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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
jeudi 30 avril 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1885-04-30, Collections de BAnQ.

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*4«leine uinee No 378-Edition quotidienne-8eme Année Jeudi 80 Avril 1885 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.ET J’AIME.THOMAS Oïl A PAIS, Rédacteur en Chc/.LEGER B ROUSSE A U, Editeur-Propriétaire.sa JM tilt T it lit: AUX s.tpvrs Ulï nÈItlK BIT Ai 1*1*0S Dimanche matin, à 8.80 heures, réglise Sainte-Marie à Winnipeg, présentait un spectacle saisissant et inaccoutumé à l’occasion de la presence du 9ème Bataillon de Québec venu pour y entendre la messe.Assisté de l’Abbé Faguy,^ aumônier de ce bataillon et du liôv.1 ère Cahill, vicaire de la paroisse de Ste.-Marie, Mgr l'Archevêque offrit le saint sacrilicc après quoi Sa Grandeur monta en chaire et donna un sermon de circonstance dont nous sommes heureux de donner a peu près la substance.Nous regrettons de ne pas avoir entendu, en cette occasion, la voix aimée de notre premier pasteur, car si nous nous en rapportons au témoignage du Times de Winnipeg, et nous n’avons pas grand mal a le croire cette lois, 44 Mgr a et»' écoute “ avec une attention profond© de la “ part de tous ses auditeurs, et, dans k; scs paroles éloquentes et patrioti-“ ques, l’on retrouvait comme tou-“ jours le grand prélat et le grand “ patriote.” L’éminent prélat prit pour texte les paroles de Job : La vie de l homme est une milice- Le saint patriarche après avoir fait une expérience si variée de la vie, avait compris que tout est lutte ici-bas ; il avait eu lui-méme à lutter contre les entraînements de la fortune, contre les épreuves de l’infortune ; à lutter contre ceux qu’il aimait, à lutter contre le plus cruel des ennemis ; il avait eu à lutter contre ceux qui étaient réunis pour le consoler, à lutter contre lui-même, et après une éprouve longue et variée, il s’ecrie en parlant de lui-méme et en parlant des autres : —Mil ilia esL hoviinis vila.Comment s’expliquer que la condition de l'homme ici-bas soit celle de la lutte habituelle ?Le Saint-Esprit nous en donne la raison :—C’est pareeque nous avons failli à nos obligations.— 14 Si l’homme avait suivi la voie de Dieu, il aurait eu la paix.” .Ne jouissant pas de ce bienfait précieux et puisque nous sommes enrôlés dans la milice qui compte toute l’humanité dans ses rangs, apprenons au moins à combattre les bons combats, et comme ledit Saint-Paul à son disciple bien-aimé : 44 1 ra-vaillons comme de bons soldats du Christ.” Cette lutte gigantesque que nous soutenons a origine au ciel môme.Lucifer a levé l’étendard de ta révolte.Malgré les lumières si éclatantes dont il était environné, malgré la puissance d’intelligence que le Dieu infiniment bon lui avait reparti, cet ange rebelle s'est insurgé contre celui môme qui 1 avait cloué de dons si excellents.Dieu ommandu les milices célestes, et l’Archange Michel livra le grand sçmbat qui se lit dans le ciel.Les Cnges révoltés ne prévalurent pas et jelui qui s’appelle le diable ou satan lut précipité des cieux pour plus Lard venir sur la terre, pour plus lard réaliser la parole sainte : “ Mal- heur ù ta terre et à ta mer pareeque le diable est descendu vers vous.” C’est là le commencement de ln lutte ; elle se continua sur cette terre que Dieu avait séparée de la mer et sur laquelle il avait placé un paradis de délices où le premier homme fui invité à boire à longs traits à la coupe du bonheur, et convié à la jouissance des douceurs d'une paix inaltérable.Malheureusement nos premiers parents ne comprirent pas les douceurs de cette paix, et à l'instigation du démon qui se lit serpent pour les tromper, eux aussi levèrent l’étendard de la révolte et poussèrent un cri d’insurrections sous l’inspiration du grand révolté.L'homme avait moins de lumières que l’ange, eu du moins Dieu avait pour lui des prédilections spéciales, aussi l’Eternel n’appella pas les milices célestes pour repousser à jamais l'homme déchu.C’est le Dieu des armées qui se chargea lui-méme d’infliger aux révoltés terrestres le châtiment qu'ils méritaient tout en leur promettant le salut par la médiation et l'incarnation de son fils qui deviendrait le fils de la femme, et à ce moment suprême une inimitié implacable fut placée par Dieu lui-même et son infernal séducteur, et dès ce moment commença sur la terre la lutte qui s'y poursuit depuis la chute de nos premiers parents.Et de gré ou de force, il nous faut combattre, nous sommes soldats.Voyons maintenant, dit l’orateur, quelles sont les qualités qui doivent briller en nous à ce titre de soldat.Le soldat doit être obéissant ; il lui faut de plus la vigilance, et il serait ridicule sans courage et vaillance.Oui.soldats chrétiens, nous devons obéir ! La discipline est la condition première du succès du bataillon.Il sullit dans une armée que le chef prenne ta parole pour que tous s’ébranlent à sa voix ; il sullit de lever l’étendard sous lequel on marche pour que l’on s’empresse do le protéger et de le conduire à ta victoire.Soldats chrétiens, l’étendard pour nous c'est celui du Dieu des batailles, c'est celui du prince pacifique qui a tout vaincu jusqu’à ta mort à laquelle il nous avait condamnés.Rallions-nous autour de cet étendard glorieux ! Le regard fixé sur la croix acceptons tous les enseignements qui en découlent.Le Chef dont nous sommes les membres nous parle par son Evangile, non* commande par son vicaire, nous instruit par son église infaillible.Obéissons à cette puissante voix.Que la discipline chrétienne nous tienne toujours prêts à accepter non seulement ce qui semble à notre portée, mais même ce que nous ne pouvons saisir par les faibles efforts de notre raison individuelle.Le soldat qui reçoit l'ordre de ses chefs ne s’arroge pas le droit de les examiner ;—il obéit, fallut-il que cette obéissance fut scellée de son sang ; il fait à son cira-peau un rempart de son propre corps et à son commandant 1 hommage de sa volonté.Soyons de bons soldats do Jésus-Christ ; obéissons en nous souvenant que c’est à la désobéissance que nous devons tous nos malheurs.Cette discipline sans laquelle la victoire est impossible et ta déroute certaine, cette discipline n’exclut pas la vigilance ; c’est pourquoi nous avons reçu l’ordre de veiller pareeque l’ennemi rôde autour de nous cherchant qui dévorer.Le soldat proposé à la garde d’un poste met toute attention et toute vigilance ; il sait que l’ennemi peut se déguiser de mille manières, se cacher de façon à notre pas reconnu, dresser des embûches contre lesquelles le courage ne saurait le garder ; c’est pourquoi il met tous ses soins et toutes ses facultés au service de cette vigilance qui seule en maintes circonstances pourra le sauver.Si nos premiers parents avaient usé de cette vigilance, le démon ne les aurait ni surpris ni séduits ; ils en ont manqué, ils ont été vaincus et nous ont laissé le triste héritage d'une lutte qui ne finira qu’avec notre existence.Le soldat non-seulement doit être lié par la discipline, tenu en éveil par ta vigilance, mais au besoin il doit apporter à la lutte toute la vaillance que son titre de soldat requiert.Estate fortes in bello—oui, soyez forts dans cette guerre que vous soutenez tous les jours contre l'ennemi du salut ! Soyez vaillants ! La vigilance vous a fait éviter des dangers inutiles ; la discipline vous fournit toute la tactique qui vous est nécessaire, supplée à toute ta force qui vous manque personnellement pour enten- i dre la voix de’ votre divin chef, et revêtus de l'armure dont il vous a couverts par ta grâce et ses sacrements, lancez-vous sans crainte sur l’ennemi qui vous attaque, et vous êtes sûrs de vaincre.Ne pactisez pas avec celui qui veut votre perte ; combattez au contraire avec énergie.Point de pourparlers inutiles, point de faiblesses compromettantes, point de paix quand vous n’avez pas le droit do la conclure.Vous ôtes soldats de Jésus-Christ -.