Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 15 avril 1885, mercredi 15 avril 1885
120eme %imee No 360-Edition quotidienne-8eme Année Mercredi 15 Ayr il 1885 mimer 1 anaèa i JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J'ESPERE ET J’AIME.THOMAS GUAPAIS, Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire.FUANCJE Paris, 22 mars.M.Jules Ferry a été habile, très habile hier.Il a expliqué aux sénateurs qu’il n’était point partisan du système politique qui consiste à persécuter l’Eglise au moyen du Concordat.Il n’approuve pas la façon uii peu cavalière dont la Chambre traite les droits du Sénat.Mais, enfin, il faut songer à la République.C’est pour l’amour de la République que le Sénat doit éviter le conllit qu’on lui conseille d’engager contre la Chambre.Sur cette exhortation pressante, la majorité sénatoriale, séduite parce qu’elle ne demandait pas mieux que d’être séduite, a écarté tous les amendements,a capitulé entre les mains de M.Jules Ferry.Elle n’a tenu compte ni des sanglantes critiques ni des sages vérités de M.Jules Simon.Elle a écarté avec dédains les revendications indignées de M.Chesnelong au nom de l'honnêteté nationale et du respect des lois.Elle a dit : 44 M.Jules Ferry le veut, obéissons.” Et cependant, avec un peu de bon sens, elle aurait pu renvoyer M.Jules Ferry à se pourvoir devant la Chambre.Fuisque M.le président du Conseil tient tant à éviter les conllits entre les deux Chambres, pourquoi ne conseille-t il pas à sa majorité du Palais Bourbon de respecter les droits du Sénat ?Mais non ; tout ce que la Chambre désire, c’est pour M.Ferry la loi et les prophètes.Il n’y a pas de danger que le grand ministre aille lui parler de respecter les droits acquis des fonctionnaires, les lois de l’Etat et les régies de la Constitution.Cela lui coûterait peut-être son portefeuille, et M.Ferry aime mieux prêcher sans périls au Sénat l’amour de la République.Pourquoi se gênerait-il, d’ailleurs, puisque les sénateurs le trouvent bon ?En vérité, ce Sénat de la République est le dernier moi de l’aplatissement.Pour appuyer leurs protestations indignées et leurs revendications legitimes, ceux qui, hier, ont conjuré le Sénat de songer à sa dignité ont réuni à grand’peine une centaine de voix.La conclusion de la capitulation sénatoriale, c’est que maintenant M.Iules Ferry est débarrassé de cette épineuse question du budget.Il n’était que temps.Nous voici à la fin du mois de mars, et nous n’avions pas encore le budget qui, pour être régulièrement voté, aurait du l’être avant la fin de [’année dernière.Le Palais Bourbon a failli être le héatre d’une scène tragique.M A.ndrieux qui, dans ses Mémoires, s’escrime avec tant de brio et de succès contre les ministres, les franc-maçons et les préfets, est depuis quelque temps recherché par une plaideuse obstinée, dont il a naguère en justice défendu les intérêts.Il les a même mal soutenus, d’après sa cliente qui, pour avoir perdu son procès, lui réclame aujourd’hui la bagatelle de 15 000 fr.M.Andrieux ne voulant pas les donner, la plaideuse est allée le relancer au Palais Bourbon.Mais l’ex-préfet, de police prévenus par un ami, a si bien manœuvré qu’il a fait empoigner sa cliente aux environs du Palais de Bourbon.Elle est aujourd’hui en prison, de sorte que, pour le moment, M.Andrieux est à l’abri d’un coup de revolver ou de tout autre trait de vengeance féminine.Du fond de l'affaire je ne peux rien vous dire, puisqu’on ne la connaît encore que par son résultat et les propos de M.Andrieux.Mais si on en croit des gens bien informés, il s’agit d’une personne peu recommandable dont M.Andrieux a jadis plaidé la cause dans un vilain procès.M.Andrieux agissait par procuration ; d’un confrère, et il no réussit pas à j gagner un procès qu’il était impossible de gagner.De là, rancune de la J dame ou de la demoiselle, exigences 1 relatives à un dedommagement pécuniaire, et finalement menaces et tentative d’intimidation, sinon de meurtre.On peut croire que M.Andrieux trouvera là-dedans ample matière pour un nouveau chapitre de ses Mémoires, car ils continuent à paraître, ces afireux Mémoires, etj’imagine qu’ils ne constituent pas pour nos gouvernants une lecture bien divertissante.Aujourd’hui, c’est M.W&ldeck-Rousseau que M.Andrieux met sur la sellette, à propos d’une lettre de M.André de Trémontels.Vous vous rappelez l’histoire de ce préfet, aujourd’hui disgracié, et que M.Demau-geat avait accusé publiquement d'avoir pratiqué des tripotages indélicats.M.Waldeck-Rousseau, interpellé sur ce sujet, avait donné rendezvous aux (accusateurs de son préfet devant la justice.Mais en dépit des promesses de son ministre, M.André, dit de Trémontels, n’osa pas efTrouter l’épreuve d’un jugement.Son silence et sa résignation le firent disgracier.Mais ce n’est pas à propos de cette disgrâce que M.Andrieux remet la question sur le tapis.En pleine Chambre,M.AV.Rousseau avait déclaré qu’il ne connaissait pas un traître mot des prétendus agissements financiers de IM.de Trémontels Aujourd’hui, dans sa lettre, M.de Trémontels allirme que M.Waldeck-Rousseau connaissait par lui ses “ agissements financiers ” et les avait approuvés.S’il a été disgracié, c'est parce que, sur un conseil de M.Jules Ferry, il changea en politique de conciliation la politique à poigne que voulait M.le ministre de l’intérieur.Là-dessus M.Andrieux estime qu’on pourrait de nouveau greffer une interpellation corsée à l’adresse M.Waldeck-Rousseau N.CONFERENCES DU IFt- ZP- A NOTRE-DAME PF J'AR/S O À R K M E 1 8 8 5 LA.CONSOMMATION DE THÉ.—Oïl trOUVC aux livres bleus que l’importation du thé en Canada a été en 1883 ô\ do 16,000,000 de livres, la plus grande partie venant directement de la Grande Bretagne et du Japon.La consommation du thé est générale au pays : son inspection ne saurait donc être trop sévère, vu les nombreuses falsifications dont il est l’objet.Nous consommons relativement très peu de café ; 2 500 000 livres, dans la même période,, est le chiffre des importations de ce produit.En revanche nous buvons quantité d’infusions de chicorée et autres racines de seigles ou de blé grillé, qui passent dans le commerce sous les noms des meilleurs cafés.QUATRIÈME CONFÉRENCE JLa Kulinfaction (Suite) L’homme coupable ne tourne le dos au bien suprême que pour se rechercher lui-même en des biens de bas étage, et en retirer une satisfaction qui demeure en lui comme une protestation persévérante contre Dieu.Son esprit, son cœur, ses sens, tout est content.Voilà le fruit de sou péché.Mais l’acte par lequel il s’est contenté ne lui appartenait pas ; pourra-t-il en garder éternellement le bénéfice ?L’heure passagère de sa jouissance, il ne se l’est appropriée qu’au détriment de la gloire divine ; va-t-elle donc lui rester tout entière ?Non.—Ce qu'il a pris, il le doit à Dieu.En retournant sa volonté, qu’il avait oublié, il ne fait que rendre ses facultés soustraites ; mais le bénéfice du péché, le plaisir, la jouissance, ce qui est devenu son propre, voilà ce qu’il faut restituer encore.Le fait est accompli, la convoitise ne rend pas ce qui l’a assouvie, j’en conviens.Eh bien, compensons le fait accompli par un autre, acte pour acte.Acte qui glorifie Dieu dans sa vie publique, pour un acte qui l’a déshonorée ;.acte qui satisfait Dieu, pour un acte î qui a satisfait le pécheur ; acte qui alllige la convoitise, pour un acte qui l’a contentée ; enfin : peine pour plaisir, sans cela où serait lajustice ?.Je dis plus, Messieurs, sans cela où serait l’amour ?Car il n’y a pas de vrai repentir sans amour.Les froides spéculations de la crainte et de l’in- : térêt ne produisent que des regrets dont Dieu ne saurait être touché.Si la raison nous éclaire, il faut que le.cœur nous emporte vers celui que; nous avons offensé.N’est-ce pas aux i germes sacrés de la charité pu’il.accorde ses miséricordieuses béné- ; dictions ?N’est-ce pas à ceux qui l’aiment qu'il rend son amitié ?Amour ! tlamine divine, si petite que tu sois dans un cœur repentant, ne te laisse pas étouffer par les lâchetés de la peur.Rends à Dieu ce que le péché lui a ravi : sa gloire, son honneur, qu’on ne peut donner sans crime aux créatures de ce monde.Reculer devant une peine, c’est ne pas aimer, car le propre de l’amour est de faire à d’autres les honneurs du sacrifice.C’est dans le repentir, , surtout, que se manifestent ses nobles et saints désirs.Les gémissements et les larmes ne lui suffisent pas, il veut des peines et des immo- ‘ lations.Le cœur qu’il a blessé n’en 1 retirera aucun profit, si vous le voulez*; mais l’amour sera satisfait, s’il peut dire : 44 c’est pour vous que je souffre.En compensation de mes offenses, je veux être l’hostie de votre gloire.Ajoutez au pardon que vous m’avez accordé l’acceptation généreuse de mes peines, et puissiez-vous être fier et content de voir une vie qui vous fut soustraite se rendre toute à vous par le sacrifice.” Tel est, Messieurs, le langago et la conduite de l’amour repentant même à l’égard des créatures, qui n’ont reçu pourtant qu’un reflet de la majesté et de la bonté divines.On raconte d’un soldat obscur, qu’après