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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 24 mars 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1884-03-24, Collections de BAnQ.

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28emc Amice l>o 244-Edition quotidiciine-Teme Amice Lundi Mars I8t4 (Eouffief im anaM JOURNAL ©ES INTERETS CANADIENS KT J’AIME THOMAS on A PAIS, Avocat, Rédacteur cu Che/ LEGER BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire •va FRANCE Paris, 2 mars.Une fois de plus, le gouvernement a essuyé hier au Sénat et n la Chambre un double échec C’est M.Para-gnon qui, au Sénat, dans la discus sion de la loi municipale, a fait passer un amendement énergiquement combattu par M.AValdcck-Rousseau.M.linragnon a lutté depuis huit jours pour arrêter au passage toutes les fantaisies arbitraires que le gouvernement entend ériger en loi, en matière de sectionnement des communes.L’honorable sénateur voudrait surtout empêcher le retour des pratiques du sectionnement électoral dont le gouvernement abuse vraiment dans le Midi au profit de ses candidats.11 a donc demandé que tout électeur ou groupe d’électeurs eût le droit de déférer au conseil d’IStat tout remaniement administratif de sa commune opéré par le conseil général.Cela paraît peu de chose, n’est-ce pas, et un conseil d’Etat comme celui que le parti républicain s'est fabriqué ne doit pas être bien redoutable aux amis du gouvernement ?Cependant M.A\ al-deek-ltousseau, au nom du cabinet, a repoussé véhémentement la proposition de M.de Baragnon.Il s’est posé en champion des droits méconnus de nos grandes assemblées départementales.11 a adjuré sa majorité de voter contre l’amendement qui, mis aux voix, a été cependant adopté a deux voix de majorité.A la Chambre, le cabinet a essuyé son petit atfront en la personne de M.Fullieres, qui a quitté un instant son portefeuille pour soutenir un amendement qu'il avait naguère conçu comme députe et qui, aujourd'hui que M.Fallière est ministre, ferait très bien son affaire.Cet amendement dispose que le ministre aura quatre ans pour laïciser les écoles de garçons et six ans pour laïciser les écoles de filles.M.Fallières a fait une forte dépense d’arguments et .de rhétorique pour prouver que son amendement s’imposait par la force des «hoses ; mais il a vainement cherché à répondre victorieusement aux objections que Mgr Froppel avait précédemment développées contre cette laïcisation à échéance lixe.En somme, il a obtenu un échec.A droite, on trouve son engagement de “ laïcisatcur ” inique et désastreux ; à gauche; on trouve qu’il demande trop do temps pour régénérer renseignement national ; bref, son amendement a été repoussé haut la main.C'est un affront de plus, mais Al.Fallières, pas plus que l'estimable M.AValdcck-Rousseau, ne perd son portefeuille pour une pareille misère.Les députés de la région du Nord ne laissent aucun repos au gouvernement.Hier encore, ils ont remis à AI.Ray liai, ministre des travaux publics, une note appelant impérieusement son attention sur les grévistes du Nord et sur les torts de la Compagnie d’Anzin envers ses ouvriers.Les dits députés suggèrent au citoyen ministre que les “ lois existantes *’ lui fournissent le moyen d’intervenir efficacement en la matière.Nous voici rendus aux “ lois existantes ” contre les compagnies.Un autre député du Nord, plus extrême que ses collègues, M.Giard.a adressé à M.le ministre une demande d'interpellation au sujet des mesures que le gouvernement compte prendre pour conjurer la crise des charbonnages d'Ànzin.Voilà qui nous promet des incidents de séance pour demain.Je vous ai parlé l'autre jour de l'interpellation de AI.Perin de l’extrême gauche au sujet des agissements équivoques de AI.Casimir Périer, sous-secrétaire - d’Etat à la guerre, avec fes banquiers politiques de AI.Waldeck-lîoussenu.Les révélations de AI.Perin ont ébranlé la situation de AI.Casimir Férier dont nombre de journaux—dits modérés— signalent avec une amcrtuue croissante l’insuilisance et les fâcheux errements.Ces journaux mettent en grande évidence la scène qui s'est passée hier à la maitre du A7le arrondissement, où trente-quatre fournisseurs étaient réunis pour soumissionner sur le cahier des charges de la guerre.Au moment do procéder aux adjudications, le représentant du gouvernement a informé les intéressés que certaines modifications étaient apportées au cahier des charges.Ces modilications constituant une aggravation des charges, les soumissionnaires se sont retirés en protestant contre cet incroyable procédé qu’ils attribuent à AL Casimir Périer.Là-dessus, un journal opportuniste déclare que AI.Casimir Férier a fait assez de mal au ministère de la guerre et qu’il est temps de l'en faire sortir.Le P.Alonsabré a recommencé aujourd’hui, premier dimanche du Carême, le cours de ses célèbres conférences de Notre-Dame.Un public immense se pressait sous les voûtes de la basilique pour entendre l'éminent dominicain.N.l a noie «lu Saint-Sir^ Voici la note que le Saint-Siège vient d'adresser aux nonces apostoliques à l'occasion de l'arrêt rendu par la Cour de cassation de Rome dans l’a lia ire de la Propagande, arrêt dont nos lecteurs trouveront plus loin le texte : Par les feuilles publiques, Votre Seigneurie aura certainement eu connaissance déjà de la sentence définitive prononcée par la Cour de cassa, lion de Rome, aux termes de laquelle la Sacrée-Congrégation de la Propagande (le la foi est déclarée sujette à la loi de conversion de ses biens immeubles.# Je ne puis, par suite, me dispenser d'exposer à V.S.les graves considérations que suggère ce nouvel attentat porté à la dignité et à la liberté du Saint-Siège, dont la Propagande représente l'instrument le plus noble et le plus élevé pour la propagation de la loi et par là même de la civilisation.L’origine et la nature de celte vénérable institution montrent à l’évi- dence combien cette sentence de spoliation portée contre elle frappe directement la Papauté elle-même dans son action apostolique et dans l’emploi des moyens qui s’y rapportent.Des documents mêmes de sa fondation il résulte clairement que les Pontifes Romains, entre autres et surtout Grégoire XI et Urbain VIII, l'ont considérée comme une émanation de leur suprême ministère apostolique.Par là même, la Propagande doit être considérée, dans la sphère de son action, comme une institution éminemment cosmopolite.Son but final est la propagation de la foi, c'est-à-dire de la vérité chrétienne.Les ressources qui lui furent largement départies doivent être employées dans ce but, conformément aux volontés de ses pieux donateurs.C’est dire assez que son patrimoine est la propriété de la grande famille catholique.De ces considérations il est facile de conclure que- la Propagande représente la création de la Papauté la plus eflicace pour avoir toujours à sa disposition et pouvoir mettre en œuvre, les moyens les plus propres à l’accomplissement de la mission divine qu'elle a reçue de propager la foi et la civilisation