—Combattez vaillamment pour tout ce que votre chef demande de vous et comptez sur la victoire.La lutte telle est votre condition à tous chrétiens, telle est la mienne.Vous êtes soldats, je le suis.A tous, à vous comme à moi et a moi comme à vous, il nous faut obéir, il nous faut veiller, il nous faut combattre.Alors Monseigneur s’adressant aux soldats continua : Ces devoirs qui s'imposent à tous dans l'ordre surnaturel s'imposent à vous d’un manière spéciale.Vous, soldats du 9ème Bataillon qui m’entendez, non-seulement vous êtes soldats comme nous le sommes tous, mais vous 1 êtes dans le sens ordinaire du mol puisque vous avez répondu généreusement à l’appel qui vous a été lait de serrer vos rangs, d'armer vos bras et de marcher poulie maintien de l’ordre et de la paix de uotre bien-aimé pays.Ce que je viens de dire au soldat chrétien vous convient à double titre.Oui, vous obéirez ; oui, vous veillerez ; oui, au besoin vous serez vaillants et braves.Soldats de quel- ques semaines, que le mot discipline soit votre cri de ralliement Moins vous êtes expérimentés clans le métier des armes, plus vous avez besoin d’etre guidés par l’expérience des autres.Le commandement vient d’en liant ; les chefs ordonnent, les inférieurs obéissent, à quelque degré de la hiérarchie militaire qu’appartiennent ceux qui vous transmettent ces ordes.Le chef supérieur commande et ce commandement vous arrive par le colonel que vous êtes si fiers de voir placé à la tête de votre bataillon ; lui vous parle par vos officiers commissionnés ou non-commissonnés, de sorte que l'ordre qui vous arrive du dernier des caporaux de votre régiment n’est que l’écho de la voix de celui qui a le commandement général des forces de Sa Majesté dans ce pays.* Le drapeau que vous suivez flotte à la tête d’armées dont la discipline est connue par tout l’univers, et qui en maintes circonstances, les a conduites à une victoire qui, sans cela, aurait été désespérée Vous serez donc discipliné et obéissants soldats du 9ème Bataillon ; vous serez aussi vigilants contre les surprises de l'ennemi, si tant est que vous devez jamais en rencontrer.Ne vous laissez pas aller à des présomptions, à des vantardises qui ne sont jamais que le résultat de l'inexpérience.Bons soldats, vous devez vous veiller, vous devez vous surveiller au camp, partout où vous passez, partout où vous restez ; non-seulement vous avez à sauvegarder le drapeau sous la protection duquel nous vivons, mais vous avez encore à sauvegarder l'honneur du corps auquel vous appartenez, et dans les rangs duquel nous sommes si fiers de vous voir ; vous avez à sauvegarder l'honneur de vos chefs immédiats qui attendent de vous comme d’eux- ' mêmes la réputation de votre bataillon.Je n'ai pas besoin de vous dire que vous avez toutes nos sympathies.Ceux de votre race et de votre sang vous voient avec complaisance, avec i affection ; ceux qui vous connaissent partagent nos sentiments, mais nous ne nous le dissimulons point, tous ceux qui vous verront ne vous regarderont pas tous avec ce sentiment de sympathie.Que la vigilance qui vous couvrira de sa protection imprime non-seulement à votre bataillon comme corps, mais à chacun comme soldat, un cachet de respectabilité qui commande le respect môme à ceux qui seraient les moins bien disposés.Vous veillerez donc et vous veillerez.Vous parlerai-je de vaillance ?mais ce serait un non sens que de croire 1 au besoin de demander du courage à des soldais.Les armées sont non-seulement la manifestation du droit, mais elles sont l'expression de la force, de la loi ce que donne le courage, que multiplie la vaillance.J’ai l'espoir et je prie pour que vous n'ayez pas à faire une lutte sanglante, mais si ce devoir, le plus pénible de tous, vous était imposé, je sais que vous faillirez pas à vos obligations.Le drapeau que vous défendez est porté par des braves, vous serez aussi braves qu’eux, et j’en ai pour garant le sang même qui coule dans vos veines, vous restes de ta noble race des Francs ; la franchise de votre caractère garantit la franchise de votre valeur.Disons-nous le pour notre satisfaction mutuelle, le courage particulier à la race française ne s’est pas amoindri dans le Nouveau-Monde.Un dos hommes les plus éminents a ne nous a donnés l’Angleterre a étudié notre histoire sur les bords du Saint-Laurent ; il l’a étudiée des hauteurs que couronne la vieille citadelle de Québec, et là, de ce point de vue incomparable, il a vu se dérouler majestueusement le panorama • des luttes gigantesques que nos pères ont soutenues dans la Nouvelle-France ; et sous le charme de cette histoire unique au monde par sa vaillance, cet homme d’état s’est écrié : 44 Celte époque première du Canada français est une période héroïque.” Oui, ces temps étaient héroïques parce que nos pères étaient des héros.Eli bien soldats ! prouvez que vous êtes les petits-fils de ces héros, et ce pays n'attend et ne peut rien attendre de moins de vous.Oh ! mes amis, cet héroïsme qui vous a été légué, n'empêche pas les vives émotions dont palpitent vos cœurs dans la position extraordinaire et imprévue que les événements vous ont faite.Mon cœur bat à l’unisson des vôtres.— Moi aussi j'aime la vieille ville de Champlain qui vous est si chère.Ce Québec d’où vous venez, a vu mon berceau comme le tombeau de mes pères.Je ; comprends tous les sacrifices que] vous avez faits ; vos anges gardiens ont recueilli les larmes que votre départ a fait couler des yeux de vos mères, de vos épouses, de vos sœurs et ces larmes sont présentées au tribunal de ta miséricorde de Dieu • pour attirer sur vous les bénédictions dont vous avez besoin pendant la campagne que vous entreprenez.Dans celle campagne, Messieurs, vous traverserez des pays où l’héroïsme franeais-canadien vous n devancés ; cet héroïsme inauguré sur les bords du Saint-Laurent et de ses riches affluents est venu aussi s’affirmer sur les bords de la Rivière- i Rouge, de la Saskatchewan, de l’Art habaska, du MacKenzie.Vous ne ferez qu’ajouter à cette chaîne si glorieuse de dévouement et d'abnégation que nos aïeux et leurs descendants ont enroulée autour de ce vaste continent.Encore une fois, permet tez-moi de vous dire : Je puis apprécier tout ce qui se passe en vous.11 y a quarante ans j’ai fait ce que vous venez d’accomplir ; j'ai dit adieu à ceux que j’aimais ; j’ai fait couler des larmes des yeux qui me regardaient avec la plus vire affection ; j'ai quitté la province de Québec pour mettre ma vie au service des peuples du Nord-Ouest ; les missionnaires qui m'ont précédé et qui m'ont suivi ont fait la même chose.Vous.nous arrivez à votre tour, j’en suis convaincu, dans une pensée de dévouement ; cette pensée réalise alors dans dans toute son étendue la devise : S ryez soldats sans peur cl sans reproche.Notre Souveraine sera fière de vous ; la province qui vous a vu naître vous reconnaîtra pour votre digne fils ; la sympathie de tous les habitants du Nord-Ouest vous sera acquise, et, ce qui est mieux que tout cela encore, Dieu vous considérera avec complaisance et vous bénira.Au nom du Père, du Fils cl du Saint-Esprit, Ainsi soit-il.Angleterre if AGITATION EN IRLANDE Les journaux de Londres et de Dublin parlent de l’émotion populaire qui règne dans les paroisses de Crolly et de Loughiel, dans le nord de l’Irlande.Yingt-et-une familles devaient être chassées de leurs demeures par le sous-shérif, escorté d'une petite troupe de police.Mais quand cette petite troupe arriva à Crolly, elle trouva devant elldes milliers et des milliers d’habitants accourus de tous cotés, et qui huèrent et silllèrent la police.Grâce aux efforts de deux prêtres catholiques, une collision sanglante fut évitée.Cependant la police, ayant voulu commencer son œuvre d'éviction, la foule l'empêcha résolument de passer.Alors la police s'adressa aux prêtres en leur demandant d'obtenir de la foule qu’on les laissât procéder à l'exécution de leur consigne.Mais les prêtres firent remarquer qu'il étaient de cœur et d ame avec la population en cette occurrence et qu'ils ne voulaient pas prendre parti contre elle.Là-dessus le sous-shériff Ci sa petite armée ayant recommencé leur tentative contre une autre maison et trouvant toujours la foule devant eux l’inspecteur de la police donna ordre à ses hommes de mettre la baïonette au canon et de charger.Alors les deux prêtres déclarèrent qu'en face de cette décision de la police d'exécuter à main armée la mission dont, elle était chargée, ils allaient prier la foule de ne pas résister à ta force par la force.La police lit alors retraite, retira les baïonnettes du canon et attendit un peu à l’écart le moment favorable pour commencer son œuvre.Mais 1a foule, loin de diminuer, croissait encore et multipliait les huées et les silllets.L’inspecteur et le sous-shériff pensèrent alors qu'ils seraient imprudents s'ils voulaient exécuter leur consigne sans être en force.Ils se sont retirés définitivement, mais on annonce qu'ils reviendront avec des forces plus imposantes.On lit à haute voix, le procès-verbal d’un duel : “Le signal est donné; X.# n'écoutant que son courage.” —Allons donc ! fait quelqu’un, il est sourd comme un pot.Feuilllcton du COURRIER DU CANADA 30 Avril 1885.