avoir été surpris en flagrant délit de conspiration contre la vie de son roi, il fut amené devant lui pour entendre son arrêt.Il s’attendait à la mort, mais son épouvante fut trompée ; il n’entendit sortir de la bouche de celui qu’il avait trahi que ces miséricordieuses paroles : “ Mon ami, vous m’avez mortellement offensé.Je vous pardonne ; maintenant : faites votre devoir.” Comme il y avait un brave cœur dans la poitrine de ce traître, il fut touché de tant de clémence, et eut bientôt compris le sens de ces quelques mots : laites votre devoir.11 ne s’agissait idIus des détails vulgaires de son service, mais d’une action d’éclat qui couvrit sa trahison et prouvât la sincérité de son repentir.L’occasion ne se fit pas longtemps attendre.La vie du roi se trouva engagée dans un combat meurtrier, le soldat se précipite au-devant des coups, les écarte, les reçoit dans sa noble poitrine, et meurt épuisé de son triomphe, en criant : vive le roi ! — Messieurs, ce soldat c’est vous ; vous, qui avez conspiré par le péché contre la vie du roi des rois.Vous, qui avez été pardonnés ; vous, à qui Dieu a dit par la bouche de ses ministres faites votre devoir, le devoir du repentir et de l’amour, c’est-à-dire jetez vous, mainterant, avec une généreuse ardeur, dans la bataille de la vie ; recevez-en tous les coups sans vous plaindre ; par vos travaux, par vos peines, par vos sacrifices, par les afflictions de votre esprit, par les meurtrissures de votre cœur, par les souffrances de votre corps, gloire soit rendue au roi immortel, et mourez, s’il le faut, en criant : Vive le Dieu que j’ai trahi ! C’est ainsi que sera compensé l’honneur divin trahi par le péché.Admirez, Messieurs, la sagesse de Dieu dans les exigences de sa justice Non seulement la satisfaction lui revient comme un honneur, mais, par un mouvement do retour sur elle même, elle entre dans notre nature et en guérit les forces blessées.“ Les peines sont des remèdes, dit un philosophe de l’antiquité, “ pœnæ me-dicinæ snnt.” Des remèdes, d’abord, parce qu’elles épouvantent notre faiblesse, et que l’homme est moins facile au mai dès qu’il en a goûté la punition ; des remèdes, surtout, parce qu’elles combattent jusque dans les plus intimes profondeurs de notre nature le vice pestilentiel des convoitises.A l’origine de la race humaine, le péché a créé des appétits redoutables dont la puissance croit en proportion de nos fautes personnelles.Nous les sentons comme des blessures que les plus héroïques vertus ont de la peine à cicatriser.Que d’élancements soudains et indélibérés vers ce que Dieu maudit et que la conscience réprouve ! que de désirs souvent inachevés dans la pente fatale nous emporterait au déshonneur ! Ces douloureux restes de nos iniquités, sain.Jean les a appelés de trois noms devenus tristement célèbres dans le langage chrétien : l’orgueil de la vie, le désir immodéré des biens de ce monde, la convoitise de la chair.Voilà les trois maladies, comme génériques, dont une naissance malsaine nous a donné le germe, et que nos péchés de chaque jour augmentent, développent et fixent aux mystérieuses divisions de l’àme et du corps.Qui les guérira V La main de Dieu dans son sacrement, nous touche avec des délicatesses pater-ternelles, elle répand sur nous la douce et puissante onction de la grâce.Il semble que nos maux disparaissent ; mais ils ne sont qu’en dormis ; c’est plutôt un assoupissement qu’une guérison.Notre volonté se fait grande et forte, et se dépense en magnanimes résolutions.On croirait qu’elle va triompher des ap-pétis grossiers qui la déshonorent, mais à peine elle en a eenti le trop vif mouvement qu’elle recule et se trouve prise de honteuses défaillances.O plaies fatales, ô blessures maudites, quel remède vous appliquerons-nous ! Pas d’autre Messieurs, que celui qui nous est présenté dans le sacrement de pénitence : c’est-à-dire la satisfaction par des peines.Toute peine afflige la convoitise et la rend plus timide dans ses exigences.Toute peine est un mouvement qui contrarie celui des appétits dépravés et les empêche de se satisfaire.C’est le coup de verge qui rabat la fierté d’un animal indocile ; c’est le feu qu’on jette au milieu des chairs corrompues pour en arrêter la contagion.Enfin, le philosophe a bien dit : “ Les peines sont des remèdes : “ pœnæ medicinæ sunt.” Voyez, en effet, les œuvres satis-factoircs les plus communément prescrites : la prière, l’aumône, la mortification ; ne sont-ce pas trois remèdes génériques qui répondent à nos trois grands maux ?.Par la prière, le pécheur atteste son infirmité, il avoue sa faiblesse et sa dépendance, il s'humilie, il se fait petit devant celui qui seul mérité d’être exalté, et ainsi il combat le poison de l’orgueil.Par l’aumône, le pécheur se détache des biens périssables auxquels il a donné son cœur.Au plaisir d’avoir, il oppose le bonheur de donner ; et, dans les habitudes de générosité qu’il se crée, il prépare des issues par où s’échappent les désirs égoïstes et les avidités immodérées.Tar la mortification, le pécheur retranche à l'abondance delà matière ce qui nuit à l’empire de l’esprit.Au lieu de s’enrichir, dans une vie commode, d’une plénitude qui l’abrutit ou le surexcite et le pousse à de nouvelles fautes, il se soumet, pour l’honneur de Dieu et le bien de son âme, à une mort lente et glorieu- se, changeant ainsi en honneur et en bienfait la plus grande des hontes et le plus terrible des châtiments, la mort.Il peut dire avec saint Paul : “ Je meurs chaque jour : quolidic mo-rior.” Il meurt, non pas d’une manière vulgaire et sous les coups impitoyables du temps, mais d’une manière généreuse, sous les coups d’un libre suplice.Vous le voyez, Messieurs, aucune le nos plaies intimes n’échappe à 1 efficacité salutaire des peines satis-factoires.Appliquées avec énergie, elles achèvent l’œuvre réparatrice de la contrition et de la confession ; elles tendent à nous rapprocher définitivement de l’intégrité qui fut le premier privilège de Ja nature humaine ; elles complètent notre transformation morale, et, par cela même, elles déplacent ou, plutôt, elles convertissent rinflnence de notre vie.Tout à l’heure nous étions en contradiction, par le péché, non seulement avec l’ordre sujwme, mais avec cet ordre inférieur où les choses du temps et de l’éternité se trouvent mystérieusement mêlées.Nos fautes, en se manifestant, devenaient un scandale et une offense pour la société ; mais la réparation, commencée dans les douleurs intimes du repentir, poursuivie dans les humiliations de l’aveu, rayonne autour de nous par les peines que nous subissons volontairement.Affligée dans son orgueil, son ambition, ses avidités, généreuse et austères, notre vie parle le bien ; elle édifie.Dieu, notre âme, la société tout est satisfait.Tout est satisfait.Mais, entendez-le bien, et ne l’oubliez jamais, Messieurs : il entre dans la notion même de la satisfaction qu’elle soit volontaire et libre.Dussiez-vous endurer toutes les douleurs du temps et de l’éternité, si votre volonté ne s’y prête librement, moi, je n'ai rien dit, et, vous, vous n’avez pas fait un pas vers la miséricorde divine, ni vers votre réhabilitation.Car il ne s’agit pas de suflrir assez, il faut satisfaire : “ Non salis patiendum est, sed satisfaciendum.” Il ne s’agit pas d’être assez puni, mais de se punir soi-même.Arrière ces holocaustes dont la victime se plaint sous le couteau qui l’immole ! Dieu en est rassasié jusqu’au dégoût.Il attent la liberté humaine.Qu’elle marche donc au devant de ses coups, ou, plutôt qu’elle les prévienne par de généreux mouvements.Miséricorde, miséricorde, Seigneur ! s’écrie le pécheur.4 4 Qui es-tu donc, toi, qui me demandes miséricorde ?Veux-tu que le péché demeure impuni, mais je ne veux pas que vous le punissez, parce que je vais le punir moi-même : 44 Idea nolo ut tu punias quœego ])Ccentum meum jmnio.” Puisssent mes libres souffrances contenter votre justice, réparer votre lioneur, guérir mes plaies, me préserver du péché, cosoler ceux que les misères de mou âme affligent, et édifier ceux qu’elles scandalisent.Dans ces dispositions, Messieurs, vous pouvez vous présenter au juge de votre conscience, confesser vos fautes et exprimer votre repentir.I La matière du sacrement est prête, KeuillietoD -lu 00URRIKR DU CANADA 15 Avril 1885.—No 55 LE CRIMEJE CAIN (Suite.) Nous l’avons dit, la salle était fine, le public frémissant.On avait déjà multiplié tant d’in-nies, pillé tant de monastères, démille tant d’églises, violé tant de cultures, soulevé tant de pavés, rit avec du sang des pages si terrils, qu’il devenait difficile de l’in-•esser.Quel tour de force allait exécuter dompteur au milieu de sa troupe bêtes fauves ?On avait usé bien des horreurs, .e restait-il à faire encore ?Le publit attendait impatient, et ait : 44 la toile ! ” par un reste habitude.Enfin la séance fut déclarée ouverte r le président, et un citoyen prit parole.Il commença par procla-er que la morale naturelle devait sonnais tenir lieu de toute autre )rale, et se perdit dans uno phra-ologie de hasard qui fut bientôt itrageusement sifilée ; la morale, ême la morale indépendante, il ait vraiment bien question do cela! Il fallait autre chose pour galvaniser les masses.L’orateur disparut sous une huée générale.Celai qui lui succéda voulut proposer des moyens de défense contre les Versaillais.