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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
samedi 6 juin 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1885-06-06, Collections de BAnQ.

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ÎÉdeme Année i\o ^-Edition quotidienne-Beme Année Samedi 6 Juin 188 5 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.THOMAS OUA OA JS, Rédacteur ET J’ÂIME.*ns vw LEOER BROUSSEAU% Editeur •Propriétaire.Fil AN CK Paris, 14 mai.Voilà donc la laineuse loi contre les récidivistes votée.Les journaux opportunistes triomphent, les feuilles radicales sont furieuses, et les deux camps échangent à ce propos des injures violentes.' Pour la presse conservatrice, la loi n’avait pas un interet palpitant.Les gens de bien en France savent que toutes les sévérités qu’on inventera contre les chevaux de retour de la correctionnelle nous préserveront insuffisamment des tristes conséquences du régime républicain.La pornographie et le laïcisme (nom poli à la propagande athée) enrichiront sans cesse l’armée du crime et feront plus de malfaiteurs que la loi n’en pourra punir.Cependant, au nom des conservateurs, Mgr Freppel et M.de Mun avaient combattu à la tribune certaines monstruosités de cette loi qui, en principe, n’est pas mauvaise, mais qui, par son application, doit être une arme de parti mise aux mains des républicains modérés contre les républicains logiques et leurs électeurs.L’attitude de M.de Mun et celle du vaillant évéque d’Angers n’ont trouvé que des éloges auprès de tous ceux qui veulent que la loi des récidivistes soit une loi de salubrité morale et non de vengeance polit i-que.Mais je me trompe.Figaro, que nombre de Parisiens veulent absolument élever à la dignité d’organe conservateur, proteste contre l’intérêt que l’honorable député du Morbihan et l’évêque d’Angers “ témoignent ” aux ricidivistes.D’après Figaro, une loi contre les “ récidivistes ” était nécessaire ; les conservateurs ne l’avaient point laite quand ils étaient au pouvoir.Ils seraient donc sages de rester tranquilles aujourd’hui, et de laisser les républi- cains agir.Je n’ai pas besoin de vous marquer l'inconvenance de cette attitude.Ni M.de Mun ni Mgr d’Angers ne manquent de zèle pour l'intérêt bien entendu de la société.Mais pour protéger cet intérêt, il n’est pas nécessaire de devenir féroce et de condamner aux travaux forcés à perpétuité, sous un climat mortel, de malheureux vagabonds et mendiants que la loi française a jusqu’à présent punis de simples peines correctionnelles.Il est vrai que Figaro, qu'on veut donner comme l’organe de l’aristocratie et qui est essentiellement celui d’une bourgeoisie blasée, égoïste ol féroce, se moque avec désinvolture des vagabonds et des misérables.Parmi les récidivistes, il en est de dangereux; donc mort à tous les récidivistes et qu’on n’en parle plus, et qu’ils ne viennent plus attrister ou menacer l’aimable existence des rédacteurs et abonnés du Figaro sous notre aimable république.Vous avez évidemment, depuis notre grandissime exposition d’il y a sept ans, entendu parler de la gigantesque statue de la Liberté éclairant le monde qui y figurait en partie.Cette œuvre du sculpteur Bartholdi a été offerte par un groupe de souscripteurs français aux Etats-Unis.Mal- heureusement.si la statue est finie, le piédestal qui doit la supporter dans lo port de New-York n’est pasencore fini, et il paraît que les Américains n’ont pu jusqu’à présent recueillir assez de fonds pour achever leur colossal piédestal.Lu attendant, la colonie américaine de Paris, pour atténuer sans doute le mauvais effet de la lenteur avec laquelle les New-Yorkais érigent leur piédestal, a imaginé d’offrir à la France une réduction en bronze de la statue.Cette réduction, qui elle-même est une statue fort considérable, a été inaugurée hier, place des Etats-Unis, en face de l’hôtel de la légation américaine, à Paris.ions les pouvoirs publics avaient été invités à la cérémonie, ainsi que divers personnages de marque, et l’on voyait à coté de M.Brisson, président du conseil des ministres, M.lîoué, président du conseil municipal, mossitu Floquet à côté de M.de Lesseps, l’amiral Galiber, ministre de la marine, à coté de M.Pittié, représentant de M.G-révy.Le ministre américain, M.Morton, qui a été remplacé par M.MacLane, et qui: quitte Paris dans quelques jours, a 1 débité quelques banalités sur les ! sympathies de l’Amérique pour la République, et M.Brisson y a répondu par un discous non moins banal sur les admirables institutions de la ! République américaine.j La mort de M.Gibiat, directeur; au Pays et au Constitutionnel, amène ! une petite révolution dans la presse j impérialiste de Paris.M.Gibiat a.en effet, laissé comme un de ses princi- j paux héritiers, M.de Loquessie, son neveu, un jérômiste militant ; et bien que ce neveu ne soit pas l’unique ! propriétaire du Paijs et du Constilu- ; lion net, il n'en parait pas moins que ! la direction de ces journaux lui in- j combera.Or, M.Gibiat, sans partager toutes les idées de M.de Cassagnac, lui laissait une entière indépendance, ' tandis que M.de Loquessie voudra faire du Pays un organe du prince! Jérôme.L’aventure entraînera sans doute la mort du Pays ; en atten-j dant, elle entraîne la retraite de M.j de Cassagnac qui, d’après une conversation tenue avec un aédaetcur du j 31 a tin, annonce qu’il se retirera I prochainement de son journal.Entre autres choses, M.de Gassa-efiiac a dit au tédacteur du Matin qu’il n’avait pour le moment aucune intention de fonder un journal et se contenterait de parler au public une fois par semaine dans le Matin.N.Trop «l’excitation La presse républicaine paraît reprise du désir d’expuLer Monsieur le comte de Paris.Tout lui est prétexte à le montrer.Ainsi, elle s’empare de quelques banalités, banalement dites par M.Auguste Boucher au banquet de la presse monarchique, pour établir qu’il conviendrait que les d’Orléans et, par surcroît, les Bonaparte lussent mis hors de France.Et pourquoi attacher tant d’importance, et même une importance quelconque, aux toasts que peut, à la lin d'un honnête repas, débiter M.Boucher ?C’est que M.Boucher, dit le Siocle, est secrétaire du comte de Paris.Eh bien ! meme quand cela serait, un prince doit-il répondre de tout ce que disent ses gens ?Est’il admissible, d’ailleurs, que l’homme, dont la France attend depuis bientôt deux ans la parole, ait pu prendre un truchement aussi dépourvu d’autorité ?Non seulement ces raisons n’ont pas arrêté le Siècle, mais il maintient son dire, bien que l’orateur du banquet monarchique ait déclaré n’être pas l’un des secrétaires du prince.