—No 68- LE CRIMEJE GAIN (Suite.) Un moment après, l’enfant s’en-rmit dans les bras du pauvre fou li, lui aussi, perdit le sentiment de xistencc.Annette dit alors à Rolland : —Vous en savez maintenant tant que moi, Monsieur, sur la lie de mon pauvre maître., >it que Dieu se venge, mais qu’il venge en Dieu., la miséricorde celui qu’il nia pendant de Ionics années l’écrase et le torture.pifferaro le calme avec son violon, le malheureux vieillard goûte iclques heures de sommeil.—Le médecin est venu ?—Oui, Monsieur ; ta folie de mon aître est paisible, on m’a conseillé i le garder et de le soigner.le gimo d’une maison de santé pour- it lui devenir funeste.—Et ses affaires soullrent-ellcs iaucoup de cet état de choses ?—Moins qu’on ne pourrait le croi-.Monsieur Belleforge était bon tout le monde n’est pas ingrat.m secrétaire montre un grand zèle à le remplacer el le caissier est un honnête homme.—Pensez-vous que ta présence de mademoiselle Cœlia serait utile ici ?—Utile ! Mais elle sauverait monsieur, je n’en doute pas.Seulement qui sait où la chère enfant est allée ?Elle ne me l'a pas même appris, à moi qui l’aime si profondément.—Je vous en instruirai donc, dit Rolland, il n’y a rien dans tout ce qui s’est passé qui soit de nature à porter atteinte à l’honorabilité de mademoiselle Belleforge.Le jour où elle quitta cette maison, ce fut pour entrer dans celle d’une amie de ma mère., et depuis six mois, mademoiselle Cœlia habite Evian.Je vais lui écrire ; dans une semaine vous ta reverrez.Rolland quitta l’hôtel Belleforge et rentra chez lui, profondément bouleversé par les événements de cette soirée.* Le lendemain il apprenait à sa mère, dans une longue lettre, le double drame accompli dans la famille de Cœlia.44 —Je connais l’âme d’élite de cette “ jeune fille écrivait-il ; en appre-“ nant les malheurs de son père, elle 44 n’aura qu’une idée : se dévouer à lt cet insensé.Si Dieu, qui déjà a fait “ tant de miracles, ne rend pas la 44 raison au père de Conrad, le rêve 44 de ma vie est à jamais brisé, Cœlia 44 ne sera jamais ma femme.Elle me 44 préférera 1a pratique austère et 44 rigoureuse de son devoir, et si je 44 me détourne pour essuyer une lar-44 me, je ne tenterai rien pour la dis-44 suader d'agir de la sorte.Il est des 4‘ tendresses que l’épreuve doit trem-“ per, ennoblir, sanctifier jusqu'à la 44 dernière puissance humaine.Je me 44 soumets, je recevrai Cœlia de tes 44 mains et des mains de son père, où 44 je n’accepterai pas de compagne.44 Tu me trouveras soumis à la dou-44 leur de la perdre, mais je crois que 44 tu l’apprécies assez pour corapren-44 dre qu’on ne peut choisir une autre 44 fiancée après avoir rêvé d’unir à 44 cette enfant toute sa destinée.Toi 44 seule possèdes assez de tendresse 44 et de force d’âme pour lui appren-44 dre quelles adversités l’accablent â 44 la fois.J’aurais couru à Genève “ pour vous chercher toutes deux si 44 mon devoir ne me retenait encore 44 ici.Je ne songe qu’à toi quand il “ s’agit d’aimer, de protéger Cœlia, “ et j’oublie cette excellente femme, 44 la baronne de Roybert, qui l’a ai-44 mée.Oh ! vous ne serez pas trop 44 de deux pour la soutenir et la cou-44 soler désormais ! ” D’après le calcul de Rolland, sa mère et Cœlia devaient se trouver à la garo quatre jours après l’expédition do cette lettre.11 no leur avait point indiqué de date, mais il connaissait trop madame d’Ivrée et Cœlia pour croire qu’elles perdraient un jour, une heure, quand il s’agissait d’un devoir impérieux à remplir.Aussi, à l’arrivée du train qui, dans sa pensée, devait ramener la comtesse d’Ivrée et mademoiselle Belleforge, Rolland attendit impatient, anxieux.Un cri s’échappa de ses lèvres, le regard de Cœlia venait de rencontrer le sien, et sa mère le serrait dans ses bras.Cœlia, vêtue de deuil et pâle comme une trépassée, lui tendit ta main; le jeune homme la pressa avec moins de tendresse que de respect.—Mon fils, lui dit madamed’Ivrée conduisons cette enfant chez son père.Rolland donna l'adresse au cocher.Quand les trois femmes, car l’excellente baronne de Itoyhert ne voulait quitter qu’au dernier moment celle qui fut sa lectrice, se trouvèrent dans la voiture avec le jeune homme, madame de Roybert dit à Cœlia : —C’est à moi d’aller vous voir, ma chérie, je ne me consolerais pas de vous perdre.—Nous irons ensemble, ajouta madame d’Ivrée, jusqu’à la complète guérison de monsieur Belleforge ; et dès que la santé lui sera revenue, nous ne quitterons plus Cœlia.—Ah ! Madame dit 1a jeune fille, quo puis-je faire pour reconnaître tant de bonté ?—M’aimer comme votre mère, répondit à voix basse madame d’Ivrée.Quand 1a voiture s’arrêta devant l’hôtel Belleforge, le comte Rolland descendit.La jeune fille mit pied à terre, deux larmes roulèrent dans ses yeux, elle essaya de sourire aux nobles femmes qu’elle abandonnait, et leur tendant les deux mains : —Adieu ! adieu ! dit-elle.Lorsqu’elle retira des mains de madame d’Ivrée sa petite main tremblante, Cœlia avait au doigt la bague bénite qu’elle avait confiée à la madone d’Evian.Alors un rayon de joie brilla sous ses pleurs et ce fut avec l'accent de l’espérance qu’elle cria :44 au revoir !” à Rolland, qui la suivait d’un regard éperdu.XXVII JUGEMENT Rolland d’Ivréc se trouvait à Versailles pour une affaire de famille, quand un de ses amis lui proposa d’entrer au conseil de guerre.—Noii, répondit le jeune homme, j’y suis allé au temps où l'on jugeait les membres de ta Commune, et je me suis promis de n'y retourner jamais.C’est presque une curiosité malsaine que d’étudier sur un visage le ravage de passions désordonnées.Il me semble voir encore le profil de Ferré avec ses lignes courbes comme une tête d’oiseau carnassier ; la face verdie par ta peur du docteur Ras-toul, les yeux cerclés de rouge de Jourde, la tête baissée de Courbet, i IC l'expression railleuse de Régèn regard inquiet de Grousset.J’entends encore leurs lâches dénégations, car aucun d eux ne garda le courage de ses actes féroces.Us furent couards devant la justice du pays, eux qui avaient saigné au flanc la pairie déjà blessée.Chacun d'eux rejetait sur un complicejl’odieux des laits accomplis, Ces misérables qui avaient égaré ta population, usurpé les emplois, dilapidé les finances, égorgé les magistrats et les prêtres, les soldats et les gendarmes, osaient parler de leur famille et nommer leurs enfants pour se recommander à la pitié des juges.Ils restaient là, cloués sur leurs bancs pâles, livides, défendant leur \ie, et je me les représentais essayant de iuir, traversas sous des habits de femme, et mêlant la farce ignoble à ta tragédie sanglante.Non, je n’irai pas ! les agents subalternes du mal, les séides de ces lâches, les égarés par ces faux rhéteurs me semblent non pas excusables, mais presque digues d'une sorte de pitié.Au premier jour, la plupart d’entre eux ne crurent pas mettre le pied dans un si dangereux chemin ; mais à mesure qu'ils avancèrent on les poussa davantage, l’épée aux reins, le pistolet sous la gorge.Une pensée d’orgueil, des instincts de paresse les firent entrer dans la ligue du désordre, mais beaucoup d’entre eux pourraient être sauvés encore.(A suivre) Le Courrier du Canada, Jeudi 30 Avril 18£5 SOMMAIRE Mgr lâché aux soldats «lu bataillon.Angleterre.Feuilleton.—Le crime de Caïn.M.Mercier et les ultramontain®.Li presse et le parlement.Université Laval.Législature locale, i/insurreclion au Nord-Ouest.Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Avis.—James l’Alton.P.T.Légaré, « ntrcpût d’instruments aratoires.DechOne en Gingras, mancbonnkrs.Crédit paroissial.—C.H.Lanctôt.Nouvelles marchandises.—-Belian Bros.Certificat d’une gu- rison.—Gingras.Langlois Jazar.La compagnie de navigation à vapeur n St-Laurent,—A.Gabourv.Département de Tapis.—Joseph Hamel A F ivres Abandon du commerce.