< —Nous avons la commission des barricades ! lui cria la foule.Et brusquement ceux qui savaient que le compagnon de la Faraude devait prendre la parole se mirent à répéter sur ce rhythme connu que le plus souvent l’on accentue en frappant le sol du pied ; —Le Grèveur ! le Grèveur ! Celui-ci sc tenait dans la coulisso commo un acteur prêt à entrer en scène.Il voulait ménager son effet et recueillir, lors de son apparition, les bravos qui le saluaient et le grisaient plus que l'absinthe.Quand il comprit que la foule s’impatientait, il passa la main dans ses cheveux, déboutonna le haut de son uniforme, et parut sur le bord extrême du théâtre.11 no salua point la foule, il la regarda.II.ne demanda pas ce qu'il fallait servir a la troupe affamée, et ses yeux clairs X>arurent l’interroger.—Je no sais pas i>arler, leur ait-il, je ne sais que marcher le premier quand il s’agit de défendre un point menacé ; je ne sais ni préparer des discours ni arranger des phrases.J6 vous jette mes idées, ot .c’est à vous qu’il appartient de les dépouiller ; jo no suis point avocat, je lis mal, et si je comprends bien les aspirations et les volontés du peuple, c’est que je suis de ce peuple, et que j’ai souffert, avec lui.* .—Bravo le Grèveur ! bravo ! crièrent cent voix.Ces applaudissements firent passer un éclair de joie dans le regard du mari de la Faraude, et il reprit : # —Vous ôtes des républicains, des purs, des amis du progrès ! Vous ne voulez plus que les bras de l’ouvrier se lassent sur un travail ingrat, vous avez des compassions pour ses enfants et vous les adoptez quand il meurt à la tâche ; vous rêvez de grandes choses, des fondations humanitaires, vous voulez l’abaissement du riche et le bonheur du prolétaire, n’est-ce pas ?—Oui, oui ! répéta un chœur formidable.—Seulement les moyens d’opération vous manque.La guerre absober des sommes considérables, vous nourrissez les affamés, et bientôt les fonds vont vous manquer.Ce qu’il faut aujourd’hui, ce n’est pas du courage, tout le monde est citoyen et soldat, ce n’est pas de l'enthousiasme, vous ôtes prêts à mourir pour la sainte cause que nous défendons.Co qu'il vous faut, c’est do l’argent.Le Grèveur s’arrêta un moment pour jouir de l’effet produit par ses paroles.Il avait atteint son but, l’attention de tous se trouvait captivée.Aussi ajouta-t-il avec un accent de triomphe : —Je viens vous fournir le moyen de vous en procurer.Vous avez dans.Paris d’immenses richesses inutiles, des millions, un milliard peut-être dont vous n’avez jamais songé à faire usage.Vous décrétez l'abolition du culte, vous ouvrez les portes des couvents, vous prenez les églises pour les convertir en monuments nationaux, et vous oubliez qu’à quelques pas de vous les tyrans supeistitieux, avides de racheter leurs crimes, ont successivement porté les joyaux de leur couronne, et les reines les perles de leurs colliers.Vous oubliez que pendant, douze siècles la superstition a multiplié des offrandes qui demain si vous le voulez, passeront dans les mains do vos chefs pour être réparties en secours distribués aux femmes, aux enfants, aux vieillards.Nous aurons, si vous le voulez, de l’argent pour acheter de la poudre, de l’argent pour payer des canons, et cet argent ne coûtera rien à i^ersonne, car celui à qui nous l^rendrons ces inutiles richesses n’a pas même de voix pour réclamer.Do l’or, des pierreries, vous trouverez de tout à foison.Fondez les ostensoirs, les calices, les reliquaires, arracher les diaraents des couronnes, vendez à des Juifs ou à des cours étrangères les merveilles que vous allez saisir, et vous aurez détruit un abus et mérité les remercimont8 de la patrie.Le trésor de Notre-Dame ! Vous n’y avez donc jamais pensé ! Vous ne savez donc pas quelles richesses s’y entassent ! l’éblouissement vous prendra quand vous contemplerez les vases d’or et d’argent les bassins, les calices que vous y trouverez.Au creuset le métal et changez-le en pain pour les pauvres, en couvertures pour les soldats ! Le Grèveur s’arrêta afin de juger de l’effet qu’il venait de produire.Cet effet fut immense.Ce mot, 44 le trésor de Notre-Dame” parut ouvrir devant les auditeurs assemblés dans la salle des Folies-Bergères, les mystérieuses cavernes des contes de fées.On vit flamboyer les escarboucles.On compta par la pensée les pièces d'orfèvrerie offertes à la basilique par la piété des rois, et l’imagination grandissant encore la réalité, la foule, sur la parole du Grèveur crut à l’existence de millions enfouis dans les armoires renfermant le trésor de Notre-Dame.Ce fut alors un mouvement, une agitation impossible à décrire.On parlait, on criait, quelques braillards voulaient porter le Grèveur en triomphe.* —C’est cela! hurlait une masse compacte, le Grèveur a raison, au creuset les vases d’or ! —Rendons à César ce qui est à César, et au Christ sa botte de paille ! ajouta un lecteur du Mot d'ordre.Quand le silence se fut un peu rétabli, le Grèveur rei^rit la parole, et développa son j>rojet.Il fut convenu que le lendemain un groupe de purs républicains, à la tête desquels venait naturellement le Grèveur, se rendrait près des membres du gouvernement pour leur demander que l’on saisit le trésor de Notre-Dame.On se sépara en tumulte sans vouloir entendre les orateurs inscrits.La bête populaire était satisfaite, on venait de lui jeter en pâture plus qu’elle n’espérait recevoir.Quand le Grèveur rejoignit la Faraude, celle-ci lui dit à l’oreille : —Hein ! mon homme.! tu ne manqueras pas de me rapporter quelque bricole.—Suffit ! dit le Grèveur en lui prenant le bras.Il ajouta d’une voix amère : —Pas moins tu as songé à mo quitter.—Tu as bien songé à me tuer, toi! —Ne parlons plus de ça, Faraude c’était dans les mauvais jours.quand il fallait trimer pour avoir du pain ! tandis que maintenant on boit et on mange au nom de la République.ün éventre les barils des aristocrates et tu te pavanes dans la robe de soie d’une duchesse ; voilà ce que j’appelle un gouvernement, (il suivre) i lie Æounw ddu Canada, HIercredi 15 Av ril 1885 -7 _ lim^u [¦¦¦mTiTOMrnniMBiiii i iwifir/rri M1 1 r' * s •C i f # ’ il ne vous reste plus qu’à entendre didature de tel ou tel conservateur ^ Chapais, est retenu les paroles divines qui doivent ache-j dont il aurait été question.Les chefs depuis deux jours par une indisi ver votre justification.Le prêtre les ^ et, au premier rang tion.Nous sommes houreux co] sa chambre • ^ • X>S1- prononce, ces paroles, non pas comme un témoin chargé de constater et de faire connaître le mystère de grâce qui s’opère en nos âmes, mais comme un instrument virant, actif et privilégié de la toute-puissance de Dieu.Ce qu’il dit, il le fait.S’il nous était permis de contempler ce mystère de rénovation oui réjouit les anges de Dieu, quelles merveilles nous verrions éclater sous les coups de cette parole souveraine : Ego te absolve>.— Le démon régnait en maître, en tyran, dans notre Ame déshonorée : il est dépossédé et ignominieusement chassé.Le péché nous imprimait une ineffable souillure : il est effacé.Nos puissances captives ne pouvaient plus produire d’œuvres méritoires : elles sont délivrées.Nos mérités passés étaient comme frappés de mort : ils revivent.Le fleuve taxi de la grace a repris son cours dans le champ dévasté de notre Ame, et ses ondes réparatrices fortifient les saintes habitudes qui nous sont rendues, afin de nous préserver des fautes dont le sacrement nous a purifias.Crimes et délits, péchés de pensée, de désir, de paroles, d’actions, d'omissions, fautes avouées et fautes oubliées : tout a disparu : Ego te absofvo ab omnibus peccatis tuis.” Absous au tribunal de la pénitence, nous le sommes au tribunal de Jesns-ChTist, notre Seigneur : Ut sis abso-iutusante tribunal Domini Jesu Chnsti." Comme après notre baptême, nous avons droit à la vie éternelle, à l’immortelle gloire des siècles qui ne finissent pas : Ilabeasquc vitam eefer-nam et vivas in sœcula sœculorum.” Mais ne l'oubliez pas, Messieurs, déliés d'un côté, vous êtes liés de l'autre ; et la vie éternelle qui vous est promise, vous ne l’obtiendrez qu’au prix des peines que vous endurerez volontairement pour satisfaire à la justice de Dieu, et donner, à votre pénitence, son intégrité et sa suprême perfection.(FIN DE LA QUATRIÈME CONFÉRENCE).SOMMAIRE France.Conférences du R.P.Monsabré.Feuilleton*.—Le crime de Caïn.L éleciion de Lévis.La première bataille.Petite gazette.Législature locale.Correspondance d'Ontario.L*in»-urrection au Nord-Ouest.Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Demandé.Eu vente.—N.S.Hardy.Petit chemin de croix à vendre.—A.Bélanger.Avis important.Avis.—James C.Paterson.A louer.—Thomas Craig.A vendre.—J.et W.Reid.J'ai soufTert.Semaine Sa'nte notée.