Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 21 février 1884, jeudi 21 février 1884
38emc Anne*.••.Ai.maganL*cTB larrssgaa No HS17-Edition quotidienne-7eme Annee î)u Jeudi Février 1884 (J anaùa JOURNAL DES INTERETS CAN AMENE js emom.jrassvitrR.iL et J’aime FRANCE TjA charité LAÏQUE Nous lisons dans 1«* blondeur universel : Jamais la direction de l'Assistance publique, celte sorte de ministère de la charité, n'a ôte confiée a un fonctionnaire qui semble plus étranger que M.Quentin à ce sentiment mémo de charité, qui devrait être le premier titre à de telles fonctions.Ce n’est pas lui qui a besoin de se défendre contre les entraînements de son amour pour l’humanité souffrante.(Jette humanité-là, il no la commit pas, et on redonnerait beaucoup si on lui disait qu il y a mieux à faire pour un directeur de l’Assistance publique qu'à écarter du lit des malades les consolations de la religion, et à chasser des hôpitaux les aumôniers et les Sœurs de saint Vincent de Paul.Cette sorte d’insensibilité inconsciente qui caractérise tous ses actes, M.Quentin vient d’en donner une nouvelle preuve dans les deux propositions qu’il a faites devant la commission chargée d’examiner la loi votée par le Sénat sur la protection des enfants abandonnés.Par enfants abandonnés, il ne huit pas entendre seulement ces malheureux qui n’ont jamais connu leurs parents, ces pauvres petits qu'on appelait autrefois, plus simplement et plus énergiquement, des enfants trouvés; mais encore ces lamentables victimes des mauvais traitements et des mauvais exemples de ceux qui devraient être leur soutien et qui sont si souvent leurs bourreaux.C'est même surtout à l’égard de cette seconde classe d’enfants abandonnés que la loi nouvelle a introduit d'heureuses innovations à un état de choses qui ne protégeait pas sulli-samment l'enfance contre ses corrupteurs et ses exploiteurs.L’éducation, dans une pareille loi, doit tenir une grande place.Mais, cette éducation, M.Quentin veut qu’elle soit soustraite à toute influence religieuse, et voilà précisément ce qu'il est venu demander à la commission parlementaire, sans s’inquiéter si ces enfants souffriraient de l’absence d’instruction religieuse.A l’entendre parler, on aurait pu croire que la religion est de toutes les corruptions celle qui menace le plus dangereusement l'enfance.Aussi a-t-il insisté pour que la loi contienne une disposition spéciale qui défende de confier à des congréganistes la tutelle des enfants dont les parents auraient été déclarés indignes d'exercer la puissance paternelle.Et comme l'exercice de cette tutelle par des laïques coûte beaucoup plus cher que celle exercée par des congréganistes, M.Quentin n hésite pas à mettre à la charge de l’Etat ce surcroît de dépense.L'éducation des enfants en souffrira, les contribuables en souffriront, mais peu importe, M.Quentin et les propagateurs d’athéisme seront satisfaits.La seconde proposition de M.Quentin a été relative aux tours.11 s’est déchiré complètement hostile à cette institution, que les publicistes les plus éminents considèrent cependant comme le moyen le plus sûr de diminuer le nombre toujours croissant des infanticides.Telle est l’humanité de M.Quentin ! lit si on lui demandait pourquoi il repousse les tours, peut-être ne pourrait-il en donner d’autre raison que l’origine religieuse de cette institution.Son grand tort, à ses yeux, est de rappeler le souvenir de saint Vincent de Paul et de ces pieuses religieuses qui veillaient jour et nuit, prêtes à recevoir le pauvre enfant que, dans sa misère ou dans sa honte, la mère était forcée d’abandonner à la commisération et à la charité publiques.IihEch Aubaines On écrit de Calcutta à la Pairie : L’exposition internationale de Calcutta a été ouverte le 4 décembre dernier par S.E.lord Ripou, vice-roi et gouverneur général des Indes ; LL.AA.K R.le duc et la duchesse de Conaught assistaient à la cérémonie, entourés d'un brillant état-major, de rois nègres et de rajahs venus des diverses contrées des Indes.La partie asiatique de l’Exposition présente le plus haut intérêt.On y trouve tous les produits et toutes les curiosités de l'Inde.Au moins là il y a du nouveau, et ce ne sont pas les Expositions européennes, qui toutes se ressemblent plus ou moins, qu'on a dû copier.Les diverses galeries soin construites, dans le style de chaque pays, et il en résulte un coup d’œil des plus pittoresques et des plus variés.Les rajahs ont envoyé de riches costumes de soie et d’or ; on admire les magnifiques ciselures de Delhi et D’Aura ; les produits de Cachemire y sont étalés avec une profusion et une richesse sans égales.—Peu de temps avant l'ouverture de l'Exposition, on a fait venir des habitants des différents pays, hommes et femmes, et leur type a été imité avec une ressemblance, parfaite ; on croirait se trouver au milieu de leurs nations respectives.On remarque beaucoup deux colossaux éléphants, munis de tout leur échafaudage, et carapaçonnés comme ils le sont lors des solennités du pays d'oû ils sont originaires.Le soir, toute l’Exposition est illuminée au gaz et à la lumière électrique.Quel dommage, nous écrit-on, que le gouvernement belge n'ait pas encouragé ses industriels à exposer et à visiter l’exposition ! 11 y a ici moyen d’établir des relations très étendues, et de procurer aux produits belges de fertiles débouchés ! Mgr Goethals, archevêque de Calcutta, et le Rév.P.Lafont, S.J., font partie de la commission d'organisation.Ils étaient très entourés à l’ouverture de l’immense bazar oriental.