— L.G.Léj ine.t \ A N A D A QUEBEC, 30 AVRIL 1885 JL Mercier cl Us ultramontains L* Assemblée Législative a assisté, avant-hier soir, à une scène tont-à-fait curieuse.ML.Honoré Mercier a fait une sortie furibonde contre les ultramontains, et en particulier contre la presse ultramontaine.11 a été rarement donné à un auditoire canadien d'entendre quelque chose d'aussi plat, d aussi inepte, d’aussi gauche et d'aussi ridiculement inoffensif.M.Mercier n’étant absolument, comme orateur et comme politicien, qu’un mauvais acteur, deux ou trois coups de silliet devraient suffire pour faire bonne justice de sa pitoyable harangue.Toutefois, comme il est permis de se récréer de temps ' a autre, amusons-nous un peu aux dépens du chef de l'opposition.Le sujet est fécond et inépuisable.M.Mercier a parlé des ultramontains et de l'ultramontanisme.Mais sait-il ce que représentent ces mots ?Certainement non.Il est bien connu que le chef de l'opposition brille par une ignorance totale des questions religieuses, et que l'histoire contemporaine est pour lui un livre fermé-Il ne sait même pas l'histoire du Canada.On se rappelle ce fameux discours où il fit combattre nos ancêtres, sous le drapeau anglais, à Carillon comme à Chateauiruay, discours qui lui valut le surnom peu flatteur de Carillon Mercier.Donc M.Mercier a fait rage contre les ultramontains, “ cette école hypocrites qui a sali toutes les causes qu’elle a servies.” lia déclaré que les journalistes ultramontains d’aujourd’hui sont “ ce qu'il y a de plus méprisable et de plus déshonnête, qu’ils sont une honte pour la presse et par conséquent pour le nom cana-dien-irauçais.” Il a parlé de bave immonde, de crétinisme.de cafardisme etc., etc.En un mot tous les lieux communs imbéciles qui sont la monnaie courante des beaux-esprits sans esprit du libéralisme, depuis un siècle ! Monnaie de cuivre et qui sent le vert-de-gris ! Au cours de sa pauvre philippique contre les ultramontains, M.Mercier a reproduit, sans le savoir, quelques parties d'une scène fameuse racontée par Alfred de Vigny.Il a fait appel au côté droit de la chambre, lui demandant de s’unir au parti libéral pour écraser l’ultramontanisme.11 fallait voir cette pose suppliante, ce buste incliné vers la droite, ces bras étendus comme pour attirer à soi les cœurs ministériels.Il fallait entendre les inflexions de cette voix mielleuse et chantante que prend infailliblement M.Honoré Mercier lorsqu'il aspire à devenir persuasif.Le chef de l’opposition jouait la comédie, en y mettant toutes ses grâces, ce qui n’est pas beaucoup dire.On se serait cru en présence d’un cabotin de cinquième ordre.Comedian le.Mais peine inutile.La droite restait froide et refusait de s’enrôler sous la bannière de ce preux pour courir sus aux mécréants de l’ultramontanisme.Pas un applaudissement, pas un 6igne approbatif ; silence glacial.Alors le chef de l’opposition change de ton.Il se fâche tout rouge.Il prend ces airs de Matamore qui n’appartiennent qu’à lui seul, et reproche au parti ministériel de n’avoir pas le courage de ses opinions.Il pose, il phrase, il débite d'une voix fausse des platitudes solennelles, il déclare emphatiquement que la droite a peur des ultramontains.Il parle de capitulation, de reculade, etc.Tragcdiantë.Mais hélas ! comediante ou trage-dion te M.Honoré Mercier rate tous ses effets.Et il est obligé de se rasseoir après avoir manqué une des plus magnifiques occasions de se taire qu’un homme public ait jamais eue.C’est d’ailleurs une infortune dont il est coutumier.Ah ! M.le député de Saint-Hyacinthe, vous êtes bien oublieux ou bien impudent.Comment, c’est vous qui dénoncez les ultramontains et qui criez guerre à l'ultramontanisme ! Mais rappelez-vous donc que cette engeance ” vous l’avez recherchée, flattée, courtisée, il n’y a pas un siècle.Vous étiez dévoré de la soif ardente du portefeuille.Et, nouveau Tantale, vous voyiez sans cesse fuir devant vous, sans pouvoir y toucher, cette source d’eau vive dont vos lèvres étaient avides.Après avoir inutilement tenté de vous allier à M.Chapleau et à M.Mousseau que vos organes et vous-même aviez maintes fois représentés comme des politiciens tarés, vous êtes allé frappera la porte voisine, â la porte des ultramontains.Oui, monsieur, vous avez lait un pas dans l’ultramontanisme.Vous qui êtes libéral et démagogue autant que n'importe qui, vous avez donné dans la ca far dise, pour nous servir de votre expression.11 fallait séduire les ultramontains, gagner la confiance de M.de Boucherville, de M.Bellerose, de M.F.X.A.Trudel, de M.Beaubien.Et le diable s'est fait ermit c.Vous avez solennellement répudié la Patrie.Vous avez rompu bruyamment avec le groupe Beaugrand-Thibaudeau et vous les avez appelés “des poseurs au radicalisme qui sont les pires ennemis du libéralisme.’’ Cependant MM.Beaugrand et Thibaudeau n'étaient pas plus rouges que vous, mais ils étaient plus francs.Vous avez fondé le Temps afin de vous rapprocher de Y Etendard.Vous avez soutenu à Laval le candidat des ultramontains ou castors, M.Gaboury, et à Jacques-Cartier un autre candidat castor, M.Descarries, que vous avez voulu, en dernier lieu, et que vous n'avez pu faire élire contre un libéral pur, M.Boyer.Ah! le portefeuille, comme il vous en a fait commettre des platitudes ! Si les ultramontains eussent voulu, vous auriez fait avec eux une alliance offensive et défensive.Vous disiez que les ultramontains étaient les seuls honnêtes gens du parti conservateur.Et vous avez longtemps caressé l'idée d’un cabinet Mercier-de Boucherville qui aurait eu l’appui de /’Etendard et du Temps.Rien de cela ne s'est réalisé parce que tout cela ne reposait que sur un rêve de votre fiévreuse ambition.Les ultramontains se servaient de vous comme d’un instrument pour faire élire leurs candidats.Mais ils n’entendaient nullement vous accepter comme un des leurs.Ils connaissaient trop vos idées fausses, votre libéralisme sournois, vos allures tortueuses, votre manque absolu de franchise et de consistance politiques.Et déçu dans ce dernier espoir, il vous a fallu, comme le prodigue, retourner au foyer rouge.Jamais chef de parti n’a subi une telle humiliation.Vous étiez battu et roulé par la “clique de la Patrie " \ les “poseurs au radicalisme ” vous avaient dompté.Le Temps avait sombré sous vous.Vous avez dû passer sous les fourches caudines et vous aplatir devant MM.Beaugrand et Thibaudeau, qui, dans leur cœur, doivent avoir de vous une pauvre idée.Et maintenant vous pouvez crier â Yultramontanisme, au cajardisme.Votre jeu est connu, M.le chef de l'opposition.Demain s’il vous fallait paraître ultramontain pour arriver au pouvoir, aux honneurs, â la fortune, vous iriez faire antichambre au bureau de M.Tardivel, rédacteur de la Vérité.Un dernier mot avant do prendre congé de vous.Vous avez grossièrement insulté les journalistes ultramontains.Vous avez dit qu’ils sont “ ce qu’il y a de plus méprisable et de plus déshonnête.” Nous sommes ce qu’on appelle un journaliste ultramontain, c’est-à-dire un journaliste ennemi du libéralisme dans toutes ses nuances et sous toutes ses formes.Et nous vous disons ceci.S'il fallait faire un parallèle entre un journaliste ultramontain comme M.Tardivel, par exemple, et un politicien comme vous, vous en sortiriez écrasé.M.Tardivel a des défauts, c’est indéniable.Mais il a des principes et un drapeau qu’il n’a jamais mis dans sa poche, qu’il n’a jamais dissimulés pour servir son ambition.M.Tardivel est d’une franchise éclatante ; on prétend même que sa franchise est parfois trop rude et nous n’y contredisons pas.M.Tardivel pousse le désintéressement jusqu’à l'invraisemblance.On n'a jamais fait d’«enquête contre lui afin de s’assurer s’il avait reçu de l’argent pour cesser une polémique.Nous ne voulons pas appuyer trop fort, M.Mercier, mais vous devez sentir déjà combien un parallèle entre vous et un journaliste ultramontain du caractère de M.Tardivel serait désastreux pour vous.Quelques-uns nous diront peut- être que nous ne sommes pas tendre pour le chef de l'opposition.C’est vrai.Mais quand un chef de parti descend jusqu’à l’invective brutale et mensongère, le moins qu’on puisse faire c’est do lui dire ses vérités.Lu presse ei le parlement L’Assemblée Législative devient chatouilleuse, sur ses vieux jours.Depuis quelque temps, messieurs les députés sont pris d’un grand courroux contre la presse.On lit la prose des journalistes.On la fait reproduire dans les procès-verbaux de la chambre.On cite les journalistes à la barre de l’Assemblée.On consacre de longues séances de nuit à s'occuper de leurs écrits.C’est trcs-flatteur pour la profession.Et nous encourageons messieurs les députés qui se distinguent particulièrement dans cette campagne à poursuivre le,cours de leurs exploits.Hier soir la Chambre a décidé de traduire à sa barre le propriétaire du Nouvelliste.Ce qui nous amuse dans tout cela, c’est de voir que toutes les foudres parlementaires sont lancées contre un journal conservateur, tandis que rElecteur insulte impunément, aussi souvent qu’il le juge bon, les députés et les chefs conservateurs.La Chambre était plus débonnaire autrefois.Nous nous rappelons que M.Tarte l’a accusée d’etre vendue en partie à M.Sénécal, et le sergent d’armes n’a pas été mis aux trousses de M.Tarte.Pourtant P accusation était raide.Nous croyons que certains épidermes sont devenus bien sensibles.Au nom de la dignité et de l’indépendance de la presse, nous réclamons en faveur de son droit d’apprécier les hommes publics, et de critiquer leurs idées, leurs principes, leurs discours et leurs actes.Certes, nous comprenons qu’on réprime les libelles, les calomnies et