—J.A.Langlais.CANADA QUEBEC, 15 AVRIL 1885 J/éleclion de LéTis Le résultat de cette élection ne' nous prend pas par surprise.Lorsque nous sommes revenu de St-Romuald dimanche dernier, nous nous sommes dit que le vote de cette paroisse devrait être fatal à notre cause.C’est ce qui est arrivé.Aujourd’hui que l’élection est faite, on peut constater que c’est la paroisse de St-Romuald qui a vraiment déterminé l’issue de la lutte.La majorité en cet endroit a toujours été libérale, mais jamais elle n’a donné A un de nos adversaires ce qu’elle a donné hier A M.le docteur Guay.M.Lemieux y comptait 135 voix de majorité.M.Guay y prend 412.Soit une différence de près de 300 voix.• * Le fait principal qui se dégage de cette élection, c’est donc la popularité personnelle de M.Guay dans sa paroisse.Cela se conçoit ; il est médecin, maire de la municipalité, en relation constante avec tout le monde.Tout se réunissait x>our lui assurer dans la paroisse de St-Ro-muald, déjà libérale, un plus grand nombre de partisans qu’à aucun autre candidat du même parti.Naturellement un certain groupe ne manque pas de récriminer aujourd’hui contre M.Belleau, au lende-demain de sa défaite.On crie qu’il s’est imposé au parti conservateur.Nous disons que c’est un mensonge.M.Belleau pouvait avoir le désir de continuer sa carrière publique.C’était un désir permis.Mais il était prêt à accepter la can- parmi eux, des hommes qui ne sont pas castors, ont décidé que M.Belleau était encore le meilleur candidat pour faire la lutte.Certaines influences conservatrices puissantes n’auraient été acquises à aucun autre candidat.On crie aux castors, au castorisme, A l’écrasement de cet élément malsain.(Voir le Canadien).Certains messieurs du Parlement local -ont même daigné mettre la main à la plume» pour télégraphier à Sir John et M.Chapleau, paraît-il, que M.Belleau est battu parce qu'il est castor, et qu’il ne faut plus tolérer une coterie etc., etc.Criailleries, télégrammes» tout cela c’est très facilo.Supposons un instant que demain, dans une élection, ceux qu’on appelle castors s’unissent aux libéraux pour battre un candidat sénécaleux — pareille chose est déjà arrivée malheureusement—les castors ne pourraient-ils pas eux aussi télégraphié à Sir John : “ M.un tel est battu parce qu’il est sénécaleux." Comme on le voit c’est une arme à deux tranchants.Nous ne pouvons aujourd'hui faire de plus longs commentaires.L’élection de Lévis est perdue, c’est regrettable.Mais le candidat libéral est élu surtout par la paroisse de St-Romuald où il réside, Ce qui enlève à cette élection toute portée politique.S’il y a lieu, nous reviendrons sur ce sujet.cependant d’apprendre qu’il se porte mieux aujourd’hui'.Le vote de censure proposé hier par M.Slieyhn a été rejeté par 43 voir contre 15., La première ba aille La première bataille a eu lieu hier soir à la Chambre des Députés.Depuis le commencement de la session, l’opposition n’avait pas osé monter à l'assaut ; elle s’était contentée de sonder le terrain et de faire des attaques partielles.Hier, elle s’est crue en état de livrer le combat, et réunissant toutes ses forces en rangs serrées, elle a voulu escalader la forteresse conservatrice.Mais les libéraux ont du se retirer après avoir essuyé une défaite des mieux conditionnées ; ils n’ont pas réussi à pratiquer la moindre trouée dans les rangs du parti conservateur.Les amis du gouvernement ont rejeté d'emblée le vote de censure proposé par M.Sheyhn contre l'administration conservatrice.Le député de Québec-Est a voulu renverser le gouvernement parce que le trésor accuse pour le dernier exercice un déficit de $240,000.Il oublie donc que scs chefs en montant au pouvoir, après le coup d’Etat Letellier, avaient promis de faire cesser les deficits et qu'à la fin de l’année ils sont arrivés avec un déficit de plus de $600.000.En établissant un parallèle entre le gouvernement Ross et l’administration Joly, il est facile de constater que l’avantage reste au premier.Si le gouvernement actuel continue de mettre en pratique le système d’économie qu’il a adopté, et nous sommes convaincu qu’il remplira ses promesses, l'équilibre sera rétabli dans nos finances, à la fin du prochain exercice.Pendant la mêlée le chef de l'opposition a reproché au gouvernement de compter dans ses rangs des hommes qui ont appartenu aux deux partis politiques.La réplique ne s'est pas fait attendre.Le procureur général a rappelé les jours où M.Mercier combattait avec courage pour le parti conservateur.Le chef de l’opposition a reçu là un bon coup de massue.La bataille a commencé à la séance de l'après-midi et ne s’est terminée qu’à une heure avancée de la nuit par une brillante victoire remportée par le parti conservateur.En faisant l’appel des soldats après la lutte, le chef de l’opposition n’a comté que 15 combattants, tandis que les forces du gouvernement comprenaient 43 guerriers.Voilà le résultat du premier vote de censure pendant cette session.C’est d’un bon augure pour l’avenir.PETITE GAZETTE EÉGISL.ATUKE LOCALE Conseil Législatif 14 avril.Présidence de l’honorable M.Boucher de LaBruère.Le projet de loi constituant en corporation la Société Saint-Joseph de Saint-Charles Borromée de Charlesbourg est adopté en troisième délibération.L'honorable M.Ross propose la deuxième lecture du projet de loi intitulé : u Acte pour faciliter, en cette province, la formation de clubs pour la protection du poisson et du ginier.” Il n’est pas nécessaire, «ajoute le promoteur, de donner de longs développements sur cette mesure.Cette institution sera tout a fait inoffensive, puisqu’il s'agit de la protection du poisson et du gibier.Le projet de loi s’explique par lui-inêine.La proposition est adoptée.L’honorable M.Starnes propose la deuxième lecture du projet de loi intitulé ; 11 Acte constituant en corporation la u New England Paper Company v Lhonorable conseiller fait connaître la nature du projet A peu près dans les termes suivants : Cette législation est demandée par une puissante compagnie, fabricant du papier, etc.Cette compagnie demande que son capital-actions soit fixé à §100.000, avec le privilège de le porter à $’200.000 à la demande de la majorité des actionnaires.Les personnes qui forment cette compagnie, ont des moyens considérables à leur disposition.Il est donc dans l'intérêt de la province d’encourager cette- manufacture- en accordant ce qu’elle demande.L'honorable M.La Rue.—Je désire connaître la raison pour laquelle cette compagnie a pris un nom américain : New England.Ce nom là me taquine.L'honorable M.Starnes,—Tous les fabricants, à l’excèption drun qui est de Portueuf, sont de Boston, et je pense qu'ils ont choisi ce nom comme étant un moyen plus facile de se procurer des fonds à Boston même.Le projet de loi est voté en deuxième lecture.L'honorable M.Starnes propose la deuxième lecture du projet de loi intitulé: “ Acte constituant en corporation La Société Saint-Jean-Baptiste de Saint Césaire.” L'honorable M.Laviolette.—L'hon promoteur de cette mesure aurait-il la complaisance de donner quelques explications ?L’honorable M.Starnes.— M.le président de celte chambre m’a confié ce projet ; il n’y a pas de doute qu’il se fera un plaisir de satisfaire le désir de l’honorable conseiller.M.le Président—C’est une société de secours mutuel.Une voLr—De secours mutuel entre M.le président et l’honorable représentant de la division de Salaberry.La proposition est adoptée.Les projets de loi suivants sont votés ea deuxième lecture, sans discussion : Acte constituant en corporation les religieuses Sœurs Hospitalières de St-Joseph de l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska-ville ; Acte amendant les statuts relatifs Saint-Jean iu — î eyuae Montréal.de i> r.^___ il : .» _ l lù V anyciisic La Chambre s’ajourne à demain.Une omission involontaire s’est glissée hier dans la liste du personnel de la Commission du procès Apostolique.La voici : Juge.—Très Révérend C.E.Léga-ré, V.G." Ees griefs des Métis.—La première bataille fixée A dcuialu.—Riel est décidé A combattre jusqu’à la mort.—Ee général Middleton compte sur une victoire certaine.Une lettre adressée au Mail de Toronto donne le compte rendu suivant d’une réunion de Métis.Le 6 ou 7 mars dernier, il a eu une assemblée de délégués métis à Saint Laurent.Il y avait présent à cette réunion trois blancs qui devaient faire valoir les griefs des colons mécontents du district de Prince Albert.Riel a soumis la u Déclaration suivante de droits.” Plusieurs des clauses de ce projet avaient déjà été discutées dans des assemblées qui eurent lieu dans l’automne et l’hiver derniers.Voici quelles sont les .dispositions de ce bill ou projet de griefs.1.Qu’on devrait accorder aux Métis des Territoires du Nord Ouest les mêmes droits que ceux accordés aux Métis de Manitoba par la loi de 18T0.2.Que des lettres patentes soient accordés aux Métis et aux colons blancs qui ont justement droit à la possession de leurs terres.3.Que les provinces d’Alberta et de la Saskatchewan devraient avoir leurs législatures locales afin de ne plus être soumis au ^despotisme de Dewdney.4.Que dans ces nouvelles législatures provinciales, où la représentation devra être basée 6ur le nombre delà population, les Métis devraient y être réprésentés convenablement et d’une manière raisonnable.5.Que les charges de confiance dans ces deux provinces devraient être accordées à des habitants du pays, en autant que cela est possible et nous répudions ,1a nomination de toutes personnes ; étrangères à ces deux provinces.