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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 6 avril 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1885-04-06, Collections de BAnQ.

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ttfeme Année 952-Editi ion quotidienne—8eme Annee 1885 rru JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.»_» JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME.THOMAS G II A PAIS, Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire.I Kt S FRANCE Paris, 9 mars.C’est aujourd’hui que la Chambre doit discuter le fameux rapport du citoyen Jules Roche sur le budget remanié par le Sénat.Je vous ai parle déjà des beaux sentiments de ce personnage qui, élevé dans la religion et grâce à la religion, jure maintenant d’anéantir le Dieu qu’il a quitté ! Sur tous les crédits rétablis par le Sénat, et qui s’élèvent à environ 2 millions, M.Jules Roche n’accordera que CO 000 francs, et encore il avertit les Pcres Conscrits de ne pas recommencer leurs mauvaises plaisanteries financières.Le gouvernement continue à rester neutre, et la majorité ne manquera pas de voter les conclusions du citoyen Roche.Plusieurs journaux semblent anxieux de savoir ce que fera le Sénat ?Ils ont des illusions du reste.Le Sénat n’a point l’habitude de résister aux volontés de la Chambre des députés.11 capitulera une lois de plus, trop heureux de constater que la Chambre lui a laissé le droit de voter au moins une malheureuse somme de soixante mille francs sur un budget de tant de millions.M.Anatole de la Forge ayant publié avec fracas sa démission de président de la Ligue des Patriotes.avec toutes sortes de compliments pour M.Deroulède malgré son “ patriotisme autoritaire ”, il.Deroulède publie avec non moins de fracas que la Ligue des Patriotes et lui- même sont inconsolables de perdre un président comme M.de la Forge ; mais que vraiment le drapeau rouge et ses cosmopolites adhérents font trop parler d’eux, et qu’il est grand temps de se serrer autour du drapeau tricolore.Ces compliments échangés devant le public suscitent dans la presse des commentaires plus ou moins sérieux.Figaro s’échauffe en faveur de M.Deroulède qu’il nous donne comme un héros antique, ce qui est décidément aller trop loin ; les journaux radicaux approuvent vivement M.de la Forge d’avoir rompu avec le patriotisme bruyant et intolérant de M Deroulède.L’un d’eux nous donne le mot de la situation.11 nous rappelle que M.de la Forge est député de Paris, et qu’un député de Paris y regardera à deux fois avant de se brouiller avec le drapeau rouge.Le fait est que le drapeau rouge est celui do l’avenir et que M.de la Forge, en libéral prévoyant, ne veut point^renier d’avance ce futur étendard du régime cher à son cœur.Après tout, la Révolution ne lui rendra jamais son aïeule que la Terreur a guillotinée, mais elle lui donnera peut-être des compensations auxquelles un cœur stoïque de démocrate ne serait pas insensible.Les nouvelles du Tonkin sont les meilleures qu’on ait reçues depuis longtemps.Le général Prière de l’isle télégraphie qu’après trois jours de lutte dans les défilés où les Pavillons Noirs et les Chinois voulaient arrêter sa colonne, il a culbuté l’ennemi vers les frontières de \ unnan, débloqué Tuyen Quan et son héroïque garnison, et que Pavillons-Noirs et Chinois sont en pleine déroute.D’un autre côté le général de Négrier a poussé vers That-Ké, atteint la frontière chinoise et fait sauter la Grande Porto de Chine.Cet exploit a en croire ceux qui connaissent les Chinois produira sur eux plus d’effet que dix victoires.La Grande Porte détruite, c’est l’ennemi en Chine, la fin de l’empire.Si à cela on ajoute que le riz a déjà renchéri dans les provinces du nord, on comprendra que ceux qui, à la cour, ont poussé à la guerre contre la France soient à la veille de perdre non seulement leurs emplois mais leurs titres.En Chine, on ne plaisante pas avec les conseillers malchanceux et les généraux vaincus.Sur la foi d’une feuille pornographique, le G il Bias, les feuilles républicaines racontent une prétendue histoire scandaleuse à laquelle le Prince Victor aurait été mêlé et qui se serait terminée par une nuit passée au poste.Tout ce qu’il y a de vrai dans cette histoire, c’est que deux jeunes amis du prince le sachant espionné et accablé de lettres anonymes, ont pris un domestique de médecin, qui allait faire une commission dans la maison où allait le prince, pour le porteur des .dites lettres anonymes.Ils ont conduit ce domestique au plus prochain po^te où tout s’est expliqué.Mais le médecin, furieux de la mésaventure arrivée à son commissionnaire, voulait absolument faire un procès aux jeunes g»*ns qui ont désarmé sa colère en versant une somme de 1 500 fr.au bureau de bienfaisance de son arrondissement.C'est là-dessus que le Gil B/as et les feuilles républicaines, toujours avides de scandales, ont bâti leur fable ridicule.N.Dèclsi ration «le ftï.le comic de M un Htir In violation «ta Concordat Nous croyons intéressant de reproduire la dernière partie du discours que M.le comte Albert de Mun a prononcé à la Chambre des députés, dans la récente discussion dos crédits du culte catholique.L’éloquent défenseur de l'Eglise soutenait un amendement tendant à rétablir à (.*>00 000 fr.les bourses des séminaires.Après avoir rappelé les phases successives par lesquelles a passé la question, l’orateur a dénoncé, clans la suppression projette, une violation directe du Concordat.Nous citons cette importante déclaration : La suppression, immédiate ou reculée iusQii’à la fin de l’année, du crédit pour les bourses des séminaires, ne porte pas seulement atteinte à un principe législatif : elle viole aussi directement le respect que vous prétendez garder pour le Concordat.J’ai déjà eu l’occasion, et dans la dernière discussion du budget des cultes et tout à l’heure encore, de dénoncer au pays l’intolérable situation que vous créez au culte catholique : je ne veux pas y revenir, ou du moins je n'y reviendrai qu’en un mot.Tant que vous aurez refusé de prononcer la séparation de l’Eglise et de l’Etat; tant que vous aurez décidé le maintien d’un budget pour le culte catholique, et c’est chose jugée pour cette année, la loyauté et la bonne foi vous obligeront à -faire le nécessaire pour assurer régulièrement le service de ce culte et son libre exercice stipulé par le Concordat.Or, la première condition de l’exercice d’un culte, c’est le recrutement de ses ministres ; cela saute aux yeux.Ce recrutement est-il possible sans que, dans une certaine mesure, des bourses soient accordées aux séminaires pour faciliter l’éducation des enfants pauvres qui se destinent au sacerdoce ?La question a été posée et nettement tranchée, et c’est encore à vous, messieurs les ministres, et à vos paroles que je fais appel.Ici, l’orateur a invoqué le langage très significatif tenu en d’autres circonstances par MM.Fallièreset Mar-tin-Feuillée, et il a ajouté : Eh bien ! M.Martin-Feuiilée et M.Fallières sont encore ministres.Pourquoi ont-ils changé de langage?En quoi la situation est-elle modifiée ?Est-ce que le Concordat est rompu ?est-ce que la Chambre a refusé de maintenir, suivant les paroles de M.Fallières, ce grand service qu'on appelle les cultes ?Est-ce qu’il n'y a plus de séminaires pauvres, plus d’enfants du peuple qui se destinent au sacerdoce?Est-ce qu'il n’y en aura plus dans un an ?Non, rien de tout cela n’est changé.Ce qu'il y a, c’est que la Chambre a fait un pas de plus dans la voie de la violence, et le gouvernement un pas de plus dans la voie de la soumission.(Vifs applaudissements à droite.) JJ.le Président.—Vous ne pouvez pas accuser la Chambre do violence.Tous 6cs votes sont rendus en vertu de la légalité.Je vous rappelle à l’ordre.JJ.le comte Albert de Mun.—Je poursuis.Voilà toute l'explication, et c’est ce que je veux dénoncer au pays.Ce qu’il faut qu’il comprenne bien, ce n’est pas seulement que, derrière le prétendu respect de la majorité pour le Concordat, il se cache une guerre sans franchise et sans dignité ; c’est aussi, c'est, surtout que l’apparente résistance du gouvernement n’est qu’une complicité détournée.Ce que vous, faites pour les bourses des séminaires, vous l’avez fait tout à l’heure pour les chanoines ! Vous les avez abandonnés en détail ! Vous les avez défendus contre la suppression par l’extinction.(Sourires à droite) ; un moment auparavant, vous aviez refusé d’apporter le secours de votre parole au traitement de l’archevêque de Paris, dont vous disiez, il y a quelques jours, que c’était une mesure de convenance, presque une mesure de bon goût : vous l’avez abandonné par votre silence.Voilà votre œuvre ! Voilà comment vous entendez la défense du Concordat ! Votre complicité est entière avec ceux qui veulent le détruire.Et je vous le demande alors : Quelle autorité pouvez-vous avoir, quand vous venez ici timide- ment essayer d’arrêter la majorité dans ses entreprises contre les institutions religieuses ?Quelle autorité pouvez-vous avoir quand on vous voit céder successivement tous les votes, abandonner successivement tous les principes devant toutes les exigences (Applaudissements répétés à droite(, et qu’il est ainsi bien permis de se demander, en face de votre attitude, si vous ne mesurez pas votre résistance sur l’intérêt que vous pouvez avoir à ne pas vous créer des embarras de gouvernement, surtout à ne pas effrayer les électeurs et à les endormir par des illusions ?