les écrits licencieux.Mais quant à la critique des idées et des hommes, dans l’état de société où nous vivons, elle constitue un des droits inaliénables de la presse, et nous ajouterons un de ses devoirs les plus impérieux.Uni v«?r»i U>La val Samedi soir, M.Faucher de Saint-Maurice donnera une conférence publique, à la salle des Cours littéraires, à l’Université-Laval, à 8 heures.Sujet : De /’élément étranger dans le dernier recensement des Etats-Unis.C’est vrai, mais elle trouve qu’un aqueduc est encore plus commode.Ainsi ce projet de loi demande ce que tous les autres projets de loi de ce genre demandent.Si la chambre l’exige, je donnerai de plus longues explications devant le comité des billa privés.La proposition est adoptée.L’honorable M.Champagne propose la deuxième lecture du projet de loi intitulé : li Acte concernant la substitution créée par le testament de feu Jean-Baptiste Bruyère.” Ce projet a pour objet de vendre certains biens substitués.Les raisons ne sont pas les mêmes que pour la mesure precedente.Les faits sont ceux-ci : En 1850, M.Bruyère, riche marchand de Montréal, lit un testament.Les grevés de substitution ont obtenu en 187-i,de la Cour Supérieure de Montréal, l’autorisation de vendre tous les immeubles mentionnés dans le projet de toi.En vertu de cette autorisation, un grand nombre d’immeubles furent ven- Nou.s recommandons à nos lecteurs la magnifique allocution de Mgr Taché au flème bataillon, que nous publions sur notre première page.LÈGI8LATVHK I.OCAI.K Conseil Législatif.29 avril.Présidence de l’honorable XL Boucher de LaBrukke.Le projet de loi i tituant en corporation pérancc du comté d en troisième délibération L’honorable XL Boi président du consei uiiifrn /lominHil lu fAln cnn 11./, ni m» dans l’Assemblc Législative, dans les termes suivants : L’hon.M.Rodeiitson proposé que la chambre se forme en comité des subsides.M.Stephens propose en amendement: “ Quo celle chambre est prête à voter les subsides, mais regrette que, contrairement aux dispositions du statut concernant l’indépendance du Parlement, il a été payé à MM.Lacoste, Globensky el Bisaillon, pour services professionnels pendant les trois dernières années, la somme de 829 G15 55 ; que la majeure partie de cctle somme a été payée à la dite société pendant que Thon.M.Lacos te était membre de la dite société et en même temps du Conseil législatif de cette province, notamment pendant les années 1882 et 1883 ; que l’hon.M.Lacoste a été nommé conseiller législatif le 4 mars IS82 et a résigné cet uflico le 7 décembre 1883.“ Que certaines sommes ont aussi été payées pendant la même période, et on violation à la même loi à, l’hou.Bouclier de la Bruère, l’un des conseillers législatifs et président du conseil ; ‘«Que cette chambre constate avec alarme une tendance croissante à violer le i rincipe de l’indépendance du Parlement et i .grotte que des violations aussi tlagiantes aient été tolérées.” Ou me permettra de donner quelques explications a cette Chambre.Je ferai remarquer a mes honorables collègues que la proposition de censure ne spécifie point les sommes qu’on dit m’avoir été payées.Cette omission est évidemment faite à dessein et dans le but de laisser planer des doutes sur moi, et de mieux persuader l’électorat que j’ai violé in tenlionnellement le principe de l’indô-pendance du parlement.C’est une tactique poltronne qui ne pourra guère profiter à ceux qui ont cru devoir l’inspuer.Quelles sont donc les sommes dont il s’agit ?Il appert par les comptes publics que le Courrier de St-llyacinthc, dont je suis propriétaire, a rem une somme totale de S42.00, dont 8313.00 pour abonnement des divers départi ments à mon journal, et S3 pour une annonce qu’aurait lait publier le ministère de l’instruction publique.Un n’a, je crois, jamais considéré en pratique qu’un abonnement à un journal appartenant a un membre de la Législature constituait une violation delà loi concernant l’inaépendance du parlement.Tous les journaux, indistinctement, sont reçus au siège du gouvernement non pas précisément pour l’avantage du propriétaire du journal mais bien plutôt pour l’avantage des ministres, des députés, des employés du service civil, qui ont intérêt à connaître l’opinion des journalistes dont les écrits sont censés représenter les différentes nuances de l’opinion publique Les cabinets qui se sont succédé comme la législature elle-même, ont considéré ainsi la chose, et lo gouvernement de l’honorable M.Ross n’a pas plus contribué à la violation de l’indépendance des membres des deux Chambres que le gouvernement de l’honorable M.Joly, qui, lui aussi, a payé des abonnements à des proprietaires de journaux membres de la législature.Un me croira, j’espère, facilement sur parole, quand je dirai que les abonnements qui m’ont été payés cette année n’ont pas plus influencé"mon vote eu Chambre que ceux qui m’ont été payes en 1879 par le gouvernement de l’honorable M.Joly.Il n y aurait donc en jeu, a proprement parler,qu’une somme de 8(1 que le Courrier de Sainl-JlyaciiUhe aurait reçue pour une annonce publiée par le dé parlement de l'Instruction publique.Je ii,! me rappelle pas que ce département ait envoyé une annonce à mon journal ni je n’ai eu connaissance quand elle a été publiée.L’accusation en elle-même est si futile que j’aurais pu me dispenser d’y faire allusion, et je demande pardon a cette Chambre d’avoir suspendu pour quelques instants ses procédés." Sur proposition de 1’honorable M.Wood, le projet de loi intitulé : “ Acte constituant en corporation le synode de l’église d’Angleterre du diocèse de Quebec, et pour autres fins eu rapport avec les revenus temporels de cette église, ” est adopté or troisime lecture.L honorable M.Champagne propose la deuxième lecture du projet do loi intitulé : “ Acte autorisant la vente d’une propriété substituée en vertu d’un acte de donation de feu Léon Robert.’’ L’honorable conseiller dit que le promoteur de cette loi allègue, dans la pétition, plusieurs raisons à l’appui de sa demande, entre autres, qu’il est pauvre, malade ; qu’il ne peut maintenir sa propriété en bon ordre et que les revenus ne suffisent pas pour faire face aux taxes el autres dépenses.Si celte propriété était vendue par autorité de justice, elle n’atteiudrait qu’un prix très minime.Rodolphe Robert demande donc la permission de vendre cette propriété, qui appartient à ses enfants et d’en appliquer les produits suivant la loi.L'honorable M.Ross déclare que la, chambre a déjà exprimé sa répugnance sur de pareilles mesures, et cette répu gnance est bien motivée ; car on veut changer les volontés du testateur.Dans le cas actuel, on allègue d’excellentes législation.raisons.Mais il faut prendre garde aux Après quelques nouvellesexplications abus, et le comité des Dills privés doit j de la part de l’honorable M.Champagne voir a ce que tous les allégués soient ; le projet de loi est voté en deuxieme appuyés sur dos faits véritables et agir lecture.I avec toute la prudence possible pour ne Les projets de loi suivants sont votés i lias créer d antécédents dangereux.I en deuxième lecture : j La proposition est adoptée.j “ Acte pour amender l’acte 38 Viclo- L honorable M.Pmjdhomme propose la j ria chapitre 7, intitulé : “ Acte concer-I deuxieme lecture du projet de loi inli-j nant l’élection des membres de l’A^sem- I ¦ i I 11 • A ni n n .1 _ .I 1 • I t.1 £ _ I £ « • .* < dus ; mais on n’avait pas pmrvu au mode de placer les fonds résultant des produits de la vente.C’est le mode du placement des fonds qu’il s’agit de déterminer ; autrement, les acquéreurs refusent de payer.On a pris toutes les précautions possibles pour protéger tous les intéressés.Les grevés de substitution et les appelés donnent leur appui à cette mesure.L’honorabie M.Ross constate que l’honorable conseiller a pris sous sa protection les riches et les pauvres et que la cause doit être bonne, puisqu’il s’en » st charge.Xlais le premier ministre désirerait savoir pourquoi le tribunal qui a autorisé la vente,u’a-til pas déterminé le mode du placement îles fonds.L’honorable M.Remiu.aho est sou?l’impression qu’un juge n’avait pas le droit d’autoriser la vente de biens subs times.Il n’a pas le code sous la main, mais cette decision judiciaire lui parait douteuse sous le rapport de la légalité.L’honorable M.Champagne réplique que l'honorable conseiller pour la Durantaye a répondu pour lui à la question du premier ministre et qu’il avait oublié de dire que le projet de loi aura pour effet de légaliser les vernies et de pourvoirait mole du placement des fonds.L’honorable M.Arciiamueault est d’opinion que la chambre doit agir avec la plus grande prudence au sujet de semblables mesures.On ne doit pas permettre la vente des biens substitués.Le juge qui a autorisé cette vente a manqué de prudence.Le testament est un acte sacré et la cour ne doit pas y toucher.11 y a des abus à ce sujet : on agit contre lu volonté du testateur/ M.CiÉiUN exprime des doutes sur le pouvoir de la législature de légiférer dans le cas actuel, pareeque les aprelés à la substitution ne pouvait donner leur consentement à cette législation, n’étant pas encore majeurs.La proposition est adoptée.L’honorable M.Champagne propose la deuxième lecture du projet de loi intitulé : Acte amendant la’ charte de la cité de Montréal.L'honorable conseiller fait un vigoureux discours à l’appui de ce projef de loi.Il fait l’historique de l’établissement des abattoirs à Montréal et des procès sans nombre qui ont eu lieu à ce sujet, procès qui ont eu dos effets dommageables pour la corporation, les boucliers et les compagnies d’abattoirs.La co La position îles rebelle».