parmi toutes les nations.Et quant à savoir comment la Propagande a répondu toujours à cette mission, les annales de ses missions sont là pour en faire foi.Là se trouvent enregistrés les prodiges opérés par l’apostolat catholique, du Thibet à la Scandinavie, de l’Islande à la Chine, et surtout dans les deux Indes Les écrivains même dissidents ont reconnu plus d’une fois que l'action assimilatrice qui du centre de l’Eglise rayonne jusqu'aux plages les plus éloignées a produit partout les pacifiques conquêtes de la religion et de la civilisation.A cet égard, pour constater mieux encore le caractère universel de la Propagande, il est bon d’observer que les Pontifes romains, par le moyen de cotte grande institution, ont travaillé non seulement à procurer la conversion des païens, mais aussi ai faire refleurir ces antiques chrétientés que l’erreur et le shisme oriental ont réduites a un si misérable état.Il sullU de rappeler ici la généreuse dotation du cardinal Antoine Barhe-rini, qui constitua douze fondations pour les Géorgiens, Persans, Mel-chites et Coptes, sept pour les Ethiopiens et six pour les Indiens et les Arméniens.Or, c'est une institution qui, dans son origine, dans sa constitution, dans son action, dans son patrimoine et dans son histoire apparait avec un carac 1ère aussi essentiellement universel et cosmopolite qu’on prétend assujettir aux lois particulières d'un gouvernement isolé, au jugement d’un tribunal local, qui venant la déclarer incapable de posséder juridiquement, la spolie de scs propriétés.Ce n’était pas assez d’avoir contraint la Propagande à se laisser traîner durant de longues années de tribunal en tribunal et à supporter ’les lourdes charges d’un procès onéreux.On ne s'est pas contenté de l’assujettir au payement de taxes énormes qui absorbent, pour ainsi dire, le cinquième de ses revenus annuels, soustraits ainsi à leur destination de bienfaisance.On n'a tenu aucun compte des bons otlices de personnages considérables ; les efforts tentés pour rendre moins dure sa situation juridique et économique n’ont servi de rien.On n’a fait aucune attention aux arguments irréfutables qui avaient fait rendre antérieurement à d’autres tribunaux nés sentences favorables, approuvées du reste par tous les esprits honnêtes ; on n’a même pas voulu respecter au delà de la tombe la volonté formelle d’un auguste personnage.On dirait presque qu’une force avait décrété la spoliation de la Propagande précisément parce qu’elle est l’incarnation la plus éclatante de la Papauté et que devant la prépotence de cette force étrange étaient vaines d'avance toutes les raisons du droit et des convenances, inutiles toutes les observations.Pour affaiblir la force des considérations qui précèdent et atténuer la responsabilité d'une spoliation aussi odieuse, on essaye de faire croire que la Propagande ne subira aucun dommage de l’application qui lui est faite de la loi de conversion de ses biens immeubles, le montant de l’aliénation de scs propriétés devant être représenté par un chiffre correspondant de titres de rente inscrits en sa laveur sur le grand-livre de l’Etat, et l'institut conservant le droit d’augmenter à l’avenir son patrimoine par l'acceptation de legs nouveaax.—Pour faire justice de cee sophismes, il est bon d'observer tout d'abord qu'avec l’interdiction faite à la Propagande du droit de propriété sa condition juridique devient inférieure à celle de tout citoyen quelconque.S'il est vrai que le droit de propriété garantit l'autonomie et la dignité des personnalités qui ont leur place dans le corps social, quel outrage n’iniligc-t-on pas à la Propagande en la déclarant incapable de posséder et dépendante d’un autre institution lui payant une rente semestrielle, comme à un simple usufruitier, et en quelque sorte à titre d’aumône ?Alais, sans insistes sur ces rcile-xions,d'ordre moral.il n’est point vrai que la condition écomù/ue et materiel ne serait pas atteinte par cette conversion.Quelle situation serait faite à la Propagande si la rente venait à subir une réduction ou si le service en était entièrement suspendu, comme il est arrivé en d’autres pays ?Qui pourrait assurer qu’elle serait payée exactement et intégralement, dans l’hypothèse de crises financières, de guerre ou d’autres éventualités la-cheuses?A-t-on oublié peut-être que naguère encore, uniquement à titre de représailles, on avait suspendu le payement des pensions ecclésiastiques attachées aux biens réunis au domaine public par le gouvernement piémontais ?D'autre part, il est souverainement important de se rappeler que la Propagande, par suite même de sa condition spéciale et pour subvenir aux exigences extraordinaires de son action mondiale, est souvent obligée de disposer même d'une partie de ses capitaux, ses revenus ordinaires étant insuffisants en certaines circonstances.Ce fut là le cas, par exemple, lors des récentes famines parmi les chrétientés de la Chine et du Tonkin, ou lorsqu’il a fallu venir au secours, moyennant des sommes énormes, aux graves épreuves traversées par le vicariat apostolique de Constantinople.En outre aussi, le développement toujours plus grand du catholicisme parmi les infidèles et la facilité croissante des communications réclament la fondation de nouveaux centres de missions et, par suite, la création de séminaires, de collèges, d’universités, de vicariats et de préfectorais apostoliques ; il suffit de rappeler à cet égard que sous le pontificat glorieux de Léon Xlll furent déjà érigés dix-huit vicariats apostoliques.Ce fut pour des motifs analogues» et dans le but de pourvoir au mouvement grandissant de ces missions, que le Pape Pie IX, de sainte mémoire, érigea une section spéciale do la Propagande pour les affaires du rite oriental, avec sa sc-crétairie particulière.Enfin, il est bon de remarquer que la Propagande n’est pas seulement le centre principal du gouvernement des missions, mais aussi une immense institution éducatrice et scientifique de premier ordre, comprenant un collège de [dus de.cent élèves, avec de nombreuses chaires de littérature, de philosophie, de théologie et de philologie, une bibliothèque extrêmement riche, un musée fort précieux et une imprimerie polyglotte.Que si la Propagande, pour faire face aux énormes dépenses nécessaires à tous ces besoins, lut parfois obligée de disposer d'une partie de son capital, la Providence et la piété des fidèles n’ont jamais manqué do réformer largement son patrimoine.L’on voudrait opposer que la loi de tion.Si, par hasard, l’on ne croyait pas devoir accorder cette autorisation.les dispositions (le la loi deviendraient illusoires et la Propagande sc verrait exposée à un refus non moins inique que désastreux.Alcme dans l’hypothèse la plus favorable d’une concession do ladite faculté, les nouveau capitaux devraient, eux aussi, être convertis on rentes sur l'Etat et exposés, par conséquent.