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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 10 avril 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1885-04-10, Collections de BAnQ.

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2«)eme Année No 956-Edition quotidienne-8eme Annee Vendredi 10 Avril 1885 îm (tana A JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.THOMAS Oil A PAIS, Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire.c 0 M F K U E i\ C E S hl 3=1.JP.MONSABBB % .1 A7J/ A7-/A/.1/A' /)/: PARIS (! A U K M E ISS ") TROISIÈME CONFÉRENCE liU fonlV.sHion,— Hv.h on raclures et nus eflïts réparateurs (Suite) Ainsi donc, tout armée que soit ia société pour sa propre defense, il lui est impossible de résister toute seule aux envahissements funestes du péché ; il lui faut une extension, ou plutôt un supplément de juridiction.Jésus-Christ, l’auteur de la société chrétienne, y a miséricordieusement pourvu en instituant le tribunal pénitentiaire, dont lajuridiction indéfinie ne reconnaît ni l'inviolable ni l’imprévu.Par son moyen, la force publique, dépouillée de son caractère odieux, descend dans la personne du prêtre, jusqu’aux entrailles mêmes de la vie sociale.C’est le prêtre qui veille sur les sentiers mystérieux que prend le mal pour passer de l’acte intérieur à l’actc extérieur.11 arrête, au soi tir de l’âme, les pensées et les désirs mauvais, et étoulie en eux le germe de mille calamités 11 éclaire l’ignorant, stimule l'indifférent, corrige le blasphémateur et l’impie.Il dégoûte le débauché des plaisirs honteux qui l’avilissent.Tu es le temple de Dieu, lui dit-il, et tu voudrais n’adorer en toi que l’idole de la chair, tes membres sont les membres de Jésus-Christ et tu en ferais plus longtemps des membres de prostitution ! Allons, courage : sois le maître de la passion qui te tyrannise, et réduis au silence et à l’immobilité les éléments grossiers qui te tourmentent.v—A l’égoïste : — Tu es comme enveloppé des bienfaits de Dieu.Qu’as-tu qui ne soit un don de sa libéralité ?Et tu serais dur aux misères de tes frères ?Allons, ouvre ta main, trop longtemps fermée.Sois la providence des misérables : donne, puisque l’on t’a donné.”—A l’homme haineux et vindicatif: -‘Ecoute, Jésus-Christ est mort enfc priant pour ses bourreaux.Dieu te promet toujours, malgré tes fautes, un baiser d’amour et de paix.As-tu bien le droit de te croire offensé et de retenir captive la miséricorde dans ton cœur.Sois juste, en même temps que bon.Pardonne, si tu veux être pardonné." — Au voleur : — “ Le bien que tu as pris crie vers son maître.N’en souille pas plus longtemps et tes mains et ton cœur.Rends-le, si tu veux que Dieu te rende ses faveurs.”— Au calomniateur et an médisant : — “ Tu as ravi à ton frère le plus cher de tous ses biens.Répare les ruines de sa vie publique, alin que Dieu répare les ruines de ton âme pécheresse.N’attends pas, car tu as mis outre les mains de Dieu une mesure étroite dont il se servira pour rapetisser tes bons désirs et tes œuvres.” Ainsi parle h prêtre, en réponse aux confidence»-des cœurs coupables.Ainsi il triomphe du libertinage, de l’égoïi-me, de la cupidité, de la haine et de la vengeance ; ainsi il répare les rapines secrètes et remet le bien d placé en son lieu légitime ; aiu.-i il atteint, presse et étoufle toute iniquité qui se croyait inviolable ; ainsi il travaille à la sûreté publique et comble les brèches laites à l’édiiice social.Et, pour cela, point de menaces grossières d’amendes, de prisons, de supplices ; mais des enseignements, des avis, des conseils, des exhortations, des encouragements, et la simple suspension de la miséricorde et du pardon sur la tête clés coupables.Qui ne bénirait la salutaire eflicocité de son ministère ?Les philosophes du dernier siècle, en travaillant â la démolition de nos dogmes et de nos pratiques religieuses, ont laissé échapper, sur ce sujet, d’inoubliables aveux.L’un deux a même osé dire que “ le meilleur gouvernement serait une théorie oû l’on établirait le tribunal de la confession.Il y a, dans cette boutade d'incrédule, plus de vérité qu’on-ne pense, car le ministère du prêtre confesseur est, au point de vue social, plus qu’au ministère de réparation : c’est un ministère de progrès.En consolidant l’édiiice social, la confession contribue plus que quoi que ce soit à son perfectionnement et à sa splendeur.Les grandes et sublimes vertus qui nous honorent et nous consolent, ce n'est pas la société qui les engendre, encore moins qui les conserve dans leur pureté native et les garantit contre les sourds attentats des passions.Ni les hommages de la reconnaissance publique, ni les encoura-ments de la célébrité, ne nourrissent et fortifient le cœur de ceux qui consacrent leur vie aux œuvres de bienfaisance et de miséiicorde.Que dis-je ?Cette légitime récompense de l’amour-propre.Ne vous y trompez-pas, Messieurs, vous qui admirez les œuvres de charité dont le catholicisme a gardé le secret, il y a là bien des combats, des défaillances, et des alFaissements.Les prêtres, les frères, ! les sœurs, qui ont jure de s'oublier J pour servir toutes les misères de j l’humanité, se retrouvent à chaque j instant.La nature proteste contre! les largesses héroïques qu'ils font de j leur cœur et de leur vie.et il leur ; semble entendre une voix ennemie qui leur crie : Tu ri'iras pas plus loin.| —O luttes austères du devoir contre’ l’égoïsme, comment se fait-il que vous prolongiez pendant de si longues années, et que vous vous terminiez par tant d’illustres victoires?Comment ?allez le demander au juge et au père des âmes, il n’y a que lui qui ([connaisse bien ce touchant mystère.Que de fois il a entendu dire : “ Mon Père, j*1 n’en puis plus, cette vie d'immolation m’accable, soutenez-moi, si vous ne voulez pas que je succombe.” Ou bien : “ Mon Père, je veux être dévoué jus- qu’au bout, mais l’égoïsme et l’amour-propre me rongent le cœur.Je le?abhorre, je les désavoue à vos pieds, aidez-moi à les étouffer.” Que de fois, encore, il a répondu par de tendres consolations et de mâles encouragements.“ Mon frère, ma sœur,mes enfants, disait-il, ne contristez pas l’Esprit-Saint qui vous a choisis.Le libre supplice que vous endurez vous procurera plus de joie que n’en peut contenir le monde entier.Marchez, comme le Christ, votre ami et votre époux, jusqu’à la mort, c’est là que Dieu vous attend.” Que de fois, enfin, la vertu s’est relevée d’auprès de lui plus forte, plus généreuse, plus fidèle.Artiste méconnu,archiiecte sublime des âmes, prêtre de Dieu ! vous seul 6avez le secret de notre vrai bonheur et de nos vraies gloires.Puisse la société, qui recueille le bénéfice de nos obscurs travaux, so remettre tout entière entro vos mains.Alors nous aurons ici-bas le meilleur des mondes, en attendant la perfection consommée du monde futur.Ma tâche est terminée, Messieurs ; j’ai justifié la loi de Jésus-Christ* par ses motifs, et à chaque caractère destructeur du péché répond un caractère réparateur.Révolte, orgueil, abus des dons de Dieu, souillures, tourments, angoisses, périls pour la vie commune et les grandes vertus sociales, il n’est rien qui ne reçoive de la confession un remède efficace.Oublions donc, s’il est possible, la haute autorité qui nous l’impose, et, ne considérant que la justice, la sagesse et la miséricorde divine, “ approchons-nous de ce trône de la grâce : Adeamus ad thronum graliæ Approchons-nous avec simplicité, car il n’y a que le cœur droit qui soit agréable au Seigneur.Approchons, nous avec humilité, car nul coupable n’a le droit d’être fier.Approchons-nous avec franchise, car le pardon qui nous est promis ne se divise pas, toute faute cachée l’arrête, fait injure à notre honneur et tort à notre vie spirituelle où elle prépare l’impénitence.Enfin, approchans-nous avec confiance : adeamus ergo cum ftduciaf car, à une pauvre chère âme qui s’écrie : “ Je suis perdue ! au nom de Dieu, sauvez-moi, ” le prêtre ne peut qu’ouvrir les bras et propaguer tous les trésors de son amour éternel.(A suivre) Au Mouileiir de Rome Le Moniteur de Rome vient, enfin d’intervenir dans la polémique déplorable soulevée par la Germania.Nos lecteurs croient sans doute que ce journal a loyalement répondu à notre récente invitation, et décliné toute connivence avec les auteurs des calomnies éditées par la Germania, dans l’intention avouée d’établir en Allemagne le crédit du Moniteur de Rome.Malheureusement, cette déclaration, plus nécessaire à l’intérêt de ce journal qu’au nôtre, n’est pas encore venue, et c’est par une petite porte de derrièro que le Moniteur risaue son entrée dans ce triste état Il s’agit en vérité d’une question bien accessoire et bien secondaire, absolument étrangère aux assertions graves de la Gcrmania1 les seules qui méritent d’être retenues, à savoir que le Journal de Rome est à la solde de la Prusse et de F Italie révolutionnaire.Faute de prouver ces infâmes imputations, que la Germania déclare parties de Rome même et nous savons d’où), publiés par le journal la Défense en 1878—et qui ont, parait-il, déplu à la Germania.—Alors M.le comte Conestabile revenait de Rome, où il avait assisté à l’heureuse élection de Léon XIII.Le Pontife de la paix préparait et engageait déjà les premières négociations entre le Vatican et la Prusse, Là Défense, dont nous prenions à ce moment la rédaction en chef, publia, en effet, des articles que l’on croyait destinés à faciliter les accords.Par la volonté de Léon XIII, l’Eglise sortait d’un violent état de guerre avec la Prusse.La presse catholique devait abandonner le vocabulaire de combat.Nous avons répondu à la Germania que ces articles n’étaient pas de nous Ils n’étaient môme pas dus à notre initiative.