— Tac* tique «le IlloL — Nouvelle» «le Itattlelbrcl.— Un soulèvement probable.—l/lmbilel6 tie 4 Métis.Camp de l’Anse aux Poissons, 2!)— Les rebelles sont maintenant sur les deux côtés de la rivière.Quatre-ving dix de leurs hommes sont postés dans leurs embuscades à la Traverse de Gabriel.On dit que ce détachement est armé de carabines ‘Winchester.S’il en est ainsi, toutes 110s forces réunies de près d’un millier d’hommes, auront grande misère à les en déloger.Lord Melgund et le capitaine French, avec leurs éclaireurs, ont appris que la place est très fortement fortifiée.Il existe une chaîne de rochers de 10 à 50 pieds de hauteur, couverts de petites broussailles, de sorte qu’ils seront à l’abri de notre artillerie.Plus loin, à Batoclie, il y a des rangées d’embuscades.Kiel a logé ses prisonniers dans les maisons des Métis, sur le bord de la rivière à Batoclie, de sorte que»lies canons devront les tuer, si notre artillerie tire sur les embuscades.Sur l’autre côté (ouest) de la rivière depuis la traverse de Gabriel en montant les rebelles ont fait tous les préparatifs possibles, des embuscades ayant été creusées tout le long des deux rives de la rivière.Nos éclaireurs ont été si souvent trompés par les cancans de prétendus déserteurs qu'011 les a laissés aller en toute liberté, que l’on 11e reçoit plus leurs rapports qu’avec la plus grande prudence.Ils disent, cependant, que Kiel n'a pas d’artillerie, comme 011 l’a rapporté.De l’autre côté, nous savons qu’il avait deux petits vieux canons de l’ancienne façon, ainsi que des munitions pour ces canons.Le général Middleton est évidemment très étonné de la non-apparition du colonel Irvine, de Prince Albert.Bedson dit qu’il n'y a pas un seul rebelle, sur les quarante-trois milles de pays qu'il y a entre Batoche et Prince Albert.Irvine a 300 hommes en tout sous son commandement, et il devrait pouvoir faire quelque chose.On sup- * pose qu’il est retenu par la crainte d'un massacre des femmes et des enfants.Battleford, 18— Des éclaireurs ont été reconnaître la position des Sauvages sur la réserve de Poundmaker.Ils ne sont pas revenus.Le détachement de police à cheval qui formera l'avant-garde de la colonne qui marche contre les Sauvages, a traversé la rivrère aujourd’hui et est maintenant campé avec les troupes qui sont prêtes à se mettre en marche à un moment d’avis.Ce détachement se compose de cinquante hommes de la police à *- * ^ «luamji 1 s, ii,i i i 1 .i • .• .;onséquence en a été que ces comna chevaI cle vingt-cinq lantassms.jnies n’ayant pas d’ouvrage par suite ne sa^ Pas encore quelle partie Je toutes ces difficultés, elles ont failli.lles troupes l’accompagnera, mais g! de Le conseil de ville est alors intervenu et a passé une résolution pour l’achat des abattoirs au prix de 8300 000.Par cette même résolution le conseil a décidé de revendre ces abattoirs à une compagnie composée d'hommes du métier pouvant donner une garantie suffisante pour l’exécution du contrat • le prix est fixé à 8250 000 ; mais la corporation garde 10 arpents de terrain à chaque abattoir pour établir un marché aux animaux.La corporation demande des amendements à sa charte pour mettre la résolution à exécution et vendre les abiiltoiis aux conditions spécifiées dans le projet de loi.Elle demande aussi l’autorisation d’emprunter 8300 00 ni d’imposer certaines taxes pour faire face à cet emprunt.Ce projet de loi est l’expression du sentiment des citoyens de Montréal puisqu il est demande par les membres du conseil de ville.Aucune petition n’a été présentée contre cette mesure Toutes les parties intéressées : la corporation, l’union des abattoirs et les créanciers, donnent leur consentement à ce projet de loi.L’honorable M.Beauduv fait une charge à fond de train contre les rè-le-ments dos abattoirs et contre les conditions onéreuses imposées,sur tout par la compagnie des abattoirs de l’est de Montréal.J1 prétend que les boucliers et les commerçants de viande ont toujours été opposés à rétablissement des abattoirs et qu’ils sont défavorables à la législation projetée.L’honorable M.Ahciiamiikauut se prononce en faveur du projet, parce qu’il semble être l’expression du sentiment de tous les citoyens de Montréal et qu’il Y * entente entre les bouchers et les compagnies des abattoirs.Il n’y a aucune raison de s'opposer à cette quelques-uns des Queen’s Own y iront certainement.Le détachement qui entoure les bâtiments du gouvernement était presque complété ce matin, et il protégera parfaitement le détachement laissé à la garde de la Traverse, La garnison de Battleford traversera probablement la rivière demain, et les citoyens pourront alors sortir des casernes et rentrer dans leurs foyers.Un courrier est arrivé, ce soir, avec la premiere malle reçue depuis deux semaines.11 rapporte que les voitures qui portent les vivres et le fourme pour le colonel Otter sont sur la route, et arriveront probablement demain.On a vu des Sauvages, aujourd’hui, sur les Montagnes de l’Aigle.Huit autres éclaireurs sont partis pour la réserve de Pondmalcer à la brun an te hier soir.Le corps de Payne, l’instructeur agricole qui a été assassiné par les Sauvages, a été enterré hier par les hommes de la police à cheval.On pense que Poundmaker a de nombreux guerriers sous ses ordres qu’il fera une résistance désespérée.Le temps est beau et tout le monde est bien.fort Qu’Appelle, 29—On a reçu ici la nouvelle d’une source que l’on considère comme certaine, qu’un plan d’attaque est à se préparer par les Métis et les Sauvages.11 y a environ 500 Métis en état de porter les armes dans ce district*dont 200 au moins, suppose-t-on seraient heureux d’avoir une chance de piller les blancs.Il doit être entendu que leurs parents et amis se sont battus dans le nord : plusieurs ont été tués ou blessés, et leurs sympathies sont sans contredit acquises aux rebelles.Le résultat des divers engagements qui ont lieu dans le nord 'leur est connu douze heures» après l’événement, et le résultat leur a inspiré du mépris pour les .volontaires et de la confiance en Iiiel.Les Pieds Noirs sont mécontents depuis longtemps, grâce aux mauvais traitements que leur ont fait subir les autorités, et malgré les messages qui ont été envoyés à sir John, il est maintenant connu qu’ils se préparent secrètement à un soulèvement.Ceux qui sont en position de connaître les choses considèrent que la situation est d’uno Le Courrier du Canada, Jeudi 30 Ayril 1885 extrême gravité, car nous sommes environnés par vingt réserves.Des armes front distribuées aux colons pour leur protection aujourd'hui, mais lorsqu’éclatera le soulèvement, les colons des environs du Tort et des réserves seront dans une terrible position.Winnipeg, avril 29.—Les fils télégraphiques sont encore coupés entre Qu’Àppolle et les Montagnes du Tondre et rien n’a été appris du général Middleton aujourd’hui.Nous ayons une tenpérature magnifique aujourd’hui.Le capitaine Swinlord officier du commissariat à Qu’Appelle a télé-grafié eu réponse à la société de secours des dames, suggérant d’envoyer tout ce qui est nécessaire pour la chambre d’un malade, gelées, vins, brandy, chancelles en cire, tout ce qu’on jugera bon de donner, sera envoyé de l’avant par lui, et aussi vite que possible.Les blessés seront à la traverse de Clarke ce soir.Winnipeg, 29.—Les accidents se suivent avec grande rapidité au Nord Ouest.Les métis ont fait savoir aux sauvages que le général Middleton avait été défait à la dernière bataille et ceci a créé une vive sensation près de Qu’Appelle.Les sioux disent que les métis les ont menacés de les massacrer s'il ne voulaient pas se joindre à Rie], et ils ajoutent que c\ st l'intention des métis qui demeurent près de Qu’Appelle de s’insurg r, d'attaquer le fort et de s’emparer des provisions que l’on envoie au général Middleton Les lignes télégraphiques sont encore brisées dans ce district et l’on croit qu’elles ont été coupées par les rebelles.