(Vifs applaudissements à droite.) Et ne me dites pas, messieurs les ministres, que c’est la nécessité parlementaire.Quand vous voulez bien une chose, vous trouvez les moyens qui fléchissent les résolutions les plus irrévocables de la majorité (Applaudissements et rires à droite) ; linge fort sale est destiné à masquer une retraite plus honteuse encore.La Germania a accusé le Journal de Rome et son directeur d’être vendus à la fois à la Prusse et à l’Italie.Que dit-elle pour appuyer cette double accusation ?Quelle preuve ?Quel argument ?Quelle présomption ?Nous ne sommes pas difficiles avec vous ; prouvez-nous au moins que votre grief a été téméraire, jeté légèrement à l’instigation de quelques misérables qui ont abusé de votre bonne foi.Alors, nous porterons la charité au point de croire «à cette bonne foi.Nous penserons qu’en si grave matière vous n'étes pas sérieux, ce qui est une faute et pas un crime.Mais nous tâcherons du moins de vous croire honnêtes.Et cela, après vos explications, malgré votre bon vouloir nous ne le pouvons pas.Pour appuyer d’aussi graves accusations, la Germania se retranche mais on sait assez que vous n’userez derrière le docteur Majuncke, qui ne pas dans cette rencontre de ces fait plus partie de sa rédaction, et moyens décisifs.qui certes fut dévoué à l’Eglise.La Il ne s’agit ici que de la religion, I Germania dit que M.Majuncke ne d’une religion professée par la croyait pas que le Journal de Rome lut grande majorité des citoyens, d’une “ l’organe du Vatican et qu'il n'était religion garantie par les engagements nullement le baromètre des tendantes plus anciens et les plus sacrés.ces régnantes dans les cercles in-Ce n’est pas la peine de risquer fluents ecclésiastiques.” pour si peu votre existence mbiisté- Nous ne savons si le Dr Majuncke rielle.(Nouveaux applaudissements a jamais prononcé cette phrase inepte sur les mêmes bancs.) et barbare.Nous ne voulons pas le Eh bien, il faut que tout le monde croire.Quelle étrange conception du le sache dans le pays, il faut que Vatican et de la presse romaine ! nous sortions tous d’ici, ministres et Ainsi, le Vatican serait un lieu où députés, ayant nettement établi nos des tendances diverses régneraient responsabilités ; il faut que la vôtre, tour à tour, où agiraient, comme messieurs les ministres, qui est la dans une mobile atmosphère, des plus grande soit aussi la plus lourde, pressions variables, et le devoir de et que tout le pays sache bien que la presse romaine, pour être autori-derrière vos semblants de résistance sée, serait de servir de baromètre il n’y a, en réalité, que la plus inconscient à ces mouvements capri-coupable des faiblesses.cieux ?Voilà la pensée de mon amende- Là où règne la vérité absolue, la ment.Je ne tiens pas au chiffre loyauté et la franchise ; où l’inspira-précis de 600,000 francs.J’ai choisi tion constante d’en haut est la règle celui-là, parce que c’était celui du unique des paroles et des actes, on dernier budget.Ce que je veux, suppose, au contraire, le règne d’un c’est un chiffre qui n’implique pas la Jupiter qui dispose ii son gré de la suppression des bourses des séminai- tempête ou du calmo ?res par extinction, nettement la Et ces énormité s’impriment dans volonté de ne pas abroger une loi un journal catholique ! par mesure budgétaire et celle de ne La Germania n’arait pas besoin pas mettre obstacle par un refus de de s’adresser à M.de Schlœzer, mi-concours au recrutement du clergé, nistre de M.de Bismarck auprès du On ne pouvait établir en termes Vatican, pour savoir que le Journal d’une logique plus serrée laresponsa- de Rome n’a jamais prétendu être bilitê qui incombe au gouvernement “ l'organe officiel du Vatican.” Elle aussi bien qu’à la Chambre dans pouvait puiser à pleines mains dans l’odieuse mesure de persécution qui notre collection.Nous n’avons cessé vient d’être dirigée contre l’Eglise, de le dire simplement et loyalement, En vain le.ministère voudrait-il sc ayant en horreur le bas mcrcaiiiiîis-décharger sur la Chambre du poids me des charlatans, et sachant que qui l'accable de ce chef: il demeure quiconque cherche à se servir, en évident que la faiblesse dont il a fait faveur d’intérêts de presse, de l’au-preuve en l’occurrence est pour une guste et immuable autorité qui répart considérable dans l’iniquité gne au Vatican, fait valoir auprès du consommée, iniquité qui constitue la flagrante violation d’un traité soleil-nel où l’honneur même de la France est engagé.A I.KK5IAXIA La Germania consacre encore au Journal de Rome trois nouvelles colonnes.11 n’y a pas beaucoup de marchandises neuves dans ce nouveau paquet ; mais cet étalage de îmagi- public catholique un crédit naire, et commet un vulgaire aims de confiance.Il est bien possible que la Germania ait puisé à de bonnes sources, et sache qu’un jour M.de Schlœzer ait fait savoir à l’Eme cardinal secrétaire d’Etat que tel aiticle du Moniteur de RoniCy favorable à la Prusse, avait produit bon effet à Berlin.Cela prouve-t-il que le Journal de Feuillleton du COURRIER DU CANADA G Avril 1885.—No 47 LE CRIME DE GAIN (Suite.) —Vous n’avez rien de plus à me dire ?# # —Rien ! répondit-elle, Dieu sait, il suffit ! .Rolland croisa les bras sur sa poitrine avec un geste douloureux.Cœlia se détourna pour essuyer ses larmes.—Ah ! dit Rolland, je ne demandais rien de plus, cependant ! Et courant offrir son bras à sa mère, il laissa mademoiselle Belleforgo en proie à une émotion profonde.—Qu’as-tu donc, Rolland ?demanda madame d’Ivrée.^ —Je remercie Dieu de m’avoir donné une mère telle que vous, dit-il, et je le prie de me la garder.XVIII IA 13 AGUE Pendant, les jours qui suivirent, Cœlia évita soigneusement de rencontrer le comte d’Ivrée.Elit craignait que lo déchirement du départ, l’incertitude du retour, fissent jaillir t \ du cœur de Rolland un aveu direct, une promesse solennelle.Cœlia gardait une vaillance dont les femmes seules sont capables.Dut son secret l’étouffer, elle voulait le cacher et croyait l’avoir dissimulé à tous, surtout à celui qui avait intérêt à lo connaître.Dans son ignorance des choses de la passion, elle ne savait point qu’un geste, un silence, une larme, nous trahissent plus complètement que les paroles.Mais si la jeune fille fuyait le comte d’Ivrée, celui-ci ne manquait pas do rejoindre sa mère chaque fois que la comtesse se trouvait avec sa vieille amie.Il fallut peu do temps à madame d’Ivrée pour s’attacher à Cœlia.La grande franchise de son caractère, le charme de sa personne, une conversation animée du piquant de l’imprévu, des talents réels dont Cœlia avait le bon goût de no point être vaniteuse attiraient naturellement vers elle toutes les sympathies.Si la lectrice de la baronne de Roybert eût été coquette, elle serait réjouie des attentions dont elle était l’objet, d’entendre le murmure flatteur qui s’élevait sur son passage.Sa protectrice le voyait, le comprenait, elle recueillait les bénéfices do l’admiration excitée par sa protégée.Les jeunes hommes témoignaient à la vénérable douairière un respect empressé dont elle renvoyait intérieurement tout le mérite à Cœlia.Déjà plusieurs demandes discrète» avaient prouvé à la vieille dame que sa belle amie mettrait, quand elle le voudrait, sur son front, la couronne des mariées.Elle se crut même en conscience obligée de faire part à Cœlia d’une offre brillante.La jeune fille la refusa tranquillement, sans qu’il parût même que son orgueil fût flatté.Et comme la baronno s’étonnait de voir Cœlia sans ambition, sans coquetterie, sans projets d’avenir, la pauvre enfant se jeta dans ses bras et fondit en larms : —Jusqu’à cette heure, lui dit-elle, je vous ai trompée ; si garder son secret est mentir.Je ne suis pas orpheline, la pénurie ne m’a pas jetée dans une condition qui serait presque servile dans une autre maison que la vôtre.J’ai un père, un frère, mon père possède des millions.—Vous avez fait alors un acte de folie ! dit la baronne.—Peut-être ai-je commis une faute, en effet.Vous m’avez appris à le comprendre, et cependant je ne regrette pas ce que j’ai fait.Elevée par mon père dans l’athéisme le plus absolu, accoutumée à n’entendre parler que de la nature et de la loi, j’ignorais ce commandement divin : “ Tes père et mère honoreras afin de vivre longuement.” Il a sonné une heure dans ma vie, où j’ai prétendu garder la libre disposition de mon cœur.On a voulu me courber sous le joug do l’obéissance, et je me suis enfuie.Mais par une minute, par une seconde je n'ai voulu garder seule la liberté que je venais de conquérir.Je ne le pouvais pas.Il ne fallait point que la calomnie pût m’atteindre.Je voulais sauvegarder ma réputation pour l'homme dont je porterai le nom un jour.Partie de chez mon père le matin, vous m’avez accueillie dans la journée.—Et votre frère ?— Mon frère, entraîné par une irrésistible vocation, entrait au séminaire à l’heure où je quittais la maison paternelle.Mon père n’a plus d’enfants.L’un l'a abandonné pour Dieu, l’autre.Cœlia baissa la tète, prit les deux mains de la baronne et les serra sur sa poitrine.—L’autre.,reprit la vieille dame en attirant sa compagne sur son cœur, l’autre s’appelle.—Ne le dites pas ! Ne le dites pas ! s’écria Cœlia, je ne me l’avoue pas à moi-môme.—Allons ! fit la baronne, si vous avez eu tort do quiter votre famille, vous réparez au moins cette faute de votre mieux ; et quand ce cœur révolté sera complètement pacifie par la religion, c’est moi-mômo qui vous remettrai dans les bras do votre porc.