Én raison de l’intérêt apporté par le Saint-Siège à une question encore si délicate, le contrôle de cette partie de la rédaction revint naturellement à M.le comte Charles Conestabile, dont les relations avec le nouveau personnel de la Cour romaine étaient connues.L’intermédiaire de ces relations était naturellement aussi Mgr Galitnberti, présenté déjà par M."le comte Conestabile comme une sorte de factotum de la Cour romaine, et qui avait maintes fois adressé dos lettres et des communications au journal la Défense, et ui en adressa encore après la mort u cardinal Franchi.Certes, le cardinal Franchi n’a pu suivre ces négociations, mais il les a ouvertes et il on a posé les hases.Il n’y avait dans notre assertion rien d’injurieuxjpour Mgr Galimberti pour M.le comte Conestabile, ni pour le cardinal Franchi.Car noire sentiment est alors et est encore aujourd’hui que la paix religieuse en Allemagne constitue un intérêt supérieur à tout intérêt de parti ou da group) politique.Nous différions seulement avec M.le comte Conestabile sur la mesure des avances qu'il convenait de faire, au nom de l’Eglise, au puissant chancelier de l’Allemagne, surtout dans un journal français inspiré par un évêque dont Tardent patriotisme s’était manifesté avec éclat dans la guerre de 1870.M.le comte Conetta-bile, en qualité d’Italien, n’était pas tenu de partager nos scrupules, ni môme de les comprendre.Notre influence dut s’employer, au vu et au su des rédacteurs qui collaboraient alors à la Defense, afin d’empêcher M.le comte Conestabile de dépasser les bornes d’une courtoisie équitable envers M.de Bismarck et d’aller jusqu’à des compliments et des flatteries, estimés par lui utiles et nécessaires pour favoriser le succès des 2 1 négociations, et par nous impossibles dans un journal français.Mais quant au fond de ces articles, dont la Germania s’irrite encore après sept ans, il était tout à fait conform* à la politique suivie par le Saint-Siège, à celle que nous avons encore défendue ici dans Journal de Rome.Le Saint-Siège, en effet, lorsqu’il trai te avec une puissance, ne saurait s’assujuttir à la tactique des partis parlementaires, ni épouser leurs querelles privées, leurs rancunes, ni même ceux de leurs intérêts qui sont étrangers à celui de l’église.En avertissant la Germania que ses coups s’égaraient, passaient par dessus notre tête, et frappaient ses plus intimes amis, nous n’avions nullement l’intention d’offenser ni le Moniteur de Rome, ni son directeur, Mgr Galimberti.Ce n’est pas faire injure à ce prélat que de lui attribuer des relations cordiales avec un cardinal dont lui, en ses entretiens, et M.le comte Conestablile, dans le Figaro, ont déploré la mort au point de l’attribuer à un crime.Ce n’est pas lui faire injure que d’avoir parlé de sa collaboration indirecte à un journal avec lequel, surtout avec lequel, surtout après le changement total survenu dans la rédaction en 1S79, il continue â faire cause commun e.Cependant, le Moniteur de Rome, organe de Mgr Galimberti, nous répond en ces termes : 1.Mgr Galimberti déclare formelle- ment qu’il n’a ja jamais reçu aucune j instruction — de quelque nature que ! ce soit — du cardinal Franchi, pour ! les transmettre à la Défense ; ; 2.Que non-seulement il n’a jamais transmis aucune instruction au jour- ; nal susdit ou au comte Conestabile,4 mais qu'il se trouvait dans l’impossibilité matérielle de le faire, surtout pour ce qui concernait la question religieuse en Prusse ; 3 I[ suffit de réfléchir, en effet, que le carpinal Franchi est mort le 31 juillet 1S7, c’est-à-dire alors que les , premières négociations entre la Prusse et le Saint-Siège étaient à peine entamées.On conçoit, par conséquent, qu'une assertion, non seulement, fausse, mais absurde et inconvenante, ne pouvait trouver d’autre appui que dans le témoignage de deux défunts : “ dor-mientes testes.” L’abstention du Moniteur de Rome, I lorsque nous le mettions en demeure : de répudier les calomnies du correspondant romain de la Germania, était peut-être prudente.Mais le démenti | qu'ii nous inflige, au nom de Mgr Galimberti, nous parait fort imprudent.Mgr Galimberti n’en a pu sans doute peser les termes, puisque le peu d’usage qu’il a de la langue française l’oblige à se confier à des rédacteurs qu’il jugeait sévèrement jadis (lettre du IG février 1882) et qui sont bien loin de posséder son tact et son talent.Nous croyons avoir prouvé par les détails ci-dessus que notre assertion n'était ni “ absurde ”, ni “ inconvenante ” ; reste â démontrer qu’elle est fausse.Si nous pouvions penser que notre mémoire nous a mal servi, comme celle do Mgr Galimberti le sert mal sans doute en cette occasion, nous n’aurions aucune difficulté à le reconnaître, et nous nous empresserions avec bonheur de donner à ia Germania et au Moniteur de Rome un exemple de loyauté dans la polémique.Mais nous n’avons rien avancé à la légère.Le Moniteur se trompe s’il se confie dans la mort de tous les témoins autres que Mgr Galimberti, et nous, dont les affirmations sont contradictoires.Il y a encore des témoins vivants et des écrits qui restent.Seulement, en présence du démenti catégorique, trop catégorique, du Moniteur de Rome fait au nomjde Mgr Galimberti, nous nous trouvons embarrassés de nos preuves mêmes.Il nous répugne d’avoir ainsi publiquement une discussion de cette nature avec un personnage constitné en dignité ecclésiastique.D’ailleurs, nous ne pouvons permettre que notre débat avec la Germania devie de son objet.Mgr Galimberti veut-il continuer ce débat indifférent ?Soit.Mais ce ne sera pas ici.Pour éviter le scandale de ces polémiques que nous fuyons, loin de les chercher, que Mgr Galimberti accepte la constitution d’un conseil d’arbitres Pour nous, nous n’avons aucun intérêt à fournir nos preuves.Ce débat ne nous touche en rien.Mais, si par des motifs que nous ne comprenons pas, ne fût-ce que pour recueillir certains souvenirs qui ont probablement échappé à sa mémoire, il plaît à Mgr Galim-berti de suivre ceite affaire, suivant la seule procédure convenable entre un ecclésiastique et un laïc, nous sommes à sa disposition, dans la forme que nous disons.Le Journal de Rome ne peut ni ne veut avoir aucune polémique avec le Moniteur de Rome.Entre Mgr Galimberti et nous, un débat quelconque ne saurait être public ; car il ne nous plaît pas d’abuser des inconvénients qu’entraînent pour un ecclésiastique la responsabilité d’un journal belliqueux et le commandant en chef d’une guerre ouverte contre nous, à peu près sur tous les points de l’Europe.Donc, nous fermons ici cette trop longue parenthèse de notre querelle avec la Germania.Si Mgr Galimberti veut la rouvrir ailleurs, qu’il nous donne des ordres.Henry des Houx.Le piftiologrnplie* Les Américains, toujours à l’affût des nouvelles inventions viennent, paraît-il, de découvrir ur procédé aussi original qu’utile.Il ne s'agit de rien moins que de la photographie, instantanée mise au service de la police.Voici en deux mots de quoi il s’agit ; Un instrument ayant la forme exacte d’un pistolet est muni, à l’intérieur, de tout un appreil photographique et chaque constable muni de laboratoire en miniature n’a qu’a présenter son pistolet au brigand FiMiilltatoD lu COURRIER DU CANADA j I 10 Avril 1885.—No 51 I LE CRIME DE GAIN (Suite.) —Cœlia ! Au même moment Florent et le >rêtre se penchaient vers le moribond.—Me voici, mon frère, dit l’abbé Tune voix encourageante ; me voici ! l’apporte à la fois la consolation de Dieu et le service des hommes.—Cette voix.je connais cette voix murmura le blessé.Florent arracha la lanterne de la main d’un brancardier et en dirigea a lueur sur le visage du blessé.—Rolland ! lit le prêtre.— Conrad ! mon frère Conrad ! répondit celui-ci.Les deux hommes s’étreignirent avec une mutuelle affection, le courage de Rolland d’ivrée se trouva doublé par cette rencontre imprévue.Tandis que l’abbé soutenait son ami i t lui aidait à gagner le brancard sur lequel il devait s’étendre, Florent en veine de curiosité, ou avide de rendre de nouveaux services, s’adressa au Grèvcur qui so tenait à l’écart.—Allons ! un coup de main, lui dit-il, vous voyez bien que monsieur l’aumônier ne suffit pas à la besogne .Si j’avais mes deux bras je ne demanderais pas votre aide ! Le Grèvcur au lieu d’avancer fit un pas en arrière.Florent devint défiant.-Au fait, reprit-il, que faites-vous ici ?.Vous ne portez ni l’uniforme ni lo brassard.11 ne manque pas de détrousseurs de morts et de Corbeaux rouges, cette nuit ! lin achevant ces mots Florent heurta du pied le sac acccusateur laissé par la Tronche.Sans consulter ses forces et d’un bras qui lui restait valide, le volontaire saisit le Grèvcur par le collet de sa blouse.—A moi ! lit-il, à moi ! Je tiens le pilleur des morts ! — Misérable, répondit le Grèveur en cherchant son couteau.Il n’eut pas le temps de l’ouvrir, les brancardiers arrivèrent au secours du Parisien.En une seconde les mains du Grèveur furent solidement liées derrière son dos.—Lo lâche! répétaient les brancardiers, le bandit ! avoir le courage de dépouiller ceux qui viennent de se faire tuer pour la France ! .Lo Grèveur répondit au brancardier par une grossière injure, puis regardant l’abbé Belleforge avec une féroce expression de haino.—Je te retrouverai autre part, lui dit-il, et à quelque heure que ce soit, compte sur ma veugeance.- Ces hommes ont accompli un devoir, répondit gravement le prêtre.Ils présentent en ce moment la loi que vous avez bravée ma pitié pomr les coupables, car ils m’inspirent encore plus de pitié que de mépris, ne me permet pas de donner à ces braves gens dont lo conseil de vous rendre une liberté dout vous abuseriez pour commettre de nouveaux crimes.Comme un des brancardiers maintenait lo Grèvour, Conrad prit le brancard sur lequel reposait Rolland ; de sa main valide Florent traîna les pièces de conviction.11 fallut plus d’une heure pour gagner ure voiture d’ambulance dans laquelle il 11e restait aucune place.A rorce do prières.Conrad obtint que son ami serait couché entre deux banquettes.Florent s’assit près du cocher ; vine goutte d’eau-de-vie lui rendit jusqu’à la force de railler son propre mal.• —A quelle ambulance appartenez-vous ?demanda Conrad à un jeune homme qui s’occupait avec un admirable zèle des malheureux qu’il venait de recuillir.—Au Théâtre italien ! répondit-il.La voiture s’ébranla, et tandis que les brancardiers remettaient lo Grèveur aux mains de deux soldats, Conrad reprenant la lanterne laissée par Florent continua sa champ de bataille.visite sur le Son douloureux ministère ne demeurait.pas sans compensations.Que do bénédictions données à des mourants ! Combien de consolantes paroles adressées à ceux qui s’épouvantaient en présence de l’éternité ! Combien de recommandations dernières, de testaments suprêmes dictés par un homme à l’agonie.Il recueillait les legs du père à l’enfant des portraits d’êtres chéris ! Il promettait à l’homme de remplir sa volonté dernière, après avoir rendu au chrétien la confiance en Dieu.Il parlait à ces martyrs de la patrie, de la valeur du sang du soldat, il leur répétait que le ciel comptait leurs souffrances, que lo pays garderait leur mémoire.Il changeait en héros de la foi, ces héros do courage viril.De rang en rang, de proche en proche, il portait la sainte parole ; pour , ceux qui ne pouvaient plus l’entendre il appelait la miséricorde divine et quand au matin scs regards embrassèrent la plaine encore noyée dans les brouillards de la Marne, il put se dire qu’il avait vaillamment rempli son devoir.j Conrad se sentait écrasé de fatigue et marchait d’un pas alourdi vers la grande route.De larges plaques brunes tachaient sa soutane.Ses mains étaient rouges, il avait touché tant de blessures ! Ses yeux abattus témoignaient que plus d’une fois des larmes de pitié avaient coulé de ses yeux.Un enfant inconscient des horreurs de la bataille, mais qui vit passer ce prêtre blanc comme un suaire, lui tendit sans rien dire un morceau de pain.Alors Conrad se rappela qu’il n’avait rien pris depuis douze heures.Il embressa l’enfant, s’assit sur le revers d’un fossé, et mangea le pain de l’aumône, une minute de plus il s’évanouissait de lassitude et de besoin.Comme il passait devant un corps de garde, les soldats qui l’avaient vu à l’œuvre se découvrirent avec respect.Alors une voix éraillée et gouailleuse ricana : —Il n’en faut plus des corbeaux noirs ! et celui-là aura son compte ! Je ne vous dis que ça ! C’était le Grèveur qui, gardé à vue, attendait qu’on l’emmenât en prison.