§500 de récompense ! Alloiiti-y »iû,Nous publions dans une autre colonne une annonce de MM.Dechène cl G ingras, qui viennent d’ouvrir un magasin de chapellerie et de fourrure, à l’encoignure des rues St Joseph et de la Chapelle.Got établissement, qui a subi des améliorations importantes dans le coins du printemps, est sans contredit, l’un des mieux assortis de notre ville.Les propriétaires de ce magasin ont constamment en mains un fonds considérable de chapeaux de toutes les formes, de paletots imperméables, de cannes, de parapluies, etc.Les prix sont à la portée de toutes les bourses.Nous conseillons à nos lecteurs de visiter ce magnifique établissement avant d’aller ailleurs ; nous sommes convaincu qu’ils y trouveront tout ce qu’il faut pour satisfaire les goûts même les plus exigeants.Les membres du clergé sont soécialement invités à faire leurs achats chez MM.Déchène et Gingras, qui feront tout leur possible pour donner la plus complète satisfaction sous le rapport de la qualité et du prix de la marchandise.mal (1*3 této, indigestion, constipation que nous ne pourrons pas guérir avec les pilules végétales pour lo to«e du Dr West, lorsque l’on aura suivi exactement les prescriptions.Ces pilules sont purement végétales el donnent toujours satisfaction.lilies sont recouvertes avec «lu sucre et en grandes boites contenant 30 pilules ; prix ‘25 CENTS A vendre chez tous les pharmaciens.Déliez-vous des contre-façons et des imitations.Les véritables sont faites seulement par .JOHN C.WEST A CIE, fabiicants do pilules, 81 et 83, rue King Est, Toronto, Ont.Un paquet d’essai sera envoyé gratis par la malle sur réception d’un timbre do 3 cents.En vente par J.1.Veldon, 120, rue SU Joseph, Québec.PETITE*) AOUT ELLES MESSE POU H LE OÈME RATAILLON.— Dimanche matin, 9.30 heures, une grand’messü recommandée par le Cor cle Frontenac, sera chantée à ia chapelle Bon Pasteur pour le 95me Voltigeur de Quebec, maintenant au Nord-Ouest.SERVICE POSTAL.—Ld VapOUT CoJltCSt, de la Compagnie de navigation à vapeur du St-Lauicnt, fera de nouveau cette année le service des malles entre les stations océaniques et Bimouski et vice versa.Il doit quitter le port ces jours ci.les semences.—11 parait qu’on a commencé à semer des patates, lundi, à la Pointe aux Trembles.anniversaires.—Aujourd'hui est le 2G3eme anniversaire cle b naissance de Mgr de Laval.C’est aussi le 213ème anniversaire de la mort de la vénérable Marie de l’Incarnation, fondatrice du monastères des Ursulines de Québec.DÉVASTATION A ST*FRANÇOIS DE BEAUCB.— La débâcle ici a camé des dommages en démolissant un hangar de 50 pieds sur îO appartenant â Joseph Mercier, charretier, et emportant la premièic arche du pont qui a coûté l’an derniei au-delà de 87,000.Le pont appartenait à MM.Onésiine Latulippe et Cyrille Genest.La glace, arrêtée dans la nuit du jeudi, s’est remise en mouvement vendredi matin, veis 5 heures, démolissant une maison appartenant àThéod.Poulin, forgeron, la glace s’est arrêtée do nouveau vers 8 heures, et l’eau s’e>t mise à monter.Dans certains endroits l’eau a atteint une hauteur de 8 pieds au-dessus do la berge.A trois heures do l’après-midi, ven.dredi, au-delà de doux cents personnes étaient réunies sur les hauteurs.Quelqu’un proposa alors de s’adresser à Ste-Anue pour faire cesser cette inondation.La foule se jeta à genoux et récita le chapelet.Une heure après, la glace se remettait en mouvement, emportant le reste du pont et Brisant plusieurs maisons.Voici les noms de ceux qui ont le plus souffert de l’inondation : Joseph Mercier, maison et hangar, $500 ; Théodore Poulin, 8150 ; Félix Labrecquo, S200 ; Joseph Rancour S76 ; Jean Rodrigue, S50; Elz.Bisson, _______ $100; Achille Bisson, $200.1 lusiem.s vjqus paierons la récompense ci-dessus pour marchands ont souffert de grands dom-J II chaque cas do maladie du foie, dyspepsie, mages, entre autres MM.Ouellet, Julras, Brunet, Renaud et Poulin.Le père de Thon.Jean Blanchet a failli se noyer en 1 sauvant ses effets.La rivière a monté 20 0 pieds au-dessus do son niveau ordinaire et à un certain moment tout le village fut inondé.Nous avons été pendant trois heures dans des transes terribles.Ou craignait que d’un moment à l’autre les glaces allaient tout emporter.Il n’y a pas eu de pertes de vie.Lu revanche, plusieurs animaux ont péri et les autres se sont sauvés à la nage.On signale plusieurs actes décourage de la part de ( quelques citoyens, et l’on peut dire que I tousse sont admirablement bien conduits.L’on peut sans exagération évaluer les dommages de l’inondation dans la paroisse de St-l’rançois à 25 à 830,000.On o-pèri* que lo Québec Central va se hâter d’ouvrir an trafic sa ligne de chemin de fer les glaces ayant rendu impraticables les chemins de voitures poui plusieurs semaines.Une lettre reçue hier matin de St-Frauçois, dit: Ce matin, en regardant le village, on dirait que la guerre y a passé, tant la dévastation a été grande.Dans les maisons qui ont sou flot de l’inondation on marche dans la boue à moitié jambe, et les marchands disent que la farine, le beurre et le sacre sont, comme ou pt use bien, entièrement gâtés et perdus.” I.e R: ann reel QUALM TREATMENT ONGUENT ET PILULES HOLLOWAY.—C(.*S puissantes Médecines forment par elles-mêmes lout une pharmacie portative, parce qu’il ne se rencontre ni maladie interne, ni externe, pour laquelle l’une ne soit un remède certain.Les éruptions, cancers, tumeurs, scrofules, rhumatismes, hydropisies, le scorbut, l’asthme et la goutte, sont entièrement réduits et disparaissent sous faction combinée de cos Remèdes; et en cas d’indigestion, de migraine, de bile, d’affections du foie, de débilité et autres désordres provenant des organes internes, ces Pilules produisent les résultats les plus étonnants qu’on puisse imaginer.Si une préparation extirpe toutes les impuretés du sang, la maladie se trouve conjurée.Ces merveilleuses Pilules obtiendront ce résultat dans un espace de temps incroyablement court.¦iwajortiCMur i 'rgxoairwv a C10NFORMEMKHT aux disposition du I / section 0, chap.46.des Statuts Consolidés du Canada, lo bureau dos examinateurs, nom >i é d’après la section 8 de cos statuts, se réunira à co bureau, le LUNDI prochain, K du mois prochain à 1* h A.M Tens les aspuants qui ont été remis pour exam-n par 1-s bureaux, sent pri s de r* non e-lor loi rs demandes, et tous les nouveaux asj i rants à lu licence d* mesureurs de bois, sen par les présentes notifies d assister à cette léut nlon.JAMES PATTON Sur ntemlant Bureau des mosmeurs de toc K Québec, 30 âwil * 835 Quunec, 30 avril 18 5—3f.189 P.T.LËGAEË ENTREPOT d'instruments Aratoires 401, I5iïc Si-Vsalbr, ST-SAUYEUR QUEBEC.LA SANTÉ EST LA RICHESSE Le traitement du docteur J.C, WEST pour Ies nerfs el le cerveau e t un spécifique sûr contre l’hystérie, les étourdissements, les convulsions, les accès, les névralgies nerveuses, les maux do tète, l’idraiblissoment des nerfs causés par l'uspgi* de l’alcool, ou du tabac, affaiblissement du corps, de l'esprit, ramollissement du cerveau, conduisant à lu folio, à la décrépitude et à la , .mort, vieillesse prématurée, stérilité, et toutes , dus tables.t i • t _ % _ « i • « ¦ Trt U ! « i En laveur de l’Hôpital du S.-C.de Jésus, sous e patronage distingué de fr$a Grandeur Monseigneur l’Archevôquo de Québec et de MM.les membres du clergé, aura lieu dans le courant do l'automne prochain.Les Dames ci-dessous nommées qui se sont généreusement chargées de tenir les tables du Bazar, recevront avec reconnaissance les dons do toute nature (pie l’on voudra bien leur faire.Table Sl-Joseph.—Mmes P.Picard, J.Bouleau.Table St-François d’Assiso.—Mmes P.De-chêne, G Blais, F.Donaldson, Ch.lUymond.Table St-Sauveur.—Mmes P.Blouin, G.Gué rard, G.Mercier.Table St-Alexandre.— Mmes B.Delà mare, Marceau, A.Labrecque, G Magnan.Table St-Jean-Bapti&te.—Mmes J.B, Drouvn, A.Dugal, G.Delislo.Table Ste-Anne.— Mmes G.Cou illard, J Gar ley, Jos.Jacques, Jos.Côté, Dr lie H Gj.gnon.Table du Sacré-Cœur.—-Mmes IL Allaire, dos.Lachance, Belle Laberge.T*ble Frontenac.— Mmes J.O'Neill, W.Jalbert.Th.Potvln, V.Collins, E.Pûquet.Table Sts-Anges, (Rafraîchissements)—Mmes J* E.Latulippe, J.Nadeau, All*.Bobitaille.Québec, 4 avril 1885.171 DECHENE & OINDRAS, KT LES BB.PP.qbLA IS se proposent, avec la bienveillante autorisation de Mgr l’archevêque, d’avoir l’automne prochain, m hazir en Dveur de leur église.Voici les noms des Dames qui ont eu la bonté d’accepter la dur g** CHAPELIERS, QUEBEC.g§?