Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 23 avril 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1884-04-23, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
28cm e Année JSo %68-IMition quotidieime-7cme Annee Mercredi 23 Avril 1884 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.J’E CROÎS.rKSi'éliK F.T -VA'^ THOMAS GH A PAIS, Réducteur cm Chef.LEGER BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire.FRANCE Paris, 24 mars.Permet lez-moi de commencer par une rectification.L’interruption hebdomadaire du samedi m a lait confondre la seance de ce jour avec celle de la veille au Palais-liourbon.Or, si le vendredi, la Chambre avait écarter les amendements de M.Roche, samedi elle en admettait un qui est la ruine des fabriques en ce sens qu il dégage les communes do toute participation aux frais du culte, de toute réparation demandée par les églises, excepté quand ces églises seront des immeubles communaux.M.Roche n’admet de subsides que pour le logement du curé quand il n’y aura pas de presbytère.Après cela, que la caisse de la fabrique soit à sec, que les vicaires n’aient ni le vivre ni le couvert, que l’église manque de chantres, de bedeau ou de sacristain, cela est égal à M.Roche.On cron que le Sénat refusera d’a ' .ir cet amendement radical.Mais nous ne croyons pas, nous, à la fermeté du Sénat ; cette fermeté-là dépendra de l’attitude du gouvernement.Si le gouvernement reste neutre entre le Palais-Bourbon et le Luxembourg, nos P.P.Conscrits n’oseront jamais résister à M.Roche appuyé par la majorité des députés.La journée d'hier a été mauvaise pour les républicains.11 y avait ; élection à Castres ; le candidat con- ! servateur, M.Abrial, a triomphé à ! une très-forte majorité, ce dont les1 journaux républicains sont tellement mortiliés qu'ils enregistrent le résultat sans commentaires.M.Abrial remplace un républicain décédé, M.Thomas ; de sorte que la victoire constitue pour l’opposition conservatrice un gain sérieux.Depuis quelque temps, les républicains ont du malheur dans leurs campagnes électorales.Ils subissent des défaites significatives et, comme la crise des affaires et l’inquiétude des esprits augmentent partout, ils ont le droit de redouter, pour les prochaines élections générales, une déroute eu 4 complète.11 faut du reste que les Jérômistes et leur chef sentent craquer la République, car ils multiplient, pour se faire prendre au sérieux, les preuves innocentes de “ leur agitation ” légale.Ils ont tenu hier au Tivoli \ Vaux-Hall une réunion baroque où M.Pascal a célébré le prince Plon-Plon comme un véritable émancipateur désireux d’aliranchir le peuple enrévisant la Constitution.Cet ci-fort d’éloquence n’a pas produit d’effet appréciable, car la réunion étant libre, un ou deux orateurs radicaux ont pris la parole pour contester l’excellence de la politique émancipatrice de M.Pascal et de son prince.Mais, sous la couleur de révisionnistes, les assistants étaient, à proprement parler, c’est-à-dire en majorité, des Jérômistes, les orateurs républicains ont été hués, sillies et réduits au silence.Après eux, M.Lenglé a pris la parole au nom de son prince, toujours pour défendre la vraie tra- dition napoléonienne et pour affirmer qu’un bonapartiste sincère exècre la royauté autant que le républicain le plus radical.Ce trait était sans doute pour répondre à M.de Uassagnac qui, pour M.Lenglé, est le chef des bonapartistes elegants, c’est-à-dire un faux bonapartiste.Mais là-dessus M.Lenglé n’aura point le dernier mot, et je prévois pour lui, pour ses amis, pour son prince, un prochain article du Pays t qui, ce soir ou demain, amusera probablement Paris et la province aux dépens de la “ poignée jérômiste.Les journaux ont récemment parlé du général Tkibaudin à qui le gouvernement, disait-on, devait confier le commandement d’une division.sœurs »( n n Alsace et Lorraine, ces deux tant aimées ! .“ Au temps de la Terreur, un féroce conventionnel disait à un paysan vendéen : 4i .Te détruirai vos clochers pour que vous ne voyiez plus rien qui vous rappelle vos vieilles superstitions.” ** Eh ! lui répliqua le brave homme vous ne pourrez pas nous enlever nos étoiles, et on les voit de plus oui.• La guerre étrangère et la guerre civile la plus cruelle n’ont pas ménagé nos clochers, et jamais, jamais nous n’oublierons le deuil quelles ont mis à nos foyers.Cependant, elles n’ont pu nous enlever l’image • • ».des siècles où sont nos gloires,l’amour Mais, pour une raison ou pour une ! du sol où sont nos4 tombes, ni nos autre, le général Campenon, qui le j étoiles, rayons de Dieu, vaut d’ailleurs sous bien des rapports, j “ Au fond du Nord, il est un phé-ne lui a pas encore pardonné les i nomème qu’on ne peut voir sans ad-tours joués par lui à M.Jules Kerry, miration, bien qu’il se renouvelle Une note officieuse rrier lillêrnin* XA VIEU MAKMIKli [Suite et /in).livres de l’écrivain pour surprendre s’éloigner.Mais patience! Un li sous sa plume l'expression d'un pa- ! reverra dans toute, sa splendeur, ce triotisme toujours en haleine, lors- immortel soleil que nul océan n peut éteindre, que nulle nuit ne peut voiler.” qu'il s’agit des traditions françaises ?La Louisiane, le Canada, ont été séparés de la métropole depuis plus d’un siècle, et c’est d'hier que le ter- ! Puissiez-vous être entendu, puisse ritoire de la mère-patrie a été vio- le crépuscule épais à travers lequel lemment diminué par l’épée jalouse nous essayons vainement de nous rede l’Allemagne.Cette mutilation’joindre, de nous unir pour le bien du sol national devait trouver dans d'un grand peuple, être suivi d'une l'Ame du Français un écho doulou- prompte aurore !• Nous sentons le roux, elle devait lui arracher une froid qui gagne ; reviennent la lu-plainte amère, mais non découragée.| mière, le soleil, les grandes rencon- ?Toute usurpation dure son dit, voyageur, romancier, Français, aps, mais elle n’est que l’interrc- est-ce que tous ces titres ne l’auraient La Louisiane ! quelles mains européennes la pourraient ressaisir • La Lorraine ! qui donc oserait prétendre qu’elle soit perdue pour la France temps gne du droit.44 Si lamentables que soient nos calamités, écrivait M.Marinier au lendemain de la guerre franco-allemande, nous ne devons pas dire dans un morne désespoir : Heureux ceux qui sont morts ! mais heureux ceux qui vivent encore pour s’eutr’aider dans leurs souffrances, pour donner les salutaires exemples du courage civique, pour contribuer, selon leurs forces, à réparer les désastres de la patrie, pour conserver l’espoir de l’avenir, en tournant les regards vers ces deux rameaux du vieux chêne gaulois, vers ces deux grandes provinces de la France monarchique : 1res à ciel ouvert, les luttes fortifiantes et glorieuses ! N’avons-nous pas épuisé le cycle de la vie de l’écrivain ?Poète, uni- que j pas satisfait ?Non.Il y veut ajou-* ter celui d'éducateur, et d’éducateur chrétien.Nous l’avons vu 44 s’obstiner au roman vertueux " lorsqu'il y avait péril pour sa renommée littéraire à demeurer invariablement le défenseur de la vertu.La vertu est une cliente embarrassante.Nous voyons tous les jours les avocats présenter au juge de grands criminels qu’ils drapent dans le manteau de la vertu ; mais le juge, ni les témoins, ni la foule, ni personne n’est dupe du talent de l’avocat.On admire l’art qu’il apporte à draper la faute à l’aide du blanc vêtement de l’innocence ; on lui sait gré de corriger l’attitude, le regard, la démarche du vice, au point de donner pour un instant à ceux qui l’écoutent l’illusion de la vertu, et