—Combien vous êtes bonne, Madame ! dit Cœlia en baisant les cheveux blancs do sa vieille amie.Rome soit vendu à la Prusse ?La Germania avoue, avec un certain cynisme, que, si elle a émis contre le Journal de Rome la double accusation de vénalité à l’égard de la Prusse et du Quirinal, c'était dans le but “innocent d’établir que le Journal de Rome n’était pas le “ baromètre ”, du Vatican et que ce “baromètre ” privilégié était le Moniteur de Rome y Alors pour servir le Moniteur de Rome, la Germania est capable d’infamies ?Elle l’avoue elle-même.C’est à notre confrère romain qu’il appartient de décliner de tels services, et de protester à son tour, s’il le croit bon, contre l’abus qui est tait de son nom dans une si sale querelle.Une noble réclamation du Moniteur de Rome avancerait mieux ses affaires devant l’honneur des catholiques, que les réclames de la Germania fondées sur de criminelles calomnies.Il faut purifier l’Eglise ici à Rome et partout de ces intrigues qui, nous le savons et nous sommes à même de le prouver, jettent un profond scandale dans les populations catholiques et portent au Saint-Siège le plus grave préjudice.Léon XIII n’a cessé de recommander la paix à la presse catholique.Voilà la paix telle que l’entendent ceux qui se disent ses plus autorisés interprètes ! Quand il bénit, ils maudissent ; quand il loue, ils outragent ; quand il encourage, ils calomnient.Ceux qui le servent comme ils le peuvent, mais sans peur et sans reproche, ils les accusent d’etre vendus aux ennemis du Saint*S:ège, de n'agir que dans de vils intérêts.On leur tourne à crime et à dérision leur désobéissance même et leur plus humble soumission.Et encore, si ces vilenies nous faisaient du tort à nous, et servaient notre cause ! Mais, au contraire, elles nous purifient, et elles ne portent dommage qu’au Pape et au Saini-Siège ; et c’est là ce qu'il y a d’horrible, en ce scandale entretenu, continué jusqu’aux abords du trône pontifical par les avant-postes de la secte maçonnique.Nous évitons, autant que nous le pouvons, des sujets si tristes et si décourageants.Mais il est un point où notre honneur, si peu de place qu'il tienne dans les intérêts généraux de l’Eglise, vient à y être mêlée dans une certaine mesure.C’est l'honneur de nos luttes contre l’usurpation italienne qu’on attaque, c’est l'iutégriié de notre résistance qu’on salit, c’est la vérité même qui éclate en nos revendications qu’on vilipende ; et ce complot part de feuilles catholiques ! La Germania et ses correspondants de Rome ont dépassé le point où nous pouvions, par dédain, laisser notre œuvre en dehors de ces turpitudes.Elle a éclaboussé jusqu’à notre cause.Avons-nous, oui ou non, vendu notre journal à la Prusse et au Quirinal ?—Prouvez-le.Si vous n'y réussissez, nous vous tenons, vous et ceux qui vous fournissent ces- renseignements, pour cle faux frères et de misérables calomniateurs.Henry des Houx.—Vous entretenez une correspondance avec votre frèie ?—Oui, Madame.Nous nous écrivons chaque semaine.Il suit de loin les progrès que je fais sous vos auspices.11 s’en réjouit ;il bénit le ciel de la double épreuve que nous subissons.Je reçois la foi comme une clarrê douce qui m’éclaire le cœur, Conrad en est ébloui.Son à me ardente, enthousiaste, se jette dans le sacerdoce comme dans un combat.Ses facultés, déjà si brillantes, semblent doublées.Je veise souvent des larmes de joyeux orgueil en voyant grandir l'éloquence et le génie de mon frère.Certes il deviendra l’une des gloires du cierge français, à moins, comme il le dit souvent sous l’influence d’un pressentiment étrange, qu’il ne mesure jeune, sans avoir été trouvé digne par le maître de cueillir une palme de veitoire.La tendresse de Conrad jour moi s’est doublée depuis qu’il me sait votre docile écolière.Quand nous retournerons à Paris, je vous le présenterai.Il doit avoir bien changé depuis trois années que nous ne nous sommes vus.Si les traits sont restés les mêmes, l’expression en doit être tout autre.Mais je ne suis pas seule à Évian à recevoir des lettres de Conrad, le comte d’Ivrée l’aime comme un frère.—Comme un frèie, vous avez raison, Cœlia.Une vive rougeur couvrit les joues de la jeune fille.Mon Dieu ! dit-elle d’une voix tremblante, je 11e croyais pas que vous auriez le courage de railler.—Railler, Cœlia ! non, non enfant ! non, ma fille ! Vous savez si je vous aime ! Je retire cettre malicieuse parole.Je ne le ferai plus, je 11e vous parlerai jamais de Rolland.seulement, je m’entretiendrai souvent de vous avec sa mère.—Combien je vous aime ! dit Cœlia.—La bonté est la coquetterie des vieilles femmes.La baronne sortit un moment après avec sa jeune amie, et rejoignit la comtesse d’Ivrée dans le salon du caniso.On y parlait avec animation.Les journaux venaient ‘d’apporter des nouvelles graves.L’armée française se formait ; dans un mois elle serait prête à partir.L’appel aux armes retentissait dans toutes les lignes, comme un bruit de clairons.La patrie so levait agitant d’une main son épée, de l’autre sonjoriflamme, et d’un bout de la France à l’autre la jeuneso enthousiaste répondait par un cri de bataille et une prophétie de victoire.(A suivre) Le Courrier du Canada, Lundi 6 Avril 18^5 SOMMAIRE France.£)cIaralion de M.le comte de Mun sur la violation du Concordat.• A la (ïermania.Fkuillkton —Le crime de Caïn.Le rôle de f « Electeur.» Une trahison Le ministre de la milice.Communications postales.Clôture do la retraite à réalise St-Jean Baptiste L’insurrection au Nord-Ouest.Résumé des dépêches.Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES La Banque Nationale.—P.La Iran ce.Bazar annuel.A vendre.—L.Prémont.Changement de domicile.—Dr A.Mat ois.Semaine Sainte notée.—.1.A.Langlais.L’huile astrale de Pratt.—C.Peverley.C A N A D A QUEBEC\ 6 A VR1L 1885 Le rôle de 6‘ l’Electeur ” L'Electeur joue, à l’heure quil est, le rôle le plus méprisable qu’il soit possible d’imaginer.Au milieu de l’épreuve que subit en ce moment le Canada, ce triste journal semble avoir pris à tache de dénaturer les faits, d’aceumuler les fausseté, de soulever les préjugés, de dénoncer d’une manière déloyale et perfide le gouvernement du pays.Le moment est bien choisi pour faire de la politique d'opposition, de la politique rouge ! Les chefs de l’Etat ont à réprimer une insurrection, à protéger la vie et la propriété do nombreuses populations, à rétablir l’ordre et la paix momentanément tt-oublées.C'est le temps pour VElecteur de crier : guerre aux pouvoirs publics ; d’entraver faction de notre administration militaire ; de souiller dans le public la haine et la défiance contre le gouvernement légitime du pays ! Quelle noblesse de sentiments, quelle largeur de vues, quel patriotisme ! ! L'Electeur a crié bien fort contre l’article malheureux paru l’antre jour dans le Nouvelliste, article que notre confrère de Saint-Roch a dénoncé lui-même jeudi.Mais il fait une besogne bien plus coupable en soulevant systématiquement les préjugés.Dans son aveugle désir de blesser le gouvernement conservateur, C Electeur, on devait s’y attendre, n'a pu s’empêcher de tirer sur ses propres amis.C’est ckez lui une maladie, nous l’avons déjà prouvé.Dans son article de jeudi, il s’est encore bravement exécuté : u Quoi ! s’est-il écrié, voilà quinze ans que les métis formulent leurs griefs au gouvernement, qu'ils font connaître les criantes in justices dont ils sont victimes; voilà quinze ans qu’ils dénoncent les spoliations commises en violation de leurs droits ï.Après quinze ans de sollicitations, de représentations, de demandeset d'appels de toutes sortes au gouvernement, pas une patente n’a encore été émanée en faveur des Métis.” Voilà quinze uns, dit YElecleur] Soit, mais durant ces quinze ans, les libéraux ont régné cinq ans.En 1878, quand ils ont été chassés du pouvoir, il y avait huit ans que les Métis se plaignaient.Qu’est-ce que le gouvernement Mackenzie avait fait pour régler cette question ?Rien, c'est l'Electeur lui-même qui l'admet.Mais alors pourquoi ne tourne-t-il pas une partie de son indignation contre le gouvernement libéral, contre ses chefs Mackenzie, Blake, Mills, Fournier, Laflamme, Laurier ?Esprit de parti, fanatisme politique, voilà l’explication du mystère.Puisqu’on veut parler de responsabilité lorsqu’on ne devrait songer qu’à l’action commune, nous allons nous aussi nous en occuper.Dans un prochain article, nous examinerons la conduite du gouvernement Mackenzie dans les affaires du Nord-Ouest.yamment que le Canada “ est sans DÉFENSE, QU’UNE POIGNÉE DE MARAUDEURS BIEN ARMÉS POURRAIT IMPUNÉMENT ENVAHIR LE PAYS ET S’EMPARER PRESQUE SANS COUP FÉRIR DE NOS PLACES LES PLUS FORTES.” C’est un crime national que de publier de pareilles invitations à l’invasion armée, de tels encouragements aux ennemis secrets que le Canada peut avoir en Amérique.Invitation à l’invasion, encouragement à l'ennemi, voilà la portée do l’article publié samedi par VElecteur, article inspiré par le plus méprisable esprit de dénigrement, par le plus aveugle fanatisme politique.Lorsque nous ne devrions tous avoir qu’un cœur et qu’une âme pour faire face aux graves événements que nous traversons, lorsque tous les citoyens soucieux de la paix, de l'honneur et de la réputation de leur pays devraient s’entendre pour prêter main-forte au pouvoir, quitte à récriminer, à accuser, à dénoncer plus tard, les petits patriotes de Y Electeur ne voient d’autre besogne digne d’eux que celle de soufller la discorde, de semer la défiance, de faire appel aux passions populaires, d’accuser lâchement et systématiquement les autorités du pays.C'est une honte pour le jour-nalisme^canadien, et, pour notre part, nous protestons hautement contre une pareille absence de patriotisme et d’honneur national.L'Electeur est en ce moment l’organe de la discorde, du désordre et de l'indiscipline.Dans son même numéro de samedi, il publie une lettre d’un volontaire, son correspondant, qui fait une charge à fond coir tre le ministre de la milice.Joli spectacle ! Un volontaire sous les armes, en service actif, qui écrit dans les gazettes contre les autorités militaires.Voilà un bel exemple de discipline pour^nos milices canadiennes.Depuis huit jours chaque numéro de f Electeur est plein d'infamies de ce nrenre.Si nous vivions sous un réprime moins doux, eu France en Angleterre, ou en Allemagne par exemple, cette feuille serait déchirée manu malif ari comme constituant un danger pour la sécurité du pays.Non, ce n’est pas ainsi que doivent aerir des journalistes qui aiment leur pays plus que leur parti.En présence du danger, toutes les rancunes politiques doivent se.taire.Donnons au gouvernement l'appui, la force dont il a besoin pour faire triompher la loi.Puis, le