu char l’avait littéralement hrové.On « suppose qu’il est monté sur l’avant dernier chars du train en parlant de la station St-Matin et qu'il est tombé accidentellement entre deux chars.Maurice est âgé «le 40 ans environ.L'était un homme d'habitudes régulières, et toujours à son poste.11 était sur Je train où Hébert s'est fait tuer la semaine dernière.Le corps du malheureux a été transporté â la morgue ce matin et l’enquè-i«îest commencée â ! I heures sur son cadavre.Le verdict du juré sera rendu ce soir.Maurice laisse une femme et 4 en-lents, qui demeurent sur la rue Moreau à llochelaga.—(Le Monde du 18.) étaient atteints.Le Dr Jones fut mandé en hâte, mais il était trop tard.Howard el sa famille ne jouissent pas d’une réputation hors de reproche.L’enquête a eu lieu.Des mandats d’arrestation ont été émanés contre tous les membres de la famille et tous ont été emprisonnés.Tous ont probablement concourus â l’homicide.pilules iiollowav.—Excellents Résultats.—(le s merveilleux remèdes sont souvent venus au secours de personnes sou lira nt depuis des années de terribles maladie.Les guérisons, par, ces remèdes, dos ulcères, plaies, inflammations, abcès et marques scrofuleuses, peuvent être citées par milliers, et de nombreuses attestations abondent dans tous les pays.11 suffit d'un pou de confinin'!?,car un premier essai doit prouver leurs pouvoirs salutaires, et décider quelqu'un â les adopter.Les Pilules Holloway dissipent la maladie et res-tament la force, en épurant et améliora m 1«* sang.L’Onguent Holloway guérit l«»s ulcères et cicatrise les abcès, en formant de saines el fermes granitla-l ions.MEuitTiiB uomunLK.—Une dépêche venue hier, de Digby, X.E., nous ilonne d'horribles détails sur un meurtre commis à une couple do mille de cet endroit dans la soirée de samedi.La victime est un homme de couleur du nom de William Kent.Il partit de Digby, avec quelques uns de ses compagnons vers sept heures Il les quitta pour entrer chez un M.Howard Jordan et s’y livra a des actes indignes sur la personne de Mme Jordan.Madame Jordan appela a son secours.M.Jordan somma Kent de sortir.Le nègre refusa, en disant qu’il avait deux hommes prêts â le défendre.Après avoir allumé sa pipe Kent s’élança sur Howard.Tous deux roulèrent sur le plancher.Un instant npit* ils so relevèrent mais alors Kent tomba frappé de six coups de couteaux.Les reins, le cou, le dos, la jambe Fil pilHNiint Un monsieur vient de faire paraît re une brochure.Depuis ce moment il harcèle tous ses amis, et les supplie de savourer ses élucubrations.Il rencontre Vivier sur le boulevard.—Avez-vous vu ma brochure.—Oui.—Elle contenait des choses fortes.—Oh ! très fortes même.—Où l’avez-vous vu ?—Chez mon épicier.Tous les feuillets servaient à envelopper du poivre.Ce qu'on affecte le plus en public, c’est d’y être sans affectation.Lorsqu'il y a, au chevet d’un lit, un interne, un médecin et un malade, le plus heureux des trois n'est pas celui qu'on panse.Un affreux sacripant est condamné à la peine capitale.Le président lit le texte de loi : “ Tout condamné â mort aura la tète tranchée.M —Comment se récria l'autre, on me la coupera par tranches ?Le président, avec bonté : —Mais non, mon cher ami, on vous la coupera d’un seul coup.Le condamné, avec effusion : —A la bonne heure, mon magistrat ! Vous me rendez la vie ! street.Winipeg, Bureaux pour le Cana-I da.Le climat particulier de ce pays, où j le froid continuo pendant plusieurs j mois est particulièrement disposé pour aux progrès de la civilisation et des flaires.Les médecins et les malades sont in , si lés â consulter les chirurgiens et faire l’essai de l'instrument gratis aux instituts.Québec, 1C août 1883—1 au 408 ItepoM ci confort pour Ion iiiuIimIcm LA PANACÉE DES FAMILLES DE BROWN 11*11 pas d’égale pour guérir les douleurs internes et externes.El le guérit les douleurs dans le côté, le dos ou les instestins, le mal «le gorge, le rhumatisme, le mal de dents, le mal de reins etc., etc.Elle purifiera je sang promptement car son action est puissante.lia panacée domestique de Brown, est reconnue comme le mouilleur remède, possédant double force d’aucun autre élixir ou liniment dans le monde et devrait se trouver dans toutes les familles afin «le l'avoir sous la main en tout temps, car c’est le meilleur remède dans le monde pour les crampes dans l’estomac (‘t douleurs A(i.