• G.Que cette partie du pays (Alberta et Saskatchewan) devait être administrée au bénéfice du colon qui y réside .et non h l’avantage du spéculateur étranger.7.Que l’on devrait adopter ejes dis- sauvages et que l’octroi du parlement devrait être augmenté et qu’on devrait mettre de coté uncertain nombre du terres qui seraient' utilisées comme immeubles pour établir des hôpitaux et des écoles pour les blancs, les métis et les sauvages, aux endroits que ces deuxi législatures locales désigneraient.8.Que toutes les coutumes et les usages légitimes des métis soient respectées.• 9.Que le département des terrés fédérales de la couronne soit administré de Winnipeg, en autant que cela est possible, afin que les colons ne soient pas obligés, conimo cela a eu lieu jusqu’à présent, de se rendre à Ottawa Four le règlement des questions en itige entre eux et le commissaire des terres.10.Que les règlements relatifs aux lois de constructions soient plus équitables et que le colon soit traité comme kyant des droits en ce pays.LE GOUVERNEMENT DES REBELLES L’auteur de la lettre ne prétend pas donner le texte même des résolutions adoptées ; mais seulement leur sons.A cette réunion, des discours ont été pro noncés de la part des Métis, par Riel, Maxime lApine et Charles Nolin ; et de la part d:.-» blancs, par : Archibald Davidson, George Fisher et Alexandre Walker ou Walter.On a décidé de mettre cette u Déclaration de droits ” dans un réquisitoire et de l’adresser aux journaux, aux principaux membres du Parlement fédéral, aux autorités du Canada.Nolin et Riel ont ensuite proposé, que vu que depuis quinze ans, le gouverne ment avait négligé de régler les réclamations des Métis, bien qu’à plusieurs reprises et plus particulièrement par u l’Acte des T’erres 1883 ” on en ait reconnu la justice, cette assemblée devait considérer que le gouvernement avat abdiqué ses droits par cette négligence de sa part, et qu’on devait établir un gouvernement provisoire basé sur les principes mentionnés dans la u Déclaration de droits.” Cette proposition fut adoptée, et un gouvernement provisoire fut alors et là formé avec Riel comme président, llannonçi qu’aucun mouvement hostile n'aurait lieu sauf dans le cas où on recevrait d’Ottawa lanouveUe que le gouvernement refusait d'accorder la u Déclaration de droits.” Si le gouvernement fédéral nommait une corn mission pour s’occuper des réclamations des Métis et des questions relatives aux colons, le gouvernement provisoire, en ayant des garanties sérieuses que cette commission allait agir se dissoudrait.Il faudra, a-t-on décidé, éviter l’effusion de sang à moins que la provocation ne fut telle qu’elle n’équivaille à une question de vie ou de mort pour les colons insurgés.On répudia l’autorité du gouvernement de la Puissance et on décida d’assurer des provisions, adve-nant le cas d’une guerre.Immédiatemnnt après l’assemblée Alexandre Fisher, Lavallée et Lépine, qui avaient la charge des provisions partirent pour faire la visite des colons.Riel, Dumont et d’autres se dirigèrent vers les sauvages avec lesquels ils avaient eu des pourparlers durant l’hiver.On envoya des hommes avec du tabac dans toutes les directions pour faire connaître aux chefs sauvages ce qui avait été fait à l’assemblée.LE COMBAT DU LAC Ail CANARD Voilà quel était l'état des choses lorsque le combat du Lac au Canards eut lieu.Les Métis ont solennellement déclaré que, bien qu’ils aient réoudié l’autorité du gouvernement fédéral, il n’avaient en aucune manière pris parta ce conflit.Les Métis prétendent que s’iis avaient eu l'intention de faire la guerre ils auraient envoyé non pas vingt hommes, comme ils l’ont fait mais cinq cents, cl qu’ils auraient défait de suite Crozier et ses hommes.Ces vingt hommes étaient destinés à découvrir le» cachettes du gouvernement où il y avait des provisions afin de s’en assurer dans le cas où lé gouvernement ne voudrait pas eu venir à une entente avec le gouverne.-ment provisoire.Dumont n’a pas recherche la lutte avec Crozier.Au contraire, il a suivi à la lettre les instructions de Riel, et afin d’éviter un conflit, il a renvoyé ses hommes durant le temps qu’il était en pourparlers avec Crozier.Ce dernier croyant que ses hommes étaient cernés par les rebelles, leur ordonna de faire feu.La bataille eut lieu.Il y avait 200 métis à une distance où une décharge peut être entendue, mais lorsqu’ils arrivèrent sur le lieu du combat, Crozier était à effectuer sa retraite.Pour se conformer aux instructions de Riel, ils ne poursuivirent pas Crozier; bien qu’ils auraient pu le vaincre complètement avant qu’il arrive à Carleton.Les métis prétendent que le capitaine Wood qui a été blessé, pourra attester que Crozier lors de la bataille, avait perdu son sang froid et qu’il ordonna à ses hommes de faire feu sans cause ni provocation quelconques.Le directeur de notre journal M.positions plus équitables pour le* LA ROSITION DE RIEL.La nouvelle de cette effusion de sang arriva à Riel le 27 mars, la bataille ayant eu lieu à 3 hrs.p.m., le jour précédent.Un ordre de Riel fut émané comme suit : “ La police a subi des désavantages dans uno attaque faite sur les forces du gouvernement provisoire en faisant feu sur nos hommes sans provocation et même sans qu’elle sût nue ce gouvernement avait été établi.Il n’y a aucun doute qu’ils ont agi d’après les ordres de M.Dewdney.Il est donc évident qu’on veut nous faire la guerre.Nous ne continuerons pas cependant les .hostilités, à moins qu’on pe nous attaque de nouveau, et jusqu’à ce que nous soyons «assurés que M.Oewdnéy a reçu ordre de traiter «avec nous, colons districts de Battieford et du Fort Pitt combattant pour nos droits, comme des qui sont maintenant tout bouleversés' ennemis publics du Canada.jusqu’à la rivière à la Paix.Dumont et Cependant, il nous faut se tenir sur les autres chefs métis se sont cependant nos gardes eL ce préparer à résister.l „ .Nous restons sur la defensive., mais lesf engagés a se battre émissaires du gouvernement SQiit évj- iusqj’à la dernière extrémité.Dans des agresseurs.Lajustice doit triompher, et nous devons avoir confiance en Dieu et nos droits.âfw Les colons blancs qui ont pris part au mouvement préliminaire et qui s’étaient opposés à la levée de troupes furent grandement alarmés à la nouvelle de là bataille, et la plupart d’entre eux abandonnèrent les Métis, quoique Riel soutînt.que c’était la police qu’il fallait blâmer.Riel envoya alors d’autres messagers, disant aux Indiens que M.Dewdney avait résolu de les faire tous exterminer aussi bien que les Métis et toute autre personne qui se plaindrait de son administration.rnOliUAMUE DB RIEL Des ordres ont ôté émanés, conseillant aux Métis.et aux Indiens de s’em^ pater de l’une des traverses, par*ou devra passer les troupes dirigées contre eux.Lorsque le général Middleton arrivera là (Batoche Crossing semble être l’endroit.) Riel enverra le drapeau blanc et soumettra la li déclaration de droits.” Si le général refuse de traiter avec eux, Riel alors combattra.Il présume que le temps que prendra les troupes à atteindre la traverse Clarke, la situation à Battieford, Fort Pitt, Victoria et KJinontou sera telle que le général Middleton sera obligé d’envoyer la plus grande partie de ses troupes pour venir au secours de ces endroits là ; et que les Métis à Batoche pourront offrir une résistance désavantageuse au reste des troupes.Nolin se vante qu’a vaut que Middleton atteigne Clarke, les Métis et les Indiens sur la frontière du Manitoba seront soulevés.Riel dit à ses partisans et aussi aux colons blancs, qu’il ne se battra pas avant d'être attaqué par des troupes.Il ajoute qu’avec le secours des Indiens il peut rester maître du pays de la Saskatchewan un an, ut forcer le Dominion à demander la paix en accordant aux métis leurs demandes.Il ne traitera pas avec les delegués des métis à moins que les troupes ne se retirent.Il dit aussi que, jusqu’à présent, il s’est abstenu de commettre toute espèce de violence et que les vols et* les pillages de quelques Indiens étaient complètement désapprouvés parlui et strictement défendus.S'il est attaqué, il se défendra.Comme preuve de ses intentions pacifiques, il assure n’avoir pas ordonné de couper les fils télégraphiques ce qu’il eût pu faire, dit-il, d’un seul coup de hache.Humboldt, 14.Riel dit que chacun de ses hommes se battra jus ju’à la mort, et le général Middleton s’attend à une bataille pour jeudi.SOULÈVEMENT DES PIEDS NOIRS McLeod qui vient justement d’arriver avec des dépêches,Jdit que les Pieds Noirs se soulèvent etqu’ils se préparent à s'empare II DK BATTLEFORD Ils ont fait prisonnier Bill Scantling qui avait été envoyé de Prince Albert, porteur de dépêches importantes.Le général Middleton refuse de faire connaître le plan de sa mardi e de cette place, mais l'on croit que le colonel Grassett et les hommes qu’il commande avec un canon sera envoyé à la Traverse de Clarke, et que les troupes qui sont actuellement ici marcheront directement sur Batoche pour livrer bataille à Riel et délivrer le colonel Irvine.Le Capt.Moore est hors de danger et tous les blessés vont bien.M* McDonald et dix hommes viennent de partir de Prince Albert pour la rivière Garrotte.M.Bedson est parti hier soir pour la Traverse de Clarke, avec une escorte, afin de voir si le foin qui y a été acheté, a été livré.Les soldats sont contents pour eux mêmes de cette halte, vu qu'un grand nombre d’entre eux sont épuisés, tous cependant ont hâte de se battre.Tous expriment l’opinion que sous le gôn.Middleton, la victoire est certaine et complète, et le général a uue égale confiance en ses hommes.Il est maintenant décidé que toute la division s’avancera sur Batoche, où elle sera rejointe par le lüa bataillon.La rareté des provisions cause beaucoup de soucis aux soldats, et ces der-nieis comme les officiers pensent que nous devrions avoir du riz et de la farine d’avoine.Les éclaireurs de Riel parcourent le pays en tous sens ot nos éclaireurs disent les avoir vus hier soinsur les collinbs près de notre camp.Fort Qu’Appelle, 14.