-Qu’importe son titre, s’écrie la feuille ministérielle, il suffit qu’il soit de le.maison ; or, il en est.Le Siècle, en ce point, dit vrai.M.Boucher appartient ou se rattache d’une façon quelconque au secrétariat de Monsieur le comte de Paris ; il fait des courses, il écrit des billets maladroits, il porte de petites notes aux journaux ; mais porter des notes en l’honneur du prince et porter la parole au nom du prince sont choses différentes.Que le Siècle se rassure : Entendre M.Boucher, ce n’est pas edtendrc Philippe VII.Lorsque celui-ci reconnaîtra qu’il faut enfin parler, il le fera lui-même ou, tout au moins, par quelqu’un qui comptera.Nous prions le Siècle et les autres de ne pas voir dans nos paroles une communication ou une indiscrétion calculée.Nous sommes absolument étrangers à ces sortes de besogne, (’’est an nom du bon sens, de la logique cl des convenances que nous le rectifions et le renseignons.Ce n’est pas là, du reste, tout notre but.En signalant les méchants et sots commentaires de la presse républicaine à propos d'un toast de M.Boucher, nous voulons surtout montrer que M.le comte de Paris ne p°ut, sous aucun rapport, rien gagner à se taire.! On le conseille mal en lui disant de 1 borner son action à recevoir conli- * denticllement les uns et les autres ; dans son cabinet.Qu’importe qu’il évite de donner directement prise, si J le gouvernement et les journaux ré- j volutionnaires sont décidés—et ils le sont—à le rendre responsable des actes et propos de ceux qui )’approchent, amis ou subalternes ?La question de son expulsion ne dépend pas de cette étroite sagesse.Elle dépend de la tournure que va prendre la campagne électorale.Si les conservateurs s’unissent et agissent, les révolutionnaires s’inquiéteront et le prince sera frappé.11 n'y a donc de sécurité pour lui que dans le triomphe non disputé et, par suite, éclatant de la république.Certes, on ne peut le soupçonner de vouloir être tranquille a ce prix ; il trouvera bon, et on le saura, que les monarchistes livrent bataille.Alors, si peu qu'il fasse, et même s’il ne fait rien, il sera compromis.Le gouvernement prendra texte de n’importe quel pauvre incident, peut-être d’un nouveau toast de M.Auguste Boucher, pour l’expulser.Les choses ne peuvent se passer ainsi.Le prince fera acte de chef ; on verra sa main, on entendra sa voix.Et si le lendemain il est expulsé, il aura plus de chances de rentrer qu’il n’en a aujourd’hui de rester.Eugène Veuillot.Lignées littéraires Le* Ségur Encore une grande famille française, qui, avec le vieux sang militaire, a ‘4 de l’encre dans les veines; ” une dynastie de nobles écrivains, qui, par leur fécondité littéraire, rappellent la famille de Broglie : la dynastie des Ségur.un volume spirituel de contes, de fables, de chansons en vers ; un autre volume de romances et chansons ; et le Théâtre de VErmitage, recueil de pièces qu’il composa pendant son ambassade en Russie, et qui furent jouées sur le théâtre privé de l’impératrice Catherine.Le (plus heureux de ces poèmes tragiques est Cor io tan.lange étonnant des qualités qu’on trouve le plus rarement réunies.Trop sensible aux plaisirs et cependant assidue au travail, elle était naturelle dans sa vie privée, dissimulée dans sa politique.Dictant elle-même à ses ministres les dépêches les plus importantes, ils ne furent réellement que ses secrétaires.La peinture curieuse que fait le Commençons au maréchal-marquis de Ségur, l’un des meilleurs officiers de Louis XV.Mutilé par la mitraille, il servit longtemps le Roi, comme commandant de ses troupes et comme ministre de la guerre.Homme d’action, il n’a pas écrit ; je le cite cependant, pour un billet de deux lignes qu'on a retrouvé de lui et qui montre son esprit.La vicomtesse de Laval-Montmorency sollicitait du inaréclial-minis-tre un régiment pour l’un de ses protégés : plusieurs ibis rebutée, elle se piqua, et lui écrivit : — Si vous avez lu l’histoire, M.le, marquis, vous avez dû voir qu’il était plus aisé autrefois aux Montmorency d’obtenir la charge de connétable, qu’aujourd’hui un chétif régiment.Le maréchal répondit à la vicomtesse : —J’ai lu l’histoire, Madame, et j ai vu qu’autrefois comme aujourd’hui les Montmorency ont été mis à leur place.Avec les enfants du maréchal et de Mlle de Vernon, commence dans la famille une lignée d’écrivains féconds.A oici d’abord le lils aillé, le comte Louis-Philippe de Ségur : Le hasard, écrit-il dans ses Mémoires, a voulu que je fusse successivement : colonel, officier-général, voyageur, navigateur, courtisan, fils de ministre, ambassadeur, négociateur, prisonnier, cultivateur, soldai, électeur, poète, auteur dramatique, collaborateur de journaux, publiciste, historien, député, conseiller d Etat, sénateur, académicien et Pair de France.Le comte de Ségur eût pu renforcer cette longue énumération : il fut ici grand-maître des cérémonies de Napoléon 1er, à la cour duquel il se distingua par une urbanité, un raffinement de courtoisie adulatrice demeurés légendaires ; le jour notamment où, voyant l’Empereur irrite de quelque retard, il le dérida par ces paroles : —Je présente un million d’excuses à Votre Majesté, si je l’ai fait attendre un moment : mais on ne circule pas comme l’on veut aux portes de son palais : j’y ai été arrêté par un embarras de rois.En t-Het, les rois de Saxe, de Bavière, de 'Wurtemberg et trois autres se trouvaient alors à Paris pour faire leur cour ; et Napoléon, désarmé, sourit de cette louange.Mais ce sont ici les mérites littéraires qu’il s’agit de mentionner.Poète, le comte de Ségur a laissé Auteur dramatique, il a laissé des ! comte de Ségur de la Société Iran-vaudevilles qui ont été représentés, et Çaise à son époque, de la transforma-le Recueil de Famille, série de spiri- tion que subsissaient sous ses yeux .-1 .- .1 ^ _________i 1.________I___X tuelles comédies.Journaliste, il a collaboré successivement aux Nouvelles politiques, à l'Historien, au Publiciste, à la Bibliothèque française, au Mercure, aux Nouvelles littéraires.Mais c’est comme historien que le comte de Ségur mérite surtout les mœurs et les idées, au couchant du dix-huitième siècle, dans les hautes phèrees de la nation, est rendue avec un saisisant intérêt.L’auteur rencontre sou3 sa plume les péripéties qui ont marqué, dans sa jeunesse, l'histoire de la Compagnie de Jésus II ne l’aime guères ; mais il rend involontairement hom- T1 i i ; • | Illcllb il ItRU ill V UiUllLtiirCIIlüll L IlOIIi* 1 attention.Il consacra les loisirs que _____ * lo _j- ; , Ark i .vi, i Ti' ii* ' i i 1 mage a la \italite prodigieuse de lu; fit a Eevolotol.a des ravaux cette forée, toujours contrariée, tou- considérables, lesquels forment seuls l rellli65onJ,e .’ une vraie bibliothèque.Son Abrégé d'histoire universelle fut publié en quarante-quatre volumes ; son Histoire de France en neuf volumes ! Ordre redoutable qui s’est constamment relevé de tous ses revers, que les philosophes, les ministres, , les Parlements, le Clergé, Rome Le spectacle de son temps lui four- même, ont cru tuer, et qui, triom-nit la matière des études les plus p}iaut du monde entier, pourrait, précieuses.“ Son Histoire de hrédé- par sa résurrection inconcevable, rie II ; son Tableau politique de tous affirmer sans folie qu’il a le don des les Cabinets d’Europe pendant les miracles ! règnes de Louis XV et de Louis gj ja matière de ces Mémoires est XVI, ” surtout ses Mémoires ont sur-1 attachante et variée, le style aussi vécu ù l’oubli.Ce dernier ouvrage offre un intérêt particulier ; c’est le plus lu, à bon droit.L’auteur, en effet, d’abord colonel d’Orléans.