—Vous ne connaissez encore que mon visage, lui répondit avec douceur le prêtre qu’il venait d’insulter si vous avec quelque jour besoin de mon ministère, j’habite rue Cloître-Notre Dame, et je me nommo l’abbé Conrad.Le Grèveur cracha sur le prêtre, et celui-ci lit le signe de bénir.XX CORRESPONDANCE Madame la comtesse d’Ivrée, a Evian 4.de Vambulance Ne t’effraie pas, ne pleure pas, ma mère bicn-aimée, ne tremble pas pour la vie de ton fils, Dieu te le garde ; le danger est passé ; la balle qui m’a fracassé l’épaule est extraite, je suis aussi bien que le permet le caractère de ma blessure, et j’espère pouvoir me battre encore et manier une épée à défaut de fusil.Que d’événements se sont passés depuis ma dernière lettre ; j’ai reçu le même jour le baptême de feu et le baptême de sang.Le matin je me sentais la force d’un héros, le soir, couché parmi les mourants et les morts, je serais reste sur le champ de bataiïie de Champigny sans un miracle du ciel.Bénis Dieu que j’en aie été quitte dans cette journée, où tant de vaillance s’est unie â tant de malheur, pour une blessure qui n’offre aucun danger sérieux.Je devais périr dix lois pendant cette horrible lutte, et c’est en prenant des mains du soldat, frappé par un éclat d’obus le drapeau échappant à ses mains défaillantes, que j’ai roulé à mon tour sur le sol.C’est égal, j’ai rempli mon devoir.(il suivre) lie Courrier du Canada, Vendredi 10 Avril 1885 qu’il ne peut arrêter et aussitôt en tirant sur la détente, il a une empreinte de son individu.Arrive au poste, il n'y a qu’à soumettre son négatif à une composition chimique et l’image se détache partaitement.Quel sera la prochaine merveille?SOMMAIRE Conférences du R.I\ Mont-a)>i**.Au « Moniteur de Hojpe.» Ce pistolograplie.Feuilleton.—Le crime de Caïn.1.3 discours de M.Cosligan.Petite gazette.w législature locale.w- l/insurrection au Nord-Ouest.Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES A louer.—Thomas Craig.A vendre.—«L et TV.Reid.L;gne Allan.J’ai souITerl.Semaine Sainte noter*.—J.A.I.anglais.L’huile astrale de l’rait.— C.Peverley.C A N A D A QUEBEC, 10 A VEIL 1885 I,e «Ilscoura «le M.Cofitigau L'honorable M.Costigan,dans une lettre publiée par le Chronicle de ce matin, proteste contre le rapport inexact du discours prononcé par lui à Lévis,que certains journaux ont mis en circulation.M.Costigan résume en peu de mots ce qu'il a dit à Lévis.Il a déclaré qu'on ne devait pas qualifier l'insurrection du Nord-Ouest d insurrection des métis, parce que cela n’était pas juste pour les métis de Manitoba, de Qu?appelle et d’ailleurs qui sont paisibles et soumis à la loi* Ce ont les métis de la Saskatchewan qui ont pris les armes parce que, disent-ils, le gouvernement a tardé à régler leurs réclamations.Ce retard, affirme l'honorable mi-ninistre du Revenu de l'Intérieur, est dû au lait que bon nombre de métis qui ont été compris dans le règlement des affaires de Manitoba en 1ST0, qui ont eu alors leurs 240 acres de terre dans la province de Manitoba, et qui les ont vendues ou en ont fait trafic de quelque manière, veulent aujourd'hui avoir dans le territoire de la Saskatchewan le même avantage qu'ils ont eu déjà une lois.Le gouvernement ne peut admettre de pareilles réclamations, et doit exercer une grande vigilance pour ne pas être fraudé.L’honorable ministre a aussi protesté contre les accusations de nos adversaires politiques qui prétendent que le gouvernement a poussé les métis à la révolte par ses mauvais traitements, et qu'il envoie maintenant des troupes pour les massacrer.Il n’y a pas lieu de craindre qu’une sérieuse rencontre se produise entre les gens de Riel et les troupes canadiennes.Les iorces militaires on4 été envoyées pour maintenir l'ordre et prévenir un soulèvement des sauvages.Voilà le résumé de ce que l’honorable M.Co^tiiran a dit à Lévis sur c?tte question du Nord-Ouest.PETITE GAZETTE La Chine a donné son approbation aux préliminaires de la paix avec la France.Sa Sainteté Léon XIII est en parfaite raillé aujourd’hui.les Afghans défaits.ces derniers ont été La Chambre des communes continue de voter les crédits pour l’exercice 1SS5-S(5.L’honorable M.Caron a dénoncé VElecteur à cause d'un article diffamatoire que ce journal a publié dernièrement contre le ministre de la milice.Le St Jean-Baptiste qui doit décorer l’Eglise de Saint-Jean d'Orléans est donné par M.le capitaine du Polino, Jean Delisle, de la paroisse même de Saint-Jean.Le rrince de Galles est l'objet d'une grande démonstration dans toute l'Irlande.EÉGISLATTKE LOCAL Conseil Législatif 0 avril.Présidence de l’honorable M.Boucher de LaBruère.L'honorable M.Archamiuflt dépose le cinquième rapport du comité des ordres permanents et des bills privés.Les projets de loi suivants sont votés en troisième délibération ; Projet de loi autorisant u The Magog Textile and Print Company ” à emprunter de l’argent et à émettre des obligations ; Projet de loi constituant légalement la “ Montreal Young men’s Christian Association." Projet de loi érigeant civilement la paroisse de Saint-Grégoire de Xazianze de Buckingham.Le projet de loi pour amender la charte de la compagnie du chemin de fer Shefford et Chambly est adopté en première lecture.La Chambre adopte en deuxième délibération les projets de loi qui suivent : Acte constituant en corporation l’Hôtel-Dieu Saint-Yalior à Chicoutimi ; Acte constituant en corporation la Congrégation du Très-Saint Rédempteur f/honorable M.Laviolette propose la seconde lecture du projet de loi constituant en corporation la société des marchands détailleurs de nouveautés «le la province de Québec.’' L'honorable M.Chan pagne ne s’oppose pas à la seconde lecture du projet, mais vu que cette législation est dTme grande importance, il se permet d'appeler l'attention [du promoteur sur les faits suivants : L’objet de cette mesure est, comme le dit le projet, de promouvoir les intérêts commerciaux, mais pour cela les associés demandent le pouvoir de faire et d'établir des règlements selon que la société le jugera nécessaire.Dans la troisième article, il est stipulé que la constitution et les règlements de la société seront en force tant qu'ils n'auront pas été amendés régulièrement.Il craint que ces dispositions de cette loi n’aient pour effet de gêner certains marchands qui ne feront pas partie de l'association.11 avoue en toute franchise qu'il n'a pas fait une étude spéciale du droit constitutionnel, mais il est facile de voir «jue cette loi veut réglementer le commerce en général.On peut se demander si la Chambre a le droit de faire une semblable législation et, si en adoptant ce projet de" loi, elle reste dans les limites de la constitution.L’orateur n'est pas opposé à cette mesure, mais il lui est bien permis d’exprimer ses vues et ses craintes.L’iionorable M.Layiolkttk dit qu'il consultera l'honorable député qui lui a confié cette mesure et que, lorsque le projet sera discuté en comité, il sera en état de fournir tous les détails voulus.L'honorable M.Ross—remercie cordialement l'honorable représentant de la division des Mille.-Isles pour les remarques qu’il vient défaire, parce que la mesure qui occupe actuellement l’attention de la Chambre renferme des tendances extraordinaires.Il est difficile de bien comorendre l'empressement que les sociétés de toutes sortes montrent dans les demandes d'incorporation.A peine une association a t-elle vu le jour qu’on s’adresse au parlement.Dans le cas actuel, il ne saisit pas bien la raison de cette demande de constitution légale.Cette mesure doit avoir l’intérêt public en vue.Est-ce que le parlement n’est pas chargé de protéger l’intérêt public ?Il attendra les raisons que doit donner l’honorable promoteur de ce projet avant de se prononcer.L’honorable M.Archambault.—Cette mesure renferme certainement une question constitutionnelle et des tendances extraordinaires.Il serait préfé raide de remettre à un autre jour la deuxième lecture du projet ; car il est admis qu’on adopte le principe d’une mesure lorsqu’on en vote la deuxième lecture.Il suggère au promoteur de remettre la deuxième lecture à demain.L'honorable M.Laviolktte se rend avec empressement à ce désir.L’honorable M.-Starnes propose la deuxième lecture du projet de loi intitulé : “ Acte autorisant le barreau de la province de Québec à admettre, après examen, Henri Arsène Germain au nombre de ses membres.Le promoteur dit que M.Germain a fait un cours complet, mais qu’il n’a pu obtenir de certificat pour les der- niers dix huit mois, parce que ses patrons sont morts.Ce n'est qu’après examen qu’il pourra être admis au mort passe, c’est une force majure.L’honorable M.Archambault est opinion que M.Germain aurait pu passer son examen devant le barreau s’il l’eut voulu, car, d’après ce qu’on dit, il ne s’agit que de constater s’il a suivi régulièrement ses cours, et cette preuve est facile à faire.L’honorable M.Rkmillard.Il y a quatre ou cinq ans, il se glissait des abus intolérables à ce sujet ; des notaires, des médecins so faisaient avocats sans le consentement du barreau.Ce dernier est intervenu, et la législature s’est rendue à sa demande.Aujourd’hui, il existe une disposition dans la loi qui exige le consentement du barreau pour qu’un homme soit admis à la pratique quand on constate certaines irrégularités.L’honorable M.Gérin.Le conseil du barreau ne fait aucune difficulté quand il survient des irrégularités soit par suite de la mort des patrons do l’étudiant ou par d’autres causes incontrôlables.Les examinateurs sont d’une très grande indulgence à l’égard des aspirants à la pratique.Il n’est pas toujours facile au parlement de se prononcer sur des cas semblables, tandisjque le barreau peut se procurer tous les renseignements voulus.L'honorable M.Champagne.—D’après les remarques de l’honorable représentant de Kennébec, ce projet de loi n’a pas sa raison d’être.Il faut de toute nécessité s’assurer du fait que M.Germain n’a pu se procurer le certificat en question et voir s’il a été recommandé par le barreau de Montréal.1/honorable M.Ross.