— L’on a reçu des renseignements authentiques * nous apprenant que les rebelles ont traversé la branche sud de la Saskatchewan et sont maintenant de ce côté ci de la rivière.Ceci peut vouloir dire que les insurgés sont déterminés à rencontrer les volontaires, avant que les troupes soient concentrées et qu’ils marchent à leur rencontre ou bien ils se retranchent derrière de fortes fortifications que l’on peut construire facilement, grâce à la solidité du terrain.Fort Qu’Appelle, 14—Aucun agent du gouvernement, quel qu’il soit, n’a tenté de traiter avec les rebelles.Cependant, on a mandé il y a quelques jours à tous les missionnaires dans le Nord, à quelque dénomination qu’ils appartiennent, quo la commission des réclamations des Métis av«iit commencé ses travaux, mais l’on croit que, vu l’interruption des communications, peu de Métis sont au fait de la chose.L’impression générale ici est que Riol essaiera de parlementer avec le général Middleton à Batoche ou à la Traverse de Gabriel.Le général demandera sans doute une capitulation sans condition.Riel refusera et livrera bataille, après quoi il retraitera soit vers la forêt du Nord ou à travers les A*** \ ' w/Vt/ do nombreuses troupes dans le Nord jusqu’à la fin de l'année.DÉSOLATION DANS LE NORD-OUEST Les colons arrivent chaque jour en groupe dé deux et de trois, sur tons les poiuts le long de la ligne du Pacifique.Les fermes sônt toutes abandonnées au nord du chemin de fer du Pacifique.Il faudra une grande quantité de provisions pour les districts du Nord.Les colons qui nous arrivent du Nord disent que si ou ne leur donne des secours pendant une année, et si on ne leur permet de prendre des terres au sud, ils devront quitter le pays immédiatement Les hommes ne sont pas beaucoup effrayés,' mais la panique sVst empare de leurs femmes et de leurs enfants.La -révolte a été un coup terrible pour les contrées du nord.Winnipeg, 14-Les nouvelles de Hum-bolt indiquent que les troupes ont fait halte pour uno journée afin d’attendre l’arrivée du colonel Grassett et du lûèin Régiment des Grenadiers Royaux, avec la compagnie de l’infautorie montée, commandée par le major Boulton, et pour permettre l'arrivée des vivres, des munitions et du fourrage, qui ne seront pas en quantité suffisante dans le cas où il faudrait en venir aux mains, ce qui est maintenant plus certifia que jamais.# Le général Laurie, qui a été nommé commandant du dépôt d’approvisionnement a Courant Rapide ne supplante pas le colonel Otter dans le commandement do la deuxième division de la colonne volante, qui doit marcher au secours île Battieford.Les dernières nouvelles mandent que les sauvages se préparent à une attaque de nuit contre Battieford.On rapporte que d’immenses incendies ravagent le pays sur la rive nord de la Saskatchewan, vis à vis Battieford, et l on craint que le feu n’exerce de grands ravages.La population de Battieford attend patiemment l’arrivée des troupes.On n’a reçu aucune autre nouvelle du f ort Pitt, et l'on rapporte que Riel, à la tête de Sut) à 1,500 hommes, a traversé la Saskatchewan.LES FEUX DES REBELLES étaient visibles la nuit dernière.Le bataillon de Midland, sous le commandement du colonel Williams, est arrivé vers sept heures, ce matin, et a reçu l’ordre de partir pour lfavanl-garde Au camp, Plaine de >el, T.N.O., 14 —Les Grenadiers ont campé ici, hier soir, et pousseront aujourd’hui plus au nord.Tous sont en bonne santé et paraissent se faire à la vie de camp.On marchera à pied demain soir et l’on espère rejoindre le générai Middleton mercredi soir.Le major Boulton et ses éclaireurs composés de 00 hommes bien montés ont campés ici, hier soir.Ils continueront de marcher toute la journée.CORRESPONDANCE D'ONTARIO au criminel.—Le procès de la femnjo .«—> • -i - - r y - - - - ——- Cotter s est terminé hier, Le jury l’a deiqrnent déterminés de faire de nous tous les cas, il sera nécessaire de laisser reconnue coupable d’avoir infligé dp* Sandwich, le 13 avril 1885.Le mardi 7 courant, les instituteurs et les institutrices français du voisinage de Sandwich, étaient réunis dans une des salles de classe do la ville sur l’invitation et la présidence de M.Th.Girardot, inspecteur d’Essex nord.Environ vingt-cinq maîtres et maîtresses étaient présents à cette réunion, dont le but était, comme d’usage, une conférence sur les méthodes d’enseignement.La séance du matin a été om- T"> I C\~\r 1* C\ •» 1.-» » »• r.?.« „ « /I Cil.J .r-'Jj ««.ai* uco mcuiuu.es en présence des élèves appelés pour cette circonstance, et celle de l’après-midi, « la discussion entre les maîtres et les maîtresses sur la manière dont chacun procède dans la direction de sa classe pour l’enseignement des diverses branches d’instruction primaire.L’assemblée a été intéressée comme toujours par toutes les discussions dont M.l’inspecteur sait si bien prendre l’initiative.De même le Révérend Père Abousin, le zélé curé de la paroisse de Sandwich, a voulu montrer, comme il lo fait en toute occasion, aux maîtres et aux maîtresses, combien il sait apprécier leurs services, en venant prendre part à leur conférence, en se mêlant à leurs discussions et en leur donnant, à tons, les conseils paternels les mieux appropriés, et que chacun d’euxlne manque pas do recevoir avec le plus religieux respect.A midi, un généreux diner a été offert par M.l’inspecteur dans sa famille même, où la cordialité, la gaieté ont laissé chez tous uno impression de vénération dont peut s’énorgueillir M Girardot.Le temps est définitivement beau.Les terres sèchent vite, nous n’avons plus que quelques jours a attendre pour voiries travaux cle la campagne ouverts partout dans le comté d’Essex.Hte Girardot.au et PETITES NOUVELLE* commissaires.—Il a plu à Son Honneur le lieutenant-gouverneur de nommer MM.Biaise Ouellet, Alphonse Pelletier, Guillaume Pelletier, Louis Caron, Magloire Chouinard el Odilon Pelletier, commissaires pour la décision sommaire des petites causes dans la paroisse de SainL-Roch des Aulnets, poiqté 4e 1 (sic)t.Ancienne commission révoquée. .A»»?*»/ A— ¦ U CanaclH, ^,4Vi' ii ;Àvril 1885 .«msifaLl m> jsmiro; aTTitfi v .a blessures graves à son in an.Là prison-; Nouveau-lîi4ùns\Vîckj un pour la Nou-nièro a été condatpnéo à trois ans de velle-Ecoase^un pour l'I|û vdu Prince- Edouard, un po.ui^a Colombie, un pour Manitoba etje‘'Nord-Ouest.Il y a, en tout, 194 compagnies, dont 180 forment les douze corps en question et dont le reste est composé des cadets du collège royal de Kingston, de l’école de cavalerio, du régiment d’artillerie et de l’école d’infanterie.La cavalerie se compose de 525 hommes dans les villes et d’environ 1500 hommes dans les districts ruraux.L’artillerie se compose de près de-‘3000 hommes, et la force totale de l’infanterie est de près de 31,000.* ’ V ’ Il y a 7G compagnies dans Ontario, 03 dans Québec, 10 au Nouveau-Bruus- ^TOTflUjd gamLasMIMJ.! navigation.—Vendredi dernier, on a vu passer vis-à-vis la M ilbaie, une goélette qui descendait le lleuve.On ne sait pas d’où elle venait.C’est, dans tous les cas, le premier vaisseaux qui se soit aventuré, cette année, sur le St-Laurent.•\ p TltOJS-IlI VIKIIES.— HUHEAUX, HUE DU vçivpAis, ;1^ a-.québbc.—onanoe excursion EN FRANCE.L’assemblée générale des sociétaires en date du 26 janvier dernier, a décidé, à runaniinité, que le tirage de la loterie aura lieu définitivement, le jeudi 30 avril prochain, à la salle «Jacques-Car-1 wick, 21 à la Nouvelle-Ecosse, 8 a lier, à Québec.Prenez vos billets.Le Manitoba et dans le Nord-Ouest, 4 dans prix de chaque billets est de 25 cents ha Colombie et à l’ile du Prince-Edouard, seulement.La cavalerie compte 1,017 hommes dans Québec, 23 février 1883—14s3fps.Ontario, 513 dans Québec, 324 au Nou- iiiERARCiiiE religieuse.