péril public conjuré, les difficultés surmontées, il sera temps de discuter, de porter des accusations, d’établir les responsabilités, de politiquer, en un mot, sur la question du Nord-Ouest, comme sur toutes les autres questions.râles qui ont constamment travaillé à nourrir le préjugé populaire contre notre organisation militaire.Le ministre de la milice doit lutter, à chaque session, contre une opposition formidable, pour faire passer son mince budget annuel ; on le rogne de tous côtés ; on discute chaque chiffre ; on montre la plus grande mauvaise volonté.Un jour, il a voulu proposer la formation d’un corps régulier de 700 hommes, qui aujourd’hui seraient d’un précieux secours.C’a été une tempête.Le Globe a jeté feu et flamme.La presse grite-rouge a fait écho.Les députés s’en sont môles.Il a fallu laisser tomber le projet.Et aujourd’hui que nous avons a réprimer une insurrection sérieuse, on veut faire du ministre de la milice un bouc émissaire ; on le dénonce, on l’insulte.C’est une injustice criante, à laquelle nous refusons de collaborer.Que ceux qui sont sans péché dans les questions de milice jettent au ministre la première pierre.On verra s’ils sont nombreux.Quant aux injures • personnelles que Y Electeur prodigue à M.Caron, elles indiquent Y animus du journal rouge.Ilaine et rancune politiques, voilà ses patriotiques mobiles.On sait quelle valeur il faut attribuer aux diatribes des gens de Y Electeur.Tine trahison C’estjainsi que Y Electeur qualifiait l’autre jour un article du Nouvelliste qui n’était pas de la rédaction ordinaire de ce journal, et qui a été désavoué depuis par notre confrère de St-Roch.Cette qualification, nous devons l’appliquer aujourd’hui au premier-Québec que YElecleur lui-même a publié samedi.Oui, c’est une trahison que de proclamer bru- Le ministre de la Milice Certaines feuilles publiques, VElecteur en tête naturellement, font rage par le temps qui court, contre l'honorable M.Caron, ministre de la Milice.Le moment est merveilleusement choisi.L'honorable ministre a sur les épaules une immense responsabilité ; il doit voir à une organisation considérable ; de tous cotés on s’adresse à lui pour avoir des ordres, des renseignements ; il faut qu’il qu’il soit constamment sur pied pour répondre aux demandes qu’on lui adresse, pour envoyer des instructions et recevoir des rapports.C'est le bon temps ; tombons-lui dessus, se disent certains braves, et profitons des circonstances pour lui tirer dans le dos.Tactique honteuse et coupable ! Quand nous voyons l'Electeur se ruer contre l'honorable M.Caron, et le tenir responsable de tout ce qui peut être défectueux dans l’organisation de notre milice, nous nous demandons comment on peut pousser la mau* | vaise foi aussi loin ?' Tout n’est pas parfait dans notre organisation militaire ; bien des parties font défaut, nous l’admettons.Communies!liens postules Nous constatons avec plaisir que le gouvernement fédéral s’occupe activement de l’extension des communications postales dans toutes les parties du pays.Depuis quelques années, il s’est fait un progrès rapide sous ce rapport.Mais il reste beaucoup à faire pour correspondre aux besoins les plus pressants de toutes les localités.Cependant avec un peu de bonne volonté, les autorités pourraient, il nous semble, combler des lacunes dans le service postal.Prenons file d’Orléans pour exemple.Là, il existe des inconvénients qu'on peut faire disparaître sans encourir de grandes dépenses.Cette région est très populeuse ; il s’y fait des affaires considérables, et néanmoins la malle n’est distribuée que deux fois par semaine dans toutes les paroisses de file.Pourquoi n'y établirait-on pas un service postal quotidien ?Les communications sont très faciles en hiver et en été, si nous exceptons une période de dix à douze jours le printemps et l’automne.La distance de la ville de Québec à la paroisse la plus reculée peut se franchir dans l’espace de quatre à cinq heures.Nous ne voyons aucune raison pour que file d’Orléans n’ait pas une malle distribuée régulièrement tous les jours.Nous appelons l’attention du représentant de cette division au parlement fédéral sur ce grave inconvénient.En travaillant avec ardeur au succès de cette entreprise pour ‘ainsi dire indispensable aux habitants de file, il n’y a pas de doute que le gouvernement se rendra aux désirs du député du comté et qu’il reconnaîtra les droits de cotte localité à des communications postales plus faciles.Une autre amélioration qui serait d’un grand prix pour les habitants de file, consisterait à expédier la malle en été par le bateau à vapeur, qui part de Québec toutes les après-midi à trois heures.De la sorte, les journaux seraient reçus le jour même de leur publication, et l’on pourrait répondre à une correspondance le lendemain de sa réception.Tous les retards déplorables que l’on constate aujourd'hui disparaîtraient aussitôt.Il nous semble qu’il suffit d’exposer ces justes réclamations des habitants de file d’Orléans pour que le gouvernement s’empresse de rendre justice à qui de droit.Clôture de la retraite al l’églifle Sa i n t-J ean-Ila ptinte La Clôture de la retraite à l’écrlise Mais à qui la faute ?A qui la res- St-Jean-Baptiste de Québec a eu lieu ponsabilité ?Un peu atout le monde.A tous ceux qui ont crié contre les moindres dépenses pour la milice ; aux orateurs de l’opposition qui prononçaient des philippiques contre le hier soir.A cette occasion, il y a eu ure démonstration des plus imposantes.Après les prières do l’Archicon-frérie et le sermon prononcé par le gaspillage des deniers publics chaque rév.Père Fiévez le Saint Sacrement fois que le ministre de la milice, quel a été transporté à la sacristie et une qu’il fût, demandait un sou pour1 adresse a été lue par M.J.A.Defoy, son département ; aux feuilles libé-1 au nom des paroissiens de St-Jean.Cette adresse était signée de près de (300 noms, la voici : C'est avec bonheur que nous venons aujourd’hui accomplir un devoir de reconnaissance.Vous nous avez tellement bien fait connaître nos autres, devoirs, que celui-ci s’impose de lui-1 même à nos sentiments.C’est, en effet, j une heureuse circonstance que celle, qui nous procure l’avantage de remercier ceux qui ont taut de droit à notre gratitude.La retraite qui se termine ce jour, RH.Pères, fera époque dans notre vie, et l’écho s’en répétera, pour notre plus grand bien, nous l'espérons, jusque dans l’éternité.Car vous avez laissé dans nos cœurs de telles impressions que nous n’en perdrons jamais le souvenir.Votre parole de missionnaires et d’apôtres a dissipé les nuages qui obscurcissent, par fois, même )es yeux des chrétiens ; vos encouragements et votre dévouement ont attendri tous les cœurs, et.à votre voix, nous sommes accourus comme attirés par un charme irrésistible.Aussi que de bien vous avez fait dans notre paroisse ! ! Nous le sentons avec bonheur.Vous avez ravivé notre foi.Vous avt z fait naître la confiance et le courage dans les âmes attiédies.Vous avez séché les larmes de la mère de famille, en faisant de son fils un enfant soumis et affectueux.Vous avez, surtout, donné aux pères de famille des enseignements qu’ils n’oublieront jamais.Car, nous espérons que votre parole n’est pas tombée sur une terre ingrate, mais, qu’au contraire, elle produirades fruits de grâce et de bénédiction.Et, comme vous nous avez enseigné que c’est avec la résolution, l’énergie et la volonté qu’on se maintient dans le chemin du devoir, nous voulons, en votre présence, déclarer hautement que nous sommes décidés à suivre les droits sentiers que vous nous avez indiqués.Nous acceptons donc entièrement les enseignements que vous nous avez données, et nous sommes résolus de les mettre en pratique.Nous sommes décidés,surtout,à bannir de nos maisons, de notre paroisse, tous les mauvais romans, les feuilletons immoraux et toutes brochures ou publications malsaines tendant à amoindrir la foi et à corrompre les mœurs.Nous sommes décidés, enfin, à nous affirmer comme catholiques en toutes circonstances, et à prouver que les bons chrétiens font les bons citoyens, et que la religion • doit être, vraiment, la base de toute société.Inutile d’ajouter, RR.Pères, que nos femmes et nos jeunes filles se joignent à nous avec empressement pour vous exprimer leurs sentiments de profonde gratitude.Votre parole douce et entraînante les a fortifiées, consolées, dirigées, et votre prédication a été telle, qu’il ne dépend que de nous, maintenant, de faire, selon votre expression, un paradis de notre maison.Nous avons donc tous participé aux fruits de cette retraite, et nous jouissons de la paix et du bonheur que vous avez déposés dans tous les cœurs.Mais il ne faut pas oublier que ces faveurs, nous les devons, dans une grande mesure, à notre digne pasteur, M.le Curé, qui nous a procuré l'avantage d’entendre la parole de Dieu de la bouche d’aussi zélés et aussi distingués missionnaires.Aussi, en présence des bons pères, nous le prions d’accepter nos remerciments bien sincères pour le choix qu’il a fait des prédicateurs de cette retraite, et pour le dévouement dont il a donné une nouvelle preuve, ainsi que MM.les vicaires, en cette circonstance.