—Bien que je n'aie pas fait une étude spéciale de la loi, je crois que cette dernière stipule expressément qu'un homme doit avoir suivi ses cours régulièrement et sans interruption pour être admis à la pratique du droit.D’après ce que je puis voir, il y aurait eu interruption dans le cas actuel, puisque M.Germain aurait dû terminer ses études en 1809 et que nous sommes en 1885.de comprends facilement les scrupules du barreau et son désir ne voir le nœud de la difficulté tranché par la législature.Avons-nous la preuve que le barreau recommande cette législation ?Il faut nous assurer de ce lait.La Chambre ne doit pas revenir sur la sage décision qu'elle a prise il y a quelques années.Je ne veux pas faire tort à ce monsieur, mais je constate qu’il est dans une situation tout à fait exceptionnelle.L'honorable M.Starnes.—J'ai raisou de croire que tous les allégués de la pétition sont amplement prouvés, puisque ce projet de loi a été adopté par le comité des bills privés de l’Assemblée législative*dans le quel nous remarquons des avocats de talent.L’autre chambre s’est prononcée d’une manière favorable dans le cas actuel ; le barreau de Montréal recommande cette législation.Je ne vois pas pour quelle raison le projet de loi ne recevrait pas l’appui de cette chambre.Si les allégués contenus dans la petition étaient faux, je serais le premier à m'opposer à cette législation, 'foute la difficulté consiste dans le fait que M.Germain n’a pu se procurer un certificat attestant qu’il a étudié dix huit mois sous MM.Cartier, Rominville et Bétournav.%.Le projet est alors voté en deuxième lecture et renvoyé au comité des bills privés.Les deux projets de loi suivants sont adoptés en deuxième délibération, sans discussion : Acte constituant en corporation civile l’association connue sous le nom de : l* Le club de raquettes Le Canadien de Montréal.” Acte constituant en corporation civile /Union Saint-Joseph de Saint-Charles Borromée de Charlestonrg.La Chambre s’ajourne à demain.CHAMBRE DES DÉPUTÉS Plusieurs projets de loi sont adoptés en première délibération.M.Leblanc propose que le projet de loi intitule : “ Acte pour amender l’acte concernant les voitures d’hiver dans certains comtés soit adopté en deuxième lecture.Après une longue discussion M.Demers propose le renvoi de l’adoption dn projet a trois mois.Cette proposition est mise aux voix et donne le résultat suivant : Pour :—MM.Beaubien, Beauchamp, Bergevin, Bernatchez, Boyer, Carbray, Charlebois, Demers, Duckett, Duhamel, Frégeau, Gagnon, Garneau, Joly, Lapointe, Lemieux, Lynch, Marchand, Mercier, Poulin, Poupore, Rinfret dit Malouin, Robidoux, Sawyer.Shehyn, Spencer, Stephens, Taillon, Thornfon, Turcotte et Whvte.—31.%» Contre.—MM.Asselin, Audet, Blan-cliet, Brousseau, Caron, Casavant?Désaulniers, Deschùnes, Desjardins?Dorais, Faucher de St-Maurice, Flynn?Gauthier, Lavallée, Leblanc, Leduc?Marcotte, Marion, Martel, Nantel, Paradis, Richard,Robillard et St-Hilaire.—24* Les projets de loi suivants sont adoptés en troisième délibération : Projet autorisant le “ Victoria Skating Club ” à augmenter son capital actions.Projet constituant en corporation la Société Saint-Jean-Baptiste de St* Césaire.Projet constituant en corporation Un ouragan s’est déchaîné sur la côte orientale de Madagascar • le 25 février.Douze bâtiments ont sombré.( )n regarde comme inévitable une guerre entre l’Angleterre et la Russie, L’Angleterre lait des préparatifs considérables.Les dépêches d’hier nous annoncent une bataille entre les Russes et barreau ; par conséquent s’il n’est pas ?]es I^eligieiTsos Sœurs Hospitalières qualifié, il ne sera pas admis.de Saint-Joseph de P Hôtel-Dieu L honorable M.Ross na pas 1 mien- d’Arthabaskaville lion de s’opposer à cette mesure, mais u ./> .avi.ue* .il invite le comité des bills privée a .Projet sun ants sont lus une deux- examiner avec le plus grand soin toutes, lcme lois., les pièces qui lui seront soumises, et à Projet autorisant la résiliation et i peser toutes les raisons alléguées dans la | la mise à néant do la substitution pétition.On n a pas oublié que cette ‘ créée par un acte de donation detnoi- chambre s’est montrée adverse à Pin- selle Catherine Poitras en laveur des , traduction dans les professions: libéra les* enf-ants de Ludger Plessis Bélair et de gens qui n’ont pas rempli toutes les , ° conditions de la loi.Il y avait au Ire-j J ., ., .fois des abus considérables, et la Chain-‘ ^ rc^jet constituant en corporation bit» ne doit pas rouvrir la porte à ces 1 Orphelinat de rarnham.abus.Mais le cas actuel nous parait Projet amendant le code de Procé- toutàfait exceptionnel, car quand la dure civil.Sur proposition do Thon.M.Lynch, la chambre se forme en comité général pour prendre en considération le bill intitulé : ,4 Acte pour faciliter la formation do clubs pour la protection du poisson et du gibier.”• Le bill est lu une troisième ibis et est adopté.L’hon.M.Blanciiet propose que le bill intitulé “ Acte relatif aux biens en déshérence et autres biens confisqués au profit do la Couronne ” soit lu une seconde fois.Il explique que le but du bill est de mettre le gouvernement en position d’administrer les biens laissés par les gens qui meurent sans laisser d’héritiers.Le projet de loi est lu une deuxième fois.La séance est levée à 11 heures.Qu’Appelle, 8.—MM.Goulet, Forget et Street, qui ont ôté nommés par le go u ver n* uumt fédéral commissaires pour s’enquérir des réclamations des Métis dans les territoires du Nord-Ouest, sont arrivés ici ce matin et se sont rendus au fort, où ils tiendront leur première réunion ce soir.Au commencement de janvier le gouvernement avait notifié.les Métis de son intention de nommer une commission.De fait un commissaire fut nommé, mais il donna sa démission.La commission qui siège aujourd’hui est autorisée à signer seance tenante les titres que les Métis réclament pour les terres qu’ils occupent.A son passage à Saint Boniface, M.Street, le président, a obtenu de Mgr Taché une lettre de recommandation pour les membres du clergé et les Métis du Nord Ouest.On croit que la commission n’aura pas fini ses travaux avant l’automne.Plusieurs bandes de Sauvages sont réunies près de la gare et doivent tenir un grand conseil.La présence des troupes produit, sur elle nu effet salutaire.LES CRIS.Brandon, 8—Waubedeska, chef des Sioux établis au lac des Chênes, prétend que les Sioux vont s’engager dans le sentier de la guerre et que pour les réduire il faudra plus de 2000 soldats.Ces sioux sont venus pour la plupart des Etats-Unis après le massacre de 18G2 et comptent 200Ô Ames.LA 51U ATI ON A JUTTLEFORD.Courant Rapide, 8 — Un courrier arrivé de Battleford annonce qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer du tout au sujet des colons enfermés à Battleford.Ils ont dit-il, des provisions en quantité et peuvent tenir trois mois.L OPINION d’un COLON DU PRINCE-ALBERT Winnipeg, 8—Henry Jackson qui se trouvait à 1 rince-Albert au moment où le colonel Irvine y faisait son entrée, est arrivé aujourd’hui à Winnipeg.Il prétend que les Métis ont voulu profiter des loisirs qu’ils ont d’habitude à cette saison de l’année pour piller quelques magasins, mais qu'ils retourneront à leurs champs avant l’arrivée du général Middleton.LA SITUTION A REGINA.Rogina, 8—Les Pieds Noirs sont retournés parfaitement satisfaits à leur réserve.Pie-à-Pot ainsi que sa tribu restent paisibles sur leur reserve.Fort Qu’Appelle, 9 — Il est évident qu’une grande quantité de provisions seront requises, non seulement pour l’expédition qui part pour le nord, mais pour la population de Prince-Albert, laquelle, lorsque les troupes arriveront à ce dernier endroit, sera depuis longtemps à demi-ration.SCÈNES DE CARNAGE Les rebelles ont tout emporté avec eux au nord de la Traverse de Clarke ; de fait, depuis Humboldt, Carlton et Prince Albert en allant vers le nord, tout le pays n’est plus qu'un vaste désert ; les rebelles ont rasé les maisons et les granges des colons et ont enlevé leurs animaux.Un grand nombre de fugitifs arrivent du nord et un grand nombres d’autres se sont réfugiés dans les environs delà rivière Garrotte.De plus, comme il n’y aura PAS DE SEMENCES cette année dans cette partie dn Nord-Ouest, et comme les récoltes, l'an dernier, ont beaucoup souffert de la gelée, la population au ra peine à s’empêcher de mourir de faim, pendant au moins douze mois.Il y a une assez grande quantité de provisions à Battleford, mais les colons dans ce district ont été dépouillés de tout ce qu’ils possédaient, et il faut qu’on les nourrisse d’une manière ou d’une autre durant le printemps et l’été.LE GOUVERNEMENT ET LES VICTIMES L’on parle d’adresser une requête au gouvernement fédéral le priant de venir en aide à la population.Le major Jackson, membre du conseil du Nord-Ouest, est en communication avec le gouverneur Dewdney à ce sujet, mais la chose est entièrement entre les mains des autorités à Ottawa.• SOUFFRANCES DES TROUPES L’expédition qui est partie pour le Nord a eu à surmonter plus d’une difficulté depuis lundi matin.Ils ont franchi treize milles le premier jour (lundi) le temps étant terriblement froid et orageux.La batterie A a probablement rejoint la colonne hier.Des messagers envoyés par les troupe» rapportent qu’un bon nombre de soldats étaient hors d’ôtat, lundi soir, après la tempête, car le temps avait ôté extrêmement froid.Hier, il faisait encore très froid ; il soufflait un vent violent du nord, accompagné de grésil.Aujourd’hui, le vent est tombé, mais le temps est encore très froid et nous som- mes menacés d’une autre tempête do neige.lies anciens habitants craignent que les troupes n’arrivent pas à temps à Prince-Albert, mais les autorités militaires prennent les choses par leur lion côté, La partie la plus difficile du voyage commencera au nord des Montagnes de Tonde, où la grande Plaine de Sel traverse près de cinquante milles jusqu’à la Montagne Pyramide, quatorze milles de ce côté-ci de Humboldt.LE FROID INTENSE cependant fera de meilleurs chemins pour les voitures que la pluie.Les messagers disent que les tentes n'ont servi de rien, lundi soir, car le vent les renversait et les déchirait.Durant la revue hier matin les soldats grelottaient do froid, mais pas un seul n’a murmuré, ils seront un peu à l'abri lorsqu’ils auront pénétré dans la contrée des Montagnes de 'l’onde.LES ÉCLAIREURS DE RIEL étaient au sud de Humboldt dimanche, et l’on pense qu’il opposea de la résistance à la traverse de la Saskatchewan.RIEL ET SES SOLDATS.On rapporte que 11 ici a placé des détachements à toutes les traverses pour empêcher les troupes de passer, ma is l'on n’ajoute que peu de foi à ces histoires.11 est presque certain que les forces des rebelles se retireront et que Riel se sauvera dans le Montana lorsqu’ils apprendront l’arrivée des troupes.Ce qui donne de la force A cette opinion, c'est que les personnes que Riel avait emprisonnées, au Lac au Canard, ont été remises en liberté ou se sont évadées.LES PRISONNIERS DE RIEL Des dépêches ont été reçues des frères Kerr et autres qui ont été faits prisonniers et qui télégraphient de la Traverse de Clarke qu’ils seront bientôt de retour ici.Los communications télégraphiques ont été rétablies ici avec la Traverse de Clarke.Toute porte à la conclusion que les autorités devraient tourner leurs efforts du côte do Prince-Albert et de Battleford et d’y envoyer des provisions le plus tôt possible.INVASION DES SAL VAGES DE MONTANA Winnipeg, 9—Une panique a été causée aujourd’hui par la nouvelle que les sauvages du Montana traversaient la frontière pour se joindre aux u Bloods ” et mettre le district du fort McLeod à feu et il sang.