^ Le collège de Saint-François-Xavier, dirigé par les Pères de la Compagnie de Jésus, continue à se développer, et à obtenir d'excellents succès.La distribution des prix a eu lieu le 12 décembre, présidée par le Dr W.W.Hunier, président de ta commission d'éducation de l’Inde, membre du conseil législatif, etc.Le Vice-Roi s’y était fait représenter par trois olliciers de son état-major.On a représenté avec un succès complet un drame, intitulé : Arthur de Ta mien-burg.La vaste salle était comble.L’élite de la ville était là.Le docteur limitera prononcé un très beau discours, dans lequel il a beaucoup loué les efforts tentés par la Compagnie de Jésus pour étendre la civilisation et former des citoyens utiles à leur pays.Trois reporters de journaux protestants se trouvaient assis à la table des publicistes, et le lendemain on lisait dans les colonnesde leurs feuilles un long et élogieux article.Signalé au gouvernement belge et et à la presse libérale.La même correspondance contient les détails suivants : A la lin de novembre a eu lieu, dans le vaste enclos de l'Orphelinat d’Entally, dirigé par les sœurs de Loretto [religieuse Irlandaises], la procession annuelle.La foule, accourue pour assister à cette cérémonie, était innombrable.Ce qui, avant la procession, avait frappé les habitants de Calcutta, c’était de voir un Européen, un jésuite, un Padre sahib, comme ils disent, traverser les rues à la tète de 50 petits nègres, proprement vêtus dans le cost ume de leur pays, et qui venaient de Morapaï.Ce Padre sahib était un de nos concitoyens, le Kév.P.lîanckaert, qui amenait dans la grande ville les élèves de son école.Ces petits malheureux sont généralement méprisés, repoussés et abandonnés.Aussi lorsqu'on a vu combien le zélé missionnaire les avait relevés, instruits et honorés, la foule applaudissait,et on parlait avec admiration du beau résultat obtenu par son zèle apostolique.La mission de Morapaï est ilorissante, et que de bien il y aurait à faire si les ressources étaient à la hauteur du dévouement des missionnaires.Le cortège émouvant du Rév.F.lîanckaert se retrouvait à la procession, portant fièrement des bannières ; le parcours dura près d'une heure et demie, on y remarquait les élèves des écoles catholiques, garçons et filles, ainsi que ceux du collège, avec leur joli drapeau, et précédés de leur corps de musique.Certes, la procession était simple, comparée à celles de l’Europe, mais elle était imposante par le nombre et la piété de ceux qui y prenaient part, ainsi que par le respect que témoignaient les indigènes de toute croyance, de tout rang et de toute caste.Mgr Goethals portait le Saint-Sacrement.Derrière le dais se trouvait une belle et imposante ligne de soldats catholiques sans armes, mais en uniforme rouge.A trois reposoirs fat donnée la bénédiction, au milieu d’un silence religieux par des milliers de personnes n'appartenant pas au culte catholique.Le Tantum ergo composé par ,ut.i-Yüilleton da MURKIER DU CANADA •21 Février 1881—No 30 L’ECOLE DES ROBINSONS ‘Par .JulesVerne.) [suite] “ Nous mangerons bien un ou deux poulets ! s’écria Tavtelctt, dont la mâchoire claquait d’avance.On pourrait y joindre un jambon d’agouti, un gigot de mouton, un quartier de chèvre, quelques pièces de ce gibier qui court la prairie, snnscomp-t er deux ou trois poissons d’eau douce ; accompagnés de quelques poissons de mer ?—l'as si vite, répondit Godfrey, que l’exposé de ce peu modeste menu avait mis de belle humeur.Il ne faut pas risquer une indigestion pour se rattraper d’un jeune ! Ménageons nos réserves, Tartolett ! Va pour deux poulets,—chacun le nôtre,—et si le pain nous manque, j’espère bien que nos racines de camas, convenablement préparées, le remplaceront sans trop de désavantage ! Cela coûta la vie à deux innocents volatiles, qui, plumés, parés, apprêtés par le professeur, puis enfilés dans une baguette, rôtirent bientôt devant une flamme pétillante.Fendant ce temps, Godfrey s'occupait de mettre les racines de Camas en état de figurer au premier déjeuner sérieux qui allait être fait dans l’ile Fhina.Afin de les vendre comestibles, il n’y avait qu'à suivre la méthode indienne, que des Américains devaient connaître, pour l’avoir vu plus d’une fois employer dans les prairies de l’Ouest-Amérique.Voici comment Godfrey procéda : Une certaine quantité de pierres plates, ramassées sur la grève, furent mises dans le brasier, de manière à s’imprégner d’une chaleur intense, Tartolett trouvait qu'il était dommage d’enploycr un si bon feu à cuire des pierres ; comme cela ne gênait en aucune façon la préparation de ses poulets, il ne s’en plaignit pas autrement.Pendant que les pierres s'échauffaient ainsi, Godfrey choisit un endroit du sol, dont il arracha l’herbe sur l’espace d’un yard carré environ ; puis, ses mains armées de larges coquilles, il enleva la terre jusqu’à une profondeur de dix pouces.Cela fait, il disposa au fond de ce trou un foyer de bois sec qu’il alluma, de manière à communiquer à la terre, tassée au fond du trou, une chaleur assez considérable.Lorsque tout ce bois eut été consumé, après enlèvement des cendres, les racines de camas, préalablement nettoyées et grattées furent étendues dans le trou ; une milice couche de gazon les recouvrit, et les pierres brûlantes, placées par dessus, servirent de base à un nouveau foyer qui fut allumé à la surface.En somme, c’était une sorte de four qui avait été préparé de la sorte, et au bout d’une heure au plus,—l'opération dut être considérée comme finie.En effet, sous la double couche de pierres et.de gazon qui fut enlevée, ou retrouva les racines de camas modifiées par cette violente torréfaction.En les écrasant, on eût pu obtenir une farine très propre à faire une sorte de pain ; mais, en les laissant à leur état naturel, c’était comme si l’on mangeait des pommes de terre de qualité très nourrissante.Ce fut ainsi que ces racines furent servies, cette fois, et nous laissons à penser quel déjeuner firent les deux amis avec ces jeunes poulets, qu’ils dévorèrent jusqu’aux os, et ces excellents camas, qu’ils n’avaient pas besoin de ménager.Le champ n'était pas loin où ils poussaient en abondance ; il n’y avait qu'à se baisser pour les récolter par centaines.Ce repas achevé, Godfrey s’occupa de préparer une certaine quantité de cette farine, qui se conserve presque indéfiniment, et peut être transformée en pain pour les besoins (le chaque jour.