^ Maintenant, RR.PP., il vous resterait à recueillir la récompense de votre labeur.Toute compensation matérielle pour les services inappréciables que vous nous avez rendus serait bien au dessous de leur valeur.Mais, nous savons que vous n’attendez pas votre récompense ici-bas.Les importants travaux que vous avez accomplis sont inscrits, là-haut, dans les annales immortelles, et, un jour, nous espérons être les heureux témoins des récompenses que Dieu accorde à ceux qui, comme les apôtres, ont parcouru les villes et les campagnes, en prêchant son évangile.En attendant, veuillez considérer la démonstration de ce jour comme l’expression franche et sincère de nos sentiments de reconnaissance et de respect, et comme une adhésion complète et entière de nos intelligences et de nos cœurs aux vérités que vous nous avez précitées, et qui devront, désormais, être la règle suprême de notre conduite de citoyens et de chrétiens.Québec.5 avril 1885.Le rév.Tère Fiévez a fait à cette adresse une réponse admirable, digne de sa réputation de grand orateur sacré.Il s’est réellement surpassé, et a donné libre carrière aux effusions de son cœur d’apôtre.Le Rév Père a électrisé tous les auditeurs, surtout quand il a parlé des devoirs du chrétien dans la société.Il a payé un juste tribut d’éloges au rév.M.Plamondon, desservant de l’église St-Jean, dont tout le monde connaît la charité et le dévouement.Nous regrettons de ne pouvoir reproduire in extenso ce morceau de haute éloquence.A diverses reprises, l’Union Musicale que l’on retrouve toujours au premier rang, dans nos fêtes imposantes, a fait entendre les morceaux les plus choisis de son répertoire.La partie calligraphique de l’adresse a été exécutée avec grand succès par M.J.E.Côté, fils de M.Sylla Côté.Les Oe el «5e bataillons.—Le général Hfiildletou.—Le colonel Irvine.— Nouvelle» diverses.— B.e» batteries A.et 11.Le 9e bataillon était à Carleton place, samedi à 9 heures du soir.C’est là que M l’abbé Faguy a rejoint le bataillon.La tempête de neige qui sévit depuis vendredi a bloqué les trains qui ont dû passer la nuit du vendredi et la journée du samedi à Carleton.Tous les soldats étaient bien portants et joyeux.A neuf heures, samedi, le train s’est mis en marche pour Winnipeg.Nos compatriotes du 65e bataillon, dit la Presse,se sont embarqués jeudi soir, à 6 heures par le chemin de 1er du Pacifique, en route pour le Nord-Ouest.Ce bataillon, composé de cana-diens-frauçais, est commandé par des citoyens d’élite ; c’est le colonel Aldé-ric Ouimet ; c’est le lieutenant-colonel Hughes, faisant fonction de major, ancien zouave pontifical,c’est le major Dugas, juge des sessions de la paix, ce sont les capitaines Bossé, Prévost, Ethier, Giroux, Roy, Beauset et Ostell les lieutenants Doherty, Stearns, Des Trois-Maisons, Villeneuve, Piinguet et Lafontaine.Ce sont enfin les braves ouvriers, marchands, commis el industriels qui servent dans les rangs de ce bataillon dont nous sommes fiers, qui nous ont quittés jeudi soir, pour aller payer l'impôt du sang que tout bon citoyen doit à son pays, rétablir l’ordre parmi nos frères momentanément égarés et répondre à l’appel d’honneur que leur a lait le gouvernement.Winnipeg, 4.—Le général Middleton est fatigué d’attendre les troupes de l’est.*Si ce n’était des ordres reçus, il réunirait celles qu’il y a actuellement à Qu’Appelle et s’avancerait.On croit qu’il s’avancera sur Touchwood lundi ou mardi et y établira un autre dépôt d’armes et de munitions.Les troupes que l’on attend repartiront immédiatement vers l’ouest.Le colonel McDonald est revenu au fort Qu’Appelle après avoir visité les sauvages de la tribu des Cris.Leur réserve est à 22 milles au nord-ouest de ce fort.Il raconte que tout y est tranquille.Les métis d’une mission située à quatre milles d’ici tiendront une nouvelle assemblée dimanche pour décider s’ils iront rejoindre les commissaires, mercredi prochain, ou les renverront à lviel qui, dit on, est au lac au Canard.Le général Ferry,commandant des postes sur la frontière américaine, a donné instruction aux troupes qui sont à Poplar River et au fort Assini-boine, Montana, de veiller attentivement à ce que le territoire ne soit pas envahi.Si quelques bandes de métis ou de sauvages passent la frontière en venant du Canada, soit pour chasser ou pour piller, en vertu de la convention qui existe actuellement entre le gouvernement du Dominion et les Etats-Unis, on leur enlèvera leurs armes, leurs chevaux, etc., et ils seront renvoyés sur le territoire canadien sous bonne escorte.Si cependant ils passent sur le territoire américain, comme fugitifs pour se dérober à la poursuite des troupes, ils seront détenus après avoir été désarmés et entretenus aux dépens des autorités canadiennes.Le colonel Irvine a réussi, parait-il, à faire parvenir une dépêche chiffrée de Humboldt à Ottawa ; des éclaireurs de Prince Albert ayant pu se rendre jusqu’à cette première place.On est anxieux de savoir ce que contiennent ces dépêches.Lo major Smith du 47ème bataillon, député sergent d’armes à la Chambre des Communes, est arrivé ici pour rejoindre le général Middleton et faire partie de son état-major.Les dépêches qui ont été publiées dans les journaux d’aujourd’hui annoncent une répétition probable du désastro du Lac au Canard à Prince Albert.Cette nouvelle cause une vive anxiété dans les cercles militaire et civils.Les colons qui habitent le voisinage de Prince Albert abandonnent leurs fermes par crainte des Sioux qui parcourent le pays.Cette bande de Sioux est probablement celle à laquelle le colonel Irvine faisait allusion et qui ravage le district do Prince Albert sous le commandement du chef Bonnet Blanc dont la réserve est située près de Prince Albert.La nouvelle annonçant que Kiel a établi un gouvernement provisoire semble être avérée, car les autorités de la compagnie de la Baie d’Hudson ont reçu do l’un de leurs officiers, une dépêche annonçant que l’administration de la justice chez les Métis relève de Riel durant la rébellion.Cet employé télégraphie qu’il a en sa possession, deux reçus dont Pun est signé par une personne qui s’intitule assistant commissaire et une autre I qui ajoute à son nom lo titre de assis- • tant - gouverneur du gouvernement provisoire de la Saskatchewan.Les commissaires nommés pour prendre en considération les récla- mations des métis et qui sont MMJ Roger, Goulet et Forget sont arrivés ici hier soir et ont immédiatement nommé comme secrétaire do cette commission M.N.O.Cole.Ils partiront mardi pour Qu’Appelle et de là se rendront à Touchwoods Hills, puis reviendront à Regina pour se diriger ensuite sur Calgary et Fort McLeod.L’on croit que leur expédition durera deux mois.Ils ont publié unô circulaire annonçant qu’ils rencontreront les Métis pour entendre leurs réclamations à Fort Qu’Appelle, Touchwood, Regina, Fort McLeod.Ils en exceptent les endroits qui sont les foyers de l’insurrection.Leur programme semble être de réprimer la révolte par la force et de voir ensuite aux réclamations.Winnipeg.—5 avril, 2 heures, p.ra.Les batteries A.et B.sont arrivées.Les soldats sont bien portants, mais ils sont extrêmement fatigués de leur long voyage.Ils ont eu 125 milles à parcourir à pieds.On a fait une brillante réception à ces vaillants soldats.Les deux batteries sont parties ce soir à six heures pour l’ouest.Une foule innombrable les a acclamées à leur départ.Elles seront à Q’appelle demain soir vers six heures.Le Queens Own et les grenadiers de Toronto sont arrivés à Port Arthur et seront ici demain après-midi.La situation ne s’est pas améliorée dans l’ouest, et à en juger parce qui a transpiré du contenu de la dépêche adressée par le colonel Irvine à Ottawa, elle se fait excessivement critique à Prince Albert, les Sioux se préparant à la guerre.Ils rejoindront les Métis de Carleton et attaqueront Prince Albert.La police et les colons se sont réunis pour se défendre dans un fort rien moins qu’imprenable.Pour ajouter au malheur les provisions sont insuffisantes pour cette population augmentée durant un siège quelque peu prolongé.On dit ici que le colonel Irvine a demandé au moins quinze cents hommes de renforts.Les autorités de la Baie d’Hudson ont reçu hier soir, de Prince Albert, une dépêche qui corrobore ce que l’on dit ci-dessus.Les Sioux se livrent actuellement à des déprédations chez les colons.Nous approuvons de tout cœur ces paroles du Mail : “ Le pays ne désire pas l’effusion du sang et préfère un règlement pacifique.Un déploiement de forces puissantes est le meilleur moyen d’y arriver.” KENUÎIIÈ 1>KS I)ÊPKCIII> EUROPE ANGLETERRE Londres 5 L’impératrice (d’Autriche) voyage incognito dans le sud de l’Anglelerrro.L’Angleterre a annexé file Quelpaert avec le consentement de la Chine.Cette ile commande la Corée, l’entrée de la mer du Japon et des porta russes sur le Pacifique.Lecomte de Paris est arrivé à Naples, où il s’entendra avec le duc de Chartres pour le rétablissement de la monarchie française.Le Gaulois prédit que les prochaines élections prouveront que le pays n’a pas confiance dans la république et qu’il désire retourner à la monarchie.Le cabinet a approuvé aujourd’hui la convention passée entre ‘ l’émir de l’Afghanistan et lord Duüerin.Le vice-roi a reçu instruction d’inviter l’émir à visiter Londres.Le général Wolseley annonce que si l'on maintient les stations militaires actuelles clans le Soudan, la moitié des troupes succombera à la chaleur avant l’automne.Ou doit s’attendre avant longtemps à la retraite des Anglais du Soudan et a l’abandon de l’expédition du Nil.FRANCE Paris 5.Des dépêches privées de Hanoi, datées do samedi, annoncent que les Chinois massent leurs forces sur le Heure Noir, et qu’ils se préparent à attaquer Hong-’ Iloa.Le général Delisle est arrivé à Chu.Les Chinois se sont retirés de devant la ville de Kepel retraitent sur Langson.M.Constans a échoué dans la tâche do former un nouveau cabinet.M.Henri Brisson a été appelé et a accepté la mission de réorganiser l’administration.Le bruit court que Brisson el de Freycinet ont formé une coalition.De Freycinet sera nommé probablement président de la Chambre des députés.EGYPTE Le Caire, i avril.Le Maiidi a sommé Ternir de Berber de se rendro à Khartoum avec son armée pour l’aider à réprimer la révolte.Dégénérai Graham s’est retiré au jourd’hui de Tamai avec toute son armée et a gagné Souakim.La chaleur est insupportable dans le désert à l’ouest de Tamai.Les ofliciers et les soldats de l’armée du général Stewart sont complètement dégoûtés du résultat de l’expédition et désirent retourner dans leur patrie.Des déserteurs sontarrivésà D.mgola et rapportent que l’armée rebelle à Khartoum est divisée en deux camps, et qu’une panie de cette armée désire lie Courrier du Canada, Lundi 6 Avril 1885 discontinuer la campagne.11 Jparaît qu’il y a eu môme une bataille sérieuse et que le Mahdi a été obligé de prendre la fuite.MARGUES DE QUEBEC txJt PETITES NOUVELLES température—La neige tombe encore aujourd’hui en grande abondance.On trouve cela extraordinaire pour la saison.une suitprise.