( >n dit que les colons se sont réfugiés avec leurs familles au fort McLeod.On disait aussi que les Pieds-Noirs donnaient du trouble.Une dépêche que l'on vient justement de recevoir de Glelcher mande que ces rumeurs ne sont pas fondées.Une partie des cavaliers volontaires de Stewart ont été envoyés en cette place en cas d’une invasion des Cris du Nord.Les Pieds Noirs et les Bloods sont, rapporte-t-on, tous tranquilles dans leurs réserves et l’on dit que pas un seul Sauvage Américain traverse la frontière.On suppose que ces rumeurs ont été mises en circulation dans le but de faire expédier «les troupes.Fort Qu’Appelle, 9.—Les Grenadiers sont arrivés à la station de Qu’Appelle à 7.40 ce matin.Quarante hommes de l’école d’infanterie sont partis pour le Courant Rapide pour porter secours à la police qui va garder [la traverse.Les Queen's Own sont arrivés à Qu’Appelle attendant des ordres.La Batterie B y est encore aussi.On pense qu'ils partiront bientôt pour le Courant Rapide.Les Grenadiers ont reçu l’ordre d’aller rejoindre le général Middleton.LE ÜÔÈMB.Le üoe bataillon est arrivé au second portage, tous les hommes sont en bonne santé et de bonne humeur, à l’exception de deux hommes : l’un s’est fait écraser une jambe et l’autre avait un commencement de délire et revient cependant à son état normal.Toutes les nouvelles à propos de la dyssenterie et autres maladies sont des nouvelles à sensation inventées per les Américains.Le Gôiùme ne restera pas en chemin, soyez-en sûr.NOUVELLES I)E BATTLEFORD Un fermier nommé Hartner qui arrive de Battleford donne quelques détails sur l’insurrection des sauvages en cet endroit.Il est parti le soir du 29 du mois dernier et en ce moment toute la population de cette ville avait cherché refuge dans les casernes.Il avait consenti à transpoiter les effets du juge Rouleau à Courant Rapide mais pendant le trajet il fut averti par des métis d'éviter les sauvages ; en y arrivant il trouva le juge et sa famille entourés d’une cinquantaine de sauvages armés en guerre, portant des fusils, des flèches et des haches ; mais ils semblaient en bons'termes avec les blancs.L’instructeur à la réserve Mosquito raconte que les Stonies sont loyaux, mais que cette nuit ils faisaient fa patrouille, parce qu’ils craignaient que les métis ne vinsent leur voler leurs troupeaux.La nouvelle que Battleford est au pouvoir des sauvages a été confirmée de même que celle qui dit que les Stonies se sont insurgés et ont tué Payne, Bernard et Fiimori.Un homme de police qui arrive de Battleford raconte à peu près la même chose et dit que les sauvages exécutent leurs danses de guerre au milieu de la ville dont ils sont tout à fait maîtres.Les maisons ont été pillées entre autres celle du juge Rouleau.On a tiré le canon sur les sauvages de l’autre côté de la rivière pour protéger le départ du courrier qui est sorti de la place ce jour-là.Deux ou trois sauvages se sont affaissés comme s’ils avaient été blessés grièvement et les autres ont pris la fuite et se cachèrent.La police accompagna le courrier de l’autre coté de la rivière et le laissa en sûreté.Le juge Rouleau et sa famille sont à Regina, cl Applegart et sa famille à Courant.Rapide attend ml des ordres pour s’en retourner.Crozier raconte qu’un marchand bien connu a été arrêté pour avoir fourni des munitions aux rebelles.LA BATAILLE AU LAC AU CANARI) Le Manitoba donne ce que l’on appelle le rapport officiel de la bataille du Lac nu Canard.Il paraîtrait que les métis n’étaient pas venus du tout avec l'intention de combattre.•lisse seraient assemblés pour prendre en considération leur situation et à l’approche de Crozier, ils se seraient divisés en deux bandes avec l'intention de le laisser passer avec ses troupes.Mais Crozier ne connaissant pas louis desseins, a fait tirer sur* eux et cm voyant- un des leurs tomber de son cheval, les métis se sont précipités sur les troupes qu’ils ont mises en fuite comme l’on sait.Les métis dont les noms suivent ont été tués : Augustin La Ira niçoise, Isidore Dumont, Ihos.Montour, un sauvage et un autre métis dont les noms ne sont pas connus.Crozier avait sous scs ordres I îll hommes.Les métis étaient au nombre de 20 et ont tous été blessés.APPROCHE DI S CIUS.Des voyageurs qui ont descendu la rivière Bataille disent que des bandes de Cris n’étaient plus qu’à cinq milles de distance et se diiigeaienl vers Je village.Ils étaient au nombre de trois à cinq cents.A dix heures hier soir, un train spécial est parti de Winnipeg pour Brandon avec les Gardes du gouverneur et les Grenadiers royaux.On leur a offert un banquet à leur départ et 1200 personnes les ont reconduits à la gare.Voici un autre récit de la bataille du Lac au Canard, lai témoin oculaire courrier de Caillou à Battleford, raconte que- des hommes de police furent envoyés avec des voitures au Lac au Canard pour a'ier chercher de l’avoine, mais qu’ils furent chassés par les rebelles.Le major Crozier sortit alors avec 100 hommes de troupes du Prince Albert, et se rendit à un ou deux milles du Lac au Canard ou il se trouva cerne par les re ne 11 es.Un sauvage et «leux métis vinrent à sa rencontre en agitant des mouchoirs blancs.1 n interprète s’avança et leur demanda eu qu’ils voulaient.* .Le sauvage répondit en menaçant l’interprète MacKay, ce qui parut "être Je signal de l’attaque de la part des rebelles.MacKay tua le sauvage d’un coup revoler et un des Métis tira sur Crozier qu’il blessa à la figure, MacKav .ua aussi ce Métis et ce fut le common cernent d’une fusillade générale.Les rebelles ont perdu beaucoup des leurs, mais on ne peut en donner le nombre.le 9eme bataillon Le Oemo bataillon était au lac Nipissing le 5 avril, Tout allait bien’.FAUSSES NOUVEL! ES Au commencement de la séance, d’hier après-midi, Sir John A.Mar.Donald a annoncé que les rapports télégraphiques parlant d’un soulèvement des sauvages à Calgarrv ne sont pas fondés et qno le gouvernement n’a reçu aucune dépêche disant que les sauvages des Etats-Unis avaient traversé la frontière ou se proposaient à la traverser.PETITES XOVMAAAiS conseil de ville.—Séance spécial) hebdomadaire ce soir à 7.30 heures Ordre du jour : 1390e rapport du comil des finances (rapport du trésorier de 1; cité touchant la conversion de la doit anglaise) ; 50le rapport du comité rh feu (faire enlever l’usine de la hunier électrique près la porte St-Jcan) ; 9!) rapport du comité do santé (sur le méin sujet); 584e rapport du comité des mai Hiés (louer la Salle Jacques-Cartier pou des représentations théâtrales, etc.1393e rapport du comité des finance (allouer 8200 à Son Honneur le Recoi der pour déboursés en rapport «l’un, enquête tenue.devant lui); avis d« motion de M.l’échevin Chouinard pou amender le dit rapport.incendie.—Dans la journée du liuiidi courant le feu a détruit la maison et 1< hangard de M.François Eusébe Lamot te à Ste-Anno de la Perade.Il n’y avai personne à la maison lors de l’incendie Les pertes sont de S3,000 et il n’v a pu: d’assurances.LE CONSEILLER MCLAUGHLIN.— Nûlltf avons le chagrin d’apprendre la mari de M.McLaughlin qui depuis nom bro d’années représentait Je quartier Champlain au conseil de ville.M.McLaughlin est décédé hier matin.Le drapeau du conseil de ville est à mi-mât comme marque do respect au regretté défunt.° ali douane.—On vient de recevoir à la douane copie de nouveaux changements au tarif.° Désormais tout objet manufacturé dans les prisons des pays étrangers,serti prohibé.Divers objets servant aux manufactures entreront en franc bise.Du a augmenté le tarif sur d’autres objets de 5 a 15o;o.Après lo 1er juillet piochai n on paiera des droits sur le poisson importé des Flats Unis.C’est une conséquence de l’abrogation du traité de réciprocité.Au cas où le gouvernement des Etats-Unis (t celui le Terreneuve voudraient continuer le commerce selon le traité en question, le gouvernement de la Puissance s’engage à remettre les droits payés.LE MEURTRE DE JO METTE.—- Depuis juelqucs jours les journaux ni union- Le Courrier du Canada, Vendredi 10 Avril 1885 nont le fait qu’un (ils aurait derniare-m?nt étranglé1 sa mere, dans un moment do colère contre elle.L’histoire a été commentée de toute manière, tellement qu’elle est devenue tout-ù-fait invraisemblable.Voici les faits : Il v a trois ans, une U 0 femme demeurait à Rawdon.près de Juliette, mourut.La croyance générale fut qu’elle était morte subitement dans la nuit.Mais les personnes qui l'ensevelirent remarquèrent des nombreuses traces de violence à la gorge, et s’aperçurent qu’elle avait décidément été étranglée.Par qui ?on ne le sait pas.Mais leurs soupçons se portèrent sur le (ils de la ufalheureus’e, qui était souvent pris d’accès de colère.Ou crut prudent de ne pas dévoiler la chose, et l’aflairu en resta là.Mais depuis ce temps, le fait étant venu à la connaissance du public et le fils ayant fait certaines révélations, on a cru bon de soumettre la chose au procureur-général, qui devra instituer une enquête.Cet événement fait à Jolietie le sujet de toutes les conversations.TROIS-IUVIÈHKS.— IMIUÎAIX, MJ K DU CALAIS, 18, A QU1UIEC.—GRANDI?EXCLUSION UN KIlANCE.L’assemblée générale des sociétaires en date du *20 janvier dernier, a décidé, à l'unanimité, que le tirage de la loterie aura lieu définitivement, le jeudi JO avril prochain, à la salle Jacques-Cartier, à Québec.Prenez vos billets.Le prix de chaque billets est de 25 cents seulement Québec, 23 février 1883—I -ris3fps.pour i.’uxummON d'anvehs.— N jus apprenons que la Dominion ( o sel Weaving Co., les entreprenants m inu-l’aeturiers de la rue Notre-Dame des Anges, à St-Rocli, expose une quantité de ses produits à l’Exhibition Interna fionale d’Anvers, en Belgique.Nous souhaitons à ces messieurs tous les succès possibles.La maison Jos.Hamel N Frères qui est à la tète de la compagnie, a pris tous les arrangement» pour faire figurer avec avantage les produits de leur fabrique à côté de ceux des pays étrangers.maurri.Me.—Le paquebot-poste Allan le Circassian, capitaine Richardson, parti de Liverpool via Halifax est arrivé à Portland hier.La barque Gaspe, capitaine Pinhey, Québec, est partie de Buenos Ayres., le 24 février dernier pour Portland.Le biigantin llcnrijs de Québec, capitaine Bolduc, est parti de Fernandina, le 7 courant, avec une cargaison de bois mise à bord par MM.I).& J.Maguire.Les navires suivants sont partis pour Q .ié bec: • Vaeni, Olsen, Liverpool, 4 avril.Sverre,—, Pointe de Grave.2 avril.