* MANGHQNNIERS KT CHAPELIERS, UUEBEr.maladies camées par un excès de travail do l’esprit, ainsi que tout ex» ès de tout autre genre.Chaque boite contient des remèdes pour un mois.Un dollar par boite, ou six boites pour cinq dollars ; envoyées par la malle, sur réception du prix.Nous garantissons que six boites guériront tous les cas.Avec chaque commande que nous recevrons pour six boites, accompagnées de cinq dollars, nous expédions à l’acheteur la garantie écrite que nous lui remettrons son g Table de Sainte-Famille.—Mine Vve B.Vail-lancourt, Mme F.Martineau, M.M.Itobilaill*', M.F.Auger, M.S Langlois, M.P.Verre t Cils;, Mlle J.Fraser dit Trudel.Table du Tiers Ordre.—Mdes Louis Lépino, Joseph Lafranco, J.Trudelle, N.M inguy, Z.Z.Poulioi.L.Falardeau, Marcel Rochelle.Table St-Jean-Baptipte—Mdes F.l’o lin A.Liliberté, S.Donbrcwski, F.Il Audibcrt, Vve Fred.Fraser, Léon Saucier, Méville I)cchèn*3, >on argent, si le traitement n’opère pas une Joseph Lachance, Pierre Légarô, F.N.Fournel, guérison.Les garanties seront données par j Théophile Dussault, Théodore Alain, Magloire J.J.VELOON, Simard, Napoléon Shink.Pharmacien, 120, rue St Joseph, Québec, Table des congréganistes sous le patronage seul agent autorisé pour la vente d«s ces remèdes, de St-loseph.—Mdes F.X.Biron, André Jac-Qu bec, t> décembre 1884—lan.100 : quss, Gatidioso Letarte, Albôrt Piquet, J.B ____________________________________Picard, Magloire Jacques, George toonlminv.Table des Enfants ne Marie.—Dlle Zoé Petit, Tntcpnh /frnnpl £r T?rî>)'f>c P.1,e s°Phie Verrat, Dlles Mario Langevin, OfsCJJil HLll IHLl IV / C / Coy cioclia Gosselin, Léa Marois.„ 0 Table du Rosaire Vivant.—Mdes Magloire é>b?LUC o0ïlS"IC-r0rt , Giguôre, L.Godbout, J.Laberge, J.Larochelle, ; J.B.Dugal, Ferd.Marois, J.A.II mel, Jean ET 62.COTE DE JLA MONTAGXF, Giroux, père ; Jean Girou?., lils; A.Devarenne.0XT.P , , .Table do rafraîchissements.-Mdes Pierre NI le plaisir d annoncer que les dernier arrivages par les steamers transatlantiques ont coin létê leur assortiment de nouveautés pour le PRINTEMPS ET L'ÉTÉ.et «,uo les plus récents produits de la Mode de Lon 1res et de Paris sont maintenant étalés dans leu.s magasins.0, K 35.184 -Josep —M’-sdumes i*.F.Rhéaume, Jos Picard, F.X.Brum au, Jos.Char-sL et Ünés.^iinard.Table ad litionuelle (Soc.de l'Unio i de Prières)—Mmes El Cizeiu, Frs Labreque.L Isr.Chavanel, Dîles M.ine Bigao e.to et Marie Ciavet.Y X.GOSSELIN, j Ire, cuiv.Québec, 24 avril l$85.185 JEW VEJYTJE.R CEETICICAT D'UNE GUERISON.Québec, 1er avril 18S5.A Messieurs GINGRAS, LANGLOIS A CIE.Messieurs, CVst avec plaisir «pie jî vous donne le certilicui suivant : J'ui soulfert depuis deux an?d’une éruption gén raie (dartres) à un t el point «pie j’étnn obligé de porter des gants pour travailler ; après avoir fait usage de l’Eau Minérale de Saint-Léon pendant cinq nni-s, j'ai obtenu une g érison parfaite.J’ai-¦ riiomi-iir «l’être avec considération, Votre, « * te., ED.ROUSSEL.Maitre-meuuisier, 7i, rue Richmond Lis soussignés viennent «le recevoir un approvisionnement nouveau «le la célèbre Eau Minérale do St-Leon qui a obtenu la guérison ci-dessus memionnèo.CoUm Eau doit être prise ù jeun pour la constipation «‘t après le repas pour la dyspepsie.GINGRAS, LANGLOIS A GIE, N.G, rue Bu» de Québec, 27 avril 1885.1S7 Ev?LES, PRIVILEGES ET CEREMONIAL DU TIERS-ORDRE DE Saint-François en v.-nte chez ]?I.Nf.!S.BiUDl, libraire, liasse-ville.Cet ouvrage vient «l’être publié avec ('approbation de Sa Grandeur Mgr l'Archevêque.II renferme une foule «le renseignements utiles el indispensables aux tertiaires.guébec.14 avril 1885.179 VERS LE 15 AVRIL PROCHAIN, nous transporterons le siège * GHANDE MERVEILLE DU TEMPS MODERNE i ¦ r*— * * —- - - mi w L.O W S O o CO — CO fl* .« •— u Cl 2 ~ o O ^ fl t-, G) fl y ° rfl cf o .H —- o x ?CO *—• « .’r »-P fl ~ GJ O c c-i O fl ,5 o ®r O rt ork inconnues aux acheteurs en dehors de tg Privilèges achetés en aucun temps.Ces contrats deviennent de-plus en plus populaires dans le monde de la spéculation.Aucun intérêt n’est chargé sur achats sur marge fait dans notre bureau.Comme mentionné plus haut, il est mieux de partir avec un dépôt d’au moins $2 ou $3 par part, ou 2 ou 3 ceutins par minot sur le grain, parce que les parts achetées à 101J pourraient baisser à 100J, justement assez bas pour épuiser la marge de $1 par part, et après cela remonter jusqu’à 104 et 105, I0UJ ayant été le plus bas.Si le stock monte, do suite 1 par cent est aussi bon que 50.Nous prenons des ordres arrêtés depuis.5 parts en montant, et dans les grains depuis 5Ô0 minots en montant, le lard depuis 25 quarts en montant, saindoux 5000 livres en montant, et nous exécutons nos gros ordres pv nos agents à New-York cl à Chicago sur une marge de 5 °/a soutenue, d’après les règlements ordinaires des transactions de courtiers sur le bureau d’E-chango à Nevi-York, et le bureau de Commerce à Chicago.Des occasions se présentent constamment de chaque côte, les prix étant toujours en hausse ou en baisse, s; les stocks sont tranquilles, soit le blé, le bié d’inde, le lard ou le saindoux sont très actifs ou vice versa, ainsi, ceux qui jugent le marché correctement, peuvent toujours trouver une occasion do faire de l’argent.Si les valeurs sont en baisse, vous prolltezpour vendre court, si en hausse, pour acheter : elles ne peuvent aller que de deux manières, ainsi ignorant les avantages d’information et le choix de la valeur, les chances sont égales.Ceux qui sont déjà familiers avec la spéculation savent exactement quoi faire.A ceux là nous n’avons qu’à dire que nous acceptons des ordres pour acheter eu vendre aucun stock actii en lots de 5 à 100 parts ou les grains ou provisions sur une marge de 1 par cent ou plus a leur choix ; que nous exécutons les ordres de suite ot attendons jusqu’à l’épuisement complet de la mage avant de vendre.Les marges doivent être payées en donnant 1 ordre.Notre bureau est toujours ouvert pour l’accomodation du public.G.H.BURROUGHS ET CiE„ Vis à vis la Banque de Québec.105 et 107, rue Saint-Pierre, Québec, et 62, rue Sault-au-Matelot.9 décembre, 1884,—107.ÎES lignes de cette compagnie se composent J des vapeurs en fer à double engin suivants, construits sur la Clyde.Ils contiennent des compartiments à l’épreuve de i’eau, sont sans rivaux pour la force, la rapidité et le confort, sont équippôs avec toutes les améliorations modernes que l'expérience pratique a pu suggérer, et tous ont effectué les plus rapides traversées dont il soit fait mention dans les annales maritimes.Vaisseaux.Ton- Commandants.NAGE.FUX! Di A K.6100 en obstruction.PARISIAN.5400 Capt.J.W y lie.SARDINIAN.4200 Lt.Dutton,R N R CIRCASSIAN.3400 U.Smith, R FR POLYNESIAN.4200 Capt.R.Brown.COREA F.4000 -—.GRECIAN.— 3600 Capt* Leg allais.SA II MA TIAN.3600 Cc.pt A.Aird.BUENOS AYREAN.3800 Capt.F.McLean.SCANDINAVIAN.3000 Capt //.Wylie.PRUSSIAN.3000 Capt J.Ritchie MORAVIAN.2650 Capt.J.Graham PER U VIA N.3400 Capt.Rare lay.CASPIAN.3200 Capt.Trocks.HIRER NIA N.3400 LL Archer, R N h NOVA SCOTIAN.5300 Capt.Richardson AUSTRIAN.2700 Capt.J.Wylxe.NESTOR JA/L.2700 Cuvt J G Stephens MANITOBAN.3150 Cc.pt.Home.CANADIAN.2600 r • J.Miller.CORINTIHAN.2000 uvt.Jas.Scott.PHOEN 1C IAN.2600 t.• Men z i*s WALDENS IAN.2300 Capt.Stephen! LUCERNE.2800 Capt.Kerr.ACADIAN.1350 Capt.Cabel.NEWFOUNDLAND.1500 Capt.My Hut.La voie la plus courte sur mer entre l'Amcrlqur et l’Europe, la traversée s’effectuant en cinq jours seulement d’uu contins»", à l'attire.J k I M rs n* _ n s: r M X U c X cc -i o "H O • B o o» p.p > o - o £3 3 O D r— O *t D P r*.o’ 3 - • r* _ (Z o X C tn cc ?» a • » 1 — ce • 0 1 — - « ’h u O 'JD 03 U r ^ » 1 1 •% 0 Z O r-.fl y; ¦w 9 o w 'ZJ k—1 • r •—• o f _ X c Q U3 X 5* u Ce •w X r-» - cc — I *1 cc cc tt- o Ç ® *: î= JD ci S —3 — 3 O Uo X w •5* g.K Ü I aa C» G) S ~ M O w ^ -s 1 X K zi X ^ cc cr § ° 3 c- 3 O ?g y.cc cc c rt i2£ï^2«ka ’5.- , 17, Rue Wall, Now-Ycik.CONDITIONS —DU— Romances et Duos FRANÇAIS.11.3WH GA iV Courriel du Canada de B’A bon sarsa*12 MühHtlIE, depuis l’année 1861, A toujours gardé en magasin la plus grande variété do musique vocale françaiso do cetto ville, et toute assertion contraire est absolument fausse I i Ui M MORGAN est extrêmement peiné d’être I FRANCK.-j Si obligé do (aire cette remarque, mais les bruits I I Ti ridicules et préjudiciables répandus sur son compte, le forcent à donner co démenti à cette nouvelle, mise en circulation dans un but ! Un .IJ1(»s.«.p CAI}AD A, .qu il peut fournir de* ; ORMES MAGNIFIQUES à bon marché * Québec, 10 mal 1884.1037 UtUmr.fr0pri4iùr$, No 9,rue Buade,Haute Ville,Qnéhe
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