—Notre ville est destinée a voir les choses les plus curieuses.Hier après-midi les Messieursde la cure de Québec apercevaient un lièvre pre liant ses ébats dans le jardin du presbytère.M.l’abbé Louis H.Paquel, averti, ne tarda pas à lui faire payer son imprudence.lin entendant la détonation, tout le personnel du presbytère fut sur pieds.M.Cinq-Ma»**, Procureur de la Fabrique, croyant à un coup de dynamite, arriva promptement a la scène du carnage.A la vue du lièvn*.ses craintes s’évanouirent, et le tout se termina par un grand éclat de rire.Nous finirons par tuer des ours dans nos rues.thois jumeaux.—Madame O.Marquis, de Cacouna, a donné naissance à trois jumeaux dont deux garçons et une fille.Madame Marquis est mère de 1C enfants et âgée de 45 ans.un noN exemple.— L’honorable M.Tlii-bandeau, et MM.J.Shehyn et Z.PAquet ont décidé de continuer de payer les gages à leurs commis qui sont partis pour le Nord-Ouest avec le firme Bataillon, et.cela tant que durera la campa .‘-rue.SOCIÉTÉ DE COLONISATION DE LA CITÉ DE TH01S-HIVIÉHES.— IIUHEAUX, HUE DU PALAIS, 18, A QUÉDEC.—OHANDE KXCUR- SION EN CHANCE.L’assemblée générale des sociétaires en date du 50 janvier dernier,a décidé, ;\ l'unanimité, que le tirage de la loterie aura lieu définitivement, le jeudi fiO avril prochain, à la salle Jacques-Cartier, ii Québec.Prenez vos billets.Le prix de chaque billets est de 55 cents seulement.Québec, 53 février i883— 14s3fps.jNFOHmation.—Ou va construire sous peu une ligne de téléphone, reliant le quai de la Pointe au Pic avec le village de la Malbaie.Avec cette voie de communication, on pourra mettre le public au courant de l’irrégularité de l’arrivée et du départ des bateaux qui fréquentent ces parages durant l’été.De sorte qu'on va s’éviter une foule d’inconvénients par une légère dépense.un m eu n the HonniuLE—Une dépêche nous apprend que l’officier de police Cinq-Mars est parti hier soir de Montréal pour Joliette, où un meurtre horrible a été commis hier matin, il paraît qu’un jeune homme a égorgé sa mère Le meurtrier est âgé de 22 ans et d’origine irlandaise.C'est encore l’ivrognerie qui est la cause de ce parricide inhumations.—Il y a eu 75 inhumations dans le cimetière Saint-Charles, pendant le mois de mars.Sur ce nombre, nous comptons 25 garçons, 2G filles, 10 hommes mariés, 8 femmes mariées, 2 veufs et 4 veuves.navigation.-—Dans quelques jours le Damora, le premier steamer de la ligue directe entre la France et le Canada, arrivera a Halifax.Le steamer Oulunda devra suivre quelques semaines après, jusqu’au jour où un troisième bateau en voie de construction viendra compléter la l:gne.Nous aurons donc avant peu un départ par quinzaine, ce qui permettra l’expédition du fret d’une façon régulière.nu h eau dk commerce.— L’assemblée générale annuelle du bureau de com-mmerce aura lieu demain, à 2.30 hrs.pour l’élection des officiers.incendie a Winnipeg.— ’Winnipeg, 4 avril.Hier, durant la nuit, le feu a détruit une partie des bâtisses Cauchon.Les occupants ne se sont sauvés qu’avec peine.Ce ptité de maisons était l’un des plus beaux Je la ville; il a subides dommages pour uno valeur de SI0,000.11 y a sur toute la construction une assurance de $50,000.ONGUENT KT PILULES 1IOLLWAY.— PlllS lie Consomption.—La grippe, le rhume et la fièvre dominent dans notre variable climat.Bien que faciles à guérir dès le début, si ces affections sont négligées, elles engendrent souvent de sérieuses maladies dont la principale et la plus fatale est la consomption.En faisant usage des 1 ilules Holloway, dès l’ap proch d’une de ces maladies, et si les symptômes deviennent plus pressants, en se frictionnant bien, deux fois par jour, le dos et la poitrine, avec l’Onguent Holloway : tout danger cessera, toutes tendances à la consomption seront sûrement bannies et le corps, dégagé de tonie matière impure deviendra plus sain qu’avant la maladie.Ces Pilules ne contenant aucun ingrédient nuisible de quelque sorte que ce soit, les plus déli-cals comme les plus timides peuvent les prendre sans craindre.Farine el Grains.Québec, 5 ayril F srliie.—Sup.extra, baril, 196.44 60 Extra.- 4.30 Porto pour boulanger.4.80 Extra du printemps.4.00 Superfine No.2.3 80 I ine .3.00 • «tues en poches, «le 100 livres.2.00 •* «le seigle en quart.0.00 44 Maïb ou blé «l'Inde blanc, par 200 livres.3.30 Mais ou blé d’Inde jaune, par 200 livres.3.10 14 •» —Bie de boinonce (rouge) par 60 livres.!.20 l'ois 44 44 .0.85 Kèvpf le minot.1.60 Avoine 32 livre*.0.34 Ko!;, par 100 bottes.7.00 Paille par 100 bottes.3.00 Orge par minot.0.05 Non par 100 Irvin*.0.95 Gruau par 200 livres.4.75 1885.Changement de domicile LE DR A.MAROI8 transportera son bureau.lo tor MAI, à la résidence, No 8, RUE DU ! PALAIS, propriété do M.AYlWIN.avocat.Québec, 23 mars 1885—lm.165 a a a a a a a a 4.75 4.40 5.00 4.20 3.90 3.75 2 55 0 00 lettons de Banques, etc.Jeudi, 2 Avril 1885.A Midi.a 3 40 o 3 20 a 1.30 a 0.90 a 1.50 fl 0.35 a 9.00 a 4.00 a 0.80 a 1.00 a 5 00 Provisions, Etc.Etc.Québec, 5 avril «¦» .»v.«** pai u vit .$0.25 s « h* " 44 .0.20 Failles par minot.0.35 tJKtifs par «louz.0.25 Sucre d’érable par livre.0.10 fromage, par livre.0.15 Oignons par omisse.3.00 Pommes par baril.2.75 Oranges par caisse.4.00 Citrons par caisse.• ••••• • • • •• • • • MM#*M** 12.50 1885.fl 0 30 0.22 0.40 0,30 0.12 0.15 3.00 3.00 4.50 a 12.00 ACTIONS.•ji .Il S z .e « Lurdfi, Jambons, IStc., Eté.Québec, 5 avril 1885.¦ i •! «t (*-.* t • • " i «a 1*1 c • • • • • • ••••••«M 0.12 a 0.13 M , 200 livres- 1700 a 18 00 Mince, '* 4 4 16.00 a 16 00 Prime Mess.14 14 • •• 00.00 a 09 00 Engl.P.Mess, 4* 44 • M 00 00 a U0.00 Evlra Prime, 44 (é •+1 00.00 a 00.00 1 .'*r.' sceau ••• *••••• 2 00 a 2.50 Volailles.Québec, 5 avril 1835.Dindes par couple $2.00 a 4.00 Volailles < .O 75 a 1 00 Ci^î «lu Gaz de Québec Poulets « 0.75 a 1.20 ( ries « - .1 .*?f» n 1,50 Quebec Steamship Co Canards 0.75 a 1.00 Société «le Prêts cl Poissons.Québec, 5 a\ril 1835.J'oiKMOKkM—Séché le quintal.$4.5U a 5.C0 Moruevortele baril .4 00 a 4.50 Saumon No.1, baril «le 200 livres.15.00 a 15 00 Saumon N.1,1a livre.0.Î0 a 00.10 Hareng «lu Labrador.4.75 n 5.50 Bœufs, Moutons, Etc.Québec, 5 avril 1885.Beu! 1ère qualité, par RM) livres.?10.00 a 12.00 2ème » « 9.00 a 10.00 3ème * « S.00 a 9.00 Bœuf par livre.0.06 a 0.15 Mouton par livre.0.10 a 0.12 * .0.10 a 0.16 DECKS Le ‘1 du courant, a l’âge de 46 ans et 4 mois, Delle Philomène Vallée, ancienne institutrice.Son sorvice et sa sépulture auront lieu lo mercredi S dy courant à 9 hrs.Le convoi laissera la demeure de sa mère, rue do la chapelle Xo 07, à SJ hrs, pour se rendre à l’église St* Koch, et de là au cimetière St Charles.Parents et amis sont priés d’y assis ter sans autre invitation.Mlle Vallée était une ancienne élève de l’Ecolo Normale Laval, où elle avait obtenu un diplôme d’école modèle le 14 juillet 1859.La Banque Nationalc.L’ASSEMBLÉE GENERALE annuelle des action noires aura lieu au bureau de la Banque, MARDI, le 12 MAI prochain, A TROIS HEURES P.M.Le livre de transports d'actions sera clos depuis le 16 jusqu'au 30 avril inclusivement.Par ordre du bureau, P.LA FRANCE, Caissier.Québec 4 avril 1885—3fps.170 Do l)o Do Do Do Do Do 1)0 1)0 1)0 1)0 Do Do $ 200 40 50 50 100 25 ri 100 100 100 50 \0 Banque Montréal— Ontario .Peuple .Molson x n Toronto .J ac q ues CartiT.Marchand:- IbO Québ**c 00 Union.00 Commerce! 50 Exchang Me- niei 3 mois) Impéi iale.Fédérale.Nationale.Cio «lu Télégraphe de Mon real ( irr-nier 3 mois, X IL Cin «lu Télégraphe de la Puissance; (dernirr 3 mois).! 50 Cio «le Navigation.' •iu Richelieu X.D.Il • Ci ?du Che r in à Lisses de la Cité.I 50 Cie J 4 Gaz de Montréal.; 40 Dun'lisColu (Jo.100 Compagnie d'Assu i rance Buy de Ca I nadi-nno .Cie d»-s Chars Ur bains de la Ba*se- Ville.Cie (l’Assurance «le Québec contro le i.Vu A VU ••*•••••• ••••••••« C e -le la Traverse, Lé is et Q., (dernier 3 mois).- U O .2 B E dr «•••••••• 50 iO 100 Placements Québec Société «le Construction des Artisans ., .Chars Urbains «le la haute-vil e,l an Chemin de 1er du Pacifique.St-Paul Minn.et Manitoba 3 mois.Société do t ons-truction Permanente, t an .Cie «les Terres du Nord-Ouest.100 200 00 100 50 60 5‘/o 3 >••••* 4 G 3i H 34 24 1 O 3J 34 2‘ 12 p OJ TJ G OJ 1931 109 • •• 114 181 1113 100 05 Il 91 s u —• OJ 03 O c c OJ 1 «j o a *••»»••.108 112 179 •••••• •••••• •••••• •••••• 111 4 o o 7 C 4üJ 5b US} 2 4 65 J 17Gjj I - j •••••< 55 ISO $12 120 IOO I 85 2* j 68 00 50 »••••• •• 119 44 A US •••••••• • ••• •••••• »• ••• •••••• ••••••••• ••• »••••• •••••• *•••••• •••• i 5 41 j.i > • •• ••• ••• ••• • •• •«•••• ••••• Un grand problème Prenez toutes les médecines des rognons et du foie.Purificateur du sang.