on absout le vice.Supposez maintenant que la vertu sans tache eût été réellement la cliente de l’avocat, on se lût dispensé de l’écouter et à coup sûr on n’eût pas regardé longtemps cette vierge sévère assise près de lui, semblable au reproche vivant des défaillances de tous.Eh bien ! M.Marinier s’étant fait l’avocat de la vierge impeccable, a mis dans ses discours tant de charme, que les applaudissements l’ont récompensé de son audace heureuse.Après les applaudissements, lui sont venus les honneurs.En possession de cette gloire dans lequel tant d'autres s’endorment voluptueusement, que pensez-vous qu’il fit?11 chercha du regard ces étoiles qu’il avait si justement appelées les rayons de Dieu, et il lui sembla que les âmes d'enfant sont les véritables étoiles des patries.On lui raconta que Dieu n’était plus qu’un proscrit, que l’école allait être dépouillée de tout emblème sacré, que l’enseignement serait sans loyauté, et l’Ame de l’enfant sans croyance.Le chrétien se révolta, et choisissant au hasard dans ses livres les pages où respire la foi de l'écrivain catholique, il mit entre les mains des enfants de son pays ces petits livres : Trois jours (le lu vie d'une reine, les Etats- Unis et te Canada, les llécits américains et les Impressions et souvenirs d'un voyageur chrétien.Chacun de ces livres est signé : Xa vier Mar ni icr de /’ Aeadém ie franca ise, et tous sont inscrits sur les catalogues de la Bibliothèque des familles et des maisons d'éducation.C’est au prix de quelques centimes qu'on les peut acquérir.Pouvions-nous taire cet effort, cet ! exemple ?Les académiciens oublient quelquefois l’enfance.Le haut enseignement.passe encore ! Mais, descendre à l’école primaire, n'exigez pas de moi ce sacrilice ! Qui donc parle ainsi ?.Te ne veux nommer personne, mais ce que j’allirme, c’est que M.Marinier tient un langage tout différent.Sans préoccupation de gloire humaine, il effeuilla ses grandes œuvres, les réduit, les fait accessibles pour les humbles et combat sans relâche la secte impie qui gangrène l'école afin de mieux perdre la patrie.M.Marinier s'est souvenu du chevalier de Fougères dont il a raconté l’arrivée à l’Ile-de-France.Débarqué sur le rivage, l’officier français y planta un drapeau et une croix.Sur la croix étaient gravés ces mots : Jubet hic Gallia stare erucem C'est la devise que l’écrivain s’est, choisie, et parses livres destinés à l’enlance, l'éducateur chrétien inscrit à son tour sur le seuil de l’école et df la mansarde où vit son public préféré la parole vengeresse : Jubet hie Cat fia s tare crurent Tir.ru.J'n ri bole Sous ce titre M.J.Cornély écrit dans le Matin, de Paris, un article qui mérite d’etre médité un peu partout : .se sont contentés de cent litres de vin par tête.Et la même statistique a établi que, en 1881, la consommation individuelle a été de 227 litres.Il en résulte que, pendant les trois dernières années, les dépenses inuti- Il y a dans un des sous-sols parle- les'®n ™l.seulement, se sont élevées mentnires, où des groupes de législa- a ’ 1111 lons environ- tours, appelés commission, gâchent Ajoutez-y le petit verre, l’absintln* du beau papier blanc, quarante qua- b* mêlé-cassis, les bocks, les heures tre bonshommes bien empêtrés à gaspillées a pousser des billes, la l’heure qu’il est., valeur du travail qu’elles représen- Ces quarante-quatre bonshommes tent, bombances du lundi chez les Étudient lesTcanscs de la crise éco- ! mastroquets ; triplez hardiment la nomique, et font défiler devant eux des délégués des différents corps de métier.Ces délégués offrent ceci de parti somme énorme citée plus liant et vous serez dans le vrai.lit je laisse de côté le café-concert, les bastringues, toutes ces écoles laï- culier qu’ils ne sont guère varies dans ffues démoralisation, leurs dépositions qui, toutes, pour- Certes, je ne dis pas (pie tous les raient sc résumer en cette phrase fort ouvriers parisiens sont des pochards; simple: Cela ne va pas.mais, documents en mains, j’établis Or, l’autre jour, un membre eut qu'il y a parmi eux des nuées de no-l’idée de demander à un ouvrier de cours.dresser le budget des dépenses d’une famille.L’ouvrier apporta le budget demandé.Rien n’était oublié.Rien, ni les remèdes chez le pharmacien, ni le ressemelage des souliers.A la lin de eu.budget, figurait cette mention,—je jure que je n’invente rien : *4 Café-concert, théâtre et distractions, 200 fr.” , .A Al oc timidité, le membre en ques- ivX;l.,,.ration tIes s;l]ah4s, qni lnis .on demanda a I ouvrier si ce ehapi- sur ,= llanc notre industrie tre ne pouvait pas etrerediut.et.1 Et voilà l’une des choses de la obtint cette réponse : crise actuelle.Je la soumets avec —Faudrait-il pas que nous vivions humilité aux méditations des qua 11 y a à Paris un cabaret sur 8S habitants,femmes et enfants compris Dans la Seine-Inférieure, il y en a un sur 75 habitants.Un sur 70 dans le Rhône et la Somme, un sur 5*1 dans le Pas-de-Calais, un sur 52 dans le Nord.La province, on le voit, ne se laisse pas distancer dans ce culte de la paresse et de l'ivrognerie.Dépensant davantage au cabaret, l'ouvrier veut gagner plus.Et ainsi rante-quatre législateurs du Palais-Bourbon.Or, pourquoi l’ouvrier a-t-il pris l’habitude du cabaret ?Parce qu’il a perdu l’amour de la famille.Et pourquoi a-t-il perdu l’amour de la —Je suis très content, me dit-il, je famille ?Parce qu'il a tourné le dos suis chez un mécanicien de la rue à la Religion.comme des ours V Le membre n’insista pas.11 y a trois jours, je rencontre un garçon que j’ai connu jadis en api prentissage.Il est marié aujourd'hui 1 et a deux enfants.Oberkampf.Je gagne douze francs par jour et il n'y a pas de chômage pour moi.—C’est superbe.Cela te fait plus 11 ne va plus à l’Eglise.Mais il va au cabaret.J1 insulte les curés, mais il respecte les marchands de vins.Ses autels sont les comptoirs de trois cents francs par mois.Tu de zinc et dans les burettes de son dois avoir un magot à la caisse d'é- culte immonde verdit l’absinthe, pargne.La République, d’ailleurs, préfère —Non, répondit-il.Les semaines cette religion nouvelle, et les tenue sont pas de six jours.11 y a le dresses que les gouvernements régu-lundi.Ma femme aime le spectacle liers ont pour le clergé, elle les a et nous arrivons tout juste à joindre déversées sur les cabaretiers.les deux bouts.L’école laïque et le cabaret, voilà Alors, je me suis mis à calculer, ses deux bases, ses deux laboratoires grosso modo, ce que le cabaret, le ca- ses deux temples.L’école verse dans fé-concert, le restaurant, les parties le cabaret l’électeur préparé selon la linos, le billard, l'absinthe et les tournées de vin blanc, toutes choses inutiles d’abord et nuisibles ensuite, absorbent dans le budget général des ouvriers de la ville de Paris.Et je suis arrivé à ce résultat In- formulé Compayré.Le cabaret l’imbibe, le pénètre, le grise d’alcool et de démocratie, et les Chambres républicaines sortent toutes années de cet accouplement monstrueux dos deux fonctionnaires : l’homme qui zarre de me démontrer à moi-même atrophie l’Ame de lVnfant et l’homme que si, depuis vingt ans, les ouvriers qui atrophie le cerveau de l’adulte, parisiens avaient mis decuté.chacun I Chaque époque a sa formule, dans son coin, l’argent dépensé inu- Nos pères ont crié : Dieu et le roi.Moment chez le mastroquet, laques- Et c’est en poussant ce suberbe cri tion des logements et des locations ne préoccuperait ni les locataires, ni le conseil municipal, et qu’avec ce qu’ils ont bu de frop, les travailleurs parisiens seraient tous propriétaires et