ïlmator,—,Froderickstadt, 2 avril.1 los,—,Sharpness, 2 avril.Prudhos,—,Alicante, 20 février.0NOUENT HOLLOWAY.— Point (le Plaisirs sans la Santa.—Qu’il est pénible de voir des gens riches retenus par la maladie dans leurs vastes propriétés et incapables même de pouvoir les traverser, l u ulcère à la jambe, une entorse à la cheville, la goutte à l’orteil, un rhumatisme musculaire, ou un membre en lié, ne feront pas de grands progès, si les parties affectées, sont bien fomentées avec de l’eau tiède et ensuite, activement frictionnées avec l'adoucissant, le curatif, et le détersif Onguent Holloway.11 y a peu de personnes qu peu vent se procurer ce précieux remède; au moyen des instructions détailées qui entourent chaque pot, on peut le plus souvenljse guérir, quelques sérieuses ou invétérées que les maladies puissent jmître et bien qu’eüos aient résisté à tout autre traitement.J AI SOUFFERT 'foutes sortes do maladies imaginables pendant les trois dernières années.Notre Druggisto, T.J.Anderson, m’ayant recommandé les Amers do houblon, .l’ai fait usage de deux bouteilles I .le suis entièrement guéri, et' .je recom mande cordialement les Amers de Houblon à tout le monde.J.D.Walker, Buckner Mo.“ .l’écris ceci comme preuve de la haute aprèciation que.je fais des Amers de ’’ "‘Houblon.J’étais atteint d’un rhumatisme in-lluninaloire ! I ! Pendant presque sept ans, et aucune médecine n’a pu mo faire do Bien 11 1 Jusqu’à ce que j’eusBO lait usage de deux boutoillos de vos Amers do Houblon, et à ma burpviso je suis aussi bien aujourd’hui que .ie n’ai jamais été.J’espcro que vou» obtiendrez un succès complet en recourant à cotte grando et inappréciable médecine : Toute personne * * ' désirant connaître plus de détails sur ma guérison, pont les avoir en s’adressant à moi E.M.Williams, 1103, lGèmo rue, Washington, D.C.“ ,Io considère votre remède comme le meilleur qui existe pour l’indigestion, la maladie du foie ” et la débilité nerveuse.lo viens d’arriver d’un voyage dans le sud où j’ai cherché inutilement la santé, et je trouve que vos Amers mo font plus de Bien ! Que n’importe quelle autre chose.Il y a un mois j’étais extrêmement Amaigri, .Et je pouvais à peine marcher.Maintenant j’acquiers do la force et de l'embonpoint.Et il se passe à peine un jour sans que jo reçoive ties félicitations sur l’amélioration do ma santé, et tout cela est dû aux Amers tie Houblon.J.WICKLIFFE JACKSON, Wilmington, Del.Québec, 7 avril 1885—lan.7 janv* MARCHES DE QUEBEC.E’arine et Grains.Québec, 10 avril 1885.Farine.—Sup.extra,baril, 196^$4.50 a 4.75 Extra.m 4.30 a 4.40 Porte pour boulanger.4.80 a 5.00 Extra du printemps.4.00 a 4.20 Superlino No.2.3 80 a 3.90 Fine.3.00 a 3.75 F Hues en poches, de 100 livres,.2.00 a 2.55 •• de seigle en quurt.0.00 a 0.00 ." Maïs ou blé d’Inde blanc, par 200 livres.3.30 a 3 40 •• Maïs ou blé d’Inde jaune, nar 200 livres.3.10 o 3 20 Gritln*—üicde semence (rouge) par C0 livres.1.20 a 1.30 l’ois 14 44 .0.85 a 0.90 Fèves le rninot.1.50 a 1.50 Avoine 32 livres .0.34 a 0.35 Foin par 100 bottes.7 00 a 9.00 l’aillo par 100 bottes.3.00 a 4.00 Orge par rninot.0.05 a 0>0 Son par 100 livres.0.95 a 1.00 Gruuu par 200 livres-.4.75 a 5 00 Provisions, Etc., Etc.Québec, !0 avril 1885.H urre irais par livre.$0.25 a 0 30 “ salé 44 44 .0.20 a 0.22 Patates par rninot.0.35 a 0.40 rtEufs par douz.0.25 a 0.30 Sucre d’érable par livre.0.10 a 0.12 Fromage, par livre.0.15 a 0.15 Oignons par caisse.3.00 a 3.00 l’ommes par baril.2.75 a 3.00 Oranges par caisse.4.00 a 4.50 Citrons par caisse.*.—.12.50 cl 12.00 • Lards, Jambons, Etc., Etc.Québec, 10 avril 1885.ml ;i.us par 100 livres.$ G 00 a G 50 • fiais par livre.- 0.10 a 0.11 •* sa lé “ 44 .0.11 a 0.12 ! in lien s irais par livre.0.8$ a 0 O'* *• lurnés 4 4 4 4 .- 0.12 a 0.13 rî Moss, 200 livres- 17 00 a 18 00 * Mince, 41 44 .16.00 a 1G00 Prime Mess, 44 44 -.ÜÜ.U0 a 00 00 •• Engl.P.Mess, 44 “ .- 00 00 a 00.00 Extra Prime, 44 44 -.00.00 a 09.00 ind mix en sceau.-.2 00 a 2.50 Volailles.Québec.10 avril 18s5 Dindes par couple.$2.00 a 4.(0 Volailles i .•»•••••»••••••.»•«• 0,75 ci 1 00 Poulets i .0.75 a 1.20 (lies i .1.5 a !•>,0 Canard ^ •••••• •••••••••• •#•••#••• •••••#•• 0.75 a 1.00 Poissons.Québec, 10 avril 1885.FoImnoiin—Séché le quintal.$4.50 a 5.C0 Morue verte le’baril .4.00 a 4.50 Saumon No.1, baril de 200 livres.15.00 a 15 00 Saumon N.1,1a livre.0.10 a 00.10 Hareng du Labrador.4.75 a 5.50 Bœufs, Moutons, Etc.Québf c.!ü a\rii 1S85.B eu! 1ère qualité, par IOU Iivres-$10.00 a 12.00 2cme .« 9.00 a 10.00 3ènie « « 8 00 cl 9.0i* Bœuf pur livre.0.06 a 0.15 •Ionian par livre.0.10 a 0 12 .0.10 a 0.16 DECES A P Hôpital de Marine, ce matin, vers 5 hrs, Edwin Trépanier, élève de l'Ecole Normale Laval, rendait son âme à Dieu après une maladie de quelques jours.Le défunt était âgé de 18 ans.Cette mort prématurée et inattendue jette dans un deuil nouveau les professeurs et les élèves de cette institution déjà si éprouvée, au mois décembre dernier, par la mort du Kôvd M.P.Lagacé.Edwin Trépanier so distinguait par une piété sincère et des talents solides.Un travail énçrgique secondait ses dispositions naturelles et semblait lui promettre des succès dans la carrière de l’enseignement.Dieu en a disposé autrement : il a voulu récompenser immédiatement une vertu que les dangers du monde auraient pu ternir.Adorons les desseins divins et prions pour ceux que Dieu ravit à notre aliection.A louer.f]N lopin de terro vague, entre les rues U Siint-Paul et Saint-André, comprenant 15,000 pieds en tuperlicie, propro pour un chaniit r de bois, étant la propriété de la Compagnie Manufacturière D»ura.S’adresser à THOMAS CRAIG, Gérant et secrétaire-tresorier.Québcj, 10 avril 18S5—lfps, 173 A vendre.500 ballots d'étoupos, 500 quarts coal tar, 2uü 50 50 lUO brni noir, goudron, brai vort, résine, Québec, 10 avril 1S85.J et W.PEID, 98, rue St-Paul.A A vendre.3 Coffres-fort de seconde main, 1 Chaudière à vapeur, 12 pieds, l Engin 25 lorccs, l Engin 6 forces, l Houe à l’eau Vulcain, .1 Lot de pompes à l’eau de differente» gro sours.1 Pompe à feu avec hose, 1 Petit four pour fer, Réservoirs ù l’eau de différentes grandeurs, 590 Ballots d’otoupes.J.et W.RKID, 98 et 100 rue St-Paul.Québec, 10 avril 1885.A Cloches a vendre.V ENANT d’ètre reçues plusieurs clochos avec leurs moutures et garanties du poids do 50 Ibs.39 « 21 • 16 « Changement de domicile LE DR A.M ABOIS transportera son bureau, lo ter MAI, à 1a résidence, No 8, RUK DU PALAIS, propriété do M.AYLWIN.avocat.Québec, 23 mars 1885—lm.165 Actions de Banques, etc.Vendredi, 10 Avril 1885.A Midi.ACTIONS.O) 4J .3 cf) Si i O © Banque Montréal.J200 Do Ontario .40 Do Peuple.50 Do Molsonxu 50 Do Toronto .100 Do J ac q ues- Cartier.25 Do Marchands 100 Do Québec.100 Do Union.’00 Do Commerce 50 Do Exchange! (dernier! 3 mois).! 100 Do Impériale.; 100 Do Fédérale— 100 Do Nationale.50 Cie du Télégraphe de Mon'réal (dernier 3 mois, X D- 40 Cio du Télégraphe de la Puissance (dernier 3 mois).50 Cio de Navigation,! du Richelieu X.D.100 Cio du Chemin à Lisses de la Cité.Cle du Gaz de Montréal.DunddS Cotton CoCompagnie d’Assu ranoo Royale Canadienne .Cie des Chars Urbains de la Basse- Ville.Cie (l'Assurance de Québec contre le Feu.C e de la Traverse, Lev is et Q., (dernier 3 mois).- Cio du Gaz do Québec .Quebec Steamship Co.Société ‘le Prêts et ! Placements de; Québec .;100 Société de Construction des Artisans .50 Chars Urbains de la haute-ville,l an 50 Chemin de 1er du Pacifique.St-Paul Minn.et Manitoba 3 mois.Société de Construction Permanente, l an .- Cie des Terres du Nord-Ouest 50 40 100 50 50 IG0 100 200 00 Q.00 u o .2 S © 3 5-/.3 2* 4 G il 3J 4 2 3$ 3$ 2 3 © 73 C O) 193J • •• 1103 ni 181 112 100 G5 1203 2 3 © O) •s c 192$ • •• 108$ 112 179 !l:$ 120$ (i 3 7 6 G 2 4 n 46$ 55 118} •••••••• 100 •••••• 643 120 176 j • ••••• 55 180 $12 120 122 85 68 G0 50 45 117$ S 3 © La Banque Nationale.L'ASSEMBLÉE GENERALE annuelle (les actionnsires aura lieu au bureau de la Banquo, MARDI, le 12 MAI prochain, A TROIS HEURES P.M.Le livre de transports d’actions sera clos depuis le 16 jusqu’au 30 avril inclusivement.Par ordre du bureau, P.LA FRANCE, Caissier.Québec, 4 avril 1885—3fps.170 t i \ ••••••ta•••• tttttt •••••• MMM tttttt ItHM tttttt • tttttt## ••• •••••#• • ••« • ttttt tttttt 54} 119 176 •ttttt 100 2 2 70 • ••ttIMMMM [«••••H ••• •• • • •••••MM • • • •« l.e Bazar annuel En laveur do l’IIépital du S.-C.de Jésu9, sous e patronage distingué do Sa Grandeur Monseigneur l’Archevéquo do Québec et de MM.les membres du clergé, aura lieu dans lo courant de l’automne prochain.Les Dames ci-dessous nommées qui se sont généreusement chargées de tenir les tables du Hazar, recevront avec reconnaissance les dons de toute nature que l’on voudra bien leur faire.Table Sl-Joseph.—Mmes P.Picard, J.Rouleau.Table St-F’rançois d’Assise.—Mmes P.De-chêne, G.Blais, F.Donaldson, Ch.Raymond.Table St-8auveur.—Mmes P.Blouin," C.Gué rard, C.Mercier.Table St-Alexandre.— Mmes B.Delamare, Marceau.Table St-Jean-Baptiste.—Mmes J.B, Drouvn, A.Dugal, C.Delisle.Table Ste-Anne.— Mmes C.Couillard, J.Carlev, Jos.Jacques, Jos.Côté, Del le II.Gagnon.Table du Sacré-Cœur.—Mmes H.Allaire, Jos.Lachance, Dello Laberge.Table St-Roch.—Mmes J.O’Neill, W.Jalbert, Th.Potvin, V.Collins.Table Sts-Angos, (Rafraîchissements).