—Dragons, puis volontaire de Rochambeau aux Etats-Unis, puis ambassadeur de Louis XVI en Russie, a beaucoup vu, a ôté mêlé à des événements importants, a fréquenté des personnages considérables.On est de son avis quand expose ainsi sa compétence de témoin : Ma situation, ma naissance, mes liaisons d’amitié et de parenté avec toutes les personnes marquantes de la cour de Louis XV et de Louis mérite la louange : il est net, précis, clair : les considérations élevées abondent ; les observations sont fines ; les anecdotes sont spirituellement contées ; les portraits son habilement touchés.En un mot, l'œuvre a sa lionne place parmi les ducu-ments vécus, dans le dossier historique des temps modermes.*** Le cadet du comte de Ségur, le vicomte Joseph-Alexandre, n’a pas laissé d’ouvrages aussi sérieux ; mais ses productions littéraires ne furent pas sans renom.Tendrement uni à son frère, et, comme lui, ancien officier de farinée • — — — — - — —• w XVI, le ministère de mon père, mes royale, il ne partagea pas ses entraî-voyages en Amérique, mes négocia- nements politiques, et, pour se dations en Russie, l’avantage d’avoir tinguer du puissant dignitaire, ins-connu, sons des rapports d’affaires crivit malicieusement sur ses cartes : et de société, Catherine II Frédéric, “ Ségur-sa/w-cérémonies.” le-G-rand Potemkin, Joseph II, Grils-1 Son esprit charmant et léger bril-tave III, Washington, Kosciusko, lait surtout dans le pamphlet, dans La Fayette, Nassau, Mirabeau, Na- l’épigramme, dans le quolibet.C’est poléon, tout ce que j’ai vu.lait, lui qui a formulé toute la doctrine éprouvé et souffert pendant la Ré- de la Révolution dans cette maxime : volution, m’ont persuadé que cette .“ Ote-toi de là que je m’y mette !” esquisse de ma vie pourrait être pi- ; Ses romans, oubliés, n’ont aucune quante et intéressante.portée morale.Ses pièces ont été Lecomte de Ségur raconte, en jouées'les unes aux Théâtre Français, effet, de visu, la campagne de la comme le Fou pur amour et le Retour jeune noblesse française pour l'indé- du mari ; d'autre à l’Odéon, comme pendance américaine ; lui-même VAmant arbitre ; d’autres à l’Opéra assiste à un combat naval des insur- Comique, comme la Dame voilée et gés contre les Anglais.j les Vieux fous.Enfin, parmi ses En Russie, il suit le magnifique c^ansonsi une au moins a été sauvée sa nouvelle conquête,rencontrant par- i , * ouuvum musiree, cl tout des villes, des hameaux, des (lue répètent encore les pianos de habitants.improvisés sur son passa- lamille, pendant les vacances des ge par l’industrie théâtrale de son STanJ°s pensionnaires, ministre Potemkin Puis, il juge lai /A ., grande souveraine du Nord j (A suwre) Son génie était vaste et son esprit • était fin.On voyait en elle un mé- FeuillletoD du COURRIER EU CANADA G Juin 1885.—No 7 LI (Suite) Un ordre fut donné au commissaire do police.11 lit un signe .aux gendarmes, ceux-ci tirèrent des menottes de leur poche et s’approchèrent de Marcel.—Ne me touchez pas ! s’écria le jeune homme, ou sinon.En ce moment Claude reparut et tendit à son fils ses mains enchaînées.Marcel s’inclina devant le vieillard avec un tel respect qu’un murmure de pitié circula dans la foule.Le lugubre cortège prit le chemin de la mairie.Le cadavre roide Louis était étendu sur une longue table ; des taches violacées et quelques ecchymoses se remarquaient au cou.On avait a peine retiré do la main du mort le lambeau d’étoffe rougeâtre qu’il tenait et qu’il avait arraché au vêtement du meurtrier dans une crispa tion d’agonie.Cette étoffe n’^vait aucun rapport avec la veste de Clau- de et celle de Marcel.Claude, en approchant du cadavre de Louis, ; sentit les larmes monter à ses yeux, | et d’une voix rauque de sanglots : —Hier, dit-il, tu me sacrifiais sans ! regret toute ta fortune , ne peux-tu, ( à cette heure, défendre ton ami ?On l dit que jadis la plaie de la victime saignait devant l’assassin.Louis, si joins coupable, quo ton sang me marque au visage.Je suis innocent, proclame cette innocence.—Mon ami, dit une voix douce, si le mort so tait, Dieu parlera.Claudo se retourna et reconnut le curé du village, l’abbé Rameau.Marcel regarda le prêtre d’un air de supplication.—Geneviève ! dit-il.Le curé baissa le front en signe de promesse.—Claude, et vous, Marcel, dit le juge d’instruction, vous êtes prisonniers.Les magistrats remontèrent en voiture ; les doux Trézek marchèrent entre les gendarmes.Comme ils passaient devant le cabaret de la Pomme-Rouge, Basile tendit un verre de vin à Claude.—Prenez, dit-il cela vous réconfortera.Claude détourna la tête.Le soir même, lo père et le fils étaient écroués à la prison do Vitré.Ill Une jeune fille de dix-huit ans environ marchait allègrement sur le chemin conduisant de Fougères au bourg des Ormes.Le petit paquet qu’elle portait sur la tête donnait à sou allure une sorte de cadence ; elle souriait aux objets qui frappaient sa vue, comme à d’anciens amis.Le toit d’ardoises bleues de l’église étincelant sous les rayons du soleil lui arracha un cri de joie, quand elle reconnut le chaume couvert d’herbes folles et de joubarbes qui avait abrité son enfance, elle s’arrêta, moins pour reprendre haleine que pour laisser aux battements de son cœur le temps de se calmer.Puis elle se mit subitement à courir.Elle touchait presque au seuil de la porte, quand une ombre se dressa entre elle et la maison.—On n’entre pas dans les tombes dit une voix sourde.—Musaraigne ! s’écria la jeune fille.# —Ecoute, Madeleine, mon enfant, dit la pauvresse, tu no saurais demeurer ici.Que viens-tu faire aux Ormes ?N’as-tu rencontre personne sur la route ?Retourne à Vitré, Madeleine, retourne à Vitré.—J’en suis partie hier soir, j’ai voyagé toute la nuit.Quel accueil vous me faites, Musaraigne !.Pourquoi semblez-vous m’interdire l’entrée de notre maison ?Vous m’aimez Musaraigne, et ma question vous fait pâlir.Il est arrivé malheur à mou père ! —Oui, un grand malheur ! —Parlez ! parlez ! vous me faites mourir à petit feu.Mon père est malade, blessé.Mais Marcel ?où est mon frère Marcel ?—Madeleine, dit la vieille femme en forçant la jeune fille à s’asseoir sur le seuil abandonné, sois courageuse, et pleure sans désespérer.Le grand justicier n’a pas dit son dernier mot.Il faut que tu saches la vérité, oui, la vérité tout entière.L’autre nuit, on a tué un homme sur le chemin de \ itré ; cet homme sortait de chez ton père, à qui il laissait on dépôt une grosse somme d’argent.Eli bien 1 on accuse ton père d’avoir assassine bonis le porte-balle ?—Le père de Douce ?.Lui !.lui ! assassine !.et assassiné par mon père !.—Ah ! dit Musaraigne, tu n’as point besoin de le défendre.L’innocence de Claude et de Marcel triomphera.Sois brave, rassemble ton énergie.Les deux prisonniers doivent être soutenus par ceux qui les aiment.—Vous avez raison, les larmes sont stériles, il faut des actes.Je repars pour Vitré.^ —ras encore, ma fille ; il te reste à remplir une tâche à laquelle ta jeunesse et ta bonté d’àmete rendent plus propre que moi.Je t’accompa- gnerai pendant le voyage, mais tu pénétreras seule dans une maison plus sinistre encore que la tienne, car l’hôte n’y rentrera jamais.Louis sera inhumé demain, et Douce doit conduire le deuil —Et vous voulez que j'aille.Madeleine s’arrêta en frissonnant.—Je veux que ta douleur se fonde dans la douleur de Douce ; je veux que tu tendes les bras à cette sœur de ton désespoir.Il me semble que Dieu exige de toi ce sacrifice.