logés pour rien.Une statistique récente a établi que, pendant trente ans, les Parisiens que la patrie a étendu sur l’Europe sa domination morale.Puis un temps est venu où la France a dansé devant le veau d’or au commandement célèbre de : Enrichissez-vous ! Aujourd’hui, le veau d’or est mort.Les vaches maigres l’ont remplacé l'Yuilleton du COURRIER DU CANADA 23 Avril 1884—No 20 LE DRAME LKS I montre.et cette bague aussi.Quant de plus pour que je l’oblige à à mon coffre-fort.Comment l’ouvrir?livrer.me Oh ! c’est de la magie ! J'ai oublié le mot, mes amis, j’ai oublié le mot ! \ Il y eu un moment do silence.Enchantés de se partager les dépouilles de leur victime, riches déjà en outre, de ce qu’ils avaient gagné aux cartes à Philibert, Blouque et Rinçonnet, en coquins subalternes i qu’ils étaient, se trouvaient satisfaits j de leurs prises et étaient disposés à ne pas pousser plus loin une aven! turc qui pouvait finir par mal tourner pour eux.Ils se consultèrent du regard et, i prenant à part Gofiin : la ché, se disait-il comme sur des roulettes! rage II commença à interroger M.La- —Restons-en là, c’est plus prudent, lui dirent-ils tout bas.Nous avons de quoi Tigoler pendant un bon mois, et nous n’obtiendrons pas davantage.Ce brave monsieur est comme fou.L’émoi ion lui a porté au cerveau.Laissons-le là, et liions (&UITK) —Et ça, est-ce un rêve ?dit Gofiin en appuyant son arme sur le cou de M.Lavernède pour l’égorger.M.Lavernède ne fit aucun geste?aucun mouvement pour se soustraire au péril.On eût dit qu'il n’eu avait plus conscience.—Désolé ! continua-t-il en mots_________________ entrecoupés.véritablement désolé, en douceur, mes anus.Yous êtes dans la peine.; V°US voulez m’emprunter de l’argent —Vous ôtes dupes de cotte corné-h .je ne demande pas mieux, die, vous ! répliqua Gofiin avec une combien vous faut-il ?Prenez d’a- fureur contenue.Ne voyez-vous "K?**::- .donc pas que cet homme fait sem- îi n distribua une douzaine de blant de nous traiter en amis et con-piecos d oi a Blouque et a Rinçonnet trefait le fou pour ne pas avoir à qui s en empaierent avidement.prononcer le mot magique qui per- 0 TJ?,?.*110 c^° In°iRre, c’est-il met d’ouvrir sa caisse ?C’est là une nas.‘ luterrOffea l’un d’eux.preuve que la majeure partie de sa 1 T W1* m(*,s ^m,s» oui.acceptez- fortune est dans cette caisse, en va* ‘t vous la donne.Ainsi que la leurs an porteur, et c’est une raison Gofiin était en proie à une __o.sourde, d’autant plus dévorante.vernèdo.quelle se sentait impuissante.' Tour à tour insidieux et menaçant, Plusieurs fois il avait menacé de il essaya de lui faire comprendre qui» mort M.Lavernède.Mais quelle la résistance était inutile et qu’il maladresse insigne c’eût été de le fallait obéir.tuer, avant de lui avoir arraché son 11 repoussa brutalement les sugges-secret.tions de ses complices, qui, entendant D’un autre côté, le temps s'écou- M.Lavernède déclarer qu’on trouve-lait.rait chez lui des bijoux dans des Il devenait difficile d'arriver à coupes de marbre, sur telle et telle Paris avant minuit pour s’introduire cheminée, ne souhaitaient quode s’en dans l'appartement du rentier.aller pour faire main basse sur ces 1 objets précieux, sans s’inquiéter du Eveiller et faire lever les portiers,.reste, opérer au milieu de la nuit, cela —Des bijoux! s’écria-t-il d’un air offrait des inconvénients et ôtait de de mépris.Allons donc !.C’est sa la vraisemblance à une prétendue fortune qu'il me faut ! mission de confiance ?j Puis, frappé d’une abominable ins- Faudrait-il donc attendre au ma- ration:’ lin?j —Ya chercher le jeune homme, Et cette voiture enrayée dans un ordonna-t-il à Rinçonnet.M.Lavernède laissa échapper un geste d'épouvante.—Ah ! tu t’es trahi ! reprit l’infàme Gofiin avec une joie sauvage.Tu as fossé, que devenait-elle ?La route, il est vrai, était peu fréquentée, surtout à ces heures-là, et, les rares passants, s’il s’en présentait, se préoccuperaient bien plus de peur.et tu n’es pas plus fou que regagner leurs logis au plus vite que moi.Nous allons te rendre tout à fait de" cette voiture abandonnée que la raison et te rafraîchir la mémoire, peut-être ils n’apercevraient, pas Le rentier s’efforça de rester calme, même dans l'obscurité.| —Attendez ! dit-il.Le premier mot Cependant toutes ces circonstan- que j’ai choisi pour être inscrit sur ces réunies contraignaient Gofiin à se ma serrure avant de pouvoir l’ouvrir hâter.Ces regards imprévus le fai- est patrie.Oui, c’est bien cela,patrie.saieni bouillir d'impatience, d’autant J’ai employé ee mot.pendant trois mieux que tout, d’abord, avait mar- mois.Puis j’ai pris France.—Et aujourd’hui ?—J’ai changé de mot hier seulement.Mille affaires sont survenues, mille préoccupation», et.je ne me souviens plus.—Amène le jeune homme, répéta Gofiin.Puis il ajouta : —Vous vous moquez de nous, mon cher Monsieur.C’est datigerex, dans la situation où vous êtes.Regardez autour de vous.11 n'y a pas d'instruments de torture pour forcer les gens à livrer leur or.C’est inutile.Je me contenterai de serrer la cravate de votre Jils, et vous serez libre de ne pas le laisser étrangler tout à fait en me révélant le mot qui ouvre votre coffre-fort.M.Lavernède devint livide.11 balbutia quelques paroles.—Assez ! s'écria Gofiin d’un Ion impérieux.Votre fortune ou la vie de votre fils.Choisissez ! • Rinçonnet s’était éloigné.Il revint.• U?—Le jeune homme a disparu, dit-il.Votre ami s’était endormi.11 va du reste vous expliquer lui-même.Une furieuse imprécation de Gofiin interrompit cette confidence.M.Lavernède ne l’avait pas entendue très distinctement, mais l’accès de colère do Gofiin la lui fit deviner tout entière.*—Sauvé, pensa-t-il.Julien est sauvé ! Oh 1 je ne crains plus rien maintenant.ma fortune ne tombera pas dans les mains de ces bandits.Philibert Rambaud parut, tout chancelant encore de sommeil et d’une ivresse mal dissipée.Gofiin s'élança sur lui et le secoua rudement.—Est-ce que c’est vrai ! commença-t-il.* 11 le lâcha presque aussitôt sans entamer une explication qu'il jugea préférable d'ajourner.—Ton fils s’est enfui.Tu vas payer pour lui, dit-il en se précipitant sur M.Lavernède.11 allait le poignarder, mais Philibert lui arrêta le bras, en lui disant d’une voix pâteuse : —Finis donc.ne lui fais pas de mal.Tu m’avais affirmé qu’il ne s'agissait que d’un remboursement.Rinçonnet et Blouque s'interposèrent aussi.Plus que jamais ils revenaient à leur idée de s’enfuir avec leur butin, car le jeune homme qui s’était échappé avait pu donner l’éveil, et il était urgent de déguerpir au plus vite.Tuer M.Lavernède.Pourquoi ?C’était maintenant de luxe, et un luxe qu'il faudrait peut-être payer cher.Tout cela fut murmuré eu mots rapides.Le misérable n’écouta rien.»Sa rage no connaissait plus de bornes, elle s’augmentait; de toutes ses espérances déçues.