—Au point de veau-Brunswick, 48 à la Nouvelle-vue religieux, le Mexique comprend Ecosse, 45 au Nord-Ouest sans parler trois archevêchés, 17 évêchés, 1,349 naturellement de la police à cheval, qui paroisses, et 10,447, 900 communiants, compte plus de 600 hommes, soit à peu près toute la population.Ce Dans son rapport du 30 décembre qui n’a pas empêché Benito Juarez, en dernier, le général Middleton, comman-18)7, de défendre les processions des dant des forces, s’esl déclaré très catholiques, et de décréter la sépulari-1 satisfait de nos milices et leur a décerné EN VENTE A LA LIBIsilRIE DD fjÇ l£f "a JF* .&S-S- • '¦* -* L.Courrier du Canada.Finir du Carmel, par lo Itévd, Père Antoine Braün, $1.00.- L'Hôtel-Dieu, par l’abbé H.II.Ca?grain, $2 00.Missel contenant les nasses de la bienheureuse Vierge Marie et Je* messes des défunts.Imprimé en très gros caractère.$10.00.L'amour du Cœur de Jésus ou le Véritable Trésor de l'âme.Prix : 25 cents Mois de St-Joseph, 5 cents.Lo {Journal des Jésuites» fquelques exemphires seulement], $25 00.A la Porte du Paradis, par André LoPas, prix 10 cents.La Voie Douloureuse du Chemin dt la Croix, prix : 5 cents.Les Danses il les Dais, Sermons, Notes d Documents, par M le curé de Québec, prix : 2b cents.Histoire du Cap-Saaté, pir l’abbé F.X.Giti-n, prix 50 coûts.Les Evénements de 1837-1833, par L.N.Carrier, prix : 50 cents Ange line dt Montbrun.par Laure Conan, prix : $1.00.Congrégation des hommes de la paroisse de St-Roch de Québec, prix : 50 cents.The week sanctified to Sacred Heart of Jesus, prix 5 cents.Etals Unis, Manitoba et Nord-Ouest, par le Dr N.E.Dionne, 25 cents* Demandé, -n es* DN AGENT .pour vendre de maison ' maison dans cette ville.S’adresser No 09 et 71, rue Saint-Jean, Québec.Québec, 15 avril 1885—ls3fps.180 en au EUV VEJYTE.REGLES, PRIVILÈGES ET CÉRÉMONIAL DU TIERS-ORDRE DE Saint-François en vente chez M, N.S.HARDY, libraire, basse-ville.Cet ouvrage vient d’ôlre publié avec l’approbation de Sa Grandeur Mgr l’Archevêque.Il renferme une foulo de renseignements utiles et indispensables aux tertiaires.Québec, 14 avril 1885.179 PETIT CHEMIN de CROIX A VENDRE.Venant d'etre reçu CHEMIN DK CHOIX en chromos 12 x 16}, CADRES de toutes sorte, MIROIRS, GRAVURES, etc., Chez A.BELANGER, 177, rue St-Jean.Quêbe;, t3 avril t?85—Cf.177 Le Itazar annuel sation des biens du clergé.Ces lois injustes commençaient à tomber en désuétudes, mais le nouveau gouvernement est décidé, assure-t-on, à les remettre en pleine vigueur.de grands éloges.Changement de domicile LE DR A.MA ROIS transportera son bureau, le 1er MAI, à la résidence, No 8, RUE l * x.—MM.Désiré Girard.I PALAIS, propriété do M.AYlWIN.avocat., .D, ., Québec, 23 mars 1885 —lm.1G5 .ara, Joseph Bluteau et v __ .^_______________ le 1er MAI, à la résidence, No 8, RUE DU .IUC.ES DE PAIX.— ~ ' * ' " ' ' ' ' ' Didvme Bouchard # J.Perron, tous de la paroisse de I J’AI SOUFFERT Saint-Alphonse, comté de Chicoutimi, Toutes sortes do maladies imagi nablca Hugh 1*.Blair, de l’Anse Saint-Etienne.Pédant les trois dernières année*.Notre dans le comte de Saguenay, MM.J ut)- commandé les Amers do houblon, mas Tremblay, inspecteur d’écoles, et J’ai fait usage do deux bouteilles I Auguste Simard dit Nombre,, tousdeu* de la Baie Saint-Paul sont nommés à tout le monde.J.D.Walker, Buckner juges do paix., , , ., I u .récris ceci comme prouve de la haute \ Corrigé des Exercices Ortographiques.par le récompense.___George W.Wi lli ng, aprèciation que je fais des Amers de ” | mémo.— P.ix : 45 cts pour les E'émenls ct •'•Houblon.J’étais atteint d’un rhumatisme in-lUmmatoire ! ! Pendant presque En laveur de l'Hôpital du S.-G.do Jésus, sous o patroaago distingué de Sa Grandeur Monseigneur l’Archevêque de Québec et do MM.les membres du clergé, aura lieu dans le courant Le Patriotisme, conférence par l’honorable | ÛUlpDine prochain.M.Mercior, prix : Scents.L®s Domes ci-dessous nommées qui se sont n.,.» .généreusement chargees de tenir les tables du Réunion des Paroissiens de Vamachiche, pur | Bazar, recevront avec reconnaissance les dons Pis L.Desaulmers, prix : lu cents.do t0Ut0 nature que l'on voudra bien leur faire.La culture de ta Pomme de terre, par B.Lippens, prix : 25 cents.Journal d'Education.1ère année, $1.0)/ Guide indicateur des sanclulires et lieux historiques de la Terre Sainte, en 3 volumes, $2 00.que Table St-Joseph.—Mmes P.Picard, J.Rouleau.Table St-François d’Assise.—Mmes P.De-chêne, G Blais, F.Donaldson, Ch.Raymond.Table St-Sauveur.—.Mmes P.Blouin, C.Gué rard, G.Mercier.limits jpsmsîs DERNIERS ARRIVAGES PAU LES Steamers de chaque semaine !.VTOUS attirons une attention spé-il claie sur notre fon Is considérable ie Tipis Bruxelles, Tapisserie, Impénale Ecossais, Tapis de Ficelle et de -oco, Foyers, Nattes pour portos, elc., etc.Ces tapis sont tous des plus nouveaux dessins et ayant été achetés au comptant durant le présent état de dépression du marché anglais, nous !**a recommandons avec conviction comme étant les marchandises les meilleurs marchés que nous avons jamais eu.Les meilleurs prelarts et linoléum anglais dans toutes les largeurs.Couchettes eïi fer et en cuivre, couchettes d'enfants, chaises pliantes, sommier en fit d’acier tissé, matelas en laine, oreillers et traversins en! plume, etc., etc.Pôles en noyer, en ébène et en cuivre avec anneaux, bouts, etc., pour appareiller Baguettes d’escalfor en cuivre, briquettes ornemontôes pour escaliers.Rouleaux pour garde-soleil, etc., etc.Points et uutres éluffes rideaux en grande variété.Le plus bas prix est marqué en plein chiffre sur chaque article.BEHAN BROS.ÎX5S immi ©s Chemin de Fer du Nord.A PARTIR DE LUNDI, 17 SEPTEÜUSRE 1883, Los trains circulent comme suit : | Mixte Malle I Départ do Montréal pour Québec Arrivée à Québec.Départ de Québec j pour Montréal-Arrivée à Monl-! tréal .•••••• ••••*• ••••••••• ••• ••• •••• 3.00 p.m.9 50 p.m.9.15 A.M 4.15 p m ! Exprès.10.00 p.m.6.30 a.m.10.00 p m.n , D ., ., - ., Table gt-Alexandro.— Mmes B.Delamare, Recueil de Recettes et le médecin a la maison, Marceau, A.Labrecque.15 coûts * Table St-Jean-Baptiile.—Mmes J.B, Drouyn, ' A.Üugal, C.Delisle.surintendant de la police de New-York, a notifié les chefs de police du Canada, que Mlle Florence May Ilankey était disparue de New-York, le 18 du mois de mars.Elle est âgée de 27 ans, et on suppose Choix des Vaches laitières, par J.A.Couture, i rix : 50 cents.Le Calendrier du Diocèse de Rimouski.Tenue des Livres, en partie simple et en partie double i ar M.Napoléon Laçasse, Prof.ti.N.L , $0.la douzaine.Exercices Orthographiques sur les Eléments de la grammuire française de Lhomond y compris la Syntaxe, par le môme.—Prix, $1.50 la douzaine.30 cts pour la Syntaxe.Traité d'Analyse Grammaticale, d’anal-.so logique oi de ponctuation, par le même.— Prix : $2 75 la douzaine.Table Ste-Anne.— Mines C.Couillard, J.Carley, Jos.Jacques, Jos.Côté, Délie H.Gagnon.Table du Sacré-Cœur.—Mmes H.Allaire, Jos.Lachance, Dello Laberge.Tubie St-Roch.—Mmes J.O’Neill, W.Jalbert.Th.Potvin, V.Collins, E.Paquet.Table Sis-Anges, (Rafraîchissements) —Mmes A Racine, J.E.Latulippe, .1.Nadeau, R.Terreau, Alf.Robilaille.Québec, 4 avril 1885.171 MA RCHANDS-EPICIERS, SUCCESSEURS DE MM.Ging?'as & Langlois 54, fine du Palais.Tous les trains do passagers de jour sont pourvus do magnifique chars palais, et ceux «le la nuit do chars dortoirs .t d“uîb.Jardins et Ste Anne.Buade et Fort.8.Eus tache et S.Georges' Ste Famille et Hébert.Séminaire de Québec.Ste Julieet d'Artigny S.Jean et Collins.Palais et Mac-Mahon.S.Jean et S.Stanislas.Chantier Dinning, (Champlain).Epicerie Taylor, rue ' ‘ S.J ean Déiigny et S.Olivier.Maison Giblin (Champlain), rue Champlain, 103.Dalhousie et Arthur.Côte de la Montagne, au bas.Sault-au-Matelot et S.Jacques Côte Dambourges et S.Paul.S.François et la Chapelle.Lemesurier, rue S.Paul.Marché S.Paul, station.Prairie et S.Dominique.Fossés et Pont.S.Valier et la Chapelle.L’Eglise et S.Joseph.Dorchester et N.D.des Auges S.Valier et Belleau.Colomb et Nelson.S.Anselme et S.Joseph.Caron et la Reine.Reine et Couronne.Arago et Turgeon.Reine et Pont.S.Dominique et S.François.Dorchester et Ryland.Artillerie et Ste Julie.S.Augustin et S.Patrice.S.Patrice et Borthelot.Artigny et S.Amable.rue S.Amable, Bon Pasteur.Grande Allée.Ste Brigitte.S.Jean et Salaberry.Ste Claire et Richelieu.S.Jean et Ste Geneviève.Robitaille et Latourelle.S.Augustin et S.Georges, Parlement.O RG U ES-H ARMONIÜMS DOMINION, —FABRIQUÉS SPÉCIALEMENT POUR— L.B.N.P.RATTE —: par la :— Compagnie d’Orgues et de Pianos Dominion, Bowmanville, Ont, Orgues d’Eglise, Orgues ù 2 Claviers, Orgues il Petlales, Orgues d’Etude, Orgues de Salon La supériorité des Orgues-Harmoniums “ DOMINION ” a été universellement reconnue par [.ES PLUS GRANDES DISTINCTIONS et les premiers PRIX partout où ils ont été exhibés.LA PLUS GRANDI MERVEILLE DU TEMPS MODERNE a 0 tx> O DO X !§•*: ce P 3 O 0 Hi C 1 ° J-H O G 1 H Xi O HH Va O C -H O IS4 HH 5 rz ?H O » | et rs O r » SPECULATION Comme marges nous acceptons aussi basque un par cent sur les stocks ou un centin par minot sur les grains, et nous remplissons tous les contrats sur le système d'ordre arrêté, ce qui fait que les pertes cessent à la limite de la marge, maigre que les contrats jouissent de prolit sans limites.