à tous les risques indiqués ci-dessus.Toutes ces raisons, d’une évidence si manifeste, font aisément comprendre quelle peut être la valeur de certains sophismes mis en avant pour atténuer la gravité (l’une sentence déjà condamnée elle-même par une universelle réprobation.Se basant sur ces considérations, Arotre Seigneurie voudra bien appeler l’attention de AI.le ministre des affaires étrangères sur la gravité spéciale de ce nouvel attentat aux droits du Saint Siège, à l’exercice (lu pouvoir du Pontife, au libre usage des moyens indispensables à la propagation de la foi.De cette violation, Votre Seigneurie prendra occasion pour faire comprendre les outrages et vexations multiples qui rendent chaque jour plus pénible et plus précaire la situation du Chef suprême de l’Eglise.Si des raisons d'ordre supérieur et les influences les plus respectables n’ont pu empêcher une sentence aussi injurieuse que préjudiciable pour la Papauté, et considérée comme souverainement impolitique par les esprits judicieux de tous les partis, on est en droit de craindre malheureusement que l’audace et les desseins de la Révolution s’imposent toujours plus impérieusement «*t réduisent le Souverain-Pontife à la gêne la plus étroite.Tous cos motifs, d’une importance si crave, font concevoir la confiance o 9 que le gouvernement auprès duquel Arotrc Seigneurie est accréditée voudra bien s'intéresser efficacement en faveur d'une institution qui constitue l’une des principales gloires de la Papauté et du inonde catholique, et examiner mûrement si dans la suite l'on peut tolérer que le Souve- conversion n’empèchera pas la Propa- rain.rontife soit expos6 à de sembla-yande d auqmcntei son capital d ac- bias violences et spoliations qui lui rendent souverainement difficile, ceptation de nouveaux legs, soit mais cette faculté ne lui serait laissée qu’à la condition d'une autorisation spéciale de la part du gouvernement, condition souverainement humiliante pour une institution d'une telle nature, obligée ainsi de mendier à autrui ses moyens de subsistance.Et puis le gouvernement, avant d’accorder une semblable autorisation.voudra vérifier si les conditions économiques (le la Propagande sont bien telles qu elles réclament l'augmentation do son patrimoine.Voilà la Propagande assujettie ainsi au contrôle du gouvernement qui soumettra à son examen son état économique, l'emploi fait de scs revenus et la marche même de son administration.Aro11 à au prix do quelle nouvelle humiliation la Propagande devrait implorer la permission d'accepter quelque legs ou d’être mise en possession de quelque don ?\ a pour ne pas dire impossible, l'accomplissement de sa mission spirituelle.Votre Seigneurie donnora lecture ei laissera copie de cette dépêche AI.le ministre des affaires étrangères.J’ai l'honneur d’être, (de.Rome, 10 février 1884.Un calcule qu'il y a dans l’univeis, 755,000,000 de payons, 17,000,000 de Mahometans, 8,000,000 de juifs, 220,000,000 de Catholiques Romains, 11 G,000,000 de Protestants et S4,000,-000 d'adhérents à l’église Grecque.’T i.il li* ion du COURRIER DU CA N Al) ' 24 Alars 1884—No 4 LE DRAME DES it (sriTi:) —Reste ! ajouta aussitôt madame Itambaud.Amiens, toi, Amélie, j’ai un not à te dire.Puis, quand son amie se fut rap- > prochéc : —Je n'ai pu y résister, j’ai voulu contempler ses traits une dernière rois, continua la pauvre mère.Aime-Ic bien, Amélie.Et ne le ramène jamais ici.—Cependant, Laure, pour lui comme pour toi.—Je te dis de ne jamais le ramener.No m’interroge pas.J’ai mes raisons.Julien est devenu ton fils.Protégc-le, défends-lc ! Et maintenant, adieu !.Ne vois-tu pas qu’il revient à moi à petits pas ?Si tu tardes, il nous sera impossible de nous quitter.A7a !.va !.j’ai du ourage.Madame Lavcrnède embrassa rapidement son amie, reprit, l’enfant par la main et l’entraîna.Elle trouva par bonheur aussitôt l’occasion de le distraire de son chagrin et d’entrer on conversation avec lui.# —Savez-vous où est le logis de mademoiselle Lise ?Oui.Je me rappelle que vous le savez.A7oulcz-vous avoir l’obligeance de m'y conduire ?—Arolontiers, Aladame.Alademoiselle Lise était une jeune fille de vingt ans comme il y en a tant à Paris, pauvre, intelligent, active, et se défendant à force de travail contre les tentations de la grande ville.¦ En voyant la belle visite qui lui arrivait, elle rougit d'abord de confusion, car son logis n’était rien moins que luxueux.Mais elle se remit bien vite, passa vivement une de scs mains sur scs cheveux pour s’assurer qu’ils n’étaient pas en désordre, et dit, avec un gracieux sourire : —Te revoilà, Julien !.entrez Madame.—J’entends quelqu'un qui monte, dit l’enfant très-attentif à écouter le bruit des pas.' Avec une légèreté d’oiseau, mademoiselle Lise courut à la rampe do l’escalier, se pencha et regarda.—Le petit, à raison, se dit-elle.C’est son père qui monte.Ah ! quel vilain homme.! Il pouvait bien res- ter où il était.Personne n’aurait été le chercher.Puis revenant en toute hâte : —Ce n’est rien, ajouta-t-elle.c’est le charbonnier.mille excuses, Aladame.Prenez donc la peine d'entrer.Alon ménage n'est pas très en ordre, mais, vous savez, quand on travaille.Elle s'effaça poliment devant madame Lavcrnède, poussa doucement l’enfant qui s’obstinait à écouter, quoiqu’on lui eût dit que c’était le charbonnier, et renferma bruyamment sa porte derrière elle.L’entrevue, du reste, ne fut pas longue.Par une sorte de délicatesse qui est commune aux femmes de tous les rangs, l’ouvrière s’abstint de causer avec beaucoup de détails sur madame Rambaud, car elle craignit de divulguer des choses qu’il valait mieux taire, et madame Lavcrnède ne voulut pas demander de nombreux renseignements sur son ancienne amie, pour ne pas avoir l’air de contrôler par une enquête blessante ceux que la malade elle-même venait de lui donner.De plus, le petit Julien était là, et, quoiqu’il fût encore bien jeune, il y avait lieu d’observer une certaine circonspection relativement à tout ce qu’on disait de sa mère devant lui.On ne pouvait, notamment, constater tout haut, même en termes voilés, qu elle était gravement malade, sans que le visage de l’enfant annonçât aussitôt, par son altération, la nécessité d'user envers lui de ménagements extrêmes.—Alademoiselle, dit la visiteuse en s'en allant, madame Rambaud m'a appris que vous avez mille bontés pour elle ; voulez-vous on avoir une aussi pour moi ?—Oh ! dites, Aladame ! —Voici le fait, Alademoiselle, Madame est mon ancienne amie,et j'ai eu peur d’alarmer sa fierté en lui remettant de la main à la main un peu d’argent pour adoucir son sort.Elle m’a dit beaucoup de bien de vous, et j’ai pensé que vous consentiriez à me servir (l'intermédiaire.Prenez ceci, et ne la laissez manquer de rien.Elle tendit à mademoiselle Lise un porte-monmiie plein d’or, que la jeune fille accepta avec un élan de joie.—Comptez sur moi, Aladame, répondit-elle.Pour tout autre je refuserais, car nous n’aimons point, nous autres pauvres gens, û manier l’argent qui ne nous appartient pas.Mais pour madame Rambaud.Ah ! la brave femme ! Que de fois j’ai regrette de ne pas être riche en la voyant si dénuée ! J'ignore ce qu’il y a là-dedans, mais vous pouvez être certaine que tout sera employé.