| Madeleine debout, les doigts enlacés, les bras tombants, regardait Musaraigne avec une sorte d'égarement.Celle-ci saisit le poignet de la jeune fille en répétant : —Viens chercher Douce, il le faut ?Le porte-balle habitait à six lieues des Ormes.Cette course n’effrayait point la pauvresse, mais elle songea que Madeleine avait marché toute la nuit, et elle craignait de la voir tomber de lassitude sur la route.Elle demandait un secours immédiat, quand elle distingua dans le sentier menant au bois, Rabot, le meunier, guidant son âne, en le flattant, plutôt qu’en le frappant, d’une légère hous8ine.* Musaraigne n’aimait guère le meunier ; maintes fois elle lui avait refusé un onguent utile, une boisson salutaire.Rabot ne trouvait pas plus de pitié dans le cœur de la vieille femme qu il n en ressentait lui-même pour les pauvres et les mendiants.Et Rabot se trouvait si tourmenté de douleurs cruelles, qu'il eût souvent donné la moitié d’un sac d’ecus pour un des remèdes de la pauvresse.Rabot se trouvait séparé des deux femmes par une haie.Musaraigne avança la tête et lui souhaita le bonjour.—Et la santé ?dit-elle.—C’est méchant à vous d’en parler, Musaraigne, vous savez bien que je traîne la jambe.—Vère, dit-elle, je sais cela ; je sais aussi que les moutons pourraient être pris du tournis, et que les vaches ne sont point fameuses laitières.-Non-seulement vous le savez, mais vous pourriez l’empêcher.Je ne demande jamais un service gratis ; les sacs de blé ne manquent lias au moulin du père Rabot.—Tenez, dit la vieille femme, il n’y a qu’un mot qui serve ; prêtez-moi votre âne pour deux journées, et je m’engage à vous donner ce qu’il faut pour frictionner votre jambe et soulager votre bétail.— Mais j’ai besoin de Bricolle, objecta le meunier.—Alors, je n’ai rien dit.Prenez-vous-en à vous, si vous soutirez.Rabot hésita, puis tourna la liaio et vint mettre la bride de l’âne dans la main de Musaraigne.(4 suivre) JLe Courrier du Canada, Samedi O Juin iS** SOMMAI R £ France Trop (J>xcilaiion Lignées littéraires Fkiîii.leion.—Le témoin «lu ineurtr^ i.a francophobie Une lettre du Nord Ouest l’otite gazette Nouvelles «lu Nord-Ouest.Tentative «le «uici«le Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Ligne Allan voir 4emo page A vendre—A.Gaboury Grands avantages «lans le département de la bonneterie—Behan Bros.Police à cheval du Nord-Ouest.Chemin de for Intercolonial.— D.Pottinge: Conseil général du Barreau.—S.Pagnuelo La compagnie des steamers do Québec.—Arlh.Ahern.\ N A D A QUE B LC, G J VIN 1885 Iai francophobie HONTE AT FANATISME Après le Toronto Evening News, après le Saint-Thomas Journal.après le Guelph Mercury, voici le Sun d’Ottawa qui s’excife et veut se passer la fantaisie de manger du français.Il parait que c’est une maladie contagieuse.Cette explosion de fanatisme et de fareur anti-française constitue un prodigieux anachronisme.Tous ces gens-là reculent d’un siècle, et semblent avoir la prétention de raturer d’un trait de plume dix chapitres de notre histoire.Ils en sont encore à parler de conquérants et de vaincus, à demander la proscription de notre longue au nom des droits de la victoire, à réclamer l’abolition et l’anéantissement de la nationalité franco-canadienne.L’un deux a résumé tout son programme dans ce cri superbe : 44 Les Français doivent partir ! ” Halte-là ! messieurs, et chapeau bas ; nous allons causer de choses sérieuses.Il ne vous plait pas de voir au sein du Dominion une communauté distincte, une société à part, une race étrangère, comme vous l’appelez dans vos propos intimes.Mais savez-vous que cette communauté, que cette société, que cette race est ici chez elle ?Chez elle à Québec, chez elie dans la Nouvelle-Ecosse, chez elle à Ontario même, et jusque dans les récrions immenses du Nord-Ouest.La conquête, qu'est-ce que cela ?Rendons aux mots leur vrai sens.Il y a dans notre histoire une cession, résultat d'un traité par lequel le gouvernement politique du Canada est passé de la France à l’Angleterre.Rien de plus.Nous avons gardé notre religion, notre langue, nos institutions, nos lois.De sujets du roi de France, nous sommes devenus sujets du roi d'Angleterre, et sujets loyaux.Cet événement purement politique ne nous a fait perdre aucun de nos droits nationaux, et si l’on a cherché injustement à nous en ravir quelques-uns, nous avons su les défendre et les faire reconnaître à la fin.Nous sommes restés maîtres de notre sol, de nos autels et de nos loyers.Cette terre de la Nouvelle-France est demeurée notre patrie à nous, et ceux qui y sont accourus à la suite des grenadiers anglais, croyant venir à nue curée, ceux-là venaient chez nous, et nou6 aurions bien eu le droit de les traiter comme des étrangers.Ali ! l’on ne déchirera pas cette glorieuse histoire qui est notre orgueil et notre force.Nous en gardons pieusement les feuillets sacrés, et aux heures où le fanatisme rugit, il nous plaît de l’ouvrir toute grande et d’en faire jaillir les flots de lumière qui vont confondre nos détracteurs.“ Les Français doivent jiartir ! ” Mais qui donc a découvert ce Canada qui sert aujourd’hui d’arène à nos efforts et de champ à nos travaux?Qui a sillonné le premier d’une nef européenne les flots majestueux de cet admirable Saint - Laurent, la «rrande artère de notre commerce ?Qui a fait luire pour la première ibis le signe sacré de la Rédemption aux regards surpris dos peuplades de s agit des grandes entreprises d in Stadaconé et d’Hoclielaga ?Quel est térêt général.celui qui a jeté ainsi sur nos rives le germe de tout ce que nous y voyons Sur la scène politique, Lafontaine a été l’égal de Baldwin, Morin legal aujourd’hui ?— Jacques-Cartier, le do Hincks, Cartier l’égal de John A.vaillant capitaine, venu de Saint-Malo, “ beau port de mer ”, suivant Macdonald.Cette confédération dont vous parlez si haut, elle a été -— — § a l’expression de la vieille chanson j faite surtout par nous, et pour nous, française.Nous entendons faire respecter le Qui a fondé Québec, si ce n’est pacte qui a été scellé en 1867, et le Champlain ?Qui a fondé Mont- ! défendre contre vos agressions.réal, si ce n’est Maisonneuve ?Qui a fondé Kingston, si ce n’est bron-tenac ?Qui a découvert les lacs Ontario, Huron, Nipissing, et la rivière des Outaouais, si ce n est encore Champlain ?Cavelier de la Salle n'a-t-il pas été le pionnier de la navigation sur les lacs Eric, Huron et Ontario ?Et peut-on parler des “ terres du Nord-Ouest ’ sans évoquer le souvenir de 1 héroïque découvreur, Pierre Gauthier de Yarennes, sieur de la Yércndrye ?Ah ! nous sommes bien chez nous ! Toute l’Amérique du Nord a connu l’héroïsme de nos apôtres et do nos soldats, l'indomptable persévérance de nos pionniers et de nos découvreurs.Le sol d'Ontario, en particulier, a bu le plus pur de notre sang.C’est là que se trouvait ce pays des Hurons évangélisé par nos pères.C’est là que dorment les ossements d’un grand nombre de nos aïeux.Allez sur les bords de la Baie Géorgienne, allez à Penetan-guishene, et demandez aux Canadien-Français qui y sont établis; pourquoi leur pasteur dévoué, M.Labou-reau.visite, en ce moment, les villes de la vieille Europe.Ils vous répondront que c’est pour faire contribuer l’ancienne France au monument que la piété canadienne veut élever à la mémoire des martyrs de Brebeuf et Lallemant, tombés v* • times de leur zèle, en ce lieu