(le Rév.P.Verdussen, fut chanté à l'unisson, avec accompagnement de fanfares, et on remarqua que ce chant grave et mélodieux produisit la plus heureuse impression sur l’assistance, C’est ainsi que la mission belge à Calcutta parvient à opérer le bien.Le nombre de conversions augmente sans cesse,en 1882-1883,ily en a eu 2 00 de plus que l’année précédente.Dieu bénira les travaux entrepris pour la gloire de son saint Nom.C8UMÎ LES SOCIÉTÉS SECRETES EN CHINE Un français, M.Stéphane Rougeot, sinologue distingué et administra-tour des affaires indigènes en Coclnn-chine, adresse au Temps de Paris une note sur les sociétés secrètes de Chine.Il dit qu'il ne serait pas sans intérêt de savoir si les Pavillons noirs, qui ont été expulsés de leur pays à cause des soulèvements qu'ils y provoquaient, ne font pas partie de la puissante association dont les nombreux adeptes se trouvent parmi les Chinois résidant en Cochinchine, association connue sous le nom de “ Société du Ciel et (le la Terre, " et qui, avec “ le Lis lîlanc ", constitue la société secrète la plus redoutable du Céleste empire ; son but, comme celui du “ Lis blanc ", est le renversement.de la dynastie tartare.La 4i Société du Ciel et de la Terre’’ a pris une part active aux différentes rébellions qui ont éclaté en Cochin-chine ; te gouvernement ta surveille avec soin, et sévit énergiquement contre cite.Bon exemple pour les gouvernements Européens qui ont aussi à lutter contre des sociétés maconni- • ques.M.S.Rougeot croit que si les Pavillons noirs sont affiliés à cette association, ce qui parait probable, il ne serait pas difficile de les détacher de la cause du Céleste-Empire.La traduction qu’a faite M.S.Rougeot, des pièces en caractères chinois saisies sur un membre de cette société, apprend que cette association aurait été fondée en 1G44, presque aussitôt après la chute des Minli, et qu'elle présente un caractère à la fois politique et religeux : religieux, car ses fondateurs étaient des bonzes, prêtres des idoles, échappés au massacre ordonné par la dynastie des Thanh ; politique, puisque, ainsi que nous l’avons (lit plus haut, (41c poursuit le'renversement de la dynastie régnante des Thanh,et la restauration des Minh, sous lesquels les bonzes furent toujours en honneur.Les moyens de reconnaissance entre adeptes sont aussi nombreux que minutieux ; les cérémonies rituelles sont soigneusement réglées.Plus on examine de près cette association, plus on lui trouve d’analogie avec les sociétés franc-maçonniques d’Euiope ; détail curieux : son emblème est aussi le triangle.Enfin, l'on recommande aux adeptes de se prêter mutuellement assistance partout (4 de garder le secret sous les peines les plus terribles.On comprend qu'une aussi puis- sante association, qui possède une organisation si perfectionnée et des Le tunnel récalcitrant Depuis quelques mois, il n’est bruit dans le département du Lot (France) que d’un tunnel auquel il semblait que le diable eût jeté un sort.Déjà deux hommes y avaient été tués, les blessés ne se comptaient plus; les élèves ingénieurs de l'Ecole polytechnique y allaient en mission ; de la Russie même, des agents spéciaux étaient venus examiner les travaux, dont l’achèvement était déclaré impossible.C'est pour la ligne de Montauban à Brive, décrétée par l’Etat au commencement de 1SS0, que ce tunnel a été juge indispensable.Il doit traverser le mont des Cabanes dans une longueur de 814 mètres.Depuis près de deux ans, 80G mètres sont percés, moitié d’un côté, moitié de l’autre, comme cela se lait toujours.Il ne reste donc que huit mètres à creuser.Huit mètres ! Et voilà deux ans qu’on y est, quand un an a sulii pour les premiers 800 ! Voici comment; un voyageur desconclu dans le tunnel raconte l’étrange phénomène qui arrête les travaux : A dix pas devant nous, se dresse en effet comme un mur tout luisant.C’est le côté nord des huit mètres qu'on ne peut traverser.Appuyés sur nos piques, nous approchons.Ici le spectacle est épouvantable.Le bout de la voûte écrase les extrémités des pieds-droits.Les moellons sont en miettes.Pour soutenir cette voûte, ou a fait des colonnes de bois d'un mètre cinquante de diamètre.Ces colonnes se tordent l’une après l’autre.Il faut les renouveler incessamment.On n’a pas idée de la quantité de bois employée.Les ouvriers.au nombre de six cents, se chauffent gratuitement avec les débris.On a essayé des poutres métalliques, qui fléchissent également.C’est à désespérer.11 y a là un affaissement continu du sol, tel que les gens les plus experts n'en ont jamais rencontré.Devant moi, on enlève de la partie à percer un tonneau de terre mouillée.Elle est aussitôt remplacée.Et c’est toujours une couche épaisse et pesante qui se reconstitue perpétuellement.A nos côtés, une machine à vapeur en enlève trente mille litres ii /’heure, et cela depuis deux ans.Et il n’en manque jamais un verre ! Si elle tombait en ligne droite, comme d’une cheminée, il y a longtemps qu’on l’aurait épuisée, car à cet endroit, la montagne n’a que cinquante-cinq mètres de haut, mais elle doit venir