—Mmes A Racine, J.Laluiippe, J.Nadeau, R.Torrean.Québec, 4 avril 1885.171 ••••MM •••••# ••••M tttttt ttttt tttttt • ttttt •••••• •••••• •••••• •••••••••••• $500 de récompense NOUS paierons la récompense ci-dessus pour chaque cas de maladie du foie, dyspepsie, mal de tête, indigestion, constipation que nous ne pourrons pas guérir avec les pilules végétales pour le loio du Dr West, lorsque l’on aura suivi exactement les prescriptions.Ces pilules sont purement végétales et donnent toujours satisfaction.Elles sont recouvertes avec du sucre et en grandes boites contenant 30 pilules ; prix 25 CENTS.A vendre chez tous les pharmaciens.Défiez-vous des contre-façons et des imitations.Les véritables sont faites seulement par JOHN C.WEST A CIE, fabiicants de pilules, 81 et 83, rue King Est, Toronto, Ont.Un paquet d’essai sera envoyé gratis par la malle sur réception d’un timbre de 3 cents.En vente par J.J.Veldon, 120, rue Sl-Joseph, Québec.Parts de Banques achetées sur 5 0/° marge.G.H.BURROUGHS, Courtier, 105, Rue St-Pierre,Québec.LA COMPAGNIE DË~ MACHINES A TRICOTER DE TORONTO.VA B HIC A NTS DF.MACHINES A TRICOTER “ECLIPSE,” NI*V ofum TREATM 110.RUE BAY.u «*» U z « s CT G -la tCa e D 5 S ï ft a g 5* A e B « O B B ft LA SANTÉ EST LA RICHESSE Le traitement du docteur J.C, WEST pour les nerfs et te cerveau e>-t un spécifique sûr contre l’hystérie, les étourdissements, les convulsions, les accès, les névralgies nerveuses, les maux de tête, l’affaiblissement des nerfs causés par l'usage de l’alcool, ou du tabac, affaiblissement du corps, de l’esprit, ramollissement du cerveau, conduisant à la folie, à la décrépitude et à la mort, vieillesse prématurée, stérilité, et toutes maladies camées par un excès de travail de l’esprit, ainsi que tout excès de tout autre genre.Chaque boite contient des remèdes pour un mois.Un dollar pur boite, ou six boites pour cinq dollars ; envoyées par la malle, sur réception du prix.Nous garantissons qnc six boites guériront tous los cas.Avec chaque commande que nous recevrons pour six boites, accompagnées de cinq dollars, nous expédions à l’acheteur la garantie écrite que nous lui remettrons son argent, si lo traitement n’opère pas une guérison.Les garanties seront données par J.J.VELDON, Pharmacien, 120, rue St Joseph, Québec, seul agent autorisé pour la vente de ccs remèdes.Quebec, 6 décembre 1884 — lan.100 TINE machine à tricoter ECLIPSE paiera U dans toute famille.Après avoir pourvu aux besoins de la famille, on peut tricoter pour los voisins ou pour le commerce.On ne peut faire un meilleure usage de ses heures de loisir.Un jeune homme ou une fille peut gaqner de $1.50 à $2 00 par jour avec T ÉCLIPSE.Les MARCHANDS peuvent fabriquer toute la bonneterio, foulards, mitaines, tuques, ete., dont IL ont besoin dans leur commerce pendant toute la saison, et do la sorte tenir leurs commis constamment employés.Les FERMIERS peuvent convertir leur laine en differentes sortes do marchandises et réaliser 400 pour cent de plus sur la laine qu’ils produisent.La seule machine à tricoter parfaite en est une qui possôdo un mécanisme (titrer) simple et sûr pour faire les côtes.I/appareil de ce ribber diffère dos autres presque sous tous ies rapports, et les juges compétents l’ont proclamé comme parfait.L'ECLIPSE est la seule machine propre àVusage de la famille.Quebec, 8 avril 1885 — lan lfps.91 A vendre.VERS LE 15 AVRIL PROCHAIN, nous transporterons le siège de nos affaires dans nos nouvelles bâtisses, coin des rues ST-JEAN et ST-STANISLAS Haute-Ville, qui subissent actuellement des améliorations considérables.Afin d’effectuer une grande diminution de notre assortiment considérable de PIANOS, HARMONIUMS, Etc, Etc., Etc., et ne pas exposer 1 os instruments à subir des dommages dans le déménagement, nous ferons, d’ici au 15 AVRIL les réductions suivantes qui sont SANS PRECEDENTS.a NASD S PIANOS CARRÉS De 7J octaves, bois de roso richement finis, charpente en Fr, otc , etc., etc.Prix régulier $‘150.00, vendus pour 250.00 PIANOS DROITS Richement finis, charpente en fer, 3 cordes Etc., Etc., Etc., Pr.r régulier $450.00 vendus pour $250.00 HARMONIUMS Pour Saio^°.SL Augustin, comté de Portneuf, 1 - üe aiau.00 vendus pour $65.00 ang du bord de 1 eau, une qrguES-HaUMONIUMS pour Eglises, lagnitiquo terre do arpents de puissants, do $400.00 pour $200.00 largo s.r 30 do long avec tout le | PUNÜs a HARMONIUMS do seconde i accessibles par toutos les bourses.MUSIQUE EN VEUILLES roulant, tel que chevaux, bétes ù cornes, moutons, et tout lo ménage ; et une terre à bois située dans la paroisse de la Pointe-aux-Trembles contenant 2$ arponts sur 15, et nn autre lot faisant suite, do $ arpent sur 30 arpents.HYACINTHE DESROCHES, St-Augustin, comté de Portneuf.Québec, 3 janvier 1885—3m.117 X.XGæ& AM.AW.-3.très main i „.1 151 « « 550 1 « 1000 1 M.IIA It 1> Y fait venir des cloches do la maison McSUaNE, de Baltimore, de la maison ME vRS, do Londres, au prix de la manufacture.Toutes personnes qui voudront donner des ord es, leurs commandes seront exécutés avec ponctualité.S'adresser à M.N.S.HARDY, Libraire, Basso-Vifle.Q lébo 3, 17 janvier 1184, 958 Avis aux Importateurs de Londres.LES STEAMERS suivants doivont partir do LONDRES, voie de Plymouth, pour QUEBEC et MONTREAL : COREAN.30 avril.CANADIAN.14 mai.NEBTORIÀN .28 mai.et tous les qu^nzo jours suivants.ALLANS, RAE à Cik.Québec, 8 avril 1885—îs.172 Morceaux do 25c vendus pour I2$c, la même réduction est faite sur tous les morceaux de difît rents prix.MACHINES A COUDRE Des différentes marques de $50.00 vendues pour $30.00 et garanties pour 6 ans.Superbes machines à coudre de seconde main vendues pour dix ($10.00) piastres et plus MACHINES A TRICOTER Aussi à prix socialement réduits.Bernard & Allaire, Editeurs de Musique, No 6, rue La Fabrique, Québec.Québec, 6 février 1885 Z IStS! DERNIERS ARRIVAGES PAR LES Steamers de chaque semaine ! ! NOUS attirons une attention spéciale sur notre fonds considérable le Tapis Bruxelles, Tapisserie, Impériale FJcossais, Tapis de Ficelle et de -oco, Foyers, Nattes pour portes, etc., etc.Ces tapis sont tous des plus nouveaux dessins et ayant été achetés au comptant durant le présent état de dépression du marché anglais, nous les recommandons avec conviction comme étant les marchandises les meilleurs marchés que nous avons jamais eu.Les meilleurs prelarls et linoleum anglais dans toutes les largeurs.Couchettes en fer et en cuivre, couchettes d’enfants, chaises pliantes, sommier en lil d’acier tissé, matelas1 en laine, oreillers et traversins en plumo, etc., etc.Pôles en noyer, en ébène et en cuivre avec anneaux, bouts, etc., pour appareiller Baguettes d’escalier en cuivre, bra-juettes ornementées pour escaliers.Rouleaux pour garde-soleil, etc., itc.Points et autres étoffes rideaux en grande variété.Le plus bas prix est marqué en dein chiffre sur chaque article.BEHAN BROS.MA RC 1TA NDSEP IC 1E RS, SUCCESSEURS DE MM.Gmt/ras & Langlois .14, Rue du Palais.AYANT fait l’acquisition du fonds de magasin de MM.(iingras \ Langlois, à des conditions très favorables, informent le public qu’ils sont par conséquent en état de vendre leurs marchandises à meilleur marché que dans n’importe quel autre etablissement du genre de cette ville.L’assortiment est des plus considérables.Rien n’y manque : vins de toutes sortes, liqueurs de différent crû, eau-de-vie, genièvre, spiritueux les plus recherchés, thé, café, épiceries en général.Lo tout do la meilleure qualité.11 est impossible de trouver mieux ailleurs, même dans les plus grandes maisons, et les prix sont extrêmement réduits, à la portée do toutes les bourses.Pour s’en convaincre, les acheteurs sont respectueusement priés de faire une visite à la maison Robitaille tfe Cie, 54, RUE DU PALAIS.Il ne faut pas oublier aussi qu’on peut se procurer dans celle maison les précieuses eaux minérales de Saint-Léon.Que le public achète ù cet établissement, et il sera 1 leinement satisfait sous le rapport du prix et de la qualité de la marchandi-e.Quebec, 29 novembre 1881 97 J.i W.RM).FABRIQUANTS DE PAPIER A I*A PAPETERIE »« LURETTE FABRIQUENT le feutre pour toiture, lambrisage et pour mettre sous les tapis.Aussi boites à allumettes eu papier, cartes, tapisseries et papiers à envelopper et à imprimer A la Papeterie du Pont Rouge On fabrique les cartons en bois, pour boites, carton de paille, et pulpe de bois.MM.REID font l’Importation et lo commerce de toutes sortes de papiers, effets pour relieurs, tapisseries.Ils gardent toujours en magasin un assortiment de papier.demétaux, tide fournitures pour la marine, etc,, etc.On paye le plus haut prix pour toute sorte de toile, cordages, chiffons, rognures do papier ot toutes sortes do vieux métaux.Québec, 26 octobre 1882.\ A la lyre d'or ! Lafrance, Vincelette & Cie 124, RIE ST-J0SEPH, ST-ROCH.ANCIEN MAGASIN DE FOURRURES DE J.ll.LALIDERTK * O H S S Agents r°nr les célèbres pianos “//a- m zellon ”, de New-Yor!*, les pianos et X •jarmoniums 44 Dominion ”, de Bow- S manviile, Ont., etc., etc., etc.JJ Assortiment choisi do musique (vo- 5* :ale et Instrumentale), tapis et bancs do m io pianos, violons, cordes de violons, O îolophanc, etc., etc., etc.AUSSI cartes de fêles et du Jour de T An, objets d’art importés de Paris, etc., etc.ROMANCE NOUVELLE Ne t'en va pas !.Ed.Vincelette.—35 ct«.18 Décembre 18S4.—106 P D TATTDIVr A ï peut-étra trouvé sur L/EJ JvUlUlAL la file au bureau d'annonce de Journaux de GEO, P.ROWELL à CIK,, (10, me 8pruce) où l'on peut pasoer det contrats d'annonces pour ce tournai d New-Terk.QoÂbeo, 15 mars 1880.*97 Chemin de Fer du Nord.A PARTIR DK LUNDI, 17 SEPTEMBRE 1883, Les trains circulent comme suit : Mixte Malle Départ de Montréal pour Québec .Arrivée à Québec.Départ de Québec pour Montrée!.Arrivée à Mont-ti •.*a 1.*•• .*««.*• 3.00 p.m.9.50 P.m.9.15 A.M.4.15 p.m.r- a prt s.•0.G0 p.m.G.30 a, m.10.00 p m.6.30 i\ a.Tous les trains de passagers de jour sont pourvus de magnifique chars palais, et ceux de la nuit de chars dortoirs.Les Trains du Dimanche partent de Montréal et de Québec à 4 P.M.^ En connection avec le chemin de fer du Grand Tronc et le chemin de fer Canada Atlantic.BUREAUX DES BILLETS : Vis-à-vis l’Hôtel St Louis -QUEBEC.143, Hue St-Jacques,- MONTREAL.___ ____ A.DAVIS, Surintendant.American Agriculturist 100 Colonnes et 100 Gravures par numéro 43èuic 1U1116C.81.150 pur année.ENVOYEZ des estampiles de 2 cents pour une copie échantillon (Anglaise ou Allemande) du plus ANCIEN ET DU MEILLEUR JOURNAL D’AGRICULTURE DU MONDE.Orange Judd Co., David W.Judd, Près.751, Broadway New-York.Québec, 5 juin 1884, 1050 L’Haile Astrale de Pratt DONNE LA MEILLEURE LUMIERE Et est, sous tous rapports, La plus sûre pour f usage des FAMILLES ! ! C’est une folie que de risquer su vie et sa propriété en faisant usagf-d’huile inférieure, quand on peut se procurer do I’uoilk astrale le prat-j i bas prix.Soyez certains d’avoir H y a deux trains à passagers chaque jour de Québec à Montréal et vice-versâ : .Le train de la Malle partira de Québec a 9.15 heures a.in., et le train Express à 10 heures p.m.Les trains du dimanche partent de Québec i pour Montréal à 4 heures p.m.GRAND-TRONC THAI.N MIXTE 11.30 A.M.—Train mixte laissera la l’ointe Lévis pour Richmond et tous les^ points de ’Est et l’Ouest, arrivant à Montréal à 9.401'.M.TRAIN DU SOIR 5.30 P.M.—Express pour Richmond, Sher-b.-ooke, Island Pound, Gorham, Lewiston, Portland, Montréal et tous les points de l’Ouest, de l’Est, et du Sud-Ouest et Nord-Est.QUÉBEC ET LAC 8T-JEAN Allant au Nord 4.00 p.m.Malle pour le Lac Simon, arrivant là à 7.15 p.m.Allant au Sud 6.20 a.m.Train de la malle *le St-Raymond pour Québec, arrivant là à S.55 a.m.8.