même, sur les confins d’Ontario.Non, non, nous ne renierons pas notre passé ; ce passé éblouissant de gloire où l'on voit briller la croix de Laval et l'épée de Montcalm, où l'on voit défiler, comme dans une procession glorieuse, Champlain et Maisonneuve, Frontenac et Talon, Dollard des Ormeaux et d’Iberville, de Bre-bœuf et Lallemant, Marie de l’Incarnation et Marguerite Bourgeois,Saint-Yallier et Plessis, de Saint-Ours et Salaberrv.Cependant tout en gardant le culte du passé et en restant fermement attachés à nos traditions nationales, nous sommes loyaux sujets de la monarchie d’Angleterre.C’est grâce à nous, grâce à notre fidélité que cette colonie doit d’être encore l’un des plus beaux fleurons de la Couronne britannique.Et la journée de Châ-teauguay a été une victoire anglaise gagnée par des Canadiens-Français.Nous sommes une “obstruction pour le Canada dans la voie du progrès,” s’écrient nos fanatiques accusateurs.Le progrès ! Quel progrès ?Est-ce le progrès intellectuel, le progrès social, le progrès matériel ?C’est bon.marquons les rangs.Dans la sphère intellectuelle nous sommes vos mai-tres.Où sont vos historiens que vous pouvez mettre en ligne à côté de Ferland et de Garneau ?Où sont vos poètes qui peuvent disputer la palme à Crémazie?Où sont vos publicistes qui peuvent atteindre à la taille d’Etienne Parent 1 En histoire, en poésie, en philosophie, en éloquence, en érudition historique, scientifique et bibliographique, nous marchons à votre tète et vous nous suivez.Quant au progrès social, certes nous ne craignons pas la comparaison.Notre société n'est pas sans défauts, mais telle qu’elle est, elle fait encore l’admiration des penseurs étrangers.Nous croyons fermement que la constitution de la paroisse franco-canadienne est un chef-d’œuvre.Et nos maisons d’éducation, nos établissements de charité ! Leur éloge n’est plus à faire, et il «’est plus d’une fois trouvé sur les lèvres des chefs de la race anglaise en ce pays.Reste le progrès matériel.Vous avez sur ce terrain remporté de grands succès ; mais de notre côté nous ne sommes pas restés inactifs.Depuis cinquante ans, que de grandes choses n’avons-nous pas accomplies ?La face de notre pro- “ Les Français doivent partir ! ! ” Que signifie ce mot, messieurs les francophobes ?Vous n’avez pu concevoir l’absurde idée que nous allions vous donner humblement les clefs de Montréal et de Québec, déserter en masse les bords du Saint-Laurent, et nous en aller émigrer quelque part, dans le Céleste Empire.Si nous comprenons bien, vous voulez plutôt montrer du doigt à la province de Québec la porte de la Confédération ?Mais que feriez-vous sans nous?Où sont vos ports de mer ?Nous vous tenons par le lleuve Saint-Laurent, nous vous tenons par l’Iuterco-lonial, nous sommes vraiment le vestibule nécessaire de tout l’édifice fédéral.Québec peut se dispenser d’Ontario qu’elle a sauvée de la banqueroute, en 1840.lorsque l’Union s’est faite contre la justice,en vue de TefFondrement des finances haut-canadiennes.Mais Ontario a besoin de Québec, quand ce ne serait que pour avoir droit de passage.11 est bon que ces choses soient dites et entendues.Nous savons bien que toutes ces criailleries sont uniquement le fait d’une poignée d’obscurs fanatiques.Mais encore faut-il leur imposer silence et leur faire rentrer dans la gorge leurs ineptes déclamations.Non, ce n’est pas par des injures et des calomnies qu’on cimentera l’alliance des races, si nécessaire en ce pays.De telles provocations sont dangereuses.Elles éveillent au fond du cœur des masses de dangereux souvenirs.Erigées en système, elles conduiraient promptement à la ruine de notre constitution politique.Qu’on s’en tienne pour averti.Qu'on sache une bonne fois que les Français du Canada n'ont pas peur des menaces, qu’ils ne rougissent ni de leur histoire, ni de leurs traditions, ni de leur foi, ni de leur langue, ni de leur passé, ni de leur présent.PETITE GAZETTE Aujourd’hui, sur notre .première page, un très intéressant article : Les Ségur, lignée littéraire.L’entrepreneur Matte est chargé des travaux qui restaient à faire pour compléter l’intérieur de l’église de Ste-Flavie.On est à mettre la dernière main à l’intérieur de l’église de Notre-Dame du Tort age.Les plans de la nouvelle église de Somerset ont été confiés à M.David Ouellet, architecte de cette ville.M.Arsène Cloutier, autrefois con-tre-maitro de M.MacDonald de cette ville, a obtenu le contrat des décorations de la chapelle des Congréganistes de l’Islet.Les fondations de l'église desTrois-Pistoles sont commencées depuis quelques jours.Les entrepreneurs poussent les travaux avec la plus grande vigueur.On se propose de chauffer cette nouvelle église à la vapeur, et la construction est conduite dans ce but.Los paroissiens de Lotbinière se proposent de placer des croisées en verre peint dans le sanctuaire de leur église,et ces peintures représenteront les quatre évangélistes.Le départ du détachement des tireurs canadiens pour le concours de Wimbledon, aura lieu le 27 et non le 29 juin courant.Le détachement s’embarquera à bord du Polynesian Le concours de tir commencera le 13 juillet, et finira le 25.Le détachement repartira d’Angleterre le 30 juillet, et sera de retour au Canada vers le 8 août Le lieutenant-colonel Landry a été 9 délégué au commandement des concurrents canadiens par l’Association de tir de la Puissance, et non par le gouvernement, comme nous l’avions d'abord annoncé.( ne lettre du Xord-Ouest Un ami du journal nous communique la lettre suivante : Fort MacLeod, 25 Mai 1885 Cher ami, Je me hâte de répondre à ta lettré du onze, afin de te donner de mes nouvelles.Comme tu sais peut-être le 9ème bataillon est divisé.Il v a ici deux corn-pagnies, une autre à Gleichen, et le reste à Calgary.Tu demande aussi des nouvelles des Sauvages.Eh bien ; il y en a qui sont si noirs et si laids, qu’il ne leur manque plus que les cornes pour qu’ils ressemblent à des vrais diables.Tout de même cela ne m'a pas empêché d’aller les voir, et de visiter leurs Wigwams.C’est vraiment déplorable que devoir l’état où sont réduits ces pauvres ignorants.Sans foi, sans religion, sans patrie, sans connaissance aucune, meme des moindre affaires agricoles, ils errent de place en place ne pouvant jamais se résoudre à vivre dans des maisons.Ils ne reconnaissent pour la plupart d’autre Dieu que le soleil, et chaque année, dans le mois d’août, ils tiennent ce qu’ils appellent le u Sim dance ’’ qui dure parfois deux ou trois semaines.C’est aussi pendant ce temps qu’ils commettent les choses les plus inhumaines et les plus atroces, du moins ace qu’on me dit.Parfois les sauvages (et les sauvages-, ses) m'offrent la main en signe d'amitié et ensuite me demandent du tabac.Je t’assure qu'ils ne sont pas gênés.Il yen a parmi eux qui sont bons, mais pourla plupart on fait mieux de ne pas s’y lier.Ils entrent aussi dans les casernes, et pénétrent même jusque dans nos chambres.Plusieurs de nos hommes ont réussi à les faire se laver.L’eau fit un changement mais ils restaient toujours noirs.Nous avons le mois de Marie tous les soirs.Je t’assure que le 9eme bataillon laissera ici et à Calgary une très bonne impression.Il y a quelques uns des nôtres qui, dans leur temps libre, travaillent à l’égLise, afin d’aider les missionnaires, qui travaillent comme de véritable ouvriers.Tu salueras pour moi tous mes amis de Québec.Ton ami dévoué, John J.Brennan.La chambre française a rejeté par un vote de 322 contre 153 la proposition au sujet de la mise en accusation de M.Ferrv.9 Brisson, chef du cabinet,a combattu la proposition.L'Electeur publie la lettre de M.Langelier au Star.Mais il se garde bien de publier la réplique du Star.Nous le ferons pour lui.i PAS DE NOUVELLES DE LA DERNIÈRE BATAILLE v MORT DE JOBIN Les travaux do l’intérieur de l’église de Fraserville seront bientôt & _ O vince a été transformée.Isous avons terminés.On a enlevé les échafau-bfiti des chemins de fer, amélioré nos dages de la voûte principale dans le voies de communication, créé des cours de cette semaine.On dit que industries importantes.Et au sein cette église sera magnifique et qu’elle de la Confédération, nous marchons pourra rivaliser avec les plus belles du même pas que vous lorsqu’il de l’archidiocèse.LE PÈRE LEDUC RIEL ET LE CLERGÉ Winnipeg, 3.