—Je sais, Alademoiselle, je sais.Aladame Rambaud m’a parle devons, interrompit doucement madame La- vernède avec un regard qui contenait un franc et discret éloge de la probité de l'ouvrière.Restée seule, mademoiselle Lise ouvrit le porte-monnaie, demeura quelques secondes éblouie par une dizaine de pièces d’or, puis fit quelques pas en courant vers le louis de madame Rambaud.Alais soudainement elle s’arrêta.—Pas de bêtise ! se dit elle en rebroussant chemin.11 est là-haut, l’autre ! s’il voyait de l’argent à sa femme, il sauterait dessus et le mangerait, le gredin ! Attendons qu'il soit parti.Ill A une question de madame Lavor-nède madame Rambaud avait répondu : Je n’ai plus de mari.Pendant la visite que lui avait faite madame Lavernède, mademoiselle Lise s'était scrupuleusement abstenue de la plus insignifiante mention, de la moindre allusion relative à ce mari, comme si, en révélant qu'il existait, elle eût redouté de décourager pour jamais les * bonnes intentions de madame Lavcrnède envers son ancienne amie.Quel était donc cet homme dont sa femme éprouvait tant de honte qu’elle ne voulait à aucun prix on parler, cet homme quo la jeune ouvrière jugeait avec une sévérité telle, qu’elle le supposait capable (le s’em- parer d'un secours destiné à sa femme agonisante ?Nous saurons plus tard ce qu’il avait été, disons maintenant ce qu’il était.i Philibert Rambaud avait trente-huit ans, mais il paraissait plus âgé, malgré la régularité presque sculpturale d’un de ces visages dont le temps respecte ordinairement les lignes et la beauté.Déjà des rides sillonnaient son front, sa bouche avait un grimaçant sourire, dont l’armertume se dissimulait sous les apparences d’une perpétuelle et fausse gaieté.Ses yeux enfoncés et clignotants étaiet ternes, ne regardaient jamais en face.Grand et fort, il se tenait toujours un peu courbé, et sa démarche hésitante avait en même temps la raideur d’attitude d’un homme dont les pas sont mal assurés.Son costume était minable, mais avait une certaine tournure.Chapeau de haute forme qu’il ne quittait jamais, paletot brun râpe, pantalon effiloché du bas, linge invisible,chaussures sales et éculées.C’était un de ces costumes sur les quels la hotte du chiffonnier peut apparaître sans provoquer l’étonnement, mais qui peuvent annoncer aussi un artiste gêné, un propriétaire qui se néglige, un rentier jugeant inutile de faire des frais de toilette.(A suivre) sa LE COURRIER OIT «'4X401 SOMMAIRE France I/i noie «lu Saint-siège.Fki ii-lkton—Le Drame des Champs B:y>/*es.L’élection «le Trois-Rlvi**res.Un savant.Correspondance de la Capitale.Institut Canadien.La St-Joseph.I»«*sum»'* des dépêches.A travers les Etats-Unis.I'elites nouvelles rr ; u a liasse par o pour venir a ou.“ Et tout cel;i afin d’arriver à cette conclusion : que rien ne peut arrêter dans sa marche triomphante la loi de l'évolution, cette grande loi qui éclaire d’un jour radieux les horizons sans fin de la vie univer Avouez que ça prête à rire.CorrfNiiomlaiice île la Capitule c’est certainement le moindre danger qu’ils pouvaient courir.Je vous avouerai que, de plus, les députés avaient nue certaine répugnance à rappeler, avant même de Ottawa, 19 mars 188-1 Le télégraphe vous a donné déjà le résultat du vote sur les résolutions de M.Hondo demandant le rappel de l'acte des licences.Tons les t.T *U‘T ., .selle! : ,, .etc préparée avec un très-grand soin deputes conservateurs, moins quatre, I.,., , .4 et qui est sans contredit la meilleure soutenu 1 amendement de bir - .„ .„ qui ait etc laite sur la matière Peut- hons efiets leurs et les découvreurs.M.Legendre n6e P:lv Sa Grandeur Mgr l’Archevê-est ensuite entre dans l’époque clue* anglaise.Il a rapidement retrace nos, Les élèves du Pétit Séminaire ont luttes pour la liberté de notre langue.chante n J’oflertoiiv le Te Joseph de .et de notre foi.Enfin il a couronné, t’oppé.1 avoir mise a ressac une loi qui a „ -, 1 son travail par un coup d œil sur ——1 notre situation actuelle et nos espé- HcSVItlC (fes (IciiCcIlCS rances d’avenir.* ANNONCES NOUVELLES Soumissions.—Jos.Get.Faucher, pire.Bazar de S.Jean-Baptiste «le Qu*’*l>ec.Bazar annuel.—Louis Lessard.Sociét** do Construction Permanente «le Québec.— F.Gourdeau.Co ur Supérieure.—F.X.Langevin.Ligne Allan, [voir Même page.] CANADA QUEBEC, 24 MARS 1884 l/élcction «le Troia-RivioreH Le dénouement de cette élection approche, et deux candidats conservateurs sont encore sur les [rangs.On a cependant annoncé que M.Dumoulin retirait sa candidature.Nous applaudirions cordialement à cette sage détermination.M.Mailhot est, croyons-nous, dans les circonstances, le candidat autour duquel devraient se rallier tous les conservateurs de Trois-Rivières pour battre M.Turcotte.Nos amis ne doivent pas diviser leurs forces, en présence d'un adversaire comme Tex-oratcur de V Assemblée législative.En dépit de ce que disent certains journaux,M.Turcotte ne devrait avoir dans cette élection aucun vote conservateur.Une peut plus être le candidat du parti, quelles que soient ses déclarations et ses promesses.Quant à M.Dumoulin, nous pensons qu’il doit comprendre lui-même, qu’il vaut mieux pour lui, dans cette élection, faire le sacrifice de ses aspirations.M.Mailhot parait être le plus fort candidat que notre parti puisse mettre en avant.Il représente plus exactement que M.Dumoulin, la politique de l’honorable M.Ross.Pour toutes ces raisons, nous espérons que, le jour des poils, il sera seul sur les rangs comme candidat conservateur, et battra M.Turcotte par une forte majorité.pire ses ennuyeuses, mais qui « ,/lk ti , , • .-i 4 1 -x I non ucs licences, aux inounaux.ce passables.Il est vrai qu il traduit ’ .César de manière à faire gémir les ï’suhal vous “P’T0.rTtVm' M' mânes du grand homme, mais on lui! "st si v'le les grammaires se ferment et le sa* lePar *• T % _ i i ^ a i • •, / airement promorale i M.Legendre est un de nos meilleurs littérateurs.Sa conférence était, écrite en français, ce qui est un grand mérite, et sa parole chaleureuse :t vaut universel laisse tomber de ses lèvres ces paroles touchantes : Absorbe par nos occupations quotidiennes et par des études austères qui n’ont pour mobile que la recherche désintéressée de la vérité, en dehors de toute coterie politique.Le vote donné par la majorité est5 dans mon opinion, le seul quil soit possible de justifier sous les circonstances.Voici en deux mots comment se présentait la question.publique, 1 opinion publique en ., ,, , ., ! .,, / plus d une lois soulève les applaudis- reclamera-t-elle une semblable pour .P „ .« -r, .sements de I auditoire, la Province si celle-ci est déclarée insconstitutionnelle.Et ce sera un ________________m , m t m __________ grand de fait dans la bonne direction L’objection faite par M.Amyot qu elle aura pour effet de diminuer les revenus provinciaux, est facile à résoudre.Cette loi aura pour effet sans aucun doute de diminuer de beaucoup le nombre des vendeurs d En juin 1882, sur un appel porté'boisson, mais le gouvernement de X" « • 1 T “V • # ^ i « « « « • ¦ .1 *i % • « « a « ¦ .La St-Joseph st-.sauvKUR.