(0 p.m.Train mixte laissera le Lac Simon pour St Raymond arrivant la à £.30 p.m.QUÉBEC-CENTRAL Les convois circulent comme suit : de Lévis à Shernrooke.Il lu a.m., convoi de la mailo, arrivant à la jonction do la Beauce a 1.10 p.m.et à Sherbrooke à G.15 p.m.De it vis à St Joseph, Beauce: départ de Lévis, train mixte 3.00 p.m.Arrive à St José].h à 7.10 p.m.Départ de St Joseph 5 6.00 a.m.Arrive à Lévis à 10.00 a.m.1 o +* 3 4 5 6 7 8 9 10 12 13 14 15 16 17 18 19 21 23 24 25 26 27 28 31 32 34 35 36 37 41 42 43 45 46 47 48 51 52 53 54 56 57 61 62 63 64 65 67 71 72 73 rue S te Ursule, station centrale, Ste Anne et Auteuil.Grisons et Ste Geneviève.H&ldim&nd et St Louis.Jardins et Ste Anne.Buade et Fort.S.Eustache et S.Georges Ste Famille et Hébert.Séminaire de Québec.Ste Julieot d’Artigny S.Jean et Collins.Palais et Mac-Mahon.S.Jean et S.Stanislas.Chantier Dinning, (Champlaiu).Epicerie Taylor, rue Champlain, 474.S.Jean et Sutherland.Déligny et S.Olivier.Maison Giblin (Champlain), rue Champlain, 103.Dalhousie et Arthur.Côte de la Montagne, au bas.Sault-au-Matelot et S.Jacques Côte Dambourges et S.Paul.S.François et la Chapelle.Lemesurier, rue S.Paul.Marché S.Paul, station.Rrairio et S.Dominique.Fossés et Pont.S.Valier et la Chapelle.L’Eglise et S.Joseph.Dorchester et N.D.des Anges S.Valier et Belleau.Colomb et Nelson.S.Anselme et S.Joseph.Caron et la Reine.Reine et Couronne.Ara go et Turgeon.Reine et Pont.S.Dominique et S.François.Dorchester et Kyland.Artillerie et Ste Julio.S.Augustin et S.Patrice.S.Patrice et Berthelot.Artigny et S.Amable.rue S.Amable, Bon Pasteur.Grande Allée.Ste Brigitte.S.Jean et Salaberry.Ste Claire et Richelieu.S.Jean et Ste Geneviève.RobiUille et Latourelle.S.Augustin et S.Georges.Parlement.OKGÜ ES-HARMONIUMS DOMINION —FABRIQUÉS SPÉCIALEMENT TOUR— L.E.N.PRATTE —: par la :— Compagnie d’Orgues et de Pianos Dominion, Bowmanville, Ont, il M A\ 11 ü ut* les meilleurs instruments ne lannquo étrangère.ritiA, ue irau a^izuu.Les plus éminents Organistes du pays recommandent les Orgues-Harmoniums “ Dominion." Orgues d’Eglise, Orgues à 2 Claviers, Orgues à Pedales, Orgues d’Etude, Orgues do Salon La supériorité des Orgues-Harmoniums “ DOMINION ” a été universellement reconnue par LES PLUS GRANDES DISTINCTIONS et les prtmiers PRIX partout où ils ont été exhibés.© © 0 S « J • r* C 0 LO UD — OO Cm • » Ch .•- t- r •zr *- — © 9* © ^ C 1 O C © s © C 0 £ C > ¦ ¦ O © ~ — *** 0 M w> **< a “N 7: f _ — w f V WH SPECULATION Comme marges nous acceptons aussi bas que un par cent sur les stocks ou un cent:n par minot sur les grains, et nous remplissons tous les contrats sur lo système d’ordre arrêté, te qui lait que les pertes cessent à la limite de la marge, maigre que les contrats jouissent de jto-lit sans limites.—Ainsi $10 achètera 10 parts, $25, 25 parts, $50, 50 parts, ou $10 achètera tOüO nr.nots de grains, $50, 5000 minots, etc., etc.Malgré que nous prenions une aussi faible marge, nous ne croyons pas avisable de se lier Tl une aussi étroite limite et nous recommandons qu’une maige d’au moins $2 par part ou 2 contins par minot soit mise.Les cotations du bureau d'Echange de Mont réal et de New-York, et du bureau de corn merce de Chicago sont continuellement reçues tous les jours depuis 10 h.a.m., jusqn’à 3.30 h p.m., et sont marquées sur d-s tableaux à me sure qu'elles arrivent.Des livres sur les cota tions sont aussi gardés comme références.Les •eitrtsde chaque .jour sur le marché sont en vue aussitôt reçues de nos agents.Nous recevons le Nat- York Evening Post, Wall Street News et le Herald, ainsi donnant aux parties intéressées toutes les facilités pour information.A ceux qui ne sont pas familliers avec la sj-é-culalion et qui aimeraient à spéculer sur une petite échelle, nous offrons les suggestions suivantes : choisissez de la liste des stock de New-York ou les grains ou les provisions sur le marché de Chicago, ce que vous voulez acheter eu vendre et donnez votre ordre.Notre commission pour acheter ou vendre est de 3/8 par cent (3/1G chaque côté) qui est ajouté au prix du stock ou du grain.Bar exemple, si vous donnez un ordre d’acheter 25 parts de Lake Shore quand le prix est de 101.nous ajoutons la commission, et remplissons l’ordre à lui 3/3 net, et toi.s prolits au-dessus de ce chiffre est à vous.Si le prix de Lake Shore monte à 102 3/3 vous avez lait $25, si à 103 3/S, $50, et ainsi de suite sans limite jusqu’à ce que vous donniez l’ordre de clore votio contrat, quand nous vous remettons votre marge et votre prolit de suite.Si cependant, après l’achat, le prix au lieu de monter, baisse jusqu’à 100 3/8 votre $25 est perdu, à moins que vous ayez mis une autre marge en temps.Si vous achetez 2000 minots de blé à 35 contins vous pouvez le faire avec $20 de marge, c’est-à-dire, 1 centin par minot, si le prix du blé monte à 87 centinsvous pouvez faire $40 de prolit! S’il monte à 90 centins vous pouvez laire $100.SM baissait à 84 centins vous pouvez mettre un autre centin.c’est-à-dire $20 de plus de marge ou vous pouvez ciore à $20 de perte, ainsi le montant risqué est toujours limité, tandis que les protits peuvent se multiplier sans limite.Vous pouvez clore une transaction en aucun temps ci régler au prix du marché ; ainsi olîrant des facilités jusqu’ici inconnues aux acheteurs en aehors de New-York et de Cnicago.Privilèges achetés en aucun temps.Ces contrats deviennent de'plus en plus populaires dans le monde de la spéculation.Aucun intérêt n’tsi chargé sur achats sur maige fait dans notre bureau.Comme mentionné plus haut, il est mieux de partir avec un dépôt d’au moins $2 ou $3 par part, ou 2 ou 3 centins par minot sur le grain, parce que les parts achetées à 101J pourraient baisser â 100], justement assez bas pour épuiser la marge de $1 par part, et après cela remonter jusqu’à 10i et 105, 100$ ayant été le plus bas.Si le stock monte, de suite 1 par cent t»rl aussi bon que 50.Nous prenons des ordres arrêtés depuis 5 parts en montant, et dans les grains depuis 500 minots en montant, le lard d-puis 25 quarts en montant, saindoux 5000 livres en montant, et nous exécutons nos gros ordres par nos agents à New-York et à Chicago sur une marge de 5 °/0 soutenue, d’après les règlements ordinaires des transactions de courtiers sur le bureau d’K-change à Nevv-York, et le bureau de Commerce à Chicago.Des occasions se présentent constamment de chaque côté, les prix étant toujours en hausse ou en baisse, si les stocks sont tranquilles, soit le blé, le blé u’inde, le lard ou le saindoux sont très actifs ou vice versa, ainsi, ceux qui jugent le marché correctement, peuvent toujours trouver une occasion de faire de l’argent.Si les valeurs sont en baisse, vous protitez pour vendre court, si en hausse, pour acheter : elles ne peuvent aller que de deux manières, ainsi ignorant les avantages d’information et le choix de la valeur, les chances sont égales.Ceux qui sont déjà familiers avec la spéculation savent exactement quoi laire.A ceux là nous n’avons qu’à dire que nous acceptons des ordres pour acheter ou vendre aucun stock îictii en lots do o à 100 parts ou les grains ou provisions sur une marge de 1 par cent ou plus à leur choix ; que nous exécutons les ordres de suite et attendons jusqu’à l'épuisement complet de la mage avant do vendre.Les marges doivent être payées en donnant l'ordre.Notre bureau est toujours ouvert pour l’accomodation du public.G.H.BURROUGHS ET Cik., Vis à vis la Banque de Québec.105 et 107, me Saint-Pierre, Québec, et 62, rue Sault-au-Matelot.9 décembre, IS84.—107.LIGNE ALLAN.Sous contrat avec le gouvernement du Canada cl de Terreneuve pour le transport des Ma1 les CANADIENNES ET DES ETATS-UNIS.Arrangements d'hiver-] LES lignes de cotte compagnie se composent des vapeurs en fer à double engin suivants, construits sur la Clyde.Ils contiennent des compartiments a l’épreuve de l’eau, sont sans rivaux pour la force, la rapidité et le confort, sont équippés avec toutes les améliorations modernes que l’expérience pratique a pu suggérer, et tous ont etfectué les plus rapides traversées dont il soit fait mention dans les annales maritimes.Vaisseaux.Ton- Commandants.nags.NUMIBiAN.6100 en construction.PARISIAN-.5400 Capt.J.Wylie.SARDINIAN.4200 Lt.Dutton,R N R CIRCASSIAN.3400 U.Smith, R N R POLYNESIAN.4200 Capt.R.Brown.CO REAN.4000 - GRECIAN.3600 Capt.LegaltaU.S ARMA Tl A N.3600 Capt A.Aird.BUENOS A Y RE A N.3800 Capt.N.McLean.SCANDINAVIAN.3000 Capt //.Wylie.PRUSSIAN.3000 Capt J.Ritchie MORAVIAN.2G50 Capt.J.Graham PERUVIAN-.3400 Capt.Barclay.CASPIAN.2200 Capt.Trocks.HIBERNIAN.3400 Li.Archer, R N h NOVA SCOTIAN.3300 Capt.Richardsor AUSTRIAN.2700 Capt.J.Wyhe.NESTOR IA N-.2700 Caot J G Stephens MANITOBAN.-3150 Capt.Home.CANADIAN.-.2600 C.ip‘.J.Miller.CORINTHIAN.2000 Capt.Jus.Scott.PHOENIC IA N.2600 fa A Men z i es WA LD ENS IA N.-2300 Capt.Stephen: LUCERNE.2800 Capt, Kerr.ACADIAN.1350 Capt.Cabel.NEWFOUNDLAND.1500 Capt.Myliui.La voie la plus courte sur mer entre l’Amérîqu*' et l’Europe, la traversée s'effectuant en cinq jours seulement d’un contincrt à l’autre.© •m/B —* ^ "CO n: o c — w c ~ et o © -z g c © 5 c < o o =: ~5 Ch »© 1 w— j S/.ssjr m a c "5* rts fl- P t-1 eu X U c oc -1 Ci c» B o o a 3 O O - », »- rv W-» (T.a o o 3 P O n r > X o H cr.-* oc 1878.• i — » « 0 rz CO eu T.© 1 p © • M .-9 r .zz 1 H fl •5 © r 1 ‘1» WH 0 A Ç- 0*4 c y.a © o B o M •t i> a •«s, w Ce ?— f—» *1 oc £ cc -1 -1 h y.o r g U S - ^ P o n s — o o u Sec, 2 2~5 ce O X rts X », co cr- oc ic ÜL§.C» ^ 3 ^ rD » hj * S « 3 r~ 3 O r- ^ ^ rT • ^ - K x S cr cr c is.fi t» ?• I mi-dclu de 50 premiers prix ! .4ilt expositions dans diffère tues parties du monde.** 9 Satisfaction garantie et conditions faciles ! 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De Portland Baltimore Halifax Jeudi.Mardi.Samedi.Sardinian • ••• •••••••• •••#•••••••••• • •00*0 #• «0*00 Peruvian • •••• ••••••#• • • 000 00 0000*0 • • 0000 •• ••••• Sannalian 19 mars • • 0 0 • •« ••••00 21 mars Polynesian • •• •••••••••• 24 mars 28 « Parisian Circassian 2 avril 7 avril 11 « Sardinian.IG avril 18 < Peruvian 21 avril 25 1 Sarmatian 30 avril 2 mai PARTANT DE HALIFAX A DEUX HEURES P.M., ou à l’arrivée du tiain du chemin de fer Intercolonial venant de l’Ouest.Prix du passage de Québec via Halifax : Cabine.$02 G5, $78.00 et $88.00 Suivant les accommodements.Intermédiaire.$40.00 Entrepont.Au plus bas prix.SERVICE DE GLASGOW.De Glasgow, i Steamers 11 mars r.2ü « 8 avril ; Siberian .tireexan.De Boston.28 mars 8 avril Carthagcnian.\tlo « LIGNE de da MALLE de QUEBEC De Liverpool.Steamers I)e Québec Jeudi, 23 avril Polynesian Samedi, IG mai 1 30 * Parisian 23 « GRANDE CRECHE DE NOEL NOUVEAU MODÈLE Hauteur de l’étable, 4i pieds.—Largeur, 5 pieds.Hauteur des Personnages, debout, 2 pieds et 2 pouces.Longueur totale de la place occupée par la Crèche, 7 pieds.Au besoin elle peut occuper un plus petit espace.PRIX C récit C complete L’Enfant Jésus, la Ste Vierge, St Joseph, 3 Bergers, 3 Rois Mages, le boïuf, l’âne, l’étab’.e, l’ange Gloria, nuage d’anges, lo tout décoré riche, emballage compris.$85.00 ( r ce lie Sans etable*.0f5»00 L Enfant Jésus, 11 $te \ îerge, St Joseph, le boeuf et 1 Jnc .24,00 L’Enfant Jésus, la ste Vierge St Joseph, le bœuf, l’âne et 3 Bergers.40.00 L’Enfant Jésus, la Ste Vierge, St Joseph, le bœuf, l’une et 3 Rois Mages.45.i O Les 3 Bois Mages, seuls.50 L?s trois Bergers, seuls.18.00 Petite Crèciie de Moel MÊME MODÈLE QUE CI-DESSUS Hauteur de l’étable, 3J pieds.—Largeur, 4 pieds.Hauteur des Personnages, debout, 17 pouces.Longueur totale de la place occupée par la Crèche, 5 pieds.PRIX :—(J) un quart en moins que la grande Crèche.PHOTOGRAPHIES ENVOYEES SUR DEMANDE ENFANTS J F SUS EN PLATRE.
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