—On n’a pas encore reçu de nouvelles de la bataille que les troupes du général Strange et du général Middleton devaient livrer à Gros Ours.Si ce dernier n’a pas abandon' é sa position, la bataille a dû avoir lieu aujourd’hui.La ligne télégraphique a été réparée et les communications avec la Traverse de Clarke sont rétablies.Dne dépêche de l'Ouest annonce que Jobin, l’un des membres du conseil de Kiel, qui avait été blessé à la bataille de Batoche, est mort à l’hôpital de Saskatoon.Le R.B.Leduc, de St-Albert, près d'Edmonton, est arrivé en cette ville.Il a quitté Edmonton il y a deux semaines, Le jour de son départ, les Sauvages de cette contrée se réunissaient en grand nombre pour tenir leur danse accoutumée, et manifestaient des intentions hostiles.L’arrivée du général Strange ainsi que la nouvelle de la capture de Kiel et la défaite de Poundmaker, a eu un effet salutaire.Ces événements ont empêché un soulèvement général des Metis et des Sauvages, les 1 ieds Noirs auraient pris les arme» si Kiel avait remporté quelque succès.D’antres magasins ont été pillés à Victoria et au lac du Poisson Blanc.Le révérend Père Leduc ajoute que l’automne dernier Riel fit tout en son pouvoir pour s’assurer l’appui du clergé catholique, lui représentant qu’il ne travaillait que dans l’intérêt des Métis, qu’il voulait sauvegarder leurs droits; ruais lorsqu’il vit que les prêtres désap-j prouvaient sa conduite, il se déclara ! leur ennemi.11 dit aux Métis : u Vous devez obéir aux evêques et aux prêtres 'lorsque ceux-ci ont raison, ” donnant 'ainsi à entendre aux Métis que c’était à eux de juger si le clergé avait raison ou non.Afin d’avoir l’appui des Sauvages il leur adressa des lettres leur disant de ne pas suivre les conseil?des prêtres parce que ces derniers s’étaient rallies à la compagnie de la baie d’Hudson pour les trahir et vendre leurs terres au gouvernement.Le révérend Père Leduc dit que Gros Ours a envoyé des courriers auprès des sauvages qui habitent dans le voisinage de sa réserve et voici le message qu’il leur a adressé : u Nous sommes condamnés à périr et nous serons tous tués par les blancs; mais, avant de mourir, nous devons jouir do la vie autant que possible et, en conséquence, il faut piller les magasins et massacrer autant de blancs que possible.” Le révérend Père Leduc confirme la nouvelle du pillage des magasins de la compagnie de la Baie d’Hudson, au lac lia Biche, par quelques-uns des guerriers de Gros Ours et des Sauvages du lac au Castor.Les sœurs de charité de cette mission se sont réfugiées sur une île où elles ont passé trois semaines.Gros Ours avait menacé de revenir pour piller la mission.Le magasin de la compagnie de la Baie d’Hudson au lac Froid a été pillé aussi et les Sauvages ont voulu faire prisonnier le missionnaire qui est à cet endroit, mais les Ghippowas les en ont.empêchés.Riel dit à ses partisans : ;t Ne demandez pas l’appui du clergé parce que nous ne l’aurons jamais.Il est inutile de demander cet appui, parce que nous avons aujourd’hui nos droits politiques et civils et l’Eglise n’a rien à y voir.Nous pouvons exercer notre propre jugement et n’avons besoin ni de l’appui ni des conseils du clergé.” Hiel avait fait jurer aux courriers qui portaient ces lettres aux differents établissements habités par les métis de ne remettre ces lettres qu’à des personnes de confiance «M d’éviter surtout que des prêtres en prissent communication.Une de ees lettres tomba entre les mains du révérend Père Leduc.Kiel disait qu’il devait, ainsique ses partisans, combattre pour la défense de leurs droits et il demandait aux métis qui ne s'étaiem pas encore ralliés au mouvement de prendre les armes et de ne pas épargner les habits rouges.ACCUSATION CRAY!:.'Toronto, 4—Le Mail publie aujourd'hui une lettre «le son correspondant au Nord-Ouest, dans laquelle ce dernier dit que l'on accuse les blancs qui habitent Saint-Albert d’avoir incité les Métis à la révolte.Le Mail demande au gouvernement défaire mie enquête à ce sujet et de punir sévèrement les blancs si ceux-ci ont incité les Métis à la révolte.Tentative de suicide FEMME ET PISTODET Montréal 5 Hier après-midi, vers 1.30 heures, le sergent de police Hughes trouva une femme gisant dans un chain]) sur la rue Ste Catherine, elle paraissait insensible.En la recueillant il constata à son grand étonnement qu'elle avait une blessure à la tempe.11 l’a transporta immédiatement chez le Dr Godfrey.A force de soins le docteur la ramena peu à peu à la vie, et elle dit qu’elle pensionnait au New-York House.Le sergent la transporta là.Les médecins appelés constatèrent que la blessure avait été infligée par une balle, et procédèrent à l’extraction.Ils trouvèrent la balle qui était tout aplatie.Elle dit d’abord qu’elle avait été blessée par un homme, mais au détective Gladu elle confessa avoir elle-même essayé de s’ôter la vie.Elle lui dit où il trouverait son pistolet, qui était sous un meuble dans sa chambre.M.Gladu ne voulut pas l'arrêter sans voir le chef de police.11 se rendit donc à rHôtel-de-Ville, se procura le pouvoir nécessaire et revint ; mais pendant son absence la jeune femme avait dîné, refait sa toilette et était sortie.Gladu craignit qu’elle ne pût faire une seconde tentative et se mit à sa recherche.M.Melvin, propriétaire du “ New-York House ” dit que cette femme est celle d’un nommé Wright qui tient le “ Cottage Restaurant ” au coin des rues St-Urbain et Lagau-chetière.Elle n’était au New-York House que depuis lundi et M.Melvin n’avait remarqué chez elle rien d’extraordinaire.Le détective la chercha toute l'après-midi sans pouvoir la trouver.A 9 heures, elle revint à l’hôtel.M.Melvin téléphona immédiatement au bureau central et quelques instants après le sergent St-Pierre arrivait avec un autre constable ; on les apercevant elle voulut prendre la fuite, mais les deux officiers s’en emparèrent et la conduisirent au poste.Elle dit qu’ello veut mourir et qu’elle mourra parce qu’aujourd’hui elle est sons argent et sans amis.COUP I>JE FEU ARRESTATION DE QUATRE BANDITS Montréal 5.Entre 1 et 2 heures, ce matin, le constable McNulty, do faction, montait la rue St-Urbain, quand en arrivant près de la rue Dorchester il entendit un coup de feu à quelque distance de lui.Il regarda immédiatement vers l’endroit où la détonation avait semblé partir et aperçut deux hommes qui stationnaient sur le trottoir.Il courut à eux, mais en le voyant venir les deux hommes prirent la fuite.Cependant McNulty réussit à en arrêter un qu’il fouilla, là, sur la place, pour voir s’il n’avait pas do révolver.Il n’en trouva pas, mais le prisonnier avait dans sa poche de pantalon, en arrière, un couteau de boucher que le constable lui enleva.