- Remèdes contro lo rhumatisme.Préservatifs contre la dyspepsie et l’indigestion.Spécifiques contre la lièvre, la force du cerveau et des nerfs.Les grands restaurateurs de la grande santé.En résumé, prenez toutes les meilleures qualités do toutes les médecines du monde et vous trouverez qu* les AMERS DE HOUBLON ont les meilleures qualités curatives et la force de tous ces remèdes concentrées en eux, et qu’ils guériront là où ces remèdes feront défaut.Un véritable essai prouvera ces avancés.FOIE ENDURCI Il y a cinq ans, je fus accablé par des douleurs do rognons et de foie et par lo rhumatisme.Depuis cette époque, je no pus rien faire.Le l’oie me devint dur comme du bois : tous les membres m’enflèrent et se remplirent d’eau.Tous les meilleurs médecins convinrent qu’ils étaient impuissants à me guérir.Jo résolus d’essayer les AMERS de HOUBLON j’en ai consommé sspt bouteilles • l’endurcissement du foie disparut, ainsi que l’enflure do mes membres, et le remède a agi d’une manière miraculeuse.Sans cette médecine, je serais maintenant dans le tombeau.J.W.MOREY.Buffalo, 1er octobre 1884.PAUVRETÉ ET SOUFFRANCE J’ai été accablé de dettes, de pauvreté et do souffrances pondant longtemps, par suite de la maladie qui régnait dans ma famille et dus énormes dépenses qu'occasionnaient les soins des médecins.J’étais complètement découragé jusqu’il y 100 •••••• 100 *¦> % 70 35 J 35 •••••• •••••« a un an, où, suivant le conseil do mon pasteur, je commentai à faire usage des AMERS DE HOUBLON, et dans un mois nous étions tous bien.Personne d’entre nous n’a été malade depuis ce jour, et je dois déclarer ceci à toute personne pauvre : vous pourrez garder votre famille en bonne santé pendant un an avec les AMERS DE IIOU BLON à meilleur marché que vous coûtera la visite d’un médecin.Je lo sais.UN OUVRIER.Québec, G Mars 1885—lan.7 janv.>•••••••••• »•••• • •« * • • • ••••« Parts «te Banques achetées sur 5 J° marg^.G.H.BURROUGHS, ' Courtier, 105, tlue Si-Pierre,Québec.$500 de récompense NOUS paierons fa récompense ci-dossus pour chaque cas do maladie du foie, dyspepsie, mal do tête, indigestion, constipation quo nous ne pourrons pas guérir avec les pilules végétales pour le loie du Dr West, lorsque l’on aura suivi exactement les prescriptions.Ces pilules sont puremen t végétales et donnent toujours satisfaction.Elles sont recouvertes avec «lu sucre et en grandes boites contenant 30 pilules ; prix 25 CENTS.A vendre chez tous les pharmaciens.Défiez-vous des contre-fa«;ons et des imitations.Les véritables sont faites* seulement par JOHN C.WEST A CIE, fabiicants de pilules.81 et S3, rue King Est, Toronto, Ont.Un paquet d'essai sera envoyé gratis par la malle sur réception d’un timbre de 3 cents.En vente par J.J.Veldon, 120, rue St-Joseph, Québec.Tai machine a tricoter “FCCLIPS - F h c av OrtALH nu pas d'égale pour la simplicité, la rapid il é et la qualité de l'ouvrage.Le Bazar annuel En laveur «le l’Hôpital du S.-C.de Jésus, sous o patronage distingué de Sa Grandeur Monseigneur i’Archevêque de Québec et de MM.les membres du clergé, aura lieu dans lo courant de l’automne prochain.Los Dames ci-dessous nommées qui se sont généreusement chargées do tenir les tables «iu Bazar recevront avec reconnaissance les dons do toute nature que l’on voudra bien leur faire.Table St-Jo90ph.—Mmes P.Picard, J.Rouleau.Table St-François «l’Assise.—Mm os P.De-cliéno, G Blais, F.Donaldson, Ch.Raymond.Table St-Sauveur.—Mmes P.Blouin, C.Cuê-rard, C.Mercier.Table Et-Alexandre.— Mmes B.Delamaro, Marceau.Table St-Jean-BaplLte.—Mmes J.B, Drouyn, A.Dugal, C.Oelisle.Table Ste-Anne.— Mines C.Couillard, J.Car lev, Jos.Jacques, Jos.Côté, Delle H.Gagnon.fable du Sacré-Cœur.—Mmes IL Allaire, Jos.Lachance, Delle Labergo.Table St-Roch.—Mmes J.O'Neill, W.Jalbert, Th.Potvin, V.Collins.Table Sts-Anges, (Rafraîchissements).—Mmes A Racine, J.Latulippe, J.Nadeau, R.Terreau.Québec, 4 avril 1885.171 floches a vendre.o a u cî te «0 X 0) o m A & 2 S 0) A i 11 ) iV-'\ } -* \ S G s î •3 « i s?3 • * 5 M mt ft 0 M 5 ft *1 ÏjlLLE TRICOTERA une paire de bas avec le J haut à côtes dans DIX MINUTES.Toutes les espècés do bas et de demi-bas, de toutes les dimensions, peuvent se tricoter avec cette machine, ainsi «iue tuques, ceintures, poignets, vêtements «le dessous et plusieurs autres articles.L’ouvrage peut être fait à côtes ou uni.Les bas prennent parfaitem-nt leur forme sur celte machine.La bonneterie e;t meilleure «pie celle qu’on importe.On peut apprtu dre à la faiie fonctionner dans quelques heures.Demandez par lettre «les circulaires Wn.lue payable par termes.COMPAGNIE DK MACHINES A TRICOTER DK TORONTO, 11G, Rue Bay, Toeonto.8gà„Agents demandés.Québec, 27 novembre I8S4—lanlfps.91 TREATMENT ~ LA SANTÉ EST LA RICHESSE Le traitement du docteur J.C.WEST pour les nerfs tt le cerveau o:t un spécifique sôr contro l’hystérie, les étourdissements, les convulsions, les accès, les névralgies nerveuses, les maux de tète, l’a irai!)lisseincnt des nerfs causés par l’usage «le l’alcool, ou du tabac, allaiblissement du corps, de l’esprit, ramollissement du cerveau, conduisant à la folie, à la décrépitude et à la mort, vieillesse prématurée, stérilité, et toutes maladies camées par un excès de travail do l’esprit, ainsi que tout excès de tout autre genre.Chaque boite contient des remèdes pour un mois.Un dollar par boite, ou six boites pour cinq «lollars ; envoyées par la malle, sur réception du prix.Nous garantissons qno six boites guériront tous les cas.Avec chaque commande que nous recevrons pour six boites, accompagnées de cinq dollars, nous expédions à l’acheteur la garantie écrite «jue nous lui remettrons son argent, si lo traitement n’opère pas une guérison.Les garanties seront données par J.J.VELDON, Pharmacien, 120, rue St Joseph, Québec, seul agent autorisé pour la vente de ces remèdes.Quebec, 6 décembre 1884—tan.100 A Tondre.V l ENANT d’ôtre reçuos plusieurs clochos avec leurs moulures et garanties du poids do 50 lbs.< 39 c < 21 .< 16 « < 12 < « 151 i * i 550 • .Iff.1IAKDY fait vonir des cloches de la maison McSHaNK, de Baltimore, do la maison MEARS, do Londres, au prix de la manufacture.Toutes personnes qui voudront donnor dos ordres, leurs commandos seront exécutés avec ponctualité.S’adresser à M.N.HARDY, Libraire, Basso-Ville.Québec, 17 janvier 1184, 956 St.Augustin, comté do Porlncuf, rang du bord do l’eau, une magnifique terre de 2} arpents de large s *r 30 de long avec tout lo roulant, tel que chevaux, bêtes à cornes, moutons, et tout lo ménage ; et une terre à bois située dans la paroisse de la Pointe-aux-Trembles contenant 2} arpents mr 15, et un autre lot faisant suite, do j arpent sur 30 arpents.HYACINTHE DESROGIÏES, St-Augustin, comté, du Porlnouf, Q .ébec, 3 janvier 1885—3m.117 BEAUX-ARTS LE grand ôge ayant obligé lo soussigné à déposer le crayon et le pinceau, son atclie.est à vendro.U consiste on uno trentaine do tableaux de salons—de quatre énormes Poil-folio—remplis do dessins et «te gravures des plus grands maitro.Tous les plafonds du Palais do Versailles, etc.etc., etc , et plusieurs volumes qui traitent dos beaux-arts.• Tous ces objets peuvent produire uno superbe écolo do peinture.Ant.Plamondon, Peintre d’histoire, Pointo-aux-Trembles, Comté Portneuf.8 février 1886.Québec, 17 février 1885.—12f.t A4 VERS LE 15 AVRIL PROCHAIN, nous transporterons le siège de nos aflaires dans nos nouvelles bâtisses, coin des rues ST-JEAN et ST-STANISLAS Haute-Ville, qui subissent actuellement des améliorations considérables Afin d’oHectuer une grun«le diminution dr- notre assortiment considérable de PIANOS, HARMONIUMS, Etc, Etc.Etc., et ne pas exposer i os instruments à subir des dommages dans le «lém«'*nogement, nous ferons, «l’ici au 15 AVRIL les réductions suivantes «pii sont SANS PRECEDENTS.GRANDS PIANOS CARRÉS De 7j octaves, bois de rose richement finis, charpente en f-r, etc , etc., etc.Prix régulier $1,10.00, vendus pour 250.00 PIANOS DJiOITS Richement finis, charpente en fer, 3 cordes Etc.Etc., Etc.Prix régulier $150.00 vendus pour $250.00 U A RMOmUMS Pour Salons, De SlftlMIO vendus pour $05.00 ORGUES-HARMONIUMS pour Eglises, très puissants, de $100.00 pour $200.00.PIANOS et HARMONIUMS de seconde main accessibles par toutes les bourses.MUSIQUE EN FEUILLES Morceaux de 25c vendus pour t2}e, la même réduction est faite sur tous les morceaux de dillerents prix.MACHINES A COUPEE Des différentes marques de $50.00 vendues pour $:*0.00 et garanties pour 6 ans.Superbes machines à coudre do seconde main vendues pour dix ($10.00) piastres et plus MACHINES A T PICOTE R Aussi à prix spécialement réduits.Bernard & A Maire, Editeurs de Musique, No 6, rue La Fabrique, Québec.Québec, 6 février 1885 z UK JACIIIS MULE & CIE.MA RCHA ND S-EPICIERS, SUCCESSEURS DE MM.Gingras & Langlois 54, Bnc du Palais.AYANT fait l’acquisition du fonds de magasin de MM.Gingras «5c Langlois, à des conditions très favorables, informent le public qu ils sont par conséquent en état de vendre leuis marchandises à meilleur marché que dans n importe «juel autre établissement du genro «Je celte ville.L’assortiment est des pius considérables.Rien iPy manque : vins do toutes sortes, liqueurs de différent cru, eaa-de-vfe, genièvre, spiritueux les plus recherchés, thé, café, épiceries en général.Lo tout de la meilleure qualité.11 est impossible de trouver mieux ailleurs, même dans les plus grandes maisons, et les prix sont extrêmement réduits, à la porlée de toutes les bourses.Pour s’en convaincre, les acheteurs sont respectueusement priés do faire une visite à la maison Kobitailîe & Cie, 54, RUE DU PALAIS.Il ne faut pas oublier aussi qu’on peut se procurer dans cette maison les précieuses eaux minérales «le Saint-Léon.Que le public achète à cet établissement, et il sera j leinement satisfait sous le rapport «lu prix et de la qualité do la marchandise.Quebec, 29 novembre 1884.97 j « & W FABRIQUANTS DE PAPIER A LA PAPETERIE « LORETTE FABRIQUENT le feutre pour .toiture, lambrisago et pour mettre sous les tapis.Aussi boites a allumettes en papier, cartes, tapisseries et papiers à euveioppcr et à imprimer /I la Papeterie du Pont Rouge O» fabrique les cartons en bois, pour boites, curion de paille, et pulpe de bols.MM.REID font i’importation et le commerce de toutes sortes «Je papiers, effets pour relieurs, tapisseries.Iis gardent toujours en magasin un assoitI-ment «Je papier,de métaux, et de fournitures peut la marine, etc,, etc.On paye le plus haut prix pour 4uole sort»- de toile, cordages, chiffons, rognu’-tn I- pa; W •-! toutes sortes «le vieux métjux.Québec, 26 octobre 1882.A • # A la lyre d'or ! Lafrance, Vincelette i Cie 124, RIÎE ST-JOSEPH, ST-ROCH.A N «UK N MAGASIN DE FOURRURES DK J .II.LALIHK!