—La célébration de la St-Joseph a été très brillante à St-Sauveur.A 8.30, les membres de lTInion St-Joseph, au nombre d’environ quatre cents, avec bannière, insignes et la t • T-i • , ri -i -n - , „ , ii u ., ceins, avec oanmere, insignes et la religieuse, philosophique ou sociale, au Conseil 1 rive d une decision de la: la 1 rovince a le droit d augmenter le „ i o* i .*.* A.nnnr s.\t.____________„ .musique du 8eme des carabiniers Cour Suprême du Nouveau-Brunswick, il fut décidé que l’acte de tempérance 1S78 était constitutionnel, et de la compétence du Parlement fédéral.Cette décision reconnaissait par conséquent le droit du parlement fédéral de prohiber la vente des boissons enivrantes et de déterminer les conditions dans lesquelles idle pouvait se faire.11 fut compris dans le temps, que ce jugement enlevait aussi aux 16- ITII HHvani Nous avons écrit dernièrement quelques articles sur la loi du progrès et de l’évolution.C’était une réponse très modérée à une conférence faite à Québec, et qui contenait des erreurs scientifiques et doctrinales.Nous avons eu le tort de trop parler du conférencier : il en a pris un petit grain d’orgueil.Ce bon M.de Kastncr s’est dit qu’il devait être un personnage important : il Ta cru.Dédaignant de répondre aux arguments de pauvres 4C obscurantistes,” il a résolu de poser en maitre.Et il pose, et il phrase.Le rédacteur de l’Electeur, en lui ouvrant les colonnes de son journal, s’est fait à la fois bedeau et thuriféraire.Il a annoncé le grand savant, il l’a respectueusement encensé.Le maitre n’a pas un langage très clair, mais il possède le don des phrases vides et sonores : deux qualités qui vont bien ensemble.Il aime à ouvrir des horizons inconnus de ses disciples, à qui il sait faire comprendre avec une extrême délicatesse que ce sont tous des ignorants.Dans ce jeune pays, voyez-vous.Monsieur a donc commencé par prouver ce que tout le monde sait, ce que personne ne conteste, à savoir : que les idiomes se transforment.que le français dérive du latin.La belle histoire ! Le mot pourrir vient de putrere ; mais notez les modifications intermédiaires : pulrere, pudrire, podrir,por-rir, et enfin pourrir.“ Tr s’est suc-cossivement adouci en dr, puis en le temps me manque pour faire voir au public que le progris par l'évolution s’accomplit dans les langues en général.Mais je nourris d’ailleurs un projet grandiose : celui de prouver qu’il en est de même dans toutes les branches des connaissances humaines, dans tout ce qui existe, dans le monde moral, comme dans le monde physique.’* Ce n’était que le début, mais il promettait, n est-ce pas ?Nous avons eu la suite il y a quel- gislatures locales tout contrôle sur ce ques jours, et nous ne saurions dire i trafic.En la relisant aujourd’hui, quand nous verrons la lin.Ça menace 'on voit que la décision n’allait peut d’être long, bien long, à moins que être pas aussi loin, mais il n’en est l’orthodoxie de Y Electeur ne s’effraie 1 pas moins vrai que l’inférence était et ne dise à son cher professeur : “ De passablement justifiée par les termes grâce, soyez prudent, n’allez pas plus du jugement.Le Conseil Drivé preloin.” naît même le soin de dire qu’il no Cette seconde leçon est on ne peut voulait pas qu’il fut compris que plus amusante.son jugement fut en opposition avec M.de Kastncr y prend des airs de l’opinion exprimée par la Cour Su petit Darwin et nous promet des merveilles pour plus tard.Par exemple, il nous fera voir que u le mot latin dies se trouve reproduit deux fois dans le mot aujourd'hui, que des termes aussi différents d’apparence et de signification que “ répit, évêque, espion, épicier, ont la même racine commune.” prix des licences, de le doubler, de le tripler même.Si le nombre des débitants diminue do moitié, les licenciés pourront payer leurs licences plus cher et s’en trouver encore mieux.Vous pourrez ainsi diminuer considérablement le débit de boissons, et en conséquence relever le niveau de la moralité publique, sans que ni les revenus de la Province, ni les intérêts privés n’en souffrent.royaux en tête, allaient au devant de leur président, M.Jouas Gosselin.MM.Villeneuve et Dumontier avaient été délégués jfar l’Union St-Joseph de St-Roch ; M.Grenier, par celle de lîcauport ; M.Falardeau, par celle de Sillery, et M.Bourget, par celle du village de Lauzon, pour assister à la fête.Les décorations dans l’église étaient .9 ^ \ aussi nombreuses que variées et dis- Cette consideration vaut quelque , .- , , , ., il jioses avec le gout le plus délicat, chose.1 1 Ces paroles nous rappellent le maitre de philosophie du * Bourgeois Gentilhomme, et nous ne pouvons nous empêcher de nous écrier avec M.Jourdain : “ Vive la science ! Ah ! la belle chose que de savoir quelque chose ! " preme dans cette même cause de Bussell vs lu Reine.Or.cette, opinion allait à dire que le pouvoir exercé par le parlement fédéral dans la passation de l’acte de 1878.il le tenait de la clause de l'acte de la Confédération qui lui donnait le droit de légiférer sur tout ce qui concerne la réglementation du commerce ; ce qui équivalait à dire que le parlement fédéral avait seul le droit de réglementer la vente des boissons.Il n'y eut qu’une opinion en Chambre sur la portée de la décision du Conseil Privé, et cela dans le sens que je viens d'indiquer.il nous ouvrir ces horizons splendides?Pourquoi veut-il nous initier à ces mystérieux secrets de la linguistique ?Ah! qui l’eût cru?C’est afin de nous convaincre que les espèces animales se transforment, que le cheval n'est qu'un âne perfectionné, ce qui conduit tout naturellement à la sublime théorie de l'homme-singe ou de Vhomme-poisson.Pour prouver que nous ne faisons pas de la pure plaisanterie, nous allons citer le raisonnement de notre conférencier aussi fort en logique qu’en version ; “ Croyez-vous qu'il n'y ait pas plus d’analogie entre deux êtres comme l’âne et le cheval qu’il n’y en a entre les deux mots épicier et évêque V Or je vous démontrerai la prochaine fois, avec une certitude absolue, que ces deux termes épicier et évêque sont les rejetons d'une même souche.Pourquoi le cheval et l’âne n’auraient-ils pas une commune origine, en supposant même que les géologistes et les paléontologistes n’eussent pas encore retrouvé tous les chaînons intermédiaires ?’’ Pourquoi pas ?.Cette forme interrogative convient admirable à nos grands petits savants qui ne savent rien.- Quand ils ont posé une question, ils la croient résolue.M.de Kastncr interroge : pourquoi ?.pourquoi pas ?.Le lion sens lui répond, et le bon sens est contre lui.("est une terrible chose que d’avoir le hou sens contre soi.Donc, M.de Kastncr nous montrera que les mots épicier et évêque ont la même racine.Et après ?