de biais, on ne sait d’oû.A l’heure qu’il est, elle a déjà coûté trois initiions ci demi.Qni sait ce qu’elle coûtera encore.A grand’peine, nous remontons dans nos wagonnets.Peu à peu, nous renaissons à l’air respirable, à la lumière.Je crois ma besogne termi- née, mais les entrepreneurs ont leur coquetterie.Après avoir montré le côté nord de leur mur éternel, ils veulent m’en montrer le côté sud.Nous sortons du tunnel.Nos bottes sont toutes rouges.On dirait que nous avons marché dans le sang des malheureux morts là bas.C’est oue ce mur imperçable n’est autre qu’un filon de terre phosphatée rouge ou phosphorite ; probablement de la chaux terreuse rouge spéciale à cette région ; cette terre a pris toute l’humide de la montagne.Nous gravissons les Cabanes.Nous arrivons à un bàtimeut dans lequel ces messieurs me font entrer.Dans un angle, une machine à vapeur souffle.Devant nous, deux trous béants.Nous avons pénétré dans un des quatre puits du tunnel.C'est par ces puits qu'on monte et qu'on descend les matériaux, mais ils ont surtout pour but d’aérer le tunnel et d’aider à sauver, en cas de besoin, la vie des ouvriers.La machine siffle.Une benne sort de l’un des trous.C'est un immense tonneau qui est porté par un fort cable en fil de 1er.La benne descend, et en fait sortir une autre du trou voisin.Nous prenons place sur celle-ci, et nous voici descendant à notre tour.Imaginez un double assenceur gigantesque, mais absolument dépourvu de confortable.En cinq minutes, nous arrivons à une profondeur de cinquante-cinq mètres.Nos lampes et nos piques en mains, nous mettons pied sur le sol.Chacune de nos bottes pèse plusieurs livres.Ici, la voûte seule est faite.C’est toujours par elle qu’on commence.On est forcé de marcher ployé en deux, sous ces échafaudages.On ne respire pas.Après avoir erré dans des chemins de secours taillés dans le roc, nous parvenons au mur de phosphate.De ce côté, il est comprimé par des madriers qui sont parfois projetés au nez des ouvriers.Çà et là, des tonneaux.dos outils.On dirait le rempart d'une ville assiégée, après un assaut épouvantable.Et quand on cesse de parler, on entend les coups de tampon de la machine qui travaille de l'autre côté.On sait que sous terre on entend à dix mètres.A chaque pas que l’on fait, on manque de disparaître dans la boue de sang.On croit respirer du plomb.J’aurai désormais pour la vie la sensation de l'étranglement.o Et dire qu’il y a des gens qui travaillent là-dedans ! Cette lutte de l’homme contre la nature est vraiment grandiose.Italie L’Italie à Assab—Nous lisons dans le /jo/letino delta Soviet à Geogrufica It alia nu : Homed Vakir, neveu du sultan Berchan, mort dernièrement, a été reconnu sultan de Racheita.11 a prêté acte d’hommage au roi d’Italie, entre les mains du commissaire italien à Assab, sur la mer Rouge.Cette journée se passa dans ces compris ce qui s’était passé pendant diverses occupations.Le foyer fut l’orage.toujours alimenté avec le plus grand La trace de lu foudre était visible soin.Ou le chargea plus particuliè- sur l’arbre qui avaient été largement ment de combustible pour la nuit,— écorce par le passage du fluide, ce qui n’empêcha pas Tartolett de se depuis la fourche jusqu’aux racines, relever à plusieurs reprises, afin d’en Si l’étincelle électrique se fût intro- fois enflammée, donna une très brillante lumière.Godfrey rentra alors dans la cavité qui lui servait de demeure.A l’ombre succéda immédiatement la clarté, et il fut facile de reconnaître quelle était la disposition intérieure gulière a une du sol.odfrey menca ainsi ce manège jusqu’au point j table.aperçut très distinctement 1 ouver- dujour.~ * ; “ On recommande, dit Godfrey, de turc d’un boyau, dont le déyeloppe- La nuit s’écoula sans aucun inci- ne doint sc réfugier sous les arbres ment se perdait dans l’ombre.Evidents.Les pétillements du foyer pendant, les orages ! C’est très bien ! déminent l'arbre était évidé sur toute joints au chant du coq, réveillèrent pour ceux qui peuvent faire autre- Godtrey et son compagnon, qui avait | ment ! Mais le moyen, pour nous fini par s'endormir.[d’éviter ce danger, puisque nous j demeurons dans un arbre! Enfin Tout d’abord, Godfrey fut surpris nous verrons ! ” de sentir une sorte de courant d’air, qui venait d’en haut, à l’intérieur Puis, regardant le sequoia au point sa longueur ; mais peut-être restait-il des portions de l’aubier encore intactes.Dans ce cas en s’aidant de ces saillies, il serait, sinon facile, du moins possible de s’élever jusqu’à la fourche.Godfrey, qui songeait à l’avenir, résolut de savoir, sans plus tarder, à 1 quoi s’en tenir à cet égard.qu'à l’écartement des basses bran- au sommet du tronc.Mais alors, H avait un double but : daboru clics ; que là, s’ouvrait un orifice puisque l’air pénètre à l’intérieur ; boucher hermétiquement cet orifice qu'il conviendrait de bouclier, si l'on par cet orifice, c'est que l'arbre est par lequel le vent ou la pluie pou- voulait être clos et couvert.creusé sur toute sa hauteur, et ne vit vait s’engouffrer ce qui aurait rendu _ r i « • 1 1*1 il I * I # C* A ^ ^ de Will-Tree.Il fut donc conduit à où la lourchc commençait, “ l’orage, penser que le séquoia était creux jus- se dit-il, l’aura violemment disjoint A .I .1 K .f.rtr.Km.i.i m .% /I O 1 il «lf.Il que I m Godfrey se mit à chercher que.~0 # _ .- ce serait le coup de foudre ?.que branche résineuse, dont il pût sequoia n’offriraient pas un îeiuge Et pour répondre à ces questions, faire une torche.convenable, l'idée lui vint d'examiner extérieure- Un bouquet de pins lui fournit la .ment le tronc du séquoia.torche dont il avait besoin ; la résine ; (A suivre) Examen fait, Godfrey eut bientôt exsudait de cette branche, qui, une b LE COURRIER DU CANADA c aij:m>hii:h ok ihni tes, la seance de la chambre des l’organe du parti libéral, nous avons lï' année de la Confédéral ion canadienne.2' mois : FEVRIER, dédié aux Douleurs de Marie.