“ Que fais-tu de ce couteau demanda McNulty, “j’en m’en sers comme tu te sers de ton bâton ”, répondit le bandit qui se nomme Joseph Corri-veau, et est bien connu do la police.Au poste, le constable le trouva aussi en possession d’un collet portant le nom A.Roy et d’autres papiers évidemment la propriété du capitaine Alexandre Roy, du 65e bataillon, puisque ces papiers por-1 aient son nom en toutes lettres et se rapportaient à ses affaires ou à sa famille.* Accompagne des constables Campeau, et McLaughlin, le constable McNulty retourna au même endroit droit de la rue St-Urbain,dans l’espérance de rencontrer l’autre bandit et de faire la visite des alentours.Nos t rois hommes arrivent, entrent dans une cour, la visitent en tous sens sans rien trouver.Ils découvrent un grenier «à foin, y montent et aperçoivent là trois hommes couchés sur le foin et ayant autour d’eux plusieurs articles, tels que couvre-pieds, pantalons, habits, vestes, 2 paires do pantoutles, du savon, des bretelles, etc., etc.Ils dormaient tous trois profondément.On profita de leur sommeil pour leur passer les menottes puis a l’aide de la lanterne on reconnut en eux trois bandits de la pire espèce, à peu près de la même trempe que le malheureux Fauteux ; ces hommes sont Cochu, L*tendresse et Moreau.Us se rendirent au poste sans résistance et Cochu qui a déjà passé la moitié de sa vie au pénitencier, ne voulant pas se voir dans la perspective de faire encore un terme de plusieurs années, a fait à la police des révélations que nous ne pouvons pas encore publier.' Ce matin, le constable McNulty est allé au No 1128 rue Ste Catherine, la demeure du Capitaine Roy.Depuis le départ du capitaine, ia maison est restée inhabitée, la famille étant allée demeurer avec le beau-père, les voleurs en ont profité.On a constaté qu’en effet la maison avait été visitée par les voleurs.L’instruction du procès commencera immédiatement.Cachemire Tremblement de ter rc-87 per son nés tuées —100 blessés— Villes entières détruites.On ne connaît pas encore toute l’étendue du désastre.Sirinagor, 5.—87 personnes ont été tuées et 100 blessées pendant les tremblements de terre de dimanche et de lundi.Tous les rapports officiels ne sont pas encore préparés et on ne commit pas encore l’étendue du désastre.Londres, 5—-Les rapports privés sont très alarmants et semblent indiquer que la désastre est beaucoup plus grand qu’on ne l’avait cru d’abord.On dit que des villes entières ont été détruites.La démolition des lignes télégraphiques expliquent rabsence do nouvelles plu§.précises.VillagCH détruit* par 1cm pavillons noir* Paris, 5—Une lettre du Tonkin dit que les Pavillons Noirs pillent les provinces de Sontay, Hong Iloa et TuyenQuan, bien que cependant ces frontières soient occupées par les troupes françaises.Les habitants se sont sauvés dans les postes français.Trente villages catholiques ont été détruits.Ec choléra Paris, 5.—On a donné des ordres pour établir un cordon sanitaire en recevant la nouvelle officielle que le choléra se propageait en Espagne.Madrid, 5.—Trois cas de maladie qu’on suppose être le choléra et dont un mortel, ont été découverts ici.On rapporte deux nouveaux cas de choléra à Valence aujourd’hui.Echos db nouvelles MUSIQUE La musique du huitième bataillon jouera ce soir sur la terrasse.POUR L’EUROPE Lady Lansdowne partira probablement la semaine prochaine pour l’Europe.GUIDE DES VOYAGEURS Voir quatrième page.NOS REMERCIEMENTS Nos remerciements à M.le major Dugal, du 9e Bataillon pour l’envoi de plusieurs journaux du Nord Ouest.MILITAIRE La batterie de campagne a ôté remplacée hier après-midi à la Citadelle par l’artillerie do garnison de Lévis commandée par le major Hamel.ŒUVRE DE CHARITÉ M.le curé Gauvreau a annoncé jeudi que la collecte faite dans la ville do Lévis et dimanche dernier à l’église Notre-Dame, pour les incendiés do 1885 Somerset, a pro luit la somme de 8110* Un ci toy* n lui a adressé pour sa part un chèque de trente piastres.ADMINISTRATEUR Sou Excellence le lieutenant-gouverneur a obtenu un congé de 4 mois.Pendant l'absence de Son Excellence Sir Narcisse Bclleau agira comme administrateur, et il sera assermenté !«• samedi, 111 du courant.ÉLECTIONS I/honorable M.J.G.Ross a été élu président, et M.William "Withall vice-président de la banque de Québec.POISSON Le hareng a lait son apparition sur les cotes du St-Laurent et les pèches à fascines sont maintenant à chaque marée remplies de ce poisson, qui est employé avec avantage comine un engrais pour les (1nsde l'agriculture.MIEUX Le Révérend M.Audet, curé de Ri-mouski retenu au lit par la maladie pendant les huit dernières semaines, est maintenant eu convalescence.Il doit sous peu se rendre dans sa paroisse natale, Maria.(Raie des Chaleurs) pour y prendre quelques jours de repos.NOUVEAU CONSUL FRANÇAIS Voici une courte notice biographique du nouveau consul français a Québec : Le marquis de Ripert-Monclar est né le 31 mai 1844.Nouimô archiviste paléographe et attaché à la direction politique le 20 novembre 1804, il était détaché pour remplir les fonctions de troisième secrétaire à Mexico, le 12 janvier 1800.Chevalier de la Légion d'Momieur, le in août 1807, il est attaché de nouveau à la direction politique en octobre 1807.L- G octobre 1SG9 il nassa comme secrétaire de troisième classe, à lama, et il y remplit les fonctions de chargé d'affaires à partir du 2.y mai 1870 au 17 avril 1871.Du premier juillet 1871 au 18 février 1873 on le ^trouve chargé d'affaires, à Santiago, Gfyiii.Le ministre des affaires étrangères hr.confirme secrétaire de cotte légation, .mis le 18 juin 1873 il est promu cousit de seconde classe à Tiflis, à Brème leM3 mars 1877, à Stuttgart le 27 avril 187$ Le 13 juillet 1830 le marquis de Monda pétait consul de seconde classe à Florence, puis a Montevideo elle 10 juillet ^1883 il y devenait consul général.Le marquis de Mondar ül v officier d’Académie.JUGEMENT » i \ V M.le recorder Déry vient dejjreulre ugement dans une cause de Ua: rieu| vs Martel.Il y a cinquante ans, Ma /tel, *» *-•e avait acheté du chef PicardUiï?losin le terre situé sur la réserve de* saunages, et y avait construit résidence )et liangars.Le chef actuel, MauricftBast^en prit, il y a quelque temps, des procédures coipÿjes héritiers Martel, \jrétiii lant que le chef Picard n’avait jus le lroit d'aliéner des propriétés appai tenant à la tribu, que Martel en avait été iverti et que par conséquent il n’avait pas agi de bonne foi.Le jugement du Recorder donne gain de cause à Bastion tout en exprimant l’espoir que le gouvernement indemnisera convenablement les héritiers Martel.CHAMBRE DES NOTAIRES Les élections des membres de la chambre des Notaires viennent d’avoir u.)nt été élus : ’ouït QU ÉII KG :• rp ¦MM.W.V.Larue, • i 11 o Tessier, J.A.Charlebois, Clis.