(A suivre) 4 LE COURRIER DU CANADA >-k.sur son piédestal.Mais le branle infernal continue autour d’elles aux ¦ •ris de : Saoulez-vous, mes amis ! La France est en ribote.Et, dans son ivresse, elle se vautre, en les déchirant avec ses pieds, sur les pages splendides de cette histoire magnifique de son passé, histoire si l'Electeur s’est fait depuis quelque temps le prédicateur ollicieux { Il y a dans l’écrit publié par notre confrère trois attaques distinctes à ia hauteur de la tâche qui lui ! incombait, et malgré certains tirail- F o lements.il a trouvé dans les deux Chambres l’appui dont il avait besoin l’une contre les "révérends pères Jéj pour mener à bon terme les impor-suites, l'autre contre M?r Taché, la tantes mesures qu’il leur proposait.troisième, masquée de réticences et Voici comment notre confrère de helFe, si1 grande, que les hommes ! eniortil]éo de péiiphrases, contre Son J l'Etendard apprécie la politique de prétendaient quVlle l’avait écrite1 gxce]ienCt, ]e Commissaire Aposto-j chemins de fer du cabinet fédéral, et ’ ’ J " liqjic.Les révérends pères Jésuites! les incidents qui ont marqué les ne seront pas surpris des attaques | di lièrent es phases de son adoption : nui leur viennent des quartiers de .d J rl , ,,L , ., , , ; Les deux seules mesures importantes 1 Electeur.Ils en ont 1 habitude, et i (je j;l sessi0n ont été le prêt au Pacifique i nous ne doutons pas qu’ils se tien-! de £22,500,000.et l'octroi d’une dizaine sous la dictée de Dieu.J.Corn km SOMMAIRE France.Courrier liittrairc*.Kn niante.I"jii xi.i kto.v.— Un drame »lc>i Champs 1' v* I n scandale.Li session fédérale.Correspon Jance tl’( tntario.Bazar St Jean-Bapliste.Iléstimé des dépêches.Petites nouvelles ANNONCES NOUVELLES lu Cour de Circuit.—Louis Napoléon Servais Traversa «lu Grand Tronc.La compagnie «le navigation à vapeur St-Laurent.—A.Gabaury.Soumissions.—C.1.L.Lafrance.Au Don marché, maison Aristide Bom .;rit A louer.—Chs Cinq-Mars Institutrice demandée.Grande vente de marchandises.—Behan Bros.Sociét»* de Construction Permanente de Québec.—K.Gourdeau.C.B.Lanctôt, Montréal, déménagement.—J.C.Patei >or.CANADA QUEBEC 23 AVRIL 18S4 lu scandale L Electeur de lundi publiait ce qui suit, sous le titre Actualités : On nous écrit de Montréal: •• Nous savez, que Mgr 'fâché a passé une grande partie de l'hiver à Montréal.Ses intimes disaient qu’il était venu pour former une colonie canadienne-lïaneaise pour le Nord-Ouest.11 est constaté que •*e n'était qu'un leurre.Vous savez sans doute qu’en arrivant à Montréal, Mgr Smeulders émit allé loger chez les Pères Oblats.Son but avoué était de se mettre ainsi sur un terrain neutre.Mais les .Jésuites voyant cela, ont fait venir Mgr 'fâché, sachant qu'il irait loger chez les Oblats et pourrait ainsi être en rapport constant avec le Commissaire \postolique.u C’est ce qui est arrivé : Mgr fâché a passé plus de deux mois avec Mgr Smoulders.L'hostilité de Mgr 'lâché pour l'Université et le Séminaire de Québec étant connue, il est facile de comprendre qu'il n'a pas du leur faire de bien auprès du Commissaire Apostolique.Aussi existe-t-il une grande irritation contre l’évêque de St-Bonifacc dans les cercles favorables à fl niver-sité-Laval.“ Ces faits que je viens de vous indiquer expliqueraient, parait-il, la lenteur de Mgr Smeulders à se prononcer sur les difficultés pendantes, et la décision de l’Université-Laval de fermer ses ••ours à l'automne.Il est très regrettable de voir ainsi nn prélat étranger intervenir dans nos aH‘aires exclusivement provinciales.Cet écrit de Montréal, fabriqué à Québec, est un scandale que notre devoir de journaliste catholique nous impose l’obligation de stigmatiser.Ecartons le voile des précautions oratoires, et des euphémismes forcés.En bon français, voici la pensée claire de l’écrivain de Y Electeur : Les Jésuites de Montréal ont monté une intrigue pour faire influencer Son Excellence le Commissaire apostolique par Mgr Taché ; Mgr Taché s’est prêté â l’intrigue et a consenti à cabaler Mgr Smeulders : Son Excellence s’est laissé cabaler, et en est venu â partager, dans une certaine mesure, l’hostilité de Mgr Taché pour l'Université et le Séminaire de Québec ; enfin, résultat de P intrigue, le Commissaire du Saint-Siège est trop lent â se prononcer sur les diliicultés pendantes, et l’Université-Laval, en conséquence, va fermer ses cours â l’automne Tel est, sans artifice, le vrai sens de l’écrit.publié par VElecteur, ou cet écrit ne veut rien dire du tout.Eh bien ! nous n’hésitons pas à qualifier de scandaleuse cette injustifiable sortie.VElecteur n’a pas plus droit qu’aucun autre journal de traîner dans la presse les révérends pères Jésuites, Mgr l’archevêque de Haint-Boniface, et le représentant du Souverain-Pontile.11 n’a pas le droit de lancer dans le public des insinuations injurieuses contre ces éminents personnages.Où est le respect de l’autorité religieuse dont nent honorés d’etre dénoncés en aussi bonne compagnie.Leur crime est d'avoir fait venir Mgr Taché.Sont-ils coupables de ce forfait ?Nous ne le croyons pas.Mais s’ils 1*?sont, qu’ils veuillent bien accepter nos félicitations sincères pour le crédit dont ils jouissent auprès d’un illustre prélat.L’accusation contre Mgr Taché est plus formidable encore : on insinue qu’il a passé deux mois auprès de Mgr Smeulders pour inllueneer son ; jugement, et qu’il est parvenu à lui ! communiquer quelque chose de son hostilité bien connue contre l’Université-Laval et le séminaire de Québec.De là, grande irritation contre l’archevêque de Saint-Boniface.chez, les amis de 1 Université.C'est la première lois que nous entendons parler de cette hostilité de Mgr Taché contre notre Université-Laval.On prétend que cette hostilité est connue.Pour nous, nous ne la connaissions pas.et nous croyons que le public en général partageait notre ignorance.L’écrivain de Y Electeur s’écrie, d’un ton pénétré,qu’il “est très regrettable i de voir ainsi un prélat étranger intervenir dans nos affaires exclusivement provinciales.” Toujours le même système d’insinuations perfides.Les catholiques de cette province croiront difficilement à cette intervention indue.Ils s’étonneront surtout d’entendre qualifier de prélat étranger l’archevêque de Saint-Boniface.Mgr Taché, un prélat étranger ! Mais il est une des plus pures gloires de l’Eglise de Québec, il est sorti de ses entrailles, il a été son apôtre le plus illustre au milieu des peuplades du Nord-Ouest, il lui appartient à la fois par la naissance, par la consécration et par le cœur.Et c'est ce prélat qu’on qualifie d‘étranger ; c’est lui queU'on dénonce comme un intrus.Nous 1 protestons contre cette indignité.Le public accueillera comme elle le mérite cette inqualifiable attaque contre Mgr Taché dont la sainteté, le zèle infatigable, l’éloquence et le prestige forcent à l’admiration nos frères séparés eux-mêmes, et dont notre histoire parlera comme d’un grand évêque et d'un grand Canadien.Enfin, l’écrivain de Y Electeur est mécontent, parait-il, de la lenteur de Mgr Smeulders, et laisse entendre que Son Excellence .s'est laissé préjuger par l'archevêque de Saint-Boniface.De tels propos, au sujet du représentant du Saint-Siège, sont tout simplement un scandale.Depuis quand les délégués du pape sont-ils justiciables des journaux ! Depuis quand les journaux ont-ils le droit de faire d'un Commissaire Apostolique le sujet de leurs malveillants racontars ?Son Excellence dom Smeulders est envoyé par le Souverain Pontife pour s'enquérir de nos misères et y porter remède.11 est investi de l’auguste caractère de Délégué du Pape.Où en sommes-nous donc rendus si cela ne suffit pas pour lui assurer le respect de la presse qui se dit catholique ?Depuis deux ans surtout, YElecteur a bien souvent parlé de soumission, de respect aux autorités religieuses.Il vient, d’en donner un exemple digne de mémoire,en attaquant d'un seul coup un orctre religieux,, un archevêque illustre, et un représentant du Pape.C’est une manière originale de se conformer à l’ordre, qui a été donné à toute la presse catholique, de ne pas trainer les personnes et les institutions ecclésiastiques devant le 44 tribunal incompétent de l’opinion publique.’’ de millions à diverses grandes voies ferrées d’un intérêt général.Le prêt de $*22,500,000 a été fait au Pacifique sur garantie de tout son effectif, â commencer par tout le chemin lui-même, ses terres, son matériel roulant et plus de sept cents milles d'embranchements de première classe.Le seul risque «pie nous courons en effectuant ce prêt, c'est celui de rentrer en possession de cette grande voie nationale, avec tout son matériel roulant, sept cents milles d’embranchements dont la plus grande partie constituent les chemins les plus rénumérateurs de la Puissance du Canada, d’acquérir ainsi le tout à un tiers meilleur marché que n’eût coûté la ligne principale seule, et cela tout en assurant la construction immédiate de la section Est passant au nord du lac Supérieur et tombant dans la province de Québec, la section que notre province avait un intérêt majeur à voir construire.C’est ce qu’en certains quartiers l'on appelle : Donner tout gratuitement *trente millions au Pacifique, au gra/ul détriment, au prix même de la ruine de la province de Québecî Quant aux octrois aux chemins de fer, il suffit de mentionner que la pio-portion donnée aux voies ferrées construites et à construire dans la province de Québec, est de 000 000 environ sur un total d’une dizaine de millions.Et c'est encore ce que, dans les mêmes quartiers, l’on appelle voler la province de Québec de ses droits, la frus-ter de ses avantages naturels, et vider le coffre public pour permettre au Pacifique de détourner le commerce du territoire canadien pour l’acheminer vers l’étranger ! Comment expliquer ces étrange» aberrations ! Comment se rendre compte de ce mouvement hostile qui a tout-à-coup ayité la province de Québec et a failli l'induire à paralyser, en la répudiant.la politique conservatrice au moment où elle adoptait deux des mesures les plus propres à assurer notre prospérité future au moment où le bien qu’elle allait faire à notre Province était si évident que, sur les octrois aux compagnies de chemins de fer, tous nos députés, liberaux comme conservateurs, ont donné le spectacle touchant et significatif d'un vote unanime f Demain matin, à 7 heures, un service funèbre aura lieu à l'église des congréganistes de St-lloch, pour le repos de l'âme du Révérend Père Beaudry, S.J., ancien directeur de cette comrréiration.I comtés de Y Est de l'Angleterre ont subi ce matin une forte secousse de tremblement de terre.A Colchester surtout, le tremblement de terre a été très violent.La flèche d’une des plus grandes églises s'est écroulée.Un enfant a été tué, et une femme a reçu une dangereuse blessure au crâne.A Caggeshall, plusieurs petites filles d’école, ayant voulu sortir pour se sauver, ont été écrasées.' Londres, 22 avril 1885.A la Chambre des Lords aujourd'hui, lord Grandville a déclaré que le gouvernement anglais était sans aucune crainte pour la sûreté personnelle de Cordon, et qu’il était facile de comprendre l’indignation de ce dernier et ses plaintes contre le gouvernement anglais, lorsqu’on savait qu’il n’avait reçu qu’une seule des dépêches qu’on lui avait envoyées.A la Chambre des Communes, Gladstone u déclaré que le gouvernement n'avait reçu de Gordon aucune demande « de renfort.FRANCE Paris 22, avril 1831.Le Français, journal parisien, annonce que l’Empereur Guillaume est presque continuellement plongé dans une lourde somnolence, et que les symptômes de sa maladie sont très sérieux.AFRIQUE Cf IJ Bit fl K DU SOUDAN Le Caire, 22 avril 1881.Il est rumeur que les rebelles se soûl emparés de Berber.On ignore le sort des habitants et de la garnison.Le lieutenantd’El Mahdi, entre Shandy et Berlær a adressé aux populations de ces endroits une proclamation où il demande la soumission â u notre Seigneur, celui qu'on attend depuis longtemps ” Londres 22 avril 188î.On enrôle, paraît-il, 200 volontaires pour les envoyer au secours de Gordon.not ies maiutimbs.—Le Polynesian, parti de Liverpool le 10 avril, est arrivé hier après midi, à 3.15 heures â Halifax ave:.îG passagers do cabine,58 intermédiaires et «78 d’entrepont.Les malles seront délivrées ici aujourd'hui.Les bateaux t\ vapeur commencent j il n’a pas ouvert la tête.Ce qu’il y aujourd’hui leurs ^Btre Mont* avait dans l’estomac était suffi saut pour irai et Trois-Rivières.• produire la mort, si c’était du ponoii, cl Dimanche dernier, pendant la mr.se.le restaurant des Trois-Pistoles, tenu par mesdemoiselles Côté, a été le théà tre d une des plus audacieuses tentatives de vol.Un homme masqué a tenté de j»*in troduire avec effraction dans la maison.Ayant cassé une vitre dans un châssis, il allait ouviîr celui-ci, quand mademoiselle Côté l’aperçut.Sans se déeon center, elle le menaça de lui llamber ia tête s’il ne se retirait pas.Le voleur resta sourd à ce s meiiiic.es, mais un appel au secours le fil déguerpir.'foutes les recherches pouribVou vrir le lieu de sa retraite ont étéinfruc-tueuses.Ce n’est pas la première fois qu'une telle audace s’est manifestée par les voleurs â Trois-Pistoles.—Chargé d’impuretés, votre sang a besoin de l'énergie purifiante et vivi liante de la Salsepareille il’Ayer.col*u cHiMiNBr.LB.—M.Clément,coroner conjoint, identifie les objets qui soûl produits en cour.Il a lors de l’enquête primitive inter, rogé 25 au 2G témoins : un grand nom bre d'autres avaient offert de donner leur déposition.Zépliirin Côté,cultivateur de St Claude de la Baie St-Paul,connaît l’accusée, qui est sa voisine.La* défunte avait cinq enfants.La petite fille de l’accusée est venu l’avertir vers le fi ou 10 de juillet que la défunte se mourait.Il a dit qu'il fallait avertir le coroner.Les deux femmes ont vécu ensemble en l'absence de leurs maris qui travaillaient à l'étranger et étaient bons amis.Plusieurs autres témoignages serveu I â prouver que l’on a bien fait l'enquête sur le cadavre de la défunte.Justinien Guay, frère de la défini h*, dit que lors de l'enquête il n’a pas re connu la défunte mais a bien reconnu le linceuil.Il a bien connu Tic Tremblay, beau 7 père de la défunte, qui est un charlatan et lui a déclaré, la veille de la mort de la défunte, qu'il lui avait donné un remède.Guillaume Tremblay, époux de la défunte, connaît l’accusée depuis une vingtaine d’années.Se femme avait 34 ans.Le Dr Simard dit que le i juillet l’accusée, avec son mari, sont venus acheter du poison à rats.II a expliqué la manière de s’en servir.Elle dit qu’elle ferait attention, car elle ne voit lait pas s’empoisonner ni empoisonner personne.C’était de l'arsenic, blam-bâ tre, inodore ni très amère au goût.Il a fait l’autopsie le 2G juillet dan s la chapelle des morts.Le cadavreélaii décomposé.A l’intérieur, en plusieurs endroits, il y avait des taches brunâtres et jaunâtres.Le l’oie, le poumon et l’estomac, etc, ont été mis dans des boîtes de zinc, soudées par un ferblantier ci expédiées à Québec sons les soins d’un constable. IL.H COUKKIÜU OU CANADA rinll.iminaüoii pouvait avoirété causée par du poison.I*’ran roi *(.* Simard, gouvernante chez h* ni ré de la Haie St-Paul.dit (jne r.'icru-est venu acheter du vin h» *r> ou le lî juillet.Kl le disait que c’était pour un enfant malade, (die en acheta pour o cts.Philibert Audot.l’accusée, vers le lmips où la défunte est morte, lui a.dit «IiPelle lui avait donné deux verres de vin : dans run d’eux il y avait du poivre de monsieur, ainsi appelé parce qu'il était enveloppé dans de l’étain.Edouard Martin.Le 0 an soir, l'accusée est entrée précipitamment chez K.Tremblay, en disant que Uélina Tremblay se mourait.m li(» lu, il l’a rencontrée en voilure: cdle dit (Mi souriant (pie Célina Tremblay était morte et qu'elle allait faire sonner les glas.O.matin a eu lieu l’interrogatoire de la femme Joséphine Mouchard (pii a été pendant de longues heure* auprès do la défunte pendant sa maladie.La défunte se plaignait beaucoup du k- ma! de cœur ” elle vomissait beau-1 2.i cts la bouteille, coup.Le soir, comme le témoin, la dé-, ! h il t.