—129 jours Dimanche, les 3.10.17, 24.—Purilication le samedi 2, Les Ceifdres le mercredi 27.Trois jours de jeûne Pendant toiil le mois de février, les cadrans communes a commencé, Sir Léonard Tilley, ayant la direction de la chambre.M.Costigan annonce qu'il n’est pas assez bien aujourd’hui pour parler sur la question du Pacifique.INFORMATIONS donc lout lion do croire que la de- mande formulée par la province de Lo rôv.père II.Hudon.Provin-Québec sera accueillie avec bien- ; oiftl (îe i'orc|ro (jos pp, PP.Jésuites, veillance par les deux partis, a | est actuellement à Québec, en visite Ottawa.i officielle.^s^orlog&fbien réglées!*0 minules flir \11 demande permission de remettre L’honorable M.Plaice ne pourra J La lune au périgée les \ et 20, à l'apogée le 17.Premier quartier le -4, à 1 h.13 m.du matin Pleine lune le 11, à 0 h.3 m.du matin.‘ Dernier quartier le IS, à 10 h.2S m du >oir.[ Nouvelle lune le 26, à 1 h.50 ni.du soir.son discours à demain.Ao/n.Il s’agit, dans ce tableau, de l'heure propre de Québec, sur laquelle le chemin de fer retarde de 15 minutes.Les levers et couchers du Soleil et de la Lune se rapportent au centre de ces as1 res.21 Février, jeudi KC’IIOS I>F I/.4 CMIMTAIJÎ 2ur jour de la Lune, 52e de l’année.(Illico du très saint Sacrement.—En 1S07, naissance du cardinal Newman.Durée du jour 10 h.29 m , de la nuit 13 h.31 m.Lever du Soleil 6 il.59 m., coucher 5 h.28 m Milieu du jour à mi.li 14 minules.Hauteur du Sole»! 3Z*',G.Lune : lever à 3 h.10 m du matin, coucher à 0 h.18 m.du -oir.SOMMAIRE France Indes Anglaises.Chine.Le tunnel récalcitrant.Feuilleton—L'école des Robinsons.(.-1 suivre.Lettre d'Ottawa Echos de la capitale.La réclamation de Québe: Ce que cela veut dire.La Compagnie Riclielieu.Informations Le Pacifique et le Grand Tron* .Concile américain Correspondance d’Ontario.Résumé des dépêches Amérique Petites nouvelles Ventes par le Shérif—[Voir 4eme pap,.] 20 février.M.Vail propose en amendement le renvoi du débat sur le Pacifique, à six mois.L'honorable M.Blakc propose en sous amendement qu'il est convenable que le gouvernement, avant que l'on considère plus longuement les résolutions concernant le Pacifique, ; mette devant la chambre ses projets de nouveaux subsides à être 1 accordés à la compagnie,ou pour tous travaux à faire concernant les terminus canadien d’un errand chemin de fer transcontinental.i combattre, dans i'opposition, une Ludovic.mesure qu'il approuverait s'il était.________ au pouvoir.Le Globe lui-même reconnaît la justice de nos réclamations.Il est bon de se souvenir de cette déclaration.11 est bon aussi de se souvenir que libéraux et conservateurs dans la Province de Québec approuvent et supportent sur cette question le cabinet Ross.Ceux qui croyaient que le Cabinet Le correspondant fédéral du Jour nul de Québec annonce que la députation de la Province de Québec ne demandera pas, cette année encore, le réajustement du subside fédéral en fixant à un montant plus élevé la capitation, aujourd'hui de S0 cts par tête.* Cela soulèverait trop de dillieultés: on sait en effet que pour changer la constitution il faut la volonté des deux tiers de la Chambre.Puis ce no sont pas là les seules difficultés pour la gestion des biens eoclésias-t iques ; 4.Nomination des curés sur la base du système français, moins, naturellement, le concours de l’Etat ; 5.Législation sur les mariages religieux avec règles fixes et précises pourlescasde mariages mixtes ou d empêchement d’autre nature.n’aurait pas assez d'énergie pour • qui naîtraient de cette question.prendre cette position, seront bien désappointés.On s'en tiendra donc au remboursement de $12 000 par mille pour la Ils n’auront qu’à en prendre leur voie de Qu-bec à Aylmer, et à l’obli-parti : ramer dans la barque minis- U-uion pour le Pacifique de passer ANNONCES NOUVELLES Acte des licence?pour la veitedes liqueur?, 1883.—N.E.Dionm*.do do do do Bazar à S.Félix du Cap-Roug* Avis aux marins.—'Wm Sm'th.Vente spéciale de lampes d'églises.A ceux qui tiennent maison—Behan Bros.Pianos et harmoniums.—Bernard A Allaire C A N A D A QUEBEC, 21 FEVRIER 1SS4 w Lettre d'Ottawa 20 février 1884.Le télégraphe vous a déjà donné sans doute, le résultat du vote qui a été pris, hier soir, sur l’amendement de M.Cameron, de même qu’il vous a annoncé la démission de l’honorable M.Costigan, comme ministre.L*s députés de la province de Québec ont soutenu en masse le ministère, et la crise que quelques uns prédi saient n’a pas eu licit.La province de Québec aura justice dans ses réclamations, et le chemin du Pacifique sera terminé pour le plus grand avantage du pays.On s’attend que l’honorable M.Costigan donnera, cei après-midi, les raisons qui l’ont porté à se retirer du ministère.Sir Charles Tupper répond à l’honorable M.Blake par un magnifique discours, dans lequel on sent que l’honorable ministre des chemins de fer porte un véritable intérêt à la j Province de Québec.11 dit qu’il serait injuste de l'nettre à la charge de la province de Québec un chemin de fer national.La ligne entre Québec et Montréal constitue un des principaux chaînons de chemins de fer transcontinental.Il est d'une importance vitale pour la compagnie de faire de Québec son port d'été, et il n // a pas de doute que tes arrangements ne saient bientôt terminés.Quant au pont sur le St-Laurent} cette question sera considérée en temps opportun : personne plus que lui n'apprécie l'importance