\ Capucins, «le Rimouski, Je 11 février do 43 ans, J.IL Côté, cullivateur.C»*‘ait un homme profondément religieux, honnête, loyal et franc.ti£r e*?liiiml Avis aux marins.A\ Is est donné par Je présent que les Examinateurs «les aspirants aux grades de capitaines «ît seconds dans la navigation côtière et de l'intérieur s'assembleront au bureau «les Commissaires «lu Havre, Montréal, à 3 p ni.«le Mercredi Io20 courant, pour commencer l*s examenslesquels continueront jusqu’au samedi suivant à 1 p.m.Les examinateurs se réuniront aussi au bureau «le l’agent «le ce département, en li cité dr Québec, lundi le 25 courant, à 10 a.m.et l’examen continuera jusqu’au jeudi suivant 5 4 p.m.Les candidats devront se munir «le cerliticats des personnes sous l*?s-quelles ils onl déjà servi.Wii.SMITH.Sous-ministre «le la marine et «les pêcheries.Département «le la marine et des pêcheries, Ottawa, 15 février 138i.Qué ee, 19 février 1884—If.971.“ DOMINION, LA « Compagnie d Orgues et «le Pianos Dominion, » «le Dowraanville, Ont., a l’houueur d attirer la bienveillante attention «le ses patrons sur la liste «les prix accordés à ses instruments aux expositions suivantes : St-Jean, Nouveau-Brunswich, l«*r prix pour Pianos [orgues non exhibées].Hamilton .1er prix pour orgues d’Eglises.do .•••••••••••••••••.1er prix pour orgues «le salon, [pianor pas oxhibésj Chatham .1er prix pour orgues [pianos exhibés].Simcoe .1er prix pour orgues [pianos pas exhibés] Bowmanvilh* .1er et 2me prix nour pianos et orgues.London.* Lï v L r i d (T A Owen Sound.St-Thomas.L’Expériente i BfrMl PÈRE W1LDS.Iwev.Dore Z.I*.\\ i 1 < 1 m, iiilMtlnituin* tré* connu «le la ville île New York, et frère «le feu l'éminent .luj-e WlbU, «le lu Suprême Cour «lu M a «lui *ri»u lu o«niV4*rture.le foullr.iU ?n nu* me t.-miH «fui» violent «r.tarrln*.«m «I'hi;.* toux eatar rheiise; j'avais por«lu !'apj»« (h.« t mon têtue était au pins h;!-.« oi:e:«is.a„t j;i VaK'u« ec, 27 mars 1883 1103 CHEMIN DE FER CHEMIN DE FER .Québec et du Lac St-Jean ^ TERCOLONI AL.L ES trains de passagers et du frai circuleront tous Jes jours comme suit (les dimanches exceptés).QUITTERA QUÉBEC 1&&X—Arrangement (l’Hiver—1*S«iu Goryza «*n agiss^iii «lirectement sur le mal, celte j «ou dre se dissout dans les mucosités « i protège les ra**.ml*ro:ies enflammées «lu contact de l’air.En vente teuleiacnl au bureau «.«u COURRIER DU CA RM A.CONDITIONS -QU— Courrier du Lan;»;; A la Papeterie du Pont Rouge On fabrique les carions en bois, pour boites, curton de paille, et pulpe «le bois.MM.REli) font l’Importation et le commerce «le toutes sortes de papiers, effets pour relieurs, tapisseries, Ils gardent toujours en magasin un assortiment de papier,de métaux, eide fournitures pour la marine, etc,, etc.On paye le plus haut prix pour toute sorte de toile, corilages, chiffons, rognurob «lo papier et ouïes sortes «le vieux métaux.Québec, 2G octobre 1882.A L EÇONS PA RTICÜLIÉ R ES.j l’heure de Montréal.Des omnibus rencontrent les trains à StI Ambroise, pour la Jeune Lorette, «à Valcartier ollicicl «le l’Est.pour le village de Valcartier, et à St-Gabriel Buieau du chemin de fer, »., .v,i)nct Québec, 17 nov.1882 C85 i Québec, 3 novembre 1883 705 Monsieur a.miciiel «lom.e chez lui, DUE DE LA REINE, 122, des leçons particulières «le Mathématiques, spécialement en préparation au Service civil, à l’Arpentage, et aux fonctions «l’Ingénjeur civil.Québec.22 août 18h3.«50 EXTRAORDINAIRE ! MÉTHODE très facile pour apprendre l’anglais, par E.C.Prix 50 cents.A«lros»er les demandes rue Sie-Croix, Nu 10 Quartier Montcalm.Quôboc, 18 novembre 1883, 914 LOUIS J OBJ N, STATUAIRE N esRULS_CLAIRFONTAINEt CE J0DR.\AE",rS*rC” 9*s*ix ossïssî3ï5« EDITION QUOTIDIENNE.CANADA f Un an.m j bix mois.ETATS-UNIS.(Trois mois.1.541 Un an ANGLETERRI (Un an.'Jtts Six mois.iJ5.it Trois mois. 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