«> telll(Ml même de reMMcr \ .: flaques «le toutes 1rs Mil: île lises, l'-iru plions «le lu *’ *’* ‘ Ties, Catarrhes, Délii- * * ." ‘ »us les désordres résultant * ' < f corrunipu » t d'un >vs- • r: d Ve.\t:>:n i*.\it i.r.• i C.Ayer&Co.,Lowell,Mass.• • rentes le- Pharmacies; j«rii I • 1 .wet- ihulr ?OPUSCULE Contenant l’Encyclique •< Auspicatoi la A un prix extraordinairement has ! ! ! nouvelle Constitution du Tiers- ______ Ordre, le nouveau oérémonim UNE NOTICE SUR LA VIE de S.François, une nei vaine en son-honneur, ÉCLAIRCISSEMENT ET EXPLICA TIONS SUR LE TIERS-ORDRE, ETC, ETC.Par l’Abbé II.BARIL, Directeur «lu Grand SéininHÎrc des Tfi-'-Rivi.r** Un magnifique assortiment du lampes nouvelles et élégantes convenables pour !ec **gli«es et les chapelles.I.A PLUS GRANDE MERVEILLE DV TEMPS MODERNE DE SPLENDIDES CANDELARRKS A 2, 3, 4 et 6 lumières.r* - OUVRAGE indispensable aux Tertiaires et à ions ceux qui désirent connaître le Tiers-( )rdre Prix : 15 Cts.Relié : 25 Cts.L** même ouvrage, augmenté «le l’ollice *1«* la Tivs Ste Vierge cl «le (juclques autres prières, relié, 30 ci s.Remise libérale oHerte aux libraires.S’adresser à l’autour ou à MM.AYOTTK A Cl K, i Libraires aux Trois-Rivières.J Québec, 27 mars 1S8-4—3s3lps.997 Cloches à vendre.1 ELEGANTES LAMPES S DS P EN DU ES A une seule lumière, ET b ES L a m r e s - a r r l / ( j u /*; n Et aussi un*» grande variété de Petites lampes coloriées, Au Dépôt d’IIuile Astrale, 56, rue de la Fabrique 0/ QuêbiîC, H» iV-vritt* 1884.— lun.53 11 N01 ui TOUS \oudous **n «*•* momenl le cn.»-ïiiu «le tivize ballots «*i caisses, icojisistant en T 7 EN A NT «l’èii'e reçues plusi»;urs cloches 1 av**c I«*nrs montures el garanties «lu poids ().CANTIN, défendeur, lit M.V.Lcd)A PAQUET, opposante.France, le docteu-r a été visité parmi nombre d’éminents professeurs des principales facultés d’Europe, désirant essayer son traitement spiroinètrial pour les maladies chroniques connues sous les nom de catarrhale, bronchite, asthme, pour les maladies de la gorge ci «les poumons, et ils sont convaincus qu’avec le traitement par le spiromètre c«*s terribles maladies ne sont plus à craindre et pas même la consomption, à moins que la maladie ne soit dans les dernières phases.Ses nombreux essais à Prague, à Pâti* ut dans les principaux hôpitaux de l'Europe lui donnent une expérience .(graver les maladies de la gorge, des pomiions ou des bronches.Ces maladies prennent, le plus souvent lit forme d’un catarrhe nasal qui, négligé accompli silencieusement mais avec promptitude son ai'iion sur la membrane muqueuse •In gosier, qu’il dépouille de son enve-inppe, laissant ainsi cette surface in-Ibiinmée constamment exposée aux influences irritantes tant locales qu’atmosphériques.A mesure que la maladie fait de progrès la matière délétère qui sort constamment de la surface enllammôe pendant le sommeil descend dans les lobes bronchieux ; la partie supérieure d«*s poumons est atteinte insensible meni et alors commence la plus terrible «les maladies la consomption.Pouqnoi les traitements employés pisqu a présent sont-ils impuissants à guérir ces terribles maladies ?Parce que les remèdes appliqués a l’extérieur un introduits dans l’estomac ne font que déranger la digestion et aggraver la maladie.Les demandes extraordinaires pour le spiromètre du Dr Souvielle en France «*t en Angleterre lui firent croire que son succès ne serait pas moindre en Amérique.Kn ellot tout le monde intelligent de Lu Puissance (lu Canada sait très 'bien que des milliers de nos compatriotes '•ut été guéris par lui et un grand nom-biv dont les cas étaient prononcés ingué rissahles par nos meilleurs médecins.Kespersonnes qui ne peuvent pas visit.t:r les bureaux pourront être traitées par lettres «adressées t\ M.Souvielle, ex-aide chirurgien de l’armée fran-•qttse, i;^ Philippe Kn., Montréal, f73, ( ,,u«Til street, Toronto, I0G, Alexancer >ti'cet.NV unpeg, Bureaux pour le Cana- K’annonce est un moyen légitime n‘is a la disposition d’un peuple éda i JT pour Taire connaître au monde en-,l01, Sl‘3 découvertes et ses besoins.défendeur et de l’opposante saisis en ce», cause sur un bref d’exécution le vingtième jour de février dernier, seront vendus SAMEDI, le troisième jour de MAI prochain, à DIX HEURES do l’avant-midi «tu dit jour, sur le marché Jacqiu'S-Cartier, en la Cite «te Québec, les dits meubles et effets consistant en une table couverte en marbre, un sopha couvert en crin et un piano, etc, etc, etc.LOUIS NAPOLEON SERVAIS, H.C.S.Québec, 23 avril 1884—11.1023 *».V.v*.l* Sîirffir TRAVERSE DU GRAND-TRONC Tweeds Anglais «*i Ecossais, Etoiles à Holies »*t Velveteens, Cotons et Toiles.Tapis Tapisseries **t Brussels.Le tout avant été enera vendu a un immense sacrifice.Dans le but «le dairer les marchandises ci-dessus en peu de jours, nous !**s avons toutes marquées sans égards, au prix coulant, olfrant ainsi au public l'occasion unique d obtenir «les marchandises «le première classe à un prix nominal.Le plus bas prix comptant «*si marqué sur chaque article.Behan Bros.P.S.—De nouvelles marchandises nous arrivent constamment par les steamers de chaque semaine.b* 50 Ibs.( 39 « 1 21 .( 16 « ( 12 « « 151 « « 550 « S';u!r«îss«*r 4 M.N.HARDY, Libraire, Bass»*-Ville.Québec, 17 janvier 18>4.956 J 4 W Pilules el ( huj uen t Ho lime a y f I nstitul rice demandée.LA Municipalité Scolaire «le St-Amlré, comté do KamônrasKa, demande une INSTITUTRICE D’ECOLE MODELE SACHANT TOUCHER L’( )RGUE.De bonnes recommandations seront exigées.Dour l«'s conditions, s'adresser au Présiibuit des Commissaires.St-André, comté d«* Kamou-raska.Québec, 17 avril 188ï—Gf.1013 BAZAR I* E et après le 21 courant, le vapeur fera la traverse eommo suit : STATION DE LE LIS A.M.QUEBEC A.M.6.45 Malle pout Halifax.10.30 Train mixte pour Richmond et Malks pour la Rivière «lu Loup.P.M.4.30 Train «i«*s marchés pour li Rivière «lu Loup.7.00 Malle p o u r l’Ouest.7.30 Malle de l’Ouest P.M.1.30 Malle de la Rivière du Loup.3.00 Train mixte de Richmond.7.30.Train mixte de Richmond e*.Malie «le Halifax.Le temps et la glace le permettant.BS?*Voyages Intermédiaires pour fret.Québec.23 avril 1884.1024 La Compagnie *m -ont «-an- .w .t j ri\aux pour la fore**, lu rapidité »*i U- «’.onion.J l'ouvrage • cmmencera cette semaine sont équipés avec toute* h-s .iniélioraHotu : L’uncieiino edition étant épuisée depuis loi.modernes que ! exhérieucè pratique a pu suggé- lenips.a celle nouvelle édition riant t,ès rer, et tous ont effectue 1rs plus rapides traver-1 limitée, j’ose opérer quo chacun voudra bien LE soussigné a l’iionneur d’infoniier 1rs MM du Clergé, MM.leq directeurs de Séminaires et de Collèges, et ses nombreuses pratiques en généra!, qu’il vient de faire publier, sous la surveillance de Sa Grandeur Mgr l'Archevêque de Québec, une nouvelle édition complète du PAROISSIEN NO T É Cette edition contient toutes les nouvelles fén s des Saints qui n’étaient pas encore insérées dans l’ancienne édition, et qui ne se trouwn i pas non plus dans le Graduel ni dans m Vespéral.Cette nouvelle édition est parfaite sou s tous les rapports, soit pour la qualité du papier, la beauté de P impression et la solidité de fa rolii'n» Je recevrai toutes commandos que l’on vomir i bien me faire maintenant, pour être expédiées par la malle ou auiremein.La livraison >|.Paris, Tranee.1878.Médaille Internationale et Diplôme d'Honneur.London.187*».I *!t EM I EU Pit IN.JJiijiiilton.1877.Premier Prix.Brantford, 1878.Premier Prix.Montréal.1880.Premier Prix Et deux Diplômes d’Honneur.Montréal, 1881-82 Hors Concours.s*cs dont il soil fail mention diiti.les annale» j lllU,îr ,JuV-lain, |iai venir ?a commando que jo T ,, .) ferai exécuter avec la .lus scrupuleuse ponclmi- \ aiss»!ai;x I on- Commandants, j iRê.