\T1{ Agents pour les célèbres pianos kiHa- m O zelton ”, de New-York, les pianos el X H ‘larmoniums 44 Dominion ”, de Dow- § m manviile, Ont., etc., etc,, etc.“ y Assortiment choisi «le musique (vo- J S .mie et inslrum».*nta!e), lapis et bancs do m 2 de pianos, violons, cordes «le violons, C 5 colophane, etc., etc., etc.AUSSI cartes de fêtes cl du Jour de T An, objets d’art importés de Paris, etc., etc.ROMANCE NOUVELLE Ne l'en va pas!.Kd.Vincelette.—35 cts.18 Décembre 1884.— 10G Grands avantages o DANS LA MARCHANDISE SECHE DANS le but do clairer le restant de nos MARCHANDISES sèches d’automne et d’hiver, nous avons fait une immense réduction dans chaque département, et nous offrons en ce moment de GRANDS A VANTAGES Dans les étoffes h Robes «le toutes descriptions.GRANDS A VANTAGES Dans les tweeds anglais et écossais.Dans les serges et les draps en laine pesant.GRANDS A VANTAGES Dans les vêtements do «lessous en laine pour Dames et Messieurs GRANDS ANANTAGES Dans les cotons blancs et jaunes, cotons n «Iraps, etc.GRANDS AVANTAGES Dans les toiles damassés, sorviettes, etc., toiles à verres, toiles à draps, coutils, etc.GRANDS AVANTAGES Dans les tapis Bruxelles et lapis Tapisseries, tapis do Coco, Rugs etc., etc., etc.Les meilleurs Prélarts el Linoléum anglais.Lits en fer et en cuivre.Lits d’enfants, chaises pliantes.Sommiers en aciers tressés, de toutes grandeurs et dans les meilleures qualités.BEHAN BROS.VSJ?X>«8.UN MAGNIFIQUE Boulin n farine Situé en la paroisse do ST-ISIDORE, comté de DORCHESTER, à 4 lieue do l’Eglise ; avec quelques arpents do terre et une grange.Conditions faciles, possession immédiate.S'adresser sur les lieux â L.PREMONT, Meunier.Québec, ter avril 1885—8L 169 Chemin de Fer du Nord.A PARTIR DE LUNDI, 17 SEPTEMBRE 1883, Les trams circulant comme suit : | Mixte Mane «VXjiItS.Départ de M ont-réal pour Québec ••••••«•#••«•••* Arrivée à Québec.Départ «le Québec pour Montréal-Arrivée k Mont-tréal •••••• ••••»• •••••• ••••••••« ••• •••».»• 3.00 P; M.9.50 p.m.9.15 A.M.4.15 p.m.10.00 p.m.6.30 a.m.10.00 p .vi.6.30 l\ a.Tou* les trains de passagers de jour sont pourvus de magnifique chars palais, et ceux de la nuit «le chars dortoirs.L«îs Trains du Dimanche partent de Montréal et de Québec à 4 P.M.En connection avec le chemin de fer du Grand i ronc et le chemin de fer Canada Atlantic.BUREAUX DES BILLETS : Vis-à-vis l’Hôtel St Louis -QUEBEC.143.Rue St-Jacques,-MONTRÉAL.A.DAVIS, Surintendant.American Agriculturist 100 Colonnes et 100 Gravures par numéro Vtùuiv année.$1.5© par année.ÏENVOYEZ des estampiles de 2 cents pour j une copie échantillon (Anglaise ou AUe-mando) du plus ANCIEN ET DU MEILLEUR JOURNAL D’AGRICULTURE DU MONDE.Orange Judd Co., David W.Judd, Prés.751, Broadway New-York.Québec, 5 juin 1884, 1050 L’Huile Astrale de Pratt DONNE LA MEILLEURE LUMIÈRE Et est, sous tous rapports, La plus sûre pour Tusage des FAMILLES ! ! C’est uno folie que «le risquer sa .ie et sa propriété en faisant usag» l’huile inférieure, quand on peut se procurer «le I’huilk astrale dk prati i bas prix.Soyez certains d'avoir «h t'huile véritable.C.Peverley, AGENT DU DOMINION, G8J, Rue St-Pirrbe.Semaine Sainte notée.LE soussigné est heureux «le pouvoir offrir aux Messieurs du Clergé, aux Communautés religieuses et au public en général, uni* nouvelle édition revue, corrigée et augmentée m dvre intitulé * La Semaine Sainte ou la grande semaine, i car c’est dans ce livre que nous trouvons des détails précieux sur la passion, la mort et la résurrection de notre divin Sauveur.Combien de personnes oui ouvert les yeux ù la lumière do notre sain'e religion en méditant sur les souffrances et la mort de Noire-Seigneur Jésus-Christ, en lisant la semaine sainte ou en suivant les chantres pendant les ollices «le celte grande semaine.On pourr.t se pi ocurer à la même librairie : Le Paroissien note, dernière édition augmentée de tomes les nouvelles fétts.ete , etc., aussi le nouveau Annuel des Congréganistes [ sans renvoi.-*], tous h s livres de piété en usage dans notre pays, tous les nouveaux ouvrages d«» polémique religieuse, ainsi que tous les ouvrages c outre la franc-maçonnerie européenne et canadienne, un assortiment d’articles roli-gieux, tels «jue Chemins «le Croix, Images, Statues et Statuettes, Chapelets, Cartes «lu rosaire.Médailles, etc., etc.Le soussigné se charge de l’importation, pour églises, «les cloches de la célèbre fonderie «le Meurs, à Lombes, Angleterre, ainsi que 3 B x r.r¦v M oc y.cc I i C-2 5 ^ O 03 v-j £1.n.H 2 O 3 r» 3 O C S 9 • C M K c X S3 > P* cc CT.© ?fît mi-dcia de 50 premiers |>s*ix Aux expositions dans differetnes parties du monde.Satisfaction garantie et conditions faciles r Les vapeurs du service LE LA MALLE LE LIVERPOOL faire $40 de , pouvez laire $100.S’il baissait à 84 cenlins vous pouvez mettre un autre centin, c’est-à-dire $20 de plus de marge ou vous pouvez ciore à $20 de perle, ainsi le montant risqué est toujours limité, tandis que les prolits peuvent se multiplier sans limite.Vous pouvez clore une transaction en aucun temps ci régler au prix du marché ; ainsi offrant des facilités jusqu’ici inconnues aux acheteurs en dehors de New-York et de Chicago.Privilèges achetés en aucun temps.Ces contrats deviennent de-plus en plus populaires dans le monde de la speculation.Aucun intérêt n’est chargé sur achats sur marge fait dans notre bureau.Comme mentionné plus haut, il est mieux de partir a\ec un depot d’au moins $2 ou $3 par part, ou 2 ou 3 cenlins par minot sur le grain, parce que les parts achetées à 101} pourraient baisser à 100}, justement assez bas pour épuiser la marge de $1 par part, et après cela remonter jusqu’à 104 et 105, 100} ayant été le plus bas.Si le stock monte, de suite 1 par cent est aussi bon que 50.Nous prenons des ordres arrêtés depuis 5 parts en montant, et dans les grains depuis 500 minots en montant, le lard depuis 25 quarts en montant, saindoux 5000 livres on montant, et nous exécutons nos gros ordres par nos agents à New-York et à Chicago sur une marge de 5 °/0 soutenue, d’après les règlements ordinaires des transactions de courtiers sur le bureau d’Echange à Nev^-York, et le bureau de Commerce à Chicago.Des occasions se présentent constamment de chaque côté, les prix étant toujours en hausse ou en baisse, si les stocks sont tranquilles, soit le blé, le b le (l’inde, le lard ou le saindoux sont très actifs ou vice versa, ainsi, ceux qui jugent le marché correctement, peuvent toujours trouver une occasion de faire do l’argent.Si les valeurs sont en baisse, vous profitez pour vendre court, si en hausse, pour acheter : elles ne peuvent aller quo de deux manières, ainsi ignorant les avantages d’information et le choix de la valeur, les chances sont égales.Ceux qui sont déjà familiers avec la spécula* i lion savent exactement quoi faire.A ceux là nous n’avons qu’à dire que nous acceptons des ordres pour acheter ou vendre aucun stock actii en lots do 5 à 100 parts ou les grains ou provisions sur une marge de 1 par cent ou plus à leur choix ; que nous exécutons les ordres de suite et attendons jusqu’à l'épuisement complet de la mage avant de vendre.Les marges doivent «tre payées en donnant l'ordre.Notre bureau est toujours ouvert pour faccomodation du public.G.H.BURROUGHS ET Cik., Vis à vis la Banque do Québec.105 et 107, rue Saint-Pierre, Québec, et 62, rue Sault-au-Matelot.¦3 décembre, 1884.—107.i Steamers De Portland De Baltimore De Halifax Sardinian Peruvian j Sannalian.•••••• Pnhinitinn Jeudi.• IM* •• •••••• • •••• •• •••••• 19 mars Mardi.• ••••••••••Ml ••••*•••••••• • ••••M ••••«• Samedi.••••••••••••• • ••••t H ••••• 21 mars 28 « Pnri tinn .2 avril •••••••••••••• 16 avril Circassian Sa rd i ni an.7 avril Il « 18 ' Peruvian 21 avril Î5 .Sarmatian IjO avril 2 mai • PARTANT DE HALIFAX A DEUX HEURES P.M., ou à l’arrivée du bain du chemin de fer Intercolonial venant de l’Ouest.Prix du passage de Québec via Halifax : Cabine.$62 65, $78.00 et $88.00 Suivant les accommodements.Intermédiaire.$40.00 Entrepont.Au plus bas prix.SERVICE DE GLASGOW.De Glasgow.Steamers De Heston.Prix aussi bas que le permet la qualité supérieure des instruments.Toujours en magasins, L’ASSORTIMENT LE PLUS CONSIDERABLE ET LE PLUS VARIE QU’IL Y AIT EN CANADA.Commandes par la Poste el autres remplies avec diligence.CATALOGUES ILLUSTRÉS’ET PRIX EXPEDIES SUR DEMANDE.SADXESSER A L.E.N.PRATTE, AGENT GÉNÉRAL POUR LA PROVINCE DE QUÉBEC, rue Notre-Dame, Montréal LAFRAN.CE, YINCELETTE Sf CIE., 124, HUE ST-JOSEPH, ST-HOCIÏ, HUEBEC.Agent pour Québec et les environs.Québec, 12 mars 18S5—15nov.83—lan 2fps.909 GRANDE CRECHE DE NOEL NOUVEAU MODÈLE Hauteur de l’étable, 4£ pieds.—Largeur, 5 pieds.Hauteur des Personnages, debout, 2 pieds et 2 pouces.Longueur totale de la place occupée par la Crèche, 7 pieds.Au besoin elle peut occuper un plus petit espaco.PRIX Crèche complète L’finfani Jésus, la Sto Vierge, St Joseph, 3 Bergers, 3 Dois Mages, le i>œuf, l’Ane, l’élable, l’ange Gloria, nuage d’anges, le tout décoré riche, emballage compris.§85.00 Hf éni6 Crèclic z—Sans étable.05.00 L’Enfant Jésus, 11 Ste iergo, Si Joseph, le boeuf et 1 «inc .24.00 L’Enfant Jésus, la Sic Vierge.St Joseph, le bœuf, l’âne et 3 Bergers.40.00 L’Enfant Jésus, la Ste Vierge, St Joseph, le bœuf, l’âne et 3 Rois Mages.45.«rO Les 3 Bois Mages, seuls.22.50 Los trois Bergers, seuls.’.—.18.00 —: o :— Petit© Crèche de Moel MÊME MODÈLE QUE CI-DESSUS Hauteur de l’étable, 3£ pieds.—Largeur, 4 pieds.Hauteur des Personnages, debout, 17 pouces.Longueur totale de la place occupée par la Crèche, 5 pieds.PRIX :—(i) un quart en moins que la grande Crèche.PHOTOGRAPHIES ENVOYEES SUR DEMANDE ESTANTS JF8US EN PLATRE, décoré à l’huile avec berceau en paille de blé ^ avec épis :—Longueur de l’Enfint Jésus, 16 pouces .95.00 , ,7 «
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