de ce projet.Sir Charles, parlant de la lettre de M.Hickson, gérant du Grand Tronc, dit qu'il n'avait jamais encore vu une aussi audacieuse entreprise d'intimider le Parlement.Bien qu'il eût toujours appuyé les demandes légitimes du Grand Tronc, il ne pouvait trop fortement condamner son essai d'intimider le Parlement et d'accaparer le monopole du trafic dans Ontario, bien qu'il ait été assisté dans cotte entreprise par l'opposition.térielle.11 est une chose qui ne peut échapper aux regards : c’est que le cabinet commence son règne sous d'heureux auspices.Ce que cela veut dire Nous n'avons pu hier qu'indiquer par Québec.M.Bolduc, député de la Beauce, s’occupe en ce moment à faire signer par les députés une requête demandant un subside de $3 200 par mille pour un chemin de 1er devant relier directement Québec au chemin de fer du Pacifique à un point quelconque sur la frontière entre la Beauce et les Etats-Unis.On sait déjà que la compagnie du Pacifique a fait l'acquisition du chemin de fer du Sud-est jusqu’à Sherbrooke et qu’elle se rendra ensuite jusqu'à la frontière par le chemin de fer International c'est à ce point que la ligne proposée par M.Bolduc devra se souderau chemin du Pacifique.Cette ligne partirait du chemin de fer de Lévis et Kennebec à St-.Toseph et se rendrait en droite ligne à la frontière américaine.Là, un autre tronçon de chemin mettrait le Pacifique on communication directe par ligne droite avec un port américain de l’Atlantique soit AViscosset, soit Portland.Ce serait )a route la plus courte qu'il serait possible d'obtenir pour toucher à l'Océan.Les avantages pour Québec seraient considérables.La motion de M.Blake lut rejeté par 75 voix de majorité.Les résolutions ont été adoptées par la même majorité.La presque totalité de la députation bas-canadienne a soutenu le Cabinet.¦yk.11 est certain que l'on aura les $12 000 par mille de chemins de fer depuis Hull à Québec.Le gouvernement va insister pour que le chemin de fer de la Rive Nord, de Québec à Montréal, soit acheté, et s'il n’est pas acheté, on fera construire une nouvelle ligne de Ste-Thérèse ou St-Lin à St-Raymond.Au moment de fermer mu lettre j’apprends que l’honorable M.Costigan a été prié de ne pas presser le ministère d’accepter sa démission.Sir John assiste en ce moment au caucus des députés de la province de Québec, de même que Sir Hector Langevin, l’honorable M.Chapleau et l’honorable M.Caron.A quatre heures moins cinq minu- le vote qui avait été pris sur l’amendement de M.Cameron, lequel était ainsi conçu : Proposé par M.Cameron, appuyé par M.Weldon : ••Uu’avant que la Chambre soit appelée à voter à la compagnie du Pacifique une nouvelle aide au moyen d'un prêt de $22,500,000 et d’une garantie de $7,500,000, un comité spécial soit nom nié avec mission de faire une enquête complète et minutieuse sur les a liai res de la compagnie, sur tout en ce qui concerne les opérations sur ses actions, les contrats de construction qu'elle a passés, le coût réel des travaux faits et une juste estimation de* travaux qui restent à faire.v Un connaît le résultat du vote.Cet amendement a été rejeté par 70 voix de minorité.Qu'est-ce que cela veut dire ?Nos lecteurs le savent déjà.Ils ont du remarquer que la presque unanimité de la députation bas-canadienne avait appuyé le gouvernement.Cela veut dire qu'on a confiance dans l'honnêteté du Cabinet fédéral.Cela veut dire que les députés de la Province de Québec ont compris qu'en donnant un loyal appui au gouvernement, celui-ci en honneur devait donner promptement et sans restriction ce que Québec demande, et ce qu'il a droit d'obtenir.Cela veut dire que ces dissentions que l'on croyait voir dans le parti conservateur, tant on espérait les y rencontrer, n'existaient pas réellement.Cela veut dire enfin que l'on comprend bien les intérêts du pays, et que l'on prépare l'avenir.Ce que le Parlement fédéral a fait pour la Compagnie du Pacifique, ne pourra-t-il pas le faire pour toute autre province si le besoin et l'occasion s’en présentent.Cela sanctionne le principe que le gouvernement doit oncouiager tous les intérêts liés à la prospérité du pays.Le Courrier de Si-Hyacinthe publie une série d'articles très remarquables sur le “ Pouvoir fédéral et les Provinces." Notre confrère entre pleinement dans les idées de M.le Juge Loran-gei\ et est par conséquent chaud partisan de la décentralisation.C'est la question du jour.Nous approuvons et nous félicitons notre confrère./>e Canadien de ce matin, après avoir rapporté que Sir John a accédé à la demande du gouvernement de la Province tie Québec, ajoute avec un aplomb superbe : i4 L'opposition énergique prise par le Canadien triomphe donc d'une manière complète, en autant que sont concernées les réclamations relatives au chemin provincial.” Pendez-vous, braves journaux, la Minerve, le Monde, la Patrie, VElecteur, de.etc, le Canadien a vaincu sans vous.Le Canadien gouverne le pays, c'est ce qu'il croit.11 est vrai qu'il a subi un petit échec ; car, malgré son opposition énergique aux résolutions concernant le prêt au Pacifique, celles-ci ont été votées par une majorité de 75 voix.I.e Pacifique et le c.22 ans .• •••••••• ••••••••• ••••••••• ••tin •••• ••••• ••*••• .£3,112,500 •1,108,500 Soit au chantre île lOS £7,221,500 S31,949,040 Lu Compagnie ISiclielic:i L'honorable M.Costigan avait repris son siège de ministre à la séance d’hier.A la séance précédente, il occupait son siège de député.fa>M réclamations «le t|iicl»t*c Le Globe disait, l'autre jour, que s’il n'en tenait qu’à M.Blake on n'accèderait bientôt aux réclamations de Québec.La Gazette de Montréal ajoutait : u Les réclamations He Québec au sujet de sa position financière peuvent être maintenant discutées d'autant plus promptement qu’il est admis par i’or-gaiie-chef de l’opposition, l’organe personnel de M.Blake, que ces réclamations devraient pour des considérations publiques être considéiées et traitées généreusement.’’ Mardi après-midi, la Compagnie Richelieu a eu son assemblée annuelle sous la présidence de M.L.-À.Senécal.Voici le résultat des élections pour l’année courante : Directeurs :—MM.L.-A.Sénécal, Alex.Murray, R.Cowans, Alphonse Desjardins, J.-B.Renaud, L.-J.Forget, John McDougall.Auditeurs :—MM.James Dougall et L.F.Lajoie.Voici un état sommaire des opérations de la Compagnie depuis 1875, tel qu’il appert par le rapport : Le Globe étant reconnu comme Années Recel t»'S C: î impenses w* Profits 1875 •#* 517 G CG 47 •7 57 4 280 40 •S 1 8 i 0.551 902 19 450 322 07 iül G39 52 1877 543 802 51 •453 2G3 03 90 53S 88 In 18.••••• b U G2G 15 •400 082 95 M2 543 20 1879 •439 032 81 384 0 40 05 5 i 98G 70 1880 470 029 37 385 900 82 90 722 55 1881 492 975 (Il 460 293 93 32 082 05 1882 504 220 GG •413 420 Ofi 85 800 G0 18 r :i 4.80 0S8 09 372 800 73 107 287 36 Les affaires vont bien, comme on voit.Or il arrive aujourd’hui que le Grand Tronc est si riche qu'il offre au gouvernement d’achever la construction du chemin de fer du Pacifique sans le secours de personne.Nous serions d'avis que le gouvernement devrait accepter cette offre, mais légèrement modifiée comme suit : Que le Grand Tronc rembourse au Canada les $35 000 000 qu'il nous doit ; la-dessus nous prendrons $22500 000 qui» nous placerons à 5 p.c.entre les mains dit Pacifique Canadien, et il nous restera $12 500 000 que nous partagerons entre les provinces qui ont fourni cet argent au Grand Tronc, dans la proportion de leur population au recensement de 18(53.LA LA NUI’K FRANÇAISE DANS ONTARIO.(Suite) Sandwich, le 1S février 1884.Nous no ccssoroils point d'insister sur l'obligation de plus en plus impérieuse qui s’impose à nos populations canadiennes de multiplier leurs écoles et «le les mit retenir sur un pied qui leur permette de lutter avantageusement avec les écoles anglaises voisines.La loi nous donne pleine liberté d'agir : il n y a mots par Mme Drolet, rue St-.lean, s est introduit , \n , ., ., % ’ ., 4.le uecorder : il est probable nue son dans leur demeure, ut ace a ( e fausses flniIll Mi ., ., ., .séjour sera plus long a cause des accu- chds et a enleva une grande quantité de , ., .° , 1 , salions de vols qui posent sur sa lute.provisions qui avaient ete adders!; ^ ., .1 .\ Du se rappelle (iu elle lut arretee pour 1 \oi a Quebec I ete dernier, et renvoyée a i.HVis.— Ia* conseil de Devis a accepté à Montréal a condition qu'elle su corri- çaise, 13, Philippe Sn., Montréal, 173, Church street, Toronto, 10G, Alexancer street.Wmipeg, Bureaux pour le Canada.Le climat particulier de ce pays, où le froid continue pendant plusieurs mois est particulièrement disposé pour aux progrès de la civilisation et des flaires.Les médecins et les malades sont in sités à consulter les chirurgiens et faire l’essai de l'instrument gratis aux institu ts.Québec, 1C août 1883—1 an 498 .O.BEDARD MedblibS No 388 RUE SAINT-JOSEPH.[ En Sure de son ancien poste et sur te terrain de Vancien cimetière) la démission du fhonorable .M.( ieoiges Coulure tomme maire de Lévis t'no députation des électeurs .v*é«lant double force d'aucun autre élixir ou liniment dans le monde et «luvrait se trouver «luns toutes les familles afin «le l’avoir sous la main en tout temps, car «•’«•st lo meilleur remède «lans le nmn-dc pour les crampes dans l’estomac et douleurs «le Unîtes sortes.Kn vente «die/, tous tes pharmaciens, à 25 els la bouteille.A constamment un assortiment complot de MEUBLES, tels que amen bleinent de Chambre à coucher, de Salon, de Salle à dîner, etc ete Corniches et Tapis posés avec ordre.Son nouvel atelier lui permettra de prendre un plus grand nombre do cpminandes, de les exécuter avec nromn-titude et à des prix TUES MODERES.P mp Québec, 11 avril 1883.—tan y Mères ! Mères ! Mères ! Ktes-vous troublées la nuit et tenues éveillées par les soutira nues et les gémissements *«T\ation «l ins plusieurs eas «le iuala«li•;««.nvè< un teui].s très-court la .:•« ! • et le*; i!'-man".aidons s«?caluu'-rciit et «oui -:.ue d’ir.r i ou d«ï la p«-au «li»iAi ¦ OMWX Pectoral-Cerise d’Ayer.11 n’y a pas do maladies aussi perfide?dans P urs attaques quo celles qui nllectent la £orge et les poumons ; et aucune qui ne soit aussi négligée par la majorité des malade*, dependant une toux ou un rhume ordinaire négligé n’est souvent que lo commencement d’une maladie mortelle.I.o Fnrron.v:-CERISE a prouvé son efficacité par une lutte triomphante do quaranto années contre !e* maladies de la gorgo et des poumons : Pim-portant est de s’en servir à temps.Toux persistante guérie.•• En 1857 jo pris un gros rhume do poitrine, l’uo violente toux s’en suivit et je passai «!»• longues nuits sans sommeil.Je fus condamne par les médecins.En dernier ressort, j essayai du PncTOUAL-CKRisF.et bien- tôt après, mes poumons se dégagèrent, I*-sommeil, si nécessaire à la réparation des forces, me revint.Far un usage continu du Pectoral j’ai obtenu une guérison comph to et radicale.J’ai b présent 02 ans.je *u -robuste et vigoureux, et c’est a votre Pr«.TORAL-CCRISE que je lo dois ; je puis duc .i toute sincérité qu’il m’a sauvé la vie.Horace Kairiuioru ; Rockingham, Vt., 13 Juillet, 18$-.Croup — Écoutez une Mère.•• Pendant un séjour fi la campagne, I h.v.• dernier, mon petit garçon, âgé de tioi* .: -fut atteint du croup ; sa respiration devint -pénible qu’il semblait près de mourir, il * i lait.Quelqu’un dans la famille Mi^g*.remploi du Pectoral-Cerisi: d’Ayi i:.