> M» K.su a: y, a h.m 00 »*p •onstruction.PARISIAN.le dois faire remarquer que, vu i'augmcntn-.11051 1,11 volume, il a fallu faire subir au SARUMAN.t-122.ÇW; i fv « I '’AK0,SS,KN NOTK ù cause dos nouvelles emJSsu*:::::.ffî ü * \1 u,,,rl,on,,,°" a,'i,orté,! ,lans I PO L YNES IA N.4.'OC *Uiyl S./frown ! COREAN.4UÛU GRECIAN.3000 Cni^t, Lrgal'ais SA R MA Tl A N.360*» Caul A DuJ.RUENOS AYREAN.3NOO OpL N.McLean SCANDINAVIAN.3000 rapt II Wi/Ur.PRUSSIAN.3000 Cavt J.Racine MORAVIAN.2050 rapi.J.PER U VIA N .t40‘i ('api.Ru relay CASPIAN.VMi Capt Docks.HIRER NIA N .3400 Ü.Archer, H N h N(J\A SCOltAH.3300 Cavl.Rio/nu'itm* A //.S 1R IAT .2700 Caul .J A » NESTQRJAN-.2700 t'apl J G SU\)/>nu MANITOBAN.3150 ('apt /bunt CANADIAN.26oo l'ini J Millet .CORINTHiAN .2000 rapt.jus Sc t PIIOT.NJChi N.26o0 ('ili)l .tfrnz * * WALDENSIAN .2J00 Capt SienOfm LUCERNE.28f)0 Ccpl.Ken' 4Jj/JTUAN.!350 Caul I'-abeA NEWFOUNDLAND.’5^ rffvl .vWlfii L.i voie fa plus courte sur tuer entre l'Air.**, i jii* et 1 huroj>e, !a traversée s’ellei u ini «n» cinq jours seulement d'un contiti* .' .a l’auire Les vapeurs du .-ervice DE LA MM.LF DK hlVEltPQOJ.papier t^t suitout la l»elle impression (le l'ou-vmg-.j'ai et- » m d i g •• il'ru clever le prix à $1 ()(/ l'exemplaire ei à 810.80 fa douzaine.—Maigre cette augmentation appareille (car d*; fait, n'eu est pas nue puisque le livre est de beaucoup plus considerable el mieux imprint qu'iiuparavam) ce livre est le meilleur marché qui ad paru jusqu’à present.a la veilie de laire des améliorations considéra-d« s à mon établissement, je suis dispave à vendre tout le fonds de mes marchandises à une grande réduction pour ARGENT COMPTANT fan trouvera à mon établissement l’assorti ment !•• plus complet » i le plus varié.Je me chargerai d«* mules commandes qui» l’on voudra bien me oonlicr pour l’jmporla tmn | -I** Livras.d'Ornements d’Kglise, de Cloches ou d’autres articles.I m* visile est respectueuseineni sollicitée.JS.A.IjAWGIjAIS, LIE RA IRE, I No 177, Rue St-Joseph, St-Roch, Quebec.Québec, 27 mars 1S83 î 103 !»¦.»« Jir'» tt'tu.Conditions libérales.Satisfaction garantie.Prix aussi bas que le permet fa qualité L’hectare ou hectometre carré vaut 2 acres 1/2, (supérieure de ces instruments.Catalogues illustrés expédiés sur demande.I'm* centaine de sorte nue 2 hectares font 5 acres.Le kilometre carre vaut environ 2/5 de mille carré, d-* sorte que 5 kilomètres carrés valent environ 2 milles carrés.d'instruments toujours en magasin.Prix de $50.00 à $1000.00.S’adresser à VOLUMES ET CAPACITES' L 72, rue St-Pierre, ainsi que chez agent wm m.Macdonald.«Juébec.U août 1883— Hue St-Jean.84 NOUVELLE Montre-Boussole LUMINEUSE, Indispensable aux \oi/fa/ruys, Chasseurs.Marins.Militaires.Pécheurs.Exposition Nationale Suisse.1883.CJETTE nouvelle montre d’une construction / très solide et élégante, est à Remontoir au Pendant, mise à l’heure par la couronne du remontoir, échappement cylindre G Rubis, double cadran lumineux, heures et points cardinaux, au moyen desquels on voit distinctement les heures et la direction que donne l’aiguille aimantée, toute la nuit, dans la plus grande obscurité et les brouillards, sans lumière.Réglage très exact.Garantie.(avec boîte métal Franc?20.— Prix < t t argent « 25.— ( * « or 18 Kts.* 30.— 10•/„ d’escompte sur commission de 6 pièces.Envoi contré remboursement ou après réception du montant par chèque ou mandat postal.Pour ordre importants, valeur à G0 jours par remise de banque.On céderait la vente exclusive pour certains rayons et contrées à des agents pouvant fournir • les références «le 1er ordre.JOANNOT-BALTISBERGKK, Fabrique d’honogerie, Berne [SUISSE].Mon nouveau procédé lumineux ne contient aucun vestige de phosphore, il est inaltérable et dure indéfiniment.Québec, 9 avril 1884—10f.1008 MÈTRE CURE, OU StiTC, OU tonnCüU, VÛUt 1 verge cube et 3/10, soit 3 \ pieds eu lies, ou 220 gallons, ou près de 2 minais.Le litre ou décimètre cube vaut environ 1 pinte.Le.décalitre (10 litre?) vaut 2 gallons et 1/5.L'hectolitre (100 litre.-) vaut 22 gallons.La tonne métrique (poids d’un mètre cube d’eau) vaut l’ancienne tonne canadienne, ou an peu pins que la tonne anglaise.Le quintal métrique vaut 2 fois l’ancien quintal canadien, ou 2 fois et 1/5 le quintal anglais.kilogramme (poids d’un litre «l’eau) vaut 2 Lelivres et 1/5 (avoirdupois), de sorte que 5 kilogrammes valent 11 livres.Le gramme (poids d’un centimètre cube d’eau) vaut 1/28 d’once, ou un poupins qu’une demi-dragme.L.E.N.ERA TTE, “ DEPOT GENERAL DES ORGUES DOMINION,” », rue Notre-Dame, MONTREAL.N.B — N’ayant plus d’agence à Québec, les MESSIEURS DU CLERGÉ qui auraient besoin (FOUGUES, sont respectueusement priés de s’adresser directement à Montréal, où ils seront certains de trouver rassortiment le plus complet qu’il y ait au Canada.Québec, 8 mars 1884—15 nov.83— lanîfps.009 R.MORGAN, Marchand de musique, O.O.BEDARD, MeublieR No 5888 RUE SAINT-JOSEPH, (En face de son ancien poste et sur te terrain de T ancien cimetière) Désire appeler l’attention du public sur un assortiment d’articles récemment reçus, (six caisses) où ceux qui désirent acheter un cadeau pour un ami pourront choisir, à un prix modéré.Cet assortiment est trop considérable pour qu’il soit possible d’en faire ici l’énumération, mais on se bornera a mentionner deux i a constamment un assortiment complet de MEUBLES, tels que ameu m ag n iiiqu^ com pi^m e n t Ca ux œuvrefmusicales Moment de Chambre à coucher, de Salon, de Salle à dîner, etc., ete delà famille, savoir: chansons de la France, oon- Corniches et Tapis posés avec ordre.Son nouvel atelier lui permettra de tenant go des plus belles romances françaises, pren(jre un pjll6 grand nombre de commandes, de les exécuter avec promp- forte el accessoires Prix : en brochure, $1.00 ; | tltude et à des prix TRES MODERES.richement relié en toile bleue et dorée.$1.50, Les Chansons populaires du Canada, volume magnifiquement relié dans le même genre que le précédent, sont aux mêmes prix.Des exemplaires seront envoyés par la poste franco sur la réception du prix spécifié.Une visite est respectueusement sollicitée.R.MORGAN, Marchand de musique, 8, rue La Fabrique.Québec.25 février 1882.K Québec, 11 avril 18S3.—lan Steamers De De Pot Hand Halifax Samedi.22 mars De Liverpool Jeudi, 28 février G mers 13 .20 , 27 c 3 avril 10 ( De Baltimore, 8 avril 7 < « 22 , _ Prix du passage de Québec, voie de Halifax : Cabine.SG2.G5, $78.00 et $*«8.00 Suivant les uccaminodemenls.idlermédiaire.$45 00 Entrepont.'.$31.00 Jeudi, Peruvian.,20 mars Caspian .j27 « *29 « Sannalian.3 avril 5 avril ‘Sardinian—‘.12 « Parisian.j 17 avril.19 « f Circassian .i.2G i Polynesian.1 mai 3 mai Les vapeurs du service de G L A SG OW ET PO R TL A ND De Glasgow Steamer Mercredi.5 mars.# Austrian | De Portland O O 2 mars.AN KC 1 autorisai ion de Mgr l’Archevêque ;, Relit pour la Laide d< s Les vapeurs du service de GLASGOW ET BOSTON.De Glasgow Mercredi, 12 mars 12 .19 « 2G « Sleamtt Prussian .Waldens ian.Grecian.Scandinavian De Boston Samedi.29 mars Jeudi 3 avril.Samedi, 5 avril.• 12 avril.