“ Que diront à cela, s’écrie-t-il, les abstractors de quintessence métaphysique” en termes plus simples, tous les gens sensés ?Ce qu’ils diront?Ils garderont probablement le silence, se contentant de soupirer et de penser que net homme est malade.Mais pourquoi M.de Kastner veut- «Subséquemment, dans la cause de Ilodgc vs la Reine, le Conseil Drivé rendit une autre décision dans laquelle il reconnaissait la compétence de la législature d’Ontario â passer une loi pour déterminer les conditions dans lesquelles pouvait être accordées des licences pour la tenue des tables de billard, et la vente des boissons.En même temps le Conseil Privé déclarait qu’il n’avait rien ù changer dans l’opinion exprimée dans la cause de Russell vs la Reine.Les deux décisions portaient sur des points différents, il est vrai, mais semblaient dans leurs développements, reconnaître le pouvoir concurrent des législatures locales et fédérales sur d’autres points touchant directement â la législation fédérale.Dans ces circonstances et, vu l’incertitude créée par cette seconde décision, ne semble-t-il pas raisonnable qu’au lieu de répudier sa propre action, le Parlement fédéral décide de laisser sa loi en force jusqu’à ce que, sur un appel provoqué devant les plus haut tribunaux du pays, il ait connu exactement l’étendue de sa juridiction ?Qu’y a-t-il dans cette action qui puisse préjudicier aux droits des Drovinces ?Quand ces droits seront bien définis, et ils devront l’être d’après les termes même de Ja constitution, il sera temps de demander qu’ils soient respectés.Si, comme on le prétend, le Conseil Privé est très disposé à interpréter l’acte fédéral dans un sens tout à fait favorable aux provinces, si sa décision dans l’affaire de Ilodge a la portée qu’on lui prête, cet te portée ne manquera pas de s’accentuer davantage dans le jugement qui sera provoqué, et au lieu d’y perdre nous n aurons qu’à y gagner.11 me semble que les députés qui ont voté la loi de 1883, s’ils ont fait une erreur en exagérant la portée du jugement in rc Russell, ne devaient pas s’exposer à en commettre une seconde en exaggérant dans le sens opposé la portée de la décision in rc Ilodge.Et Quelques amendements seront faits à la loi, cette session, pour rencontrer les vues de quelques députés qui désirent maintenir, en laveurs des conseils locaux, le pouvoir que leur donnait le code municipal de restreindre ou de prohiber la vente des boissons.Vous avez dû remarquer que la tendance du Canadien s’accentue de plus en plus vers la gauche.Jugez par là des dispositions du groupe dont ce journal est l’éclaireur.Tenez pour certain qu’il accepte son échec sur le Pacifique de très mauvaise grâce.Pendant que le Canadien entretient les espérances de M.Blake, les autres cherchent, préparent l’occasion,épient le moment favorable, nourrissent pendant ce temps la défiance dans l’esprit des amis, et dans l'opinion publique ; et.à un moment donné, ils reéditeront la comédie du Pacifique, s'ils trouvent assez de dupes.Toutefois, comme ils ne peuvent compter que sur un coup de main ou une surprise, il y a toujours ce moyen facile de les déjouer, qui est de ne pas les perdre de vue, et de tenir constamment l’attention publique éveillée sur leurs mouvements.Dans ces conditions, je réponds de la paix.Un libéral de notre district me disait l’autre jour.,l M.Blake n’est que médiocrement flatté des cajoleries de certains hommes.Il n’ambitionne pas l'alliance de M.Sénécal et ne désire pas attacher à son pied le lourd boulet que traîne avec tant de peine le parti conservateur.” Et il avait raison.J’en ai toujours voulu à M.Mercier de s’être montré si difficile, je commence à croire que M.Blake fera lui aussi la sourde oreille aux prières que lui adressent tous les jours, du fond du cœur, les vrais amis de la cause conservatrice : “ De la vraie clique, délivrez-nous, M.Blake.” X.Institut CanadiiMi CONFÉRENCE DE Al.LEGENDRE Nous sommes en relard avec l’Institut et M.Legendre, qui ne le méritent ni l’un ni l’autre.L’abondance des matières et des sujets nous a empêché jusqu’ici de rendre justice à la conférence de jeudi soir.Elle réalisait pourtant la dgvisc de l’Institut : utile du!ri.Le conférencier avait à traiter de la î •ace française en Amérique, et plus particulièrement dans l’Amérique du Nord.Il a su nous faire embrasser d’un seul coup d’œil l’histoire de deux siècles.Tous les endroits saillants de nos annales, toutes les grandes luttes, tous les faits héroïques ont été mis en lumière et groupés en un faisceau de gloire.Nous avons vu tour à tour passer devant nos yeux émus Cartier, Champlain, Frontenac et Montcalm, Dollard des Ormeaux et mesdames de Vcrchèrcs, les missionnaires et les martyrs, les fonda- De magnifiques banderolles ornées de courants de verdure descendaient à plis ondoyants du sommet de l'autel; ces banderolles portaient plusieurs inscriptions ainsi que les armoiries de Léon XIII et de la congrégation des Oblats.L honorable M.Rémillard ainsi que M.Sheyn et M.Boutin, maire de St-Sauveur occupaient des sièges d’honneur.MM.Peachy et Vallières, MM.les Drs Dion.Brochu etc étaient au bas-chœur.La messe a été chantée par M.le Grand Vicaire C.K.Légaré, assisté des Rlï.PP.Drouet et .Todoin comme diacre et sous diacre.Le sermon a été donné par le R T.Bournigal 0.M.I.A l’orgue la musique a été poulies membres du chœur un vrai succès : nous les en félicitons bien sincèrement ainsi que l’orchestre et l’organiste.Après la messe les membres de l'Union se sont rendus auprès du R.P.Bournigal qui a répondu avec bonheur à leur adresse.Le R.P.Jodoin, nouveau chapelain de l’Union, a aussi adressé quelques paroles d'encouragement et de félicitation.st-roch.—La procession à St-Roch a suivi le parcours que nous avons indiqué la semaine dernière.Elle était très nombreuse et précédée de la musique de l'Union musicale.M.Latulippe lut l’adresse à M.J E.Martineau, président de l’Union.M.Martineau répondit en termes heureux à cette adresse.La messe a été chantée par M.l’abbé Sexton avec MM.les abbés Déziel et Belleau, comme diacre et sous-diacre.Le sermon a été donné par M.l’abbé V.Charland, du collège de Lévis.Le chœur do St-Roch a chanté la messe de Tapin.Au Gloria il y a eu solos par Mlle Orphéa Giguère et M.P.