>te.Marcotte, L.P.Sirois, (réélus) [.J.E.Roily, K.E.Blondeau, E G, redith.>oun Montréal : — D.E.Papineau, A.Beaudry, N.Brochu, J.L.Coutlôe, E.Leclerc, L.O.II Ru, 3.N Thisdale, 3.O.Labadie, IL A.A.Brault.>oun Tnois-mviÈiiBS :— MM.Trudel, trier, Gaiipault, Lord, réélus.?oun kamouiuska J.B.Beaulieu, Gagnon réélus.LE TÉLÉPHONE M- Duchesne.au, gérant de la coin paie du téléphone do Québec, a eu une Lrevue avec plusieurs citoyens de vis, au sujet de l’établissement d’une ne téléphonique entre Lévis, Québec les endroits environnants.)n a proposé à la compagnie uno nme de $50 par année pour chaque pareil téléphonique.M.Duchesneau îmettra cette offre a la compagnie.UN RUDE COUP lier matin, vers 11 h., un pénible Rient est arrivé à bord de la barque Uina Lente, attacliéo au quai Barras, ,6vis, qui prend un chargement de idriers et do bois de chêne.L’arrimeur Smith, rue St-Valicr, St-,ch, était à fond de cale, lorsqu’une irdo pièce de bois se détachant du nt supérieur d’une assez grande hau-ir, est venue le frapper à la tête, litli a eu le nez cassé, le maxillaire pôrieur fracturé, plusieurs dénis mpus, los chairs du ntz et delalène supérieure Lacérées.Le choc a été terrible, et il y a eu concussion du cerveau.Smith a été près d’une heure sans connaissance.Le Dr Lalleur a ôté appelé et a pansé le blessé.A moins qu’il ne survienne des complications imprévues du côté du cerveau, on espère qu’il pourra se rétablir.ACCIDENT Jeudi dernier, comme M.J.G.Poitevin, secrétaire du comté de Dorchester, descendait la Montagne, de St-Ansolme avec sa petite nièce, Mary Vigilant, le cheval qu’il conduisait a pris le mors aux dents.Dans sa course effrenée, le cheval est venu s’abattre sur une clôture mettant la voiture montée par M.Poitevin en mille pièces.M.Poitevin et sa nièce ont roulé jusqu'à 40 pieds de distance.Dans sa chiite, M.Poitevin s’est cassé la jambe gauche à environ six pouces au dessus de la cheville du pied.Sa petite nièce étant tombée sur lui en a été quitte pour la peur et quelques égratignnref.Le docteur Vaillancourt mandé en toute hâte a fait transporter le blessé dans sa demeure, ou il a opéré les premiers pansements.Bien que la blessure de M.Poitevin soit très douloureuse, elle est en bonne voie de guérison.LA “ GAZETTE ” DE MONTRÉAL 11 est évident que les propriétaires de la Gazette font tous les efforts possibles pour conserver la bonne réputation que leur journal s’est acquise.La partie commerciale en particulier est excessivement soignée.Les tableaux indiquant le prix des différents marchés sont très bien faits, particulièrement celui donnant le prix des denrées.Celte année, la Gazelle afin de conserver sa réputation de journal de premier ordre, s’est assuré le contrôle des statistiques compilées par l'association de la Halle aux L és de Montréal.Les tableaux compilés sont publiés exclusivement dans la Gazelle.Des arrangements ont été pris afin de pouvoir donner des renseignements très précis sur le commerce des fromages, et cela aux moyens de dépêches spéciales lui venant do Liverpool, Brockville et autres centres im.portants.Une autre partie du journal qui ne pourra manquer d’etre intéressante est le tableau indiquant l'état du marché aux bestiaux en Angleterre.Les prix sont envoyés â la Gazelle par cable-gramme spécial.MEURTRE A CHARLOTTETOWN Une tragédie épouvantable a eu lieu à Charlottetown.Voici les fai*s : Mercredi dernier deux hommes visitaient le cimetière Shervood, situé â quatre milles de la ville, et gardé par un vieil avare du nom de Patrick Callaghan, qui passait pour avoir beau coup d'argent.En passant près de son habitation, dans un coin du cimetière, une odeur affreuse frappa l’odorat des visiteurs.Ils frappèrent à la porte, ne recevant aucune réponse, ils enfoncèrent la porte.Un spectacle affreux s’offrit à leurs regards.Callaghan gisait dans une mare de sang, la gorge coupée, la tête écrasée.Une barre de fer et un couteau de boucherie avaient accompli cette barbarie.Il y avait évidemment plusieurs jours que le montre avait été commis.Averties, les autorités se rendirent sur les lieux et procédèrent à l’enquête, qui ne révéla absolument rien quant aux auteurs du ineu-tre.On croit que Callaghan a été assassiné pour son argent.Les soupçons se portent sur plusieurs individus.On a opéré deux arrestations, mais on n'a rien de positif.HORRIBLE ! ! ! Une jeune femme du nom de Beau champ est morte avant hier soir à sa résidence, no 4, rue Pantalôon.Elle est morte des fièvres noires.Son mari qui est un brutal et un ivrogne lui a refusé un prêtre et un médecin.‘ Elle s’ost otoin te dans les plus horribles souffrances, sans les secours de la religion.Los voisins disent (pie son mari la frappait quotidiennement dans ses excès de débauche et qu’en l’entendant demander un prêtre il s’est mis à blasphémer contre elle et contre les choses saintes Lue corps de la pauvre morte est encore dans la maison.L Etendard LES TIREURS CANADIENS S Le détachement qui doit aller à Wim-bleton our prendre l’omnibus.W.W.MARTIN, Gérant.Québec, 15 mai 1SS5.208 LOUIS JOBIN, STATUAIRE COIN des RUES CLAIR FONTAINE et BURTON, QUARTIER MONTCALM QUEBEC Québec, 5 mal 188L 7Ï5 Læ Courrier du Canada, Samedi O Juin 188# WJkl Uk-é.Guide des Voyageurs Chemins de Fer CHEMINS DE 3?EB DU NORD 11 y a deux trains à passagers chaque jou j do Québec à Montréal et vice-versd : 1 Oe Québec Le train do la Malle partira do Québec à J 1.30 p.ni.9.15 heures a.m., et le train Express à 10 heures .3.00 p.m.p.m.• 0.00 p.ni.Les trains du dimanche parlent de Québec j pour Montréal à 4 heures p.m.TRAVERSE DE ST-ROMUALD ET DE SILLERY Vapeur Lévis De St-Romuald 5.15 a.m.8.00 a.m.10.00 a.m.1.00 p.m.3.00 p.111.5.30 p.m.1e Québec 6.00 a.m.9 00 a.m.11.30 a.m.2.00 p.m.) à *c P.ni.6.15 p.m.DIMANCHE De St-Romuài t> 2.00 p.ra.5.30 ]>.m.ISLE D’ORLÉANS ET QUÉBEC ' De Québec GRAND-TRONC ! G.30 a.m.train mixte r 9.15 a.m.10.30 A.M.—Train mixte laissera la Point* j 11.30 a.m.Lévis pour Richmond et tous les points lit I * P* m* Est et l'Ouest, arrivant à Moniréai à 8.45 P.M a 4o p.ni.0.45 p.m.TRAIN DU SOIR 8.30 P.M.—Express pour Richmond, She: I Quebec brooke, Island Pound, Gorham, Lewiston » | 00 p.m.Portland, Montréal et tous les points de l'Ouest ; o’jq ’ (ie l’Est, et du Sud-Ouest et Nord-Est.! 4 00 - î 6.00 « t QUÉBEC ET LAC ST-JEAN Allant au Nord De l’Ilk d’Ohlêans 5.15 a.m.S 00 a.ni.10.00 a.ni.1.30 p.m.3.30 p.m.5.45 j*.ni.DIMANCHE Di: i.’Ii.e d’Om.kans 11.30 a.m.1.45 p.m.3.15 4 5 00 4 7.00 4 Arrêtant à St-Joseph en allant et j ivvenant.0.35 a.m.Train mixte laissera Québec peu \ Les jours de fête, un voyage se fera d«* 111e à le Lac Simon, arrivant là à 10.45 a.in.* Québec n 8 heures du matin.pour 5.30 p.m.Tram de la Malle laissera Québe j ur le Lac Simon, arrivant là à 7.15 p.m TJ O c ?-I O e c D 3 « c ou C M P O £ Z .p r— c C: W 3 M |1 £ gS to l#i **«• as- to C 2.3 Zï" ut a < 3 V O tu oc • i 03 On paye le plus haut prix pou: toute sort, «lu toile, cordages, chiffons, rognures do papl r toutes sortes de vieux métaux.Québec, 26 octobre 1882.A -r; ; ;> .9 111 t3 r- 2 o I S.2 c oc -1 -J cr.?i cr.CHEMIN DE FER Québec et du Lac St-Jean v ?—* *>.k CO 03 ac 10 •3* B.^ cl o C o ~ X o ^ t!.H K p
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