«n&j&fcez 'i$C£ ~s?.; Chemin de Fer du Nord.Bazar annuel En faveur de l’Hûpital du Sacré-Cœur de -T" A PARTIR DK 17 SEPTEMBRE 1883, Les trains circulent comme suit : OUI s»; tiendra dans le courant de l’automne prochain, à fa Salle Jacques-Cartier.St-Koch, sous le patronage distingué de Sa Grâce Mgr l’Archevêque de Québec et de Messieurs les membres du clergé.Les dames dont les noms suivent présideront au bazar.Table du Sacré-Cœur : Mme Aug.Labergo, M elles Lucias et Léda Labergo.Talile St-Jean-Baptiste : Mme G.Roy.Table St-Roch : Mmes Japhet Rouleau, J.Picard, E.Renaud.Table St-Vincent de Paul : Mmes P.Roussel, J.Lachance.Table St-Alexandre : (patronnée par MM.les Bouchers).Mmes Bruno-de-Lamarre, (ï.Pelletier, E.Clark, b.Arel.Table Ste-Anne : Mmes E.Couillard, C.Gagnon, P.Cunningham.Table St-Joseph : (patronnée par l’Union St-Joseph, à St-Roch).Mmes J.B.Drouyn, Ls 01.Villeneuve, E.X.Beaudouin, Blz."Tremblay, Adj.Renaud Table Ste-Famille : Mmes P.Déchénes, J.Carley.'fable Sis-Anges : (rafraîchissements).Mmes E.Gauvin, J.K.Latulippe.Les personnes charitables ayant quelques articles à offrir, sont respectueusement priés de les envoyer aux Dames ci-haut nommées.P.LESSARD, Pire, Directeur.Québec, 19 mars 1884.993 — Mixte | Malie Exprès.Départ de Mont' réal pour Québec .••.• • Arrivée à Québec.Départ de Québec pour Montrée !.Arrivée à Mont tréal .n 1 i 3 00 H.M 9.50 p.m.,9.1.) A.M .iji.lo 1*.M.tO.GO 1*.m.6.30 a.m.0.00 p m.G.30 a.CHEMIN HE FER INTERCOLONIAL.Arrangement (V Hi ver— L Tous les trains de passagers de jour sont pourvus de magnifique chars palais, et ceux de fa nuit «le chars dortoirs.Les Trains du Dimanche partent de Montreal et de Québec à 4 V.M.En coiinoctirn avec le chemin de fer du Grand Tronc el le chemin de fer Canada Atlantic.BUREAUX DES BILLETS : Vis-à-vis l’Hôtel St Louis -OUKBEC.143.Rue St-Jacques,— MONTRÉAL.A.DAVIS, Surintendant.E et après le LUNDI, 10 décembre, les convois de èe chetuin de fer circuleront tous les jours, excepté les dimanches, comme suit : Quitteront la Pointe Lévis Pour Halifax et St Jean à.7.30 A.M.Pour la R vière du Loup et Ste- Flavie à.11.20 A.M.Pour la Rivière du Loup à.5.15 P.M.Arriveront à la Pointe Lévis.De Halilax et St-Jean à*.*.«.0 f.M, De la Rivière du Loup à.1.30 P.M.De la Rivière du Loup à.6.00 A M.Le Pullman quittant Lévis les Mardi, Jeudi et Samedi va jusqu'à Halifax, el celui partant les Lundi, Mercredi et Vendredi, va .jusqu'à St-Jean.Tous les trains circulent d’après le temps officiel de l’Est.D.POTTINGER, Surintendant en chef.Bureau du chemin de fer, Moncton, N.B., G décembre 1883.Québec, Il décembre 1883 1105 CHEMIN DE FER Québec et du Lac St-Jean On ne peut retenir sa chambre saus en remettre le prix d’avance.Il y a à bord de chaque navire un médecin.Des billets de connaissement pour la traversée sont donnés ù Liverpool el aux ports du Continent pour tous les points du Canada et et des Etats de l’Ouest.Pour de plus amples informations s’adresser ù ALLANS, IiAE & Cie, Agents, Québec, 15 mars 1884 H LOUIS JOBI1V, STATUAIRE COIN des RUES CLAIR FONTAINE et BURTON, QUARTIER MONTCALM, UIIKHW) Québec, 5 mal 1883.785 RECUEIL de neuvaines en l’honneur de la Sto Vierge, suivi d’une neuvaine à Ste Anne.Nouvelle édition.Petit livre in 32.Prix 5 cts, la douzaine 40 cents, le cent $3, franco par la poste.Nous engageons les personnes pieuses à se I procurer ce petit recueil pour le 29 novembre, jour où commence la néuvaine préparatoire à la fête de l’immaculée Conception.' En vente chez CADIEUX à DERUME, Montréal.Ce recueil doit aussi se trouver chez tous les ' i Praires de Québec.Québec, 17 nov.1882 685 LES trains de passagers et du fret circuleront tous les jours comme suit (les dimanches exceptés).QUITTERA QUÉBEC (Station du Palais) 4.00 p.m.Train de la Malle pour St-Ray-mond, arrivant là à G.30 p.m.’ QUITTERA ST-RAYMOND 0.20 a.ni.Train de la Malle pour Québec, arrivant là à 8.55 a.m.0.40 p.m.Train de passagers pour Québec tous les samedis seulement, arrivant à 9.15 p.m.Arrêtant à la Petite Rivière, Ancienne Lorette, St-Ambroise, Valcartier, St-Gabriel, Bte-Cathe-rine, lac Bt-Joseph, lac Sergent et Bourg-Louis.jÉFLe service des trains se fera d’après l’heure de Montréal.Des omnibus rencontrent les trains à St-Ambroise, pour la Jeune Lorette, à Valcartier pour le village de Valcartier, et à St-Gabriel pour les établissements du nouveau chemin do ; la rivière aux Pins.Des billets de retour sont émis les samedis, au prix d’un passage simple de première classe.Le Fret reçu après 3.00 P, M.ne sera pas expédié avant le lendemain.Billets à vendre chez Lève A Alden, rue St-Louis, F.Delille, 45, rue St-Pierre, U.Fortin, 217, rue St-Paul, L.Drouin A frère, 96, rue St-Joseph, et Harris A Cie.,' 37, rue St-Jean.J.G.SCOTTf Secrétaire et Gérant, i Commercial Chambers.» Québec, 3 novembre 1883 705 PI?TATTDAT i i P«Ut-ôtre trouve sur uli uvUIIdAL la üle au bureau d’annonce de journaux de GEO.P.ROWELL A CIE.(10, rue 8pruce) où l’on peut passer des contrats d'annonces pour ce journal î New-York.Québec, 25 mars 1880.997 .4 S.-FELIX DU CAP-ROUGE.DN bazar au profit de l’église s’ouvrira à S.-Félix du Cap-Rougf*, au commencement de juillet.Les dames qui présideront aux tables sont: A la table du Sacré-Cœur : Madame J os.Drôle*, et Mlle J.Julien.• A la table.S.Patrice : Mesdames N.Flood, W.J.French, D.Murphy et J.Murphy.A la table Ste-Anne : Mesdames Adolphe Robitaille.Ferd.Lelellier et Nap.Robitaille.A la table S,-Félix : Mesdames Norb.Paquet, Louis Robitaille, L.Laisné et P.Robitaille.A la table S.Jean-Baptiste : Madame N.Everell, Mlle M.Mathieu, Mesdames Z.Tardif et M.Valin.Mesdames Et.^oré, G Miville Dec fame.Michel Hamel, lies Pichet et Gendron, présideront a la tablé e rafraîchissements.Les personnes chari tables qui désirent venir en aide à l’église du Cap-Rouge, sont priées d’adresser leurs offra es aux Dames ci (less us mentionnées ou au cur‘‘ du Cap-Rouge.Cap-Rouge, 18 fév ri 1884.P.E.BEA DET, Pire, directeur.Québec, 20 février 1884.— I Of.972 C0RYZ1NR CONTRE LE RHUME DE CERVEAU (Coryza,) CjE remède d’un arôme agréable est sous la I forme d’une POUDRE BLANCHE et contenu dons une petite bouteille.Le prix en est «fa 25 CENTINS.Prix en gros $2.00 la douzaine.Le but de la “ Coryzine ” est d’empêcner toutes les sensations désagréables du Coryza en agissant directement sur le mal, cette poudre se dissout dans les mucosités et protège fas membranes enflammées du contact de l’air.En vente seulement au bureau du COURRIER DU CANADA.CONDITIONS -DU- Courrier du Canada Fi- de l’Abonnement EDITION QUOTIDIENNE.4 vend rc.500 QUARTS COL TAR.GOUDRON VERT.250 100 200 250 25 RRAI NOIR.BOTTES D’ETOUPE.TONNEAUX FEUTRE GOUDRONNÉ pour couverture A BON MARCHÉ.- J.& IV.Held, Rue ST-UAur.Québec, 18 mars 1884—3m.991 CANADA fUn an.90.00 bt i àix mois.2.00 ETATS-UNIS.(.Trois mois.1.50 fUnan.25m stg.ANGLETERRE.{ Six mois.12.(5 Trofsraois.0.2 I » II {Un an.OOFrancs •Six mois.;io “ Trois mois.15 * TARIF DES ANNONCES.Les annonces sont Insérées aux condition-suivantes, savoir : Six lignes et au-dessous.50 cenlins Pour chaque insertion subséquente.12J “ Pour les annonces d’une plus grande étendue, elles seront insérées à raison de 10 contins par ligne pour la première insertion, et de 5 cenlins pour les insertions subséquentes.Réclames : 20 cents la ligne.Les annonces, les réclames, les abonnements doivent être adressés à Léger JBroiisseiiii, EDITEUR-PROPRIÉTAIRE, RUE BUADE, HAUTE-VILLI' QUEBEC.IMPRIMÉ BT PUBLIÉ PAB LEGER B R O TJ S S E A Ü Utinr-frfrUltiri, No 9,rue Buade,HautojVille, Québrr.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.