« • il y avait toujours un llacon dans la ma:-Nous essayâmes ti faibles doses, souvent r i tees, et a’notre grand ioie.cn moins d ui.demi-heure, le petit malade respirait l.l,r ment.I.e docteur nous assura que le !’»:• TO II A L-C F XII SC avait sauve la vie lie un 1 chéri.Jugez «le ma gratitude?A voie slucèreineut, , Mrs.Emma C»ki>nev.130 West 128th St.New York, 1C Ma*.ls«2.Bronchites.“Je souffrais depuis huit ans des Bronchi t« — en vain j’avais essayé de tous les remcih-possibles, quanti l’itléo me vint d’essaxer • PECTORAL-OERISE tl’AYF.R, une lionne i* spiration, comme vou< voyez, puisqifl* j«- •si: guéri.TosEfii Wai.p: v.Byhaîia, Miss., 5 Avril, W?.Il n’existe pas tie cas où une aiïcction • gorge ou des poumon* ne puisse être pr ment soulagée par remploi du ITt Cerise p’Ayer.La guérison cm «• quand la maladie est prise ;*i terni s.PRÉPARÉE PAR Dr.J.C.Aycr& Co., Lowoii.'.' Vendu par ton?!••?diojuNir-* Guide des Voyageurs Ventes par le Shérif —Jean - Baptiste Renaud, Gaspard Lemoine et Victor Châteauvert ;î contre Xavier Bernard.Trois lois de terres situé en la paroisse de Samt-Rapliaël.Pour être vendus a la porte de l’église de la paroisse de Saint-Raphaël, le 10e jour de février.A dix-heures del avant-midi.—La Corporation de Québec ; contre John O’Neil, à la folle enchère, frais et dépens de Elizabeth Grenier, veuve d'Alexis Mailloux., t u emplacement situé en la cite de Québec, rue Champlain, de *20 pieds et 0 pouces de front sur 146 pieds de profondeur—avec les batiments dessus construits., Pour être vendu au bureau du shenf, en la cité de Québec, le -Te jour de février, à dix heures du matin.—La Banque de Québec; contre Joseph Unwin Laird et William Laird.Un lot de terre situé sur le coté sud du chemin Sainte-Foye, de 2 arpents, 34 perches et 234 pieds en superficie— avec les batiments dessus construits.Pour être vendu au bureau du shérif, en la cité de Québec, le 23c jour de février, à dix heures du matin.MANUFACTURE —DK — STATUES RELIGIEUSES, O.B LANCTOT, 268, Une Notre-Dame, Montréal, P.Q.EN VENTE CALENDRIER DU LIGNE ALLAN.Sous contrat avec te gouvernement du Canada cl de Tmrneuve imur le.transport des Malles Diocèse de llimonsln POUR UK— Nous avons le plaisir (l’annoncer à nos nombreuses pratiques, que nous' venons de recevoir un très grand et magnifique choix j de statues de toutes sortes : CANADIENNES ET DES ETATS-UNIS.AltRANGEMkiil If 111 VU II 'll.• Y.~ Ç & fi -e *-H es D f.i r* -* o e: - w D O VI u: o r/3 ce lu o ° —« UU •— ?3 S ,© >— r-* Û C1 o p~ s < S H — • —.'A, ., —• ^ P J2 t?fc P-i K WW 0K  o ^ K • * K H ~ ._ r-* W r-*- O , #a§ ^ W*é itlWk & • 1® \ \4 _?- ¦¦¦&•vi '\xl > nmm .t - >-3 i> H I H M o ?sjy v W 53 H >• w x k?y.- S-g H w Pc - ~ > g * V s * C/J V2> 55 72 » ^ S)7>5 Z CA < 3 c/.r: t?CI: »- CA Ci - W ^ V*.*»" >u-! i U ’>*' ( :?.o Q .C' o" C/J Ow * y »—• w rr* —:o:— Chemins de Fer CHEMINS DE FER DU NORD 11 va deux trains à passagers chaque jour de Québec à Montréal et vice-versâ : % Le train de ta Malle partira de Québec a îl.15 lieuresa.m., et le train Express à 10 heures p.m.Les trains du dimanche partent de Quebec pour Montréal à 4 heures p.m.INTERCOLONIAL Heure de Québec Quitteront la Pointe Lévis : Train pour Halifax et St-Jean à 7.30 A.M.Pour Rivière du Loup et Ste Flavic à 11.20 A M Pour Rivière du Loup à 5.15 P.M.GRAND-TRONC TRAIN MIXTE Quittera la Pointe Lévis à 11.00 a.m.pour Itichinoud, Montréal, Sherbrooke.Island Pond, et h toutes les stations intermédiaires.EXPRESS Quittera la Pointe Lévis à 8.00 r.M.pour Richmond, Sherbrooke, Island Pond, Gorham, Lewiston, Portland et Montréal.—Les Révérendes Dames Religieuses de Fïlôpital-Général de Québec ; contre fHonorable Jean-Elie Gingras.1.Tous les droits que le défendeur peut avotr sur un certain lot de grève, situé entre les lignes de haute et basse marée, sur la rive sud de la rivière Saint-Charles, dans la paroisse de Notre- Dame des Anges.Un emplacement situé en la cite de Québec, rue Champlain, de *26 pieds et 3 pouces de front.3.Un emplacement situé en la paroisse de Saint-Sauveur de Québec, de 12/ de front sur la rue Saint*\ alter—avec bâtiments., i.Un lot de terre situé sur ie coté sud du chemin Sainte-boye, de deux arpents et deux perches de front sur cinq arpents et huit perches de profondeur-avec les bâtiments dessus construits.5.Un lot de terre de forme irrégulière, situé en la paroisse de Saint-Sauveur de Québec, rues Saint-Yalier et Sainte-Marie.Pour être vendus au ^bureau du shérif, en la cité de Québec, le 23e jour de février, à dix heurts du matin.OUTRE cette importation, nous nous chargerons aussi de faire venir tout autre statue qui puisse être désirée, en terre cuite pour extérieur, et de tout autre matériel.En dehors, nous fabriquons aussi grand nombre de statues de toutes grandeurs **t descriptions, aux prix les plus réduits, lesquels nous serons heureux de fournir su- demande, tout en faisant tenir des photographies.— TOUJOURS EN MAINS— Le plus bel assortiment de chasubles, chapes dalmatiques, voiles, bourses étoles, etc etc, de toutes descriptions et de tous prix.Nous sollicitons l’honneur d’une visit*», si quelque statue désirée, assurant entière satisfaction sous tous rapports.PUBLIÉ PAR LÉGER R R0 U SSE A U, Indiquant la date de la solennité des Quahakante Heures en chaque I paroisse, et approuvé par l’Evéque ! de llimouski.- ! S’adresser pour la vente en gros, à f hs lignes de cette compagnie su composent i nn/,k,w o i IJ des vapeurs en fer a double engins suivants, I QUt*xc> Icdlteur, 0, rut Blindo construits sur la Clyh- Ils uonti“U!i»*ut des j tfârEïl
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