—Ainsi $10 achètera 10 parts, $25, 25 parts, $50, 50 parts, ou $10 achètera 1000 minots de grains, $50, 5000 minots, etc., etc.Malgré que nous prenions une aussi faible marge, nous ne croyons pas avisabie de se lier à .une aussi étroite limite et nous recommandons qu’une marge d’au moins par part ou 2 centins par minot soit mise.Les cotations du bureau «l’Echange de Ment rêal et de New-Yoïk, c* du Luieau «le com merce de Chicago soi t continuellement reçues tous les jours depuis 10 h.a m., jusqn’à 3.30 h p.m., et sont marquees sui d s tableaux à me sure qu’elles arrivent.L» s liv.es str les cota tions sont aussi gardés con me réferences.Les lettres de chaque jour sur le marche sont en vue aussitôt reçues de nos agents Nous recevons le iïm'-Ÿork Evening Post, Wall Street Few s et le Herald, ainsi donnant aux parties intéressées toutes les facilités peur inïormation.A ceux qui ne sont pas familliers avec la spéculation et qui aimeraient à spéculer sur une petite échelle, nous offrons les suggestions suivantes : choisissez de la liste des stock de New-York ou les grains ou les provisions sur le marché de Chicago, ce que vous voulez acheter ou vendre et donnez votre ordre.Notre commission pour acheter ou vendre est de 3/8 par cent (3; 16 chaque côté) qui est ajouté au prix du stock ou du grain.Par exemple, si vous donnez un ordre d’acheter 25 parts de Lake Shore quand le prix est de 101.nous ajoutons la commission, et remplissons l’ordre à 101 3/8 net, et tous proliis au-dessus de ce chiffre est à vous.Si le prix de Lake Shore monte à 102 3/8 vous avez l'ait $25, si à 103 3/8, $50, et ainsi de suite sans limite jusqu’à ce que vous donniez l’ordre de clore voue contrat, quand nous vous remettons votre marge et votre profit do suite.Si cependant, après l’achat, le prix au lieu de monter, baisse jusqu’à 100 3/8 votre $25 est perdu, à moins que vous ayez mis une autre marge en temps.Si vous achetez 2000 minots de blé à 85 centins vous pouvez le fairo avec $20 de marge, c’est-à-dire, 1 centin par minot, si le prix du blé monte à 87 centins vous pouvez faire $40 de profit! S’il monte à 90 centins vous pouvez laire $100.S’il baissait à 84 centins vous pouvez mettre un autre centin.c’est-à-dire $20 de plus de marge ou vous pouvez ciore à $20 de perte, ainsi le montant risqué est toujours limité, tandis que les profits peuvent se multiplier sans limite.Vous pouvez clore une transaction en aucun temps et régler au prix du marché ; ainsi offrant des facilités jusqu’ici inconnues aux acheteurs en dehors de New-York et de Chicago.Privilèges achetés en aucun temps.Ces contrats deviennent de-plus en plus populaires dans le monde de la spéculation.Aucun intérêt n’est chargé sur achats sur marge fait dans notre bureau.Comme mentionné plus haut, il est mieux de partir avec un dépôt d’au moins $2 ou $3 par part, ou 2 ou 3 centins par minot sur Je grain, parce que les parts achetées à 101J pourraient baissera 100$, justement assez bas pour épuiser la marge de $1 par part, et après cela remonter jusqu’à 104 et 105, 100$ ayant été le plus bas.Si le stock monte, de suite 1 par cent est ausri bon que 50.Nous prenons des ordres arrêtés depuis 5 parts en montant, et dans les grains depuis 500 minots en montant, le lard depuis 25 quarts en montant, saindoux 5000 livres en montant, et nous exécutons nos gros ordres par nos agents à New-York et à Chicago sur une marge de 5 °/0 soutenue, d'après les règlements ordinaires des transactions de courtiers sur le bureau d’E-cbange à New-York, et le bureau de Commerce à Chicago.Des occasions se présentent constamment de chaque côté, les prix étant toujours en hausse ou ?*n baiss«*, si les stocks sont tranquilles, soit le blé, le blé d’iude, le lard ou le saindoux sont très actifs ou vice versa, ainsi, ceux qui jugent le marché correctement, peuvent toujours trouver une occasion de faire de 1 argent.Si les valeurs sont en baisse, vous profitez.pour vendre court, si en hausse, pour acheter : ellos ne peuvent aller que de deux manières, ainsi ignorant les avantages d’information et le choix de la valeur, les chances sont égales.Ceux qui sont déjà familiers avec la spéculation savent exactement quoi faire.A ceux là nous n’avons qu’à dire que nous acceptons des ordres pour acheter eu vendre aucun stock actii en lots de 5 à 100 parts ou les grains ou provisions sur une marge de 1 par cent ou plus a leur choix ; que nous exécutons les ordres de suite et attendons jusqu’à l’épuisement complet de la mage avant de vendre.Les marges doivent être payées en donnant l'ordre.Notre bureau est toujours ouvert pour Paccomodation du public.G.H.BURROUGHS ET Cik., Vis à vis la Banque de Québec.105 ot 107, rue Saint-Pierre, Québec, et 62, rue Sault-au-Matelot.y décembre, 1884.—107.LIGNE ALLAN.Sous contrat avec le gouvernement du Canada cl de Terrcneuve pour le transport des Malles CANADIENNES E?DES ETATS-UNIS.-Arrangements d’hiver-J LES lignes de cetle compagnie SB composent des vapeurs en fer à double engin suivants, construits sur la Clyde.Ils contiennent des compartiments à l’épreuve de l’eau, sont sans rivaux pour la force, la rapidité et le confort, sont équippés avec toutes les améliorations modernes que l’expérience pratique a pu suggérer, et tous ont eifectué les plus rapides traversées dont 11 soit fait mention dans les annales maritimes.Vaisseaux.Ton- Commandants.NAGH.NUMIDiAN.6100 en construction.PARISIAN-.6400 Capt.J.Wylie.SARDINIAN.4Ï0G Lt.Dutton,R N R CIRCASSIAN.-.3400 Lt.Smith, R N R POLYNESIAN.4200 Capt.R.Brown.CO REAN.4000 - GRECIAN.3600 Capt.Legallois.S ARMA Tl A N.3600 Capt A.Aird.BUENOS AYREAN.3800 Capt.N.McLean.SCANDINAVIAN.3000 Capt II.Wylie.PRUSSIAN.3000 Capt J.Ritchie MORAVIAN.2650 Cap:.J.Graham PERUVIAN.-.3400 Capt.Barclay.CASPIAN.3200 Capt.Trocks.HIBERNIAN.3400 Lt.Archer.B N R NOVA SCOTIAN.3300 Capt.Richardson AUSTRIAN.2700 Capt.J.Wylie.NESTOR IAN-.2700 Cr.pt J G Stephens MANITOBAN.-3150 Capt.Home.CANADIAN.-.2600 Capt Miller.CORINTHIAN.2000 Cap:.Jas.Scott.PHOENICIAN.2600 Capt Mtnsiu WALDENSIAN.-2200 Cap:.Stephens LUCERNE.2800 Capt.Kerr.ACADIAN.1350 Capt.Cabel.NEWFOUNDLAND.1300 Capt.My Hus.La voie la plus courte sur mer entre l’Amérique et l’Europe, la traverséo s'effectuant en cinq jours seulement d'un continerl à l’autre.Les vapeurs du service DE LA MALLE DE LIVERPOOL y »-H O b* HH O» a.h3 > t- •g] p M • ta t\2 fe 0 X 0 B O M •"i § t?0 1 'Sa 1 v.0 1 ~ *-H O r*~ O » \> 55 Sh.I—< *—H O O cc -1 g r*- M « O à*"1 e* O 3 • C M ?—* cc M • O -1 OC • O Ïj&S Pilules et Onguent Holloway ! LES PILULES Ipurlfienl le sang, ot ffuérlsseut Ions los «iérarigomonb «lu foie, de l’esiomao, dos reins et des lut ostia 3.Elles donnent U force et ia santé aux coxislU 1 tions débiles eJ sont d’un secours inappréciable dans les fmlis positions des personnes tlu sexo tout 4/* Pour les enfants et le* v’ci bords, elio: LOUIS JOBm, STATUAIRE COIN des RUES CLAIR FONTAINE ot BURTON, s.'Ut d’ur Prix .U) eu w s ?C > •“W M O X S te *-H.> K B T- H 0 s C I Ch H c HH X S r • H £ %—à cc .-m r» -1 cc cc • -1 • Steamers Sardinian.i Dt De De Portland Baltimore Halifax Jeudi.Mardi.Samedi.••• •• •• •••••• •••••••••••••• ••••••••••••• • • • •• •••••••• • •••••• •••••• • ••••« M #•••• 19 mars 1 • •••• M •••••• 24 mars 21 mars 28 « 2 avril 1 •••••••••••••• 4 avril 7 avril lt « [16 avril • ••••• •••••••• 18 « ! .#•••••••••••• |3ü avril 1 21 avril 25 t 2 mai PARTANT DE HALIFAX A DEUX HEURES P.M., ou à l’arrivée du tiain du chemin de fer Intercolonial venant de l’Ouest.Prix du passage de Quebec via Halifax : Cabine.$62 65, $78.00 et $38.00 Suivant les accommodements.Intermédiaire.S 40.00 Entrepont.Au plus bas prix.SERVICE DE GLASGOW.De Glasgow.Steamers 1 l mars 25 « 8 avril Siberian.Grecian.\Carthagcnian.De Dos ton.r- K Ü.iü I £• 2 «g c • O * ** AN *-î ZL «—1 £ X > cr.cc ce 1 - ° ° 3 c- C a r- O* • c X cc a O ttiM iiwnc*iu.(Kt iaîi»de!îi de 5© premiers prix ï Aux expositions dans differetnes parties du monde.Satisfaction garantie ci conditions faciles T Prix aussi bas «lue le permet la qualité supérieure des instruments.Toujours en magasins, L’ASSORTIMENT LE PLUS CONSIDERABLE ET LE PLUS VARIE QU’IL Y AIT EN CANADA.Commandes par la Poste et autres remplies avec diligence.CATALOGUES ILLUSTRÉS ET PRIX EXPEDIES SUR DEMANDE.S ADRESSER A L.E.N.PRATTE, AGENT GÉNÉRAL FOUR LA PROVINCE DE QUÉBEC, Mî7«, nie Notre-Dame, Montréal LAFEANCE, VJNCELE T TF Sf CLE., 124, RUE ST-J OSE Pif 9 ST-ROCIÏ, «ItJEHEC.Agent pour Quebec et les environs.Québec, 12 mars 18S5—lonov.83—1 an 2fps.909 GRANDE CRECHE DE NOEL NOUVEAU MuDÈLE Hauteur de l’étable, 4J pieds.—Largeur, 5 pieds.Hauteur des Personnages, debout, 2 pieds et 2 pouces.Longueur totale de la place occupée par la Crèche, 7 pieds.Au besoin elle peut occuper un plus petit espace.PRIX Crèelie complète :-L’Enfant Jésus, la Sla Vierge, St Joseph, 3 Bergers, 3 Rois Mages, le bœuf, l’ilno, l’étable, l’aoge Gloria, nuage d’anges, lo tout décoré riche, emballage compris.$85.00 Hférne Crècbe : — Sans étable.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.