-A.Lapierrc ainsi qu’à Y Agnus Dei.A l’Epitre M.F.Dorval a chanté Vision de Sainte-Cécile, à l’Elévation Mlle Brindamour a chanté Temple, ouvre-loi de Gounod.M.Joseph Letourneau étudiant en droit, touchait l'orgue et M.J.Turcotte, avocat, dirigeait le chœur.Au bas-chœur on remarquait Son honneur le Maire, l’honorable M.I*.Garncau, le lieutenant colonel Vohl, M.Dorval, chef de la brigade du feu, etc etc.MM.J.Langlois el P.Blouin représentaient l’Union St-Joseph de St-Sauveur, l’Union de Sillery avait pour délégué M.A.Paquet.Après la messe les membres se sont rendus à la sacristie où ils ont présenté une affectueuse adresse à M.le curé Gosselin.Sur le parcours de la procession les rues étaient magnifiquement bien parées.A Lévis et Boauporl la fête nous a-t-on dit a été splendide.A la Basilique le sermon a été don- lüiitoi'i; A N O IjETIÎR R E Londres, 2îJ mars 1884.L’ambassadeur chinois, le marquis de Tseng,a reçu ordre de retourner à Paris.FRANCE Paris.22 mars 1884.Le gouvernement a reçu une pétition des Français de l’ile de la Réunion et de l'Ile Maurice se plaignant de l’état des affaires à Madagascar et demandant que le protectorat français soit étendue à cette ile.Ferry a résolu, paraît-il, de transférer du Tonkin à Madagascar, six mille hommes de troupes.On rapporte que des troubles assez graves ont eu lieu au Sénégal.ALLEMAGNE Berlin, 22 mars 1884.C’est aujourd’hui le 87ème anniversaire de la naissance de l'Empereur Guillaume.Cette fête est célébrée avec beaucoup d'éclat.Bismarck a donné un grand diner diplomatique à l’occasion de l’anniversaire impérial.ITALIE Rome 23 mars 188f.On annonce que le Pape va créer dans le consistoire de demain, deux cardinaux et vingt et un évêques A F R KICK SOUDAN Souakim,22 mars 1884 On est sous l’impression qu’Osman Digna est presque complètement abandonné par ses troupes.ASIE TONKIN Nouvelle victoire française.Les troupes française ont pris la forteresse do.Thainguyen.^ - *.• ETATS-UNIS New-York, 22 mars 188 I.Le World annonce que Grant s’est prononcé pour Logan comme candidat du parti républicain à la présidence.A travers les lUnts-lJni* Le Canadian American «le Minn en palis.Minn.dit que les principaux journaux du Dakota sont rédigés par des Canadiens (Canucks) et que les Canadiens commandent dans tout l’Kiat.M.Wilson, géologue de Chicago, qui étudie en ce moment la formation géologique des régions à charbon anthracite de la Pennsylvanie, près dv Loue Mountain, a reçu Tautre jour la visit»* d’un fermier, nommé Samuel Ileri».venant le prier d’examiner un échantillon de minéral trouvé dans su propriété.C’était de l’émeri.Le géologue accompagnant le culti valeur dans sa ferme, v a reconnu 1 w l’existence d’une veine d’émeri tie 3S pouces.La petite propriété de Samuel Herb est nue et stérile, et il n’y a qu’une huitaine de jours qu’il cherchait à la vendre S3M0.Lue compagnie de Lésion vient de la lui acheter S50 000.Ions les terrains avoisinants ont doublé «h* valeur du jour au lendemain.Mercredi dernier, les Canadiens «le Southbridge, Mass, étaient dans l’allégresse.Ns fêtaient le retour de leur vénéré pasteur, le Hvd.M.Brochu, el s'efforcaient de lui montrer par leur empressement toute la sympathie ei l’estime que son dévouement pour le bien de la paroisse ont fait naître, dans leurs coMirs.Le presbytère et le couvent, avaient été brillamment illuminés pour l’occa sion.On a fait circuler ces jours derniers dans Holyoke, Mass., une petite feuille, sale chiffon, qui a été distribué miilam-ment dans notre ville.Cet ignoble écrit est rempli d’injures grossières à l’adresse du pasteur de notre congrégation canadienne, et.insulte lâchement les Sœurs qui dirigent nos écoles paroissiales.Petites nouvelles ASSOCIATION l)K Vir.II.ANCE DK QI KIIKC.— Une assemblée du comité Central de l’Association de Vigilance de Québic aura lieu demain 2f> courant, â ?.30h p.m.â la Cour du Hécorder ; on espoir qu’il y aura foule que les comités locaux auront des représentants.—Voulez-vous avoir de l’appétit, de l’embonpoint, des couleurs, de la force et do la vigueur, prenez la Kalsparrillo d’A ver. ILE COÜBBIËB DU CA3I4DA r:EHCLis catholique*—Les membres de dont la pointe vint s’enfoncer dans l’œil relie association sont priés de se rappeler que la messe annuelle en l'honneur de Si-Jose| li, aura lieu demain, à 11 à la chapelle de l'Hôpital Genêt al.—Mercredi prochain, 2(î courant, M.Michel donnera une conférence faisant suite a celles qui ont préc/îdé ; réunion a l’heure ordinaire.PEitsoNNKL —MM.Glis Langelior et A.('amer oui plié bagage et battu en retrain».Ils sont arrivés à (Québec et n’en repartiront plus.Us désespèrent.election.— Hier a eu lieu l'élection des officiers de la Congrégation de la Haute-Ville.M.Cyr.Tessier N.H., été élu préfet, et MM.Joseph Idrolel et Dr T.Magloire Turcot, employé au département des terres, ont été élus assistants.assisesciuminelles.- M.Dimbarr\myot i*t.Pelletier continueront d’être les substituts du procureur général aux prochaines assises qui s’ouvriront le 1(1 avril prochain.nmtAiTE.—Hier soir a eu lieu la déluré de la retraite des jeunes gens à la Congrégation de la haute ville.Une foule considérable de jeune gens ont suivi les exercices prêches avec succès et éloquence par le I».I’.Tliro.I lue nouvelle retraite pour les homines commencera dimanche prochain au même endroit.chocks en iM in kl.—t)n annonce que b* 2ü cornant aura lieu a Monlmagny, le procès de» P.Carrier accusé «le meurtre «b* K.Lemieux «le St Magloire.1/avocal de Carrier est M L.P.1 Vllol ier.ÉCHAPPÉ MELLE.-—I/Ky lise Sl-Rooli, duébee l a échappé balle samedi soir.I h des vicaire s'apperçut, vers 11 heures, que des lisons enflammés tombaient jd'une petite ouverture qui >•* non va it au plafond.L’alarme fut iminédiaiement sonné-Les pompier arrivèrent aussitôt.Il n’y u qu’une petite ouverture au plafond.Les dommages sont donc peu considérables.—Les Pilules d’Avor sont absolument végétales, d’un emploi sûr ; elle ne resserront par les intestins, et sont ou tonique admirable.i:ni: maoauheen hèole, a lévis.—Voie* comment s'est passée, vendredi dernier, (•elle allaire chez, nos voisins de l’autre rive.Parmi les hommes employés au creusement de la nouvelle citerne, me St George, il en est un qui, après amir été averti plusieurs fois par le contremaître M irainla, dejie plus bia-qdiéuier, fut enfin congédié, vendredi.A une heure, l’un îles ouvriers, Thomas Kamsay, annonça au contre-maiîie que si Porlin ne travaillait pas, personne ne travaillerait.De suite, on lit avertir monsieur le surveillant des travaux «le la ville.Cc- ui-ci vint ordonner aux hommes de reprendre l’ouvrage ou «le s'oit aller.liamsnv voulut de nouveau intervenir.%• D’une parole à l’autre, ou en vint aux mains.Kamsay saisit M.Marauda à la gorge et la mêlée devint générale.C’est alors que le surveillant do la ville fut heurté par les travailleurs et précipité sur le roc au fond île la citerne d’une hauteur d’à peu près dix-huit pieds.M.Thompson, reçu plusieurs contusions graves.Il a une large incision au front.Samedi matin, on pensait que Ilam-sav irait, imposer ses volontés et un détachement de police était là.Tout a été tranquille.Il y a eu un rassemblement de eu lieux, mais rien autre chose.accident.—Un accident des plus graves est arrivé à M.Frs Courteau de celte ville, dit le Messager de Nicole!, qui travaillait au chantier de M.Francis Mc-Callrey, dans la paroisse de St-Valers de llulstrodo.Vendredi, 1 i courant, M.Coin eau voulut aider un doses asso ciés a abattre un arbre et il dit à son ami u’il finirait de couper l'ai lire seu| et qi 1 aurait le temps de parer la chute gauche de son jeune ami, en transperçant l’orbitre.•# M.le Dr Boulet fut mandé immédiatement.I/odl gauche est absolument perdu.IM LIJ LES IIO L LO WA Y.— Débilité h érédi 1(1 i -re.—Les consti tu tu lions altérées qu'on néglige de soigner, se développent souvent au moment de la croissance et causent plusieurs maladies opiniâtres.On prévient de telles conséquences au moyen de ces purifiantes Pilules qu'on peut prendre en toute assurance, des' puis les premiers svmhunes des déiaii-pcments de la santé jusqu’à son complet rétablissement.Des instructions imprimées (qui entourent chaque boîte) sont les meilleure et les plus simples guides, pour les patients, à la recherche d’un remède à leurs maladies, récentes or cliro niques, et celte médecine convient admirablement pour améliorer la digestion et aider l’assimilation, al i n de renouveler la santé de ceux qui sont naturellement délicats et de restaurer les force de ceux qui sont prématurément attaqués.SPIROMETRE tiennent de la magie.Il est parfaitement inoflensif dans tous les’cas, et agréable à prendra.Il est ordonné par un des anciens et des meilleurs médecins du soxe féminin aux Etats-Unis.En vente partout à 25 cents la bouteille.Québec, O janvier 1884—1 an.Q Y) J £ W FABRIQUANTS DIS PAPIER À LA PA PliTËPilE "l! LORETTE FAHIÏIQUENT le feutre pour toiture, lambrisago et pour mettre sous les tapis.Aussi boites à allumettes en papier, cartes, tapisseries et papiers à envelopper et à imprimer A la Papeterie du Pont Rouge On ta brique les cartous en bots, pour boîtes, carton d-.paille, et pulpe «le bols.Plusieurs médecins et chirurgiens des armées française et anglaise se sont asso niés avec M.Souviclle, de Paris, ux-ai de rhiriigien de l’armée française, pour l'assister dans son in-ditut si bien connu pour le traitement des maladies de la gorge «*t dos poumons.Pendant une visite, dernièrement, en France, h* docteur a été visité par un nombre d'éminents professeurs des principales facultés d'Europe, désirant essayer son traitement spiromêtrial pour les maladies chroniques connues sous lt*s nom de catarrhale, bronchite, asthme, [joui* les maladies de la gorge «*i dos poumons, et ils sont convaincus qu'avec h* traitement par le spiromètre cos terribles maladies ne sont plus à craindre » t pas même la consomption, à moins que la maladie ne soit dans les dernières phases.I Ses nombreux essais à Prague, à Paris t *• fiti.VKrx ii'Avcu est une excellente pr«-paration pour les cheveux, d’en parle pn expérience.Elle développe une nouvelle er»>i*«:inee de cheveux doux et s«*yeux.1.Vion ri: est aussi un remède stir pour la teigne.” M.Angus Faikraiiin, le chef «le la et Ichre ** i’ainille Falrbairii,” Vocalistcs Eei.» -ai*, écrit «le Itoston.Mats,, 6 Février, 1*80.••Depuis que me?cheveux ont commencé a grisonner je me sers «le la Vic.crrit du* ‘ ni.vuux D’Avm, j’ai ainsi pu conserver une apparence de jeunesse —une chose véritablement très importante pour tous ceux qui sont obligés de paraître en public.’’ Mur.O.A.Pnr.sçOTT, écrivant de El ni < tiret.Xo.'J*, Charlestown, Mats,, il Avril ! «lit : “Il v a deux ans environ je perdis la moitié tic ma chevelure.Elle s’éclaircis->air avec une rapidité prodigieuse.E’usage •le la Vioekcr arrêta la chute, activa une nouvelle croissance, et nu bout d’un mois ma tète entière était couverte de cheveux naissants mais vigoureux qui, continuant a l".u-cr, devinrent aussi longs cf aussi t pai» qu’nvur.t la chute, .remployai seulement un li.mon de la Vn;ri.n:,mais h présent je m’ou »«*r» «le tcinp* en tempo comme article d«» toilette.” N mi» avons «les centaines de semblables at-i,*-!:itioiis sur l'eflicacité de la Viorrt'R des • itr.vrrx d’Ayer.Une simple épreuve eon-'•;» le?plus incrédules.I nÉDAKl i: PAR ür.J.C.Ayer&Co.,Lowell, Mass.Vendue par tous les Drogui-t* -.Guide des Voyageurs Télégraphe il’alarme île l|Mél>e«» ,1 rue Ste Ursule, station centrait).*2 Ste Anno ot Auteuil.3 Grisons et Ste Geneviève.4 Ualdimand et St Louis.5 Jardina et Sto Anne.6 Buade et Fort.7 S.Euatache et S.Georges S Sto Famille et Hébert.9 Séminaire de Québec.10 Sto Julioet d’Artigny 12 S.Jean et Collins.13 Palais et Mac-Mahon* 14 S.Jean et S.Stanislas.15 Chantier Dinning, (Champlain).IG Epicerie Taylor.17 rue Champlain, 474.IS S.Jean et Sutherland.19 Déligny et S.Olivier.21 Maison Giblin (Champlain).23 rue Champlain, 103.24 Dalhousie et Arthur.25 Côte de la Montagne, au bas.26 Saul tau-Ma telot et S.Jacques 27 Côte Dambourges et S.Paul.2S S.François et la Chapelle.31 Lemesurier, rue S.Paul.32 Marché S.Paul, station.34 Prairie et S.Dominique.35 Fossés et Pont.36 S.Yalier et la Chapelle.37 L’Eglise et S.Joseph.41 Dorchester et N.D.des Anges.42 S.Yalier et Belleau.43 Colomb et Nelson.45 S.Anselme et S.Joseph.46 Caron et la Reine.47 Reine et Couronne.48 Arago et Turgeon.51 Reine et Pont.52 S.Dominique et S.François.53 Dorchester et Ryland.54 Artillerie et Ste Julie.56 S.Augustin et S.Patrice.57 S.Patrice et Berthelot.61 Artigny et S.Amable.62 rue S.Amable, Bon Pasteur.63 Grande Allée, Ste Brigitte.64 S.Jean et Salaberry.65 Ste Claire et Richelieu.67 S.Jean et Ste Geneviève.71 Robitaille et La tourelle.72 S.Augustin et S.Georges.73 Parlement.MANUFACTURE —DE— STATUES RELIGIEUSES, O.B.LANCTOT, 268, Rue Notre-Dame, Montréal, P.Q.p EN VENTE CALENDRIER •:o:— Nous avons le plaisir (l’annoncer à nos nombreuses pratiques, que nous venons de recevoir un très grand et magnifique choix de statues de toutes sortes : LIGNE ALUM.Sous contrat avec U gouvernement du Canada el de Terre neuve pour le transport des Malles CANADIENNES ET DES ETATS-UNIS.• ^.* 7J ” O çz n 5 *2 K P P ».* ¦> K Ui —: w'Z g es 2 — 3 6 1® rt r-*“ o > *** S * w > —• zr.z/i zn -H li* H • , *—* -ri s.• ~ H > x Z3 x • "§ H m S » v.gs < Z/2 ARRANGEMENT iïlll VER ^ w - - ^9 w H — • c* V2> K Th -ee Ci Ui —:o:— OUTRE cette importation, nous nous chargerons aussi de faire wnir tout autre statue qui puisse être désirée, en terre cuite pour extérieur, et «le tout autre matériel.En dehors, nous fabriquons aussi grand nombre «le statues île loules grau leurs C:pt.Mutin: L.i '•me lu plus courte sur mer entre l Amni pu et 1 Europe, :j traversée s’eiftïi ti iiit e?« cinq jours seulement «fut» (.ontiu*.à l’amie.PUBLIÉ PAIt LÉO UH B ROUSSEAU, Indiquant la date de la solennité des Quakakante Heures en chaque paroisse, et approuvé par l’Jîvéque de Rimouski.S’adresser pour la vente en gros, ;i Québec, chez l’éditeur, 0, rue Ruade (fâ'En dépôt chez ta plupart d?marchands de la Province Avis important ! Bonne Nouvelle ! AUX H ESSIEU ItS DU CLEIUIE, AUX lin,' HUN A UTES RELIGIEUSES.LE soussigné a l'honneur «PL.former i«*s ' .M du Clergé, MM.le* directeurs de Séminaires et «le Collèges, «*t ses nombreuses pratiques »mi généra!, qu’il vient «le faire publier, smis i.i surveillance do Sa Grandeur Mgr F.vrchevéqui* «le Québec, un • nouvelle édition complète «I « r A R O I S S I E N N O T È Celte edition contient toutes les nouvelles b*» v d«?s Saints qui n'élaienl pus encore inséré, > dans l'ancienne édition, et qui ne se trouve»;' pas non plus dans le Graduel ni dims n* Vespéral.Cette nouvelle édition esl parfaite sons tous les rapports, soit pour la «{uuli'6 du papo-r.i.« beauté «le l’impression «*t la solidité de ia r.fini.Je recevrai iont«»s commandes que l'on v u.1.1 bien me faire mainl**nani, pour être expédi«-0 488453
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